03.025
Rechtshilfe in Strafsachen. Zweites Zusatzprotokoll zum Europäischen Übereinkommen
Siegrist Ulrich · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Die Basis für die Vorlage ist das Rechtshilfeübereinkommen des Europarates von 1959. Zu diesem Rechtshilfeübereinkommen gibt es ein erstes Zusatzprotokoll von 1978, welches den Fiskalbereich betrifft. Das Rechtshilfeübereinkommen und das erste Zusatzabkommen wurden von der Schweiz schon vor langer Zeit ratifiziert.
In der Zwischenzeit haben sich die Verhältnisse entwickelt: Die Lebensverhältnisse sind in zunehmendem Masse grenzüberschreitend, die Technologien haben sich verändert. Deshalb ist eine Ergänzung durch das Zweite Zusatzprotokoll notwendig. Es enthält im Wesentlichen die Ausdehnung auf ermittelnde Verwaltungsbehörden - bis jetzt ging es nur um Gerichtsbehörden. Es beinhaltet eine einfachere und direktere Postzustellung im Ausland. Es beinhaltet die Möglichkeit von Zeugeneinvernahmen per Video, was bisher nicht möglich war. Es beinhaltet auch die Möglichkeit zu grenzüberschreitenden Observationen oder zur Möglichkeit von international zusammengesetzten Ermittlungsgruppen.
Es geht also im Wesentlichen um punktuelle Vereinfachungen. Einige dieser Bestimmungen waren bis jetzt in bilateralen Abkommen mit Nachbarstaaten zum Teil sehr punktuell geregelt. Als die Schweiz 1959 dem Basisabkommen beitrat, wurden verschiedene Vorbehalte erklärt: vor allem der Vorbehalt der doppelten Strafbarkeit in beiden Ländern, aber auch der Vorbehalt der Spezialität, welche für die Ausscheidung der fiskalischen und nichtfiskalischen Delikte eine Rolle spielt. An diesen Vorbehalten ändert nichts, sie werden nicht tangiert. Sollte der Bundesrat später einmal solche Vorbehalte zurückziehen wollen, dann wäre dafür eine erneute Vorlage an das Parlament nötig, da diese Vorbehalte damals Gegenstand der Genehmigungsvorlage waren.
Die Neuerungen - wenn wir hier zustimmen - betreffen im Wesentlichen solche Regelungen, die unter den EU-Staaten bereits durch das EU-Rechtshilfeabkommen oder durch das Schengen-Abkommen instradiert wurden. Die Kantone, vertreten durch die Justiz- und Polizeidirektorenkonferenz, wünschen den baldigen Abschluss. Der wesentliche Teil steht im Einklang mit dem bestehenden Rechtshilfegesetz der Schweiz von 1981.
Bei der Frage des fakultativen Referendums hat die Kommission eine kleine redaktionelle Korrektur vorgenommen, und zwar deshalb, weil in der Zwischenzeit das Staatsvertragsreferendum in der Verfassung geändert wurde. Das fakultative Referendum drängt sich nur deshalb auf, weil in einem wichtigen Bereich eine neue Regelung eingeführt werden soll, nämlich im Bereich der Videoaufnahmen. Da gibt es eine Regelung mit direkter Verbindlichkeit für die betroffenen Menschen; deshalb das fakultative Referendum.
Die Kommission beantragt Ihnen Zustimmung zu dieser Vorlage.
Garbani Valérie · Mit-F · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
La Suisse a ratifié la Convention d'entraide judiciaire en matière pénale du Conseil de l'Europe du 20 avril 1959. Cette Convention est entrée en vigueur pour la Suisse le 20 mars 1967. Elle a été complétée par un premier Protocole additionnel en 1978. La Suisse a signé ce premier Protocole additionnel, mais ne l'a pas ratifié car il introduisait une obligation d'entraide judiciaire pour les infractions fiscales.
La Convention de 1959 ne répond plus aux exigences en raison du développement des formes de criminalité. C'est pourquoi le Conseil de l'Europe a élaboré un deuxième Protocole additionnel qui s'inspire de la Convention d'entraide judiciaire de l'Union européenne du 29 mai 2000 et de la Convention d'application du 19 juin 1990 de l'Accord de Schengen. La Suisse a signé ce deuxième Protocole le 15 février 2002. Il a pour objectif d'améliorer la coopération entre les Etats parties dans le domaine de l'entraide judiciaire en matière pénale. L'adhésion à ce deuxième Protocole permettra toujours de refuser d'accorder l'entraide judiciaire en matière fiscale, c'est-à-dire en matière de soustraction fiscale qui n'est pas punie par la Suisse, mais l'entraide fiscale sera possible en matière d'escroquerie fiscale puisqu'elle est punie par la Suisse.
La Convention est par exemple élargie aux domaines suivants: aux procédures pénales visant les personnes morales; aux infractions poursuivies par une autorité administrative; les demandes d'entraide judiciaire pourront être adressées directement à l'autorité judiciaire de la partie requise. Il ne sera donc plus nécessaire de passer par les ministères de la justice, ce qui augmentera l'efficacité. Elle introduit également l'audition par vidéoconférence des prévenus ainsi que l'audition par conférence téléphonique, en particulier l'audition de témoins sur des questions de routine. Elle introduit aussi la transmission spontanée, c'est-à-dire que même en l'absence d'une demande d'entraide judiciaire, certaines informations pourraient intéresser une autorité étrangère et elles lui seront donc transmises de manière spontanée. Elle permet également de faire en sorte que des objets saisis dans l'Etat requis et provenant d'activités délictueuses puissent être remis à l'Etat requérant dans le but que celui-ci les remette à leur propriétaire. Elle permet aussi l'observation d'une personne au-delà des frontières territoriales si la personne est soupçonnée d'avoir commis des infractions graves telles que notamment l'assassinat, le meurtre, le viol, le trafic d'êtres humains, les abus sexuels sur des enfants. Elle permet également l'instauration d'équipes d'enquête communes, en particulier dans le domaine de la criminalité organisée.
Les réserves de la Suisse sur le principe de la double peine et sur celui de la spécialité demeurent. La Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et de police salue la ratification de ce deuxième Protocole additionnel, de même que les autorités de poursuite pénale, les juges d'instruction et les procureurs.
S'agissant du point concernant le référendum facultatif, notre commission a apporté une modification rédactionnelle, car entre-temps, la disposition concernant le référendum sur les traités internationaux a été modifié dans la Constitution fédérale.
Finalement, c'est à l'unanimité et après une très brève discussion que notre commission vous propose d'approuver l'arrêté fédéral.
Binder Max · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Frau Bundesrätin Metzler verzichtet auf das Wort.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss betreffend das Zweite Zusatzprotokoll zum Europäischen Übereinkommen über die Rechtshilfe in Strafsachen
Arrêté fédéral relatif au Deuxième Protocole additionnel à la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Art. 2
Antrag der Kommission
.... für Verträge, die wichtige Recht setzende Bestimmungen enthalten oder deren Umsetzung den Erlass von Bundesgesetzen erfordert, nach Artikel ....
Art. 2
Proposition de la commission
.... traités internationaux qui contiennent des dispositions importantes fixant des règles de droit ou dont la mise en oeuvre exige l'adoption de lois fédérales.
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 137 Stimmen
Dagegen .... 1 Stimme