U Les rgim des alloc es des régimes ation allocations et de gain perte de salaire ei pour perf Organe Organe officiel offlcielde del'Office I'Officefédéral fedraI de I'ndustrie, des de l'industrie, ans et des arts métiers ei ei mflers du travail et du travail - Rédaction Rdaction : Office Office fédéral 16d6ra1de lindusirle, des del'industrie, ans et des arts métiers ei ei ni6tiers du travail. et du Sectionde travail. Secflon deI'assurarsce l'àssurance- chômage ch6mage et soutien des militaires. ei du soetiee Expédition des impnirn6s fédéral des Expedition : Office central f6d6ral matériel, Berrse. ei du mal6riel, imprimés et Berne. Prix d'abonnement : fr. an. Le numéror :80 Le num6ro 80cts le numéro double ; 1 num6ro double 1 Ir. 20. In. 20. Pnix dabonnemen In. 8.— 8.— par pur an. cts le Parait Parait chaque chaque mois. Compte Connpte de de chèques postaux III. ch6ques postaux 520. III. 520.
1 No 1 1946 JANVIER 1946 BERNE BERNE No JANVIER
SOMMAIREE:: SOMMAIR 1945 en1945 )p. 1). - R6sultals des La La législation I6gislalionsursurles lesallocations allocahonspour perlede pourperte salaireeteide desalaire gainen degain (p. 1). — Résultats des rapports corvpensation decompensation durant les deux Irimestresde premierstrimestres lnnn6e de l'année rapporis sur surl'activité lactivite des des caisses caissesde durant les deux premiers 536-542(p. rsos536-542 (p. 46).
1945 617-627(p.
nos617-627 32).—- )p.32). D6cisiorss laIv dede CSGnos
1945 (p.
)p. 14). 14). — - Décisions 06sisionsde delaIvCSS CSSnos Décisions CSG ei 46). tailiule — Décision de l'autorité de surveillance du cantonde ducanton deSt-Gall en matiere de poursuites St-Golf en matière de poursuites et faillite - D6cision de I'au1ori16 de surveillance Service rnilitaire )p. 59). - Molions, postulats à propos de la suspension propos de la Suspension des des poursuites poursuites en en cas cas de de service militaire (p. 59). — Motions, postulats 16d6nu1es(p. 61).—- )p.61). Petites inforniations(p.)p. 64). et ei questions questiovs écrites les Charobres d6pos6s devant Ins 6cnites déposés Chambres fédérales Petites informations 64).
La sur les tion sur législation La Jgis1a allocatiotis les allocations pour perte de potir perte salaire et de salaire et de gain de gain en en 1945. 1945. I. Prescriptions
1. J!((!jphI( concernant
tlls ( OH( el110111 1( le régime re,iiiie (les llI0(l1!0!l.S (1(Sallocations
pour poliv perle pelle (le .sihiire (h? salaire.
i,ioi. 1945 modifiant le 111o(11,1 1wi 1 le /945 1.
1. L'arrêté
Ior,c1c' du !itConseil (lu 26 fédéral (111 ('oiisteil /Q(le!'ol 20 murs
réeitne des illo(-i allocations / 0)/lt pour polivperte (/0 .oi poliode ei Ior(lvll salaire el l'ordonnance i/O 110/1(0 (/11 pllhli(.JtlO. (lu n° Ii'' >>
75 (lu département
(1(1. (I/hlI1el1 IOIl 1 fédéral de /0(10/0/ l'économie (10 IO(ollolllie publique,
24 .24 mars i,ini. 1945. 1945
Le.1 I(.!l régime 110 des allocations de alloeai oii pour perl e(le pour perle (Ii.'salaire p r0Noxmtdès sakureprévoyait (1 leIi. début déjà clt.'hiit (ltjdque(p1u litiidiit'tir't lesl(rfondateurs cli» (I des lls ses caisses répondent lC1)oild envers elll t'If\l'l'
lalaConfédération lii(tll(le (10l'exécution le\O(Il1 jiidiitit' judicieuse i0lI et consciencieuse .i ( ii,(iOIl('ll .'IKCde cli. ( t)iIl((l(Ii leurs kitistobligations. ainsis l que dotriiiiag'eqite catitentles (liii.,causent oIg'ahli.i lc'organes oblipItiow, mit i°' dudiidommage des caisses (lOS ('0 iSOt par parmanque inanqnede (l('diligence 10111 gc't (liligence dans leur gestion ou par cians iOn Ott pol un100
acte acteillicite. illi(il('.011 On n'y liv trouvait cependant tiolivait (epOlfda hltpas d'indications sur laIii pas tiv
31285 pl
ilit et Ja sur- 1esponsal)ilii (leS fondaetirs, laclioii cii ieSl)0lISalJ laciinc a co1nI)le par veillance de la gcsioii des caisses. Cctte (1(1 26 nuirs 1945 ioJi/ iiif le i'giflie It'r(/d (IU (o,isei1 fe(I&fll ( W) 61, 151). Jtisqi i main- (/e.S iIIu(-ilion.s pour perle de .slajre 'I)aiel it (ICS (1151 )0- ieiiaiii seiiles les iiisliuctioiis colllpial.)les colit( aiipr s des 111C m- Sji()l)S siir Ja revision (teS caiSSes et le coiiiiolc i iicomhe cc prpos atix 1oiidaieur s (lS bres. L'ol)ligai 0)11 (liii ä
de la d6f1ri1r dans caisses ('St s i 110 I)O11111)i C. (jUli etait 1 ndiqttc e j)riIc it(. Ii v ii heu (je (list 1 nguer rarrüh foiiduiiiental du rgini ioiis et les perteS caiises entre les (1010 iiiages d(eoniaiit d'i lii raet e grave cli cas d'i iioh:servat 0)11 i nten tion nelle ((lt P' iitgTigei1c nsain Ii te pour les (les preserij)i 10115 16gales. 1 es acilolls ('Ii respo in [rad ioiis colnlniseS soli1 jugles par Je Irihu nal lederal cii ins- (011 f'oriiitnieii t i iarUeie 110 de la i1 dorgaii isa- iaiice ttlliqi e. l
tion judiciaire dii 16 dtceinhre 1915. ei! tevune!ie. res-
1 es od ioiis en iespoiisahil ile 1)01Er ] es perles,
le irihiiiitii 1tdtra1 soriisseiit a une 1iiiidieiion sp(eiale, n.uire ciiic iii ridiction cons- (10111 les i'iehes solit dj trs ahsorhaii 1es. Cette til LEe iiii 1 rihti ial ad nhitistrati F speci il de Ja Coiifedraiion con'- )IIS [edeiaies (Je sllrveil- 05( des pitsidenis des dcii \ ((0111)1SSII ie et de gain et lance Co inatd'r'e d' -ihloeii 0115 potir perle de salai i cas (je peileS, du !rois j)1(Sidel) ts du (011)1)1 i.55iOiiS (larh 1 ruge. [R pensa lioll prend itne l'adnu ii istra 1011 des fonds cciii ran x (Je (0111
5 (Je dlhd et rend en
dcjoii (je ioise a ellarge not!fi&e pur d\ iieiit. Le loiidateiir iii(nie temps Je fondaieiir respohlsuI)ie da paiei ise a chaige peilt rccourir claus (TiLl ii'accep! (' pas Ja (ltCiSiO1i (Je in ii de celle-ei. la procc- les lrente jotirs l coiiipicr de la iiolifidalio couiipel enee de Ja t'oin- dii re (Je luiSe ii ejiaige. lorganisation et iii
iii ission i nsi itil (c 1)0111 coiii attre des reeoitrs Ion t IOl),jet de / (/e iL01i 0111 te pitbit- 1'ordo,i 'uluce ir *1 (10 (ieporlelneo 1 /ckra paravallt, de tels hitiges qele. du 28 maIs 1945 ( R( ) 61, 195). Au civil lnen qu'ijs soicnt de deva ien 1 tre pori s devan 1 Je j uge (:araci ere (Je (irüit piiJil je. Les delL\ urr&tes (ER C 'ouisei 1 lcder al (JR 26 mars 1913 ont 6ga- des regimes des ahlocaiioiis lernen t 11111 Ii les (/isJ)0.siliolms pc/wies Ll5q11'iL 1)11111) tenu tut, les (leuX Imur perte (ic Salai re et de gin n. J Iii 11011 des in IradtiollS regi ines ne coli naissaieiut pas Ja iiueuile detu reliseignenieuuls et de se soiL1netre au t lohligalioii de Ioitrnir des
controle. Ott ti'€kaient pas pU1iiCS (iC Ja ifl&flli' peine Iorsqite les dcl itiitious eoncordaient. [es prescri pfions antrieILres tI'itl1ln- raletif quc i'obention frauduleuse d'iiiie aliocntioti ei k' Fait d'litdcr l'OJ)iigation de eonri1)iIer. N'tait pas piliissal)Jc', cii re- vanciie, i'Cinpiaveu r (Jili ii dd ui t du saitiire (l(' sofl Cili1)lOV les coni ri bit tions t Ja eharge de c' derii er, mais qui ne las a pas ver- s6es i la caisse. II tait d'aiitan t plus tuSeessaire de cotuhler cci le iacitne que, selon l'avis du 'Iii 1)0 na1 f&kral. Je p' ii 0 vai 1. claflS liii ras sein hiahle. Ire umdam u6 fan te (Je disposi 1 ions applicables cii In iiiati're. [es leviseurs qui ]uan(IiIeiit it lelirs devoirs sont igaleinent pa.ssi hies (Inne aniell(le. Fit oul re, les fouctiotinaires ei etnl)ioves des caisms de coiiipensatioii sont, au point de VUC (lii (irin t p(fliil, cotisidtris comnie a louction naires Priiiiitivenient, ä iexceptioii des prestatotis que iefllplO\eUr verse voloutaircinent alEx eiuplov&. toutes les aut res prestations volontaires qui 6iaient octrovtes l)ell(laill Ja du re (Je J'eiigage- mciii devaienf live considres (oimline laisan 1 pan je d u salaire de hase. On s'aperut J)ienLt ciitil itait pIati(Ii1eiiIeflt i11lJ)O5Sil)le 1tciI(1re lol)ligatiOn de (Oiitribiier 1 loiites les presta ti ons de i'ernpioyeur cpu Sajou ten t au salaire convenit. l)'cmuire pan, 011 courait ie nisqtie de voir les eiimployeurs suspendre Je 1)aiejncnt de teiles aliocajioris 1)0111 S' soustraire i lilie « lmnposilion « clu'ils estiinaieiit injuste. [tant donne qit'il s'agit cii J'occnrrencc de prestations qu i, en r'gie gtnraie, oiit na carackre social, leim verseinemit ne cIevait pas re emiIrav. i\ ussi, loflice f6drai de Jincliistrie, des aits ei mtiers ei (iii fravail a-t-il W autonis tai)lir la liste des prestations (Je leniploveur exon6res du paie- mciii (k Ja contrd)ufiun. L'ordon,uwce n° 53 (1U dcJ)arIdnleii / fcdrai de /'CSCO,lo,nie puhlique, du 24 mnr.s 1945 (R() 61, 1901 a inirocltijt claus les instruetions obligatoires une disposition seioii laquelle les prestations des emploveurs qiii notit pas pinhpah- inent ie caract're ci'une rtributioii du traiaii Journi. en parti- culier celles qui visent it in prospritt. du personnel ei au inain- t i en de in honne enienle entre employeurs ei travailleurs. 1)eUVeilt ne pas Ctre coniptes dians je salaire de hase. L'ordonnd!Ue 11 ° ii de 1o/fice fdcrtl. da 12 sep/ernbre 1945, prise cii vcrtu de echte disposition, niim're les prestations de i'eniployeur qui ne font pas partie du salaire de hase.
Eiifin, Je privilge reconnu aux caisses de compensation en cas de poursuile a W d1imit (je faon prkise. D'autrc part, en accord avec Ja turisprudence de Ja cominission fdra1e de sur- veillance (perte (Je gain), une nouvelle diS1)oSitiOn prvoit que Je droit du niilitaire au de ses proclies ä l'allocation pour per t e de salaire ou de gain ne 1)Ci tre ni iii clollu en gage ; 1'aJlo- cation ne peiiL ctre saisic que parliellement *) Ei rapport avec I'arrt du Conseil fdra1 du 26 mars 1945. IC (IJ)arie1nent (Je l'COnomic public1ue a pris l'ordonnancc n' 5 dji cite, modifiant diverses dispositions des insfrucfiuris 01)1!- gatoires. Le chanip (Iapplicalion du rgimc des allocations pour perLe dc salaire --daiis l'espace cL quant aux persoiines a (ti (Je nouveau dgini. jusqii'alors tous les iravailleurs lis P" liii engagement avec leinpioveur aient aussi assufeitis au rgiJne des allocations p o ur p e rtede salaire. mmc s'ils taient cJ0miCiIUS t l'tranger. Cet car± du pri11cpc de Ja terriiorialit des bis a condu i t i des difficul ts d'ordre praticluc, cli particulier cii 6gard aux travailleurs t doinicile du Vorarlberg, aux emplOy(5 Tagen- ces sises i 1'irauger de loffice suisse du fourisme, aux reprsen- tants ii J'tranger de maisons suisses, etc. La perception des contributions ducs par ces peioniies n'tait praticltienielit P 1 possil)le et ii'(tait pas colnprise de ces deriiires. Les quipages des navires suisses affccts äL Ja navigation maritime et ceiix des l)atcaux suisses affcct€s ä la navigation fluviale n'ont pas souinis non plus au rgimc des allocations pour perte (Je salaire. Seuls sont mainienant assujeilis ä cc rginie les iravailleurs qui exercent leur ad ivif en Suisse ou qui. s'ils travaillent t I'6tran- ger, sont doiniciJi6s en Suisse. DeJ)uis 1'enirc en vigueur de l'or- donnancc n i 55 (1 ei avril 1945) il ne dcvait donc plus tre 1)ertl de cotiiribujions sur les salaires des fravailleurs (}ccupes ä 1'Stran- ger po t ir tine maison suiSsc ei €jiui Y sont doinici1its. Divers mi- lieux ayanl deinand de reporter l'cffet de cette disposition pins haut dans Je tciiips, le dparfcment f&Ira1 de 1'konomie publi- que en a fix6 J'eutre cii vigueur Je 111 fanvier 1945, conform& ment ä 1'ordonnance ii 55 du 50 juillet 1945 (RO, 61,
*) Cr. Inees1hilitt, iniposibi1it d'eiigageinent et saisissabi1it restreiiitt du droit atix aliocations pour perte de salaire et de gain, ainsi que d'autres lroits patrhnoniaux, Revue 1945, p. 3:11 ss.
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Les taux des Sdlaires ei, nature qui n'a'vaient pas chang depuis l'cntr(e en vigueur du rgiine des allocations pour I)cite de salaire ne corresponciatent plus au cocit achtel de la vie et kur apphcation conduisait ä des ingalits quant au caicul dc la con-
1 ributiott et de l'allocaiioii. Ces 1 pourquui les hut x prvu 5 pour
1'entretien cl le logement ont itc ('levcs et u nifis. Alin de parcr t I'acconiphssement (lii service niilitaire volotitaire. lallocation pour perte (je salaire fut liinitie t 100 % du salaire cii especes. Les nouveau x tau x devajent Ctre appliques d's le 1 avril 1943. A. cette ()oqlIe. OTt ne J)ouvaii 1)ojr eiuore iiiie fin si rapide
de la guerre. Pcti apres l'entr& cii viglieur de l'onlon tiatice ii 5, les agriculteiirs. les h(leliers, restatirateurs et cafeliers. ainsi quc le personnel des i1ahlis.sements sanilaires (lelilanderent (LILI C('S tau x fussent abaisss. Par son Oi(/OlUUlIl(e 11 ). (III 20 oc/obrc
1945 (R() 61, $95) le d(parteiiIenI kkra1 dc l(OiiOIiiIl' ]) Ill)li(Iit('
a fait (Iroi 1 ä ccite requcte cii Ii Xii 11.1 (les laitx pl us l)U5 ppllcu- bles ds le 1 avril 1945. Par la iiicmc occasmon, la dvjsoii rieure cii detix groupes a (t rein piac par iLiie (Ij Visum en 1 roms groupcs colnj)renant outrc ]es iaux l)1(vtis pmtr 1'agrictlltlire cl J)i)U r lifl(I ust ne. l'artisanal ei L, des hi mix POUP le I)eioIIIiel des ]nT)lels. reslaurau Is ei caks et des (tablis- seinenis sanitamres assiiiiiks. cii l'occurrence. a (1cM ndnages col- lectifs .i_cs lau x })Ivt15 p0111 les travailleu rs du sexe fniiiiin sotit aussi applicahles aux jeu nes gens quil nont pas atteint 18 ans rvoIus. La di51)Osit ion Ii ii ta tut l( inoni an 1 de lallocation \
100 % du salaire en esp'ies a ahroge.
Avant le 1 avril 1945. les (1 SO5ll bus legales ne permnettai'iui jas de teiiir cotnl)te. pour le eulen 1 (le I'alloclttioii, Tun aiim a(,eessoire j)iooennn 1 d'ui,e uiivi/e iiU/(J)eIi(ldil te. L es salarks qul exereent accessoireincnt uuie aciivit iililpeiidanie taienl Vii qite l'allocation pour pee de salaire quils recevametil en cas de service iiiilitaire n'tait 1)as cii rapport avc: la peri totale de rcvenu qu'ils siibissaient. Pour rcindier äL celle sil na-
1 ion. l'ordoniiancc 0 55 a introd nil dans les mnstructjons obliga-
toircs l'article 8 bs qui perniet d'ajouier au salaire de base le gain accessoire provenarit (l'ufle acti'i1 indpciidaiute valuc dapres certains inoiitants. Par la innie oceasion, lottice fdnal de 1'industric, des ans et rntiers eI du travail a 1f aufonise ä
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Mieter. pour certaines profcssions, des 1)recripons s1)cia1es sur la (lilinhiation entre 1)rofessions principale et accessoire. Plusicurs caiitoiis avaient cksign6 kur caissc caiiionalc de eonipensaiioii coinnie organe ap1)ck ä 1)roc&ler, sur rqiiisitioii des C01flIfliSSi0115 (iarl)itrage 011 de surveillance et ä kur intcn- lion, aux eiiqutes jug&s ncessaires. Les recouraiits pouvaicilt lt l)ofl (lr()it conlestcr ii la caisse SOlI objectivite Iorsqiielle-1fl1'nIC Iait 1)artic claus Ja proct1dure. Dalls des cas de cc genre, les can- tons soiit dornavaiit ohligs de confier ä iine aufre aiitorit ic oin de proe6der ii. •:e enquL's (I() art. 59. 2c al.).
2. J?leiuen / des coniliii.ssion.s d'arbi/rage des ca isses syndicales
(Je coinpertsation. Les rg1enlcnts priinitifs (le cliacttne des dcux conhilliSsiolls kikrales de survei11a11e' cii iiiatkrc d'allocations POUC perte de salaire et de gain oft riinis en lEH seit1 et nouvean rg1etnenf. D'aufre pari, 1'ordon naiice n° 50 a introduit (laus les insfnicfions 01)1 igaioi res les cljsj)osi tions fondanieniales ConCerflan t les C0fl1- Illissiolis (larl)itrage des caisses syjidicales de coml)eflSafiofl (10 an. 59 ter). ii devciiait de cc faif ncessaire de reinpJacer I'ancien rgknient du 7 mai 1940 de ces dernires cominissions. Je notiveati rg1einent T'dick le 25 janvier 1945 par l e dparte- meiit kdraI de :1'dconomie publique (RO 61, 74) a cians Ja jitesure du passil)le, adlal)k ä celui du 8 juin 1944 des commis- sions f&krales de su rveillaiice. La (klirnitation des compttences respectivcs (JR prsident foncfionnant conune juge unique et (Je *)• la com mission pkn i're a W rcvise
‚. Ordonnance n° 12 du 14 sep/embre 1945 (Je l'office fdral de lin(lustrie, (les ans et ‚ittiers et du Iravail concernant Je calc:ul du salaire (Je base claus certaines cakgories profession- neues. L'articic 8, 5e aliiia. i() auiorise 1'office f&kral de 1'indus- trie; des ans et jnttiers ei (In fravail ii &ablir des rgles spciaJes P°" le caicul (JR salaire de base dans certaines professions dter-
) (2(. Organisation et rg1ement des coirnnissions il'arbitrage des caisses syndicales de compensation, Revue 1945, p. 57 ss. 6
lfli li(c's. Ies ()rdoil nances !)5C5 usqtlici en vcrtii de cutte clis- pusil (iii soit les slliVafltes
()rd. n" 3 (lii 10 fvrier 1945 conetlIlLiiit les oiiv ricis t iloniicik Ord. j0 ) (Iii 6 octohre 1945 COI1(c'lliaIit 1hi)1ti(11 Iln uc' 01(1. iü 6 clii 9 (l(Ceml)re 1945 (on(eriluhll les brod'iirs ä la ina- *) chiiie ii la maul cl its sous-tra itaitts 0rd. il ° du 16 miii 1944 coiteeritaiit les chauffeurs du laNis Ort!. n° 9 dti 5 mais 1945 coiiceriianl les travai heu rs du la colis- Ii u cli () Ii. ccs di [f& Aliii de (Immer ii ne vtie densenhl)le !)ltls claire de s en rt'ntes dtspo,si tiolls. les ordontianees prcit(c's otit dtii londite collt!elI1 ii in' seule lordonnatice ii 12 du 11 septctiihi'e 1941 (ui (IC hase cgalciueii les preseriptions relatives au e alcul (itt salaire la ]iietahl ttrgie. Lorclon nanct' (laus 1 iiidusliie (les iiiaeliiies et (IC de !'conol nie pahl iq ii c (itt 18 i nai 1940 du dipa ii einen 1 fdi'ai
1 an ciii-
est main ieiiant dumme salls oh 1 c1. Les r»gles ayant !rai inuveu des (iirvriers t doile cl des cul du salaire jolirlial ier
mdlii cl ittits omit (td eoin- hrnlcll ('5 1 111 III ach t la ite sotts -irai
**) j)I(teS
II. PI'c'scriplio,l) c n(Qr/tdn / Je "(Ltinte (iCs diloed /wn.s pottr p'/c' Lic ga b.
Lurre/e (IH ()/cseii /edei'iii (itt 26 ‚itars 1945 iunili/i a ll( le t'(ifltQ
des ililG(l/iOIl5 J)Oltl' perle de gmn ei iordonruince ie 53 du (lcj)ariel;te!tI /e(IeI'il (1)? ie(olto,nie J'tthli(/t1(. (itt 24 IItar.s
Par arrcit da 26 miars 1915 ( R( ) 1, 159). Ic r"gi mnc (lt's ahltt:'a- liomis poitr perle de gilt ii ii, (011illit' Ccliii des ailnPdil buS pour perle de salairm simbi mine revision partielle. las disposil iOiis de cc (1er- 11Cr coiicernammt ha re\isinml (k'S caisses. le cnn! r)le au pres des IliCilihres. In responsl)Ohl des lomidal t'tirs (iCs caissen lt pri vi k'g(' cmi ins de pollrsitite cl l'imicessihiliti de lalloia!ioml potmr perle de galemiieuit sit iuitroiiilites (lfl5 le r gi!1u' des ailoeaii tiiis gain (tut
*) Cf. la R'gislatioii siii I vs allouations POui perle de sitlaire (1 de
Ilivuc 1944, ]). 41 ss. ) Cd. eirculaile ii' 93 da 29 sipttiiihii 1N5 de 1'oidiee dd(rd Sui le caliiil lii salaire de base dans eerl1llue.s cit(igoiii s prudessio ni)ellis.
p'" perle de gain (v. ei-haut p. 1 ss). En outre, les allocafions verses aux agriculteurs ont ttc augmeiites ; depuis le 1er fvrier 1945, dIes taient restes les inC'mcs. Le secours d'exploitation des iiienibres iiiasculius de la familie qui sont cilhl)ata1res a 6t6 port (IC 1 fr. 20 ii 1 fr. 50. 1'indemnit pour enfant de 75 centimes
1 franc et ic montaiit niaxuni um de I'allocation de 9 fr. 50 it
1 francs. A cette occasioii. 011 a l'articic 5 de l'arr(i
dii Conseil f&lrai du 14 juin 1940 u.ne nonvelle disposition selon laquelle si i'exploitarit meurt ou se refire par suite d'incapacih permanente de, Iravail, le parcnt du sexe masculin qui dinge cii fait I'exploitaiiori lui succ']e dans ses droits et obligations. Ii est ainsi f)ossibie (Faceorder ä un fils (jui reprend I'exploitation de sori pre des indemniks pour enfants P°°' ses fr'res cl sirs (ic 111(jii1S de 15 ans. Les dj51)osjtjons d'excution de 1arrit du Conseil fdral du 20 mars 1945 sotit contenues dans l'ordonnance n o 55 4iä cite du chparleinent de l'conomie publicue. La notion de la profes- sion principale a reii une nouveIie d6f1nj1jon, identique ä celle qu'on trouve dans je rgimc des allocations pour perle de salaire (OEG art. ii bis). D'aufre part, ic cercle des mernbres de Ja familie occups dans l'agnicuiturc a 6t6 &endu (OEG art. 7. 5e al.).
J usqu inainterian 1, 1'exploitant dans 1'agriciilture n'avait pas lt payer de confribuiion personnelle pour ceux des membres de sa familie qui accoinp]issaient lcur cole de recrues, attendu ]es recrues n'avaient pas droit lt l'aIlocation. A partir du noveinbre 1944 cependant, le droit lt l'aliocation a tendu aux rccrues, en sorte qu'ii &ait iiidiqu6 (je soumeftre gaIement i'obligahon de contribuer les memlires de Ja familie prcit& (ord. n° 46, art . l e l, 2e al.). Enfin, la disposition de l'article pre- mnier, 2 alina. de i'ordoiinancc n° 48, selon laquelle les personnes (Itil exercent une activit dpendaiile comme profession pnlfldi-
pale ne paient que Ja ]l1oiti( de Ja coritribution personncilc, a ete a1)rogc. TI ne se justiliait plus, en effet, de la maintenir depuis (Tue les agriculteurs de profession prindipale sont fcnus de payer la contribution persoincile en tire pour icur activit artisanale ott commerciale acces.soire (OEG art. 40, 5e al., selon 1'ordonnancc
n° 50 du 15 novembre 1944). 8
111. Prescriplions concertuint les rginies des aliocalions
pour perle de salaire ei (le gain.
Lirrit (tu Conseil federal du 51 Juwel 1945 (onceiflant le mainlien des rcgiines des allocations pour perle (le salaire ei de gain apres la / in de I(ia 1 die Service actif.
A 1'origine, l'aJ)pliCatiofl (1CM rtgiines (les allocations PU perte de salaire et de gain taif limite it la durie clii service acfif. El ii'ttait cependanl pa.s conceval)le de cesser le paiement des allocations imindiatemeiif aj)rsia fin de 1'tat de Service actif. C'est pourquoi Je Conseil f&l&al dcida, par soii arrh du
51 juillef 1945 (RO 61, 553), de inaintenir 1)ro\isoire1i1e1 les rgi-
nies en cause, dans (111115 scraient infruduits par la suite dans la ligisiafion ordinaire. Pour 1'instaiit. Ja hase eoiisti- tutionnelle fait dfaut qui permetfrait cl'&licter unc loi f&hra1c en la rnatire. Aussi, dans le projet cI'arr't fdial du aofif
1945 portatit revision des articies de la constitufion fdra1e rela-
1 fs au domaine konomique, une dispositon rtserve-t-eHe ä la
Coiifdration le droit de lgifrcr sur une conipensation appro- priie du salaire oti du gain perclu pour causc (le service miii- taire >. Aux ternies de l'arrt du Conseil f&hiral du 51 juillet 1945. lexpression « service actif » a remp1ace par celle de « ser- vice militaire » dans toutes les prescripfions des rgimes des allo- cations pour perte de salaire et de gain. A 1t( CII ouire a1)rog I'arlicle 42 de l'arrCti du Conseil f&ira1. du 14 juin 1940. qui *) limitait Ja clure de cet arrCt celle du service actif
Lordonna,u-e ii' 52 du 25 jmwier 1945 roucernani /a inodifi- calion du d/ai (je preseriplion prvie par /'ordonnance n° 41.
Le Mai de 1)rescriptioll absolu pour exiger Ja restitution d'al- locations inclues, Je paiei11e1t de contributions arrhires ef la jes- lijution de contrihutions j)ayes ä fort, &ait priiii itivement fix it frois ans (ord. ii 41 art. IZ. 3 Wen rsuJte que les crances
') Cd. Maintien (los rgilnes des allocations 1)0111 perte de salaire ('t de guin aprs in fin 1e l'taI de Service actif, Iieviie 1945, p. 329 ss. 9
(lut ont pris naissance avan! Je 1' fvrier 1942 aiiraienf pres- crites le fvricr 1945. Ce ddiai a fix t frois ans en raison clii fait que les caisses (Je coinpdnsation d()ivent J)rocder au inoi 115 lmis les trois ans na colltr()le atiprs de eliaeu ii (Je letirs lliellil)res. Or, Je avril 1945, na nonihre (IeV de caiSseS n 'avaient pas encore proc&ld nil eoiiir(lc ii tiprs de buS leu rs afFilis. A nssi les caisses ca ii oiiales et syndicales (1enlandrent-i-cik's que Je (l6lai (Je preseripfion aljSolu Uit jroloiig. Teiiant C0]111)ke de celle reqii Cte. le d& paiteiiicii 1 de l&onomie pl:l)Iique ii. par ordonnance ii 52 (R() 61, 4). porle i Ciii(1 ans cc di1a *)
. Lo,'donnn,uc n° 30 du 2 aoti 1 1945 (o//ceinan 1 Ies Su isses l!fl Iles (Je letraier.
[es modifications appories aux instruetions ohligatuires (v. ei-haut p. 4) OHt rendti neessaie Ja revision dc lordwinance ii PS du di pai !eiiieii i f&IraI de l'coiioiiiie 1)I1l)li(I1ie (In 1 7 avrii 1941, eonccrnaiit Ja caisse (Je (0111 peiisat 1011 poti r les So isscs ren- i6s dc. l'tranger *)• Sons leinpire des u ncicn lies d ispositiolls. il siihsis±ait toll OII rs des doittes sur Ja (111e5! ion de savoir t (UCl iiioiiiefli an Suisse de J'lranger perdait celle qual i16 ei devait c»!re ratlaeJu i mc aulrc caisse que ceJic potir les Sutisses ren! Nis de l'traiiger. En (loire, les atiribiitioiis de celle (iernire iilaieiit pas ciaireineii (16f1 ines : il niaiiqnai 1 ('II 1)tt1t1ct1l ier liRe (1l1mi- talion formelle enire les tclies (juli Im 1 ncoinhaien 1 cii lant que caisse (Je COliipeflsa!iOfl et edles doiil eile tait cliargc pötir le eoinple (IaultrcS eaissc. C'est pourquoi l'ordonmiance mi' PS a reinplac6e par l'ordounanec n" 56 prc11e (RO 61, (3) qn i ren- seignc Tu ne ivamid're plus pricise sur Ja perle de la qun!it de Smiisse rei1tr (Je I'c'Imamiger ei sur les (1i 1 frentes al irihntiomis Je celle caisse spca' '").
) Ci. Pioloneatioii ch's LIM n is (Ic p1e4e1i1(tiOfl ab s olus de 1'ordoiiiiance u'' 44. Revue 1945. l. 53 ss, .
*) (1. Ln ItgiIation Sur les alloeal ions pein perte de sala ire et de ga iii, Revue 1943, i). 110 s. er. Xoiivellc's dipositiou5 eoueernant la caisse de compeiisation pour les iiisses rentrts de l'ttranger, Revue 1945, p. 427 ss. 10
4. iflI(/olillflce n /0 du 10 „wi 1945 de Iof/ice fedcral (Je 1w-
(lU.slrie, des mis ei metiers ei du iriuLlii concernant le droii dUX dlloCiiiiofl.s (les in.s1iuieur.s (JUj ne reoweni leur traue- teil que pour la clurce (Je rannte scolaire.
DOJIS les ecoles 1)11 ulaires des caiilons des (.;risons. (in lessin et clii. \ alais. laiinc scoiai Je n* est cine de si\ ä Ii tut iflois, si hiett qtuc les insl ituleurs joiuissciit en Oh de quatrc it six iuois de va- (aflecs. IM gtiuia1. i Is ne reoivcnt leur lrai ld'i1i(iit (hiC poiir la iure de leur cuseigieiiieii1, cii sorte cituc pendant les iiiois d't ils (101 yen! eiiercher iiiie au Ire o(c:upal ion .1 1 en rsuItait iine graiidc di 1fciilt6 p011 r (1(il criii iiier le lli()lltaflt de l'allocation 1)0111 perle de salaire, cau il ttait souveiit inalaist de tenir comptc dilt revenu 1 iit de ...cxcrcice dune acl ivil( Sclon les d ispositiuns conccrnant la profession pri nei pi1 (i() art. .1 1' al. ()LC art. 11 his). les instituicurs dcvaiciif d ire ()nsid1s CU per- manzwe suit (omlile sala.ris. soit (om Inc 1)c1sl1Id'5 de conditioii i ndpencIaiiic. iioTiiie sils excrcaienl siucccssivciiieiil cl de ma- nirC pr0l0uge des aciivihs, lanlol salarles, fanfot indepcii- dantes. Lallocatioii Se d(il erini nan 1 iuiiiquenicii t sit r la hase de la profession 1)11 neipalc. celle rcgleincitiation ntai 1 clonc faisaiite cii cas de changeiiieiit datis 1'exercicc de la profession. Gest 1)001 Ces niotifs que lordonnance no, 5 (iii cl()artement (le i'C0iWuhie pUl)liqUe autotise loftice f6dhal i Mieter des pres- cr1)tions sI)citI1es, pool ccrtai 11(5 J)1()f cssioils. 51! t la dcli 111 i al ion entre profession pmcp1(' et acccssoire. Fonch sur celle autori- sation. ledit oflice a pils. le 10 mai 1945 lordon nance n 10 dji ci 1 ce.
Celle-ei dispose .nolaininent que les iiistilutcturs (liii aecolnl)lis- sent du service iiiililairc petidatit les fllois d'cieoi e (lOivellt tre €öiisidercs ColnhliC salariis de 1)t0f55jOIl p11 ucipale. Poiir le 5er- vice fait cii dehors (lcs fllOis (ieCoic. la profession principale se deteriiiiiic cii raison de 1activit la ])llls iinporfan±e exerce )en- dan 1 les vaeaiiccs. L'ord onna nec IJrescrit gaIcincnt le mode de cal ciii de 1 allocal i 011 pendant cl ca d chors cic 1'an nc scola ire, dc iinnic cjn'cile regle le 1)I (11111 r6giiiu dallocalions i l'autre. Des coiidiiions de Iravail semhlai)lcs a edles des insli-
1 uteurs se reneonlranl (laus d'aii 1 tes professioiis. il est pr\'I1
11
clu'avcc l'asseniiinent de 1'office fdra1 les dispositions de 1'or- donnance n 10 ieiivei aussi leur tre appliques ).
IV. Le !'gi11Ie des allocutwns aux 1udimi1s.
J tis(luici, les tudiaiifs des ta1)IisseInents d'insfrucfion stlp- ricure ne pouvaient pas recevoir cl'allocations pour perle de sa- laire ott de gain, car ii'tant ni des employs, ni des personnes (Je C011dii()Il iiidpendaiite, ils ne subissent pas une pere iinmt- (LaIe de rcvenu. ii n'en resle pas moins ciue Je service militaire accroit les frais d'fucles cl retarde le momenf oh les tudiants pourraierit se crdcr une situalion : la perle de revena se fait donc sentir plus iard. Celle Jacune dans la ligislalion a coni- 1)lC par l'tirrc'f du Conseii fcdcral du 29 mars 1945 reglanf le paiement (l'allocaljofls pour service inililaire aux 1U(lji1fl1s des 5tabIisseinen Is dinsfrucfion sttj)rieUre (R() 61, 183). L'ordon- nance d'ex6cution (IC cet arr a pie le 14 mai 1943 par Je dparteinent de Ifcononnc puhlique (11) 61, 313). Ledit arrcl ii'assujeti it pas les etudtauts au rgime des allocations pour peite de salaire on de gaul, mais introduit iiiie rg1emeniation spciale indpenclante de ces deux rginies *)•
V. Alloc-cilions de trans/erl aux personnes af/ectces Tagriculture 11/re extraordinaire.
Les dispositioiis de lordonnance du IZ niai 1940 sur Je service obligatoire du fravail poEvaient jusqu'lt mainfenant sappliquer lt loutes les activits desfines lt mainidnir Ja vic conomique et le fonclionnement des services administratifs cl'ordre vital. Depuis la fin de Ja guerre, on a jtig6 utile de maintenir en vi- gueur les dispositions prcites uniquement pottr assurer l'appro- visionnenmeuf dii pays cii produits de premiere nkessit. L'arrt dii Conseil ftdral clii 1' aofit 1943 a donc iiiodifi cerfaines
*) Cf. circulaiie ii 83 de lotIjec fdral, dii 14 mai 1945. ) C. Paiement d'allocations pour service inilitaire aux 'tudiants des ta- blissemerits d'instruction sil[)&ieure, Revue 1945, 1). 143 ss.
12
prescnpfions de 1'ordonnance en question. Le Service ol)ligatoire du fravail a mainteriant pour ob j et de fournir au pays les tra- vailleurs ciont ii a I)esoin pour assurer S011 al)provision neinent cii denries aliinenLaircs et en coml)ustibles. L'application en est liinite aux travaux agricoles, ceux dainlioration fonci're, ä
d'exploitaiion de la tourbe et des mines de charbon, ainsi q1I' 1 l'industrie forestire. A la suite de cct arr(f6. il a W ncessaire de modifier certaines prescriptions sur l'affeciation de la mai ii- cl'uuvre dans los diffirents doinaines oi le Service ohiigatoire trouve encore application. Par la ln&nlc occasion, on a runi loutes les ariciennes dispositions dans co nouvel nrrii du (onsei1 fc(1ral sur liffecinhon de in mnin-du2uvre serunul 'l anirer iaj)J)rouisionnenien du iiys en de,irce.s nlinien In ires ei en (01!l- buslibies. et dans 1'ordonnanee (la d(J)nrlerneIit de i'tcüiioinie pubiique, bus detix du 5 ociobre 1945 (R() 61, S22 et HSO). Ont abrogs ii cette date, FarrW du Coiiseil f&lral du ii fvrier
1941 stir l'atFeciation de in main-d'uutvre ä l'agriculture, et loi-
donnanec 11° 5 (111 dpartement de i conom e p u hlique du 15 iriars
1945 conceriiant los allocations de transfert. Ceite deinire qti i.
pour tu preini'rc fois. parlait le r&luction de l'allocation cii cas (Fincapac,tii de fravail partielle, avait a1)rogd l'ordonnance n° 2 du 26 f6vrier 1941 ). Los nouvelies disposilions rgiemeiitant le (hoi 1 i tallocatioii le fransfert. ic caleul cl je paieindnt de lallocation. ai flsi que le iapi)ort entre 1'affectatioii de la main-d'wuvrc cl Ic rgi mc des allocatioiis pour perte de salaire). Sont rserves les dispositions de 1'ordoiinance till 6 du dcjmrierne,il de ieco;iolnie publique, du
24 !nnrs 1945 (1«) 61, 165) sur l'affectation de la niaiii-d'(vuvre
aux 1)1aIahons des enireprises industrielles cl d'tif i l l f6 publique.
*) c. La h"gislation sur les illoeutioiis pour Perle de sulaiie et de guiii, Revue 1943, p. 118 s. **) Cf. L'a((ectation de in niain-d'uuvre it 1' agrieniture aprs in (in de Ital de Service aeti(, Revue 1945, p. 496 ss.
Rsu1tats des rapports sur 1'activit des caisses de compensation durant les deux prerniers trimestres de 1'anne 1945. Selon 1 arhele des instructions ohuigaoires, les ca isses (lt conipensaiion sont t enties de pr6senier JMriodiquement liii rap- port S1IF leur achvi t. 1,a cileula ire n 6 du 10 mars 1945. de I 'officc fdral de. l'industrie, des ars et mticrs et du fravail, presCri t quc ces rapporfs, fimestriels et annuels. doiyent Cfrc a(lrcsSts lt la sous-djvisioii Souheii des milifaires » et Ii 1'adnii- nistration des fonds centraux de eoiiipensation. tEiS qu e lesd i ts rapporis Sollt tal)Iis (l'apr's le plan tahli dans la Circulaire prtcitit. ii est imssible de les cotuparer entre etixi et den tirer eertaines coneltisions. Nous noerons ei-dessous les r6sultats tircs des ral)ports concernant les deiix premiers In- iiiestrcs de I'anii6e 1945, cii faisant remar(Iuer qiic floHs avoiis
511 rtout tenii conipte des doniues statisfiques. L'activit des coin-
Inissions (larbi trage et des In hunatix pnaux des caiitoiis nut bit ]'0l)e (1 aiitres ex I)° 1) 2)•
1 es i ndicafions (1111 su vcnt n'on 1
pas la !)rtc1l1ioI1 (l('tre tOfll1)l('ttS. II n'aurait t' possil)le (lt iiitihioii iien mutes les conlnhiliilcal ioiis ei propositions in teres- santes [altes par les caisses. II est uhle toittefois (je relever ciue [nE Fice f&lral et l'adnii uiisfralion des fonds centraitx de coun- J)ensatlon cxaniiiient soigneuseiicnt ces rapporis et tu tirent pa rii (lt faoii apprOpriee.
1. Eiaf des ineinbres.
[es cluiffres des tal)leaulx ei-dessous. reprsentant le noml)re des mcmhrcs des caisses, font ressortir lt nowveait toule la valeii r des rgiines des allocations pour j)crtc de salaire et de gain. Ils englol)eni })his (!Ufl delili-Ill illioll (lt I)tr50fl nes (lt e(kflditl()fl ind& ptiidlauitc aiulsi (Eilt des einpioveii rs 11011 assujettis au rgin1e dies allocations p0111 perte de gain.
L'ac1ivit eoiinnisions d'trhitrag R e vue 1942, p. 423 ..‚ 457 ss
1943. p. 247 s; 1945, . 209 ss.
La jllrispru(lence des trihunaiix Pi1aiiX eautonaiix ca inatire (1'allura. taiis pate perle dc saiure et (lt gaul : 1tevue 1944, p. 363 ss.
14
Vom brc? de m!melnbre8 de fou/e.4 les em gorie..
I ndustrie, artisanatlxploitations EinIoyiara Exploitatiors et commerce asnuitties occupant du lenI agricoles avec san au seul personal succursales iep)eitatiari seploltatian rigine PS de maison
Etat ans 1e , jane- vies 1945 206 996 203 829 11 016 313 287 43 167 498 295 10 505 Iii du 1er In- Illestre ..... 207 585 203 286 ii $03 33 170 41 $15 497 659 11514 Fine du 2e lii oueis,tre .... 208 337 206 114 12 318 34 173 42114 503 086 12 077
Aceroissernent ott tiinieautioea dc- pui14 le 1 er vier 1945 .......1341 P- 2285 - H 13112 886 - 1023 4794 -H 1572
Ii icssoii de, cc iaLlea u i iiapr's avol 1 qUelqtt(' pcii dliii IiIU( 0IU P01115 (III preinier irin est re, le inonihre des in cienbies ii de 11011- vcau auginei1t( au cours (III sccoiid laccroisseiiieiit esL Cli' 342 7 inci)bres.le iiouihre des ex pioi tat bus aglicoles et (ICS CXI)101 - tanis sans exploitation s'est galeineiit accru (IH raiut le Preinhi'r lii niestre.
1) L1 1 (/es immenmbres (/aples /es 11roiij)es de (uli.S.Sc.'P
Camus Caissas syndicales Caisses -- - -- -
2 de la Co' Cifl ona 55
fidiratios Total Irtinariat Industrie Commerce lutnos chiles
Etat sau 1Cr 35111- vie 1945 ...389 444 457 53 449 20110 (; 193 10 282 6 634 Viii du 1er In- inestre ....389 442 568 54 702 31 201) 6 54)) 10 355 6 $27 Fin du 9e iii- liestre .... 3111 445 322 57 473 3131$ 6 404 1)) 421 9 330
Aecroisserne.nt dc- Puls in' lau' -3 - n- vier 1945 •.. i +2 +765 -P4024 -P978 - 3- 211 1 _139 -f 2696
1) Sons 1 e000sid0s6es comone (ui isse dc la ( oou15'd6roatiouu Ist uoulsse d conupeol- Suisses so) ti 000 (111 pciSQ5I ei ei fi"d6 oal, celle de iso ha 01(110 c 1151 tiOnftie et, vülle i° uni 1e5 sentrd's de 1'e3tnaesger.Les eajsses du personnel des sadonlisist rationas enntunales soest rsa1tae16es saux eoaissos cantonseies. Le grosape « Coioeoneree des caissCs syn ii je abs Co snp ne nil los esel SSCS du coseenlierce de gens ei lt 1 elsa 1 de 10 1)0111(15W, dos assuranees et des transports. lE
Cette r&api ulation mon tre qu e Ja diininutiort duran t le p' - inier frimestre. tnentionne plus haut, s'est limiLe aitx caisses cantonales, tandis cjue tous ]es groupes des caisses syndicales rv1ciif an noinbre croissant de leurs mernbres.
Exploitafion.s agricoles.
Caissas sndicales
3 Caisses
des eions cantonales Total Autres agricoles Artisanat Industrie Coinmerce caisses
Etat au 1er 1 vier 1945 • 206 996 204 945 2051 725 66 462 798 Fiu du 1er tri 2(17 585 204 736 2 849 1 470 88 492 799 Fin du 2 ioiestre .... 2118 137 205 419 2 918 1517 99 501 1 799
Accroisneoneost ei. puis le Irr jan- vier 1945.. + 1341 ±474 +867 +792 +33 +41 ±1
J usqu'au 30 juin 1945, Je noml)re des cxploitations agricoles assujefties s'fait accru, dans ienseml)le, (Je 1 541 et pour les caisses cantonales seules (Je 474.11 v a heu de reniar(Iuer i i. cc' propos clue. Co11fOrII1111ent Ii. la (ItcisioJi du (ItJ)artenie1lt de 1'€co- iioniie pullli(ItEe, les caisses syiidicahes de conipensation soiii chtar- gcSes dl'ellcaisser les con ril)u ficis n dexj)loL afion dlues par leurs ineinbres CII raiS011 (Je leurs exploitations agricoles accessoires (cf. circulaire n° 64 du 51.7.1944). Le passage des Caisses cano- nales aux caisses sviidicales qui aurait clü ctre fermin en 1944 s'est prolong duraiii les p re in i ers inois (Je l'anne 1945, de fehle sorte que, pour les caisses syndicales, le noiiihre des exploifa- tions agricoles a encore auginent de 867 units au cours du pi'- nlier semestre 1945. 16
In(Iu.siriels, arii.sans ei corniuerani.s (n eec ei sans exploiid ijon).
Ensemble des expinitants Cainses cantenales Caisses syndicales 4 -
sven eepinit sans espinit aeec eeploit. sass explsit. aeec explsit, isis espiolt.
Etat ass 1' jan vier 1942 ... 203 829 11 016 154 065 11 000 49 764 lii F'iss du lel tri- axeesire ..... 203 286 11 802 152 980 11 779 1 50 306 24 Fin du 2 tri- sxsestre 206 .114 12 318 153 532 1 2 290 52 589 i8
Aceroissemesit cii rlinxiinittion de- Puis le 1er jafl_ vier 1945 •‚. +2285 +1302 — 533 +1290 +2818 +12
Tandis cue dans les caisses cantonales. le iioinbre des indus-
1 riels, artisans et cwuiiieraiiis seml)lc se stahuliser, les ca isses
SV iid icales ('11 revanche enregistren 1 avec 230 11(5 t[VCaUX in cm -
I)res un aecroissenient de plus de 3 % depu is Ic ler janvier 1945. Poui les caisses canionales. latigiueuitation des i udustricis, artisans ei comijieranfs sans cxpoitation provieiit sans clouitc du fall quc les ineinIres qui jusqu'ici apparteiiaient h la cafgorie des inclus±riels, artisans ei cominerants sans cxploitation, soni nsaintenauut consid(rls coninie ne (IispO5LllIi pi tis (Ilifle ex ploi- i ation.
Exploiia/ions assujeilies ei lt seul re5!Ilfle /es a/loea /iofls poitr perle de Sal4ire.
MaIgr 1'extctisioji du champ d'applicalion du rgi1ne des a1ocaiions pour perle de gain, nil grand nomhre d'exploitaiioiis restent assufetties au seul rgime des allocations j)our perte de salaire 5) (cf. circulaire n o 63 de l'office f&lral (Iti 29 juillet 1944).
5) Ii s'agit avant tout (les eorporatiosss et 6tublissenieiats de droil public et (le earactiie eecl6siasiqnae en taut (111'ils n'aient pas ein hut Inseratit, de sn6eue x5lne des institutionis de droit privxi qui leur .ont n1.simi 1xs. 17
Ensemble des eeplsi.
5 tatiass assujetties au Caisses
de la Coefdddratisn Caisses cantonales Caisses syndicales seid rdgime PS.
Etat au lerjanvier 1945 33 287 389 31915 983 Fin du 1er trimestre . 33 170 389 31 868 913 Fin du 2e trirnestre 34 173 391 32 451 1 331
Aceroissement depuis le 1er janvier 1945 . + 886 +2 536 + 348
],es caisses de la Confdration enregishent na iionibre N)I1S- taut cl'exploilal bus assujetties au seul rgi1u1c des allucafions 1)01Er per'e de Salaire. Lii icvauclie, dans les caisses cauitonales et sy ii (licales. Ic flollu])rc des expiol i ations de cette cai gori e, ca diininti tioui ä la fi ii du 1' tiiinestre, a fOrten)ellt augiuieuit au cours cia 2e 1rimes re. Cette augInenatLon es[ «an tiers poui t les caisses svuid icales. A i ansi. OU r wie seide eaisse du gloupe Cola- merce, 200 exploitations (socif& lioldiiig) ont pasS, durauit le
20 fri niestre. de la ea gorie i n dtistr i e, an isauiat et comnicrce.
(lans (('lic des eXpli)itai TüllS assutetties an seul nginue P.
Lrnjiloujeurs fl OCCUJhiii 1 que (1(1 peYis()i? ne! (/1? lila 1.5(51).
Les einpiove urs qui 11 O•CC tu pen t qu e (III J)ersonnel de lllaiS() Ii claus leur nanage pniv ne solif, galcmcnt assujettis dlu 'au r& giule des allocations potir perc de salaire.
Ensemble des emploeurs soccupant Isisses cantensles Caisses qus du persommel de msison
Etat ans 1 jaslvier 1945 ......43 167 42 532 635 Fin du ml trirnestre .......41815 1 41 205 lilO IOn du 2e trimostre .......42144 41 53)) 614
Diminntion depuis le 1er janvier 1945 - 1023 - 1002 - 2
Du er jalivier au 0 mars 1941. cette (ilininutioll reprseuite piits de 2 7c. 18
( üiiiinuniIjon dUX caisses (afllonEiles selon 1arliele 4, 5 u/ind, (les in.slrll(tions eonip/ables.
Atix leriiics de 1'artiele 4, aIina. des insrucfions corn tal)les, les caisses syii(Iieales doivent cominuniquer ä la caisse canionale conhl)diteilie chaque eiitr(e 011 SOFtiC (l'Ufl 1neml)re (je kur caisse. A (ci effet. dies doivent faire PLII%e1)ir (je fayin suivie ou au molus ä Ja fiu de chaque 1 riinestre deiix exemplaires (Id cliacjue nou\elle liebe a Iii Caisse eantonaie du eantoii daiis lequel le ineinlire est (l0111iCili. Difkrentes caisses cantonales signalent que 'es liebes qui leiEr parviennent ne sont pas toll jolirs les honnes 011 (lli'ClIdS ne sont pas corrcefeinent reniplies. D'autre part, le vWEE ii expri in (jile les ficlics sojent iransniises de fac,on su ivie aux (aisses cantonales et non pas sciilcment ii. Ja 1 ii) (Id Chaque
1 ri inestre.
Il. ('aleul des conlributioiis (ines fit /oiid.s (les fil()((Io1i.S pour perle (Je g iiiii.
1. Seioii l'article 12 (je l'ordonnance ic 46 du (11)Lrten1ent de
Ieconoinie pUl)Iiq1ie, les caisses (je Colil j)cnsation 1)dtl\eflf oprcr liii nouveau ciassenient
Si les bases (Je caicul apl)lical)les joiir Je elassenient de 1'ex- 1)jOi i at ion mit SUI)i (les niodifications iniportantes. s l'exploitant a cI1a1ig(,
51 (ICS llleliil)1'ds ivasciilins de Ja familje de 1'cxp1oitant cliii
travaillent dans J'ex jiloitation ont (Iliitic ceJle-ci 011 Y sont reveiius au conrs (Je lannce. Le nouveau ciasseinent doit 'i re opc'r par Ja caisse canto- nale. Ccci vaut galement poli r les cxploitalions agricoles acces- soires (je inembres des caisses syndicales. Celles cj'entre ccs der- ni'res koutefois au xqueles Je c1partement a confi le Soin de traiter les affaires relatives att rginie des allocations pour i" de gain, groupe de l'agriculture (AM, art. 18 1er), sont autori- stes t oprer cllcs-inC'mes le ciassement. II s'agit de la caisse de 19
compensation iiiterprofcssionnelle des organisalions patronales corporatives de la Suisse roiiiande pour Je paiement d'allocations milifaires po1r perte de salaire et de gaul et de la caisse de coin- peiisation de I'association suisse des liorticulteurs. Dans le ja- bleaii ci-de.ssous, la colonne Caisses syndicales » COrnJ)rell(I iotis 'es nouveaux ciasselneLits des exploitations apparfenant t des meml)rcs (je ces caisses. v compris ecux faits par los (aisses can- ton ales.
(LX ciasseiiten ts (leXJ)loillliioflS agiico1es.
7 Foiioaah1e Caisses (ieues
ea iooeoantooaales Syfldi(ahS
irr frimeslre .........19596 19539 57
20 trion'stre .........14404 14 346 38
irr pinpotoe 1945 94000 33885 115
Le gros kart entre ]es citiifres relatifs au i et au 20 irlinestre s'expJuue du fait qu'une importatite caisse cantonale a tcrniiiu au dhtit de 1945 los nouvelies taxations qu'elle avait conmcn- ces en 1944.
2. 1)'apris l'artiele 26 bis de 1'ordoii nance d'cx€cution (iii
([iii 1940, los contributions couranfes on a vCnir peiiveiit, tant dans 1'agricuJtiire quo dans l'industrie, Fartisanat et le Coinnierce. tre remises en touf out en partie si des conditiotis particuIires en rendent le paiemen± frop clifficilc.
Dernnndes (je remise conform ,uen/ ä l'arlicle 26 bis (je lordonnance d'excutioii du 25 juin 1940. Desiasdes da remise au total Caisses cantonales Caisses stodicales
8 bisse----------
Industrie, da In Industrie, 1 Industrie, Agriculture artisanat et Csnfdddratjon Agriculture artisanat et Agriculture artisanat et comrnerce cojemerce cosseierce
lee trioauestre . . 1 343 387 10 1 340 358 3 19
20 trimestre . . 1 505 893 1504 856 1 37
lor semestre 1945 2848 1480 10 2844 1 414 4 36
20
(iej)uis Je 1 eI avril 1945. les i'rsoiiiie exerant Lilie aetivit( (k- J)cndan 1 e eonInlc profession PjPa1c do vcnt pa\er la eoii tri- i)l!tion 1)ersollllclle ent i'rc j)o(l 1 iCh r activif i li(Iepcli(1al1C de, (araCi'rc acccssoire. Liei,xi'niencnt. de rioinireux md usfiicls. nil isans et ()fll iiicraii Is qtli totieliaient l'ailocation poiir perie de gui n eisfiere durant leur service aeiif. mit clierclu d's Ja Fi i de eelu -ciä ol)teni r Ja r(d ne! ion dc leHr conrihtiion, du iuosncn (fUC sciile siihssle 1)011! Clix 1'uhligation de coii!iihucr. l)cs indications fournies par de noniircuses caisses, ii r&u]fc quc plus de 9/10 de i ottles les demandes cii rductioii mit 5lceep 1 des.
III. Sonz,,ia/ions ei a,riendes.
I)'apr's 1 'articic p re in ier (Je lordon na nec n° 21 les nieml)res ('uiic caisse qui lioi)selveilt pas les dc1ais pour adresser les (oilil)tes .i ieur caisse Ott p ottr s'aequittcr de icurs contr!I)utioiis, uti qui confrevietinent (Inne aufre mali i'rc au x (11s1)0S11 i0flS Tor- (Ire ott a edles (fili conceriicnt Je controle, re(()ivent ii ne somma- 10,1 cri1c de Ja caisse de coiiipciisation. Cette deriii'rc fixe u ii (Mai convellal)lc pour pesistetlic au liiei)il)rc de, SC isiettre en r'glc.Si ii nlrcss laisse i nutilenien! s'couler Ic Mai, la caisse I m en fixe uii nouveati. t ouit cii ic iiiena,aiit d'uue ameii]e (Vordre dt (IC le taxer doffiec. Si celle deuxime soniinafion reste ~galeinent sans effet. Ja caisse fixe doffice Je niontanf des eontri- hulions diies.
IVoni bre (/e.s J)relniere ei (/etLvieifle .SOflhlfld/ions 1) Caisses syndicales
1 1) 5 0a
Caisses cantanales Total Artisanat Industrie Commerce Aulres caisses
oe))n)aion) id trhsust le 49 274 42 677 (3 597 4 720 O9 1 568 2e toiosueit 70 88)) 60 934 9 946 8 241 403 1 301
21 xia))at3oi
id trinie stru ii) 494 9 58)) 914 677 55 182 2e Iriiuiestre 17 659 16 42(1 1 239 1 1110 3)) 99 -
1) PIissiuios (uakid 0101)! pa Iourou d'iiudieuitioois.
011 •consfafe que dans l'agriculture, les dem andes de remise
uni environ deux fois 1)ltls nomhreuses ciue dans l'iridustrie, I'artisaiiat et le cornmerce. 11 faul en chercher la raison dans le fait que les industriels, artisaiis ei cornmcranis peuvent bn- Ficier non seulerneni de la remise, mais aussi de la rduction de leu rs contrjhuiions. Au sujet des rsuifats dans i'agriculture. il est iiitressaiit de noter qu'au cours du 2 tri inestre, une caisse cantonale a re(t1
500 dcmaitdes de plus que ditrant le l e' tri inestre. La caisse ayant
itiforiii6 les agriculteurs que seules les collfril)lltions courantes ei lt venir 1)ouvaictmt (tre remises, mais noii edles arrires. cette information i interj)retee par les infrcsss colinne iiiie inVi- ation lt prcscnier des dernatides de remise. Quelqucs caisses n'otii malheuretisenient pas indic1u comhien de ciemandes ont acceptes, en scrte qu'il West pas possible de donner des cliiffrcs exacis lt ce propos. On pecif (lire foute- fois que les 9/10 eriviroll des demandes onf agres.
5. Selon l'article 2 de lordonnaiice n° 4 du ckpartement, les
iiidustriels, artisaus ei colmmllicrcanfs qui iravaillent seuls ou ti'oc- cupent rgu1iremeni pas plus de ti'ois personnes ]nernhres ou iioii de la familie ei ayant uiie capacit die travai 1 normale. p- vent demander quc leni eollfrii)utioll personnelle soit idui1e si k reveii u net inoyeii de leur explojtahon ne dpasse pas 50() FrdlICs I)dF lfloiS.
I)ernandes de ‚duc/io,i. de !i coniribulion J)ersOflnelle conforininen( l'artic/e 2 de l'ordonnance n° 48
Au total Caisses castonales Caisses stndicales
1er triseuestre ........1241 11 44 472 9e trinuestre ........ 8 023 7 749 274
1' seuuaestre 1915 20439T 19 693 746
Contrairement lt l'voltitiort gn5rale, une caisse cantonale a revu pendant le 2u trimestre plus de deinalides que durant le prelnier. Eile explique cc rsultat en disarit que preinierenient. 21
Avant c]'envover ]es sominatioils itstielles (le 1eiii l (etix
Illellihies qut 1u1gligeiil leurs devuirs. certaines (iliSSCS kur aclie- sent de siniples avert issemens (Juni ii tiest pas 1 entt colTlpl C (1(1115 le tal)ledti ci-dessits. 6tan t doiin que leur iionihie 11('st pas i nd i- (Iii clans les ra ) ports. On constate (IUC Je )ienucres soiiiiiiat ioils cii-
110111 hie des
v)vces par les (aisses can lonales eh a pett pres dans le ln(111e l(iI)poit ((UC le 11(1111 hic'de celles eflVoyeS j)al les (:aisses SVIi(! cales. Fn revanche. les caisses canluiiales ad ressenl en (ntral (lavaniage (Je secondes soiiiiiiai ioiis. Ein fait iii tcressaii c'sl laccroisseiiient des soiiiiiia ioris an cotirs ciii 2e i ri niestre. La peiiptioii (1(5 COI1IIi bit! ioliS s€' heu II ( (IOI1C: t des cl ifficitl!6s des h1 liii (le la guerre celles-ci ne 1(1111 citte s'accrofre diirani Je ° trijuestre.
Taxaljo,,s (/0//ice. (II inkinquo e5 J11(Iie(ifl0i1S (lt P11151(u1s caiss(s.)
An tottul (Luiss('s ((1fli0li1l(5 (:u!('5 sVi1(li(a!(
1 i ci ui es! ie .. 1 740 1 700 40
129 4()
2 Irimesire .. I28
Amen(/es (/Lur(/r( , . (II i11IT1(11(' CM i nd i eMions du j)ltlsit'ulI'M ctlisses.)
\uu total ( tIIMMCS ((lllt()llill(M ('uissls sviudjcubs
lr iriniestre .. 1347 127
2 1 ri nies 1 cc 1 042 1 -)07 13-)
[es ainendes Cord re out egaheiiieiul vu leti r tioinhre augnuen- 1er. Naiiiuuoins, 011 conipie autani (le caisses (bez lesqllelles le iioinhre de ces aiuendes est ei) (Ii Will III 1011 q u e (Je ((1155(5 011 CC iioinhre a crci. Ein regarc1 de leliectif de lenis nueuuhres. Its caisses sviidicales enregisi rent heaueotl}) 11101115 (Je iaxai buS d'offices et d'auuuendes d'orclre que les (aisses (all loliales. ( 'eci vaut en part icitlier pour les glolipes i nd list tic. (0111 nierce ei au-
tres caisses. Ces alusi que T caisses se raltacliant lt ces groupeS n'ont inflig iii atnendes, iii proc(d(1 lt des iaxations d'offie. Parrni les caisses cantonales au contraiic, une seule n'a pas cii besoin (je recotirir aux mesures Les caisses syndicales ont, il esi vrai, la\antage d'avoi r com me membres des en reprises iinportantes et bien organisdes qul rgIeu t leurs coniptes nii ho- diquenieni avec la caisse de co]npensalion.
II . I?ecouvre,nen/ des conirib utions.
Aux fermes des articies 9 de I'ordonnance d'excution clii 4 janvier 194() et 26 de l'ordonnance d'exciition du 25 jun 19401. les caisses de compensation doivent recoirvrer par la voie de la poursuite les contrihutions qui n'onf pas tf verses apr's sorn- inafion, cii tarif qii'eiles ne petivdnt &tre coinpenses avec des allocafions auxquelles peut })rtendre le membre de la caisse. La potirsuife a heu par voie de saisie 011 de ralisaiion de gage, niCine contre un dhifeur suet lt la poursuite par voie (je faillite.
Procdures de J)otlrsuites l)
Deiiandes Demandes flamaades Requistions
11 de maa.Ievde de da coslinuation de da rtaisatioe des
e poursui e ioppositioa la paursuite biens saisis
('aisC('C (aHtOoalae Irr trirnestre 2 760 98 1 25 :157 2e trirnestre 3 166 142 1 640 534
(0s5e5 sjjnlieales lee trimestre 103 2 40 20 2e trirnestre 98 i 14 44 15
Total Irr triniestro 2863 100 1 315 377 2e trirnestre 3 264 156 1 684 549
5) II auuoeseqnie les mal ications ne pIusieur eaisses.
24
L'augmentation. au cours du 2e friinestre, des rquisitious de poursiiite ct autres mesures de contrarnte peut s'expliquer no- ianuienf, cunune en cc qui concerjie les soinmafions, du fait quc la possil)ilit(1 de coinpenser les contributions dues avec les ab- cations ä recevoir n'est dans 1)ien des cas plus possihe depuis la fin de i'at de service actif. Les procc1ures de poursuites sont bin d''tre aussi frquentes chez les caisses svnclieales que cliez les caisses cantonales. 59 I)arI1i les premieres nont Tailleurs lamais engag de poursuifes contre leurs incinbres. Actes de dfaut de iiens dlivrs aiix caisses l)urant le 1er trimestre .......195, 2 Diirant le ttiniesfrc 247
IJn setil acte de kfaut de biens concerne les caisses Syll(ii- cales. 11 est vrai que 5 d'entre dies nont pas fourni de, rensei- gnenients ä cc sujef.
V. (mpfctbiiit.
1. (7onirole des releos ce comple, des questioniuiires ei des
caries (l'clDiS. Le conirMe des relev Je cotnpie des inembres ayant trait atix coii±ributions et aux allocahons reprcsente certainement pOui nornbre de caisses I'occupation ja !)biIS imporfante. En effcf,
10 i 20 %‚ ou davanfage m'rne, de ces re1evs sont incorrecte-
meiit reniplis lien des nienibres n'ont d'aiIIeurs p as tine comp- iabi1it approprie. Potir reimdier ä cet inconvnieiit, plusicars caisses syndicales ont tal)Ii ä i'intention de leurs niembres des livres OLE dies listes die salaires. D'autre part, les empboyeurs ont souvent de la peine ä se refronver dans le dda1e des inhultiples prescriptioiis en vigueur. Le salaire de base en parficulier n'est pas (i(fermin( comme il se doit ; 011 bien le caicul du salairc inoyen sebon i'artide 8 des ijistruetions obligatoires West pas juste, OLE IC salaire en nature des empboys de maison est pris en consid1ration 1)our le caicul des confributions. oui encore fein- 25
ployeur tient conipie (lii salaire de Soll personiiel doineStR(ilc (]aus le caicul de la contrihuion variable de 5 0/00. Pütt r viter ccs erreurs, les 1)1)OS5 aux agences cotit iii u iiaks de certaines caisses catitonales rctiiplisscnt eux-mC'mes les for- iii ules de reievs de COill1)C (Iii i iioflt 1)1115 (11['ii etre sigiuics iutr les iifrcsss. 1 es ittein hres d'tiiic peflic caisse cantona1c inc'iite se presciiietit iiersoniielienien t dii si'ge du la caisse pour faire rcni pl ir leu rs [oiuiu les. Les caisses Fon ]es liH'iiies (UIt5 ai i1 Ons. lOFS (1(1 controle des que.s/io/!Iuiire.s. Lä tgaIeinent. de nombreuses correcl ions sont n& cessaires. On est cependant en (1 roit cl'attcndre de in part de cilaquc miii tairc qit 'ii rI)on(ie dc Faoit exactc aux qitest ions J)OSteS Sti r Ja ioiiii uic. Lorsquc cesont les einpioveu rs ('ii X-ieitics (Ilj les reinpiisscitt, ic risqiic derrcuis est nioins grand.
011 se plaint cncore beaucoup dc Ja nut ii irc i iisii ffisaiite don
soni tta1)]ies les (.tI1Q (/nt)i.5. Anist, durant Je I trimestre. dcii x CIII plOV€S d'iiite caisse 5Yil(i icale i iti portait Ic oni ttt csseiiticllc- inent or rup t s a contrcler les cartes davis. Parfois. (-'ust Ic 11(1111- bre des ion 15 soJdts (l i hie (orrcsj)ond pas ä ja raIit. ciatitres fois les 1 ndicatioas sur les di ffrcn ts (oh potts ne mmt j)ilS les 111(111(5. 0)11 il iiiaiiqiie In sigiiatiirc du colnptal)Ic niilitaire ou it nuniro de coiitric du in ilitairc. Ii arri vc aussi quc lcs fourriers adicsscnt i In caisse les cartes d'avis concerna iii les persuit ites (Je cond i tion iiid(penda ii Ic. au 1 icti de les transinettre i ces (1(1- hiicT'res. II cii resti Ife natn relleuten t un mci ard cia tis Ic r'gIcii)en t (iCS comitptcs untre Ja caisse ei Ic iiicnihre 1 nt€ress(.
2. FiiItier (ldco u/IocaIttire.s.
La 1)1111)art dies caisses cantonaics. 1e in ( nie quc de nontbrcu- ses caisses symoiicalcs ticiinent un fichicr des personnes qul loti- client des allocations. Cc ficilier esi giuraIcincnt COnipOSC d'ttii double des heftes PS et PG. Qiteiques caisses Cc1)en(iahit otal)Iis- sent des cartes 5!)(cialcs i'i cci effel. Partols. les c1uestionnaires seuls soiit classs dain lordre aiphalxiutiqiie. Iii Fi n. certaines cais- ses nont till tel 1 ieliici (tLe pütir certaines catcgories d'ailoea- aires (person nes de cond ition i hidlJ)ch1cia ii c, persoiiies reccvant 'es allocations (lirectenient de la caisse).
26
3. AI1oci Iin s su])J)ldtnen faires.
I)euia 1i(!C'. (lallo(uifiolt .' .silj)j)lefllefl fa ire.s
Caisses oyndicaleo c`.... Cuisses -
12 Au total da Ja cantonales Autres
Castdddration Total Artisanat Industrie Comnierce caisses
Im ti•isisso,tse 24 994 712 13 550 10 432 2 982 6 044 1 393 13 )
2 1 rissie4re 17 472 65)) 10 103 6 719 2 79)) 3 192 643 94 2)
Potir le '-IL I riniesfr e. Je 1101111) Pc des (Je m andes est de 30 en viron 1 nfiicttr i ccl ti i des deinandcs du 1er fri iiicstte. Cetic d mi nufion esi plus uecenttll!e cliez les caisses svndicales (jtL chez les caisses canionales. Au vii des indicatioiis Fournies on !)ellt (lire que 9110 cii iiioven ne de foiifes les demandcs soiit aCcc!)ics eni ircmciii on j)ari icileinent.
Pl tisicuis caisses se plaiglient de cc (iuc les aiitoiits coni iii u- nales attesient les (lklarations du niilitaire saus s' 'tre (1011 i1 la pci ne den cxaiui tier ic 1)ien-foil(l. ii ii'cst cepetidant giirc 1)05 sil)lc de ehanger qu oi (IUC soit h ltat de Clioses acitiel. attendu e l'activi t des a iitorit('s comni unales cii la niatire n'cst pas sul)ordoli nec Lt la siir ei Ilanec de la ('onfdration et qite celle-ei n'a (l(HiC pLl5 le 1)011 voir d'iiitcrvenir d reel cment dans cclfe citicsfioii.
T)'aprs ]es dispositions cii vigueur. Je iiiililairc ne doi t prC- scufer ii ne nou elle (leni ii nde que si iiii cli angcinen t stirvieiif Ians les hiuents enfrant en ligne de coniple pour le caicul die lallocalion suppl&iientaire. En otifte, la alidif(i de la clemande ii'cst mis liiiiite. (1'est jourqiioi, cerlaities caisses exigent de leur propre chef cmue les (lenlandcs soicnt renou eles priod i- (1tleiiieflt.
Plis ‚i elsass 011 i ssso Wollt pass lose sau i sie iosi seigaieiuIeaI 154.
I gpOS 6eourt esel ie Ic lee cl le 2e trioaacsstre provient du mit qni'unle (ouisssse ui donoe sscs eh i (liess quse p055 r le seeoosd 1rinesesstre.
97
Vl. ConIr(1es flUJ)?s des nieinbres Imiernent de Co,llribuflOns et res/itutton (l'alloC1 ijons indues.
1. $e]on l'article 28 des insructions obligaioires, les caisses
ont J'obligahon de procder au moins tous les frois ans lt un contr6le auprs de cilacun de Icurs nicmbres, lt 1'exclusion de cclix n'occitpan quc du 1)ersonhlel de maison. En r'g1e gnra1e, le confr(1e doit se faire sur place. 8eiii ccliii des cxploitations agricoles ei des 1)eties exploitafu)ns artisanales et comnierciales petit, avec Fassentiment de I'admiiiistration des fonds centraux de cornpcnsation. se faire d'unc autrc mani?re.
(o,I/reies d U])!s (les ‚nen bres de toutes les caisses.
13 D'inne auitre . '!'otal
Sau plaee mansere rlea controles
tiirnestre 1e , 13 613 16 541 30 154 2e triiflestr........ 14 805 21 188 35 93
lee s&mestie 1945 20418 37 729 ... 66 147
ConIr1es auj)re.s des ineinbres da pr's les groupes de ciisSes.
ajsses bisses syndicales
14 Caisses - -
de la Contdatien cantonales Total Antisanat Industrie Ceminerce caisses
See place 1er trienestre 25 10759 2 829 1955 377 492 5 2e trinuestr.....18 12 604 2183 1258 203 370 352
D'u ne ((0 ire cnn 0 re : 1 irr trianesir..... - 16 530 11 11 - 2e trienestre ... 21151 37 26 11 - -
lee seuieestre 1945 .. 43 61 044 5 060 1 3 250 591 862 357
28
L'augnientation. au cours (lii 2e frimesire. du nonibre des coii- tr&les se manifeste CII regarci des caisses canionales. tandis qite les caisses syndicales accusent une rgressIon de ce noinbre. Au cours du Jer semestre 1945, les premRres ont confr61 enviroll
117 de leurs meinbres et les secondes 1/10 des leurs. En revanche.
les caisses syndicales sont en avance si Fon se hase sur 1'ensernble des rsuIfats pur la ptriode allaiit de 1940 au milieu de 1945. Les confr6ies d'nne autre maiiire » se fünf siirfouf auprs de niernbres des caisses canforiales.
2. En rapport avec les contrMes, ii y a gaIemetit heu de inen
twnner les ordres de pajeineuf des contributions arrires et des ahlocafions reues indünlent (ordonnance ii 41. art. 1, 2, 7 et )' Car cclix concernant les coiitrihutioiis avant fout, se fondenf g&n(raIe1nent sur les rtisultats des contröles faifs aiiprs des i nembres.
1) ()rdres de pnieinen/ et (/4? retiiuIion
15 Caisses eanlonales 1 Caisses syndieales
())dres de pri ic m 'ii t trimestre........... 2393 347 1 2e triiiiestre .......... 3 052 264
Oidres dl' reslitut ion irr liinistie........... 452 429 589 82 2e trhneslre .........
Oii constate parahlelemeii 1. au noinbre cro]ssalit des coiitröles 2e aupr's des nlclnl)res des caisses cantonales durant le triinestre, Lilie augnientafion du nomhre des ordres de pajeinent et de resti- fution tandis iue les caisses syndicales prseiiteiit une image inverse. Le rapport entre le inoinhre de ces ordres et ccliii des meinhrcs est sensibienient le in&me pour les deux genres de cais- 1e1 seines- ses. liest intressant de reiever toutefois (Iu'au cours (In Ire une seule cjjsse cantonale n'eut pas äL ordonner de paiement. alors quc, (lans ja niiue 1)riode, 22-caisses syndicales n'eurent c\
) Plusieurs (Liss(,' ilolit 1Oiiiiij rl'ifl(ijratiolls.
2)
dnvover ni ordres (Je paieinenL iii de resfitiitioii. Ii est vrai qiie phtsieurs caisses fonf lisage de la pOsSi1)iJit (JUC leiir confre Ja disposil ion de I'articIe 8, alina. de l'ordonnaiice n° 41 en fai- saat reconnaiire par le cltbifeur Je dcoinpie d'arrir. Les deoluJ)tes di'arri(ir(s IIC smit PdS pris dli considration claus Id a1)1eau J)I(ccdenL e1on J'ar ide ‚ de l'ordon nauce prci ke, Je inonlaii L i nci(i inen Perti peiit, siir dcivaiide. C'ire remis ii in peisolale qui alt de 1)011 UC foi. loiSquc la resti ution in i i m poserai i wie charge frop loii ide au regard de ses condi ioiis dexistence. I)'aprs i'article () dc cefte inme ordoniiaiice. Ja (leite est reni ise au dibifeur dc hoiiiie foi p0111 Ja priodc anrieure aux ciotize inois prct(la1l dc] iii au cors diiqiiel est interveiiu Fordre dc paiemcnt. Potir les dotize iiioisprccidant Vord re die 1)UlCfl1dfl en rcvaiiclie, Ja rdInis llcsl possihle qite si le debi leur taii dc honiie foi cl quc Ic paic- inent des coiifrihffl bus des liii iillposerai wie dllarg'c trop 1(111 ide.
J)eimuu/e.s )dJ1ii.sds (le remi.se (le (teiles. (11 inan(1nc ]cs indicali olls de d iffrentes caisses.)
Caisses caiiionales Caisses svndicalcs triniestre 822
2 trimestre 1128 28
On 1)ellt ici £galenlcnt faire la incine (ollslatailoI1 qui't prop5 des den „ tableaux J)rcCdde11ts. \ savoir ii ne a1uu11entatiou ciuiant Ic 2L trinicstie eliez lcs aisscs canlonalcs et une (h nunulion chez ]cs ca isses svadiealcs.
1 II. Plaiizle.s J)eflales.
(( i1(f ( isscs 101111 pils ilouinc (1111(1 iCat1011S.)
(aisscs (auilonales Caisscs synd icales 1' t rirn es Ire 02 4
2 friinesire 3 10
750
Le nomhre des pIinteS p6iiaies est faible. II est a pidsti meT que iiombre dm im iractiotis miolil pas (1011lw heil Lt phui lltd' pc'1 Ccci s'exphiquerait du fad qtie ]es a mmiencles j)rononceS J)at ]es iribunaim \ pcimatLx ne soaL claus lien des cas. pas plus leves tim ]es aniendes d'ordrc qiie peu\ent imifligei les caisses. l)urani le lee scmes ie 1945. 12 cLlisses canlonales ei 60 caisses syndia1es iiuiit pas cmi i'egistre de plai mites pimmales 22 / (le lemiseimihic des 3
plalol es diposies c()ncelllent 4 eaisses cammionales iii! porlailtes. 111ne d'eni re dies est Con veiiue a\ cc in ii toi'ite jlm (1 di iii cc comim teimic JUC le prevenht sod taut dabord cit6 a dommm pa raitre devant PauNAS de pol le ei iiivi Ii a se inett cc cii ra pj)Ort Lt\ cc in Ciii 551' cmi Vtle, dc 1.c111plir emmems eile sc's ohiiatiomis. i im ress6 mmc (bulle pas stimic ä (etle pNfl05u1i00, l a plaimmte smiit somm (Dills. Mais, la P111 Pd ii dii telllps. 11' j)rveIItL aceepte celle possi hI te qu i 1 iii est ol fede dc sc' uleitre du r'gie a vec sa Caisse.
'III. A//oeiio,,s nu.v irnanilleuis ti(-oIes ei nov paysalis (11? 1i iiictim in,m (?.
1 )mi ca ni les den -a pmemu cm's 1 mi muestres dc Fan moc 1945. de nommm-
hmemmses (lemlman(les d'al loea 1 iomms au \ 1 mdviii ileurs agricoles ei au \ saus die la mnontagne oft emicome 6te pi'eseiit6es .Xins. il a
1 ll ii iongtenips ja qnh ce rAte lust] mml 011 5(111 hiemm CDIII] ne.
que Üne case signale nola In mncnt qute ies demnammdes mit afl'l lorsque les intiess(s mit su (juli ne sagissait pas damm minis de prcslituomis anxquehles ils avauemit clroit.
31
1 uecisions des cornmssions 1P 1 1 iecieraies cie surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.
A. Dcisions de la commission fM&ale de surveil/ance en matire d'allocations pour perte de salaire (GSS).
1. Allocations pour perte de salaire
et impöts cantonniix et !draux. N 617 : 1Tcisions des autorits fiscales.
2, Salaire de base. N 618 : RgI('Ifl('1Ita1iOfl sp6ciale ponr les instituteurs des co1es No 619 : J d'hiver. \o 620 : Rg1einentation sp6ciale JJO1IF ]es ernploy6s OCCUps (lans des ent iepriSeS de transport de personnes.
3. Droit ä 1'allocation.
N' 621: Qua1it de travaifleur.
4. Allocations pour perte de salaire.
(f. u 618 : Allocation sit ppl ('inentai re.
. Restitution des allocations recues indüment. Paiement des contrihutions arrires.
N 622 :1 Restitution des al locations renes indüment remise N0 623 : i honne foi. N 624 : Paienietit des contrihittions arri(res : remise. No 623 Paiemenf des coritrihittions arrires remise : honne foi. N, 626
6. Procdure.
N 627 : Conip1ence des colnmissious (1'arbitrage. CL n° 617 Mesures probatoires. Cf. n° 618 r
32
Remarques pr1iminaires.
La (SS a jug (laus In •(1cision 61' qiie le,s dcisious des anton- s fiscaie,s des cnuio,is ei de In Con/cdcraiiori ne heut pas ies organes des rlgi nics des alloeatiuiis pour perle de salaire et (le gaul. ( 'e (liii uiiutive cette decision est le fall cjne ]es au lorilis fiscales caicuinient ('Oliline (I()0tl rs des uiiontaiits 61eves land is 9 ne ]es organes des rgiues des allocal ums pour perle (le salaire ne c()1isidraielit pas pareilles 5()iflhlleS comme (Ichours. La dCisiOn ne se tronve pas aiiisi cii cotitra- ii1 dion avec in cireulalion ii 69 du 30 novenihre 1944 q iii heut comptc dc ha diffrence ('xistant euilu'e salaire cl prise de 1)n1ice. Daiis in 1111l1(' (1 CCiSiOil. la ('SS pose le p ii ii Ci pe de droii di ne cii ieti du. C'est ainSi qiie lor'squ unc commissioll darbitrage constate qu'un &iit n'a pas prouv. eile doit exiger du rccotlrant ([liii apporle echte preuve (cf. ii cc s(ijet ]1° 235 Revue 1942, p. 541). Si eile ne le faif. pas cl qtic le rccours est rejet faule (le preu ve, le recou in nt invoq tiant le fall qiion liii a refus Je (Imil d't re enfenclu. peilt (]einander 1' i un ulahion de In (iecisioil (ef. ki, cc sujet ('P( (1 u caiiton (ic Berne. art. 359, chif- fre 3, motif de nuliit€). Avant Fentrc ca viguen i' de Fordon nance tü 10 de, luft ic(, f'd(rai du 10 mai 1945 concernant ii' droit i 1'allocafion des i nstifuteurs qui ne sont pavs que pour la periode scolaire. In CSS slait eli's OCCUJ)&' de requ&tcs de Ja part de ces derniers (lelnandant 9 ne Fon henne iii ietlX coinpie de Icur (1 mit ii lallocation. La soi ulioii prC'oii is&' i cc niouient-h\ par la CSS forme aujun rdhui Je fond de l'ordon nance n 11 10 (11' lot fice f&1 ra 1. Seide la prise en compt e (1 liii VCfl III cl gai 11 accessoirc tir d'u ne aclivifii i ndipciidanle prsen tait encore certaines (djscurihis. Lenire ca vigueur de J'artielc 8 bis des in'frucfiuns obli- gahoires ilaiis la teneur de lordonnance 110 55 du 24 mars 1945 a pci'- nils d'instituer ]es priuicipes pemniettaiit de cnlcuicr Ics revenus acces- soires i moven auf (1' lilIe' ach v il in ci peiid an fe. 1 'orc1onnau cc .fl° 10 (ic i 'office fd6ral du 10 mai 1945 a etahl i pou r ]es i nstil iitciirs rniunrs pendant in priodc scol aiu'e sculement. In rglenientat ion s tiivante (dci.s uns ii°0 619 et 620) : ]orquu ii inait re eicoic n'est I'&iuflr 9 ne (1 timarit in priode oii il don ne les cours cl quil a fall du senoice miii- mine i'i cc mo,,ie,ii-1, le salaire de base de 1'allocalion pour perle de salaire est tfahii de in manirc suivanle : Je salaire gagn pendant in priode des coeirs est divis par ]es mOis decole. Les inshituteuu's appartcnant a echte cahgorie Jai.sani du seruice pendant ]es vacances cl couisidrs comme 1 ravalileu rs de cond ition priuicipale ei nt droit i laIlocalion pour perle du salaire. Le calcuil de celle (lerniere se fall siii' hat hase Tun salaire, Journal icr mo cii de 8 frau es. respeetivement de 77 francs (I() art. 8, 5e al.), elans in mesure oi la preuve Tune perle dc salaire plus iievc n'est pas apporhe. Si ces instituteurs tmavailleuit cii revanche principaieineiil pendant ]es vacances couuinie persouuies de
condition itidpcndanfe. ils 0111 droit ä I'allocation pour pertc de -all). ][)aus la ckcision n° 618, la CSS a jug6 iiiadrnissibie qiie Ic prsident dune coniintitie conIp(tcufe pOur apprcier iles cieinancles d'ailocations suppl(nici1taircs, tranche d'une reqife adressc par soll fils. 11 dol l se rcuscr dans pareil cas cl abandontier Ses loncfions Ti sin aufre mcm- bre de I'autorif cotainunale. Le princtpc de la sauvegarde du droit dl'(re eotendu (cf. ä cc sujet deision n II 61 Z) est appl iqu ici t tilie autre sil nation. (Enqutes faifcs par la coiliinission d'arbitrage.) ( 'otiinie le privovait dtJii lordotinanec ii de l'oflicc fdia1 (itt 16 mai 1944, l'ordotintu cc n° 12 de l'ofiicc fdra1 (Itt 14 scjitcinbrc 1943 conccinant ic salairc (ic base dans ccrtai n's professions d1crtn intes. pose gaicnicnt le principe qnc les poiirhoircs des cmplovts occiips dans des entrcprises de Iransport de persolities sont vaitis a 10 % des recelle.s des cour.ses. Detucurc rservc la possihiIif de protiver on de retidte tlti tiioiiis polis! hIe (jtie 1(5 p011 rhoi res sont sctisibletnctit sup- rieurs 011 infrieurs i 10 % (les recelles des courses. Potir qile Celle pteii vc soif ap porfe ott rend ne J) lausible ott ne petit pas sinipleinent se basei siir wie affitinalioii des chauffeuts de, taxi on se rifrcr A la pra- tiquc de la caisse nal lottale suisse dassuratices cii cas daccidents. Les travailleurs affects t l'agricui ture t lifre extraordinaire ont setticmenf clroj( ä iine ollocaljon de trans/erl iorsqu'avaiif ieitr effec- tafion ils Malenf assujeffis au rgiine des allocations pour perle du salaire on de gain (ord. du DEP du ) ()C1Obrc 1943, art. 31, 10r al.). Pour qu'une personne soll assujeilic au rgi tue des allocations pour perle de sahuirc. eile (1011 se trouver Vl5--ViS de soll emplovetir dans im rapport dengagenictit selon le rigitne des alIocatmns pour perle de salairc (ACFS an. pieiiiier. 1 al.). Cutte conclition fait cii revanche (ifaili iorsqu'une persoine ii 1(1 refraife dcpuis plttsictirs all:tld'cs r( iravaii1 occasioniicllcnieni lllli(Jllemellt dans ic hut de parfaire soll revett ii. Lile ll'(t (iütlC aucnn (Iroit im u ne ailoeation de iransfert mEine si eile a tE affcctEe it litre cxl raorchnairc dans l'agriculture. La (55 s'est (}CCtiJ) dans les dEcisions nos 622 ci 623 de la bonne foi, cand timm reqilise pour qu'un milifaire puisse ohtcnir in reinise de in resfj(u/jon de.s allocaijo;i.s totiches indcitnent. La dEcision n° 623 offrc eiicorc nil intir&t panticiihcr clii fail (Iu'clle rEpoiid affirmafive- menf it la q uesiion de savoir si im niilifairc ne doit pas ignorer (inc i'allocation pour perle de salntrc scra niolifiEe, sitivant qii'ii reoive
011 noti une contnibution ci'etitreiieii pour tin cnfant adoptif.
C'csf uii prm ci pe in rid iqu e recon im d 'nti c nt an i Ere gEnralc q uc ]es ddci.sions des aufonitEs cl des juridlielions adiuinisfrafivcu ainsi qtle les jugemenfs ci vils et 1)l1altX doivent EIre riiotis. Cc prinCipe avaut tont a pou r hut die permettre au recottrani de savoir pour quciles tal- sons les antoritEs ou le iribuival ont retidu leur dECisiOn. 11 a ilaulant plus d'importance pour les dtcisions des commissions (i'arbitragc qu'mui Organe adnutmisiraiif (111i n'a pas parficipE im la proeEdure. l'office WE- 34
ral du !Indust rie des orts et mticrs et (in iravail peut reculirir e t doit pil- cunsquenL savuir sur (jucis mut ifs la coinnlissio11 darbitragc s'esl hase pour rendre so deisioii. ])ans les ileiix n ',' 623 eI 626. Ja Chill sest 0Ccllpie de la tjne tioli de la bowle /Oi, C0l)ditiofl requisc 1)0111 ()btenir la reiiiise des conlri- bu/ious arricires. La C8S a de iioiiveaii jug dans la dcision n° 625 (j III' IeiiipIoveiir est obEgt cl& ahli 1' le (I(co]llptc aiissi hieii J)OIIF les c0!ltrihutionS dil('S 1)111 ICS eilif) loveil rs qlie Pol! r edles (I nes 1)11V les travaillcurs (cf. a cc sujet Ja (11disiu ii 536. Revue 1945, J). II 8). Lcuiploycur ein donc (galeillent respotisahic di 1)aicme1)t des contri- hut iuiui iorsqiiii a chargt p111 cuii1rat ic 1 ravailleur de ccte responsa- hiliti. La CSS a toWhil WA (UI vene 111 ([nest 011 (IC savoir s'ii est od iii i sib1e qlluil cml) loveur melle poi enill rat i la chargc (in lravail- Icur Je soi ii (l(tahlir Je (Ico11i P te. Oii ne pourrait sen leni ciit admiieffrc la hoiiiie foi quc si [cnipluyen i' s(.tait in foriw dii dicuiiipfe soit aupds du fravailicit r .suit anpr's dc 11! ('0155e .‚i 1 ne la 1)05 fait, la (1)1! vetilinil (lOrdre interne p11556e avce 11' tiavail leHr iic permuet pas (Je C(l!lclil re (Iti ' il a fait lisage (Ic Iaiteiitioii requise pol les cirdilllStilllC{'5 (((8 art 3, 2 al.). I)ans Ja (leciioll iv, 626, Ja ( $ a jug Je cas clumi propnitairc ([lii na vers6 siir Ic salaire allmi a Ja persuillic chargcc de €Iiaiil 1cr soll inttlienl)Ie, aliculle coiitribui tion poun perle de salairc.8 elan! rciidii C0lIpllllle (le nigligcllce grave i ltgiird de SOli Obiigati(ili du percevnir ICS cuiitiihtttioiis (III trivailleiir. il (IOi1 egaleineiit sicqiiitter. cmi appli- (Jual1f par analogie lordniiiiaiic' u 41 article prclnier. 2 111 iiea. des cniitrihiifious 1irri(rces (III travai llcur. ( otiiine eile lavait fa it ilans Ja d&isiomi ii 444 (Revue 1914. p. 558) la (S8 a j mlg de unlivean dan( la dcisioii 110 627 cjiie le prfsidemit de Id (011! IflisSi011 darhi rage ugc (lehm! ilivciiieiit (ICS recoitrs (an Ire les ame,ides (Fordre pro!lniiees 1)111 les organes eoinpteiits (]es caisses de CU III cii ((UI 1(111
N0 617.
Les (hcjsions des iutorits fiscales des cantons cl de la Conf- dration ne lient pas les organes des rgimes des aliocations pour perle de salaire ei de gaul.
Lorsqu'une commission d'arbitrage constate qu'un fait n'a pas tt prouvt, eile doit exiger du reeourant qu'ii apporte celle preuve.
(N0 1203, en la causc Cofinco S. A., (ii 17 octohre 1945.)
N° 618. Lorsqu'un maitre d'co1e West r~mun~r6 que durant la p&iode oü il donne ses cours ei qu'il a fail du Service militaire ä ce moment- Ut. Je salaire de base pour le caicul de l'allocaiion pour perle de sa- laire est Mahli de la manire suivanle: le salaire gagn pendant la priode des cours est divist par 'es mois d'cole. Les instituleurs appartenant t celle caigorie faisant du service pendant les vacan- ces ei considrs comme travailletirs de condition principale, ont droit i l'allocntion pour perle de salaire. Le caicul de celle dernire se fait sur la base d'un salaire journalier moyen de 8 francs, respecti- vement de ? franes (10 art. 8, 3e al.) dans la mesure oü Ja preuve d'une perle de salaire plus levc n'est pas apporle (ord. n 10 de l'office fdral du 10 mai 1945, art. 2 ei 3, jer al.). Si, dans la dlerminaflon du rendement d'une exploilalion agricole on prend cl consid*raiion im achat de foin, on ne peut pas encore lenir comple d'une autre faon d'une mauvaise rtcolle. Lorsque le pre d'un mililaire ayant demand line allocalion supphnienlaire, est prtsidenl de la commune cliarge d'apprcier celle requle, celle dernkre doit lre lranclie par un autre mcmbre de l'auloril communaic. Une commission d'arbilrage ordonnant l'ouverlurc d'une en- qule pour tclaircir ccrlains fails dojl en communiquer Je rsultat au recouranl ei liii donner l'occasion de s'cxprimer i ce sujet.
Exirait des molifs
1. La jurisprudence de la CSS prvoit que pour Je caicul de lallo-
catiori pour perte de salaire d'iin instituteur enseignant A la inorifagne pcii(Ianf 6 ä Z mois d'hiver caicul oi il faiit fenir coiiipte cii principe chaqiie mmdc de dcux priodes disinetes de revenn Ja dtermina- tion du salaire de hase se fait diffrejnincnt selon que ce maitre fasse du service au cours (Je fanne scolaire 011 pendant ]es vacarices. Dans le premier cas, l'adlocafion pour perte de salaire est ealcul6e sur Ja base u salaire du inaifrc (salaire djvis par Je riombre de inois d'ensei- gncincint) et du salaire fir d'une ventuelIe activit accessoire tandis (Iuc (laus le second 011 tient coinpte du rcvenu que Ic inaitre aurait eu en s'il n'avait pas 6t6 appeM sous les drapearix. ) Ti n'est pas dif- ficile (Je disceriier cii l'espce dcux prio(lcs de revenu bien distincfcs. C'est (IOIIC i. torf que Ja commissioll d'aibitiage, appJiquant 1'ar- tide 8, 2e aIina 10, a tcnu compte du salaire inoyen des douze rnois prcdanf l'entre en service. Si l'allocation du militaire 6iait calculc
*) Cf. ii ce sujet ordonnance n° 10 de Forfice fdra1, du 10 mai 1945, art. 2 et 3.
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Je celle faon, on abouti ait t ce rstiltat qile le tu ilifaire ne reccvrait pas assez pour le service accompli en Iii ver ei trop potir ccliii fait ca 16.
2. (onfrairciuent ii lopinioii du recoitratit ott a tenit cottipte des
titativaises ricoltcs cii opiraiit h (kduct ott reiid ne tt(cessaire par lachat du [ott r rage.
5. Le in ilitaite et Soli )e taiit icSpcct ivetticitt prpost. a la caisse
(t prsideiit de Conunutic, c'est ott secr1ai re cotnniutiai oll ä un autrc iiiemhre dc Ja nluniCipalit( q iii iticottihe dc (Immer mii avis sur in (lemande pr('setitte. La ccliii rmatioit dc ses propres diclaratiotts est sans valeur ei ittddtttissihle.
4. C'est ä bott dr()it q tte Je recouratil s'insurge confre le fujI quc la
cOmtniSSiOlt d'arbitrage scsI liase (ans sa (Iceision gur des dclarat iorts contenties dans litt rapport dc police qu'il itt' coitnaissait manifesiement pas. En agissant dc la sorte, la commissiolt darhitrage a affaibli la situation urtdiq tic (itt inililaire eti I ni reitusant le (irolt (ltre entcndii. Lorsqtte lait1oriti ordonite ttne CIIq tiC'1e. eile dm1 donner au recouratil la possihi1it (le se iKterniincr it cc stijet. Si c'est ttecessaire. le iii iii- tai ic peilt &lrc iii vi t t (Imm er .soit osscmfimeitt petsonitel. (N" 1225, &'it la cause H. Flcitiett, (itt 17 ottobre 1945.)
NO 619.
Lorsque des instifufeurs ne recevant kur fraitenient que pour in (lune de 1'anne scolaire Tont du service inilifaire pendant les va- cances cl sonf consi(krs comme salaris de profession principale, ils ont droif i 1'allocation potir perle Je salaire caicuke sur la base Tun salaire journalier moyen (le 8 fianes. respectivemenf Je 7 fiancs (10 art. 8,3 al.), s'ils ne peuvent prouver une perfe de salaire plus leve (ord. n° 10 de i'offiee kdrai, du 10 mai 1945, art. 5, 11'r il.).
L'iithlress recourt a la CSS c(ititre litt jitgemetit dc la C0mnhissiofl tl'arhitrage. Celle dernirc. d'accord avec la caisse% avail fix6 iail(ica-
1 ion jourtialire pour perle dc salaire i 5 Franc, a l'or-
don tance n° 10 dc l'officc f6d1ral d ti 10 mai 1945 cl dc la eircitlaire ti° Si du 14 mai 1945. Le recouratil ptiteitd q tte dep Itis 6 ans. il ne liii
0 pas tit possille, par suite (le seit appel sons los drapeaux. (je SC
iivrer ä itt [in (je la priode seolaire t\ line oeeupatioii accessoire rglI- lire ei rtnhinre, pitisque lotte tentative (je se 1 ronver U:ttC sititatioti se rivlaif de prirne UIM)t'd itititic. A son aVis, l'ordonnance it° 10 dc 1 'offi cc lildraI (I0j 1 (ion c t rt' cot s ide ree cii l'esp?ce coturne iii tt so ire. Le rccourarit prtend encore (juii se sentait obitg. (iattS SeS moments (je liberfi, (1'aider ses frres (10115 leur expiwtation alpestre. 11 va dc sol 37
quil ne pouvait letir deinander liii bieri gros salaire. Le militaire ne petit pas coiiiprend re q nil doi ve Se coiitenter dc 5 franes pur jour.
Ui CS rejefi Je recours pur les motils SITI vants l)uns s:i (lleisiOn. Ja coniinission <larlutrage a claireinenf nidique ULL recourant qn ii UC 1)01! vait pas au vu des d sposifioius lgaJes eil Vigucui r. recevaur wie allocafioii plUS tlev&. Le niilitaire prtlend seu- lement devant la ( S quc ]'allocatiouu de 5 fraties pur julir ef iuui Ifl- saufe. II perd de vIle q Iii cette al ocat Ion ('St calculie sur lii hase diiii salaire niensuel de 240 franes. L'iuhress ne pritend pas dans son recours i Ja ( 'SS qul 1 aurait p11 recevoi 1' eil moyeflne pendant les vacances di CC salaire tcl (10'il a tt fix pa r la legisl afion pol! r les just itutetirs etuseignant CII hiver pcndaiit 6 A 77 inois. Cest poiirquo i, il ne sauLrait tre q uestion d'tme aiignic'ntation (Jc lallocat ion. Cette auigluientaflou) ne pourrait 'tre strieusemenl envisage quc si 1 s'agis- sait (liii salaire iii(„iisttei inoyen plus tlev« (N 1252, cii la cau se K. B nehl 1. du 16 ocfohre E945.)
N° 620. La disposition selon laquelle les pourboires des employs ocdupes dans des enfreprises de transport de peisonhies sont va1us ii 10 % des receftes des eourses constitue une J)1sompfion jiiri(lique pouvant fre renverse i la (ondition de prouvei 011 de rendie du rnoins plausible qne les pourboires sont sensiblement Suprieurs Ott inf& rieurs t 10 % des receffes des courses (ord. 110 12 de l'office ft(kial, arL ).
La cOiniiiissiofl darhitrage a cart€ Je recours q ne liiittressuie avaif !orin t ()fltre iniv cltcisioii (Je In ('aisse, civaIiiaiit les pourboires des chauffeurs de taxi t 10 % des recetlus des coiirscs. La commiss ion (larhitrage a esti nuii qtle la recoura ii te uavait pas ap porfd la preii e (Ille Je taux (Je 10 % JiC correspondaif pas ä Ja r&i1itt. La convdntiori pass&o avec In ( aisse nationale siiisse dassui raiice cii cas d'accide nt, lui repose 5(1115 (laute su r de 1 onfes auf res co nsid6rations. ne don ne aticune solufion pouir I'appl ication (III rgime des allocafious potir perle de salaire. Si les autorits conip6tentes ont fix (Julis dau- fres villus des taux mol LIS 1evs. les circonsfances u'6taient fouife- fois pas les nimes (Ellen l'espCe. I;iuieressCe ii'a pas appor16 la preiive dajis son recours qule les pourboires se caiculent de Ja niine faoii ä Ble et Berne qui Zurich. Puisque In caisse a fix tinifor- niment i 10 % des recettes des coui rses le iaux des pourboi res des chauffeurs de taxi, on enfrei iid rait Je p rineipe de l'galif (levaint la loi si les chauffeuis (Je taxi n'faieiit pas rn1t1lirs (liiis in mine ville selon les mmcs normes.
58
Liiitre.ssc ii rcc(}iir11 cun Ire cette (jcisi(}n aup r»s de la (IS fui- saiit tat des inIiues argtiiiicnts quc devant la coin iui.ssioii darhitrage. El le aJonfe t{(litefo(s quelle sappuic stir ]es affirinations des cliatif- fcur de taxi q iii 1)rten(lent qiic leHr pourboi re iuovcii ii 'atteint (jUC ) % (l(5 rcce)tes des ('Dli ises. Ui rccou route ('St iiue lIII.' uialgi'i Ja COIi uii du re fa vorahl e, 't Berne, Ie re yen u gl obal mcii s iiel ii 'est qile de
30 1 ranes. kan(lis que1le-inme rel ire {]ami( SOlI c ploitation. c'oiiipte
lenhm (j'lil) taux de 5 %. lIn iuo•mitaui de 100 lialies par nlOis en chifFre 1011(1.
La (IS a rejeti e recon i's pur les motif s suivan is
Uarliclu preuuel-. 2 ilina. du Iui'duiinance 0 'de lolfice led(i'aj. ahrog ei rcmuplaci pur l'article 5 de lordonnance ii 12. seloii eqiiel les poui'hoi res des euIplovs ocen p(s (ODS (Ic's entrcp risc's (je transport de persii ncs swif ivaluis i 10 % des rceettcs des CDII rses ccislitiic iiiie 1)rson1j)tioI1 jlii'IdI(jlle pouvaui ehe il la ('Dii- (Ilhioll (je proiiver DII (Je rcndre du nioiiisplatisihle jiie l us puiirhuires seht sehlsjj)leineill silperleurs ou infirienrs a 10 % des recehtes (Je toll rsi's. La recouraiitc' 140 (1 pporl celle preiivc iii devaiit la cuni -
(Llrl)ilrcige ni (levdllt jj ( 'S. On ne saiir:ut cuntester l es i'ai5olls (lonIleeS i lappin de sa dieision pur la conililission d'ai'bj- tage. selun lesqiiejles Ja coiivemmtion passe avec 1i ( Ilse nationale pr& eitee ('1 ]es (jeclarahl()IIS iiinlahii'alc's (leinploveilrs ('1 (je Iravailletirs dc- mnllnies des iliOVelis (Je preuve sujiisunts ne heut niilleiiieni les cai(es. I;IIdIC(it1011 duniiie pur in recourante relative (((IX 1(1 (IX (Iceordes pur les caisses. i Burne ei Bie est inopranle. ( 'enx-ci. cii cl j ('1. 1(01(1 aueuiIe porte obligaloi re p otiv 1(1 ville de Zuviel). 1 ‚iIil€ressre 110 pas rIisSi pol' l'apport de novens du preii ves (dcilarations (juli pu'its. etc.). ii reilvei'ei' d'une iilnlIi're ponr le mois pia.IisilJTC. la prisoniption p111- (jiqtic. aunsu (IIiC In ('ais.Se 1111 tu {oiiriiissait li}cesiun. lii i'eCuut(Inie est (d)lugie de s'acq tutter des r'uiiti'ilinlioiis SII 1' 1(5 puui'hoi res des ('110 nl ‚eim rs. CCT1X-ei (haut evaj ns au 10 % (jeS rerettcs (jes ('ulirses.
(IN 1237. en 1(1 eause A. \Velti-J'urrer A-G.. et 11 125ft cii la cause A. Meier. los dclix (iii 10 noveiubi e 1945.)
NO 621.
Une per sonne retraitee depuis plusicurs anii€es, afleciee ii tUre extiaordinaiie ii 1'agriduhtuJ'e, n'a aucun droit i une allocation de transfert si, depuis Sa niise it in retiaite. eile a travaiW oceasionnel- lement comme jouinalier et a Mk occiipe dans des eamps de tia all (ord. DEP (111 5 octol)re 1945, art. 31. 1er al.). 39
La caisse rccourt devatit la CSS coiitre le proI1oiic de la coinmis- sioii darbitragc. Celle dcrnirc, coirtrairenieiif ii, Ja (lCiSiOfl de ja caisse, a co, tisic16r6 joscph S. coinme tine personlic de condition d&peu- dante cl • lui a accord6 polir les jolirs oi il fut affect ii iifre extra- oiditiairc ii I'agricnitu re. soit depuis Je 10 avril 1945, Une allocation de transfert su r Ja base cl'un saiairc IoiirnaJicr moen de 8 francs. La eommission darl)itrage cstime (Jilil ii'est pas douleux que Joseph 8., indpendarnincnt de soll aetivit6 occasionnellc de personne occupc au (l(biaycmCiit de la neige, n'cxerce plus d'acfivitt rrn'u;nrte. Cc der- Hier a totitefois Aabli pur iiue atfcsl ation d(1 ivre pur .1'officc cantoii al du travail qu'il s'est annouc cmii inc eh ineur cii 1943, et s'est efforc (ic se irouver du travail. Sa qiiaiit d'hominc ne iiiii permettant pas de se piacer a ilicurs quc dans l'agricuifure. ne doit pas lui porier prjtidice. 11 est d'ailleurs prouvi ([ui] avait ii itenijon de gagner sa vie en travaiilant. Cc fait jerniet dc Je ranger dans Ja cahgorie des personnes de condition dpeiidaiite cl justific soll assiijettissemeiit au rgiine des allocations pour perle de salaire. La CSS i reiet6 Je recoiirs pur ]es inotifs sui vants
L'arfic]c prcmier de l'ordonnancc iv, 5 du J)EP du 15 mars 1943. cntrc cii vigucur ic 1er avril 1945, sur i'affccfaiioiu de la Iuain-d'(mlvre ii J'agrieullure *) prvoit que rles travailleurs affeots ii. l'agriculture ii titre exiraordinaire ont druit äum' allocation de transfert lorsqu'avant kur affcctatiou ils taient a.ssujettis au rgimc des aliocations pour perle de salai re ou de gain. ( om inc c'cst Ie cas de I'aliocation pon r perle de salaire cii cas dc service m ilitaire, l'allocalioii de transfert ne peut Ire aecordc quc .si la personue affcctc ä l'agriculfurc a siibi une perle de revcnu. Tel n'est pas Je cas en l'espce. Au vu des faits. Ja commission d'arbitrage va trop bin cii considraiit Joseph S. comme chömeur. Le 1 mai 1941, atteint pur Ja Jimite d'ge. ii fut mis, en effel, ii Ja retraite, reccvauit (je SOli ancien einpioveur u ne rente annuelle de vieiliessc de 2008 francs, plus ies allocations correspon- dantes de Vie (Ure. II n'a plus travailh dcpii is cc moment dans l'cO- nomic prive. ii a seulcinent 6t occupui quelqucs henres en hiver 1945 cl 1944 pur Je service de la voirie de la viJle (Je Zurich poiir dhlayer la neige. En 1943-1944, il a sjourn dans des Camps de travail. Dans ces conditions, la caisse a en raison rleslimcr quc mis i Ja retraite en 1941. Joseph S. n'a ds lors plus cxerc d'activit lucra- live. Le fail qu'il a it (}CCUPi occasionnellcinent ('1 pendant peu de teinps ii fkhlay('r Ja neige et (Fuji alt sjourn (laus des eamps (Je
*) Aujourd'hni abroge et reiupJaee par 1'ordonnance du DElI du 5 octo- bre 1945 sur i'arfeetation de la maind'uuvre aux travaux servant fi assurer 1'approvisionneinent da pays en denrfas alinientaires et en comhustible, art. 31, 1er al.
Iravail, constituc sinipleinent um revenn suppl&itcnfairc i sa pensiOn dci rctraiic et nimpli ie nulleinunt l'ide d'un retour a une activit lucratie. (NI, 1245, en In causc J. Stiimpp. du 16 aoüt 1945.)
NO 62.3
Lorsqu'un militaire indiqtie dans la 1'UI)riqUe (lii (itleStiOnnaire relative aux enfanis de moins de 18 ans une fausse date de naissance, en prtendant qu'il ne pouvait se rappeler exactement du joiii et du niois, la remise des allocations revues indfinient ne peut liii &re accorde, faule de bonne foi (ord. ne 41, art. 3, 2e al.). La caisse cl In COTflmissiOn darhitrage ont rcjet, faule dc boiiiic Ioi. In dcrnande (le rernise de 1'i i tres,s. Le recoiirant, ei) effet, avait indicjiiti SILU le (inestiOflulaire comnie date de linissalice (le sa fille, le
22 Septcml)rc au heu du 22 avri 1 1926. obienant aiiiSi i iidm(Sflt pour
103 jours (je service obligatoire (Iu 1 ravail. une indeniiiit( pütt r
cnfaiit d'un mottlant total de 118 fr. 45. L'hA ~ resse a recott iii ontrc cette c1cisioii (le Ja comin iSsiott darbitiage au pr (1C Ja COflhifliSS1Oii de survcillauucc. 11 pr&terid (uil a otibU In date de naissaIucc de sa fille, celle (hernire se tronvant cii pension dcpu is sa (leuxirne anii6c chez des paretits. La CSS a rejet Je rccoii rs pur les motifs suivants Le iestionnaire relatif a Lt (I(termii1atiou (Je J'allocation (Je transfert ca cas d'affcctation ä Jagricu liii re contient Ja rubuiquie des enfanis dc moins de 18 ans. Le recotiraul ne piiteiid pas qu'il igno- rait qite sa fille, £»tait (laus sa (1 ix-huitieinc anne, mais seulenicut qu'il ne se, souvcnait plus de in (laie cxactc de swi an iuiversaire. Si iüfl ficnt comple de Ja (j uestion pOse, Je rccourant devait pour le inoins savoir pic le jolur et in (laie de naissance sont ä ccl gard (1etcrnuinan1S. Si sa m&uloi rc ctait t cc moinciil cii dgaut, son devoir tait de se renseiguier stur Ja date cxacte de Ja naissance dc sa filic. Ayaiit manqu de lattention nccssai re. ii ne peutt pas, co1uforIfl- nient i Farticic 3, 2e ahina CCS. i nvoqucr sa henne foi. (es1 dolle il bott d roit quc Ja caisse cl in conimissioui d'arhilragc. ont rejet sa (lernande de remise. (NO 1264, en la cause j.-P. Balzer, du 10 noveinbre 1945.)
Ne 623.
Lors de la demande de restittition des allocations touciies in- diment, je mihtaire recevant pour im enfant adoptif une contribution rgulifre d'entretien, ne petit pas invoquer sa bonne foi (ord. n° 41, art. 3. 1e-» al.) lorsqu'au moment oü il a commenc fi recevoir cc montant, il n'a pas rempli an nouvean questionnaire. Le fait que le 41
droit aux allocations pour per'e de salaire se dfermine en Ienan compte de la familie et da ievenu, doit kre suppos, en effe, connu (Je cliacun. Dans son (Juestioflhlaire du 25 mars 1941, J 'iiitim a iiidiqu( comme enfaiits (10111 il assilme t 1 ri senl Ja charge. Marcel, Louis cl Erwin. Tahlant mir ui nouveau questioir raire rempii Je 29 mars 1945, Ja CaiSse Mablit (IUC dePlhls Ic i aoi1 1945 Je mililaire recevail porir Lrwjn. un enfant adopt, une coiiiribtii 1011 meiisiiefle d'entre- tien de 111 comintine N. Eile reciama par COIIS('(J tiert a l 'iiitirv"i Ja restitiitioi Je 241 Jr. 65 (11 iidemnits ponr eirfaiits ioncli&'s ei trop depllis (l(Ce11]bre 1943 jusqn'ei 6vrier 1945. La caisse, fenant coinpfe de Ja honne foi cl de In eliarge liop iourde Je ljntress6, adnut sa deinaide de remisc. Loffice flcra1 de 110- ciiistrje. des arfs cl metiers cl (in lravai 1 a reeourii eootre celle (iCCiSi0l] iliprS de Ja C0flhiBi5si0l1 (lari)itrage. Celle (lerlilere a carl Je i:ecou rs par ]es motifs sii ivaitts:(e serail 1101) presllnler (iii (ieV0ir dattenfion diii mililaire qiie dexiger de liii ( p Cil se sonvienne des reponses faites ('ii Soli teillpS slhr le q tuetionnaire. Tesaiiforitis outrepasscraicut ]eure droiis cii (niettant des pr1eiilions qir i ne se- raint pas c01111)rise5 par it populalioi cii g(nra1. En pr(teiidiiii que Je mii ihn re. 5i1 avail soff isainment atienti f. an init dü se poser plus tu rd Ja (111e51 1011 (Je Savoir Si Je TI]ollhlhlt vvrs6 pur Ja (011111] ission modifiait Je inoiitant des iidciiiiiits p ou r enfanis 011 sonnietirait Ja nolioti du devoi i dalteiitioii ii ii ne appreeiatioii liop sv're cl i'on ne liend toll p115 comple des ei icwistances. Cc nist pus ei 1 .1 iii erpr- lant de celle faon q uc i'on ChwaN Je versement dalincatiotis pour perle tk stilahe jod n. On pti ivieiid id se]11('Iflei1t i cc r1sliJtat ei ohligcaiit les miiifai reS (1 renfli it ii 01' fois par an ii n i]oirveau ques- ii 0110 dl
1 offiee fd(ral a recouu contic celle dcision i Ja CAS deinan-
iiunt (1 celle derni'rc don in er la dccsoii du la connnissioii dliii)]- trage et Je juger qie ic mii itaire na alicun droii a Ja rum he des al locations rciics md ciincnt La (SS a a(Jinis le itcours par J€'s 010- .
tifs suivants La ('S a dCja j ngi i mal iles reprises qu'n ii militaire eiifrei uI Je dcvoir dattciition (jill mi inconihe cl hie peuf ps par C0lis1qnent, invo ~ Iiier sa bonne foi. coiiloriiiibiiciit t 1'articie 5. 2 aJina du C(S. Jorsq ire des changenicirls so rvcnait claus Ja situation de sa familie ('1 (Je ses reveulus. i [ ne] OVISC ps son eiiipioven r. respectivenicuit Ja Caissc, cii icni 1)1 issait 1111 uouvcari quicstionnai rc. L' iimeiitaire rfiexioii ohligc 10111 mii ha Ire i faire son (ieVoir cii reinpiissant Je (liestionnaire, quc ses cl(clarations provoquent 1101' hausse 011 iiiie rcl uictioui de lallocation. La cOliimnission d'aibitragc cJic- m'mc a estime Ians ses rnofifs (jile dcpuiis Jongtemps CO =I hre dassistanec ]es forinuJaires conte-
42
iiaiit (je iiooibreiiscs (fileStions soiit soiivent icinpils (linie nianiie i ncoirecle sons qiiil v ait niaii v1ise v olotiti. \ti leS riperCusSioils. il laudrait toutefois (i1e ICS rp01i5es soieut ton jours (l0lliHCS OVeC Je maXi tnurn (l'attentioll. Ii va dc soi, q ueii 1espce. je militai re au rait (1I rtf1eh ii 't hi quest ion Je savOir si le taux (je 50]) alloca-
1100 pou r perte Je salai re iitait pas illo(li fi par je iuontaiit vtrs
par la Coiiiiiiiiiie (Ii.' N. i lit it' (je toiitrijjiiiioiis (!t'llt (ehe)) jiotil' J 'eiifanf adoptif. La Corliillissioil (Ltid)ilrage ('51) mc toiilefois qiie dails Je cas eoncrti, cc serail trop prisiinier (III (levoir (laltelition du injjj- tai lT. dexiger que Cc d e rnier Se rappcl le eiieore api's (1cM iiiüis Je la r61)onse (I0l1l)C(' siii le (1]lesliolliiaii('. (i'tte ilidilii('rC tic V011' pellt Se C0flCeV0ir 0 jtgard (je ccitaiiies riihriqn's (111 questionnaire. Lc Inhlitaire i lesprit je pjiis ohitis (Ievrait toliteluis savoli , sa l is alloil. 0 5)' lappejer des riil)ii([IIeS Sj)(ciales du j)1('1111('1' (jil stioiiiiit'. (jOC Ic (jroit 0 lojjocation 1)0(11 perle (je salaire si' (jeici mn ie CII teilt lidl comptc (je 5(1 familIe ei (je Soll ievenu. Cust a isi que si des chaiigc- uieuts ilervienuent 0 cet )Card jjsne peiiveiit mauquer (javoir leu r rperCiissiw1 sur le iliollldlit (je laijocation. (est aller trop lolil ( j( j)rciendre tute j(l I mpn dton ('Ii g(il('idij ne coliij)reii(l rait pas qii lilo' teile eXigelice j)IIISSI' ehe iiiiposi(' (t till uiilitai it'. Liiitiuie mi rail d S&' rappejer (lalitailt plus soll ol)llgaiioll (je leiliplir liii I1011YCUll (jiles- tiouiiaiie (jtlil lid pa.s fall (je Service (Ilille mailiele ililltt'r]oiliplie iiiais (julI a etc app16 pilislell 15 bis süiis los (Iraj)ea LIX d 1 p0(jt1e - -. -
i il(IldjUt'. IM al grt la cli alge ii Oj)Ton ide. ja (jt'flldlide (je iciuise (liii Ion tefois refuse. fan 1 e d u 1)01110' foi. Ieiiaiit ('(in) j)te des (ii taiices spticiales ( j 0() j la ('wo missio 11 (1 d rhii rage von jait leni r C( (11110' nialliere iii ieite (laos 5(0)) jugenient. Lidiuiiiistraiioii des centriiix (je eompeilSatil)ll peiii reiioiicer a ja rest ii IltiOli des 241 verss en 1 roj) en cousidraiit Co inoutout coniuie irr6eupralilr. (Ab, 1207. eu ja catise M. Lugi ihiihj. (I n 5 ociohre 1945.)
Ne 624.
Lorsqu'eile nin(li(jile ins dans sa (kCisiofl sur queLi iiiotifs eile so foiide pour eidmettrc la bonne Toi, une coinmission d'arbiirage ne peitt pas ace(mder la remise des contributions arrires. (iN 1225. cii 10 pa use 11.Band, (III 15 oCtol)re 1945.)
Ne 62.
C'est ä l'emplo'eur qu'il incornhe (l'tal)li r le (lecompfe des eoii- flil)lltiOflS erses par bes employeurs et bes fravailleurs (ACFS art. 15, hlr al.). L'ernpboyeur, par eonsqiieiit, est aussi iesponsable lorsque 1'ol)ligation d't4ablir d'une manii're exaefe je decompfe a 45
(kvolu par contrat travailleur. Lorsque je paiement des confribu- au
tions arrires est rclanu l'eniployeur, cc dernier ne peuf pas invoqiter sa bonne foi (ord. n 41, art. 9. 1cr al., lorsqu'il n'a pris aucune information relative ä ce (lcompte soit auprs du travailleur, soif auprs de la caisse.
L'iufiiuui osl 1'opritairc tl'unc (»xploilation agricolc. L'ouvrier charg de di riger effectivcunciif lcxploifalion reoit, con forininenf au cotitrat dcngageincnt du 4 fvricr 1942, liii Salaire cii cspces ei cli iiaftirc. JA prc'.nci siir soll salaire ]es inontants scrvant c la rtmunra- tioii de la Iflaili-(I'uuvI'c dont il a l)csoiii : lcs maladies (1(1 personnel sont ii Ja charge du 1 ravailicur ainsi quc ]es vcrsemcrnts ä in caisse de conipensalion pour perle de .saiaire. L'emplovciir doit seuleinent s'acquilter de la contribulion d'cxploitation de II fiancs par mois. Lors (1'ull contric, Ja caisse cotistala quc. dii 15 mars 1942 au 30 juin 1944, Je dcornpte ii'avait 't tab1i quc poii r Jes salaires des cm- pioys snbalteriics (valcis scrvantes) et mais noii pour lcs salaires cci esp'ecS ci en iialure de J'ouviicr. La caisser&Iama donc ii Fern- pioyeur Je moniant de 436 fr. SO de contrihutions arrirccs. Tandis ([lid' la caisse rcj ctait In ciernande dc remisc de I'i ntressd. faule dc bonuc foi, la cornrnission cl'arbilrage, tcnant (oinpte de Ja bOnnc foi sinon (Je la eliarge 1 rop Ion rde, accordait la reinisc des
coiilributions rc1amics pülir Ja pr1OdIe antrieiirc alix dotize rnois prc6dant ccliii au cours diiquel tait interveuu Fordre de paiemenf. La commission d'arbitrage partaif du fait qii'eil voulant chargcr i'ou- vrier du rcmj)Jir \ 1'igar(I du rgirne des allocatioiis poul perle de salaire des obiigations cliii Lii incombaicnt t lui-mme, ]'i nfim inanifcstait par Lt sa vo1ont d'ohservcr ]es prcscripfions des rgimcs dies aliocations pour perle dc salairc ei dc gain. Cc ii'cst donc pas ii. liii tiiI faut sen prendic si celle con vention ii'a pas icspecte. Ti ponvait, en cffet, ad metlrc de honne foi (juc 1ouviicr ferait soll (l€'VOi r. 11 iifait iiullemciit 01)1 igt. Clans ccs circoiistaiices. cl'infor- rner soit i'ouvricr, soll lageilec de Ja caissc. Sa Ioiine foi dm1 tre adimisc par consqucnt. La caisse a rcconrii contre celle (16cision ii. Ja CSS demandaiit i celle dcriiire dannuier Ja dcisioii de Ja com- mission d'arbitrage et de confi rincr Fordre de restitution (Je Ja caisse du 11 dcenihrc 1944.
La CSS cl adinis Je rccours pa ]es mol ifs siiivauits ()n pctit Jaisser oiivcrfe Ja question de savoir 51, tenauit coinpli' de la portee sociaic cl du 1)111 (JU rgiInc des allocations pour perle (Je salaire, ii serail adiiiissihlc qll 'u ii cmployeur melle par couitrat Ja charge du travailleui Je soiui (Je s'accjuitter de ses propres coulri- bulions au rdgimc des allocalioiis pour perle de saiaire. L'article 13. id aJina ACF'S. 1'articic 12 OES cl 1'article 5 ACFR prvoient
44
t'xpresstrrient ([U'11 incoinbe a leiripioycur dtablir Ic ctcompte pour le 4 % des coiitrihiitioiis ([lies rcspcctivcment par les cmployeurs ('1 les travailleit rs .L'e mplo CUr t'st di lecternent (lbiteur de la Conf- (lratiOn, respeetivernent de la caisse, dii 2 % des contributions et ii a lohligatioii d'encaisscr 1e sohle, soit le 2 % (led contributions des fiavailleurs. S'il niet par contrat ii la charge du travailleur le paic- mciii des contributioiis, il ne peitt pas de la sorte se sonstraire A cette obligation lgalc. Lemploycur doit rcmplir exactcmeiit soll obliga- lioii dtablir Ic dcomptc ii cii est responsable ei dm1. par cons- quent, s'assurer si soll mandataire scsI galcinciit acquitt6 cii fait de sott obligation. Dans le cas coiitraire, comme la CU1SSc le reRve jUS- lement dans son rccotirs, chaque crnploye.ur pourrait ilivoquer sa honiie foi et se soustraire totalemcnt ou partiellement ii son obliga- tion de (c)ntribucr lorsqnc In personne mandatce n'a pas p itscnt les icieves de compte. Lintinit avait (lone ic devoir, contrai ienieiit ä lopinion de la eoinlnission (larbitrage, de s'informer soit aiiprs de louvrier, soit atiprs de la caisse, si le dcompte avait etahli coiiforunimcnt li loi. Ne l'ayant pas fait. ii a mii nqu i soll dcvoir (l'attellfion cl ne pellt [)ilS invoquel sa bonne foi. con forrnmeiet i larticic . 2e ah- iiea. dii ( CS. La remise des contributions arri6res ne petit par coii- sqiiciit pas lu i tre accorde, coiiformmcnt t l'artiele 9 de l'or- (lolinance ii 41. (N 1217. cii In catisc 1. Willi, (1ii 5 octobrc 1945.)
No 66
Un arcititecte n'a verst sur le salaire aI1ou In personne charge (le chauffer son immeuble aucune contributi on pour perle de salaire. La remise (leS contributions arrires ne saurait liii lre accorde, faule de bonne foi (ord. O 41, art. 9, 1' al.). II ne doit pas setilement s'acquitter des contributions arrires dues par 1'em- ployenr mais aussi par le travailleur, s'tant, en eifel, rendu coupable de ng1igence grave ii 1'gai'd de son obligation de percevoir les con- Iributions.
Evi,ail des molifs La comlnissioll darhutragc a j iig (tue lintinu ne (levait pas sacquittcr des contributions arrires (]lies pour Ic travailleur, esti- mant qiic l'intress n'a a. --i in intentionnellenient in par liLigligence grave dans I'exercicc (ic soll obligation de percevoir les contribu- tions. La CSS ne peut pas admettre celle opinion. Dans son recours. In caisse a fait rciriarqiier it bon (boit. (IUC l'in1iiii6 ne pouvait pas ignorer, en sa qualitLi tlarchitecte. qii'il Litait ohligLi de s'acquiffcr 41
des (Onttil)tIflOIIS p ou r perte (lt stallt pour Ja remnnerafioii accor- (It \ la pesonne eliargit de elian ffer son immenbit. Ln archilecft, en MA L a l'occasion du lire les journanx ei (lt St renstigner de bote atit re inaniert. 1 attitlI(Ie du l 'hd im6 dojt &tre qtia1ifie, pour lt inoins, du mgl igenct grave. 11 (1011 clonc payer i'i Ja caist pour Ja putesortne cliaigt (III cltauffage (lt soll illlmtu hit Its t011tril)tIt1O11S (lt lemplovenr ei eeiies du travailltur. Inoprait est Je fait (lItt nnümt ait 011 11011 la possAflift de recoii tir tu fail out j-uridiquemen (01Ff re lt travai Ileur. En effef, lorsqlle iemploytu r, par ngligeIice giave, a maiiqu son obligation vis-i-v is de la caisse (lt percevoi 1 les cont ri hiitioiis, il in' r(poiid pas sen Ienitnt vis -a-vis (lt cette der- du paiernent (lt StS propits (()I1t1il)llti011S 1-na is aiissi dc teiles d e son tmplov (ef. (16CiSi0il iv 536. Rev-ne 1945. p. II N Ißt urt la canse X Seil ner, (hl 4 ottobre 1943.)
N° 62' Le prsident de la commissiOn d'aibifiage inge definihvernent des recours contre les arnendes d'ordre prononces par les organes compttenfs (les caisses de compensation (OES art. 21 bis, 31 al.; ord.
110 21. art. 4, 2e ah).
(N" 12 27 , tn 1(1 (011St II. kol)tlt, (lii 17 ((ttol)it 1945.)
B. Dcisions de la commission tderale de surveillance cii iiiatire d'allocations pour perte de gain (GSG).
1. Cliamp (l'application.
N 536 :Nol t011 (lt < Ii iidtist itt. (lii coniiutret et (lt lartisallat .
NO 537 pioftssioiintl (jUlie ach vit (1 litit cuilturel.
2. Obligation de confril)uer.
N 53s I\leihie U1dSelllill de la fannlit travaillant dans i'txpioi- hiltioll.
3. Allocation pour peite de gain.
N 539 : Allocahion siuppleintuutinit : notion (III htsoin. N 540 : Reduel 10(1 1)0111 tauSt (lt « niet iitn it positive
4. Pioc&lnre.
No 541 : ( 'oinpufeiict de la cornniissinii darliitrage. N 542 : Resi itiitioii (In (IdOl (lt rtcOtlrs. 46
Remarques prli mi nai res.
La dcision in 556 pr&ellte la sil uation sn ivanle : Plnsieurs oliVrierS tlavaillailt (1(1115 la ii1i11t lal)ri([Ile, IlahitlIlt il eilviron
50 km. (lt (CII' deriiii'e. Ne (l ispüsa iit pas (lt lilOVeils (lt I ransport
pour se renl re i leur lien (lt travail, ils cl1arg'r(ill lun de leiirs tol R'gues (lacheter ii ne atitoniobile. inoyen iiant cont rihut Ion de cha- ciiii eI cel Ili-ti col1dnt chaque Jour ses cainarades an travail it los rainiie le soi r chez eux. ('es derniers iie (lfidVellt je proprulaire (le lanto quo (lt er (ttpellseS (lt hellZille. liii il(,. etc. ('es frais sont r(partis par personhle. La ('S( devant tranchei' la (jllestioll de las- siijettisseme'nt le cette activit' au r(gime des allOcoltiolls pour perle (lt garn na p115 ('Sti1h1( (jtit celle (lerIhil'e r(ntrait (laus le cad re de I I lindnsirie. du CO,nfllerce ei de Iartisan al On an rait p u ad niet ire. seloll la (SG. wie MAI eoniinerciale (qit ii ail ('II 011 11(111 od ivite \'
liicrative) 51 je proprataii'e (je lalito stfait oltert i transporter iii! iiniiihie 11(01 liinit (le persolliles. Tel ii est tepetidant p(15 le cas. 1 rsnite de li ([(lt la part icipation a lix frais des eollgnts ll(' tollst II lit IllIllelilent lt prix des courses a proprellhellt pailer, tiais 1)ivil alle prise t eliarge proporl ioihll ('1 lt (los frai s. [inc pummne (le c011di 11(111 indepeIldante peiit tre assujetile, seloii larticle preihlier. l e, (1111111 A( '[iG. an rligi ne (leS allocaij011s pulli perle (le gai 1 sout CIlnhme agriciilteiir. uiidusi riel. co11inler'ant ei all san, soit iors(fil'el le appartueiit a lilIe J) roleSsioll lihrale. Dans 1(1 (leCisioil Ii 35 la (SG 111011tl'e lilie lors(j ne ied,ienr ei le ridudwir (11111 10111'11(I1
5 bis.
lId peIlt pas (trc ronsid i rd COlnlfle jonr!lnhisie seloii lartiele l' alin(. OEG, il laut reeliercher si 1 doit tre Fll( (laus lindiisii'ie, le eoinnierce et lartisiniat. ( 'eile (Ilstunetion ne julie alItUli rote 1)0(11 lohtiguitioii de contrihiier 10)115 Ii selileilhent lilIe port e pra- tique pour le (l roit a lallocation si Id mill aire na piis (1 exploitaf 011 (!ocanx et illstatlatiolhs). ( 'oninie exploutaiit salis exploitatioii, il ne peIlt dans cc e(Ls-ll recevoir Cilelill seeoilrs d(, xj) luulatunn. taildis ine los personnes apparteiiant (ItIX prolessioiis Iih(rales re('nivellt toiijonrs le seconrs (l'eXploitat 1011. (juelles (1 isposeiit 011 (1011 (lillle eXplüitat iofl ()EG art. 15 1er). Daus la (lCiSi0hi 11 557. la ('G r1!)te Cd qu! HP (lisait djt (juliS la decisioii in 556 qlle lohteiituon (11111 gab liest pas line eoiidutuoii eSeiltielld pulli' lass(ljettisselllellt C(Il1iliIe dXploitaflt. La csc; a j ngl encore (jue lii P011 isuite don bui ('11111) rel nest 1101- leinent incoiupatihle avec cclle don bni lUcl(Ii ii. S ele lilie activi t& CIII Inreile 011 scuentifique (liplOye sa Ils alidllll 1)111 1 ncrati f peut 'tre eX0lIIre de lasslljeftisse nleilt au rginle perle de gal II. laute dach- vili Ilicrative. (Imme la CSS l'a deja jugtii (1(1115 (Inc (licusion aiitirieure (cl. cila- 11(111 (jUlis le texte (Id la dicision), la CSG 0 t51l lhI !galellIent dans 1(1
417
(hCiSi0i1 11 534, (till' lcS inciiihres niasduhins de Ja familie IrLwajlIw1I dans I'exploilation sollt toulours assujctfis au rgime des a]Iocafioiis pour perte de salaire, dans la inesiire oi ils reoivent un salaire cii
011 en nature. Potilt n'est hcsoin de rcchcrcher s'ils se trouvciit
out 11Wn dans un rapport (tcilgagcl!ient vis-a-vis (in titulaire de 1'expioi- tation industrielle, artisanale 011 coninicrciaic oi ils travaillent. II fallalt (ga1cI1icnt j ugcr dans celle dcisioii la (luestion de savoi r 5] leS sltlaircs allt)tics pur la fituknrc T une cxploitafion ä son 6polix y travaillatit C0tflmc col!ahorafeii i. sollt souinis t fohligafion (je contri- buer 5c1011 ic riginic des allocations pOur perle de salaire alors q«ils liavaicilt pas M6 considrs comiiie frais d'cxploitaiioii par i'adniiiiis- tration f kraIc des contributions lors (Je tu d&tcrmination de l'mip1t sur lcs bngiccs de guerre. La circuhairc n° 69 de l'officc f&Ira1 dc iiidnsiric. des ans et rnticrs ci du travail clii 30 novcmhrc 1944 ncst PiLS apphicahlc 1)011 r (JcIiX raisöns La circillaire 110 69 purJe sculcnteiit (los salaires ou des pniScs de henei iCcS (I€'S so{its coiiiiiic'rctulcs ('1 c00!)ral ivcs, landis q «ii s'agil. ('II JcSpcc, (Ililic lilis011 50ei01c individuelle. En second beil, celle cir- citlai n' CWIIiCiil seiiletiictit des rglcs perilicitalit de prcndrc en consi- (lcrati 011 des J) riscs du,nh ficc a cche.s. Cc qui n esf gaicm cnt pas Je (aS t'ii 1cs'cc'. 1 es inoiitants vers6s au marl, dans ha incsurc ou il s'agit dc nim un6rai Ion pon t Je iravuil fourni, hoi vent tre cons.i(Icris coniine salaire ei SOUtIliS it 101)1 igation de contril)ucr SciOli ic rigin)c perle de sa laire. l)ans iii dicjsoii ii 559 la CSG avait a S'ocduper pollr iii prcmire fojs de Ja (luestion de savoir 51 litt militaire versan r€guiircmcnt ii S011 CX-fellllflc. Stil la base (hin j tigcmeni de, (Ii vorce, iLnc Pension ah- iiicnfairc, a droit i1gillcnlcnt ii Tifle a lloca lion •sttppletneiiluiie 51 les ne ST uns p rop 1eS (Je la lcnii ne dp assen t titan i festeme n t ]es imil es du rcvcnu privtic's ii l'urticic 7 de i'ordoiinancc n° 51. La CSG na Jias admis cc droit ä ii ne allocation supplmcntaire. Les (lispositions des nigmes des allocat olis poiir perle (je salaire ei de garn lient, en Off et. lcs organcs de ces cicrni'rcs. Le jugemcnt de clivorce I1'apparait en l'c'spcc cjuc cominc Ja prciivc d'ulie obligation Jgaic d'enlrcticn. ( dIe dcrnire n'cst seiilcmcnt iIlunc condihon dcvant &tre rctnphic paul (Iii Ulle allocation soll vcrsce. La (ieuxiunc condition, soll quc Ja feinnit ti'cst pas en lncsurc de suhvcinr clle-inmc A Soll propre cntrctieu, iicst pas rcmphie cii I'cspcc». Le d roit ii inc allocation su pplcmenlaire tomhc pur Je fujI mmc (cf. ä cc sujet ]es dcisions dc Ja ('SS nos 107, 109, 127, Revue 1941, p. 26, 29, 92). Larficic 5 ACFG prvoit (jiic l'ahl(ication p011r perle de gain dutt cc rtl till c ott vcntueJl etne UI sU pprnnc si l'aJiocation met mani fes- lelneiit ccliii llui y a droit en mciileure poslure quo s'il n'dlait pas en Service. c'Jon cc ll1'li1c anticle, ]es somiiics payes indQrncnt sont rccoiivrcs Pur la caisse 011 c0mpenses lors du prochain paicment
48
lartieJe prciniei' de iordonnaiicc ii" 41 eit. ilaits cc cas, applicahlc. Dans la (lCiSi0ii n° 206 (Reviie 1942. p. 562) d u.iii . et alijoll rdhui du iioiivcaii dans la (leciSioll i 540. la ( IG reconnuit en principe ic cl mit du iii Caisse (lii ieiiibourscirieiit des allocations indiucs, La CSG a fug tuitteluis q ii'u iii ri1i1 iiction ne (bit )iI5 't re opeI'e npre.s C0i1/) p ar la caisse si (die (ieVail ftteilIdre Je n Jitinle dirne niaiiire par liD!) dure. Les caisses doi yen t. en rgle giira le. r(liiire lal bocat nil a vant de In vci'ser. Les cxploita als qiii pr(tendeiit 0 vuir druit ii Ja 1e(InCIion de In con Iribii / ion pei.sonuelle (Di vent en Lii ic in deniande i la caisse t la- siiit (hielte ils sollt al lili«s ei appnilcr In prenvc (Inc los eoiidiiions icfll plies en Iocciirrciicc . l,:i caisse pieiid lilie (leiSiOfl solis icscive (lii rccours, aprs clviii r invnt lciicj oele ilecessaire (ef. ord. n 48 art. 2, 5e ui). S i Ja md nctuoui n'a pas A6 ileinaiidec ä la eaissc (dcision n° 541). in ('ouiiiiiissuoii (ial'i)ilmagc ne peilt. cii prciiii'rc iiistancc. accordci in r- (luciloll (flic si los Laus sollt etaLlis elaii'eiiienl. Ii iallait appli[Incr cl)
i'esp'ce Ja inaiire de voir de in ( S.(e Ite (Ieriiicre avait jtig dans la dcusuon ii 55 (Revue 1941 p. 501 qne. (laOS co car lci dcision dc la colnlnissioii cl arhitmage doi 1 Ire. en r'gi e g(ii raI e. lavoral d (- au '
(iel)iteiir (je la cnlltl'il)litinii. Le )riVikge qitib alnait cii dtre nii.s ciii
b&uhe dune dcisioii lavorahle dc la caisse ncst aini pci perdn. La (G a il(jci jng6 dans cleiix dcisunns (ii 101. Revue 1941. p. 112. (t ii 525, Revue 1945, p. 355) j11 liii inilitaire (1011 se soncier de laie suivre sa corrcspondanee all Service uinliaic cl (in ii ne peut oli(euiii aiicune ies/ilu (ion de dlai. si Id nest pas Je cas. Pareil p ii uci pe tat g:dcmcnt applicahie (dcisinn ii 142) si Je mii itaime charge un tiers de puend rc sa eomrespoiidaiice et de la mi faire parvenir au Service miii- tairc. Ui Icnite du inauidataii e dans icxeeiituon dii mandat s l'gard des tiers clojt tre inise ä In ellargc dii mauidniit coninie s'il s'ngissait Ic la s i cii ne prople.
No 536
Un travailleur qui transporte ehaque jou r en auto ses colkgnes lendrojt ou ils tiavaillent enseml)le et les ram'ne eliez eux, le tont contre rdflluflel'atiOfl du prix ordinaire de la double course par per- sonne, n'exerce IMIS uine aetivii ientrant (kulis In notion de « l'ifl(lUS hie, du commeice et de 1'artisanat >c et West pas. par eoiisqueiit. assujeili au rginie des allocalions pour perle de gain (OEG. art. 3). Plu- Le reenurant luaiiute A. ei tmavaille dans n ne fahri(ue a B. si(9irs owvriei's (le celle dcrnire hahitent a C cl 1). Comuiie . in station .‚Ja pl us proelie de kur (lolfliei Je, se trotive ci iiiie (1 istance (Inne heure et quart, ces ott vriei's nut che16 du seiitraider. Le recon rant s'est achetiS, moyeiuiant iiiie contrihutiou respectivc de chacn ii du ses colliSgues, une grunde voiture atitomobi Je avec laquelic il trans- 49
porte rgui ireirieiit res deriiiers i Icur heu Je fravail. Le frajei (st (1e 48 km. Le prix des coii i'ses a Hi Axt Je teile sorte que Iiiiteresse ii en i'etire aticun avaiifage el qiie ses cOiRgues ne paielif pas trop ('hei'. Ji ('St (Je 16 franes par personne potii' 14 jours et arrive juste cou vri r 1 es d peiises cmi Null es. notaminunt carhut rant. Le cci Je Je
1 ecoii rauf. cii sa quIN6 Je m6eauieieii. effectue hii-m&iiie Jes
i'cpa- iii Ii 1)11 S Par (Jcisioil du 23 jailvier 1943, ha caiSSe a assujeffi rtroacIive- iiieiit je recoui'aut au i'tgiil1e des ii Jocatious pour perle (Je gain ä i)arli r dii lee j i lief 1940 et iii i i'6c1ama Je paieineut Je 86 fr. 25 de emil rdititious arrir1ieS. L nteresst avant i'ecourii eoiitre celle (ici sion. Ja eommission (l'ai'bifrage (carta soii recoui's le 18 mai 1945. 11 i'eeourl cotil re celle dcision aup r's de la CSG. demandaiit d&tre ('Xonr6 de i assujettissement OH si M US devaif f i ro prononch iiIecc soif seuienieuf d is Ja cIcisioti (Je la CSG. Ei demaiJe gaie- ineuf la rernise 6veutueile des confribtitioiis arrires. I,a CSG a adilliS Je recou rs. ('stima uI (IUC 1'i n16i'ess6 ne (bit pcIS bov assu,jetli comme expioilaiit au rcgirne des allocal was pou r perle cic gai ii. Pour Ja priode aiili'ieiire a lenI re cii vigneu r de i'arrt dii ('onseil fdra! du 3 avrii 1944 (liii a nofammeut feud ii ie champ dapplieal 011 du rcgime (1e5 aliOc(Il nils pour perle (Je gut ti iiiiX enfre prises Je fraiisporf. Je recours uloit f Ur admis. A iappeu(Iice Je Jor- (lolmalice iü 9 lii. L. aufrefots cii viglielir, les propriltai res Je taxi etaieut certes (Jjl'l (Jsigi1s cl Ja ('SG avait Ion jours eslinit :Iile ]es proiessious non (Iisignues (laus J 'appeudice des groll pemeuts profes- sioiuilels, mais offraui des a naJcgies certames avec las professions c'xpressuieut meulionilees et prseutaut nu earact're ai'tisanai et cominerciai. (Jevajeill Lfre asstijetties. L'eXJ)loifatiOu ciii recori rauf, si i'on petit la quaiifier ai isi.offre touiefois moi ils d'aiialogie avec une eulreprise (Je taxi (j u ' avec eeile dii n cm cessiounait'e pdvi il'auto- postaies pur exeui ple. Lu i'eCou taut ne fujI. cii effet, pas uiinporte q u elle Couit'se (1 itinporle lilie! iuioineiit (Je 1(1 ‚joui'nee pour umipoi'te (mi. Les coucessioilllaires Je con ist's automobiles selon i'A('F chi
19 iiicii's 1929. uctaicul toulefois pas aVauf Je
(Isstijettis mai 1944. (in peut 6galeinent se ilemandei' sei'ieirsenieiit si. po1' Ja pirioie posl6rieiire an 1 mai 1944. Von peuf parier Tune expJoitafiou corn- miterciale suscepl j hie (Jt re asstrjettie. ltcoiiomiquenient parlaut, il
5 agil cii iespce Je niesures (iellfrai(ie dc (lie1qIies ouvriers qui,
faule Je Jogerneuf, tue peuvent veilir sillslai 1er ä B. oii ne lx' veuleul pas pour clauitres uiotifs. ('es ouvrierw la p!upai't ('11 I'arsoil kur äge ne peuvent pas uffl iSer Ja bicvcietie. 11 appei't incou- testabiemen 1 du 1'aftestation clti sviuJic (Je A. quc J'i ufei'ess ne retire auen ii avautage de sou aetiv it. La CSG a sans cloute (Iiji jug q ne Ja poui'suite il uu huf hmei'afif mi'est pas ncessaii'e pour quie Ihn ait affa ire i ii ne exploi alioii indrist riel Je. artisanale 011 comuierciale.
50
Mas. cii L'pccc. il fuiidrait 1)0111' ic Ii10i!IS (jilt' Ic r1'(OlI1a111 51' liii odrcss au ph1) je. ('cia ne 1)ara1 pas di'voi 1' ti'c ic cas cii icsjicct'. [ activ116 ilplOv(c pa r iinti'css(sc d istiiig'iic ego lt'nieiit (ic cci ic (lus Coop(i'atives ('Ohillt'S cii tu icinuiii sotis ic iioni (ii' cll)51 hilfe- geii 55c115('iva{tcll qui soiit cii priocipc tissiijcttic .S i oiicioii liii \L1
chatIlle 0111' (10115 Soll itiito lT SOli 1i(tl de tl'd\ oil et st'ii ehcz lot du la iiinic fa'oii, il iicxislt' ('('I'loiii('ilicill j)115 um , 11('livit( o'olnuicr('iic iiiinc si par 1i il fail ii utic ('litreplIsc tlt' lriisporI (c51-a-(lii'c I0l'S(jhle j)ii: it ic hiiülilillit (it'5 priX des ('Ohll'sc.S (Ici'lii&rc. A juliS forte riisoii, eil va-1-il du in&iio' t('ililppc (1 ('eIle ior'sqliii sagil ('0111 lOt ('Ii icsj)c'c. (ic ([hl('l(jilcS 0ilVi'it'ls (jhli ('iiipiwt't(t lilie (lllloil101)ilc citiiis Cc hoI, silos toiitciois jiic ic piihia' ('ii 2'1i(riil sc sct'Vil' (II' (1' (noVell du ii'tiiisporl. ()i nii iiiilic- ait la j)oSsihilile (II' mciii affaire (laoS cc cas i iiiic ciitrcprisc du irtuisport. ii' prix tit' iti
ourse ii CO t'sl n pi'ojii'cnn'ol Pl'1' p as 110. II siigil (linie j)iii'liCij)ii- lu 0 l'c('ciiliil 10!ii'Tiil' lhhi-lilelile lioii U11X fi'ii't. l,(' fall earl)hhi'tiii t iiinlj)lejhit' lihill('liit'iil lcxislcncc (11110' a('livilc Ic iiit'i'C cohirst's aller ('ohiiiiic 11' l('('ohii'alll ne rein' 011(1111 profil de ces suhvt'iiir aVec Soli salaii:e a (t 1'ctollr \ R. II (11111 (1011. j)ar allielul's, (kille familie (ic (IIIaII't' elittilits ('t (ii' St'S pai'cils, oii iclili'eticll j)0S seil- tiiirait (NI pool' Ic inoiits. cii Lissiijeltissaoi. lii 0(001(111' 000 ('eile des lciiieiii la i'cmise (lt'S coiitrihiilioiis ari'ici'ces 110115 ii1lSI coiit l'ii)(liO)liS ('011 rau lt's. J), Gerber. (in tiovcunhrc I941.) N I2'. cii iii caiisc
No 537.
piofes- 12d dHeur ei le ri(lacieu r d'uiie rev ne exeicant soll aeii%it( ieiit est aussi assujc!ti comme expioltaiu t au Igilne des sionnelleii bot tiil- allociitions poHl pede de gain lors(Iue Iii revue i)oui'siiit un Itirel ei ne (lOnfle heu it auicun l)flfi(e.
(i1si I'ctlsc (lt le i'ccoii i'ant t'st i'tciactciir ei ediletir dittic t'cViic la bis süti ile cl itioi'ulc. prollIollvoi r iiiiStilhil'iii 01! diiuie e('olioioic ii S011t 1011 vcrts pal'liellcili ciil par lt's tii)olilie- Les fi'ai (ic eetic l'&vuc nicnls (ils (daiciil cii ‚jiiiiict 1945 de 40). Ia plus gi'aiide pai'lic du (jtli lt capital sociiil 0 cli" appoi'tc pur ii' 11(011 raut lii i-uoC'me hIll (1011 du touiclois ii ('eile lii cl ii lilie (1€' ('Ohil!'d)hllioil v'oloiitaii'e ii'aiies. tu ccrlaiii fl01i11)1'e (le persoollol ies si!ilil'cSsa Iit \ 500 2000 besonis poiir subvcnii tr'avuil liii oul fait diffrcots dons stiivaiit les a SOli ciili'cticii t'1 a ccliii (II' SO familie. ('es pei'soiilles ont cg'al('lnciit j)1'is a leni' ('htil'gc lt (lelieit veiitiicl du la revue. 11
Le 4 avril 1945, la caisse a assujelti l'int ~ i-e,ss6 cornnie &liteur au r6girne des allocations pour perte de gain. 11 a recouru coiitre celle dCiSJOII ii Ja commission d'arbitrage prfendant quc cc nest pas daus un bitt lucratif qu'il dite sa revue. Le cercle des abornis est (lailleurs trop restreint pour qu'il puisse en tirer liii avanlage rnal& jiel. La comnhiSSioil darhitrage ayaut confirnn soll obligation (Je conlribuer, Vint6ressc s'esl adrüss ä Ja CSG disaiit. ä 1 appll 1 (Je Soll recon rs, que ja revue pon rsu it un hut ciiltu rel ei scicnlifique et quelle ne peul liii rapporter CIa fait notamment que soll rayonnenient se hin ite ä tine pelite partie (Je la Suisse.
La CSG a reeb le recou rs par les motifs suivanfs
Est assujetli au rginie des allocations p0111 perle (Je gaul quicon- quc poursiiit une activit lucrative indpendante. Les personnes n'appartenant ni \ l'agricultiire iii aux professioiis iibra1es rentrent (iaflS l'iliciustrie. Je conhinercc ei l'artisanat au sens 'dc i'article prenhier. 1°' alina, ACFG. et (Je l'artiole 5 OEG. Le recoiiranl comme per- sonne exerc,ant alle profession libraJe doit eIre 1rai16 comme jour- naliste (je profession principale si. sans lre ii pur an engagement envers une maison d'ditioii, il public rgiihiremeiit des articies dans Ull 011 plusieurs journaux ou priodiques cl lire de cette aclivit plus (Je !a molti6 (Je ses revenhis (OEG art. 3 bis. 101 ui., li t. g) (cf. s cc sujet Ja decision n° 512, Revue 1945. p. 466). 11 est iiicontestabie qiic l'inlress6 contrihuc par ses articies i Ja r&Iaclioa de sa revue.
11 ne lire, ca revanche, aucun reveiiu (je soll activit rdactioiinel1e
et ne peut &tre (Je cc fait assujetti comine journaliste au rgiine des iliocations pour perle de gai ii. Reste encore i examiner la question (Je savoi r si le uecou rant doit re assujetti coiilnie exploiiant au rgime des allocations pon rperle (Je gain. L'inLress priend que piliscfu'i 1 ne gagne nien avec sa revue, il ne I)Oh11'shiit auctin 1)111 1 iicrati f. La CSG a (ljl j11g claus des (ldcisions aiilrieures quc Ja ponrsuife (l'llil bt lucrati f n'est pas n6cessai re ei que Je sen 1 hut (Je peI'cevoir rcgulireineiit dc l'argen 1 grace son activih permet d'assuJettir une personne. Peu importe (Inc celle activit rapporte on uou finaIeinent quelque eliose. La loi n 'a pas prvu i 'exonration de i 'ohligatioii de, coniribuer d'une per- sonne physique 1)0tlrSu i vant tin hut dutilite pab] irue m&nie si eile ne poumsuit aucun hut lucratif. Si wie personne phvsique acconipli iinc t Ifiche culturelle 011 scientifiqiie sans neu recevoir. eile n 'exerce ainsi aticune activit iidpendaute. 1 .e recourant ponisuit, liii, des Miides i Ja fuis SocialeS et inorales tendant ä proinoimvoir lide (Je cOiiipdn- sation et poursuit anisi liii hut d'util it puhlique. 11 rcoit 1 celle fin des (JODS Cli espces cl cii nature 511 ivant ses besoiiis. Les al)onns payenl Tailleurs Je rnoiitant (Je leur abonnement. Oii ne peut (Joiic 52
ernent un hut pas parier en ]'espce d'iine activit poursiiivant uiiiqu (l'ntilit )ub1ique (cf. i. cc sujet la dcisio n n° 454, Revue 1945, p. 129). dojt done trc assnje tti au rgime des allocations Le recoiirant . Les reven us tirs de pour perte de gain pour l'dition de sa revue celle activit •tant passablernei it restre ints, il peut adress er ä in CaiSSe une requte tenda nt it la rducti on de, in contri bution per- sonnelle. (NI, 1552. cii In cause E. Ernst, du 7 iioveinbre 1945.)
No 538. oitation de L'poux qui travaille confre rmiinratioii dans l'expl assuje tfi au rgime des alloca tions pour perte de salaire sa femme est dans 1'expi oitaiion comme rnembre masculin de la famille travaillant j(r al.), sans gard au Yait que son salair e n'a pas (ord. n° 48, art. 9, e frais d'expl oitatio n lors de la dterm inatio n de
4 considr comm
I'impöt sur les bnfices de guerre.
Le marl du in recourante a travai1I jusqu'au )Ii1itCii1pS 1936 Coifllue rnaitie-ferhlaiitier. Le 18 mai 1956, A la suite d'un concordal. in raison social e fut racIie dii regist re du comm erce. Le 21 avril e du comm erec (oflhlii(' 1937, in recourante se laissa i iiscrire au registr n dividu elle. Par in mme occasion,
1 ilulaire dune raison sociale i
duelle hit cllmv re i son poux . Lentr eprisc a proctiration indivi sons la iiouve lle raison continu6 d'tre exploite jttsclti'ä union rd1i iii s cci al e. l'impöt sur ]es i)aris son recours contre 1'estiination i la base de sse prtciid ait (Inc Soli I)&ufmces de guerre pour 1940 cl 1941, l'iiitre 1'gai d'irn tiers cl que son salaire (12 000 francs man tait employ ~r6 non comm e gaul net mais comm e frais etivmron) devait &tre coiisi(1 1'adm inistm 11011 (I'cxploitation. Par dcisiou du 27 iiovembne 1944, fdra1e des contributioiis a re.jet6 son recour s. , la nestitulioii La recourante demancla en 1'occurncnce ä in caisse s pour perle de salair e iaycs sur le salair e vers des contribution In caisse a rejet sa son marl. Pur {Iccisioii du 15 janvier 1945, ragc. se i in coinin issioii d'arbit iequte. La recourante s'tant adrcs n jet6 son recou rs. L'intrc ssc attaqu e cutte deisio Celle dc rn 1 re u i-c. f&l- que I'adin inistra tion devaiit in CSG, faisant valoi r notamment effcctu6s it son rale des cojitribuiions avait jug que les verseiiients des salair cs mais des prises de bnficc . L'admi- man ii'taient pas avait exp ress6m ent refns ii ist ralion f&krale des contnibut ions ement . La recou rante est ne qii'i 1 (I'admettre I'cxistencc (l'U ii {ngag it d&du ire de Ja dcisio n de 1'adir iinistr ation fdrale faul certainemci son marl ne consti- des contnibtitions que les vcrsements effectus i tiient nulleinent une, rmunration pour une activi t dpen(Iante. Les la circul aire n° 69, du 50 noven ibrc 1944, de motifs invoqus dans 53
loffice f&hral (10 Fi ncl us rio. des arts ei nitiers et dii travail sappli- (jilelil (ga leinont ('i) ('S1)C0.
Ja ( 'SG a ieje( Je recours par los inolifs suivauts [es traitements et los salaires des fit Ulailes dexploitation ne sont ims (oiisjd t"s coninie f r ais d'exploitation selon 1'a rticle 5. ler alina Farr At6 du Conseil fdra1 du 12 jallvier 1940 stir Ja pelceptioii iliiii impAt fdiral stil los hnfices du guerre. Seloti in prati que de Administration fdraie (los cont rihiitiiiiis. cola ( St ga1e- nieiil va lahle pour lo salaire de In femme. 1 e viiritable titulaire de 1 'exp loitatiou, cii l'espce, OSt cetta i nement 1(1 !eiliiiie et non Je liiari. ladini ii ist rat ion fdii le des e0iltril)iitions a copetidant jug qiie le salaire du niari ne (lovait p a s noii jlns rentner (1(1115 los frais dex ploi-
1 at ion. 011 110 peitt tontefois firer auen ne consquonce de cutte d6ci-
sioii en ce qui (O1i0t'1I1C Obligation de cotitnihuer selun lo rgimc des aliocations polin perle dc sidaire cl de gain. i]obligation (10 contni buer (los mornhres inaseiiljns travaillant (1(1115 [exploitaiioii So troliVe rglo i lanliele 9 (10 loniloii iianco iv , 9 et i lartiele 9 de lordon- nance ii 4ft Lorsqui sagit (Liii inenibre masculii de l'exploitatioii il sullit (10110 ([nu eo dernior ieoive an salaire cii espces oni en natnio poiui ((lilI soit oh1ig6 de Sacijuitter des coiiiiihiitions. 11 liest pilS ne(l(SS(lir(' q iiil existe liii engagement selon le rgime (los almen- linns poimr ponte (10 salaire. l.article L1 alii6a. 10, s(l(ni lojnel, fatite (Lngagemn(ilt. il nexiste flilS (lassiljettissemellt. nest applica- hIe iii aiix niemhres fminimis de, la familIe travaillant dans l'exploi-
1 afion (ef. ii' 22.Re VLLe 1945. p. 59). Sa ns doute. Ja nofiorm d'engage-
iiient selon Je nigi ine des aliocations pon r perte (10 sakn ne iiesl-el!e pas In memo qne celle (In (lroit (los ohligations. Le marl de 1i reco1- r11110 ninni qimil ost de Ja procuratiou se troliVe meontestiblenirnt \iS41-vis delle (lans an rapport dongagenient selon Je rgirne des iillo((itions poimr porto de salaire. On i10 peimt par cons&jnent. pas faire im ne oxeept ion i l'olligat ion (10 eont ribiier PVIIe par co rgirne, (1n fait (In(, Je salai re na pas cahM conime frais dexploiatiomi p111 Iadiiiimiistraiinn fkrale (los eonfrihimtions. II liv a pas dohstacle cc ((110 Ic miric poste soit considr conune b6ntfice par 1'i1flpet stir Jes Jvnfices (10 gnomre eI enmnmne si1 i re par lo rgirne des al lo- ent iomis pollt, porto de salai re Dans ce dernier. le 1gisJateu 1. (ii effef. a xonlu 6tundru ponr des raisons (10 so] idarit l'obligatioii de contri- buer an x nionihres de 111 faniil le. II n'cst au demncu rant pas ton jeim 15 facile (10 (Ii 10 51 cos derimmers travat leni en commnuu (laus lexploita- tioii 011 sils so troii veiit (IaHS na rapport (lengagelndnt. Cu miest d'in 1- leurs pas p' hasard tjimc la rocon ranle i nvoqno l'inipt snr los bn- fjs de guerre et non iimpöt cantonal sur Je revonu. i)aiis limpöt sitr los IJ1iIiCOS de gnerre. Soilles lOS persoiines (Je eoiiditon dpen- (ltiite ne sont pas sonniises i 1'imnpöt. Si Ja recouramite avait compar
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j)ellr 101)1 igatioli (11' (' liti'iI)lli'l' lie1011 le i(giiiii' (II', 111 beil bus polli. que tit' salaile 11VCC IiIiijb('ii ('iliitolilll. c1 1u 51' Se1dit r ündli rentre egaleiiieiit pas , (laOs ]('5 j)011 1' (e (lel'iilrI le salail- u clii lllilli UI' frai g(tiiiaiixi. Si loii 111111111 tt'l:i. Ii' iiiii (bit 5bi({l1Iiti('r 'les illlflOts
Stil (e 511111i1'e. (1' (lCiIiiCl deviiiit tre colls iUre coltlliii' SOTi l'1'VCIi (Jliiinens1ei,i. ebi\\eizericlles )ie1ielIe(hi. Rul 1. p. 240). [e laut qiie It' Ibitiri 51' siiit eiiiHe Stil' soll siiltiirt' clt' liiiijot ('tilitOlitil Stil' ii'
011 (jblt' Cl.' Salahle tut etc C0llSi(lele ('0111110' liii lieii(iiet'
(II' la VCVCtiIl feniitte. liiittplicjile itiilleineiii lill('(' (lIli' II' l'1'eoi11a111 III' (ICVItlit p115 saluire. Iii ('0IilTii(I1CI1O II .saepiillt'r (ICS ('oliiril)tlliolls polir perle (II' iii votjit(t' IlexiStI' ptir eoiiseiieiil 69 (IC 101101' ltloj)erllitl ('St (galeItielt1 II.' 1t'l1V0i 0 lii ('liCitliilb'(' lt lebleral (lt.' ]iiiIiisliie, ilt's ttiIS ii lii(tiel.S cl (III IrliVilil. (elli' der- hielt.' C hieeltie ii Iii(jilelfll'Iil lt's prises tlt' l hi(liCI' eaches ei la fa'ott (10111 ICS ('hlvisage lillipol sitr !es ('ollj)olis. (111151 (lilI' l(llliij)iiüll du hases (olitlllillll'S bit rla peieepltoii (he ililj)0IS. (111111' part. t.'t 11('S eolbllthiiiiohls. II 1111111' part. i(illlllillistrittiolilecleralt' ult's eotttiihii - iiüii-i 1)11 pas C0l1sideIe ('lt lebtp'e(' II' Salatre (lii ihiori contim' des plises (II' I)('It( litt' (i('ll(CS. 111015 ('III' heil 0 11011 liiS pas 1)("l(' Itt (II'- llilttit)il dttits iiiie itiestite (l(t('l'Tiiiiie('. ('oit)itti' hais gh)liiix. L11 cii-
111110 III' ('011('('Ilte (g(il('lit1'hiI (jio' ]es plises (lt.' I)(i)e!ict.' (10115 les So- 011 10' p1111 iiiilleitit'itl tissiitiilei la j)l!S1' ('lt ('oiiSi(I(rbitioii clt' 11111' pel'S0flhte pises (lt.' hehifie's (11111 directuur daiis lilie socitt. l avue la prise t'ii 11011 ettsi(leitllioii fraiS IL'xploilltliotl. (lii
Stilaii'e (lii fitttlaii&' 011 (11' Soli to)lijoiilt (111111' ('Nj)loitdllofl (111111' litis011 sotitilt' individuelle. (N l(i). cii lt tiilI-0' \l. 1111er. (Iii '' lt0Vt.'litl)I'(' 1947.)
N° 59
IJn niilifai i'e n'a (IrOi t l iiiie illlO('iltihill S1II)I)1111('l1tilj I'e 5(11' ICS J)1'CS tafions verses d Sa Ternflle (Iivorc&' ---- inine lorsqlie res (Iernil'eS i'esulfenf (1'ilfl • jiigeiiient de (livOlec qiie si soii ex-femine n'est pas -
en inesure de sub elli i' e1te-rnnie 'i soll eithetien (oid. 110 i. aif. pre- Iflier, 1er iii. et ai't. 7).
I:intint ci uitilamiie par jiictc'uiieiit 1k' clivoret i \elserä soll
('N-feliiflie 11111' 1)eflsioit Ililtiehittiir(' III' )() fittiics pol' iitois. lii CilisSe 0
1500 ex-felilille
('('ilI'lb 5i (ltlltitll(lC (111111' ti1l0Citi0li siipp1iiit.'iitcii'e.
425 francs
disposant (1V oll i'\ ('liii propie. piovt'iiaiit (le soll iiavtil. de liii 0)015. I:iltleresS( a\ a111 t('eoitlil a In ('oltllUissiolt laihiti'cige. t.'eile
deiiiieie ii li(lilliS Soli iecitiiis 1) 111' lo motif (jill' 11' jilge clii (liVOl'((' avait (lja i'eeoltiiit p(i1'lnploilenil'tlt l('tOt t.1€ iitcessile (lt.' Iii it.'C011- 1111111'. ei] ohligettiit l'iilti11i il \elser 0 Soli ('\-let)illl(' lilie pullsion alinlelltail'e. I.iiilt.'resse s2itisfalsitnl ii ('('Itt' ol)ligatioti. (iii peilt liii
necorder tine ol locaijoii stipp1mentai re. La caisse a recotirn contre cette (leciSi011 t Ja CSG (111j u admis ic reeours par les motifs suivants
Des aJ locations sii1)pftInetitaires pour perft de salaire et de go n ne peuveiil &lrc ve rses. scion larticle prernier, 1 al i ii6a, (Je lordoji- lianec ii" 51, qu'anx in ilitai rcs qul sontienncnl rguliremenf (JeS per- son nes i ncapables de subvenir i leur eniretieri et envcrs lcsquelles ils ob u ne obligation 1 gaJc 011 morale (l'entrctierl ott dIassishnce, Con- lrairemcnl t I'aulicle 152 ( 'CS. Jes rg!Incs des allocations pour perte du salaire cl de gui ii J) rvoicnt des 1 irnites du reveint dtcrnu iics pour les persoiiiics assistes. Si Je rcvcnu propre (je Ja pci'Sollne asSis- tee (hpasSc ces li n tivs (Je reveiln. (Inc allocalion suppJmcntaire ne perit pas (t re uecorde. II en rstI 1 Ic (jite Je • jngeincnt (Jc divorce ne privoyaiif pas du feiles hin iles, ne 11 ii ul Jement les organes des alb- eatmons pool' perle de sala ire cl de gain .iopi nioii coiifraire de E. Nicdernian 1 ( L'allotnhoii st!pplmciItii ic ». Revue 1942, p. 499) esl crron cc. Le i'evcii ii de I'p0ilsc divorce dpassa nt (Je heaiicoup ]es 11111 iles Je rcvcii ii pn(viies i J'article 7 (Je l'ordonnaiice ii 51, 1'inlirn na (Jroit ä auen ne aliocation suppJ6mentam re.
11 fam] ramt Tailleurs vol r Je j ngcnient (Je (1 ivorec pour constater
Si Je j uge a vraiineot a11oti t In feninic de Ii nhiress lil a., Pension alirnentaire arix 1crnics de J'artielc 132 CCS 011 si Je nionlarit aiJou reposc sur d'aul res eonsidiratmoiis. 1 T11 i'ciile pellt galeinerit Mre aceordc iuiix ternies de l'artielc 153 soit i titre dc (lomuiiL1gc5-inlrts, selon l'artieie 151, le , aiina, CCS, soit ä lii re (Je iparalmoii moraic, scion l'arliele 151, 2e aIina, CCX. Si Je mi Jilaire fron ve uii exisfe an(, contradictmoni entre Je juge- nieiit du (Ii vorce qum, maigr( Je reveiuj propre (Je sa feinme de 425 franes par mois. 11 omig6 ä liii verser alle peulSiOn alinientaire cl ccliii du Ja CSG. il ii In possiblit6 de deinander ihre inochificaliün (III jn gerneilt de (1 ivorce. (NO 1410. en Ja cairse F. Airstadi, du 7 noveinbre 1941)
N° 540. La r(1tictioI1 de 1'allocation pour perle de gaul pour cause de niei1liure positive manifeste devrait Mre opre, en principe, avant le versement de l'allocation pin 181 quc de recourir aprs coup la piocdure de restittition (ACFG art. 5). E.vIrail des rnoiif.s La rest ilutiori (11111 montairt (Je 6 fr. 80 pur • jour pour 118 jours de service qiie Je inilitaire a accomplis cii 1943 et 1944 apparait iricontes- tabdcmcnl eoinine une charge tr's Iourde. Bien quc la caisse, confor- 56
mimerit ä Farticic 5 ACFG nil ‚in (lroit a in restitution. in CSG a j ug6 toutefois dans (Je iionihreuscs (icisioi1s qlie in i6diiction rtroae- live de l'aiiocation ne doit pas tre opi'6e par Ja caisse cai eile peru avoir poiu' Uli nillifaire des coiisquences extrmenient du res (ef. a ce 5iiJet In (hciSion ii' 206, Revue 1942. p. 562). On petrI igaleinullt s'Iever contre une i'&I ucfion rtroactive de lalioeation di fait qiie l'article 5 AUG est appliqu cluiie mani're trs diffrenfe pitt' les ca iss es. (Ne 1589, cii Ja lause Biittikofer, (111 24 octohi'c 1945 dans Je minc sens, n° 1597, en Ja cause II. ‚Jaecaiicl, du 14 noveiribi'e 1945.)
No 541. Lorsqu'aucuine rduc1ion de in (ontril)ution personiielle West (le mandte ii la caisse (ef. ord. n° 48 art. 2), In colnmission d'arbitrage ne petit pas non plus en aceoider alle. La caisse est, en cHef, compttentc i cefte fin en premire instance. Lexpioitation agricole de Ijituire est iange dans In tioiSienie tiasse dc contributions. J:inliess ('Xj)loite eliCOre neces ieiiieiil rune auherge pori r laqiielle il a pay juis(It i* ici 2 fr. 50 du touitiihuil ion par mois. A In suite cl'uii corit i(Ie. in caisse constata qti'i 1 fa isa it ('ncOre Je coniniciCe de hois du eirauffage cl qil'i 1 s'lait arqdh6 tant des conirihutions polir perle du sah, ire (liii' de Ja coiitribiitioii va- riable pour soll conimerce, nut is iiOfl (je In contrihution personiiel Je. La caisse coiisidra Je commercc de bob du chan ffagc pouir in priode allant du !er septenihic 1945 au 50 nviil 1944 tOiilIuic une ne! vii acccssoe cl i'i partir du Ir mai 1944 conline irre all ivite pi- ircipale. Eile iienianda donc, i partii' (lii I mai 1944, Ic pnieinent sie in ('011- tribution pci'sonnciJt' c'ntii(' (iC 5 iiUnC5 pour le t'oitinieice (11' l)ois dc (irauffage. Ja contrihul Ion speia je du 1 fr. 50 pon cl' autherge ei Ja contribution poiir l'cxploitatioii agricole. J tisqii an 51 dccmhre
1944. je montant des cojitrihntioris ai'riet'es slcvait i 64 franes
aprs ciie Ja caisse St ddui ii 21 fraucs repi'6sentaiit ics moritants vei'ss cii I ro p pur liii irne p0111' soll (1111)1' ige. du le, iii ai (tu 51 (ic- ccmi)re 1944 (In COi1tI'il)litioil aiitei'ictire etait de 2 fr. 501 Daus soll rec'ours i\ In coja mission du i'hitrage. IhMü n6 (leunandait de ('OnStat er quil est agricuiteu 1, du c'on(Iit Ion priiicipalc cl (ic In contrihut Ion poul' Je comniercc (je hois soll fixc a in moitie iu taiix habituel. LA conirnission a consid6ri Je c'omnie,ce de, hois comntc activiti pl'iil cipale. mais i'hiuisit In contrihution unensuelle ä. 1 fr. 50. L'officc f6dra1 de 1in(iustl'ic. des arts et nitiers et (iii tiavai 1 Ii recouru c'ont cc celle (IeiSion ii Ja ('SG. L'offic'c fidAral csti ne q ne In (Oiflifli5SiOiI (Iai'biirage naurait 1)US (It'i, (i[)i''S Je rejcl du recorr is. accordcr Ja rd,ictioii de In contril)litiofl, tourt sinboril parce qne In caisse est coinptente en prenuier heu a cet effet et que ton tes lt's
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(Ion iie.s j)rciseS poiir la rd uttioii inaiiqtiaieiit en l'espce. Ui ('SG
0 adrnis ii' recotlis par Ies inofifs sn.ivants
La cojnrnssion d'arhitrage a colistat( (JUC Je conimerce de hois de chau fhige scsi (kvclop1)( ton jollis plus. ik sorte (111'011 pouvait ]e ((nsj(IcIcr d paifit ln I mai 1944 (Oinuie factivitt priiRipaic (Ii l'i iitiii)t. (iIii' coiisfatatiomm mmd pas(t l (O1iestCe ('1 peut irc collsi- d~I-~V par constqucui (Omn In 1 l:i 1)1 mc. La (Omflfliissi011 (lall)if lage 11,all- rait tnmitefoms pas (lii iliI1i1I(' sii plcmrmcmit lIS (Oflflil)llti0flS.11 appar- i(ilait (1 Id (risse d % Wimr ((Iii l((IilQ1i0il ('0 plelill 'Ii iliSta!ie('. la (Oil1]fljss1011 (Iari)iI rdgu_' amimait (Iii 1cch(mehem dnne i amiire 1Jrcise Si leS CO11(titu()115 p0111 w ie leni se existent en lespce. ])ans son iecouirs i Ja e()iiliflisSioii ilarbitrage. iinlim6 a pr1emidu uniquiciricnt (juuil iie pouvait soceiiper (III (emlummlerce dc hois de cli uffage qiic plIlilamIt 1111 f(il15 linhite ('1 (filil im'avail olteuuu de In sorte qu'nu gai n iiiiiitt Des affilinalions (Ii cc genre ne sont (vi(hn1nient pas simfiisamilcs pour aufwIsur In rdnciion dc Iailocatioii. larticle 2 de IOl(IO1Iu1Jflee ii 48 pr(vot que pamir les industriels, aiiisans ei (0111- i('idlIiM (liii fid\amllenf SCIIIS ei noe(- uil)ent rgim!ireinent pas pimis de trois persorines inenuhres 011 111)11 (Ic la familIe cl (1)/dill miiie capa- ritt de fra\ai 1 norniale. Ja cont rihumt ion p('rsOflilel Je sera re(Ih1itc \
1 fr. 50 pour 1111 revelill muuoven de icxploitafion allaut j uisqniTi 150
francs par inois, i 3 francs si cc mevenn va j tisqni 225 fiancs et a
4 fr. 50 sil va ulSquii 300 fianes par nuois. La caisse doit done encore
(Xaminer si les coiuilitions poti r in i('ii nction (Ii In contiihtition sollt rcirip]ies en lespce ei. si id est le cas. damus quel le 110511 mc et pouii ionihmeiu (II' icmps eile pent tal mc uldl ä la deinauIe de Iiufrcsse (10 1550. en In cauise G. Maitignoni. du 6 ilovelnbre 1945.)
N0 542.
La restifution du d1ai ne petif pas Hre accorde au militaire qui a laiss6 passer le Mai (je recours parce que son mandafaire ne liii a pas faif parvenir in dcision de ja commission d'ai'bitrage alors (jn'il se Irouvait au service miliiaiie.
E.vlriui/ des ‚noftj.s La dcisioii du Id comuim ission darhitnage ii ci( not ihec au rccom1- ranf ic 27 in iii i945. Etarit cmi vovage il avait chargt son logen r de rcccvoir Soli c)llmrici. ii p61eiud (IOIIC 11aVoir r(;Il 1(1 (k(isioll quc ic 26 jmmillct 1945. L e rccours mis Ti Ja poste Ic 27 jtiillet 1945 ii Mt adress6 fardiveuicmuf i in (AG. L ne restitufion (Iii (iiai muc peut bUe accoud 'e car iorsquc les auf rcs locatai es oimt rcu prociiratioii de reccvoir les iettres c]larg(cs. 011 doit 1gaIement se Solider que ccs dciii i'ics parvicnnemit ä lenr (lest iata Ire. (N° 1 373, cii la cauisc A. Brngger. du 24 ocfohrc 1945.)
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Dcision de la commission cantonale de surveillarice en matire de poursuites et faillites du canton de St-Ga11, concernant la suspension de poursuite en cas de service militaire*).
Une poui'siiite intente contre le (leintetir pendant qu'il se tiouve au service niili!aire est nulle eI' le (kbiteur ne peut pas renoneer
tine suspension des poursuifes (art. 16 OCF du 21 janvier 1941 ath- nuanf i iHre femporaire le rgime de 1'exctition Yorce).
To ns les itl6resss.soiit (laCeold qite le debilen r ita pas Tu leni tottiple d'uii commatidenietit (le p a ypr ä liii itoti fie alois (11111 se tiotive au service mi litaire. 1 es avis (Ii Ffrent, ei] revanche, sur Iii (Ii1eSti01i de savoir si les ptesCril)tt()I1S sur Ja suspension des pouistii- lt's pend ott le Service mIlH ai rc sotit (lt.' natu re inip6rativu c't Si pa r coitSiiiieiit hut' polirsutite i utenlec' coutue liii del)ilt'tui alois gute cclii i-Ci se 1100 Ve all sel\iCt' liii ifLli re ( bit di rr cOiiSid Cl(t' ('0liiult(' nitile. II fallt itpoitdrt' a celle :)ilcstiolt par I'aflirmativt'. le Irihuuital f6ckraI itt' scsI tüiilt'bii i)is pioitoiiCi exjnt's,sntt'ttt ii CC SitJt't. Daus l'ATI'. 1«) 6; III. p. 74. lt.' Fiil)uutal !t'deicil ii Wart (Jitt' j)eludatul la iuiet' du st't ice, It. (ll)itelir all de la siIs))ertsioii u 'a pas hesoiui (II' tecott iii ('auutre litt' pUlt isut lt.' tntenlee a cc itioutietit cotul ue liii, iii inme 1' utcore ap i's q0i 1 (1 at(Ompl 1 (1' St rvice. II peiit alt euid re juiS(u1' l cc (lili1 soit 101)jet (11111 ittuutvid ade de pwuusiiitt Ott tut
11101115 jliSiItii (1' (hi(' 'oele attaquuahle soll imdt h SO (oltluitissilltC('
itpu's le licetucit'niettl. (('Il(' utmiuieue dc volt- ituoutl tt' (jilC Je Fuibuital ftdral pense di d 11111' sllltpl(' oppwtiout dlix J)011r51111e5 dt qiii'sliott. l)auus iATI 1«) 67 M. 1• 6970. le irihuinal ft"dtra1 a lontefols jug(' (IU otte itoliicatioit falte peuidatut Ja diii(e (lii Service t'st nutilt' ei nott i1VI'Itttt', peii ititpoile ()itt' lu ('ii ait cii 011 n o ll (011tlitlS- Sauce. Pittle en favciur d u la ttitllil des utctes dp pouirsutitt' ittettles petidaitt le service utililaite. le fuuii que seutls ]es oeles utils 11 ((Itt tl5 hesoitt (lot ie porls A Ja con ttctissattce (II' Ja pa tue ittt6uess(e tands (hiC co ui'cst flils Je cas lous:lul'll sagit cl'actes siuiipleutieitt attaujitahl(s Pailt' t'galeiiienl cii ftveiir (Je l a uuutllite Ii' bot ()nc la suspension tt'est seutlettittil (Ittits Iiuttut (lii inillaire 10015 (Itt t'llt' est 011551 pas
linteI't (It' 1anitee. En ('fiel, lt.' soldat ([Ui St' trotuve cii bulle ä (JuliS des poiitsuiites se dotitte dilficilemeitt bot eitliet \ laccoutip!isscnietit
') HSJ 41, eahwr 21 p 304.
de ses devoirs militaires (ATF BO 66, 111. p. 50/1). Si les disposrtioris concernant la suspension des pon rsiiites pendant Je service militaire sunt 6galeinent dans Fint6rt public, ii parait justifi dc considrer vomme liii Iles les poursii ites intentes ä cc iinonient-1i. par opposition ii edles cJui Font 61 aprS le liceiicieinrnt (lii rnilitaire mais encore tontefois pendant la snspcnsion des poursuites qui a suivi le service
mi litaire. La Suspension (ICS pou rsii ifes pciidaiit Jes quatre semainc's apr'S le servier militaire se t iciive imniqiiemeiit dans 1'intrt clii dcbiteiii. ('omume cc' (lerilier. toutefois, aprs son licenciement S' inuve cc rlainement cii mesure du siccu per ä nouveau (Je ses affai res eivileS, il suffit qi«i 1 fasse sinipleiiient opposition aux poursitites i itentes contre mi pendant in suspension des p ou rsuitvs (liii cc SIIiVi Je service in ii itaire. 0ii peimt emeftre i cc snj(„t encore line aufic coiisidration. Selon in jurisprudeiice clii Tribunal fdraI (ATE 67 11 t, p. 69/70), Je miii-
1 ai re qi!i ne sest nnlleinent pr6occupc" pendant son service Tune
poiirsn ile inleiite eontre liii, n'encourt aiicun prj udice. ()n ne poii rrai 1 (lonc pas coni p mend re qu'ii ne (1 cI aral ion du (1 bi feur Si' troimvaiit au servier militai'e, relative i ulme poursaite intente confre liii dl'une manire ina(iinissible pourrait liii porter prJl1(lice. Le mi- Jilaic qui, peimdant son service mnilitaire, s'est pioccup dans Ja
umesure du possible de ses affai res civiie na pas mn0inS besoiii de protetion qii e ccliii cjiii mi 'a neu fait et a Ihm6 s'ecouler tout simple- inent le (llai. 11 serait chocjuant si Je prernier qui, alors qu'il se fromm- vaif au service. n'avait que peu de temps et de possihilits p0111 se fa ire orienter cl coimsei 11er. su bisse ii n prjudice ma1gr6 totife soll ciltention lmrcc' que nayant ohserv son (lroit que dune maiiire iinparfaite, alors que ccliii (jilj peiiclaiit Je Service ne s'est souci de rien, ne comirt pas cc' dang(-r. On vitera ces ingai its et ces i imconvn ieiits cii considrant Ja Suspension des pourstiitcs pendant Ja di1Lrc clii servier aetif comnrne absolue cl cii jugeant pur consqucnt cornmne nulles les ponrsuitcs intenfces i cc moment. C'est Iä mm ne soFntion prati:[ile. ciccentc et cor- respondant aux hesoins. Eile apparait 6 galvnient conune une con- S(cjneilce logiq ne du l'ATE (110 67, 111. p. 69/70). La conini issi011 caimto- aale de snrveillancc ci dJi tire celle conclusioii dans Ja j urispru- cience ci utrieure ((1 ('cision du 2&11.1944 ca la cause Sch iii thess et CO) cl ii Co]lSi(ler(' comnientils et noii aven lis les actes die poursiiite entre- pnis pendant le Service mi lila i ne (in (i('biteu r, contrairerneimt aux tiefes i imtcnt('s alors que Jemii itciire ne se tronvait pas an Service mnilitairc omt pendant la suspension des pou rsuitcs suivant Je service mii itaire. (es deriiiers actes, cii cffet. ont (‚t(' d('clar('s attaqual)Ies. Le Tribunal f('d6ra1 ('st anssi d'avis que Fon imailie pas c 1'encontre de la cl('cision 1-desSils menfioiin('e, mais estinic que l'on (bit coiitiiiuer t s'y temmir.
11 mm'existe(Inc aucune maisoic pour les autorit('s caatoimaics de sur-
60
vei.11ance du s'tcaiiei (lij Ct'tte i nrisprudwim hi 1(1 iiolificiilioii de lord lT de paieTn('nt Mait Hill Je ei (1011 Mre coiisidi1ree par cotisequeiit coinrne nayant pas ('ii (II' SU itt', 011 p eut SI' (lclnalidt'r Si. (laUs CCS etrceflstali(eS. LIIIC reiioiici fion tlii d1lelI1 all J)ellcfic(' (II' Ja SllSpell- SiOn des ponisuites est possible. Seien les p11 licipes gnraux (lU (lroif. iiiie reiioiici 11011 011 111011 de 51' plTvilloir (11111 VIei' ne pelil intervenir que (laus des actes aitaqiiables. ( 'est ainsi que Fintress pult ('xpresS(n1t'I11 011 par (les iiCtt'S t'011(Ill(l 1115. 1(01(1111 iiieiil ('I) 111' War nt pas 6st (ion moven de (1 teil. renonce 1' ä se prvaloi r du See, laiidis qiiii Ii (lct(' 11111 lId' petif pas 1Ue ielld Ii \ilIilhle Mi liii1(1eSS( teilonce di faire valoi 1 soll {1l0if. Oii peilt St pr(\al0i 1' (11' la nlilht( it tons les stades dc Ja procd ort' cl eile petit W aiissi cii visage d)f- Ficc, la compa 10 IS011 avec la 5(11511' (lOJ)jets 11011 saisissahles et il la ienonciation (Id' la possibilit (inSel de Soli (Irnit iiest pas (leferllli- natitee iti Igaleinunt lint' ieiioil(iatioii tit'st 1)05511)11' (101' (1(1115 Ja niesure oi il ne sagit quc duiie simple Opposition. mais neu pas lOI'S(lltt' lii MuMie ('St 111111)'. ('oiiiiiie ('t'St Ie (0r pul' ext'mple, de Ja saisle (l'ol)Jets (1clar1s Hell saisissahles. aprs esf imatioii. en raison (je leur nature, Ott lorsqtie Je (Irolt eivil exelut Ja possihi1ift (JulI t ransfert. Sans i mpOrfalice tut encole Je fait sue le dMibur pul t pr1fercr dans certailles ci'consfailees sacq ii ufer (lii lllolltd(llt d ci 01l r priven ii' pur la 011 ('Ii faiSLl 111 ()OSi 11)11, {jll 1' Je (01lli1I (111(1(1111 de l»uiiit seit inforin6 des poursuites intentes cotifre lw. I)cision (it' Ja ('0l1il111SSI0I1 eaiitoiialt' de sulveillailce cli matiele de poiirsutes et faillite du cailton de St-GalI du 15 juin 1945.)
Motions, postulats et questions ecrites dposs devant les Chambres f&lrales. A. Mofions.
Motion Pugin. (I)grvernel1f de linpot potr Ja ( fense nationale.)
Le 19 juin 1945. M. Je cotiseiller national Pugin a (lpos Ja IflOti011 stil vallt)'
Le Conseil fdral ('St iovit d preadre uii arrt ou i dposer ua projet de loi prv0yaii1 (11) tkigi&veinent (II' l'impöt ftdral 1)0111' In (1(fenso nationale peur les mohi1iss, all prorata (in noinhre de jours de service actif aceomplis au (oursd(' la p'riode 111' IaXatioi(, 1)0(1)' 2 iii12iiit que le servie' leur ait eaiis 11110 (1im um!1011 de plus dc 10 % dl' 1 eu 1' 1'eVeliul j) rofssionui1. Au C0ttl'S (Id' Ja 51(illC(' (iii 6 (leeelfll)re 1945 du ( 0uSd1 iiat i011a 1. Je conseiller pr6 noinin6 i reHr6 sa motioti. 61
B. Postulats.
Postulat Hess. (VIai 11 - d(Pllvre alixillair'' poiir l'agiicii]tiirc.)
Le 20 septembre 1945. M. Je coliSeil 1cr national Hess ii dipusi Je postulat suivant Iioo (lilo lo giioiio soit 111lie et qilo los tioupes aieut (1l0 d('in hilisos, l'agii- ii soli lilo (11111 lih(ililiil( de bi- ns, grave et porsislailt. Etant donini 1'1tat (10 illaihihli du travail, la siippressioll du service oh! iga- lol cc du Iravail an im ios ottots diisasl reliX si dos mesuros ne sont pas prises 11 l Olflp( 1)0(11 collserver 0 l'agrieulture la 1IiI in-d'(X'livre nce.ssairo et liii procurer, (1(1111' 1(1(01i (](ii'(ll(l(, (01(011 lilhillos trav(lill(urs, 1v Conscil fniniral ost pII 000- s(hjhi(Ill iiVi1( 0 ('X(.hilii 11(1'.
1" si 11' SOIV.(( ((1)] iglitohr' (Iii 1 i:ivallie(lovrait Pas (tre niainlenii jusqu'd (0 lilie 1'nial (In iiiarchi du Iravail agiieolp so soit qiiclque peu aiiiI•1ior
II (101 iliesliros 110 (10Vr(lioflt 11(15 Mi-v pri5011 poiir (lilo los coiiditious den- go (11111 ilos (lOill0sl 1(11105 ugr Pol (14 140 ont adapl es, P juste (legrd, ?i oo1Ie (los illitlOS salarPi si de ('Fk)il iiIiis seliOiiX TIP (levraieilt PILS nire ontrepris pour permettre ((lix dorn ost 1(11105 0 (l:rioo los de 10011er inh iiien higo.
All 0011114 (10 I. SLlIiC0 du 20 (16cci)lbrc 1943 sitt Coiiseil national. M. le C011Seil 101 f cdiai SWmp Hi (10001)1(1 Imur (XSIiIii'I( cc post itial. 11 assura qile Ii' service oh]igatoirL' (In fravail, qui ost wie grave atteillte o Ja lil)crtl. pCr0Piiclle. III' 11'Ialt iilillfltl'I1ii (lii aiissi loiiglcinps (1110 lexigerait lipproishmnemviit (Itt pays. IlilliS Certaiuelllli'111 pas an (1CLL (111 31 decenibre 1946. A liphtI(1Vili1t. il y a 1001 (II' lavorier l'eilga- geniont (10 v(1I0i(tairos pour 1' service du travat 11 apparfient aix inploydurs agricolos (Je awi r si los coiid 1101114 de Irawil cl de 1L'nlll UI- 1011011 peii vcnt t 10 (lIlie] iorees. Je COS IichLailt par in '0011' (IU contrat (Je 1 raVail iISiIOl.
011 11 propose (lelix iiiuvcns (11l pour periiietfro aux travailletirs
agricoJos (10 Lillder tin lover:i in (onldralioii Verse 11110 tion de 20 % pour Ja cration de logeiiients pour los domestiqiies de cailipaglle, 501114 lLSeiVe (111110 5111)Vellti(hIl lgale (10 l a part (lOS cantons
2 Je verseiiieiit (lahlocaliolls pour onlanis.
Postulat Dieisclii. (Pralc(-t 1011 (lOS 11111 itai es (1tll101)i1iSls.)
Le 26 septemhre 1945. Ni. Je collSeiller national T)ictscli i II (l1'p0SL Je post tilat so i ‚0(011 Le Coasojl (PVih] ('4t i1lVit ä OX1iiflhll(r (lhl(lIO.S sollt los inesures (laU y ninail Heu (II' prendro 011 VOC de proniger los militaires licenePs et de leur OsSuill (111 traVail dans la ole civile.
62
, Au comm (li' in siloce tiLl 10 (kCel11bre 1945 (In Conseil national M le coiiseiiier firal Stamp fii ii pris position t i(igard de celle inol ion ei de cci le (11' M. Picol (v. tu - dessoiis).
Postulat Pirol.
tute le 26 Sel)tellli)I'(' igaleineiit. 1\T. le 00usd iIi' Picot a prcsciut
ur~t ioii ulans ii' iiiiine sens uml 1111111" (Im' faire 1ii Coruseil f(lra1 ost iiiVilt' d ext1I(11er sims tI'Iimj i'ol) I( Im's 1)r01 )oiitioiis 1'mds1a1ivm's iluX (1011110(5 I'rmlm'I'ilI('Aoll dc p'm'drm' los 1115111(5 11101(jlit("S limmis Ic mlunmiine di' lii pi' leclion du
1 rmlvuil
p011!' 11s11 11(IX li('illS silhis ('II ('1 (10 i'i'niploj 1111 stimlul ((lii los 0111'mlnhmss(' eonhi'i' los jfl('011VPf l('ills tu' de plmuu' (lil't'j0U1I s d'IIgatief Iii llati'm'(' mlu fujI du servi i'm'ae ((hhgatiOul le _'lI[lilge(' nomiveimiix, lillflu(llt:011 tIIIIS lu (upaCilt pro('essjoiiiiolle, Im' mitier, ('10.). r Le 10 cicemhre 1941 M. ic consei Hei' firal Sta unpli i a dcia qlt'il acceptai t poul' ('Xann'ui le posi niat l)ielschi an ( 'onseil national Vai 1 (11111111 au X hien (julI' leS couistatat 10115 faitt's par les oH ices litt 1111 possibilites (lt plac('iilen 1 mtl's sa ia t'iS SOICiI 1 Iavrah1 es. ii 100011 na it re aol rement dii suj ut des jeisoiiiie s du conditinut (11111 petit ca l dalnte, celies-ei ne l°iguir'an t i)ils (10115 in siatistiq ile des sulai- iunII)dui in mol ion Picol ei vei' in si In res. M. Stampfli exaniiiie in 6ga (,lTlellt peiut &t t'oinpIt e (lauS It' Seils (11100 pilS Rgisiutinn acittelle i't'
grtIlle protection des in i litai res coiuti'e in rsii inlion (10 leni' eligagt'-
nient t't in peilt' (ic it'iii' einpioi. l€'ii- I,'Union des mobi1iss a admm6 dii Umseil ftdral 1101' requlte (laut dli nume hut quc le post idol Picot.
C. Questions crites.
Q urstion erite Moine. (leeruteineuit poui' In prolection antiati'ieuine.)
in Le 17 septemnbre 1945, M. Ic conseiller national Moiue tu P0S(
qu estion ei-dessous t 1111 1(11' milemimont (Iii riir( imi fit] (1(5 I1C(5t1i1tPS. il ii ('lt protu"(k' i'fti'uiiinen
100 II' 10 1 i'olec' 1(011 (('1' i ('nil', ('1 11
1(0(50110 ei mmi st iii in et 1'(' iii iii (im 1(001' ie 501V i'('smilt(i, dorns laut lo i(Y5, (11(0 jur mlflms1l(i0Il de ('((Ui's 1l'i1lli'flUti01(, II en (st ((0 (10 indeon1 t'n leinen t. eirconstanees, qu'ii Le C'oneii fdra1 n'estime-t-ii pmis, tant donuid@s las ellt ('t bote 1(etivit1' du ser- y a l i va de _uspeuidre imrn&liateiuent t ont roc'i'lulein vice de la proteetion arienne 6
In 14 (l€c('lnbre 1943. lo (lonsei 1 fdi'al v a donnt lii rponse pi i still A 1)11 lt (iU('1(jI(044 r011t ('(in lt rOs, 101SotIlle 11 'OSt ice rut (( beil ente nt potir le serviee (10 In proteetion antiarionne. Aucun cours n'a 'i argon is depiiis 1(1 1111-se1)t('II1I)i'e. Um, ('nitilfli (4(4 011 P 1'€Si (1 e par le (10115011101' national ( y sie r hinlie p rsen 1 e ioenl. (1(10110 (401(1 1'l1OIIVit (10 In pi'oteutioii antiarienne 00 1946 en tons cils, il II'y loten 111 coI t'.s de rec'rues, 111 COIII'S (10 1'A1)titiOfl, 1111(1(4 5011101(i0flt 1111 110111- ((0 11(11 t(" d'(10010(4 ('1 (10 (OlIl's (10 cadies.
Petites informations. Sectioti de l'asstirance-cliöinage et du soutien des tnilifaires.
Pour assuier Iexctttion dii rgi nie des allocations p our pei'fe de salal te. wie sons-d VISiOn dito dii < Sotitien des mililaires fut rat- fac ht e en mars 1940 ä 1 office fdi'a 1 de Ii ndnstrie, des arts et ni- iers ei (In travai 1. Lors de [entt'6e en vigucur (tu r6gime des al lo- (‚IIiOIIS Pütt 1' 110110 (10 galt). ott j nillet de la inme aniie, la direction (10 CL' service fut cmi fiie a M. le 1)' l-lolzer qui stait occup de
1 ravaux P tpa ratoires ii 1 nil rodu dion (10 ce r6girrie. L'arrii dii
( onseil fIta1 cln 15 jalivier 1946, qui remplace cel ui du 4 ociobre 1929, dAnit Ja uouvel Je organisation de loffice fdi'al et ]es 1clies de ses cliffi'entessectioiis. [Lt sotis-division pr6ci1&' ost 511 j)pt'im&' loS qtiesliüiis relatives au sontieii (Id'S liii! itaii'es seront traitees i laveni r par la section (10 i'assu rance-ehomago qill sappel le desor- mais seet ion de l'assn raiiee-ch6mage ei (In sontien des mii uni res ayaut potir chef M. Je Dr Baeschl ii. M. Je Dr Me hr i'este sitppliitil (lii chef pour los affai tes so rapportatil an sonlien des milifai los cl M. le D' Gadtner contiuue i assn iner la di i-ecl ion du secrfariat des coinimssions fli-ales (10 SII t-veillance. A partir (In 1 janvier 1946. \l. le D1 Holzer clevjeiit 10 chef (10 Ja nonvelle section des arts ei ini1 iers de t'office Jederal. soll activite antti'rieure 1'ayaut dji fanii-
1 ii1]'is(1' aver les pt'OI)RlIIies toticliaiit (1.' 1()inai Ii)'.
Participation des militaires aux votafions et flections lidrales, canfonales et communales.
Daus Ja Revue 1945, p. 410 s., nous avotis commeiiti bri'vement Farr i t6 du Conseil frlra1 du 7 aot 19415 modifiant ccliii qui con- cerne in participatiott (los inilitaires aux Mections ei votatiotis pen- clant le service a(-1 if (clii 30 janvier 1940). 64
Le 10 (l(einhre 1945, le (onsei 1 f&lral a pris tin notivel arrt eonceriiaiit la participation des mnilituires amix votations et eiectioiis f&krales, (LIIlIOIIiIle5 ('1 coflhiflhi iiak's (11) 61 1055). L'ai'i't du 30 jan- vier 1940 modifii contenait sitriont des (lispositions de dioit mnatiricI. 1011(1 is es (lispositi011s (i('XCllti0l1 itaient c0flfiCe5 all eomniaii- (liii' ileni en 1 du 1 'aini ie cl aux golivern enie nts cantonamix. E arrt (lii
10 (leeI1lI)l'e 1943. cii revniclic, igie du fu;oii iictaiiiec la )rocdli ic
siiivre. Ii v ii icH du rappcler en pai'tienlici' (pic Iaiieieiiiie (liSpo- sit ion prvoyant qnc scitis Ics Sti isscs qni oiit un (min icilc cii Suisst' pciivi'nl prendre part aiix 1ec'tioiis cl votations im rnati're f&lra Ic (art. 45 de ja Constihmtion ficIralc) aiait niodifi6c, 1)0111 la (Iii ric (III sen ice aeff, im cc seiis (tii' lcs Sii isscs du litraiiger salis sa lls domici Ic cii Sitisse LiVUhi'111 (limit (1€' vote (lauS Ivur Cülfllflthlli' dorigiie. La dis- pOSitioll P\1' pour Ii' ti'llil)s (Ii' paiv cst aetiicllciiicii t de iiouvi'au appiicahlc. L.es Suisses de 1'tranger noiit dmoit (Ii' particiicr aiix votations f6d6ralcs (jli(' Als nut (iii il(iiiii(ilc cn Siuussc. Au ii rpllls, les (lispOSitlOulS toiiehaiil l a p1oPdgLflld(' politiqiii' ulipreS de 11( troiupc sollt uepu'isi's (IUn5 Ii' iiouivi'l arrelc.
Droif alt traitemdnt des fonetionnaii'es hd&niiix en cas (je service militaire.
Seloiu iiiitieli' 54. Ile plurimse. du r'gIenieiut des foiietiouunaircs 1 (III 24 octobre 1950 (H() 416H) eI Vartielu 47. 1 phrase, du reglement II du la n&nie dutt' (lt() 46 661, lt's IoiicIioiuiiiuiics (1e5 (l6p(lrIcln1'iitS du Iii Coiufeik uat ion. ic Adm inistrat ion des douancs, des j)oslcs ci (1(5 iIgriplies (iii)si (jli(' (1(5 tiil)illiiilix {ideuaiix 0111 (11011. cii eus (i'abscncc polir un service iiui litaire au:Iucl ils peuvent trc astrci nts cii vertui du Ioi'gauuisatiouu iiiilitiii ri'. 0 100 p oo r cent (Iii traitcmcnt. du Fi ndemnite de rsidence, di' l'al lncalioui pour en fanIs ei. Ii' CaS 6chant. des allocatiouis du rcuiclitrissenucuut. lYapr's laurete (lii An- seil flra1 (In 10 (Ieecml)rc 1945, 1(10(11 haut les rgIenients des fone- tioumnaircs 1 ct II (R() 61, 1044). ic Ioiuetionnai'c ii 'a pins d uoit w Cä
98 p0111' cent (In ivaitcineuul. etc. cii (((5 (l'ul)scllee pour iii) service
mi Iitaire. Le mol if du cutte nicsmm mc rsidc(]ans Le hut quc, cii cas de Service inililuire. le lonetioniiuui'e ne dm1 pas sc tronver ('II nicilli'iiue posture qiuc (tons la vii' civile. l'I1 cffet. scion les articles 6. 2 aliuia. ACF'S,ct 7 ()ES. les pu'cslatiouis vcrsecs pol' l'ciiuptovi'ilr au travaiflir cii siis de lalloeation pour perle de sa'laire ne sont pLiS sOlil]iiSi's a Cliii- ti'ibution. A clifant (je larreie prii'it. Ic fonetionnaire toiiclici'uit (tone davantage pendant son service unilitaire que ilaus la vii' ci vile
011 la part de 2 % est p t'61cv6e smiu' soiu traitcmcnl.
Aide mix miliaires dans la gne.
Je 12 sepeiiibre 19451 Je eoiisei 1 ler commtinal Sehneebeli ii demand6 au Coushl excutif de Ja vil]e dc Zi rieb d'cxarniiier si Ja 1oiidii 1011 Winkel iied du caiitoii 6lait cii mesure (Je mett re a (liSpOSi- ioii uine certaine soinine pour venir ('ii aide au x iii ilitaires zurichois ou i leu is sturvivaiits tonibs daiis Je dnuement par suite (In service clif de 19394945. Le cowscill er Peter a accepf, Je 24 octohre 1945, cette ieuu &te pour cxanu cii.
Confrences et sanees.
42 session de la commission (1'experts.
La eomin ission dexperts potir les rgiines des ailocatioiis pour perte (Je salaire cl de gain s'est rRIuie le 13 c1cembrc 1945 i Berne sous Ja prsideiicc de Al. le Dr holzer. La (llscuSsjoll a porf sur les ni1fles olJjetS (Juli fignraieuit ä l'ordre du jour de la sauce prc- (leute (ef. Revue 1945. j). 603).
66
1 Les rgimes des allocalions 0 pour perle de salaire ei de gain Organe olficel de I'Office f6draI de I'industrie, des arts ei mtiers ei du travail
Rdaction : Office f6d6ra1 de lindusirje, des ans ei m6tiers ei du fravail. Secfion de l'assurarsce- chömage ei du soutien des milifaires. Exp6difion Office central f6d6ra1 des imprim6s ei du mai4riel, Berne. Prix d'abonnemenf jr. 8.— par ans. Le num4ro : 80 cis le num6ro double 1 fr. 20. Parait chaque mois. Compte de ch6ques postaux III. 520.
BERNE No2 FVRIER 1946
SOMMAIRE: de sala ire Le d6veloppement de la 14islation en mati6re dallocations suppl6menteires pour perle ei de gain ei les renies dans le r6gime transitoire jusqu Iirrtroduction de Iassurance-vieillesse (p. 94). D6cisions ei survieants (p. 67). - La nouvelle dutlirnitaijon des r6giorss de sontagrre -
- Jugement dun de la CSS nos 628-637 (p. 97). - D6cisons de la CSG nos 043-551 )p. 107). (p. 124). - iribunal civil (p. 122). - Questiorrs 6criies d6p0s6es devani les Chambres 16d6ra1es Petites inforrrrations (p 126).
Le dve1oppement de la 1gis1ation en rnati4re d'allocations supp1mentaires pour perte de salaire et de gain et les rentes dans le rgime transitoire jusqu' 1'introduction de 1'assu- rance vieillesse et survivants. La rg1eiiiciitadon acueIle concernant les aflocations SUPI)1t1- inentaires est le rsultat cl'un long dcve1oppeinent. Dans l'expos (Itil suit, nous cssayerons d'en faire connaitre les diffrcntcs ta- pes. [es taux dc ces allocafions, qul mit (t t inaintes repriSes augnieiihs, foiit Iohjet d'uii tableau spcial ä la suiic de cet ar ii dc. 1
Les allocahons suppli nenl(tlres !Us(Juau 51 (heeIflbre 1940.
1. Ln instituant le ri nie des ctl/OC1ljOflS pGUI' perle de .sultiire,
le lgis1atetir avait en vuc d'assurer avarit tout I'entrctien des personnes assistes par le militaire. C'est pourquoi le faux de lallocation POLLF personne seule fut fix rs bas, tandis qtie le 32145
inilitaire cjui avait wie ol)ligation cl'entretieii OLE d'assis tance rce- vait uiie allocation 1)ltis leve, Soit SOUS forme d'indeni ni de intnage, d'indeninits pour enfaiits 011 ('allocafion suppkiiien- laire. d) Le militaire qu i n'avait pas la cliarge Tun iinage du Seils de l'article 3. 2e alina, de I'arrf du Conseil fdral du
20 d-
ceinl)re 1939 (claus sa teneur primitive), ne recevai eR t 1)rinciPc que l'nllocalion pan, pel'sonne seule. Cepeti darit ii pouvaii prc- iendre lt des indeinuiitts ixuir enlants cii favelEr dc ses propres enfanis, cl'enfants adoptifs ott du conjoiiif qu'il devait eijtrefe uir (ACFS art. '. iü al.. et J() art. 5). En outre. Je inilitaire qut 1 ri'avait pas droit lt 1'indemnitt dc innage poitvait deniander utic allocation suppitbuien laire pou r ]es ineni hres dc sa faruu ii Je en vers lesquels il reinplissait tifle obligation lcgalc dentreijen. Le 111011- lant de cette allocation se ckierini tiai d'aprs ies prestai ioiis cffectives du in ilitajrc, mais ne j)ouvait dpasse r 4 franes par jour. Cette disposition s'appliqnait cii particulier dlix militaires c(Iil)ataires. divorcs oii yen Es saiis en fants (liii entretenaient leurs 1)aIeIs. grands-J)arerits, fr'res et s(uurs, avec lesqucJ s ils ne faisaient pas niivage commun. 11 n'tait foutef os pas indis- pensabic cpie Je iuiiiitaire vive spar des personnes ciont il assut- rait l'entrct en pour qu 'ii püt obtenir l'aUo•caiion su1)pl( nl entai rc. Celle-ei liii iait aecorde inlme en cas de ninage comm n n avec dies. lt condil ion ioutefois cjue Fal locataire n'ecit pas droit lt i'in- demuiit (Je 1iiilage au sens de l'arlicie 3 '-)e alina, . dc ]'arrf du Conseil f&kral du 20 dcembre 1939, dans sa teneur l)rinhifc. L'allocation suppleincntai ic sajoutait lt iaiiocatioii pour pur- sonne seule. Le miii taire qui v avait droit ne devait pourtant pa s tre tralt6 plus avaiitageusernenf que celui alt bnfiee de l'111- denmit6 de mnage out d jndeiniuites extraordinaircs pour enfanis (cf. leHre 1) Ci-aprS). C'cst pourquoi ii ne pouivait liii rc a1IOul( plus ciuc l'i1iden1nit de ln&lagc (1 mii n ti(c (Jc lalioration pour personne seule pour la pieii1e person ne assistec. ni plus (hiC
1 i ndein ii itc extraord inaire pour enfani pour cliacuuiie des au tres
personnes assisi6es (ei. lehre A. cluiffres 1 1 du tal)icaui annext ). Le in ilitairc (1111 ne rem J)I issai t qu une obl igat .toll nioiale den Ire- ien ott d'assisl alice ne 1)0tt\it ueecvoir dallocation sul)plemeil -
tairc. l)ans ces cas. seS proclics pouvaictit rtc1ainer ii loffict ' 68
eoiii iii u iial des secours itt ilitaires le iuoutaut (Je Ja difkrence eh re lallocation Pour perte (je salaire et le secours quils auraieni rcii cii veritt de 1'ordonnance du Coiiseil f&kral du 9 janvier 1931 sur les seeours aux familles des itiilitaires (ACFS art. Ift 2 al.. (laus sa toneur du 26 linier 194() 10 art. 41. 2e al.. dans sa tcneur du 27 janvier 1940). Aiiisi, CII P'° de l'allocaiion pour jterte (je salaire. le niihtaire recevait ejicore, Ic cas schlant, les securs iiiilifaires. 1)) Le itillita ire (maii. veuf, soutien de lainille cii laut (ItiC 1 ils ott fr'rc) qui vivait Cli coiiiinunaiitt (lOfliCSt i(It1e iVCC les person- 11CM eiivcrs lesqiielles il avait une ol)ligation kgalc d'eiitrcticn ott (lasSistalicc. 1)0Lt\1Il prtendrc. CO )ri11(ipe. a liII(ienlnite (Je iinnagc (A( 'IS am. 12e al.. (lans sa teiieitr du 20 cl&elnl)rc I99 (f. id tre A. ('lii ffres 1/2 (Itt tableau). Celle-ei (tail doiu accorde
11011 MCLI lelileut aux iuilFiaires iiiaris qui avaient till itlenage dii
propic (laus lequel rivalent kur Icutme ott icurs cnfans, mais pou vai t aussi Cre vers6e aux itt iii taires inaris ou veufs qui fai- saicni iiicitage coiiiinun uvec kurs parents 011 leurs frres et M(Ltlrs (l()ili i Is suiivenaieiit CII tout (tu CH partie ii. 1'entre! icii. Ceite disposition s'est lietirte ä de nonihreuses (liffiCtllks. I)ans Lt 1)rali(ItLe. on sapercut bicit vitc ttic la seule existence de iii (oliiliiiuitauk doiiicshque ne prouvait pas ncessairemeRt (tue Je iii ilitaire assistit relIeutieiit les personnes avec lesquellcs il vivail. Lindciii itiit de itunagc iitai1 pur cons&iUCiik accorde au miii- laire c1ibatairc ott veuf qtrc s'ii apl)ortait la 1)(t1 quil assis- i aii dijä rgiilireniciit MCM J)aidllts 011 SCM Ir&res et swurs avaiil dcntrcr au service actil et qtie cetic assislaitce leur tait idjs- pciisahle. iii ott! II. i1l1 aient considtrtes C0llh1flc prestatlons d'as- sislance (lC !es Solti iiie.s \'erses pur Je i n ilHaire CII MieS de soll piix de 1)dllSioil t 5CM paicuils en (lIoil (]ctrc assislts (cf. cireu- laire du 30 mai 1940 (le l'officc fcdtral (Id 101(1 usfrie. (les arfs et metiers cl (111 traxail. cliiffres 12, p. 3 se). Si res preslalions na!- feignaten t pas le iiionl ant de liiiticmiiiiite dc nteuiagc. Ic in iii liii m uiavait pas droit \ cctte (lclnicrc. mllais potivail au besoi mi. (leivami- (Icr lilie allocalion suppknieuituiic (cl. cliiffres 1 1, ld!trc u (1- (1CSSUS). A i l l si Hiidcntiiitc de iiinage accordc utux iiililai'ds cmi lavcur de persomimics aulics (11W l.Cpousc nii les cnhilnls. rcnlj)lis- 69
sait ä cel e poqiic Ja niCiue foiietion ciii'aiijoiirdliui Iallocatioii SUppi(inleIitaire. 1 'alIocation poiir pertc de salai re ne pollvai toutefois dpasser le moiil an t de 1indeiii ni l de mnage in(iie si Je linlitaire clihataire. yen F 011 iiiari sajis enfants assistait plu- sieiirs personnus vIvant dans le innage coln IHUIL Ln preil cas. cciie indem iii t puiivait 'ire nI1)ltc par les sccours miiitaircs (ACVS art. 1. 21' al.. (laus sa teneni du 26 janvier 1940 : 1() art. 41. 2° dl.. dans sa 1 eneur clii '227 janvier 1940). D'aufre part, les mulitai res avaient droi t. cii plus de 1'i ndciii- nit( dc mnage et des indeniniks pour leurs cufarils. ä des indemn its exl,aordinaires paur enfanls (cf. lettre A. clii f-
1 res 1/3 du fableaii) cii faveur des persoiiiies incaj)ables de se
suhvenii a cllcs-niiiies, vivant dans kur mnage et rgu1krc- inent entrcieii ucs par eux (A('lS art. 3. 5° al.), dans sa teneur du 20 dcembre I99). Reiitraieiit avatit taut dans cette eakgorie de personnes. les parcnts et les frres et swurs du milifaire inca- pables (Je gagner Icur vic. Une teile indeninit poiiait cependlailt aussi ctre aeeorde 1)011V des person nes avec lesqueiles le inilitaire iiavait pas dc liens de parent au dalliance et qui.l n'tait pas kgalemciit teiiii d'assister M. circulaire clii 30 mal 1940 cl&ji\ ciie, cliilIics 11/3, p. 6). Les auioriks locales d&ignes par les caiitons deidaieii de l'ucfroi (i'i ndcjnniks extraorclinaires P°111 enfants apr's avoir 1)1)e(di( aux enquC'fes ncessaires. Oii pellt clone galeni en t (lire que cc ge iire (1 'mcmiii &luivaia lt it ii ne allocation Supl)kmclllaire. Le mililaire qu i assisfait des peisoiiiies vivaiit cii deliors de son mnage ne 1)ouvait prtendie aux indciniiiks exfraordinaircs prcites. l)ans co cas. l'allocafion })OlLV perte de salaire tfait, au 1)esoifl. coiiiphtte par les seeours militaires (AUS art. IS 2° al.. .
(laus sa fencur du 26 lanvier 1940 : l() art. 41. 21' al., dans sa feneur clii 27 janvier 1940).
2. 1 es clisposifions ciii rcgiIne (les allocations pour perle (le
garn fendaieni surtout lt asstirer aux milifaires (Je condition ind& Pendiante le maiiit ien de leur exploi tation. cc qui ressort du faif que les ex j)loitanis seuls et ccuX qui avaient nil mnage cii ir- ])re reeevaient im secours d'cxploitation clii mme montant. Cc secours cievait en in(me temps servir Ii l'cnfreticn de Ja faniille
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(111 iiiilitaire. en sorte mi nttait p as1'"' 11 (1 111(1CII1 nil I1 (le iIiti1apC Ptir (e11N 9111 avaicnt Ufl menage CII jlropre. JCM eiifaiits (itt nhilitaire clonnaienl (el)en(lant aussi (1 rott alix i n(lCJnh1 i ts al ct le (0W- our ciihuits. ]'n outrc, icxploitaiit (laus lartisati iuuerce. CL (]ans Iagi'i(-uit tire. lexj)loi laut ei les uuieflul)res unastit- uns de sa launhlle oertipis (laus 1'exploitation potiaient reccvoi 1 ltfle üukmnü6 Cxtraor(li ilaire 1)0111 Cii f'ant 11 chaquc persm ne illcapal)le de subveuiir i son eniretien quils entretenaient daius leur nubtage (ACF'G ah. 3 40 al, et art. 4, 41 al. dans kur teiueu r .
du 14 juin 1940). Auiu ne atil re prestal ion n' tait prevue pour les personnes eniretenues out assist(es. 11 ntfaii uiotaniuuent pas 1)ns- sble mi inilitaire de deui tnder une allocat ioii suppI(i11Cuu tai lo' POhL des personnes avec lesquelles il ne faisait P'5 1uulnage Colil- 011111, Ott ciivcrs lesquelles ii 11 cl Vait qlI tiiie obligation inorale
(l'efliretieIl ott d'assistance (par exeinpk ä I'gard (le SCS l)ealrx- puren ts)
Je )iSQC'4 J)isposilion.s (L)flcerflafl / le.,; a l/oro 11Ol(.s .suppleiiteit loi'es Par les arrstis (/0 (WI-eil /dro/ du 28 dcernbr e 19-10 (rtti-
llleS perle (Je s1it'e et (Je oiii).
Li r(glenlentation pri nd tive relative au \ allO(atioiI4 511 pj)Ir- unentaires ne potl\ait satisfaire. 1 es preSeripl iouis siir le droi 1 ii Ai nsi. de teiles afiocalions notannnent j)rse11taient des Immer itai re (lflS Ic rgi ne des al locatiouis POOL perte du salai re. le md sans cii fan 1 (jlii avai t la di reetiomi (lilo nunage ne pon \ai 1 rete- sil assistait j)lllSiettl S \oir 911 UiIC i ndenuiiit de uuutnage. IIICfliC j)e1'50i11i(5 avee lesquelles il Vi vai t Cli (0)111 inttnaim le (IOiIICSI iqile. t p as itui otitme. IC iuuilitaiiC avant Hit iiuiiiage CII propre ne pottvai (jlli 1 preiendre t l'allocafion suppkmiientai re p)ur ICS puoclues entrelenait eH (lellors de Soll iunage.1 a i(gleiiieii lot ion li'tlai IlhiS satislaisante 11011 Puls (jtii (loliflait iii] uhilitaiC. (laus CCItilill5 cas. le (lroit ä lilie alloealion spliciale s'il reiliplissuit lilie ohlieii- i ion niorale d'entretien 011 (lassislan(e, jajudis (jile. (lauS d'au 1 res CtIr les dispositions C\ igeaieil t 101)ligat iOil kgL1IC (Lili rel CII 011
(l'assistallce teile quc la prc"vOit le code civil. Ja subdivision des prestations potir personnes assistcs en inderniiit de IflilagC, i n(lcnh11it(1 cxtraorciinaire potir erifaitt et aliocation suppimen- dire ttait aflssi Id SOLI 1(C (II.' conip] ica tions quan t au caicul (]CS- diles 1)restatiolls.
Potir ces inotifs. le svst'mc Cii vigueur JUS(IlEi€i Lt ttc c()illple- tenient revis par les arrl'ts du (Tonseil fcdrai clii 28 cIcemi)rc
1940 modifiant les rgiIncs des aliocations potir iee de salairc
et de gain. l)'aprs ccs liOii\ClIC5 (iiSJ)OSi tions, l'i ndeinnit de iii nage n'cst plus aecorcIe (dans ic rgi nie PS) cjii 'au m ilitaire qill a ja direetion (hin mnage cii propre daiis lcqu'i vivent SL1 Feniinc out ses enfants. Le verseinent d'i t ]einiiits extraorclinaires potir eiufanis a ahaiudoiint dans les cleux rt.ginies. L'indemnit 1)01Er enfant n'est paye dh soriluais que pour des enfanis de moins (je 18 ans rtvoIus (r(ginie PS et rgime PC. groupe arfisanat et cuinmerce) out de 15 ans rvoltis (rcgiine PG. groupe agriculture).
En revanche, ie dlroit lt l'al locat 101) 5111)1)kiflelltaii'e ti tT' tenchii dans les cleutx rcgimcs, lt totis ICS ini!itaires qtli reiiiplissent wie obligation lgale out niorale (l'entret!en olE d'assistance lt l'tgard de personnes incapables die gagner ieu i' vie et potir lesquelles lis ne t011dlicnt ptis djlt 1'in(leI11njt die mnage, Je sccoiirs (1 eXJ)loitation out lilie i ndciiini t PU' enfaii t (ACFS art. 3, (Y Iii. ACiG art. 3 4e al.. et al't. 4• 4e 1•, dans letir teneur du 28 decein- hie 940). Lahlocatioit Sli ppk111Ci1tLiire !)d)ti\ait (loflc tre accor- (i(h2 dortnavant claus tons les cas d'entretien 011 classistatice, iil(lC- cm (1 u 1 ait qii e Je in ilitaire ct i droit lt l'i ncicmnik dc ]i1(flL1C 011 Litt secolirs d'exploiftitioii, out lt lalloeatjori po tir [)€'I- sonne seule. ei cine les personnes assistecs vcussent avec ltii on
11011. Le inilitaire devait foutefois qti'il assistait rgiiliL're-
meiit ces personiies avaiit soll cntNe all service et (Iueltes (taient i icapables (je Stil) Vciiii ii lein- eiitielicii. 1,c5 nOuvelies dispositions feriaieri± coinpte die toiis les cas d 'assisiance ; c'est pourqiioi neil)e CII Lt Iiiaiiiten ii sans cliaiigcment jtusqii'lt cc jour. 8eule la r&laction des an icies 3, 4 aiina. 1cit (rtgimc P(;) 1(i C'tre mod ifie lt la suite cic 1'introduction des sii1)1)lnIcnts dc i1itnagc claus l'agricuilture. lartisanat et Ic commence. Cc chan-
geinent iia ioutefois pas cii cl'effet quaiit au fand, sur le clroit i ialloeaiiuti siil)l)Rlllentaire (cf. chiffre lii ei-a1)r's). Les cl isj)ositions coinplimeniaires touchant le versement de luhlocatioii su)pii1)entaire soni c'onienUes dans les instruetions ()l)ligatoircs clii rgi nie des aliocations p0111' perte de salaire ei dans lordomiatice dex&'tihoii du 25 juin 1940 du rgime des niliocations J)OIEP perle dc gain (l() art. 40 et 40 bis dans la teneur (tue liii a donne l'ordonnance ii 1 4 du 30 dcembre 1940, ei ()lt( ; art. 1() bis. l( qualer ei 40 hs dans iii teneur (Iue Ieui' a (iOiiiice l'orci onnaiice ii 1 - ) d u '() (1 ice in lIre 1 940).
Dans Je I'ciihfle des aliocu(l()IlS J)vur perle (le siiie, le iiontani de l'aliocation suppkineiitaire 1)0111' ICS J)erS0flhlCS assis 1(es ninanf (idfls le mciuige dii ii mii itaire (jui a droit ä i'inciem- tute Je in(nage. a fi xi an nionlant Tune indeiiinit pour liii seconcl etitant ( E() art. 10, 2" al.. dans sa teneur du '() dkeinbre
1910 cl'. ]etire B. eluifires 1 / 1 clii iahleau).
Si les persotiiies assiS es vivaieiul en (ieliol'S du mnne du iii litaire ava ut d roit ä l'incletn n ifc de uunage, le inontau 1 de lallocat ion s1II)l)i(ineI1ta1re poii r l'uiie (le ces persoiines ne pou- vait dpassei' ccliii die l iiicleniriit de nunage mliii nium diminuce (lii montan (Je 1 allocation pour I)ersoiiue seide. Pon r chacune des auti'es 1''n nes assisies. l'allocal toti su)pletiuentaire ])ouvaif i11ei iudi'e le iiiontanl (liine mdciii n iR' 1)0l' liii second en laiil (ci. id tre H. cliii fres 12 (111 tabicau). Ces niines ianx t1a1ent appiicahies au in ili ai i'e qui n'avait droi t qu'iL l'allocai ion pulli personne seule. j)Cli i nporte que les persoiines assistes vcussent avec liii en ('oliiiiuli ivaiit6 (i(ii)iestidlue 011 lion ( 1() art. 40. 5° al. (laus sa teneur clii 30 cicciiuhre 1940). Cette nonvelle rg-lcinenta- 11(111 (jll! tenai 1 com ple (in us ii ne In's lange inesure des oh1igations (1 assislatice a periii is dc suppri nier. di-s le jaiu vier 1911, la 1)ossm hil 11t de tolielier ä Ja fois J'al luca twa pour perle de salai'e ii les secours iii iii taii'cs.
l)a ii.S le ‚'c'iue dies LIiIo(a lio,is J)01I1' pei'te Je a in. llroupe ii'1isnnn 1 et ('o!!ifliCt'CQ. l'exploiiaiii seitt 01! iiiari ava lt clroit au secuutt's d'explomtatmuii dual le montaiit &luivalait aux faiix
iiiininia de liiuicninitt de nitiuigc dans l'aitlre rgi1ne. Paar les personues assises vivan( ave( lui. ii poll-vait recevoir. coinine
1111 saJari avant uii 1n(nage cii 1)OPJC avec fcniine
oii enfaiits. Ufle allocalioii supj)l(blientaire (igalc au ]iiOfliaflt cl'unc indeitinitt poti r liii sccoiid enlant (OlG art. 16 bis. 2e al.. (laus sa teiieur du
50 decembrc 1940 ci. lettre B. cliiffres 1 / 1 cia tal)leau). Dans Je
cas (Je person nes assistcs ne niDn( pas dan.s le miwe du miii- taire, les taux de l'aliocation supplme1i taire taient les ini2nies (JIEC ceux fixts dans l'auire rgi Inc (OFG art. 16 bis, 5 al., dans sa icneur du 50 dcembrc 1940 cf. letires B. chiffres 1/2, du
1 abicau)
'.l)ans Je grotipe tlgri(ullUre (In rciiInL' des allocations pOU1 perle Je gain., I'allocatiori si!J)J)limentaire ne ponvait dpasscr !)011i laute pers()Jifle a55is16c vwani (Inns le nienage (Je i'CXI)l()i-
1 ant au d 'un mc rohre de sa familie fravaillant avec liii, le man-
iauit de 1'iiidcin iit6 paar enfant (OIG art. 16 quafer. 2e al.. dans sa teneuir du 50 (hcelnl)rc 1940 cf. lehre B. chiffres Till du ableau). i)ans le (as de persoiuuies assistes ne nwanl pas (Iwrs le 11lcIUle (Je i 'cX1)laikailt au Tun uiciuljre de sa familie, 1'alloca- ion alt fixe ii 2 franes au plus paul l'une d'elies ei 1 franc au
115 paar cIlacune des autres (OEG art. 16 quater, -,v
al., dans sa leneur du 50 decemhrc 1940 cf. iettrc B cliiffrc s 11 /2 du iableau). Aussi bien dans l'un quc dans l'autre rtgi nie, le vcrscnuent de l'allocalion supplcincnfaire (1tai1 sul)ordonnt t Ja condition (IUC Ic inilitaire remplissait cliji. rcgulireinent i'obligation cl'enfreficui au d'assistaucc avant l'enlrie ca service. je montaut (le celle aliocation. fixc JMiI Ja caisse Je compensahon. se (lelerm i iiait (l'a1)rs les cirarges effeetives du requranf. 11 devait clre rdiiii proportioiinelieniciit lorsqiuc Ja personne assishc par le militaire i'bait gaieuient par des tiers. Les dc1arations du militaire (Je- vaient (Ire aflestes suir Ja foruiuie de deuiande par l'autoritt coinmu naic carn iwlenie. Le palemen (Je l'alioeatioii supplibucri- taire paur perle de salaire incornbait i'emplayeur eh celle pour ä
perte de gain ä Ja eaisse (t() art. 40, al. 1 5 et 6, dans Jeu r teilen r .
(in 30 d(Icnul)re 1940 OLG art. 1. 5 ei 0 dans lehr teneur (iii .
30 (1 &cm hre 1940).
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II'
ItlsirU(IiOn.S (tu 28 jtuinier 1941 ei cuculi!ue du 21 /in-ie, /941 de IoJfice [dcrl (Je 1 !n(iusir!e. (les tris ei mc1iers ei du irwn!jl. ei ()rdOluu!flcc' n° 23 (10 8 o(-lobre 1941 (Itt dcj)!r(eIilefli (le iconoin je pttl)II(/lle (:O,Uer,uln / le edlcul de lIIactIion stip- /)1c1flefl/aire (ldlu4 les rai,nes des aHomthns J)our perle de sdklire ei (le g ahi.
1, a prom ii lga ion des ordonnances ii 14 et 13 concernaiit les dcux rgimes rendait ncessairc la dfinitioii du ferme person- Iles incapal)les de so hveni r ä leur enl rctieii . Daus ses insiruc- i ionS aux caisses du 28 janvier 1941. 101 lice f6dral lerivait que l'allocation su1)1)l(iIflcnairC doit C'tre r&] nife si la peitsonne assis- t!Se peut sul)venir paitieflciiient a ses 1)CSoi ns par le reveflhl de soii iravai 1 011 de so fori u ne. Eile doi 1 IC'tre de in an i'r(, quc cc reveiiu ei les prestatiolis du niilitaii-e ne d1)asseiit iu ellsenlble. (-ertaines limiles niaxi ina. [es (-aisses avaieni In factilt (l'adoj)i('r lcs ii iniles Wes pur ccii ains cnn tons pou r l'assistanee piiblique ott de se %Her siti- les norliles prviies pour le service (105 alb- (atiolis de erisc au x (-Iiiineurs (arrc« (itt Conseil f€l6ral (III 28 mai 1937 Colliphban 1 1'oidoii nance C du 23 octohre 1933 qui r'gie le service des aiboealioiis de (- rise aux cI!omnel!rs). ii tai1 dU Co outre qite les somnnie.s que paie !ifl iuililaire 1)0(11 ('ire loge nourm-i oti pou r letitrei ien (le son ii nge ne solit pas col)sid('mees (1)l!l1Uc ([es p1(StLit iOfls (laSistance. Les Irais dentrel id! diiii c('lihutaire somIt eoiiipt6s. en i-('gle, g('ii('rale. ä 90 liancs par nlois Ott ‚ fianes par jour.
Par la suite. les (alsses de Colnpensaiion oiit ex[)rinl(' Id (lcSJI i'oiI ice f('d('rai (‚lahlisse umi nlode unifornic de caicul de ini- locai iOli supiyl('nicniaire en fixant certaines lirnhtes de rei cnn et ccii aines somiiies (orrespondall t aux frais de lOgemllelli ei (le tiuurrilure. L'o{ficc a donn(' suite t cc V(X'U cii Inhl)I1an1 sa eire!!- laire du 27 {vrier 1 94t aux caisses de ComnpeflSatiOfl (lilliltes dc revcnu : cl. Teure 13. ebi 1 fres 1-1 1 du iabieau). Ces ii iniles de i- cvenit 0111 p lus J uni (‚i(' leprises 50115 cliallgelnenl (laos 1'ordon- naJice ir 23. Hles poitvaienl (‚tue (‚Iev('es lorsque lassistanec (le persollnes (ig('es. malades 011 in lobes cntrainuit des depetises
J)arl icul ires. Les I)cisolllies. ]es apprentis et les t uclian±.s de plus (Je 18 ans (15 ans claus J'agriculfure) ne don iiaieiit pas clroit a une allocatioii suppkmeiitaire.
l)ans Ja eirculaire preite, J'office a prceis cc quiJ faut cii- icridre par reven u, (Je Ja jJCP50flhlC assiste (''est fout revenu d'une activik d &pendaiite uii independaiitc. (Je Ja {orfu ne, aiiisi que les secot: rs (Je lassisanee p ublique. les rentes et les J)enSions aJiinentaires oti au tres. L'allocatioii sn himentairc 1)2 pouvai 1 passer Je nionianf iikessaire pour parfaire avec cc revenu les Ii mites de revenu fixtes. lud pend am in cii du revenu, il se us1i- fiai ± de teil ir tq u i ahle iii elli CO ni ptc dc l a fort u ii e ven 1 neue de Ja person ne assislie. LorSquc Je mi litaire vivail en rom inu nauft clommiestique avcc les personiics pour lesquelles il (]enlan(Iait lallocajion SlTI)1)1t1- nientaire. Ja cir(ulaire prevovait cerl alnes somnmes corrcspn n- clant t ses frais de I:)gement ei de 11011 rritu rc (Jiti devaient ihe (Iduitcs de ses prestafiomis It lentretien du minnage. Scule Ja dif- lireiice potivaht (1 CC (onsidre Conhmfle ])res±ation effeetivc d'as- sistance dommnami t d roit Th lalIocatioii sim ppl (mneiii aire. 1 cs caisses avaicnt Ja facult6 de s'(arier dans nil sens ou claus I'autre dc (es 1iOC1)ICS. 5i (les colldiiionS speciales Je jiistifiaieiit. Bien que les instruel eins de J'oflmce f&Iral neussemit J)Lls force (Je Joi, dies furemit toulclois af))iiqhmes par les eaisses ei les (01111)115510n5 fkraIes de sur\eilJa nec afi ii dassiircr im ne pral qhte uni forme du ealcul de l'allocatioii snpplimuciitaire. Pourtant. Jesdites comin issioris exl)rimnirent inaintes fois J 'avis que ]es ins- truetions caiitcnues lans la circulaire (lii 27 f&vrier 1941 fussen aflcrles (Jalls les (Jispositions Jga1es. Aussi, Je (k)artemnent de
1 eon o iuie j)111)11(111 e J) ri t-i 1 1'ordon n mm cc im 23 du 8 oc/obre 194/
concernant Je calcul de l'allocation supplcmentairc pour perfc de salaire et de gain. Lii accord avec la d&ision (Je Ja (Oflhilii5SiOii fcdra1c de su rveiJJancc (In rgi inc des allocations pour perte (Je salaire cmi la cause Gvsler (Revue 1941 p. 211 Ja disposition stii- vantc concernani 1'assisfa nec coJleefive ii 6 th iii 1 rndu ite claim Ia(l ii e ordon iiaiice :Si la personne pour 1 aquelle 1 'aJiocat ion stll)1)knlcmctai id es cIemmiandte est assisi e pur pl usietirs Imenonn es. 76
asfrein les on nun au scrvic militaire. 011 dteriii inera i'alloca- nun suppl(1nc1ifai1e cii divisaiif la liiintc de revenii de in per- sonne assisi e. apr's d&] tieion, Je cas ieIuanL de ses revellus l)rprcs. cii aiifanf de paris qti'il v a de personnes cii cause, Ja part de (Jiacune taiii proportionnctic ä ses cliarges effecfives (laus les ii iniics (Je Soli ol)ligation Iga1e ou moraL' d'assistan'. l£ monfant de 1'alIoeat ioii 5u1)0h11]iclltairc de cllaque inilitaire sera gal a Ja par (111i lui aura ainsi ati nihue. »
Iv
Lordmtn ii nec n e 51 (iii 1 3 a viii 19-2.
( onseil flral avant, par ses dctix arr'ts du 24 fvrici 1942, augmeht les alloeal ions 1)011 r pertc de salairc et de gai II indem ii itc (10 Intnage. i ndcnin itt pour cnfant, i tiiiod uct ion du SUp pkiii ciii (Je in nage) . Je dpani eiiicn 1 (Ic l(conoinic ptihl1(111 c (Oln ces iucsurcs par son ordotinatice in' 3 1 du 1 35 avril 1942 en (Icvant ii IisSi IC5 jilolllanls des allocat tons supp1tiientaircs ei les Ii inites de revenu (cf. kttre C cli lt frcs 1-11 (iii 1 ablcau ). 1)ans .
lciiseinhle. lcs (lispoSil ioiis de edle nott velle ordoniiance cntne cii vigucur Je l mai 1941 coiispoiidaicni t eelles de Iordoii- na noc in'2'5 qii cl ie abrugeu lt.
1 (ir(l()nnande 0 43 du 11 mars 1944 a intiod ui (laus Vordun-
ilan(c ii 1. avcd cl let au anil 1944. ii ne (lispositioll sclon laquelle (l)ilncnI aussi drott i unc allocation suppl&iietiiairc les cli muts de ii10lflS de 20 uns (1(11 siiivciit iinc ((oJc uu sont cii a))rcluIisSagc. 51 Je tiiiliiair(' 110 paS (Iroll pour clix a lindeniiiitc
pour culant. Dans Je rgi nie des allocat lons potir perle de Nahe et claus (eIn 1 des allodal 10S potiv perle de galt]. groti PC an iSaliat ci eoin nicrc. les 1 aux de ccl te allocalion corrcspundciit auX iiion- taiits (Je l'i iidc lii lii ic 1)0111 III) secoiicl cnfaiit (1 f r. 15. 1 Jr. 40 et
1 fr. 0) (laus lagnicul 1 lire. ott itiontant de nndemn it6 pour
(ii faul de 73 ccii ii nics. in notivelle disposition ic lorduflfla ii(c Ii' 3 1 rtij)oncIuii 011151 au x \Wil X (lc iloiill)lcu x niilitai res dont les frais ded tical ion 011 dapprcnt issage p ou r letirs cn fan ts cotist 1-
tuaiellt iiiie grosse hurge I)endani acCoinpiis- SOle Ii 1 leu r service aet ii.
Lo,do,uulfl(e n 0 51 (Iii 26 (1C(e11lhre 19-14.
I)epu is Ieiii rc en vigttciir de Iordwiiianee n 1. les 1 aux de laIIoeatioii persoiiii' setde ('t (ic 1 iiideiniii ( 011 suppl(iiieiit de uiCr1age 1)01 elleole (t atigiiieiifs pur les arrC'«s (111 Coiisei fdra1 (itt 26 jallvier 194 ei 10 ociobre 1944. [es inonlan is (les j udcni iii1is pou r en Fan Is n 'onl pas var, sauf (laus iagriculture (III ii iideii liii t poiir ciifa ul o (t Ievie (Je 7 0 lt 75 ceitti Ines pur larri6 d i 26 jalivier 1941 I)i's Je fvrier 1 943 (date deiitrie en vigiten r de (!ci arrt). 1 allnealioti 511 ppl6ineiitaire 1)0111 perte de gain (Jansiagricuilure Sait auginent(e (l'atllani dans Je cas des lelsonhies assis6es vivuiil en in6riagc Collllntlll avec Fex ploi- Ititif out ttn iiieiiihre inasc-ulin de Sti ftlliflhlC travaillani avec. liii. U arrü h (itt (onseil f«I(ral (111 P (IciOhre 1944 a lciilpltic Je st[ppl1iten 1 de nHuoge verse au x induswiels. artisaits ei coni-
111 t'raflts. pur Ii iideiii iiit( de iiiinage. 11 a ppariii (ii's lirs n&es-
sai re (ladaptcr les allocalions siippknieiitaires alEx notivean x i cmx fi xiS pur les arrlliis (In 10 ociohie 1944 (rginics PS ei PG) et alEx mod ifica! jons fondanientales concernani les al Iocatioiis dc base claus Je rigiilie perle de gain .Acet effet. Je cl(partelneIit de i'icononi je pti hl ic1iie ci pils Iordoiiiiaiice ic ) (111 .26 (l(ct'lll lire
944 (1U 0 al)i-og6 iordoniitince ii 'l (III 13 avril 1942
1. Daus le reinle des ullo(0twles poiti' perle de .sn/uiro l'alln-
(:iltiofl sttj)pItllIeI1iairc' ci ('lt 'ieve ott itionlani (lt 1'indeluniili j)i)111 liii preliner eiifcint (ei-apris (lt'sig1i( pur iiionianl Faihic (1-. leitre 1). hiffre 110 (Itt lahicau) potir des persolines assisies Vo itt avec na in iii citre 01JunI 1ioji ii luidemn jic de 111(IUte. Poitr des persoiiiies a.ssisl&'s Wem1 cii iiiiiage Colilin un avec cia liii Iii tore cujanl (lroil 'c lulIo(ulwn p0111- /)ersmllle .seule, Je lud xi- IU 11111 de lahlocation 51! ppIiti t'fl laire pour ha preinii're persoit ne
0 i1( AS au limit tU Iii (IC Iiideiiuij 11 (Je nl1nagc C)rreSpc)ildall 1
dii .salaj'e (III iiiflitaj'e. (111010116e (le lallocaiioii pulli' persoliiie seule corresj)olidahl le (Ci-apr's d&igii6 pur inoni ant fort) ei puitt' (le les atifres pei'soniies le nioniatil lllaxilnhllll a 11 fixt i (cliii 1indellinii( potir pleilief' eillant (et. lehre 1). elillires Iii) dii
00 les
ial)lcail). las 01 ines idlI\ soiit applleul)les dans !es cii. personiies assisites iie Vi Velih pils aee le iii ii itaire. peli i inpol'ie ((EtC cclii 1-el al ((toll l IiIi{ICl1l1) 1 t (IC iilc11age 011 \ lallocation ()0i' 1)eT',50I1l1' seule (epeiidaiii. Si eliatiiiie des persoiiiies assis- ties vit settle. je iiioiildii t fort est appiieahle it ehaeti ne dcl tes ('f. Ielti'r 1). (liii Ires (2). 1.a nolivelle rgIenientation se djstjn- itie (IC lalirielille prillei()aleillellt ('ii cc ((11i' les iioiiiaiiis iiittxi- IlililliM dc lalloeaiioii siippliiientaii'e J)ollr ('el'iaifls gi' tipes (Ic person iies assi s ttUS ne 'Soll t plus tod api es cii clii Ilrcs absolits. mais eoi'rcspondeiil i lin(leillnht( de lflIiage dinnnu6e (le ('alb-
1011 OU r persotlile seu le. toll tes dcii x (leierin j tices dapres le
l'ij)tioils salaire de base (III nillitaire assishalit. ( 'es iiouvelles pl'es( - iieiineni coinpte cii )arilc'ulier des cas nonihreiix ott na niiliiai'e avec sti niere OH iiflC 5(1111' ei sill)Vieiit seit1 faN iiitnage (0111111 liii en tout (III cii grunde pan je t\ ientretieii (lii ni(nage. On irotIvili t cii effet (lloq hall 1. 50115 lenipire des ancielliles (]151)ositioiis. ((II ('_
(lanS (lC5 (as seiiil)lil des. le in iiihai re ne oh t pas pri etidre i Vi ll- demnI6 de nienage. ('eile lachine est dts)I'illais cotuhice. Si ses prestations (lassisi anec sollt sttilisaiiiineiil elevees. le ii Ii ttii'' su peilt inatitt enant reeevoir lilie alloc'ation globale (allocation e a plenic'iiiaire ei allo(aiioii 1)0111' personiie setile) ('(flli\iilellt ljiideiiiiiii( (1€' nienage (:orl'espohhdallte t soll gaul. [n n)c'nie tcinps, 011 (\ ite (He le unililaile seni pilisse touelier lilie illlo(iltioul plus iiee (jhl un inilituire ihial'l( a\ aiih les innies eliargcs du faniille. I)ans le (:115 des persotines assistees ne ViVihuhl juls dVC je illilitaire. Id nohivelle reu.ujeiiieiihaijoii periiiel jIIISSL de tenir pils eqtlital)lemeiil eoliiple aiijoiirdliiii les eireoilstan(es pi'opres i cilaqile eas. (es Ijihijies (II' ldlloealioll shlppieilleiihaire sollt (lans lilie large iiicsiire adapt6es a ux possihiliits (lassjslanee dii miii- haie. pilis(hle le iiioiilaiit Iildill1lliii peilt aiteindi'e le iiioiihaiit dc liiideiiiiiii( (IC h1ltliai.te (iiiflhllll6 (le tt'ltii (je lail(),ilhioli pulli' persoiiie seide poiir rilachine (Ic's pensolines d55151(e5 ViVallt ',eitle.
011 poiir 1ulie (lelles si dies vivelul c 1 co uiiiiitinaiiie (h) 1hlesliqlle.
2. Ddns le !(jlfl (? (les alloea (tons Imur perle (le ga b, groupe
incluslrie. arlisana( ei (-()nlrflerce, les i nonfants max iniiiiis sont et ahlis coniinc pour les salaris. 'Ion tefois. les niontants de 1'in- (leni nilI de 1nnage ei dc Iallocaiion pour person ne seuic Man t fixes ei non l)roportioilnels au gain civil. la di ffrence enire ces deiix inoiifants es1 loujniirs la ntiie (cl. lejire 1). (-hiFfre 1 (lii tab]eau).
5. I)aiis le gr()upe a picKure du rgiIne pr(eith les na xi-
iiittiiis pour les personhic.s assis ics qui mut innage eamiii un avcc lexj)loiiani OLE an lneml)re de sa familie I ravaillant avec liii 11 '()fl pils ete modi fits. 1 Is corres1)onderlt Inulnurs ii iiiie 1 ndeiiini t pour enfan 1 qui est du, 1 franc depuis ic 1 avril 1945, date (Je l'enfr& en vigneul de l'arrt du Conseil le(iral du 2() mars 1945. i':ii revanche. Iailocatinn supplimcntaire a ctS auginente cii In- \eur des persolines assistcs qui ne viveitt pas axec le inilitaire. Comme tlsqu'ici. il Y a trois iltaxi munis d f{treiits. aj)pelS mon- lanis faible inovcn et fort (cf. lettre D, chiffre II du tahleau ). Dans le rgimc perle de salaire et le rtgiiiie perte (je gaul industrie, art isa nat ei :ain nierce). Je moni anl niaxi in ii iii de, l'al- localion stippleineniaire pour les al)prenhis et les etitdiaiits a levc (le liideni niii. J)OuI pieiuiel enfant ä celle pour Elli second en fant (1 fr. 40, 1 fr. 75, 2 fr. 101 fandis que dans l'ngriciilturc le iiaximiini reste fix 1 franc. As limites de revenu mit aussi et( sensihlenient augnientes. Au in oniani fort (le id locaf 1)11 SO J) J)lEnl Clii aire coricspoiid Ion -
ours iiiie liinitc de reven ii levc. alors (fuau niontan t faible ou 11I0yC Ii (Laos l'agri eR Im te Coles j)011(l lilie Ii hut C hasse. 1 e t al)leau annex6 (lettre 1), cli iffres 1-11) doiine n a aper -u svstniatique des (liffren1s Cas d'assisi alice et des laux niaix i in ums de i'aiio- cation cl das hin ites dc rcvenu qui leur sont appiicahles. Les monianis des hiiuutes de revcnu sont plus ou lnoi us 61evs 5Ch()ii (JIIC les peisonnes iiSSiStCeS viven t scules 00 foni in(hlage eoniinun avec leurs proches. Celle gradation se justifie, car les frais d'enireiien d'un minage conimiol sollt invcrstiueut propor- tionnels au noml)re des personnes qui y vivent. En für les taux pour l'esiimation des d(penses person ne1 les du ni ilitaire oft £'galeinent HE auginen±is. Au surpl us, les j)rifleipeS
so
(011tentis dans les ()rdOnnances n° .25 et 51 qui out prouvs avcc SuccS pendant 1)111s (le irois ans, ont repris sans modif cation essentielle dans la nouvelle orclonnaiice ii 51 qui est entr&' cii vigueur le 1er janvier 1945.
V1
[,es ren/es d a ns le reailne Irinsitoire *)
1. ILS(IU ' ä I'intro(/uc/iün de lissu,ince-nie,Ilesse et surflhi)afl/S
Selon FarrW du Conseil fddra1 du 9 octobre 1945 rglant le versenient provisoire de rerilcs aux vieillards et aux survivants (rgiine traiisitoirc). ]es vieillards, les veuves et les orphelins re- (oivent des rentes dont les montants sollt fiX(i5 a l'article s Le .
2 ah iita (IC ccl ariicle (lispose qtie la reiite sera rduife dans la
inesure ou, avec le re'enu et ha part etc la fortune prise en Cnn- siclration. eile dpasserait la limite fixe ä i'arlicle 5. 11 ressort de cc qui preccde que les rentes dans le rgilne transitoire soffl (ltterInin/es d'apres des 1)rincipes analogues äL ceux apphicahles iltl versement des allocat ioiis supplinentaires 1)uF perte de sa- laire cii (ic gain les pre1u1i'res sont en quelque sorte le proton- geincnt des sccondes. La (liflerence essentielle rside ca cc ciue les reales constiluent des prestafions inddpeiiclanfes, fandis que, (olflnie leiir nom l'indique, les aliocations supl)ldnlentaires s'ajou- leill t ii ne ati re preslation qui 1)ctit C'tre hiiideinnitt de mnage mi i'allueal ion pour I)ersoilile seule. Les explications qui suivent Font ui i eu x apparaitre encore dans le di ai 1 i'analogie qui existe entre ces deux sortes de prestations Daus le rgi inc fransiioire, les rentes soit graciu6cs selon leur lattlic ei les rcgions ( urbai nes. ini-iirbai nes ei rurales) Coninle dans les rgin1es (les allocafions pour pente (ic salaire et de gain (lehre E du tableau). L'anticle 4, Jr alina, de Fordonnaiice d'cx- (u tion du 9 novenhl)re 1945 concerna nt le rgi nie transi loire nn -
iiire tout cc qu'il lauf cnfendre comme rcvenu du l)ntficiaire
*) C. tartieie « Da 1aide il la vieiI1e,e il iallocation aux vi€illards ', 1ub1i dans la Revue 1945, p. 453 eI 551. tU
(je reute. Du ne ta()iI gciiraJe. rei te ii umrafion enincide avec celle de 1'article 8 (Je lordoiinance ii 5 aec toufefois la diff- rence essen tielle qite l'aicle aux i nd igeiits n'est pas coiisicltre (oiliifle reven ii daiis ic rcgiIl1e transitoire, CC qtti iic manqtiera pas (l'i riilueiicer favorahlenient ]es eilarges d'assistance qtii senf sur les Finanees can tonales ei comnns iiales. En ou Ire, une diffrence tont aussi iniportante des dispositions de lordoi1naflce no 51 rside daiis je fait qne ]es ])reSiatiofls dassistaiice des J)a- rents aux bfhifiei aires der ciii es ne sotit pas com ptc'es (1 ans Je revenil de res deriiiers. Ii n'esl (inne pas nteessaire dc rcchercJi er si des persoll nes serajent cii nicsure de rem plir leu rs obligatioiis d'assistance lorsqll'elles ngIigciit Jeurs devoirs. Le 2 alin(a de l'article 4 de 1'ordon iaiice 9 novenil)rc 1945 j)rCite nuni'ie les ihmenfs (1R reven ii qu i ne sont pas pris cii considra tioii. Cette diSposition Sait praliq ii enient dkja a ppliqu ~e poll r In dc'- lerminafion de 1'ailocation suj)1)knleniaire. ['artiele 5 dc lachte (rdon nanec 5111' l'eStimat ion ciii reveiiu cii iiafurc coiistitue Je pendant cic 1 'artiele 10 de 1 or(l onn a nec n u 51 !)ans reite (1 ernd're. 1)11 I muve claiifre part ii ne d isposi tioll sc'lon laquel le 011 (bit ti'ii ii' cmii pte qii ital)lemell 1. en siis du reven u. (je la Fort Ii ne de Ja per- sonne assistie. 1 'arficle 0 de lordotina nec 1 'exciition clii 9 im- vemhre 1941 cii revaiieli e. eoiitien t des preseri p1 ions formelles sim r Ja faoim dont il laut teii Ir (Ol1I pte du re VCI1 ii des hiuficiaires dc rentes. Lii moiitan t in illtilill in. selon le genre de rc'iites. est (ledil i dc ich r fortune In part resiant e est prise cli consicieration cli fonctioii de Ige. 1,c inohilier (Je i11c'llaC liest pas eoiisidfre eomnme fort une. claus Ja mesure oi il sert au x hesoins cmi ran 15 (In redturaiit Pol1i' ciii IRcller cpi e ]es pr eseri ptioiis ltgales ne sojent flu(kes. II est prvn que Jes flcmnents de la fort une dlont Je iequcrant s'est dlcssaisi cm vue d'ohten jr ii ne rente. (101 vent itre ajohltes a Ja fortn ne. Poiir le cal-u] de in rente, Je revenu dteriiiinaiit est. Cii r'gIe cimfralc. ccliii de l'annt'e Civile prtccdanL imnmdiaieinent celle on In rcq nC't e esc )rfscntc'c. Si le recjncrant rend vraiseuihlahlc' q'• (11mai11 Ja pcniodie pour laquc'lle il cicimmande le service dune rente. soll revenn sern iiotahJeiimeimt iiferieii r an revenn niO\ell (Ic' Eammnc eivile preedeimie. oii si. ä 1 c'xpiration de reife ptri(mdc. pcut Faire in preive (jne soll revenn a etc il()tai)lenlellt inl(-
82
ricill.cc (leni [er sera 1)115 en consid1ration. 1.e iiionl Lili t du la rente (1okt C1re (kte1liIIlil sur la hase de la nouvelte sittation de Vayaat d l()if. lors de eliaqtie CIiLi ngcnieiit iniportnit (lil ns ses condit ious de nevcn u 011 de foniu ne. ('es d isposit ions eoinciden ga1eniciit (laus II iii lange nuesuire avec tu prat uquc SII i Vii 1)0111 IC (111(111 des allocal lons suppicunentaires pulli' iet (' de sLilai IC et de giii AlEX (1151)ositiouls de lordoiuuiunce Ii' )l Stil' les liuuuites du revenu applical)les aitx I)elsouiuies assistees laisauit nieuiug'c cmii-
11111 Ii, correspondent edles (1e5 ari('1es 8 ei ()- de IOi(1(}n na n 'd tut
9 noveinhre 1945 relative au rgime transitoire.
83
Tableau concernant la succession des montants maxin montants des rentes dans le rgime transitoire ji
.Nfontants rnaxiniunis iseJon las i'giDns
rgiOns r6g1ons rurales mi-urbaines viIIe A. Fr. F, F, Jusqii'aii 31 d&embre 1940.
1. flaiis Je rgiIne des allocations pour perte de
salaire Militaire ayant droit t l'allocation pour per- sonne seu,le pour une des personne..s a.ssites . . . 2.40 2.85 3.25 - pour chacune (las autras person11esassistes 1.-- 1.20 1.50 au 1I10Xj1I) OH) .......... 4.-. 4.- 4.- 1\'[ilit,aire subveuunt it 1'entretieu du n1nage 2.90 :1.35 :3.5 lndenmili)s extraordinaires pour eufants . . 1.- 1.20 1.50 L1. i)ans Je regime des allocations i)otir perte de gab, groupe agriculture Mi1itaire ayaut droit it1'iridemnih) extraordiiiaire pour enlant ............0.50 0.50 0.50
111. 1)ans Je rginie des allocations J)OUF perte (Je gain,
groupe artisanat et eomnlerce M ilitaire ayaiit droitä l 'iiidL'Illllit6 cxl iaordinairc poHl enlant . . . . . . . . . . . . 1.- 1.20 1.30
B. Du 1er janvier 1941 au 30 avril 1942.
1. 1)ans Je rgin1e des allocations pour perte (Je sa-
Jaire et dans Je rginie des allocations pour perte (Jc gain, groupe artisaiiat et eojnineree I'our des persoun sassi5t)es vi vau 1 dn ]u nuuage d'uii iniiitai ie qui avait droil ii 1'in- leniiiit) de nage au au secours d'exploitatioii 1.- 1.20 1.34) Paar 1es PeroL1uS assist&)s vivaut ca deliors du jn(uiage d'uu ujilitaire iui avait 1roit a 1'iiidsuinit de 111(I1age 011 au serOurs (1'cx4)Io)- latioli, 011 pour edles assish1cs 1)01 HII aiilitaire (1)11 avait droil l'HllO(al)011 0010 )(l5011lld scifle pour una des persol'nes assistps ......40 2.85 3.25 -- pour ehacune des autias persouues assistes 1- 1.20 1.50
illocations supp1mentaires et des limites (le revenu; duction de 1'assurance.vieillesse et survivants.
liiiiites de i(e(iiii ..‚(Ioii [es rgiuns
,6gions r5giOfls rurales miurbainei villes
Al. Fr. Fr. Fr.
juSqll'au 51 (lecenibre 1940.
1. Ilails le regime des allocations pour perle de
salaire 1'as de 1inits de reveiiu
11. I)ans Je rgilne des alloeatioiis pour perle de gain,
groupe agrieulture '((5 (1)' liliil(5 ii)' r(\ei)il
III. l)a os le rigi inc des allocati o ns ponr perte iii' ga in, groupe artisatiat et COIIIiUCFCC 1'i' dc ii iiiitcs de reVtolll
B. Du fr janvier 1941 au 30 a ei! 1942.
1. I)aiis Je riginie des allocations pour iwrt&' de sa-
1 iii i•c e t ii alls Je rigiiii e des a Iloca t.ioii s Ji ou r I ei te
de ga in, gro11 pc a rti sa na t et (-o ni nie ree Pour Is persolllles 1(51)15 viviiit (hi1i le iii)1Ii1g'e ([till lililitlllle ([lii i1\ilit (11Oit il Vill-
Ll('tiliiii("de m( ~ II21ge 00 lIli SCCOII IS 11'(xplOit(tl ((II (ii)— 75.- 90.-- Ioui 1e, pelsonlos 11ssist(es viv(tnt eil dehors (111 Ilunage duii Illilitaire qui avait dolt t I'ill(l(lililit(1 (le nlnage 011 1(11 5((0Ui5 d(XI)[01- 1(11(011. OU pour (eliEci (isSist(1e5 pill 11(1 lllilitaire lii (Vilil (Iroil 11 i'lIlIOC(ttinil (0111 persolllle ule - 1)001 lilie ([es personlus issisties . 120— 135.— 150.-- P0111 (Ilii(ltllO ([(5 a1111.es p(ls0l1fles;1Ssist€e5 ;Q. 75.-- 90.--
IaIIt!llIt.. ijiaxhiniuir; >eIoll h', irgiolN
rgiOfls rgions rurales mi-urbainer villes II. I8iis Je rgiIie der; tOratiohis erte . Fr. Fr. Fr. groupe airku 1 tore
111s(11 1,a l l 2s 1(\1iel 1912 Poui' I;. pl'rr;olll)rs )rir;t(t'', air;iilIl llI('Il)0 )).11 IL) ('Ol!IllIllll le iii 1! II' !l,I't 1)11 ... !0; ' 1 ,1 fl arr; 1942
1 5 1)111' Irr; p('l)l)lIer; . '
'i'ir,te('r; qin . 110 ' . Iai,ien1 0.70 0.711 0.70 l)i)r; Ill('lI:lg'e ('()llllllUII 'ivor 1€ illililail';' - - poui' lIli)' il;'s pel'r;OlIlIer; iI5',i.r;t)'er; .... 2.-- 2.--- 2.---- paar e lla u tille dr'r; autrer; perr;oll1ie. r;r;ir;t 1. 1.— 1,--
Dii Irr mai 1942 au 31 d&emhie 1944 (ord, nc 31).
1. hans le regi nie des alloeatioiss pour perte IIC SO-
lajre et (laus Je rginI(r (her; allocatioiis pour perte de ga in, gro iii e in ti ustr je, art i san a t et eo in in erce
15 oiirlos ursollfler; -,IssisI('es vivilat dal l s le
;l'un 110 111aii'e )]Ili utvajl droit a lili- ;leiuni1r' ne lli('IIi1ge oll all st''ourr; (l'exl)lOi- tal 1011 ............ 1.1) 1.41! 1.70
1'oui Is pe1.o111l('r; ;r;.i,,t-es ViV;litt eil ilelh)1's Iii lilIi til ilitui i.0 qui 1! Vi! lt den 1 in I1)('Ilag'e 1'iuidpli)luiti' In' lli('llagn 011 211 50(1)I1Iir; tiltii)li, 00 1)0111' rohes ass1s1d's pOat, na iiiilihaire quh avait (Iinit il I'hhlln('i)liOlI 10)01 l)CI501I1I1'
1)0111 UI!)' r1no. flei'01hIi0s ihs5ist(l's .... 3.--- :1.50 4.- - - 10111 )'hlaelllll' (105 i)Utl'es perso1Iiu' 1)sistees I,15 1.41) 1.70
II)) t es de )1 .)'T0)) 1),
rg)ons rqions rurales mi-urbaines villei
Fr. Fr. Fr. II. Jaiis 1( I('gillie dIL"4 all(leations Imu1 prlc de g;iin gi'o iipe agt ic ult tire
l'our h. peonn 1) i.,1I( Inirolit ) 75. — 90. 10101)10)1 1lV)0 I( )J1i1i1air) id)lllt .. .
1oi_ii I0r )err.o1l11e Ir0.)Sl(4r4 ()lli lie t'))lr:l1('ill
pas 1I1()l)li1 (01011111)1 21vee lu I llilitaire - 1)elr0l1lUr l.k1{( 1s6. - 1)011)
1))))) (llaluhle hie) lul)ts
Du 1 mai 1942 au 3 1 d eeiii hie 1944 (oid. li c 51).
1. Ilaus le rgiiiIe des allocaliojis pole perle dc sa-
la Ire e t da iis le rg i mc d es allocations 110(1 r pert e
de Kahl, gronpe industrie, artisatiat et eolililitrCe
ioi_ii ( 1)(Cr)0)1li(' ilr.r)Ir,tr(- V)\)hil (jilllr) II
111 lliage (III)) iiiiliiiiii 1)0) lV(]l (1)011 a Im-
leimihmhte (le illlhl)g(» UI) all r.i(I)ilir. (i)X))]oi-
talion
J)our (]I)iCIIII( (1(r) (i(IIX JU(l(li(r(_r) ])(_Ir)0)lli(r) ilrr)iSl6e ............. 1)).---- 75. - 90.
1)0111 1m trjr.(IO)0I id (10(100) (1)5 muts 36. -I--- 60--
Pour 115 pelsollller) )lssithI.( \lVmlll In m1i1moi (III IllIlmage (III)) ohilitair) (III lviii ilroii ii
i'ilI(IehliliIl( de 1)11 1)1) r)l(OUIr, _1t'xploi
111110)1, (10 (001 (0)1115 )15.4ist)e5 par lilI hhliliiail( (101 a\i)ii (1)011 6 rhilo(atioli ))0Ui
Ii II) )II50lhiiPr) hsroir,tI(rt 11r011(hIl I(i6hihlg(
(0)1)1)1111 11 165. - 10 - 1)0)1) IlliC (IRr) )(1hlli(_.5 1155I,IIRv ....15 -
16— 75.-- 1)0(11 11 (Ipuxiehm)(1p.s 1Rl5ohihi(S ar),itII5 .
))0U1 Iii tloisi(hhle ei (i(l(1lhh( I1e.S 1)111 es pci - )'si5tII5 .........36.-- 4S.— 5011)1er) lie par 10-
mmge rohliH) ii)) )()rrohlflI5 15'i.t)(S .... 156 - 165. (01)1 Ufle ir l.it1( 60.-- 75. 96--- 1)01)1 (11)1(011e (lo, a1111. us)(1i5ohhlll5
1 5loutants naxitonuis 'se.lon ]es rgions
r5gions rgiofls rurales mi-urbaines viIIe Fr. Fr, F, II. I)ans Je rgilIIe des ahlocatiolls Ioul perle de gaul, groll pe agrieul tore
Poi.ii Ivs PCi5Oflhi0S assisi es 11isa1lt IIage Jnsqu'a u 31 jaovi er 1943 (1)0011110 aver Je militaire assistant...... 0.70 0.70 0.71) ... )e 1 fvrier 1943 0.75 0.75 0.75
Poui' is pelsoin[es issiie (101 11e faisaieni pas nenage eoflhlillln 11V(C in 111!!110 re
1)0Ur une des pe.oI1ne,s assistes .... 2.— 2.— 2.- - P0111 ehacnne des autres persolliles assisies 1.--- 1.— I.--
D.
Ms le (er J1llViC 194 (ord. 110 5.
1. i)ans Je rgime des ahlocations 1)01(1' pert(' (Je sa-
laire et dans Je rgillle des allocatioiis pour perle d e ga iii, groll pe iii du str je, ii rtisa iiat et (010111 erle
1. P()Ur is p(rsoll]le. 1ssisies vivlint flvll Je
niliiai r(asslstluhi
In inililail-( 11 110 11)&lliige (II piopre eI 11 (II-Oit 5 litie iniIeinnilt in ni5iiag.....1.41) 1.75 2.10
in ite-is de revenu -selon los rgions
rgi0fls rgi0ns rurales mi-urbaines villes
Fr. Fr. Fr.
II. 1)ans le rgi1i1e des alloeatioiis pour perte de gaul, groupe agriculture
]uui los raisant ineritge eoitiiiiiiii uvec Je inilitzüre assistalit pol eliaeiiiie ilis 41-eux J)reiiIilis personne )U. 7 5.- - 91
-- paar Ja 1r0is10nio et iliaeuie (li liii los J)el- . . . . . . . . 36.-- -Ix.-- rOiiai. a,sist0es
Paur lcs as.,ist s (Iiii iii faisaivilt ioos loi(lhlgo co.olihlhluli oveI Je itilitair(
0) los iloloue,- ossies Ilsalent lihlu0.io U0111111 1111 abo ilis pobr.olhbie-s sitoes ....150.-- 165.- - POl. - pour Paul. Ja ilouxicnoo (Ivs persolluies istes 6))-- 75. -- 91).---- - -
pour Ja troisi0int, ii oliaonae des atitros ice - 5Ol0bOO osistoe . .........3 6.--- 4k.-- 61).---
le,o persouhl-os asJstois lw Yaisoieit pos in(- nage (011lbibull ist(a'-5 ll).---- pour ui]] dos persouilles hutres P(OIlR sistei 6)). -- 75.— 90.--- - paar (lbb(aae (le
Ds le hr janvier 1945 (ord. 110 51)
1. I)aiis le regiule des allouatioiis pour perte de sa-
laire et (laus le rghiie des allorations pour perte (lt gain, groupe industrie, artisaiiat et eomiueree
1. Poui les pcason.nos ossistores vivaat avec le
litaire a-ssisiaiit
ii) le irtilitalro- ii liii ibboulbige di propre et a droit- d uuie iialenhilit( de iuon-age pour Ja prCibb tOre et la seconde persOflhle isis10e . . . . . . . . . . . 90.— 100.-- 110.-- - persobules assistOes 50.— 60.— 70.- -- pour cloacuno -des autres
89
3l0llll(lll. III1IXIIIIIIIIIS -;(, loll lis r(gious
rSgiOns r6g10ns rurales mi-urbainei villes ii) le iit dittit (11111 li(11102ttll(11 ))i(i11 Fr. Fr. Fr. P1.l502111( .eul1. - POIIC lilie (1(5 )((l.501111e5 ii 15)ce5 . rnor(vn(fort,) nor(on( (ort') nrontvn( fort') tour ('lii((ll(IC iles (Utlis plIo1(li(dssistdes 1.40 1.75 210
.1. I'oiii los assisUes 1)01 11(1 ViVeilt 1)1.15 uvil le tiilitiiie assistallt t) los )(ti.soiiies il5oist(t5 lont mdIIage enli'e eIlt, ou avou dintits pateitls qni ne son) Pils 1(151(1.1 011 le itilitaite - )olti nt (IPI pt1ioilll(.t issisltes .......lontfort') r,onton( (0,1*) rrrontvnt fort') - 1)1)111 tliiiiiiie III,, itiilt,. )(Ei501111(5 155151(e.5 1.4)) 1.73 2.10
11) (1111.11110 des )1(l50111105 crsist(es vit seule 0 lii ()(11111110 des ptrsoiiiits assistos vorOrt fort') r000(anl fort') nontont Ion') nite des assistdes vit ‚stille et les 1(1(11(5 loiit iiiditagti cutre e)les oll ipeec don-
1 its pllreuts (ml lie sollt pas 1551 51( 5 pti' Je
iiiiii It i
110111 lu )(Ci5olllie Vivtllt stule de 1oiue 1111
0 ton tine de 1.01105 p111 Ittit iii t)iotiie (0111111 10 monLnt fort') onontont fortl nontonnt fort')
- - itour vIlacu l ie de› ililits personhlis ussi.steus 1.4)) 175 2.10
Møii ta itt fort (1 lt IlS ] iT lilie des lt llocatio ii s l)OLiI* p('i'tC de salaite (10 11(1 ili(g( diitiiiiut1.e de lallocation Pol r )) 0 soli 110 St ole, ca hti111e (la pl&s le St 1 Ui te tli 111)! itltlle et le (lOilllcj)e des pers000es liSSis )t)es.
1 MOlitatit fort daits le rgl1l1e des allocatioiis
1)1)111* pet'te de ga in
3 tiaiics, 3 Ir 23 3 tr, 30 (illde111.i1it dc m(2nage
[liii i111(nt de l'allocation lotul tersonile seile), caleu]t d'apres lt doiiiieil des jorsoliles L.is1tes.
II, I)aiis le regisite tl('s allocations 1)0U1' pei'te de gab, gs'oupe agriculture
1. iour lts ltcrso1us assisites qul i()lll liidmago
ioiuhltnit nvte l'txplo)tnut 011 ave( 1111 l(leiiiltrc iii Ja 111(111 Ilt tiiivti 111(11) dtis J'exploi)ttio ii 1 USt)ii'111( 11 iiiis 1945 - (0111 iIittiiiie los orsolilits issist(ts 075 0.75 0.75 101s 1 e 1 viil 1945 1.— 1.- 93
Liinitei (11 revenn seloii ]es igions
rgons regiOns rurale) mi-arbaines villes
Fr. Fr. Fr. 0) Je I llilitaire 1111 ilioll (111'k riillo1;itiön paar per500110 SenIl
pour Iii prenliPle pers011ll-i 5511-110 ... 150.- - 21)4).— 224).-- - pour 111 1-0(0-11(10 P(rS0flUe lISsist101 .. . 90.---- 100.-- 114).---- pulli eliacuu( des autres persouu( s aSsiS1kes ))L 60.----- 79.-
2. I'oui los peisonhies nssisliies pol rio vivent pas
aeec Je inililair-e assistallt a) lOS OOS0fl1ICS assist&os roitt III (nage entre -0110(4 011 \0-O (lalltres 1)1110111.5 (lili 11)' sollt P1OS 11SSi1-t(5 p10 Je iliiIiltire 80.— 200.--- 220.--- 1)0111 Ja pr-eiiii(re p11501100 z issisti, e ...... 90.— 100.--- 110. - pour la secoiiile porsolile as,isl(e .. . ersoilius usisiPes P4--- 60.--- 70.--- PaUl cilaculle los autos 0) (Iiaeu1le (los per011ie-s i.ist(o vii -,eitle 150---- 2(40.--- 220.-- eliaiine 1105 persoiiiies 1ssi.t005 . . - 1)1)111
e) 11110 1105 perSouiies 11Si1-t(kCS vit seille et los
1111 fles loiit III (nage untre ei lOk-) OU ave-c olau-
Ires pareills (lili 110 1-1011! PilS ak-4S1SI(kS P110 10
1111 lltaiie
-- 1)0111 Iii p015011111 ViVitl1t 501111' de 11101110 que ISP. - 200. 2244 - 1)0111 une de edles -qui font 1nnage 0001001111 - - pour 1i 505011(Ie des peisonnes laisant 11111- 90.---- 100.--- 110-- - irrige 1()111' 111111 ......... -- paar les autres 3)0050111105 lalsallt 111(nage l° C0]111111111 ...........
II. I)ans le Pliginle des allo(a!iolls pour perle (10 gain, groupe agrieuutiire
1. Puiir 10-5 pers(l-lilies assi.S1k0S qui 10111 111(111100
(0il11Iil1lI IlVeC l'eXpIl)it-llllt 011 11Ve{i lIlI 111(1111)10 (Je Ja P1111110 lrllvaill;nit 1111115 Iexploitatioii
--POlIO Ii) prel(ij(re 01 Ja seeoii-de porsoline 90.— 10(4 — 1144. 115-41Si(L............ 7(4--- - pulli 01(11001110 desautres p000101105
91
51oii1an1s III1IXIII1UIUS .4011)11 l es rOgions
rgiOfls r9ions rurales mi-urbainel vilies 9, l'oiii' Jes pl'5011lft4 ass istAes (Iui Ile rollt (1)5 Fr. Fr. Fr. beIlage 0011111011 11V0{' l'exploitajit 011 avec in' IleilIbre de In Y,iiiille travaillarit datis I'ex- ploitation
1) fes p0150111105 11415)6€vl 'mit ii6iiage entr(' lIlI'S 00 aves' il'iiiiti'ei IUII'eIltS (Iiii 110 sollt i(5 ‚es5ii105 par le null taire - - pool' UnI' (105 p0050111105 assist(es .... 2.54) 9.50 2.50 110111' ('1111011110 (lOs 11111r0s persollilos als) 1.25 1.25 1.25
9 (1111(0110 (lOs pl 'so lili 05 11551 sI (i 's VII 50 ole
- - pool' elia(-une des pel'sOlilies 11515t6115 .. 2.)) 2.54) 2.50 1') 11111' tls P01'sonfles assis16e5 vi) Seide ei los ulilties rollt 11U'b-UUC ('11)10 dIes 00 avec (l'ilUtl'eS pill'ellts (IUi 110 sollt pos iI5,515t15 p111' le lohlitaire - )0111 Iii pel'sollne VI V011) 501111' de ii,6iiie OUC pou,' wie de ec,lles 1111 rollt iii0iiage ('0111111011 2.50 9.5)) 2.5)) - (001' ('IiileUlIe (10,5 aU) ros 11('l'solllles IbliSbllll Ill('llage ('011ilIlUIl ........ 1.25 125 1.25
E. 1eginie tiansitoi re •j usqu'Ti 1'infiodiietioii de 1'assu raiice-vieillesse et survisants (ds le 'r janviev 1946).
Heute de VieilIesSlb SillIple 10 (1111(0 360---- 480— 6))))- - Bent de vieiIIese pour 00111)11' 600-- 800.— 14W)).
1. llent(' (II' V('UV....... 399.— 400.-
Bellte 'II 'öl']) hei ii de 10 et 1(16 1'O 2C)0.- - 39)). - ltentc d'oi'pin'Iiii dl' p6111.. 13)).— 160.-
1) I'ollI' I(' ('1(5 ((II )'bIYiIII) (hOi) [llh) 11161111g(' (öllllllllil 11(0(' (1(5 palents ('0 ligiie
11100 t 1'.
) P0111' le ('bIs 0(1 layout (I IOi) 110 [III) 111611111(0 00101111111 11l5 11\'Ol' (1(5 PiIII'll)S ('II 3) 1'OIl 11i 116)('blliil,u) 011 (III 11101))11111 (II' Iu 1011)0 (It. viehih'sse 1'1111 ('oll])le 011 bIO Im rollt)' (II' vie[Ih'sse silllpl(' 1111 1111111, le lOVOIIII 0) in 101)1101' dos (I('IIX l'011,)obllts 5011) 11([(I4111110(s.
92
1iitiites tle 1(4(1111 5(1(111 1e 1(.1i0lt
rJons- r6gions rurales mi-urbaines villes
Fr. Fr. Fr. pa,
2. Pour le itersoiiiies assistt'ss qul Ilo Yollt
1111 i1l&1litge 001111(11111 aVey 1exjtloittnit OH lvee ilttlI1l)re (II Iii Ittltlille ttttvttillitnt laus 1'ex- Itloltilt Ion dsrISt((S tout t(t{lli(ii0 entre ii) Its p000111 (5 (hOrt (tu IIV((. (j'ltUIl(S puioiirt tui lie Sollt
1015 a,1sistts Pit1• le Id litajit
.....lil).--- 200.- 220. - - 1)0111 la prtuidro ptrsou1t' assir,t( 90.- - 100.- 110.--- ittlu) Itt steouttlo p0050ltule llssisteo iss1stte, 30.--- i)our 0llii0oltt des ItlutItS l)ersOltutt5 h) eitticute ties pttsoutults assst(ts vit seule 10. 21)1). - 220.- -- - -• 1)0111 tltittiite des o!050111tts assistJs (1(5 ltt'lSO111it'S i1S5iStteS vit Se ide ei los (1 (1110
11111135 10111 ttelittge (II) re tIlts 011 utve(
l'ttiilis partuts (1111 nt sollt PilS i1S3I5)t'.5 pa r le 111111 till lt - - tolle Itt ]t-elr.ttltulO vivititt seule de i0ii (1)1 10. 21)0. - 220.- cnn II14( le cel los (11.1 Ittutt nttn1tge tttlltl(11111 Itour Itt ‚ttttuitle dos peusouutes fitisalt - - wo-
Ilititt 0011(1111111 - Ies tottues jtt1501(utt5 Ittisitlit l(ItlllttiO polli. - -- (10.- 7))---- ((Itt Hit ...........
E.
Regime trnniitoire • jusqi1 ' i 1'ilIrO(Iuetton de I'assu ranc(>-vieillesse et SIlIVIVahItS (tks le 1' janviei 1946). l) . . . 1100.--- II0)). - 1501).-- ttt0 1(1(1100 heut lt vieullts.e ]ltIlde .. . 1500.-- 1750.- 3) 3)1 p0110 coli p le 2Wl.-- 4 litnie de 1(t))). - 12)))).- 140)).-- ) Re Il le d e vtitvt o5re 70)). 890. 90))- ) Rente l'ttrphelilt Je 111500 ei 35)). -- 4(11).-- 45)).- Iltule lti't1teliui le 1tUI(
'1(111la llX;t)lttit 1111 ntoitt(tt) de la lilie ( le ituitlt III (twri los ijitilits ) a lix 11(1(1(105 soiit tltltt11(il(l tntert. (It, ((Voll 3) Si 1111(1 vellvu vit 1(4(0 5(5 (II ttitts itYilllt tlloll 0 des ttuttes tltoitlnlilts. Itt liniite tt\tltll de lt VtllVt' de ueveltll de la l'amille ost (galt 0 Itt soit000 1et lintitis 11(3 101(1(3 0
1 do dort ttphtlttts. 1'ltllt la (ltlt1lltilttlt 011 (III l(tOi(ltll(t de Itt
ei de sts enittuls (100 laqutllt' a tIrol! Itt Fttntille, )ttnt lt's ltVtI(II4 lo lt 11(00 d e la unSre ei du sts tu lttnis lt's J)arts tIO Itt roltltuo itrise tut (loiVt'flt Otrtt itidit iotiui(s.
La nouvelle diirnitation des rgions de montagne. leS c'oiili'iiilions (Ines J)OUV exj)Ioita1ions agricoles Se !es
lerinitieiit (Lipres Ja capaeiti de reidemeni (Je Eexph)ita tioll. [es d isposi tions kga1es pr(voieii 1 cer a allegeineiits potir ['5 ci- ins
giolis (Je 11.1)11 t agne (ACUG art. ). ('es a!k'geiiienfs se man i esl en 1 (Iii fls Je iI10lilltl1 des C0Id ri hut iülls (leN ploitatuon et iersoli helle. Xinsi. Ja e iirihiiiiini persoiuiielle (Ie4 nieinhres niaseuil ins de Ja fall) FI1' ()CClu I(' (Jans Jex 1)101 [ilioti ('Si. p0111' toll tes ['s elasses (k' eon±rihuitioiis. (Je 2 Fran('s par Innis dans ]es rgions de plaine oui (Je collines et de 1 iraiuc dauis ]es rg'ions (Fe inouilagne (Ol:( an. 7. V, aE.). ] . es COh) i'ihu 1W1S dcx ploi 1 ation sollt gradues selon
11 (lasse. (Je 1 a l'-' 1 ra iies pur illois.
La natii cc (IC CCS elasses \arie eependauii SCI011 ((liii sagit dexploitatiolls sises CI] plaihle ei ('Ii i, Cg ions du elliiies Ott (IeXj)I0i1dli(}Il5 (Je molitaghle. 1L es avan tages aecords ä res cIerhli'res iu6eess11a u ne dt4i iii-
1 il 1011 (IS regions (Je 1110111 agne. U, (kparienien fdra1 (1€' Lc'o-
i10Il]ie ptih]i(j1iC 11 pris (1 ('et eifel i'ordonnanc'e 1 5 dii IH 1uillet
1 940. (1 0 j)Ve5 [iqneiie sollt nipui 1 es rg'ions (Je Illoftlughle 1011 es
(:elles sililees a plus (Je HOO iletres d'ahitttde. [es re'ions an- (Jess()its (Je Celle aliiitide tjtii soiil 110h1lll0ifl5 eonsidriies (:öilliilC i'iohis (Je illohilaCIle soiil (1111111(F(es CI) particihlie r (10115 101(100- iailce. hans !('5 ('olliilllill('S (mut Je lerrilotre esl cii partie 1111- desstis. CII 1)au'Iie a11-dessous des hiillites fixes. ialiiiuid(' (le Ja 11)015011 (lliahiiatioll de IexploitaIll C5t (1('ieriliihlailte (celle (LII- ver si lhntdruss6 l pluoiieuil's liahitalians). l)epiiis 1iiii'odiieioii (III uegiune (ICS iiihftatiolls atix Ilavail- elli's agni('oles (1 (ItEX pavsaiis (11,' 1(1 inoiitagne. Ja (lelilllitaiioo des r(giohls dc uul()uliaglle a aequiis III1C iullpol'taflce plus grunde elleore (lii falt (hie seuils les pelits pasaIls (Je Ja niolilagne ont (11011 'I (es allocalioii.s (\(h (lii 9 i iiiii
1944. 1111. l). [es norliies
fixes (laos loldolilialice ii 1 precilee sollt applieahles Cli lespeCe (O V, (Iii 2)) j uin 1944. art. 5). [es (IisJ)osiliohis (l(' I0ldoilliahiee II ') appIiie 5111' Id i'ei'leii0'li- lalion Co iiiatiere (Je legislahion suip [es hies. T,iurs de l'iiitrodue- hoi) (111 regime (les allOrali011s pour perle de gaul. ii fallu1i meire Si l'apideiiielit 510' ))ie(1 Ja (lelilililat 1011 (JS rgioll5 (Je ullohhiagul e
94
(41111 lId j)05 1OiiOl1Ps cd possihle de teniv co 1111)1C (lI'5 Ci rcons- latices piirt ieuIkres t eliaqtie (onhii1U ne \oiuhreiiscs lurcut (k's lars les req iiCt es 1 eiJJla iit 2i une revision de res (lispositiolls (lapres 1111 S\5lI'nle tenaul eoiiiplc 0011 sellleinent (Je laltiltide. mais daiii res facteuis (lIavoral)les a l'agrieiilture. Le ( uIa-s(,e Je(leriil (1 la /flLH/(1(1 1011 dg1i(-ole. mthrhi 1 la section (Je Ja prodticijon agricole et (Je Iecoiioni ie doinestiqu c de l'ofl ice de guerre pUlli' Lau nienlat 1011 U Uerne, prparc cii cc niolilelit tiiie hat! veile (kIi iii itatioii (11's 1-eiio11s (Je uoiitagiie. ( e service cl feettie des Cfl(I uCtes 1 rs itend ii es stir la j)l'Od li(tioii agri(ole (lili se saal revelees de graiide video r iors des meso res prises cii VIII' de lex lension (les cii liii res et lelirs rsRLtats serotit egaleinen 1 des plus UI iles pott r not ii' I(gisiatloi) agricole dapres- go eire cl (lii 1cm ps de pai x I)ans tiii pays tel qiie le ntrc, oi k (110101. la nalure (Iii sol et ja conhgitration (lii terrain sollt si yaris, il West. (cia sentend. possihle de rgier Ja piod tutioll que si 1011 collllait pariaiieinenl Ions les fuctetirs (1001 eIle (iepelId. A iissi Je cadastre (Ic 111 produci nii agricole ne se eoii leute P°5 de donner la descriplion de cliaque coninitine (laUs Soli eiisehlil)lc. niais il (Ii \ise galenicnt les lerrcs ciiltivahles en seeteu rs (Je 30 ä
40 ha. p our exain ilier cliacu n (teil x en dtaiJ, Sons laos ses
aspeets. Jusquici. enviroll -50 000 dc (1's se('tellrs ont (lea ('t( WC. l.a (10(iL!nelliatu)Il rassehlihlel' (Je rette iLl(:on peroel de dcli- initer qIIiiahienleni les rgioIis iio)iltagilehises. LIII' allention taute particuliere a 11 accorde aux exploi iltlons siliices claii - ([es regiolls inleini&liaires. Le i'.Iel de dclillliialion des regioils (Je uMagne (lihi1ie-l\pe) (lite (le!cTI (111 prillelii1)s 941 Poiui- rette (hilihhiilaIiOui. on a sttrlont tenn (()ihll)le (les la('telirs \'aiits
1. l)hiit ei liii de Ja p(u'iode dc (:l'oissance des l)lahiles 011
puliltenips ei cii auio1ihie. soll (Juire ie Ja periode (II' vcg(- lalioii. Celle-ei (l(peuid avalit 10111 du lexposition (pente iin oleil oii i loni)re). (Je laliitiidc ei dii (langer (II' ee1s lor- ch Is ei prcocl's
. \loveiiiie (1(5 pu(cipitiltiohls ilulhihlelles ('1 iTj)iu'liIiOIi (II' (elles-Il siir les (liVei's 111015 9-5
i. l)istanee (Je lexploitation agricole au village (froniagerie. tC01('. 1)OsSiI)ilit6S de gai ns accessoires, de.), distance t la gare Id 1)1 US pro(- he voies d'acck.
Lorsque los eri t'res susmentioni 5 nont pas permis de ciasser dtIiiij ti venien 1 ii ne tonini und, (Faul res fa:teurs de mol udrc im- J)urlaiicc. (jU 1 se renconirent auSSi dans des rglons ])rivillgies (jilant all cliniat cl aUX VOiCS (Je COlDfli unication, 011t cle priS CII (oflSidratioR \liisi. on tiendra conlj)te d'une coitclie aral)le peu .
prufon(Ie ou d'tiii sol J)ierreux, d'exploiiaiiois dont los c(>ndi- tons soul peu 1 avaral)Ics (exploi tat iuns Ilaines, aiiunagemenfs (1ef cci ueux. etc.). J)ans los zones interm'(1iaires, Je projet de ]iniite-type est mis au poiii 1 sur Je terrai II iucnie. par Lilie CDIII mission compose Tun ex pert (je la Coii f&J rat Ion. Tun reprseJifaili du canton et Tun DU (Je dcux inemhre.s dc J'autorit coinin uiiale. [ne liste des exploitaiions de chaq ue com muii e est tabli c, su r laqitelle cliaque exploi tal ion esi (kslgue par till 11 umero.11 est ensiiiie rCe(l il I'Iiminal 1011 (los expJoitations (JUI. (je l'avis unaniine (Je la (um nhission. se rangent soji dans los rgions de inontagne, 50i1 dans edles de plaine. Los cas doiiteux sont eXainin5 en particu- er et classs. si 1)ossible apres eniente, dans j'une OlE j'autre des deux caigories. Aprs c161ure des experfises (laus LCS diver- ses communes, los lisfes sont soumises ä l'office cajitonal (Diii- 1)ttdiii aiflSi quaux autorits (01111110 naes avec d1ai de recours de 20 jours. [es rpoiiscs dlix requtes adresses all Cadastre (Je Ja production agricole sinspirent des prineipes fixts et des ciiteres (taI)lis pour Ja dtliinifation en cause. Bien (jUC Ion- cl (Diii j)li(jtlt, CC j)1oC('di cst tun te{ois 1)lUS &Iu i- tuI)le (liEd Ccliii it Ja I)aSC dc I'ordoiiiiaiicc 11' 5 (liiL (ite. 1 a nouvelle Jiiuite-type (Joit servir (je rigle aux offjces cJiargs de I)reti(lre des iiiesures Cli fa\eur des populations de in inontagne. Hie sera certainenieiit mieux apI)rci6e par jes intressis que Ja rglenieniatioii en igueur j Usqu'ici. du faif qu'eiJe tient (olnpte dune faon um forme des facteurs naf tirels et COfl(}iT1 i- (jU5 (Je j)ro(l uction. La iiouvelle d€Jiiiiiiafion remplacera doric peilt ä pefit i'ancienne : le dparfement de j' coiioinie pitbliquc Ia dj (JjcJariic applicaJile. cii cc qui coneerne Je rgime des 96
allucations pour perte de gain. (laus 1CS (alilolls de 1 iteerric. .chVYZ. Ohwald. Nidwalcl et Ihurgovic. Iile le sera pr{)cllai- nenient datis (lautres cai tons encore.
1\ , 1 uecisioris des commissions 1•t -1 1 1 11 ieaeraies ue surveivance en niatire d'allocations pour perte de salaire et de gain. A. Dcisions de la commission fd&ale de surveillance en niatire d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Saliire de base.
_\ 628 Soilaiti du basu pour k calitil (Ii' la cotitilhuliott. N 629 : N 60 Salair' ui basu pMour lu ealeul de lallocalioii. N 631
2 Allocation i)otir perte (It' satane.
i'\ 62 I)ioit ä iiidiiitiit( de iiitiiag.
3. Restitution des allocations toueties indüinent
pdlelflefl t (lS (011 t ri 1)11 tiOflS il VVI( IeS. \ lliilploV(tii Id (1iIlllit( pour Or(101iilel Id rititiitiori tlii sil I0( 0fl.
634 lioiiiit', 'I)0luiI)l('S (III !)ulilIi1(l1 I ilis (011tl!htltl()IO.
4. Pioedurc.
\ 6' 5 : ( oinpttiiicc du la ( N" 636 : R'stitiitioii dii 'Mai de i'couis. N 6. : \luMiirc )l()hatoi Iu's.
Remarques pieliniinai res
II est eil gtittral tis (liflicilt' detal)IiI datis ehaqite iis parlic11- lier le niontaitt (l('s pOiill)oires re(lls par es (I1lpIo\is (Illotels. (I( lestau rauts et dc caf(s. Pour Minliier les d iffien ltus qiii se pr(seii- taicut lors du cuileu 1 (III salaire ck hase dU cette (at(goiil (l(' sa laiies. (('pell- ((II a adoptt des .5010!IiCs /or/iu/aifes (I() art. 10). (cl articic lait (laut ituc reserve cii cc seils qiie taut leinpioveur (JiI( l( 1 ravailleii peuveut (leniahider a la caisse ile fixer iiiie soiume plus divviv 011 Pl 115 hasse Si I( gaul hilo\'eit (ffeCtlf du leiiipIovt seen ih' sensible- iiiciit (le la soniiue foi'Iaitaiie pr('vhli. Lit (ausse (Ile-mehile peilt h\(r
(] 'Office (les soflhllies (IifJti1elleS si les gai ii.s liioyells s'catteut Selisi- hlenieiit (les sommes iiieiisiielles 1 ixees par Ja loi. L a (JClSioiI n', 628 fait renlarq iier ä ce piopos que les cais.ses ne soit pas libres d'appli- (jiier eefte (lispOsitiOn seloii luill. gr, maiS quelies (101velit all (Dii- tiai re se basur sul r os gailis moveu)s effeet i fs cliaque fois (fliC C(lI X-Ci s(eareiit se;isiblenieni des salaules JouJuitaires, ccci ca vertui (Je Ja regle foialanieiiiale ( liii veuut (fil les (011t1iJ)ultiollS suient preJev(es stur Jes sa Jaires effecfivenieiit gagli(s. Les (IlCiSi0liS ii" 629 ä 651 socellpelit d1i .siiIiue de base pour le (alGol de lallocahon. Les faits 511! vaiits Sollt i'l. la haSe (Je ha (IliCiSi0iI ii 629 : Le contre- ni aitre duiiie carlubre ii slu qui tIer Soli einpiol pou r (ans(' Je malad ic (rluuafisines cli roitiques). Son employeur ne liii a plus vers6 (p11111 saIai Fr MU S ii ressort (epell(Jahit (III Ceitificat 1rldical qule 1'iuit- ressc petil aecoliupl u d'autres travaux qill ne soiciit pas eXfJOS6S an x ute mpri La (IS a J) 10110 uicb (J II e 1 al iocatioii (lrv iii t &t re Müde es. ke (lap1's Je salai re gagnit avant leiitree dli Serv ice (10 art. 8, 1 ah location correspoiidauit i Ja perle effective (Je sala ire subie par Je iiiilitairc. La (IS a. Jans dü prbc((lellles kisioiis (lbj4 (il 246 et 558, Revue
1945. p. 54 et 4231 (leclare (Fll Ja cl ide 8,T aliia 10 lieSt
appl cable que Je inil itai re a lb occ'tip inoins Je <uiat cc SefliailleS oll si
11101115 (11111 fli0iS peli(Jaiit es (loiize 111(115 pr("CC(lal(t 5011
euitr('e an Ser- vice. Eile Je repbfe (Julis Ja (kcisioii 110 650. Le eas (juli a fait Jobjet (Je Ja ticcisioui ii 651 Hait Je suuivuiil [ii militai re relnpl issail Jes foiiclions (Je greffier (Jul inge de pai x et dc j) rp0S i. loffice rommuinal du Fdronoinie Je guerre. Ccs occui -
patiotis 6hInt 51 111(11 rr'trihiiees (juli1 les dl)iili(J0Iiiia p0111 acconipliu (III Service mihitaire vololitaire, li eaisse calcnla Je inoutauil du sott
allocation diiprbs Je gani (hill realisait a unI (1 euil ier au service. II icyit Je celle faon lilie alloeatiuuu plus fuiJile que celle a laquielle afliait (11-011 (111 clibuuieuur. le iecourauut cleuiiaiiduit pur consbqueuit i Ja (58 ([III' SOli aliocatioui fcit dal(uuJ6e (Japrbs Jes suhaires auiguuiciit('s
(Jepulis Jors, des einpJovs Je Nconoinie (Je gulerre. Cutte deunauud e iii pils pii eIre prise cii colisiJralioii, iitteuidui cjum all momeuit (Je 5(111 ('litrre all service. Je iiiilitaire 111ai1 plus (III service 1e sa coiiilililll e. id CSS ii (Jeci(J' (j1lC lin16resst pouiVllit reee voir Jalloeati oii )F(\ ne pool: I cs ehiouiienrs (10 art. S. i',' tJ.) (iii. clit-elle. tun uiiilitaire (liii est r-aprhlc (Je gagnur au 11101(15 7 (01 8 trautes pur jein uliais ii (III. iiialgrt ui. se cOlitenler (JulI1 stilaire inbrivur (iV(inl SOli euilree an service. uioil pouivoir prtendrc ii Jallocalioui correspounlauit auix gains jouur- ulaliers prl1vuls i'i Jaiticle 8, -)c, al. puci1(. II serait iijtiste eil effet (Ja(cor(Jer lii0ills i iiui iiiilitaire (juli uviuif Ja voinutt (Je travaliler. (fuul uuui chonieuu r neaJ ieaiit pcnt-tre Je elierclieu tu tue (tedulpal all. i)uus 1(1 ciiciiJiire n 28 (iii 19 avril 1943. il est (Jit etulre atilies 98
0 lindew!llle
(110.' la (IiS0IIlti(l1 (III inunagv ('Il11'.li!1C la I)C1t(' (III (11011 de ruiae. (A lte regie ('f ('0111 ilIIIC(' par Ja (AS dans ii (ICC1)iol( soit ii 62. 1t' (lela! (11110.' (III!!' pell(ialFI Ieqtie1 It i)iiliIaii'e eOIlerve (Iruit a celle ilidel !it( 511 garde SO!i m(iiage apres (Iic Soll epolist' OH ses cufauls bot quitliT' ([0 art. 7. 4 al.). dot Ini peirt'ttie dc ([Ilesiiol( liquider (1' 11l!iag('. II ('St Iogiquue (les bis (110.' lt (11011 cii iii.' reiioil ])itS 5! (10115 ie (I(ldi dutii' a111(6(' dj)i'S It' d(poit (II' so letiiii)e (30 de ses eilfalits. II' inihtaivu Jeplell(l liii lIOlIVeI 01)1)0111'- iiit'iit iipt'es avoir (hssOtlt Soli pie(e(Iel1t n1t.i!ag(' (cl. alissi (ICCiSi0!i ii 407. Revue 1944. p. 72). La ( ii eu potit Ja preilli'Ie Los Iocca.Sioll (It' su piolloiicel (iIi'ciiuui 11 "63) SO!' la (jllestiolt 110 ovoir (111i es! Je debileur de laib- ca(iou ei il (liii dpj)01tit'131 (ls lors lt (lloit dc lecbdlllel' la te./i1iiliii (111(' ldlboc«ilioli ('St (liii.' par ii(dll('5. lIlIe (011(1111 Ja des alloco!iou.s ('1iSSe. J)('il iillj)Oltt' tiui eilt' y('rse (lle-I1ieIo(' liiibotatioii (Ii1('clefl(t'I1 t O layout (Ir0it 011 (lItt' Cc 5t)iI leunploveui 1 (lIli 1' fasse 1)0111 le coniptt' dc la caisst'. (t'st uloutc eile seIde qni. tlaiis bus les tas. (bit ordoll- lier la i'estitiutioui tlt's aIl0CatI()l1S Vt'1SC('S ill(I1I111('Ilt. [0 sot'iete (oopciUIiV.' ((0 011. ss) I1tIc(I1Iie1t lii peisoiiiiohl' p lilie 0. ar 50!l lilscriptlo!i so! It' legisile (II! (Oi11lfl('ICt'. S eloli Liiti- (l(' 899. ) inea. (0. Id societe c0)i)(lat ive r1p0n(1 (1('S amus MAUS ohio- (0101015 (10115 Iii gestioii des aflaires socaIt's pol tute pt'isoiiiue 1isee i'i la g l mr 01! (1 la ueprseiitct . i Ie giaiit (11110.' lt'll(' socit'te toiuuiiet. par iti'gligtiice gravi'. (i('5 t'1reulls tbaiis i('5 it'leves du (011!i)t(' is (lestilles ii la ('aisse. Id sociele repollil (III poit'meiit des centuhiitjoi thies. la (l(' 1(1 rt.spoiisabil ite tiui g(ua11t unvors Ja t'ii(Ore (111('stio!1 c'iiss' ((0 ort. 916) 10 pas 0 ehe ('\dillill(t' 1)01' la ( ((icisiol)
ii (4). id (Ieti51(111 1i 635 il Irail dll\ (JlleM!tU!(s de mi! (JIll (loi\ ('III t'ire tioiicli('t's (Itfiu1itive1fleIlt 1)01' les coiflhlllssiollS (larhitrage. l)nis iii (hIsioul ii' 656. Ja (AS oc(o!(Ie l a rest i/o/ion (III tlelaj de tCCOIIl.s 0 110 t'IllpI(I\cllr (liii 0 pu(et( tut ceititicat iiiedical seien ('( 111(1 il a iiiilide ('1 ('i(11)e(llt (II' l'ccolllir (lduI II' (1(1(11 C91lN. 13! ( '( ('«1 l ieu 1)111' les consIi!aljo,is (1!? /ot! (1€' 1'uiitorit( iiifiiiieuiie ('II liiiil ( iii dIes 10.' soiil lii iirhitraires. lii cuiliiaircs iIIiX pi&(e.S (III (los- (R( "-) an. t). ii s(0l5Iilt (110.' (0155t' ct (01111(lissloll (Iarh!tragc (10!- \elll Kiblir bIs laus a\ee (larit' ei siiiis e1llliVaqlle. 0 delaut (te (jiuoi la se \ ((ii ol}lige (lt neilvover l a (ahlSe polin IooiveI eNllllell (dcci- dU!! ic 657).
NO 6 7S
Les aisses ne sollt p as auitoiises seulement mais dies sont itt' 1 dliii dS (Id (aIC lid 1 Is cont ii1)11 tio ns (1 aj) r's Je salai le eltecti 1 loisq les solaites loiTaitai les ne soiit nis applical)ies (lans un cas 1)ilItieII - hei (10 ott. 10. 4 al.). 99
Lors diii coiitrie, Je reviselir (je la caisse a Mabli ( jne Je revenil des soinnielires du WO du Ja Gare de L. scartaif sensiblemeTit des saln res forfaitai res fixs t l'arficle 10 des i iistruefions obliga- toii'es. Fonde sur eette consfafafion. la caisse eXigea (in tenancier dii Bu ffet :1ni 1 ueqiiifte t laveiiir les contrib titions sur Je salaire (1 fecti f (11' soll persoll ne!. soit ie salaire en esp'ees et en nat u re, les
1 evenus accesSoires iveiduvis. fels qite grat ification
s, et les polir- hoires tt raisoll de H a 10 % des recettes. 1(1 (olflhliiSsioli iiariiit Lage uvaiit proiion r (ine les instrucfions (le la caisse tuieii1 Coll forines alex (JiSJ)O5iti0i1S ligaies et i Ja .j u ris- : prii(Jence du Ja ( SS, Je iecoii rauf fait valoir (levant
1 ( IS q«il est
txact (tie Je gaul du ses fdies dc saile est siiprieu r anno normeS fi x6es i iarticie 10 10, mais non pas quul sen carte « sensiblement ». ii ne sagirait (Jal]ielirs pas (JEIn reveno nioveii. car J 'annie 1945 ad partien1 ireinent favorahie. Seil 1 mi coiitröle (11tai1Jc pourraita etabli t si les gauns moyens effeetifs dpasse ni sensuhl enient Jes taux JcgaiJx cest pollr(jllOi la (JCisiOil attmj iie seraif ca totit cas pr- uiatuie. La ('55 adnief Je reeou rs et anii nie Ja (jiicisuoil (je Ja caisse par
1 es mol i fs ci -apr'S
Ja caiSse se fo ndaiit sur liii contrJ e. a ast reint Je recou rant a paver les contribtitions (1s Je mois (je mai 1945 sur les revenus ei fecti fs du SOII personnel. El Je affirme. cii effet, qiie ce revenn scatte sensubleirient des sonimes prviies ve rses au (lossier ne peimeffent pas de voir si r' la loi. Les pices cefte affirmation est (xacte 011 flOH. On ne pourra Ja dtermi ner :lu' l laide de compfes prsentts chaqti e inous pur Je recon rauf und iquaiit ! es ressoli rces de eliacuii (Je Ses eiiipJovs. Si es saiai res ef!ect ifs nioven s (J1)asSei1t sensiblemeiit ]es salai res forfai tau res, Ja caisse r'sf alois cii d roH. conforninient a [art ide 10 4e al i n&a. 10. dexiger Je pauement des cont rulnitioiis sur ces revenils effeetufs. [es salai res forfaitaires n'onf fixs par Je l6gusiaten r q ne 1 0111 permetfre au x caisses d'tabJ jr pl us faciieinent Je sal aire (Je hase sOliniS a coiitribufuon, lorsqtiil sagit du catgorues du travaul Jen rs (Jollt Je reven ii suhit des flucfna-
1 ioiis coiifi ii tieJ es. Ä fartieie 10. 4e alindi
prcut1 le JgisIafeur s'esf uxplmt (je la lnallire 511 iva ute ' Si (laus U ne eiitrcprise les gailis Inoveils scarteiit sensuhlemejit des sonunes prvues an Irr ii Ii ua, Ja e:lisse (Je conrpeiisatuoii peiil fixer (ioffiCe des somnie s dilfrentes Pohl' certaiiis ciiiplovs 011 pour cccl aunes catgories di,m Itny6s n ('cia ne signifuc point (JIl 011 yen iJ Je lausser i J 'arhutraure des caisses Je soi it de choisir si es confribut ionS seraiit prdev6 es sur Je salaire iorfautai Je 011 51!!' Je reven u effectif obtenn. La caisse a huen pintöf lobligaitoii (lexuger les coiitrihiiiions sur Je salaire riel, si les saiaires
1 orfautaires prviis pu r Ja loi ne solit pas ca rapport avec
les circons- tances.
all (I0SSiCF (jllC TI est fort VraiSefllblahle dapr's los piCes verses '&- arte 1 rsse ns hie- Ii' reveiiit ITlOVC Ii (lCs euplovs du reconrunt s nietit des Inux forfailai ies des (1 ispositio ns en canse et quo le point It exuet. Mais 00 ne peut en jugur sttreinent du viii' de la (L1ISSC s li'on con ii it le go in Sei des ein ploy's. l)ans ee Cas seitle- q u e loisti ii soiit (ltpaSs S inent, ii ('St possil)Ie Ietah1ir si los salaires fot' faitai res
Le recoiir atil a roh] igatioll de don ner (1(101' luaili're <sensible .
1' 1' ('akuT dii
0 In CaiSS(' bits los 6i'ta i reissenteuts ii 1ees5a res poii
'il s'y refu- levenil ieel (I (Ii' pI'(Sentei' toiites los piCeS (iemalldecS. taxatio n d)ffice . confor mincnt i sau. la caisse poii riait op('ier une On (II' tu eolfilltisS i011 (1(11'hit ragc (toll iloiie arlille 2' 10. la (I(Cisi pr6cise en cc sens (j ii e le recoura nt d 101)1 igatiott de prsente r C'tie tut compte exact des reveniis de ses Cmploys, dalls la IUCSUFCS Ott ion ne peilt (1(term lller liii eompte cxact ('elti liii esl possihle Si pourboi r('s) 011 SeIl tieiid ra lt iestima tioii getterat einent fldfll iSe. Ja Caisse prend ra ensn ilc wIe decjson fond('e so r Ic rsiiltat obtcnu. La (hiCiSiOil (liii ci (i(T'jL'l etc prise manqu e (lexact itude. (NI, 125, en la cause A. 0yex. du 10 noveinhre 1945.)
NO 629 capable de Le Iravailleur qui, poilr cause (le maladic. n'esi plus nt de son engage ment, mais reste en remplir les obligations deconla Illpli (l'aut'e s fraVahi X, fl'a (hit, pour in ptriode de mesure (i'tlCCO F salaire r&Iitit service accornpli, qu'l l'allocation caicuice d'aprs le c (10 art. 8, j'r al.). qu'il recevait Pendant sa inaladi ii ne earrire. Le receit mill a ti(' pen laut 19 iiuis emil memaitre (lailS d'ahord 30 frans par müis, salaire rc(lliil i'ii 1944, il a gagit(< bunt % (377 francs) d?s Ii' 1 oetohre 1944, pour calise de IflLliadie. fi 65 ut t 50 % (290 francs) a pamti i' du VO ‚janviem 1945. Uhd 6 m«b avallt (III i iiterroiup Je le 1 mavai 1 poii 1' II ne bug ii d ure en ' 1944. 1 ' emploveu r l(si1 lEE Ie (<0111 1(11 ciengagement. c vO1011- Le 31 mars 1943, Ic recotirant est entr6 au service ni1itair allocati on caicuic e non II apres le salaire
1 airc. La eaissc lili versa ii ne
gagn6 j usquIau 30 septem bre 1944, mais daprs le garn de 580 francs inoeii du 4S0 fr. 90 r6alis au eonrs des (lOOZe mois prcdaut soii entre EEU ServiCe. cominissiolt d'arhitrage. Le mi loire attaque In dcision de Ja la solutiOn adoptte pol la celle-ei estllnallt favorahle a iiuiteresse caisse. Le salaire de 290 francs gagn par le recou rant en ina rs 1945 aurait en fait dfi servir de hase au caicill de l'allocation, mais laub- ifier la decisian dc ha caisse. ri16 de premire instance na pas 1111 mod m tu (JSS Je versentent d'n ne alb- Le recott i'ant deniande 6 galenient cation correspondatit au salaire dc 580 francs par rnois. 101
La ( 88 iejette Je ieeours pur its mofils Stil vants En tahJ issaitt Jes rgles du caleu] de Jaiioc at ion (10 art. 8). Je 111sIawur (51 part i (Je Jidte <iie Je militatre aurait (Oliti II il( d gaglier Je Illeifle salaire sil iiavait pas (te (Ii Servic e. Celle piesompt toll iaiiqiie (Je fotuleiueut (Js Jiitsfaut oi les cotiditions teqilises iie suitt
115 11111 J)J leS.
Daus Je cas partien 1 ier. Ja caisse a rfus . avec ratsoll. (Je takti er
1 al location daprS Je salatre rneusuel de
580 francs. II ressort du cer-
icat udcaJ (lelnand( par Ja (SS que Je recoiirant est capable (Je travailler J)leiliemelit (laus im hiireaii. niais que,des rhiiiiiatisnies (lirlli(files Jeinpclierout a laveiiir (Je repreudre soll activit coitiiiie eoufreuiait re, ahaudoiiitee lt Ja suite de Ja (JtlloIiciatl()li. par Jein- piovetir. dii contrat deugageineiit. !)aille urs. Je recouraitt Jc1are dans sa Jeftre du 16 octohre 1945 ä Ja CSS, que du Ir janvier au 51 mars 1945, ii a chen16 en vaiu du travaii et que. depuis celle iJtriiieie (JLite. il accoinpJit (lii Servic e vololilaire. 11 ne fait cJs Jurs pas de doute que 1 ut('ress «aura it pas pu gaguer 580 franes par inuis si J iitait pas untri au service. La caisS e Ja düne favoris en pretiant comme saal re de base pour (aldi Jer lal locafion. Je gal n inoveu (Je 480 Jianes. 011 petit se (Jispenser tlexaiiiiiier si Jaliocation aurlut du &lre (ittermil6e daprs Je saJaire de 290 franes gagtt ei) niars 1941 ou si Je recour(ult (Jevait rtre (()uSi( Jt'r( Cotlimt' eliönteiir nil inonieut du sou untreu au Service. une uouvel Je (leeiSiOu ne (levalit pas placer Idnihresst tiaiis u ne situation I ns JtfavorabJe que si 1 iiivaif pas iecon ru.
(N I25. eil Ja cause E. N.Jauser. dii 16 uoveinlue 194.)
N° 630 Le niilitaire qui n'a W ocdupe que pendant quinze ‚jours au coii rs des douze mois pi cdant son entre au service a droif i une alloca- fion ealciike d'aprs le gaul inoyen de
8 Tranes 011 de 7 franes pur
jon r (10 art. 8, al.). le ieeoiiittut ii (esse soll attivite itd6peudante de peitte ca Jettres. eti julI! 1944. Intr en service volon faire Je 5 juiJlet 1944. il Jallocatiott pulli leite (Je galt jusqlt au
3 jallvier 1945 et
eitsuile Jallueatiuu pour p11t' de salaire (Juli clioiii eur. soif 7 fr. 20 par jolir. eoiiloriiteiiieitt t Jarticle 15 bis Off;. Ii a travaiJk (In
19 au 51 mai 1945 poli r lili salaire horaire
du 2 Jr. 201 pins a repris du service l u 11 juin 1 943, la caisse eI Ja cO!ttit iissiOu (Jarhitrage avalit a nouveau NA sott ailocatiott ä 7 fr.
20 par joui. lidi m"6 se
pourvot iJevatit Ja (55, cli se rfrttitt au salai e gagile pendant Jes
15 joiirs prcdtut Soll eittree cii service et all
bit (jilt' sa Tetitifle ei ses (letix eitlalits lie pttiveut pas vivre avec
1 fr. 90 par jmtr ((JJtic-
1 ion ltite (Jii Jover).
la (S iejette le ieeours pur i us niot ifs sllivullis
1 . eaisse u il 1)011 (lroit lu reeoiiruut ilil l(gime (It'5 tillo-
(01iollS potir perte (I(' SOlO! It (1 parf ir du mois de ;an vier 1945 en liii versullt Iuliotutioii (Ie ehollleur : il avait en effet ferint SO!! elltre- p rist i ui1 j uin 1 944 et iiavuit (10115 leS sk rnois pas repris (laC1iVit( iiitItpeiiclaiite 011 (l(pell(lallte (01i( ort. 15 bis. et 10 all. 5. 2 ui). \vu11t (II' reprell(lre (lii Service. je II JUli! 1943. it' 1ecfflhl'tillt ii lru- vai1« i t'si \ ral. (01111(0' pei lire eil lett res ei gagule 2 f. 20 \ jlittire. 111(115 petulallt 15 j ours seiileineiil. Or, cc suluire ne pellt stIVir de haSe 1)0(1V etruhr lilIl0(uhioul, VII (Jilt' (lilpli'S tirtitle . IC iLllll0. 0, le uiiilittiire (liii 0 (11011 (1 Iii1(ltllli)it( du iiiivagt retoit 1110, allocatioui lllaxulfltlull de 7 fr. 20 pur joilr e rrespoiidul1 t all gaul inoveui de 8 frallcs pur jou 1', lorsqiiil u 61t Otto pt inoins (le (jilutre 01! St'ullailles alt eoiurs des (lollze (leruijers mols pre6duil1 soll eiltr(e Service. II ressort des ('xphieatiou ls (l0I1!I('t'S pur !v reeolirullt t la (itillailde tk la (S). (jlie Soll elIgugeIl1tllt etaut piireuiieiit pr()visoir('. ei] Sorte cjuil se jttstif je tl ((1110111 llloulls (IL' le prellilre ('II cl1Si(llr(I- 10)0 pOtll je ((11(111 (II' luhlotuhioll. II iit' Prttt'1id (luilitillS pas qilil uiitait p u gaglier duvulliuge qiit 240 Irunes pur uiois sii ne Atait pils ieugage. Ja (IL'ciSiOi1 (lt la (0111]IIISSiOII (larhitrage eh (1's lors luilte. (N' 125$, ('II 1(1 tatise 1. Benz. (Ii! 12 iioVeilil)i'e 1945.)
No 651.
Le jnilifaire (1ui serail (apable de gagner au moins 7 ou 8 fianes par ‚joul (10 art. 8, 31» iii.). mais doit, en raison de eircoilstan(-es par- Iietiliies. se eontenter tl'tin sahllre infeijeu r. a tout (IC ineme (Irolt ii!! nioiitniit de 1'alloeation P1VtI p0111' les chonieu is.
L' receilluult ('St lilurje ei pre de (ItliN eilfuhlis ..Av uni 1e1111el 0u service. il exeruit los fonetions du grelf er (Iii jiige (le p(lix ei de WIPMA t ioffite eolhlihlilil(lI du Iec0i10I11ie de gluerre. (es oceiiputioiis ('10111 fort 11)01 u"tuihilees. Iii1iert'sse los ahauldotlila ei u(eolilplit 50115 iiilerriiptioii du servuee uoulitaurt' (10 2' multi 194 till 10 1001 1945. ha eaise liii veiSa unu allo(- ation (je 3 fr 15 pol' ‚lohr. plus 1e 5 Jr. ;() ti parlir clii I llovelhlhre 1944. eulenlee dapr's It, 'ahaire total tit $9 Ir. 1$ (sului re thl propost u loflite (je IeeoIho111i( (lt gllelIe
0 fraues. plus saluire du grelfier du la justice de ptux : 79 fr 1$).
I:ilhtreSs a reculirn (1 1(1 eolllllissioil (l(hrl)i ragt' luusaiii valoir (jlie sil reoi IliolliS (1111111 tllolllt'lll' etsl 1)0111 la simple ruisoll (jhlt' ses fouetioiis (ieu1pl0vt (1 leeoiuoiiiie (lu gucrrv elaieuui trs 10(11 ptbv(es. [es .salujres (lt. C('S tlllplov('s avuut eepeiiiluiii (i lev(s ilepiuis lors. il 1('C('\ 1011 tiiaiiiteiiuiil 29: Frauen pur 111015. ul101iltlni (101 devrait pur (ouls('cjileiht servir (je hast uii calciil (je S011 ulloeatoi). Uall1001 iiferieure u rejel(' le recour cii ull(gituuil qlle. collfOr- ihlenieut t iu du ha (5. Ltuglileiiiuhilu des salture
lOS
d)ilt oiit b6 nu nd6 les einpiovs de lconomie de guerre ne poti vait piiS &tre prise cii cOnSid6rdti0TI dans Je (as particLrlier, vu que J'int- rcss avait qit itt€ sa piacc au moment dentrcr an service. Lc recon rant se P011 rvoit (icvant la (SS cni admct Je recours par es niotifs cm-apr's Lii (SS sest ( irfce (Je la pratiqiic rigotireusc t laquelle se rfrc emicore Ja (aol flhissioli darbitrage. Dans une deiSioii prise (Jepuis lors, cl (iii nil pas pubIie, Ja CSS a adniis que 1'articic 8.
5 aJina 10. t'st aimssi applicahie (Fans le cas oi tili milil airc aurait
116 capahJe (Je gagner un moins ? 011 8 francs par joii r (faux prviis
joti r les chimiiciirs), mais ii t16 contraint de travailicr pou r un salaire lnoiiis riev6. (es coiiditiomis soiit rcmplies cii 1cspcc. Le reconramit AM gref- fier dii j iigc de paix et grail Je bu rcau du ratiomincmnent de sa corn- lii ii iie. 11 a (jil itti (es emplois parce quiis taient trop peu pays et est ('m1tri au service miii! itaire Je 27 juiliet 1945. Soll allocation doit par cons('q neu t ihe d etc inH ii e ii 'ap m's Je gaiu nloycml (Je 7 francs par jour i flS(j all 31 0('tobl'c 1944 eI de 8 franes (k's Je Jei novembre
1944. comiformntincnt aux disposil ions dc i'arl ide s 31 aJina, 10.
, (N 191. (ii Ja eau.se J. iingueiv. du jec oclohre 1945.)
rf 632 Si un miliiaire ne conserve pas soll rnnage aprs que sa Temnie I'a qutt, il perd son droit ä 1'indemnit de mnage. Ce droit ne renait pas du fait que, dans le drqai d'une annie, il reprend im appartement, fant que sa femme ott ses enfants n'y vivent pas (10 art. 7, 41' al.).
Li ut(reSs(' rccou rt a in (SS parce (Inc Fa commuisSioii d'arbitrage. confirniant Ja deision de Ja caisse, a rejet6 sa rcqntc icudante au verscinent d'unc Idemuh6 de mnagc 1)011 r le Service accompli (111
14 (Jecemhrc 1942 an 14 1943. La commission darbitrage ii
janviem '
bude sa dcisiou sn r Je fail que Je recourant avait (ji1itt1 la comnmu ne de B. pon 1 siIah1i i i 1, aprs sIre spar6 (Je sa fernmc en mars
1942 cl qn ii ii avait ainsi pas eonscuv son mnage.
La (55 rejcttc Je rcconrs. motiva ut sa d6cision comme il suit La d611o1u de Ja comn mission (Farhitragc est juste qnant i Son isnItat. Ses coiisidmaiiis (I0iveIit e tre cepciidammt compJts cmi cc
scns qum nmi miiiiitaimc. douit Jcpousc ii ([iIiff Je domiciJe conjugal, ne peu'd soll (lioif a lilidcmlinit( (Je mn&uagc (juie Sil 111' contmiiue flilS Je mn&mue inuagc ii son nnuivcau dorniciic. Lii simple dunnagcmucnt mi 'a cm) soi atmen ne i muporl ance (ef. d cision ii 552, Revue 1945, p. 467). Ii ressort (Je Jcmiquietc commdnibe par i 'office cantomial dur travaiJ que Je reeonraiit n'a plis vu de ]ogeniu'iit personric] pendant ics cimlq mnoi5 (iii i nut su i vi Soll fab] isscmcmit i L. cii mars 1942, mais qm'i 1
104
(l\ait Sulilunwilt loti ( (I(11X (hdlfll)ieS. 1)an (eS Colliuit ioiis. il 111' peilt I)lus 6he qllestion cle la Cw ti Ilidtioll du mme iiiinge. I.e fail d'avoii lepris liii a)ptlrtei])ent le 24 septeinhl( 1942 na Pt1S lait rellaitl(' II' (irOit i 11111' ill(lemllite de 1nuage (ef. deision ii 230. Revue 1942. p. 5371 (N' 266. eti la eulise [. .\ddor. du 12 novein hie 1945.)
Ne 155
L'empioyciir ne paic Faliocation qii'dn heu et place de in caisse (ACFS art 4. al. OES ad. 4 et 6 10 art. 37). Le (irolt de r&1a- mer les ahlocation s iiiiliies apparhent par consqiient i In caisse (oril. ne 41. art. 2. Ir al.). JMY6 (lid- Lt caisse. de iii&nw ([ue lenlplo\ell 1 (ieeoiirant) out
57 fr. 20. LorsEjiie
Cliii Lili lililitdili' des alleahons 1)0111 (Iii lli()IltL1i11 (je miii- la eaisSe leelahlla Id restituhou (II' Id souiiiie i11c1i5iiieiit versee. le valoii iedevait ('ette Sollinie ' (1 S011 taire reeoiirtit, Cii faisant qllil liieieii enij)iovellr (t 11011 d Id C)isite (LIII avtiit \'eiS( (1 1)011 (Iroit l i ,s alloetitioiis. II (flhiii0i011 (i'all)itlage (lolllla ((115011 (III iiiilitaire. mais )emiiploveiir ietoiiitit d 5011 Wup i la (IS en faisant renlarqller que liiidjeatioii (10 Id caisse : < Paeiiient tlireet 'i M. iiiscrite 5111
le leleve de eoinpte. laait iiiduit en emrelir. ( est pollrqliOi il a i.galemeiit verse i linqAoy6 le inotitatit de 57 fi 20. La Caisse a düne. ii\CC raisoll, oidoiiii6 till lliilitaii'e (le re titiier les tillocalion s jiidiis. idCSS d(lilii't le i,eeoiiis pai es IliotifS sllivallts I_.e miii1i1iiie tüiivieiil (11111 (1 1('(ll (Ii.' SOli (iIi(iell ('iliploVellr {1e5 allOeitioliS seievaiit d la SOlilille de 57 Ir. 20 II (jiie le ln&nie hllolittil(l lui a etc vems par Id eaisse pour ja hll&lne priode de seiviee. Ii es) düne teimu de iesljliier lus ahloeatioiis tOliCIOes j udünleill. SeIOIi ILiitlCle 2. IF L1liIiid. (II' IOl(1011iltiilce ii' 41, la heStitlitioll !enlies ('St ()rdOI11liie par Ja (liiSSC Cei tirclie ('st admut dlix pelsonne.s (IC res(ouer. II importe p111 I11e (e im) Id Ctiis5(' elli'-ili&Iii(' 1)11 lym - Iloy vur qn i ait velmt ii tomt les alloeatioiis au Car 1(1(1- 1)loyelim Ili' pale les tillottitioii (jiieu heil et place de In caisse. Lall- lorit ink'iieure tat hohe (Idlis ler remii hnmp!Hu (lelmie a Id CaISSe le (holt (1,01.dolinur Lili Ilillitaire dileeteiliellt la restitutioll (III mnoiitaiit iiidfiiiitiit veis (N 242 ('II la (-zinse 1. litr. (In 10 IlOveili)re 1945.)
Ne 654. In La socite eo01)mlative rpond (ieS actes ihhjeites COHiflilS (hans gestioii des aTfaires sociales par ilile personne afltOiise(' ii ha gtrvi (lii a in representer. 11 sdnsul t (juehle 1('1)ofl(I (Iii 1)utiefllcflt des coii- tIiI)iltions de 1'ernl)ioydnr et &lui travailleu r s i 1idite pt'1'sonn€' ii. p111, iiegiigence grave, COHiflhlS (ICS el'I'eliis (laus les i'eiecs de (Onipte pre- seiits i in caisse. (N 1201, eii ja edhise l,alidw!rtselitlltlielle kI)iislllii(leilosselisellLifl iligeil. (In 1 oetohie 1945.) mmm
No 655 La quesfion de savoir conibien (Je femps un niilitaire a ti'avaiik ehez son employeur au cours (Je ses journes de service (10 art. iSter, V al.) est alle question de fait qui (bit Hre tianche dfinifiv einent pur Ja commission d'arbitrage (ACFS art. 16. 5i al.).
La eomiiiission darinirage a rtlich Je reentirs du mii haue ulla- (111(1111 101(1I(' (Je la caisse CL' rest itiler itt soinnic (Je 255 fr. 50 rep r- seiitaiit dus Cl loctil 10115 vcrs(es a bit. HIe motive sa (lcCiSion cii (100(111 ( litt' tollt Je tcillj)s pass6 pur Je inilitaire (tuns lexploitatioii (lt.' soii einplo'veii r, an cours de ses joiirs du service. (bit &tre considere comme ticlivit (Julis sa profession (lvi Je. La sil ialioii im ()rtanlc qnil oectlpc ians celle expinitatinit petttiet (Iassiinilct a dii travait meine ses entrel ichs tl\e( Soli ('IliplOVeil 1 (t ]es cInplov is.L c miii- Ittite St.' poiirvoit (oiitle rette decisoii devunt Ja (‚ eii {aisaiii Valoir q' seloii scs calcnls. fotids 11 l. iarlicle 1' 1c1.. 1er ali 10. i a re,n 'S fr. 0 de bI'0j). cal. il na paS 1 rilvill JI 1)1 118 (Je 20 iiiitiiilt.'s par Jour (laus Iexplo]tatioii. qnoiqu'ui v fi'it prtsenl tine Jicnrc oh nie heure eI (lelnic. La (IS iejelle Je recoli Is pur ]es mol ifs su i vatits La (iuestioii (lt SdV0i 1' coinbieii (Je tenipl an c'oii rs (Je ses jon inees (Je service. Je recoht rauf ti t ravailI claus lexpbnitalion du soll einploven r, ('St ilt1t ([hleStioll de fall qill a Ir, tranch e dl iiitivc- nient pur l'aniorit infiienre. La (SS ne connait cii effei quc des ( Inestio1S dc pri ncipc (ACFS art. 6. 5 al.) ; eIle est bie cii Jesp'ce par Ja (lecisioll prise par In cotlhlilission clathitiage% So cii uppreiatit breiiicnt 1es elements du fall. celle-ei est a hriv(e l Ja coitclitsioii quo Jes lieurcs de prsence (In nnlitaire (laus [ciii reprise de soll etnplovcnr (Jevaient Ehe cnnsidiies eoinmc tcmps (Je travail, 5(1 (ICtiSiOn ne petrI pas Atre taxe d'a rbitraire on de conbiaire aux pi'ceS (tu (bossier. Le iecoii rauf doii par cons('qiieiit icstitiier a Ja (aisse Id soinhiie (Je 255 fr. 50. (No 1244. cii Ja eanst il. W itlt.cr. (In 10 nnveinhtc 1945.)
N° 636. La restitution du dcliii de recoitrs doit Hre accoi'de au dbiteur dc Ja conii'ibution qui a empcJi pour canse (Je rnaladie, certilie par Je mdecin, (Je recourii' dilfls cc Mai (0J). Le 20 deelriJ)re 1944. Ja (wisse a tax (Joflice Je recon rant. ca, lnaigr es sonnnatioiis. i l navail l)aS cloiiii( A Ja ealssc lus indications iletirandees coiiccrnaiit es salaircs jonrilaliers p'Y. L.e 10 jallvier 945, Je sccrtai r' cotiltun rat ti recoli 1(1 contre celle Itixal ioii Stil' mandat (Je iinbcresse qui a luinntine forme iecon rs Je 51 jailvier. La coturflission (larhil rage a rullö es recoti rs. cenx-ci ilavant pa
106
ttc adrussts (lilOs 11' (lekt lt.'gnl de 10 • jont' (l() nil. 2' hi. I' soit livaill le 3 1 (i(Ceillhi(' 1944. Iv lecoll iaitl eit upiRilt' i in (' qlii St.' piOl10it('t.' ('Oltlillt.' (Uit
A in dcmniidt.' (lt.' In ('At le iitlt'ciii a cwifii'int." (1le du 12 au ('1 31 (i6Ct.'illl)i(' 1944 lt.' 1'et.'olli(1111 itaH ahle 1)0111 ('ulist.' (lt.' gri))t.' 11(11Ii'alt pas (Itt.' C(lpdi)ii' (II' S0('ellp('l' St.'Iit.'liS('il (t.'111 (1111(1' affaii't.'. (11111 ilt.' 10 J0hIi'. l)allS C1'S Ct.11(iiliollS. Id 1't.'StillltiOfl (itt {i(ldi (lt.' Fecolirs tt II' iiit.'iitionite (laus in laX(ltioll (loffitr dii 20 (it.('eInhrt.' 1944. (1011 ii a(Iu'ess( lt.' 10 jt.uivit.'r 194 aeeoi'det' alt lt. Coliruhlt. 1,1' i'eeoiii's t.jiid par Ihnt urin&Iiairc du seerlauit.' comuittual (bit 1it.' ('ollsi(it.'l(' ('Oflililt.' prst.'iil (1(1115 lt.' (i€'I(Ji requis.
(N' 1256. ('ii in CililSt.' Ni. \liltei't.'u, (1ii 10 itovt'itihrt.' 947.)
No 637.
faits La caisse ei la c'oniinissioii d'arbitrage (lolvent Habür les aec ctartt ei sans iquivoqtiq i defaul de quoi in CSS, qui ne conitait que des queslions de prineipe (ACFS art. 16. 5' al.). est oh1ige de renvoyer l'affaire pour nouvel examen. (N' 1262. ('ii in ((lUSt.' ‚. jlardt.'r. (iii 12 110vt.'liihi(' 1945.)
B. Dcisions de la commission Jd&ale de surveillance en niatire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Champ (1'applicaiion.
N' 545 : ASS11jt.'ttiss('mt.'llt (11111 i'eprst.'tifaiil. N 544 Assu ettiseint.'iit (V11 11 al'tiSte-j)('i itt lt.'. ‚j
2. Obligation de eonfribuei'.
N 545 Nalti lt.' iuridiqiue (it.'s ('0111i'ibiitiouis. N 546 : \lt.'iubrt.' d' In faniihit.' li'availiaitt dauts i'exploitalioui indu s - trielle. ai'tisauiaie ott eoiiinii'ici I(' : appi't.'itlis. \ 547 Nolion (lt.' lt.'xpiOitatioi( Sil ppit.iri&'it.tai lt.'. N 548 Acti%7it6 U('Ct.'SSOi lt.' 11011 agi'icolt.' t.'t exploilal ion ind ust riel le. niliSailalt.' ((II ('0111 I1lClt.'iait.' aCt.CSSOiI'e. N' 549 : Obligation de coiiti'ihut.'i' dii ii assock du in' soeiet' t.'ui uom t.'ol knü 1'. '( (lt iN 550 : RIliielioii de in ('ollti'il)IIli0Il pt.'isuiiiit.'hl&' : (ollditiol( fni'uuit.' (II' 1(1 cit.'itiaiide.
5. Proedti ie.
'‚°
551 : lt.'l'S0I1l(t.' aaiit t.111a1i1t. pulli'
1):
Reinarqiies prIiininaires.
Aux ferlues de IarticIe 1aIilI(ia. de lordoiuiance ii° 44, ]es vova- geurs (Je coni flicrce. reprseiitaiite etc.. ne Sollt rputs (IC COfl(liti0ll iudpcll(la1lte que s'ils ne reoiveiif pas de fixe ei .s'ils assiiment la l)J&is grunde partie des frais oecasioiin6s par kur activili. 115 doiveiit ('11 outi(' disposer de leti rs propres hiireatix on oCcnper an rnoius an cinplov(. i motus quiLs iitahJissciit pur (l'all fres faits (Jil ils exerceiit IldlIhitbIelIleilt lehr MM (iC fiion iiidpeiidaiite. La (keisioll no 54 5 ('St CoIlsacre it un i'ej)rcsen/an t qui rciiiplissa if les deux 1)remires cOlt- (hi buS, 111015 Cli revanche iii i'unc' iii l'autre des (Ieux suivatites. La ('SG
11 II 1llii10I 05 cotild t h comm' II ne persoflhle
de coiid it 1011 11d(pendal1ie ct i cc titre Ja asstijett 1 au rcgilne des allocations 1)011' perte de, gaul. parce (liii traitait alISsi (leS ilfialleS pour Soll propre compfe. CC (1111 kllloiglie 111(1 nhifahlelllellt en faveur de Iexistenee d'u ne acfivit ind& pelId (III te. On peut ton tefuisse (Jemander si. d aus ic cas particulier. m'ine en 101)sell CC (Je CC (1 erii1er el&iieiit, Fass ujett issenien t au rgirne des allocatlolls poir perte (Je gabI! (Je Ce reprseiitant ilaliraif pilS Ni qli(Illd inenle ehe proioiic. (e dernier utilise Ja Seliie challihre douit il (1 ispOse 1101) Sehllelhleilt c011lnle 1)11 reau. mais ahlsSi Coflilile cliamhre ii eoiicher. La (SG ii icja express(ment ckclar (1(1115 Sih (lt'CTSiOII pr(Ct- (leute u 479 (Revue 1945, p. 266), ei eile ie laisse entendre CII l'espce. (111011 kcal de cc genre (bit (IIISSI tre co1)sidrt C0li11flC Lilie eXplOitatioll
511 (st PO0Vll des illstallatiolls ]ueessaires, de sorte
c[iie Je recouranf doiit il est q uest 00 laiis Ja (iCISi0ll ii' 479 i eousidr coinnie 1111 lud ustriel. (Irtisall 011 CollllllerCallt (lispüSallt (linie exploital ioll. Tal cliainhre (111 reeon ruht (levrait (JOhIC a ussi tre traitee c'oniulie propres hitreaux dli SeIls (Je bordollhiahlce Ii" 44, article 2 ahil1(a. .
Tose persoiiie (Je C0llditi0h1 iIid1)e11dallte ('St as.snjctt le ei priticipe all rhgil1le (leS allueatiohls pour 1)('1'te de gaul. quelle Solt iiidustriel. artisan, commeraut. agricuitelir 011 li eile exerce lilie profession lib& ra Je. Si im arlisfe-peirilre ne raupht pas les collditiolls Inises parFar- tide 311s, l alillia, lit. e. OEG ä lassuJettisselnell! ca qutH6 de per- er
sonne exer(aflt une profession hbra1e (dcision 110 5441 il doitdir(, frait coiiiine 1111 111d115tr1e1. art san ott coiriiiierant. La (ii fkrence entre laSSujettisSeniellt coliiliie iii(1 OSt ne1. arfisan oU cominer'anf et Fassu- ettissenlellt comme persoliule ('xerahit une professioii lib erale ne jone pils (Je r(lle (fl10 llt ('1 l'ohhgahon de couifribuer. Eile na (Jimportance
pratique que pohir le droit ä l'al iocatiou, si Je nil] itaire n'a pas dex ploi- tat ion (ef. Revue 1946, p. 47).
ii a (l6jI 61 dit. (ial1S 111 dccisioii 11 H 001 ('Xtl'ait de dCISio1]S. p. 9) que Jes contriblitiOns dnes all 1 itre des rgiines des al locations p0111' perte (Je salaire et (Je galll ne sollt pas des inlpchte mal des con1ri- 108
pr- bulion.s de droit J)ilbljC, cest-i-dire des j)restatiolls j)ticiiniaires OU par liii Iev(1es par 1Etat ca verfu de san ponvot r de sou V('raiflett, cffet, sitt ]es reveiuis prove- olgaflisilic 1)iibhc aiiforis par Iui t cet lue (1cS person hics soiiiilises i sa sotiver ai- nant dc l'aetivit6 d eonoinü tie1. LiinpCt. (1'aprs sa d6finitiort jnrne, est peru ca vite de (O1IV1l 1 qu 1 est 2' es besoins fiiiancicrs (Ic l'Etat. Pour rpondre i la q ueslion 1111C tiette de coiitrih iitioiis la base de la (leCiSiOfl fl0 50 ä SaVoir Si reprise de delle. dun stijet de droit it an aiitre. ott petit passtl, par Fiscal. Ainsi ui peilt sinspirer des priflcipes qiii rgissent le droit (Jue si la possjh jlt d'une eciifrihuahle ne peut transf(rer sa dette siiceessioii fiseale a &tti expressiiient prvue dans In loi fiscalc apph- cable, cc qiii par exenple ii'esli I)(1S ic cas dans Id nonvell e li)! I)eriloise stil ]es itilpöls directs callforlailX cl cornmt ii1aiiX. dii 30 mai 1944. liexistc pas 11011 PluS ca inatiiae ilallo- ( Imme ii ne parei le tlisposi tioii poiii perle du salaire ei de gaul, ]es contrihu tioits (Ines ca vcrtii (atiolls desdits r6giiiies ne peuvent eire l'ohjet (ltuie reprise de delle (cl'. ]es expos&s du Blutnenstejii. System des Steucrr eehts. 1945. p. 1. 3 ei 175).
(II t (lalls 01W
1 eS lllellll)FeS jiiasctti j 15 (je Id familie q in travdull
Sollt assu jettis, e n (xploitation ind ust r i el l e, artusaitale 011 coinmerciale uer ei le droit an X allocalions. cc (lau coticerne 101)1 igation de coiitnih 11s perte de salaire. L'arliel e 9, 4 alinia. all 1gitne des allocati0 1)0111 coticen iiaiit lap- (le l'ordonnancc n° 4S (liSpoSe toiitefois qilc ]es litiges e[it sollt (le In coinpte itce de Pl ieatioii des (1 isl)0Siti01IS (111i les (oflCei'n 1 ga- eoI1S6c1l ie11t. dans celle inature , raiter la CSG. Celle-ei doit par (ins pollr l)t'Ile lciiient des q uestuons q au touchent au rgiiae des allocat la ( d dja de salaire, collilile eist le cas Co lespce. Aitisi que
1944. p. I5). et contine le (lcIare tun uttenant auSsi
jugt (ii 432. Revue (SG dans in decusion 11 341 les con/ri bat jons (1 ues san le salaire In (n eSpces. des nppren lis -se ciiicii leni llniquenleult daprs le salai ne tioiis (le In loj ld6raie (III 26 iiiiii 190 suir in ( est (Iaprs les dtsposu essioll ne1 le ne Ion tablii-a Sul ('Niste 011 11011 1111 rap- lerniati on 1 tof 9 1)011 dappreuitissagc. Le coiitrat (10ppre111is5 age ne (bit 'tre pa sse art. 525. 1 ci al.) que si le titulaire de l'explou- ca la forme cnitc WO
1 ion ne (leticill pas CII inenie iellil) S Id j) U issallee pafernelic stil
dten teil! dc In lappreiit i. Si le chef delltrel)l'ise est en iiiciite teinps aviser par icrit mutant e ealltoll ale pitissalice patcriel le. il suffil d ' les six seillaun es qui suivelit le comme neettien t (lt (olllp&Ienic (laus il issage. Ui ( SG tab1it cii aal re 2i la suite (lt In (55 (t" 469. lapprei le salaire ei Ice! i- Revue 1944. p. 321 ). qe In co,ilribut Ion est (h ie Stir ]es i iuscnipt ioiis coinpfa hles ei 'es Salal res verss ne oeinenl vers& Si 1'S entre eux, il faul se fonder sii r 1 a rni ii ntratnii (lii cOrreSp oiidcllt tiavail effectivement \erse, si eile peut tre tah1ie. Ie.vploita- La deeisuoti ii 547 contrihue it dterni i tier la 1101 ion (lt larticle 1 3e ((lin1, (je loniloii- llo i .suppIcmentau'e. Aux termes le 109
lid il(' L 4. sollt i'piit(es eXploitaiiuus suppliiientaire s edles q ii appartieiueit l (lud aufle hi'aiiche euu1oiuiqiie (jll(' lexploiiaiuull prill- ('lI )illd ei e11p101C11t rgtili'reiuent n ur persoll uie au inoiis.Ms ii faul (lud lexploitalioii SIIJ)plludu1aire relilplisse les cuiiditio uis lle exiteiiee (I)I ne ('Xploitatioul au Seils de Faiiicl 10 bis. aliuiea. OLG, cest-i- _
dire quelle ('0(11 puu'te des l0eaUX spciauX et les iusfal ui iuiis ucessai- ie.. II est (luesiion (laus Ja deisioii .
1 547. Tu n couiinerce de C3l1fe('-
tioll euiiipieuuuit (1 vers ateliers oi l'on transforme (le.S lial)its ('1 011 Vii fait (leS Viel11eIltS siir uiesuiu'e. La ( 'SG a ilisfing u entre, dulle part. les traiisforinatious ei < u'etonches (Id vtenients veraluis cii ('(III ieetii,ii ieiivite eile a radachte '1 leiXpl()it«liioil priiicipale, Suit all cufllul('l 'ee (I d veuite (les \Ste1l1eu is. parce quelle iieu ('üllsfitl le q uine fouctiuii ileeessoird. ei, daufre part. Ja fabrieation (Id v&tenients su r ]iiesilu'e. (111'1Id a eonsid(ue ('iiiilliie lind exploitatiou suippbiueuiaj1e% pai'('e quelle reprsente lilie prodiuctiuu iidtpendante. Lii re\allche (Id" exploitations siippliineiiiaires (((ii Sd i'attaclieiit eiil re ('1(5 i'( Ja ninie huaiiclie cuuloinique (I0iVdult &tre (onSi(krtes ('flSelill) le COIIIIiW 11111' Sdule expliiifatiiiii. (Id solle (1011 11V 0 lidO (Je PO (, i' pulli' dIes (10 iiiie caul in bntioii sPC1ale. l)alls Ja 1111ei5jon 110 506 (Revue 1945. p. 91). lii (SG uneflai t l'exis- lence (lUnd aelivin aece.ssoire nun agi'icole (OEG art.
6. 2' al . ) (leil \
('oli(liiiOils, lilile positive, coiisistanf ('11 lil) u'appui't (Je euiiiiexiti 11111111e entre iaciivit( aecessoil'e ei I'exploitatiuu agricole, laiifi'e uugative. Sil V011' ( lid person ne ne suif ocdilpl exel usi veiiieiit 00 de fa'on p rdu-
111 iialltd (Julis Feiiirepnise aeedssujrd. ( 'elfe
considrafioii Fav ait aiiieiiee e0i1e1u ne q 111111 dOnliiierce de chaussures ne ('onstit uait pas lilie < ach- Q aecessoi ne noii agu'iCole 1 Ja ii te dc tmnncxH1 ende er . geii ne de ewii- iiieree ei l'exp loitafion agnicole i)aul.5 la (Iddisi011 11°
48. la ('G nexige
pas iiui rapport de connexifi eiitre Yexploitafion pr111ci pa1e agi'icole ei 1* acl iNiti aeces.soire 11011 agnicole. ee q iii e.sf cuiiforiu e a Ja prafiqiue (Je l'offiee ftdral. Ja (IG a tl'ai€ cc CUS (Iapr's les prineipes sii vauiis Si in) agl'idlllfeur dinge accessoirenient, ki euhi dc san dolilaille. lilie eutreprise iidlistl'ielld, aifisanalc 011 Colllnlerciale, il (bit dli ci pe paven puu r celle-ei la contrihutioii personnel le entire des incbiis- iniels. artisaus ei eoiiliner'anis (OLG art. 40, 5 al.). Si pei'soniie. mciii -
brd de sa fa iii lId 00 11011. 11v ('St occui excluisi veiiiciii 011 de p fa'on pr(boini iiante, i l nest teiiui de pay'i' qliiine contribution slndiale gille i Ta uioiii de la coiitu'ihiition peusolluldlle duie pur les iuidushi' iels. arti- 5al1S ('t ('0111 Iueuau1ts (OlG am. W. 11 ne faul (I0lK' p05 reellerellel' wil V ii dutllldNild 011 110(1 entre l'exploiiiihion iigl'icold ('t l'ep!oifation iidiisfu'ielle. ai'tisauald 011 couliutierciald il faul seuleuieuit ('xalllill el' si (eile (Jel'lla"l'e eiuploie (III perSollildl. [‚i (C; ('i)llfil'lll(' (laus JU (lecisioll 11 549 qile les iiie,nbi'e .s (t011e .ocie(e C/i 110111 collectl/ (111i. (Japr's Ii llscri p1011 siii' le udgisfrc du c'oiii-
lIl('rCe. 11,0lit 1)05 Je potivoir du itt reprtseiiter. ne ptlit'(lt pas (je conhii- 1)111(011 pelolllllellt'. Ils sutil pur coiitre tt ijetlis dii regime (lt's alleet- (je la (ifilS pr perle (je stiltlire sils travIillellt (julis lt'Xpl(ililliGil Lt's Illolltall is vel's&s pur L1 socit cii -(}CiCli ('t loiitIieiit liii sttlulrt*. ineinbres ne sont I0itii relleinen 1 soi iii is l ja conlri-
10111 COl cclii a ses
hilfe),, (tue en ‚er1u (/11 !!4IIflC des allücalion.s /)011, perle 1e uiIure (j (Je Ltns la iiit'siirc Ott 115 ieprtseiitt'nl ei itctiveiiielit Id it'triliiitio n du ii 420 du la ( 'SS, Rev ne 1944. p. 109).
1 iavail foiirni (ef. (tecision
La (llCiSiOIi 11" 530 0 pour base ltat (je fujI sui vaul : II lt dt'ivan ik' je r(I litt an des couti'jhtitions aVuit 11 iejetk' tant par itt caisse qitt' pur la Coniin ission (l.arbit rage parce que je req utrant, niaIgr les ins- 1md i0llS cit' la CtiiSSe. lavait (kposte 11011 cii (IeiiX (lolil)leS, mais en Im seul ('xemplaire. La (SC; seXprinle ii cc Sii jet Cüiflhlit' sud : la kgisla- 10)11 CD matire (lallOCations potir perte de salaire ('1 (le gain CtaIi 1 laffairc de itt Coihidraf ion. les CailtonS ne peitvent Miet er que des prescriptiutis dordi'e qui1s peuvetit reiidre ohligatoires. sons tonleiois ellldtioflhler kur inobserva tion pur des COfls&lue nces du droit inafii'ieI. Ii nest tioiic pas possihle, dall.s le cas particulier. de rejeter Itt deimlaude (le rducfiou pour le senl motif (Iii eile tt X (ltp0Se CII 1111 t'Xeiuplairt' nt (lt' (lepliser i'ulenient. La CaISC peut tont au pl US suillllier le i'eq ura ((('XC- 1 (lelIX 'iiie Cxci!! plaire en le 111('iltU,a ii 1 t veii titel leine ii 1, si 1 Itt' (litt' pas, de 1'tabIir /i ses frais. ont cii prineipe li!ifime.s ä i'ecourir, ('ii 111(11 i'rt' (lalli(datiOil(( paur perle de salaire et de gu in. 'es J)er0nnes h)UCl1es 1)01' Itt decisioii tleiuplov eurs, i'empiov % dc person ue.s (1(' (lilIe Caisse, qu'il sagisse I' (ontlit 011 indpendante 011 dc inilitai res. t)aits ceriai IlS cas (A( 5e ui), le droit de recoiirs appartie iii n rt. 4. 2 al.. cl AUG art. 17 ,
iniiitai,'e nil ä ses reprkseII taiits ltgatix. La ligi- nnssj aiix procies du aux pers(11111e5 I1iiitttiofl au redours iiappartient (IOIW pas seuleinent civils (lt's l)('rSoflnt's majetires et tapabit's ( 1 01 0111 lexerciet' (lt's (irojis lart. 13 tr u g com1iie ccitt esl eXig( t'ii niatiei'e (le (iiseernelllt'nt. SCIOII Sons rservt' (le tnelqties t'xeeptioi is. 1)u 1110111t'Iit (1111111 mmdli- (IiViIC, qli'il tjoi ve (lii Un inferdit pellt fai re du Service iiHlj lid rt'. il est possible IIS pour perle de salamre 0:1 (le gui!!. Lii anssm prSit'iidre tilix itl[LCUIiO . la i(gitimat ioli alt 1'('dOlii'S Sli))0St' toujoiirs itt Ctipticilc (je revanche )Oui' perle (/i.scer,ienien / (d6cision ii 5511 cai ('ii niatiei'e tltilloctttioiis reconrs constitite lOnjoul's 1111 (110(1 je salamre cl de gain le droit de e [fels sur le patr noit' du rt't'otirai it et qui ne liii l (Ii (illip lomt'(]es
19. 2 uI). Lt's
appartit'nl pas par rapport /i sa personnaImt (( (' ai't. s de (IisCeI'Ilt 'illerlt iion t Pttr ('Di) Ire pas aetes (lt's p ersonnes incapahlt' s, SOUS rserve (les exceptio ns ligales teiles (I nc jmi' (leffets j iti'idiqiie t &Ire (Ieniaii (lt't' pOl' u itt' 'xenij je 10 lIla Iilt'Ve(' (IC ii ntt'rdict 1011 q iii pt'ti de Soll iiitcipttcit e (le d msct'i'nem t'Ilt pt'rsoiliie (lili 1 (t( j nterdite e n rttisoi1
435 5e aL).
(CCS art.
No 545.
Un reprsentant qui n'a pas de traiteinent et qui assume 1ui-mme les frais occasionns par son acfivit est assujetfi au rgime des all- cations pour perte de gain mme s'il utilise son bureau comme cham- lire i coueher et n'occupe an emp1oyt qu'i tifre aceessoire. lt la condition qu'il conciue aussi des affaires pour son propre cornpte (ord. n° 44. art. 3, 2e ab.). T,e i'ecou raut Mait 46 pur nit eiigagemeiit avec iii maison G. Le janvier 1943, ii fiii charg6 de la reprsentatioii de cet tab]isse- ment umsi qiie de trois aiitres maisons de commerce. l)'aprls Irs (;oilfrats prod nits. il mmc reoit pas de fixe et ses frais ne Itli Sollt pas tcnihours6s. II ii'est r6miin6r6 pour son aChUt (Eile sons forme de (oiflmiSsioml. 11 a demalid( ii fre assuetti au r(girne des aliocatiomis 1)0111 perle (Ii' gaul, mais Ja caisse. puiS, stir recon rs, la COmmiSSioml ii arbitrage oiit r!AA sa rcqute. II s'ad resse alois lt la (SG, faisamit valour en siibstance c phl ne Suche las de fixe et q u)l assuine liii- miiine tons les frais occasi)uiis pur son activit. .11 avotle cii revail- die que la charnhre qui mi sert du burean 1 Ui seit gaJernent du cham})re lt concher et iuii occiipe rg'ii1ilremeiit liii iflJ)lO, mais i lilie accessoire. La CS admet Je recours pur les rnotifs sii ivanis La elassification des repr&eiitaimfs. voyageii is de cominerce ei 1gents cii personnes de coinlition iidpenclaiite cl 1'rsoi)ne (Je con- (1111011 dpendante prsente certauiies (lifficult6S.Le hgislateni a ('didte une ordoiinaiice Spciale lt cc sujet. I)'aprls Id rig1dn)entat1oml actiicilement cii vigueu i (ord. mi" 44 du 15 mars 1944), sont considres e(iiiimc' vovageurs dc coinnieree. agents. rcprsentants, COITiiflisSioli- jiaircs, cou rticis. etc., les persoimnes qui sentreimictteiit. concluent des uffaires de tont genre ou font des eiicaisscinents pour Je compte des
100150115 spiel es reprsentent et liors des locaux de edles-ei. ('es
Iwi'soilnes sont assujetties an rgimne des allocatioiis pour perle du saiai re si dIes napportent pas Ja preuve (fil dies exercent leur od ivjt de fa'on mi 6pendante. Elles ne sont rput(es de condition i 1dpeildante (fiid si c les ile roivent pas de fixe et assument in plus grunde partie des frais OCcaSionfls par leiir acfivih, et si cii outrc' dies disposemit de letirs prOpres Im reaux OU oceupent rgii1ii're- nent liii diiilOV. Ii nest pas c'ontesli quc jusqu'lt In An de 1'anne 1944, le i'ecoii rauf se tioti vitit d nils ui rapport (Je (16pe0da11cc avec les mnausons repr(senti.ei ei West pur consquent lt hon droit qu'i 1 avait assiijetti au i'gimc des aliocations pour iJeIte de salaire. i\ liii 1944. Ses rappor'ts avec les milaisons dc comnicrcc cmi (fuesfioll Ii ment lohjet ilillle rgleimientatiomi non veile. cii erfu dc laquelle i l ne i'eoit pas de fixe cl ses frais mmc mi sont pas reimihours(s. Seule Ufld (011] liii SSi0i1 liii (st verSe. I.c recou taut Mahne aussi des proi eis tLippareil mioi.ivt'aii x ei il es faif ex6cimter par des tiers pour son
propre C011IJ)t('. ii (lisj)0Sc clii ne picc (liii liii seit (IC brircan (t (Laos le(jlicl Sr.' ti'oiive je lf101)lli('I lieeesSairc tel qlie table p0111: (ICSSIiI('r, iiiachiiic i ecrire avec tabic. etc'. 1 a pnn ne de logerneuts l'a mis dans mlii p0SSil)iliti (Ic Ionen LIII apl)artemcilt plus graiid. eI il ci ct6 COIL-
hai uI diitiliscr ccitt' meine piCe pour dorm im. Le reconrant oceit)c
1111 vm pWy6 i lilie accessoire. (Teile circorisfance ne saurait loutcfois
it ffi rc pour ([ne Ic recou raiit pnisse &trc c0iisi(lr (OlTliTic iiiic per- )e uIina de sonne (IC condjtioir iiidpciidante cii vcrtn de larlicic 3 l(iI'(loi)llailec n II 44, car cci cin1)ioV dcvrait Mre OCCII p en picin. Pountaiit. di verses autres ci nconstaiices panicut cii favcu 1' (1c l'exis- tculcc d'uiie activile iidpciidaiitc. cii particulier le fait q1111 fait const mi re des appa rel Is pour soll proprc comnpte. i)cs emIl muts pro- d1i its. II ne rsu Ile pas d e rapport de (iepeildaiice avec' lL'S ITIdlISOnS de comflnicrce ieprseiites. II ('XiSte 1111 local arnmiage en hii reari cl fan (Julis lcs conj onet u res aci neues du p'nhlrie dc logenients ii ne pas attrihmier 1 roji du poids au fall qric cc local svrt aussi du clluiilhrc i\ couchcr '). ()n ne dolt pas perd ne dc vuc qtic I'activit dii rccou- rinnt se (level oppc cii co ne ct 1i1iC d civ ci ntagc di od iees lemoi gneii t Co lcweur die iexisfencc Tune ach vit6 indpciida ntc. (No 1356. cir la causc F. Schcrcr. (In 7 novcirihrc 1945.)
N° 544
Un peintre de condition indpendante, qui exerce son art ä titie de profession principale, mais qui n'a jamais pris part t alle exposi- tion nationale suisse ou ä une exposition avec jury reconnue quiva- lente (OEG art. 3 bis, 1cr al., lit. e) est assujetti coinme industrie!. artisan ou commervant au rgime des allocations pour perte de gain (OEG art. 3.). Lc recOu rant cst artislc-pciit mc cl cc Tt assnjctti, pur dcisioii dir gaul aVc(
18 >Wer 1945, au nigime des allocat ions p our peilt' de
mai 1944. II I'a tc' en cicialile dindtistri el. effet rt roacti an 1 illalit6 de personne exerant rote (iarhsan 00 comnmner'ant. ei II0il cli ( profession Iihmale. parce (Cliii na amais pnis part i u ne exposition nationale SIIISSt' 011 a inic exposition avcc Jury l'C0flil ne t(jlI ivtilcntc. isscincnt ei Th ucje16 pur lii Ln rccoll 15 i ntel.. jeth contic soll assujctt gc. l)ans S oll poiirvoi 271 , la ( SC. Ic rcconian t cOiliilllssl0il (larhitmu cilit. lii VO(jilt' (jilil rest pas LIII iidttstnicl. LIII artisair ou un eomiirner' mais qul 1 cst nil artiste .Ac c 1 itrc. 1 cliapperait an rgi inc de allocutioiis pour perle (Ic gaui, paic(' qil II ne reinplii'ait pils les ('011-
(II' IcirticIc 2 du Ioi'doiinci iret' Ii 25 IIII 29 (1ceimlhrc 1941 *)• (IltlullS Lit CC iccttc lc mccoilrs. nolirmniricirt pur lcs niotifs suivarits
(t. (I(i-ioll ii 479, Revue 194, p. 266. ) A('tuluileuluelcl ihi'uge et nluuI)laet'(' par ()E(, art. 4 hi. I' cii., lit. e. 113
l)!(ilcil)('. 1 o ll tu a u f iviit' l(l(i(lhiVt' iu1[lpt'I1Ianie Imliht' sons le
1 atip (II! regilile (les all()e011005 pulli peilt' du gain. ei toiit('
purson nu (liii exelei' 11 11u lul lu 0(11% itt' (1011 j)tlV(i Its (oiif 1 )lll10Ils pl'evlies par te igiliit (\('IG art. 1 OLG all. 1. (est i hon tiruit (lilI' lt ritoli dlii HU it'iil &tit' assiijtttl (111 ii inle des allo(atioils Imur pirte du 2duii tu (plalils (It' pursonnu tXt'i0nt unp )rol('ssion l(l)(I011'. cal, il nt i'plit pas Tt's (olnlltlouis oss ä 1 urhielt 5 bis 0E( (jiit«jiian II 00111 1945 art. 2 ob loldlonilanet ii 25 ; d u 1' sepiernhre 1945 an il mars 1944. apptndiee ii 10r(lolullallee II 5i). Mais commt' il im ae1ivi16 ii(Itj)eiidlal(be, il (bit (tr' assujetbk lt fall (lire liii-nimt' nt pellt jias ittiitr (lallOdilbi011s est in prult ; ei tfftt. liiistiliition des 1(gi nilS (1(5 al Ineations p our perle du salai re eI de gain ('uns- liiite U Jl(' UilVrC 50(itle t't itt' repost' paS SlIP Ii' prill(il)e die Ja reel- proeiti. lildis Sll (('liii d' Ja seli(Idiitt. (N 1406, tu Ja eailse L. Dürr. du 14 noveinbre 1943.)
No 545 Les conhibittions (Ines en vertin ('es rgimes des nilocations pour perte de salaire et (Je gain ne peuvcnf, faute de disposition kgale expresse tie I'objet (I'tlfl contraf (Je reprise du deffe. L'(poiist dtiii affi lie (iC1)iteli r (It' eontii 1)1110115 elivers Sa CtTiSS(', 0 \d lt J) POPO'S ('1 (t (lt'ril lt'! (Je rep rt'ucl re SO (lettt' et setait engagt' iX
11 lil)tit1 ('Ii d&iittrt'ssait Ja 'rea lcii're. La CakSSt' st deelaia d'ac-
(0 il de challge r du (lehiteul 1. Appt'1tt' ä p ren ii re position t cu su eh, la (G expose et' qni still Exarniii ( p lant an fond, le colibrat dt» reprise du (lebte aurait du eire tieclare 11111. 1 es eontrihiib bus ciuit's ei] vt'rlii des rgirnt's (lt's tu Iotlioiis pour peou de salaire eI (It' gai n sont (Its laut rihirt 10115 (lt. droit ptihIe. Ellis soill du" pop Je fitulaire (l'llllt' t'xploittition tusstijett lt. L ne ruprisu tie (lette par VOI(' de SIII)siittltiüil 011 de siie- (('451)11 ne serait possilde qiie si 1 lol r'iuft'rmuit lilie tlispositioii txprt'sse prt'v{uvaiu 1 Je t ianislt'ii (lt. Itt (leite i uiii iit'rs (cf. I31u,nensleio. 1 IL1l1(lh1ICl1 dies teiierrt'clits. 1 edit,oii, p. II! (t SS, 116). ( oninte tute (IiSp0Sitl0i1 seiiihlahlt' lit se neiueoiuirt' iuiilk part tlans les rgiiut's des allocatiuiis polir perle du sttltuilt' lt (It' gain. la ctisse (lt pütivaif ('011- tIii it' \a lal )It'111('llt ti vec 1,1 reeuu ra nie un eoiitial de rei) risc (It' (lt'tte.
I40i, tu la tirse L. Asehbaelier. (iii 7iiovt'nibrt' 1945.)
No 546
1. Les eontributions (lues sur le salaire des apprenlis se dieimi-
nent uniqiieinent tI'aprs le salaire en espces (10 art. 13 bis, irr al. aif. 24, Irr al.). 114
2• Si le titiilaiie de t'exploitation est en rnine teinps dctefltt'lll' de In piussanee pateinelle sur l'appreiiti. le eontraf (1'apprentissage da 1)aS besoiii (I'tre passi en in foi'iiie (evite. Le chef (l'enlreprise dolt danS ('e caS Cli aviSer par ecitt l'autoiite (antoflate competente (lans les six seinnines (jtii suivefit le coniniencement de l'appientissage (loi fdi'inIe du 26 juin 1930 seil- In formation professionnelle, art. 6 et ). La contril)u tion est (hie stur le salai Je effe(flvenlent pay. Le (lehiteur ne petit tre teint de contribuer d'aprs des ifiS(liptiOfls omptahle s (lili UC c•orrespo iident pas t in raiit.
lors (lillic l uvisloll, Lt Caisse a coiislal_' (111 ,il navil p05 etc lolYc' (11' (oilt1.11)llti()Ii5 (It' lila! 0 scp1ciiibit' 1944 sllr Ivs S(llililt'S toiicht's p' Ic lils ( 01110(1. LIle t'n ei\igct 1)01 ('0llS(tlllt'Ilt lt J)cllClllt'llt. Lii 1°('C(llli5 tut iiitcijt'l(' dli plCS (l(' Iii com mission d'arbitrigc, mais ii liii teart. Ec rccoiiraiit st poiirvoii ä Lt ('S(;. II allg1it' qiic sott tu' ( 01110(1. iig tic IH aus ('iii tU j)plcllt! sage (1(015 soll t'I1ti'CilC. l)icii 111111 p05 )it55t (lt ('Olitlut (erit. (1 (III ('ii ('0llStt1ilt'fltc ii iitsl (IU011 J)dS leiiii t1t p(i\CI' (1(5 colltriblItiolls poli r hit. la ( G a(llnct le icciuhls 1)111 les niotifs siiivants
Iii (larl)illagc 0 jllgt (10t15 SO (1(Ci5i(.hlh (jll(' loluliga- ('{)ll)lhiissi()ll
10)11 du tollIlil)llcr pOiir IC fils ( (0110(1 tll.j) rdtiilil 5! Cclll!-Ci se l roll - vait (10115 uiii rapport (1 apprc tisigc (IVN Soli ttC. (('Itt' Op!ihI(hIl es t
(lt's t()lllr!l)ilt!011s siit' le (lt's ('l'i'OI)(c. Iohligaiioii de jhl)c1'
1lpprelht!s ('X4tt' (lll5Si CII priliCipe. 111015 send it' salaije ('ii tip'(c art. l 3 his et 24). ln cii pri.s cii ('{)llsj(1clu1ioil p0111 les culelllt'r (10 ii Y 0 1111 rapport (lappr('litt ssilgt' t'iitrt' lt' fils ('onrad ('(I15t(lIl('Il('c ('1 soll J)t'i'c. los C(hi)trihiitlOuls ne deviont lrc 1)iiYt's (Hit' 5111' Ic salaul( ('II ('Sj)(c.t't 11011 (1(1551 sllr le sitlatic dt IlatuIre.
issagc ('Ii l' perc ('1 Ic fils itavalit 015 1(((551 tl' toiitral (Iaj)prelhl auliiiis lcxistt'iitc la LJIlll(' tiitt', lii t0II)llhlS5i0l1 ilarliitrag&' 110 pas (1111) 101)1)011 (L(ppitolt issilgc. lii loi'ioatioii prlt'ssioii iicle est regte-
siur Ic pliuii LLI(riul 1(11' Iii lot dii 26 11111 I)"ft:\U\ IdrUi('S du iuit'iitc' (11(11 toiiliitt larlicit' 0 dc tadile hut. Li)prcuitIsoig(' (1(01 Lhtl(' l()hjt'1 cciii. a illOtliS (lt' Lipprciili 1W solI souis la pliHsallcd 1)(11d1'i(t'lI(' dii dcicnlciui (Id la (11(1 tI(ialilist'iiicii1.S i cc' ulcriiici ('.51 cii itiioc 1(111 sllivt'llt II' (()Iil Hll!.5MiillCd p:itt'riicllt'. il dutt. iliiuis II'. six SCllhiiIllW (lili cautin- lll(lic('I)IciIl ult' lapprciutissagc'. tu inhutincr 1)01 ecrit Iaiituuriic S') . \illsi (11111 i't'sllll(' dcs pi'(d.5 prodiuitcs. te lilIe (olluptt'lllt' (art. ii ccttc prccriplion. c ccrtil tat dc I'colc 1((1)1110111 sc,t coiuloriii des urls cl iltIit'r cl la (lc(I(uralluul) ult' ii (iil55C du perlcctu)lillcuilt'lhi 'iul illlsst dl ll(lltoli(il(' slll5'O' (l(155111(ilit(' (Ii ((15 (Llt'(tddlhls 1(iiiotguit luvdlir (lt lcxtstciuct' (111(1 rapport Lipprt'iilissagc I1lrc Ic prc ci
tu ltl'. lt
‚. Dans Je CiIS (ICs a ppi'entis. Jes cüiitrihi itioiis ne S011t II ULS (Jut' siir Je salaire j)a cii csp'ces. ( hui-ei s1ve. daprs Ja (tcJaration (Je Ja caisse nationale, a 2 0 Name pur niois. (e salaire devrait effectiveinent a voir 11 versi i11 fils coiiline argeitt (Je poche. Mais s'il ne s'est al Ji que d'tliie &ril nie cuniptahic ficflve, cc seils que ce niontant ne 1 11i cii
aurail Juillais etc remis, ii miv aurait pas de eomitrmhimtioim ä paver. coiii iflC Ja CSG Ja prtctdeinincni (Jtijt ju g. Ii n ppartien t i Ja caiso' (lIClaireir encore celle ({tiestion. (Na 1409. CII Ja camise J. Steiner. (lii 7 miovemiiIre 1945.)
No 547 Les ateliers d'nn commerce de, confeetion oü l'on transfo rme et ajuste les vIements, ne constittient pas une exploitation supplim en- taire, car ils appartiennent i la flirne I)raflChe profess ionnelle (com- merce) que l'exploitation priiicipale (ord. 11° 48, art. 4, 3e al.). Les ateliers d'tin commerce de confeetion oü l'on confect ionne des vtements sur mesure constituent une exploitation siipplmen- taire, car ils n'appartiennent pas i la mme branche profess ionnelle (produetion CC commerce) que l'exploitation principale (ord. 11° 48, art. 4, 5e al.).
5. Doivent Hre considtris ensemble comme une sehe exploitation
siipphmentaiie, parce qu'appaitenant ä la mme 1)rancl le profes- sionnelle (production), les ateliers forms de deax locaux spars d'un commerce (Je confeetion elans lesquels on fahiique des vtemenfs sur inesure.
En plus (Je S011 ((immerec (Je (JCtai 1 (I(l0ff1S. de cmi fcctions, du cilapeiieric. du boniictcrie, de nlcreerie et daitmci cs (Je hlanc. 'juli- ince ('xjlloitc dctix aicJ 1(15 (Jc emmtii ic. liii nie1 1cr (Je vIeI1leI1ts S1i 1 iiicsimrc cl 1111 atelier (Je 1110(lS. l)aiis CCS ute] icrs.
011 tra mmsforiiic ei
mnodif ie les artici(,s du Ja \clltc au d(1ai 1 (ehapca u x cl habits), cl loim fabriqmie des vMumchs stir miiestircs. 11 v n cmucorc dans un Jocal supam'( itiic sctiümi (lt cotilimre, SOIIS lilIe (liicciiom i spuIciale, mais fornuc cii partie citt iuimiic persaiu ucJ. Pur (kcisiol l du 13 aocit 1945. Ja caissc a assuljctti ldeI icr (Je ((111111 re, lateicr (Je vicnicmits 51!! iiicsitre ci JatcJier (Je nlodes au rgiIne (leS aliocafiolus potr perle (Je gaul cl d MM p0111 ('(IX cii (Ihn1 itt' (Icxp1oitaiiomms 51! ppimm1e'ml- lajrcs (Jcllx Colltril)lIii01lS II1cllsIlcJ es du 1 fr. 50 ehactiiic % avec cffct ret roactif an 1e' mai 1944. L a comlllllisSioml a rbii rage admil iii rccoll 15 (Ii rigc contme celle cJ'eisicum Imur Je Hüllt q na soii avis, les divers ateliers Mahnt (its par 14a i utgrantcs inilispcusabJes (Je Ja brauche comifectjoiu (Je Ja maisoll (Je müdes. L'offiec fcJraJ (Je 1'iudusi nie. des ans cl mnlicrs cl du MM iJ recott rt coiitre ecite (NIMM l Ja (SG.
11 fait vaJoir que 'atelier (Je vienicmits sEin meslire ei
Ja scctiomi cnn- 116
11111' IIL1IiI)LII11(iili(ill hai; ha piaductioii. ('1 Lili (0llili(('1C', iiiauii i
piiisquil ('XiSI(' polir (lix (1(5 ilI.S1LlhILIti()115 ct (I('S hocLliix sp€ciiiIN. Is (I(iiVl'iit il ii' (()iisid('res (01111111' cic's CXI)I0ilLliflhiS SIiJ)pI(i0'lIlaii'('5. II il('St (lü Iüiitc'iois (1111101' ('0iltIiIL(iliofl SI)Cil1(' 1)0111' &'xploiliitiüil sllh)1)I(iiieiitLlil'('. pLIr((' (hill' Ic's (l('lIX LII('111'I'S r('I1tr('Iit Llalis Li iiienic' i'aligoi'ii' pI'oiessioilil('lI('. I,iitim(c' ('[)Ii('I1il Lili l('j('l (Iii N'coiiIs. La
CSG adinc'f j)ilU It',, inolils iiiiiv;iiils
i. Iof1j IC'cIci'iI L1LIii)I'1 hiii-iiiciiic' :fli(' fI1liS ILi i11('SiII'(' (LII loti 111' Lut (hii'v Ii'ansfolIn 'i'. llichihi('i (t Lljii5t('i' LI('S ChLlp('LIilx (t (l('S hll)itS. (5 LitC]i('1'S (II' lliod('s ei cli.' ('01111111' III' coiisti tient )LIS LI('5 c'xplaitci- 10115 siippll1fle11 taii1's LIII S('i1S du r6gi lii.' dus LlII0('?lliolis 1)01 pc'i'ie du gab, 1lI ('0fl5(hII('liC1'. Sull Ii.' c'st ('I1CO((' liligietlst' 111 chiRltioli (II' 50 V0i 1' Si ILiI('I I1'l' (I(' Vc't1'fl1('ii1S SO 1' i)1('Sii ii.' ('1 l a SeIt 1011 de ('011111 re
(hoi V('111 C'lI'(' ('ohlsi[IeI'es COITIIiII' (1(15 &'xploitatioi is Sli pplcineiitai res.
2. Sont l'('pllteeS ('XpI(litLitiolis Siipplfl)('ntLiii'1'S. Lili SI'iiS du rgim1' (115 LlIIOC(i1i0iIS pOol' perle de guin. les ('xploifLitioilS (III! LlppL1rti('iI- iic'iit 0 11111' oiil re hl'aii('lie h eonoinique (hill' lexploitlliio]i prin('ipahe ('1 LIII 11101115, llieflhl)i'e 011 11011 (II' L'iliploi('lit I'('gII hil('1Iii'liI (1111' PI'I'SOIflll'
0 lanulle (01(1. 11'' 4H. art. 4. )'' LII.). 10 seetion LII' ('0iItI11('
cl 1 atehiir (II' velc'nieiits 511 r Iliesti II' sont Iogs ilaiis (1115 Ioean x splCia(lX, (lili
(1)lnprelllielit (l('S iiSI(llILlti0i iS h)art1('iIhi'r ('s. [-es caiiditioiis ieqiiises par ha Ioi potii Iexis1eiice (illill' expIoiItioii solit (ItHiC leniphi('5 (()EG art. I() bis. 2e LII.). car 1(15 ('xploitLliiwiS silpplcln('liiai res (loiVeilt rc'gi lilI' (I1'S LIII 01(1110115 ('gLI 1('1111' lt 'i n, (I('S ('Xl) loitati mis 011 Seils In 1 )0111' perle de gab p0111' qll elll's si nd l('lliies (l( pd1V('t' 111(1' (‚011111- hiition. LO'xploilLilioll pl'iiicih)ale appartinil 0 ha hrali('lle !i i.'oni- l(ll'1C('. laii(lis (liii' (1(1115 Ic's Ul('IiC1'S 01) fabriqoc (h('5 liLlbilS. l'c'-i-dlil'l' ('culiOnlidhile ( 111011 pi'odiiii. Ils I'elill'eill (tolle LiLillS 11111' LIlitle hl'LIIiCIII' hill' l('pIoilal ilili j)IiliCipalC.
. ('epeiiclaiit. (jiialid hien du iiiein(' ILll('hi('rde (olIl1il'(' I't (d'IL1i
vo'teinenls 5111' fl)eSill'1' Sollt r1pLi1liS (ILlilS des IOCLI1IX cIifirc'iils. il lil(lil'('. (Lii' iiest (Il'i (11C 1111u coiili'jhiiiioii p0111' I'i.'xploitalioii 5111)pk"flle il ,; Llppai'l ielnil'nl 1010, dell x a ha III 'liii' 1)laliCIii' bumomkw e.
Los exphiealioiis de hiiiinicc' selon 11'sqllc'II1' s 11111' 110115011 de iiiodes (II' ('('lii.' iIi1h)01'lLIiiCe est O1)hige(' (IciliS des hufs de reel;lliie, de lc'ii II' de pLI teils ateliers. soiil 10111 a fad 1)Iausib1es. mais inanquent (11' peiliiieiite. Poiui' 1T'LiiiCI1t'1' 11' reConl's, 011 ne pas Liii Lot ('(1 I'Liel('1'e lili.' uni i111O1' (bit p0SS(bel' ('eS alehiei's. li1L115 iJiell LIlI ()hjeetif (II' ('p5 (lel'iliel's ( hoi lus di! f1I'eIleie (IHn ('oilillieICe. 011 01' (('Itt (Iii i'esfe pIls coiilestel' q nils lc'proselilent lIli.' ('l'rlailie ('011elul-
rc'llee p0111' ]es cml I'CS ('iItI'epI'isl'S hc' couului'e. La ('ircOnslLili ce chile
Iatehiet'cbc' ('olliltl'(' ne p011 i'ionl 5iIl)5iSl('l' seiil Ii ISt pas dlctlerllli)allte, ('LII' le u'encic'mc'iii (II' lexploilLllioll 11('nt re pLi5 eii eoiisid6t'ilioii.
117
l'Ji C suniii. 011 1)e11t d i:e tine 1intint' Cl (tahJi qiiil v avait liii rapport foiietioniiel untre SOli roninierce de modes ei ]es ateliers de coiitu it' ei sie vieiiieiits stir mesn re cc rapport ne change rien (epelidani an fitil (lili1 txiste lilie €'XJ)IOitati0lI stippl&nentaire all seits <lt'S (1 spositions (III rgiine des aliocations pour perle de gain. (N' 1 412. cii Ja cailse Kleidt'rgescliiift A.-G.. du ? iioveinhre 1945.)
NO 5 48. Le metier de eouvreur qu'exerce uii agriculteur ä cot de son exploitafion agricole, mfier exerc sous forme d'une enireprise dans laquelle un meinbre de sa familie est occup de favon prdominante, ne eonstitue pas jine activit ‚accessoire non agricole (OEG art. 6, 2' al.), mais une exploitafion arfisanale aceessoire en vertu de laquelle doit Hre paye la contribution personnelle enfire due par les industriels, artisans ott commerants (OEG art. 40, 3' al.). Le recouraiit exploitc nil doillaille Ci en Vi roii sept posen A('(5t de cela. il exerCe ROSS! Je iinitier de cotiv ren 1'. Lt caisse i'lt trait tolit (1111)01(1 coinnie un agrienitett i'. cii ce qlii coiicerne sa profession pri li('ipu Je. ('1 ei Je a reclani. Oil1' soll activit (Je Cmi vreti r, (Eu'elle a (ohI5idtr6e conhine une aeüVH6 acccSsoi re 11011 agricoln ii ne C011t ri- 1)1111011 ineiisiielle ne 2 fr. 50. Le fils (In recourant, du 110111 de josepii iravaile tant comine toll vrcur (Eile (laus Jexploitation agricole. Lt caisse avaif dunuand6 pOur liii. en sa (illa1it( de inenihre de Ja Wi lle travai Jiant tltiiis Jexploitation. Je paienieiit (I'lliie coiitrihtitioit per- sonneile. i't ('1 Je avait pav l'alIocation correspoiidaiite. A loccasioii dtiii ('0111 ile. Ja CaiSse ('talil it (Hie co fils. coii vi'eii i' (1ilahfi, exer'ail re nuitier ii 1 itre de profession prilicipa Je (JuliS leni reprise ii rtisan<tic (Je Stil pi't'e. et ([ne ('eile-ei rapportait (lavailtage qite 1'eXploitatioli agricole. En conSF1iriice. eile exigea i' 1troacti vemciit Je paiem('11t. parti 1' (111 junvier 1945. (Je Ja coiitribntion pi'rsonnelle entiere (Je
5 franes p111' IIIOiS €1, 1)0111' Ir fils
Joseph . (Jr's conti'ihiitioiis ci 11(5 Cii vt'i'tn (In rgi 11W des allocations p0111' perte de saini i'c, calcnkes Stil'
11 1) salni l'e global d e 10) francs p111' 111015. Ptiiis
IC pütt rVOi (1.1111 adresse a Ja cwilllliss!011 (larhitrage. Je recoii rant alli'oiie qile sa profession pl- i11('ipalt' es t celle digi'icn Iten 1. Ja coiistriictioii est peu iitipoi'iaiitt' claus ccitt' i'i'gioii et cii hiver Je 1T1('tit'r dc ('otivl'cnr chöiiit' conlpkteili('iit. Whowl (lt'Valil Ja ('oniuussioil darhiti'age. Je i'tcoti- 1(liii Still r<'ssc a Ja (IG. (Jl1 1 J'cJeite lt i'ecoiirs 1)di' lt's nioli Is so i vants Lt i'(piii(t' pi'ofssioii P1'ii1(Pa1t' lac'tivite (1111 OCC1lt' ('('liii (liii l'ext'rct' pendant In Inajelirt' partie du soll tenips out. ('n cas du (Iolit('. et'JJ (111imi procirt' Ja itiajt'ii ic pai'tie (Je Soll l't'Vt'Iili ()F(', art. II bis). Fit lt'sp'c'e. il nest ptis lacile (JC dire (jilt'Jk t'st Ja pt'tt- fession ptili('ipulc c11 eifeL (litt' Voll pi'cllnt' Uli coiisideiatioii Je l(111ps coiis<ic're ii et's (Jelix activits Ott Je revenit qn'elles procn rcnt.
118
iii htfl(' in lautre nappardit (0111110.' pri 11CiI)ill('. 1 U l lieSt 1011 1x'ut ('II r Iiii (1' conipte reSte 1 011 Ve ii e. rar le ri'Coii taut est te 110 d u paye nut' contribution person neue ('Ilti're pour lactivite art isahiale de cotivreur jiii 1 exerce iTI cot (lt.' Soll exploitat oii agricole. Le fils du recou ratit t'st lilI couvreii r ([UM. ii t.'st 0CCiI '
faou prdoniiiiaiite claus tt'ut reprise artisaiiale bieii (jfli 1 COu labore ahiSSi, SU ivailt los I)esoil)S. (l lexploitatioii iigricale. Iii clhs(qltel1c('. 1'activi tT de ('011V ren i' (lii ieroti taut iii' e tut PilS 't h'' ('0 nsid e tee comme ii ne actjvitt accessoir e 11011 agricole exerct.e Cii rapport avec 1!lhe ('xploitat ioll agricole (O1':G art. 6. 2' al.). II taut app'liqiier ott cohitrair(' 1 a I'thcl(' 40. 5c' iii iiaTii. OI(; (liii (lispose 9111' los perSolliles doitt la professioii prineipale est rolle (l'agricllltehl 1' eI (1lli dirigent accessoireiiieiit lilie exploitatioii iiiclui.sti'i&'lle. artisanale 011 ('ultflhler- (iill(' 1)0 ('111 pour cc 1t'-t.i l a ('olltrihtitioll perscttinelle t.'iitiere.
(N 1405. ('Ii la CcIIiS(' . Bl'IIIlSCII\Vilel'. (lii 14 hl0V('lflhl(' 1945.)
Ne 549 -
1. Un aSS0cie (I'Iifle soeiHt en 110111 coliettif qui, (l'api''S 1'insci'ip
tion dans le regisire (In commerce, n'a pas le pouvoir de reprsen- perle tation, ne peilt pas ti'e assujetti au rgime (leS aiiocahoiis 1)0111' comme pel'sonne de condition iudtpent1 anie (ord. n° 48, art. 6, de gain l iii.). En revanche, il est assujefti au rgiIne ('es allocations potil' ei perle de saiaire, s'il est occup ((ans 1'expioitntton de in socit i'muntTr pour son 1 iavail.
2 Sont sournises i contribution les indemnits verses i un associ
(l'tifle socitt en noni eolleetif (liii n'a pas le poilvoir de reprsenta- tion, en taut qu'elles i'eprsentenf in vmuntration d'un travail ei
11011 iii p(lrticlpafiOfl nil binTice net de in soeit.
1 cil S0Ci(t1 ('0 1)01)1 collt.'ciif a M. t.'t Fjls t'St C0flij)0Se (lt.' Mellle]. 11
i'lieliel et Alexandre S. ; eIlt.' exploite liii conliiiet'ee dc libtairit.'.
l)'api's liiiscript ioii dii iegistre ilit coiiliiiete e sc'iil le p're. 'tleinlel ii II' poiuvoir de rCpi'(Selltei' la sociiti. \licliel S. ne I1'(lVcillle pas cii ieVahlelle l( dans l'exploitatioll et nett hetire alicihht reveliti. ('est caS (le Soll fr're A lexandre . quo la ca isSe a assiijetti an riT'gi Inc des dec'isioii (levahlt la allocations pniii perte du salaire. II a attaqnt.' rolle faisaut valoi i' (ph ii ne re,oit pas liii sa- colnuliSSlon (1011)1 rage cii
91111 part icipe dlix perles ei profils (le la socite. es
In ire, mais de hiit.ficee tors- prllVen1eutS ne Sollt quo des aVauces stir so part est i nscrite (hie ses pi'tTdvenieiits (l6passellt celles-ci, la d ifft.rellce son eompte. La (011lllliS Sioll (larl)itrag e ii lejet( le recoiu rs au (Ithit de oii. pour le mlii (111'A lexandre navaimt Pils le pot! voi 1' (le rep iiT'seiitoti i 1 111.' peutt I ms eire coiisdi'e cOinine pelsOhihle dc conditio ii itidpeii-
119
(laute. (estpourqtioi il (bit t'trt' 501111115 Litt riTginie des LlJJOCL1ti0li5 poiir perle de sal ai re. Alexandre S. scsi pou rvu Anke cc te decisio n atipr's dc Ja ('C (lili a'liiiet Je reeoiiis ei ielit'oie la ä la caisse pwir iioiivel examen
L1 llliliii)re dl lIl1 so(iete ei) nüin colleetif (liii. (lapres linScri)- tioii all iegist re dii c ominu r ce, lii pas le 1)011 Voll (Ic reprsentll Ion III' pelit p115. cii vertii de laiticle 6 (Je iorcioii ianct 110
4. ö tro C0llsi-
(l(0 comiric peiSolillc de (oilditioii inckpc nclante. Si Je reeoiii'aiit velit c'lrc ronsidirb C0iflh)ie persoline du coiidjt oii ilid(peii(lLl11t('. i na pas (1 antte possihil it (inc d'obtcnir de Ses co-assocus le pott voi r (Je )t'prSc1itat ion ei 1 iliseij p1 ioll de celle-ei. ou lt SII ppression des FeSt rief ions existaiite.s au poti voir de reprsc iiter Ja socit. Mais iiii dssoei( 50 lIS pouvoir ne peilt ötve
1 rait catnme persoinie du cond
fiou depeiidallfe qiic sit ('St h6 11 1(1 societe par 101 rapport (l'eiIga- getiieiit, ( ('St-a-(lire s ii tlliVahlie (111115 leXploitlitiOli contre nile riiiiii- ii(i'atioii ('Ii ('5p'eeS Ott ('Ii IlatlIrt'. 011 sil t'St ('oilabolLitcllr 111('flhl)r( (Je Lt fLililille. ( eile secollcle veiititalit se prcscnte dans Je ((15 (IAieXal1dIe S. Peu i mporte cjliil prst'iit c Jcusemhle dc ses vemeiits v omme parlieipatl()Ii all hnfic e, Clii dii point du vue d11 It"gill)e des lllloelitinlls potil' perle (Je 501011 1' unu partie Lili illOills (Je aus prlT'veI11t'liis (bit ttie (0ll5i(iit'it' (011Ilil e (l6d(iflh1liage11ieIil (lii tiavail fourni c'est ailisi qiie Je fr'ie -Michel ne.1011c11e neu, Vnal- seiiIJ)ILII)leifleflt 1)111(1' (jllil nu traVliille pas (]ans l'exploitation. Au nrpIiis. 1 assiijcttisseuicnt slii recotirant au rt"giule des allocatioit potir perle ie salaiIe (st eouifornie l Ja jitrispruideuicc de in Css voir d('cisions i 53, 71' uxinait, p. 9 : Ii' I2. Revue 1941. p. 1s9 ii' 466. Revne 1944. p. 'lfl.
Lii revalicllt. 011 doil (Iceonder alt reeoiinauit qile lejisenihle du Ses pri'L'venieiits ne pent ölro C0l1Si(iCiC tOlilille i101iOi(iircs soiilllis 0 (Oliliil)lltinii. (('Jle-i nest pas (hic Stil 111 partie (101 rcpi(sciitc iiiie iepantiiioii dii heiiefiee. La (aissc estiinena ies inontaiits respectils (1(5 Jiolienaires ei (lii h(iufice. cii taut que Je eouitiat de sociie ne fait pas celle (liStili(lloul. POlin cc faire, eile cuivisagela, ontre mi- portaiice (Je 1(1 1)1111 SO(illlt'. d'nne part Je salaire qiii Serait veis i im ('m1mpb0v1 charg (lii memc travail ei. d'alltne part. l'teiidiie dii ris(1le (011111 par Je capital illvesil ei lus profils ciii lilie teile ciii re- prise poimnrait lloniiildemelit prociirer
Ja' reuivol quc Liii I'office fd(ua1 de [industrie, des orts lt mii 1ier ei (III irlivail i 1'arlicle 55. 2 ltliuLi. (0, aux lermes dlique J 'intrt l (111111' part (II' illetif Soda1 est de 4% si Ic eolifrit ii cli (lispos e pas (ilitrenicilt. iicst p115 pemlinent. car cctte homiif meatiomi (lilterets nest pas idonti que 011 h'llefice eile peut avoi r h ell, cli cffct. ullenic si In 120
part du capital a etc (Iiiniiiiiet» pur (ICM peilt's Suijies dii coti rs de lexercice. Ie heii(f cc pciit doiic Hit, siii Va lt les ci reniistaiic'cs Siipe- iieur i 4 %' flt&iflt Mi I(' toiiiiat t'st Si l('IICICUX sur ICS inoiilaiits reM- p('('tJfS (1CM hoiioriiit»s ('1 (lii lM11OfiCC. IN I575. tu la eaiist» A. S lafki nu. du 7 noveiiilnc 1945.)
No 550
Les caisSes sont teitues (Je traitei' 'es (Iemafl(IeS (IC i'eduetion de Ja ('ontril)ntion personnelle mme si, Ii 1'encontre des presci'iptions d Ja caisse, ces (lernan(Ics sont (1posees en im senl exemplaire (oril. n° 48, art. 2, 3' al.). Des insfriietions dietes p111' les caiSseS, aux termes desquelles les deman(les (Je rtduchon (Jolvent eire (JpOse5 en plusieurs exemplaires. n'ont que Je caract'i'e (Je prescripiions (I'ordre.
Lo i'eeoii raiit cl soii lils fal)riqueiil des scies. Du 1' sejilt'mhi•c
945 au St aocit 1944 tu coiitrihulioii persoiiiiclIc a t't( i'(dii!t('. pulli
ctiaciiii (Felix. ii 5 haut's. Sur uistriictioii (l(' 1(1 ((IIMMC. lcigciiec lt's tivita Ti ititi'odui't' 11111.' iwiivt'Ilt' ilt'niaiidt' du rliietion jiiSqliaU
51 mars 1945, 5111011 Id eoiitrihiituni serail fixec ä 5 fraiic.s pur ide l paitir (tu jau 1cr 1945. I.(' rceour(liit rciioiivcla ('ii tctnps utile sa tlt'iiiaiidt', iltdl5 Id (16posii ('ii liii Sud t'Xt'ulptaiil'. 1 agt'iic(' Ii» M0illiliil (lt.' rt'nlplir ulit» (lt'u\i'l11t' lurillule. ilidiS il latitit du lidet' ijut' cc 110i11)lt' lt.' (oil(('ril(iil pcisoiiiit'Ileiiiciii. ('1 il iii' it' traiisuiii pas i la tRiMMt'. Par dijsjoii (tu 7 11110 1943 la (aiMSt' lixa lt's ((iiitlIl)iiiioiis iiit'iisuclics i 5 Iraiics pur t'tt' In)ur t'liaqiie (I5M0CUt cIVt'C tritt rctrii- attil »10 1' jallvit'r 1945. L n rccouls tut iiilt'rjt't(' ii tu (oiiiliiisSiol( ilarhitiagt'. mais il tut rcpcli pdrt'(' (jilt' Id (tt'iiiiii(It (Ii' itcliit'tioii i»iiit itilci(jiit' iiavui j)ilM ei( tlptist"t' IITIIM la foruit' iiiik. Lu l('(oii cciii' ilt'CiMit)ii (It'\(iiit Ja ((G. (liii ailnit't Je rt'toiirs pur lut 11101 ils siiivaiits tut' iiliittioii (le Id ('OIlliil)iltit)ii pt'rsoiiiit'llt' ne peilt ti'c accor- (I('t' (jilt' Ml Id tlt'ivaiidt' ('ii t'st falle fl Id ((lisst' itt' eonlpt'iisitio]i au lil0Vt'Ii de la forniutc prcseritt' (unI. ir 4.. art. 2, uI). S i la, ('LiisSt' uiduuut' ijin' les b tro cl(post's ('ii (It'uX t'xcuiplul- lt's, il iit' 5 agil tu ijiit' iiiiiit' prt's(iipiioii (lorllrt'. II st'i'ail dailli'iiis ilia(1uhissil)lt' dii poilil (It' \iit' du diol fltial iii' saiiciioiiiit'r pur Iirr('t('vcil)iiic ldl)5('Ii('t' (JUli (tOuI)i(' ciciiis iiiii' rt'(ju&tt', car teIlt' luestioll tllapjn' dlix eauloiis. Co sepait par sill- croit 110 Ioiiiialisiiic ('xdi1,('i(', Si 11111' ('disMt' t'stiuit' (iii ii mi taut dl)50- Iuiiit'ut (It'iix ('X(lilj)]»ii t'M. t'ilt' (1(01 illvitur it' it'cjuiraul a j011icirt'
110 (I0ilhlt'. Litt' pellt loul dii p15 lsv"ür (jiil (1' dfaciI. eilt' Icli-
hliia ä st's trais, Sillis lt ]llt'uaet'r (Liill 1CM ('ous('(IUt'u(t's jiiridi(jilt's. Id' gi'tuii de I(Ig('II((' ii (l((lalt" I'' lu r('('ouratil aVuit ilill0(lilit sa
ins
(Ii'lI)LLI1(l(' i teinps. bnll :11i'11 [all fall ('ii lIlI 5(111 '\l1IpttIirt'. II ('('1 CII' Iii (!0}1IalId(' (II' (('II IICI 1011 Imur 111(1 IlCj1l(' 11111 (1011 hlu COIIS- 111(1)' III (1(1)1 (II' j1ISli('('.
(N" 158 1, ('ii la (11151' J. 0i'i'lli' & Sohn. (III 7 iiovi'iiihit' 1945.)
N0 551
La eølflflhiSSion de su tveillallee (kelitre i rretevahle Je recours (lufle 1)('1'S01111e i neapal)le de (IiSCe1fleflleflt.
J.V1I'diI (1e5 100! if .s
ld' ri'(0111nhil. allfeilr (Ii' (1(1115 (Ii' (11011 COIIiIiIIIII. fait Iohjet liiiie ('Il(Iil'1C l)(lIt1l('. [11(' ('Xp('lliS(' 11 di('tlIe tttthlt (111,il ('St atti'uiit de l)SY('I10I)iltlfl(' ('1 (Ii' faihICSS(' clesplil. CC (jlli C(jllivdllt 0 11111' veritable iii1iIdji' 11I('1II1II('. Lii (0115(qli('IIC('. j)ili' (leeisioll (In • Jll.tC (lull5tl'ilCtiolI ('1 (III j)roClllCIll g11)l'al. il 11(1 j)tIS Cti SiliVi 0 I('ll(jll&1('. 1)0111 ((11151' (IiIi(apacut( iii' (IiS(rlIICIIICIIL OH (bit (I0lW (0(1(11111' (In(' Ii' r(Courail l 1)1' fOto1 j)115 (Iii (liS(('i°Ii('iI1('iiI. Or 111 ('iIjfllcife (II' (Ii5('('rll('iilCiit ('St Ii((i'sSail'(' lt 1exClCICI' pCiS0IiI1('l (III (Il'oit (II' ICCOIiIS. var II III' s'agit
05 (11' la saiiveg'arde (II' droils Stl'iCt('lIi('lit
ClS0Iil1Cl5. 011 In' peilt ds bis untrur ('Ii llitltiCl(' sur h' r mume (jili ('II 011111' ('St ('XtlCIIlI'- Hellt coufns. (N 154. ('II Id Cillist' Ii. tliiipbaili. (III IIovell1I)r(' 1945
Jugenient d'un tribuirn! civil I si1ia fi on (Iii conti'itt de tl'd't au cl (II'Oit (Je 1'emplov e ii (III 11%Olt' (I'()argne quc I'eiuployeiii' place pour ('I1ilq1IC' eiTipIO\l stir liii cainet (i'epa igne I)l'O1)1'e
Ii) OiIVI'ii'l' (jlli. polir dus ((1150115 (II' 5:tI1l ' III' I)01IVtil1 ('0111 illilCl' lt )''((CIII('l' II' iravail (liii lIli (1(111 assigitti (ii ll'ttvtlulltiil (1(1115 ('all) e i (jlli. ilj)l'S lIli ii rrahlgelli('111 (IVi'(' SOlI patlell, avait tjiiitti so 11aN, 5(1115 (1(1(11. i1iii1 (ICS j)1("l('Iifi0II5 Stil des foi:Is (Jill' la llliilisoIi aVtIII 11(11(5 (Iii 110111 IICS oiivriei.s sur (1(5 ('diliets bepargile .sj)eCiaii\. Dapli'S les disposilioiis ('ltI1)Ii('S par itt ]lltIis(Il. ei's ('111iIt'15 ('oilstltilClIt 11111' (('IIVIt' (II' pl'C\OYtIiI((' sittialt' ('II lavctir tL'ii a1IvrIt'ls. 1)111 aii:jiit'I la 11005011 tif lt't ('I1tI:ju(' 1I11I1C('. 5! II' restilltit (115 tifftiui&'s le j)CllilCl. liii' ('('iltillIt' 5011100' (jIl t'Iit' fix(' IiI)relilelIl. Iii t'ois:jiieiiee. Ies ('dl- iu'ts sont (ldI)I1S S('ii!('lllelll dii 11011) dus, olivriois (i 51)111 l)I0(jilcs par I(Il1Ij)1ovelil. lelIij)b0\( 11(1 le (11(111 (Ii' (IiSp0S('l (Iii ettinel Collslutll(
'') llttllt'tiii (l'il(tOlI11iili011S tlii 1(0.1 tlu Il1IVIII (1)' I'oI'(i' fi,Shdral (Ii' 1'iiulus- 1(0', lt's (115 et iitt"tis et titi tl((VC(11, )lll.
122
cst cii sa faveur qua)1s 25 ans (Je sciv ices (laOs leni ie1)i(se ef sil de 50 anS uu loiiis lnLlis ioncfois au plus tard loi'sqi(il a atteint Igc de 60 ans. En lcspcc. Cu vrivy (liii Melanie ics fonds p1acs
5111 le cainct (largnc libelle ii 5011 flOhl li( ieiUplit p05
(CM .oiidi- tioiis.l)ans le (05 (lulhe iiltclrhIi)liO!l antivipic (leS iappoits (II' 5cr- rier pci'd viel', larticic 5 (l('s (lispOSitiOhIs picit(es d(cldie (Ihn' lOhtV I91ite cxj)ectatiVe all (l1)61 (Lpaigli( '. a Id (olld ition (jIW l( COn&(' 111' lIli di t p(1S etC (lolilic. sons taute du sa pait, par Feniploven r. lt's d ioils (Je Icmploy au cariict (lhpilrgne hh(' siibsistt'iaieiit
50115 (Iiil
(IO11C (1te Si Cc deriiici avIt te liccnci pur Icinploveiii I)ans In pi'scite csp&ce cette r'gleincir tation cst ait (onhihliS dc laute. te rCe Ic1l1ploV etil. ((Iii ii'avait persollhl cllcincl!t pas t'Iioqiiaii 1)11 (lle leinplo\e (liiitei€t i in isiliation (III (fintrat de tinvuil, a cont raint
1 oiinellen ient de mi (jihil icprit. api's
(1 (1000er Ic cong6 ca cxigcaiit Je travail 1 excutait jiisq italors ct (1Ui 6tait 11uisil)le so gut rison. (jlli i VC dliX sa saut« l)c cettc faon louviicr pcid mnlii( liii lexpcctat lcinplove uir. pur ihuc atlildlde (0111- paigiies ]itigieuscs alois qllc p u Iui ('oiiscrvc r 110!) schi lenient sa placc, ina is prhciisive, aiiiait catnct. A cc snj et. ('11COI'C, 1)01! r pills, ford. les rcservcs PlaC6cS SO i' Je par Ic juge ne peuit scuipc'clici (Je (lii'e ([11!' 1(5 coiitrainte cxcrcec Ilinploy 6 cst COhlt iairc ii In honne foi et quI je- IcinpIovei, 1 sur u'i Ja pr(VoyaI1ce greife, (ii Ward mix (1 isposit iOils claj ies relatives d40CialC (Je (elfe (nt Ie1I5(' cii fa)„eu U des onVIierS . dc I10, pas J)dl- (onelusio n. lilicilx Lidapt(c an ca purtiehilicr. 11 Veiiir a iiiie atitic vciser (jtland serait sohlhnital)lc qie leniploveirr lioti vat inoyei du niie indcilli!i t eoiivciia hle. 111&iie voloniaieinciii il Fou vrier du Claris (tigcnicnt dii })i(SIdellt (iii tijbiiii«tl (iVil (lii (I1ltOI1 Coiiiinc jnge uuliqlle. (I (1 .12 .j niii 1945.)
125
Q uestiois crites dposes devant les Cliambres f&ikra1es.
Q uestion eri te Pugin. ( R (lO1fl jiitiise (III X SO (Ja IS.)
Lt 6 111111 1943, M. Je (()I1SeiJJel Ilatillilal Fiigii a pose Ja iuesfioii stil vii ole
1e (ise11 ieildi'iil pcusc-t-it ofirir UIIC ideonipciise ei au solivellir aux soldiits II serviles (Ol11I)llillcllti iires il III fili (111 Service ictif
Qiie pense-t-il faire en fltvllir des ..oldiits cl s rViccs coli Idiiieiitiiires (lIli nut perdu, de ra1,'011 (litrallle, leni s:iutd au Service du plys, de nidine laveur (115 VCIIVIS II surlont des orphcl llu'eil IlS des soldllii lli(lrts pciiiliiiil Ii niohi- liatiori
L'expdrieiicc dc Ii iiiohilisalion de 1914/1918 ii fld biu lldccviulc In rccO1balissanec tute aux solduls, (lObt 0 lt nIX stirvivinis (1(5 soldils lldcddd service (111 plys. L'ouhl i est vile veiiii s an cl il iidt nit pils de 1)011 Ion (Inc les in Id r ssds ra ppe 11(111 1 es Services ieiid es. II serail Irds regretlahil qii'il e il soll de iiidiiie il Ii fin du aufir
1_es [Tiiions des iiiohilisds 1)111 iuvild Jes uii diahorei stallil (ics niohil ids » uns dc peiiuellrc ii 1105 soll_tals dobtcni l(gerc iiiiis (11111)1)1)' colili)ellsIlinhi r eile iillX sierifices illccssillts (111115 out, flils Pefldlliil lciies icl?ves ()l10ri1(1 1)01)1 1)5 ciiiplois 11IIllicS, etc.). be 1111 (lii)ldliic 1)11 lille 't[IX dIlls de 011 115 dcnx cii iuulds sollf-ds eilvisagf,~s (Jiiuil aux soldals II sIrvicls lolull)I(IiIlliliiil5
11111 (1111 llcrl_lul iii 111,011 (111-
11111 siiild 1111 sllVIcE ilii i ls iiidrilcnt 1)lciulcnnlll In soll ii'lliiilc
( 0usd 1 federul. du
Qlle (01111)11 luuui)le ( Ouislil ii_lcluil 111)111 1)5 udiniiupciiscu lt leill. 1155111dl de 111:011 Illurillle tille pr011clioii 11II'il uui(ideiit Ii teils dguirdmi Ne poiirrail-il Ivill. die Im insiglie p erilletfrail il'uitlirim Iuiltiuiliuii (lii jliullll(_ siim le ijii'ils oul ilc0lflJ(li cl lciiu issuuiivait (11i Illulls diudlllislalb(lS ic 1dsplil de Icimis diiiicilo\(_iis coib111110i1 le (oiislIl Idl1(ril iuilcuul-il liilciisilici 1'iRlc IliX ViUvCS II m ix (lrpll(liuls 11€ los 50l1Iih. II 11111 11551011 une IlIllicdl 11111 lilI 11)11
Je (itui.seul I(_'(J(ll! d i(poiiilit (illIllill siiil Je 9 ()(l(lJ)re 194
Le C olls e H felldlil Ii lxiiuuiii( ii ilil iii Ii (111(5111)11 Wulje 1lcllllujll7lisl_ ll_'l'Ol- dde, soluii fnruiie de dipldnie, dc iii(ulaille oll dc Sold) d'liouiuiuii, alix uuilitutircs qiii (lot finit du Service iiCli!. (olliubie le gen(ril Liii r(llietlrl'fudlbaqlie nnlitaiic ayant aecouiupli plus de, 30 joiirs di sIrvice au'llf 110 tal>lem eouiiiudiinrilif avuut Ilne v011er lirtust 11111 1 . le Conseil l'l'lldr)] lie silurtil prcndrc nuc lulesure ivalo- guI ; il lic saurail 1100 plus line quii ui cilust itulcrljl (gude- uuuuul iu'u1l1 siluiVdiimr. I'lllllcllillIl luth slllill il'lioiiiiciir 511111 cllnlruirc alix
1-14
1)l')1I(il)e.t )lli iegiitttiit ilolit teIfl(' Uhillillil')' 'a1eoIhI1)Ihste1u(nt d'uue obli- Mais on hie saurait hoi] ('oii,4iji)iiloflhi('lI(' liii pas 11(5011) tIt'1rt' l'('('olflpefl(0'. (111e141('I' III il(('es,4ii (1'a('(OI(l)'h liii)' lllil(' St"(iihle aux lhiiliiir)',s et jt h'urs aetir, ainsi (1il'h i'llihiil!('14 tjiil (0)1)) tOlhliM's (Ilhihit It (1('l) lii)) gar suile titi servie(' pils Mre pr)Selv('s ('('(IX (1111. ayaai silbi 11110 atteillte (lilhis lt'iir salht', hit' p('IiVt'Iii de la gne inalgrtTi les pi'e,4iatiolis de illaire. l'ill'tilihi de ('0,4 ('01151(1 liii 10104. 1' ('oiisi'il ("11)1 II l(i(SVti ulle solitiioii (jthl 5(0111)10 it'iiii' ihiiellX ('utOpie (10,4 lfl',toilis Pils. lih('slll('s ‚40('iihl('S 11)1)5 1,0 ])l'Oj('i (1'liltl(i tor le 1)iiiiil('ethit'iil i)i(Visoit'e (Ii' - go doii renhlaeer lor(i(' ('olh('('Iliiilii 1(5 l045001'('es iieoessaires 1'in'i's-gut'rre 5111110)' IIIX i)hiliiitl'es, ii liii ('l'CitiiOli (II 1)iliel)l('iht tlt'ts alloealiolls pulli' 1)111)' itt' ('0111 i('flt ('0 i'fj'et alle Ii' d e ii'lVihiI t1 Ii 11110 aide alix ('llC)hil('Iih,4 r, de ()llelqlles 11111- ilisposil juli tl'aprj's la(llhell(' lila' 50111110'. i't'siani 1 thileriniro 11011,4 de i'raihes (1011 ('tIP \. ('l's("(' all doll lihiiQl)il 5111,45)' p11' phiuiiv'meni sihr le 1'ttiitls lt (olhljlt'Iisihl 1011 1)0111 lt's perl oltlt', 111101 III 3)) s'pteinhie 1943, (III tlt' still 11')'. lai'gt' illlX Lo ('ojiseil It"it"rtl I'('colhhlhil 101151 la iii'('('sitilt" (11111)' aide 1)1115 (11)115 le 1050111. ohilui)ir('s (1111 1)1!) s urvi de 19:19 1 1943 ei suhl 1011110i5
Q tiestion &'i'ite Guinand. (AJ)jll'l jl (1(5 5('rVi('('s (II' r('hlipl1h('('Ihi('hlt.)
1945. Ni. II' c'oiisr'illt'r lilhil0hllhl (;hhilil(hhtl d
J.e 17
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1 l'(tt't'Ilsj)tll do (iiV(]',4 illi('rjlt'lliiiolls (') positlllliit
- 111 11111 ion' Ii' sei viet', itt'iitltiil la p(rot1t' iransiluire. l's ('olhililllll 1)) ocioltni' 1945 los tliitis t') tl' litt's iiiit"t'ess6s ont 613 ilhi't(l'1116,4 ()ll'3 1)111111' lIli l -15 alls) 10' tloivenl (liii olil (i6](55t" l'u'hg(' de st'nVIu' tlruuis le 11114151111'hl llt1111is('5 qiit' (1)11,4 los 1)1(15 61i't' t't)llVt)()tlts. lt's 'Xt't'jttittuls Ilt' 51011 )(ttll' lt's opt'ti ittlis tl'enlj'vt'itlt'ni Iii t'xt'tttt'iti ittiiit' miltre ',olttiioti ()n' ex. tlt'.. tllintu,) lt's just rtl('littlls 11111 t'flt'til't'5. im bit Ii esl (illl('lltlll tjlle, ('ollilltlllt"lllelli it ' l'gllelllelht (0111111)' htlhl1111t', 4 tlii lllttlslllnlll t'('t)X (liii y uni ele irlhlls- etllt(0tl('rt'I i'trt prt1 hil1iithl'6llht'llt '1 1) stIllt' (l'tllht' \'tsilt' sillittiirt' Voll exprim6 par l'lliit'lht . ( le 11) tillt'slll)hh, II t IlirIsi 61t" hotti t'oihtl(tt' mb
Ques)ion evite Feek. (Rols 1k' 1 ralisj)01'i 1)1)111' lt'S 110111104.)
I.t' 1. ociohig 945. Ni. It' ('0115('ill)'l' 001101101 Rock Ii (I1'lhlahillc cc (I iii sti ll
Lc, nulilaires qu i parlent en cong aprs 1 rente jours de service ont druit Uli bou de,transport. Les reerues n'out pas eet ivnntage et ne hiflt'ficieilt pas nun plus, unmut l'co1e, des allocations de in misse de compensation. Le Conseil fdeIn1 estil peIt d faire aceorder aiui reerues lUl bon de trans- hort tout an moins poni 1 car grand eong, nomlure de jeunes soldats nynnt PC ii C ii eI un jr In s°m inc ciii ex ige un parc ii voy age
Le, r iiovenibie 1945, le (lonseil fdral a rpondii de lii mani're s ii iv auf e
l)iuls Sil r(pollse 1 111 ((flIsli011 1ino5, ilit 28 septenihre 1945, eni traite du ndhnc ohjcl. l( Consejl ff'd('irlll ii CXPOeI les maiSons (liii s'opposent i In remise (le bons de transport aux recmncs poiii leni's Voyagcs duran t les congis. Si, nialgeI les prcstations accrues des caisses de, conipeflsation, des recrues ne (IiSp0sclit pas de I'irgeu t ieIccssaire pour Voyngcr pendant les congs, cc ((ni peilt arriver lorsq ii In place d'nrmes Ost bus uloigieIe du domicile, les instiuetions administratives pruvoient quelles peuvent reeevoir Ilne allocal 1011 de In (ii sse clo rd juni re pol!r 1 elli Per iaett re cl c r encl le visite uni' fo is ä leni's ptuciits.
Petites informations Dae1iemenfs de fravailleurs pour la (ltfense nationale.
Je IS jativier 1945, le Coiisei 1 f&kraI a p ris till ai'rt al)iOgeaut. 1IV('C tffet au 31 mars 1946, eelui du 15 dceinbre 1939 sur la forina- tioti (le tktaclieuieiits de travailleiirs POIII' Iii rIef eiise nationale. l)s leufree Cli vigneil l de cc uouvel ai'rt€ j usq (li la slippressiO]l des (letachenleuts de fravai heu rs. totit ch(iineu f de jiationalite suisse. de 19 a 60 aus, qtli est W O auprs d'11 office du travail peilt ti'e otwupt u tifre de polonlaire (laus im wl (ltachen1cilt SIT ti'est pas possihle du liii promt rer ui antre travai 1.
Nouveau recueil des clispositions en vigueur.
La tjiiatriine edition (lii reCuei 1 (los disposifions cii vigiteit 1 et ('ii VOiC (uni1) lessiolt ei pouria parait re vi'aisernhlahlenient au debut (lUVJ'ij. HIe contient 110(1 setilemeut tonlos les (lispositions cli vigneu r au 111 1946. mais a "tr eufi'reineuf revue. ( Wo i11i1t111111' edition piseutera douc (le nofahles avaiitages par rapport a au- dell ne, u n paH indWr (lii fait que Ice leuvoie au x difi&eutes dispo- sit jOlis oiit ut CO1iigS ei coiiipItis cl quo Ii udex alphahiiitiq (si 6galvnivnf puls cuinpiet. Le ledllei 1 sein mis cii eule \ lolfue ceuftal f('dinl des iiilpri tns cl (111 niatric1 s Beruie.
120
Confrences et sances.
(ommission d'expers pour le service d'alloeations mix fiavailleurs agricoles et aux paysans de la inontagne. dttciilr' 194 Lacliit' (olflnhjsIÜfl a tenii sauce a B'riie Ic 21 1a 1)TiCI('IU(' de M. 1(' (Ii t(Ct(ll1 \V1111. I.LI (IiSCi1SiO fl d POIC
service des allocati oii.s aux travaifl curs agri- r la niod ification du coles et aux pavsau s de la moutag iie. La cwnniis sioii est daccord de la jihne et d'lcver a (letelidre cc service aux petits p a ysans du ni6iiage accor(li e aux travaili curs () francs par mois lallocatioii urs cl aux agriColeS et a Z fi. 50 laHocation 1)0111 cufatit aux 1 ravaillc pctits pltySaiiS.
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Les rgimes des allocations pour perle de salaire ei de gain Organe officiel de l'Office fderal de I'indusfr,e, des arts of mtiers et du travail
Rdacllon Office fdral de lindustrie, des arts et m611ers ei du Iravail. Section de lassurance- ch6ma9e et du soutien des militaires. Expdition : Office central f6d6ra1 des 1mprim65 et du mat4rie1 Berne. Pric dabonnemenl : Ir. 8.— per an. Le numro : 80 cts le num6ro double : 1 fr. 20. Parail chaque mois. Compte de chques poslaux III. 520.
BERNE No 3 MARS 1946
SOMMAIRE: Mode de röparlition concernant les subsides dus per les canlons an vertu des r6gimes des allo- cations pour perle de salaire et de gain (p. 129). -Aperu concernant les personnes morales pour- suivant un but duti1it6 publique qui ont 61 attranchies de la contribution (p. 140). - Ciruhare du pr6sident de la commission I6drale de surveihlonce en matire dallocalions pour perle de salaire aux presidents des commissions darbitroge et cxx comits des caisses de compensation pour perte de salaire (p. 142). - Liste des motions postulats interpehlations et questions 6crites d6- pos6s devant las Chanrbres 16d6ra1es (p. 143). - D6cisions de ha CSS nos 638-645 (p. 146). - D6cisions de la CSG nos 552-556 (p. 159). - Arr6t du Tribunal 1d6ral des assurances relatit latfectation de ha main.duvre a hagriculture (p. 169). -Emoluments de dcision ei meinlev6e (p. 174). - Petites intormations (p. 175).
Mode de rpartition concernant les subsides dus par les cantons en vertu des regimes des allocations pour perte de salaire et de gain.
Le ii janvier 1946, le Conseiil fdra1 a pris 1111 arrt concer- nant les subsides dus par les cantons en vertu du rgime des allocations pour perte de salaire (mode de rpartition), ainsi qu'lin arrhi qui modifie celui du 14 juin 1940 et qui rg1e la rpartition des subsides dus par les cantons ei vertu du rgime des allocations pour perte de gain. L'expos qui suit contient un aperu des travaux prparatoires qui ont abouti ä la promulga- fion de ces arrts, ainsi que des principes qui sont i leur base.
33594
1. T,avtiux ])rparafoires.
1. Les sommes ndcessaires au paiemet des alloations pour
perle de salaire ei de gain sont fouruies en partie par 1'conornie, en partie par les pouvoirs publies. Les res.source iucessaires iu paiemetil des allocaljons pour perte (le sal a ire doiveiit fre four- nies pour Ja inoilid par les cinpiovelirs et les travaillears, pour 1'aufre 1lloitit pa r la Coiif&hratioii et ]es caittons. Au sujet des contrihutions des pouvoirs publies. 1'ariiele 5, 3 aIina, (Je 1'arrid du Conseil fdraI du 20 ddcembre 1939 s'expriniait COITII1IC suit « Les subsides (k\S po!iVoirs p11bhcs destins ii cotivrir lautre iiioiti des cipeiiscs sont (I ns par la ( tifd6ra 1011. Les cantons ] ul reinbourse- rolit Je tiers de scs presfatiolis. La rpartitio entre les c11110ns, du ‚
montant des reiiihourscinents it effcchicr soprcra sur In base (itt iiom- bre des salaras doinici!is sur Ic lcrritoirc de chacun d'cux, tel quil sera cIfcrin in€ pour I'annc 1940 pur le bureau fdra1 dc statistiquc. Dans Fintervalic, les eh i ffrcs du rccciiscmcnt de 1930 scrvirorit de base, sous la rserve des rcctiheatiuiis qui siiiiposeront. ii Ja suite du reccn- senient de 1940. «
Les allocafions pou r perfe de salaire payes fusqu au
31 cidccmbre 1944 ont ncessit une dpense totale (Jc
859 030 000 francs, doiit les ca ritons suijportent an si x iinc
(167 389 000 francs enviroii). l) Le caicul de Ja quote-part iue par ]es canli)I1s (i'aprs Ic nuin- hre des salari6s dIo11uiciIids sur Je terriloire dc eliacun d'eii x ne pouvait pas conditire a urte solution qiiifab1e : eest pourquoi. I'article 5, -)e alinda, dj1t cit a dt modifii1 coniiiic suit par i'arfi- etc 7 alinda, clernire phrase. de i'arrcft du (oiisci 1 f&kral (TEE , 2
octobre 1941, dans sa leneur du 9. ni n 1944 « La quote-part de chaqije caiiton sera (1etcrmincc scion im mode de rtpartiiion qml scra Mabli pur ic Conseil f&hraI. Les ressourees ‚ieces.sai,es all J)dielliefll des dllocdlions J)0Lll' perle (le giiiii aux niiiiiaires soiit. (laus Iiiidtistrie, I'arlisanat ei
1) 'JlIs(lli'au 1er jllill(t 1941, dato de leni ccc en vigliellr i6 1airti (111 Conseil fdiral du 7 octobre 1941, les contrihutions des pouvoirs publies devaient galer elles (le 1'conoinie. Le 30 i n in 1941. les contrihntions des pouvoirs publies d- passaient le moniant des alleen 1 jens verses, en sorte que, jusq od cette date, 10S (antOn s On 1 d ii rein boiirs&i il 1 1 011 rdra t ion 1)1ii s du s ix i dme des alloca- tions 1)ay((5. 150
le coinineiCe. fourines pour Ja jiioiti6 par les industriels. artisaiis CL coilliner(allts. 1'aiitre inoiti ta11t i. Ja charge de Ja Coiifdt- rahon ei des (allions. I)ans 1'agriculture, la part des pouvoirs J)uhlieS d itdi fiX1ie t trois cinqILi1nes des d1)enses. Les cantons su pporleii 1 Ic tiers des sililvellt 10115 des pottoiis publics, autre- ineut (lit ua sixii1e des dpenses engages dans 1'industrie. 1'arti- sanal ei Je coiiiimierce. et un cin(lui&iile de celles engages dans lagriculture. [C nionialil des allocations pour perte de gain ver- ses aux in(IustrielS, artisans et coiniiieranls s'levait approxi- mafivement. Je 31 dcembre 1944. i 120 169 000 franes 1) et ce1ui des allocations pour perte (Je gain verses aux agriCultellrs a i 88 3 000 fraucs eriviron. La part des eaiitons ä ces dpenses est de lT 80 000 franes ei 2() H0() 000 franes en cluiffres ronds. La quole-part de e1iaquie caulton sopere sur Ja base du 110111)re des uneinhres des caisses domiciIis dans Je caflioll. Deptiis 1'cn- tre cii \ guleur du rgi inc des allo(al 0115 p o ur p erte de gain, je illoflialll a rein I)oUrser par (Ilaquc cantoii cit a it fixci (T'aI)I's Je iioiiibre des exploitatioiis agIleoles. industrielles, artisatiales et (omnlcrciales. soit dapres Je iioinljre (tel qu'd ressort du recense- utient des ciltreprises de 19)) des per50011e5 cxerauit uiie activitci ndcipendante dans 1'agriculture, l'induslric. J'artisanat et Je corn- in erce.
2. D ös Je (IciI)ui t de 1 aj)j)l ication du rcigiiuie des allocations pour
perte (Je salaire. pJ usiett rs ca iltons ont protestci confre ic mode de rcii)artit ion. prcivui t lorigimie. des conirihutions dues par eux seJon jes rcigi Ines des allocations p0111 perle de salaire et de gain. [es cantons riuuaiu x «citaicut pas satisfaits de la rcipartifion Ma- Hie d'apr&s Ja populal 1011 de rcisi(Iel1(e et Je ll(ml)re des iiiembrcs (Ic5 caisses. vii qunn (anton pauvre nest pas en inesure. coinme ii u canton miche. de se eliarger par tciie dhabi1an1, d'une dcipense aussi cilevcie. On ne devrait ])i5 11011 pl us tenir coinpte dans lii inciine mesure du nombrc des paysans de la montagne et des petits pavsans et (Je ccliii des penis industriels, arfisans et com- iiicranls com me du iionibre des agriculieurs et des industriels,
1) L 1LX(IL14iOJI kl(4 profeeiiis LI( ]flh1i(ILI( 131
artisans et commerants, poss6dant des expioitations importantes et de bon rendement. La rparfition des quotes-parts devrait pluft se faire d'aprs la capacih COI1omiql1e et financire des canions, teile qu'eiie ressort du renciement de l'im1)6t pour Ja dtfense nationale. Les cantoris-vilies, en revanche, firent valoir. 1'encontre de cefte proposilion, que le nouveau mode de rparti- tion devrait fenir compte avant tout, d'hrnen±s dcniographiques (iiombre des habitanis, des personnes exer9ant urie activit, des saiaris). Si d'autres facteurs ttaient iueessaires, ils devraient ressortir des rgimes des allocatioris pour perte de salaire ei de gaul, 011 tre iout au moins en &roit rapport avec eux. Mais il serail faux de se haser sur la capacit conornique des cantons, lanf donn que cet Iinent apparait d~iä dans les contributions des empioyeurs ei des travaiiieurs, ainsi ciue dans le montarit des subsides vcrss par la Conf&iration. Le rendernent de l'impöt pour la dfense natiotiale ne devrait en aucun cas entrer en ligne de compic, vu que cc moyen heurterait le prillcipe de soIidarit ei de la conipensation ä la base des rgimes des ailocations pour perle de salaire ei de gain. Les parts dues par les caiitons doivent par cons&luent Ctre dterinines d'apris les aiiocations verses aux niilitaires de chaquc canton.
3. Peu aprs 1'entre ca vigiteur de l'arrW du Conseil fdrai
du ociobre 1941 (concernant les ressources n&cessaires au paic- nient des allocations pour perle de salaire aux militaires, ä la cration de possibihuis de fravail ei ä uiic aide aux chmeurs). ]'administration des fonds ccntraux de compensation avait ps des mesures pour rassembier les donnes nccssaires ä 1'tab1isse- nient Tun nouveau mode de rpartihon. Les travaux prparatoi- res n'oni cependant pas 1)11 tre coinmencs avant que le bureau ldra1 de statistiquc efut fourni, sur la base d'unc enqute statis- fique spciaIe, les r6su11a1s statistiques indispensahies provenant du recensement de la popuiation fait en 1941. Le 31 aot 1945, 1'administrafion prcite a sournis au comit charg de Ja conf- rence des directeurs des finances un rapport provisoire nurn& rant dix variantes Tun mode de rpar1ition. La prcmnirc variante fient comple du riombre des personnes cxeriant une ac1ivi16 professionnelle, la scconde est base sur la 132
population de rsidence, vieillards et enfants compris. Ja troi- sime sur la population de r&idence ä l'exclusion des vieillards et des enfants, tandis qe la quatrirne variante se fonde sur le rendement pe11da1t la prenhire p&iode de l'impit pour la d- fense nationale. Les variantes V et VI runissent Je facteur ren- dement de l'impöt pour la dense nationale avec les facteurs population de rsidence et nombre des personnes exerant une aetivif6 professionnelle. La variante V11 tire ses critres des rgiJ11es des allocations pour perte de salaire et de gain. On y multiplie le montant moyen de l'allocation par jour soW avec le nombre des persoines exer- ant une activit, en fenant compte des diffrences existant entre les montants des allocations pour perte de salaire et des alloca- tions pour perte de gain et des diffrences provenant de la das- sification des localits et (je cliaque canfon ca partidulier. La variante VIII propose la rpartition d'aprcs les allocations ver- ses dans chaquc cantoii. La variante IX part du fait quc les 1)riodes de service n'affectent pas fous les cantons dans une mme mesure (forte participation des cantons-frontRres au ser- vice accompli, cantons ayant un grand nombre de localits astreintes ä organiscr un service de protection antiariennc OU dans lesquels r&ident beaucoup d'trangers) et distingue entre l€ nombre mininiuin de jours solds et les jours soIds en sus de cc nombre minimum. La variante IX utilise comine nombre dter- minant le nombre niiiiiinuin des jours so1c1s. La variante X tablit la rparfition d'aprs la sojiinie totale des subsides des pOuvoirs publics au fitre des allocations versies dans cliaciue canton. Rpondant au dsir cxprim par le connt de la conf- rence des directeurs des finances, l'adrninisfration des fonds cen- traux de conipensation a prsent une onzime variante qui dom- binc les variantes IX et X. Ces onze variantcs, ainsi qu'un ra)port cl(taillt de l'adminis- tiation prkite, ont servi de base de discussion lors de la sance plinire des directeurs cantonaux des finanees, tenuc Je 10 octo- bre 1945 ä Berne. La maJorit des participants a port son choix sur la variante IV fonde sur ic rendeinent de I'impöt pour la dfense nationale, sans toutcfois dcidcr avec laquelle des autres 133
varianfes ic facteur rendement (je l'impot poiir la dfense natio- nale dcvait c'tre comlin. On prcvoyait avant tout une conihinai- son de la variante IV avec Ja variante X mi XI. D'auire part, la confrence des directeurs des fijiances a exprim le dsir que Ja (luestioll du caicul des jours solds soit 1ucide par des experfs cii inatire de statistique. Cette fache a confie ä des repr- entaiits du Lii reuu fdrai de statisliquc, aiIiSi que des btireatLx de statistiquc des canions de Berne et Bi1e-Vil1e. Lors d'une dis- cussion qui clii heu le 24 octol)re 1945, ces exports sutit COflVCflh[5 que pour Je caicul du noml)rc nioven des jours (le service sokls on devait preiidre en considratioii imis les homnies et toutes les femmes de nationalit suisse igdS (je 20 ä 60 ans, les hommes coinptant pour Uflc unit, los femmes pour un tiers. A la suite (10 cet examen, deax nouveaux modes de rpartition furent tablis. Le prelnicr se sert de facteurs sans liaison avec les Ngimes des allocations I°'" iierte (je salaire et die gaul, tels que le rendement. pendant Ja premire pnto(le, de l'iml)öt pour Ja chfense nationale et la poptilatioti de rsidcnce (liLerni ilieC (je IU faon inclicjuc plus haut. Le second mode utilise des facicurs cii rapport avec ]es dits regimes. 11 se hase sur les montants des allocations verses aux militaires de cJiaque canton, en fenant coinpte des diffrenccs cli plus 011 cii mwns des lionhllres (10 jours so1ds d'avcc la lnoyenne gnrale. Cc mode ri 1)ond ainsi lt ii ii v(Uu (los directeiirs des finanees dlal)rcs lequel 011 dojt tenir compte des difftrenecs en 1)ltis 011 ca inoins des nomJ)res de jours solds lors (10 la dcterniinatiou des qtiotes-parts (Ines par les cail- tons. Dans son arr(t du ii Jan-vier 1946, Ic Conseil f&lral a (lonflt la prfrcncc lt cc mode de r(partition.
II. Le mode de rcJ)ar1i/ion du iinie (id's alio(a/io,is OU0 perle de salaire.
Larrltdu Conseil f&kral du 1 an-vier 1946, concernant ]es subsides dus par les cantons cii verin du rgime des allocalioris pour perte de salaire, ost iiiie disposition (J 'excutio1I (Je J'arti- dc 7, 2e alina, die i'arrt du 7 oetobre 1941. cntr cii vigueur Je
1 juillct de la nilnie aiine. In principc. Ja quote- part des can-
154
tons (levrait done Ctre caJciihie depuis celle derriire date cl'aprs le nouveau mode de rel)artitiOfl. Celui-ei tant cependant fond6 sur Lilie statistique &tabhe pmir les annes 1942 ei suivantes seil- Ienienl. ii n'esl ap1)licai)Je qtCä partir du J' jalivier 1942 (AC[ art. preI1ier), fandis que les qitofes-parfs des canfons pottr in priode colaprise entre le 1er juiilet ei le 31 dcembre 1941 cest--dire j usquau moment t partir du(uel l'adininistration des fonds cenlraux de conipensal Ion a fir profit de faon suivic des COUj)Ofls de puiement des certificats concernant les jours de service so1dc.s sont calcules cI'aprs le ilombre des personnes de codton dJ1)eIldl11te dternmin par Je recensement de in population (je 1941 (ACF art. 4. 2e al.). Lurt ide prem ier de 1'arrct du Consei 1 f&kral indique (Je quelle faoii doivent se caleule, les (jUo1e5-pmris des subsides (1115 pur les can1ons. On lient compfe i ccl effet du mnonlant des all- cations verses aux mililaires de dliaque canton, ciii nornbre des jours de service solds et du niontant moven de l'alloeation par jottl sold. [es jotus (je service soldes soiit deterinines dapres les cou- pOfl5 (Je paieuient des cartes d'avis cue les caisscs remet tciit 1)0111 confr6ie ii b'administration des fonds centraux. Les dif1irences cii plus mi cri moinS des nuinbres de • jours so1ds d'avee la titovenne gnrale scml rectifis par des d&luclions ou des aug- mentations proportionnelies h rpartir entre les cantons. La iiloveune gnrale setablit sur In hase de in population clenom- l)ree par le recenseiiicnt (Je 1941. Seules eiitrent en ligne de eonipte les personnes de nationaiit suisse zigtes (je 20 60 ans, ciiaque liomme comptant pour une unit cl chaque feinme pour 1111 tiers (ACV art. 2). l'cxclusiori des &rangers al1ge ainsi les cantons- fiont ires oü rsident liii grand nombre (i'dnire eux. La rpnrti/io,i des (juoles-J)imrls est rtglie t l'article i (je 1arrt. Un sixRme des dpenses (les poUvoirs publies est reparti (lapres le inontant des allocalions, et tut siXime d'apr's je mon- tant (je l'allocation par Jour solds, CC (liii represente ensemble Je tiers des ckpenses des pouvol CS 1)111)1 CS i nconhl)unt atix cnn tons.
1 e tabicau annex mnont re comment sont calcuhs ei rpartis ]es
sul)sides dills i' eliaquc canion cii partieuliei. 1,5 5
1111. Le mode de rejnzrtilion du rgimne des allocaliomis
pour perle de gtun.
Lors de Ja promuigation de 1'arri du Z octobre 1941, 011 a renonc t inodifier l'articie 9, 2e alina, de l'arr~ t6 du Conseil idra1 du 14 juitl 1940 selon Jequel Ja qilofe-I)art des cantons s'opre sur la base du noinbre des membres des caisses cJomiciiis sur le ferrifoire (je chacun d'eux et ä y prvoir l'institufion d'uri nouveau inde de repartitioii gaTemcnt pour Je rgime des allocatioiis pourperte (Je gaul. Ccci s'cxpiiciue p' Je fait qu'on se proposa d'instituer nil noti veau nlo•Je (je r1)artif ion dans les deux rginies cii minc temps. [ii mit. les (Jits rgil11cs doivent (tre coiisidrcs comme un tout qttant ja r6j)arfition des suisicies dus par les cantons, les mmcs rgles tant a)p1icab1es de part c± d'autre. Le caJcul des quotes-parts en fonction du Il0fl4hrc des mcm- bres des caisses aurait d'aiJleurs conduit ä des rsiElfafs peu safis- faisants. Quc Je eaJcuJ soit fond6 sur Je nombre des membres des caisses ou sur ceJui des expioifations, les cantons ayant un grand noml)re de pcfits paysans ei (je PYS115 de Ja inonfagne, ainsi quc de petifs artisans et conimeranfs aurajetit Jss par rapport atix cantons qui possdent surtouf des enfreprises iml)or- fantes et de 1)011 rendement. C'est Ja raison pour Jacjueiie 1'arti- dc 9, 2c alina, de l'arrc't du Conseil fdrai du 14 juin 1940 a modifi par l'arrf du 11 janvier 1946. L'aJina revis dis- pose que la quote-part de ciiaque canfon affreiite auxdpcnses effectu&es dL's le fei janvier 1942 sera dferniiiic conformment l'arr( du Conseil fdrai du ii janvier 1946 concernanf les subsides dus par les cantons en vertu du regime des aJJocations pour perLe de salaire. Pour Ja priode antrieure au 1 janvier 1942, cii revanche, Ja rparfition doif s'optrer sar Ja I)ase du iiom- bre des membres des caisses domiciiis sur Je ferritoire (Je cha- que canfon. A cc 1)rol)oS, Ja notiott de incmbres de caisses cievait ctre prcisc 1) Sont considrs comme fels les person1ics exer'ant unc activif indpendaiifc d'apr's Je recensement de 1941.
1) Cf. ii La notioii dc ineinbre de la caisec duns les rgin1es (les allocutions pour perte de salaire ei de gain »‚ Revue 1945, p. 545 ss. 16
DUDS1UtS UUS par ies CaUWII en vertu des rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain. li6compte dfiniti 1942-1944. Ihipartition siir la base du noinbre des jours de service solds ainsi quo d'aprs los diffrenees en plus ou en moins des nornbres de jours so1ds favec la rnoyenne gnra1e et le montant des allocations verses aux militaires de chaque canton.
Nenibre de jours soldds Population - - eantons de rdsidence 1) Hoyenne Difidrence es plus (-f) (Noinbre de base) Effectif Rectifd par cnitd du base oo en tonlos (-) 1 2 3 4 5 6 Zurich 255 961 23 082 177 90.17 849203 + 2 203 23 079 974 Berne . . . 274 665 24 273 837 88.37 615640 - 492 674 24 766 511 Lucerne 71 799 5 828 144 81.17 305254 - 645 964 6 474 108 Uri 9877 644 680 65.27 083122 - 245 928 890 608 Schwyz . . 22 480 1 690 2M 75.18 776690 - 336 798 2027 019 Obwald . . . 6 654 514 138 77.26 750826 - 85 852 . 599 990 Njdwald . . 6 018 529 518 i 87.98 903290 - 13 124 542 642 (1lari 12028 1 222 560 101.64 283338 + 137 997 1 084 563 Zoug 12 385 990 191 79.96 697618 - 126 163 1 116 754 Fribourg 51 315 4 410 238 85.94 442170 - 2168,30 4 627 068 Soleure . . 56 374 5 243 060 93.00 493135 + 159 823 5 083 237 Bäle-VAle 64 535 6.563684 101.70 735259 + 744 570 5 819 114 B6Je-Campagne 34062 3093 828 90.82 931125 + 22 461 3 071 367 Schatfhouse . 19 534 1 731 197 88.62 480802 - 30 182 1 761 379 Appenzell R. E 15 156 1 266 456 83.56 136183 - 100 159 1 366 615 Appenzell 11. 1 4 194 327 18,3 78.01 216022 50 990 378 173 St-GuI! . . . 94 687 85S3 364 90.64 986745 + 45 448 8 537 916 Grisons . . . 42354 4 400 183 103.89 061245 + 581 128 3 819 055 Argovic 95 505 8 292 851 86.83 158996 318 824 8 611 675 Thurgovic . 48 488 4 128 261 85.13 984903 - 243 896 4 372 157 Tessin . . . 49205 5 221 939 106.12 618636 + 785 130 4436 809 Vaud ...... 125 133 11 832 444 94.55 894128 + 549 216 11283 228 VaJais . . . 49086 4895 092 99.72 480951 + 469 013 4 426 079 NeuchteJ 43230 3938 415 91.10 374739 + 40 371 3898 044 Genve 62060 4 966 167 1 80.02 202707 - 629 776 1 5 595 943
90.16 988508 + 3537360 137 670 028. Suise . . . 1526785 137 670 028 3 537 360
Allocations Population de
rdsideoce 1) tdduction 2) Part ä la charte des pouvoirs publics Cantons Montant moye (Nornhre Montaiit versd ex suppiduient pour Montant rectitid our solden uotes-parts du montantMontautmoyen du hase) aux niilitaires lesdifidrencesen rectifid 3) par jour soldd ii US VU en IIIUIlIi ol. 7 -- 8) (CoI. 9 6) (Col. 9) (CoI. 11: 6) 1 2 7 8 9 10 11 12 13 Fr. Fr. Fr. Fr. Fr. % Fr. Zurich . .255 961 . 134 619 973 12 382 134 607 591 1 5.83 2224551 67 783 611 50.36 2.93 6901532 Beine . .274 665 . 120 425 566 + 2 664 420 123 089 986 4.97 0017213 62 715 998 50.95 2.53 2290398 Lucerne . 71 799 . 27 349 686 + 3 304 403 10 654 089 4.73 4874518 15 648 so 51.05 2.41 7094370 Uri ......9877 2524 064 + 1 049 607 3573 671 4.01 2619468 186385,2 52.16 2.09 2786051 Schwyz . 22 480 . 6 905 796 + 1 500 039 8 405 835 4.14 6895021 4,133945 51.59 2.13 9568006 Obwald . . 6 654 . 2 0416 991 + 376 246 2 443 237 1.07 2129535 1 -971982 52.06 2.12 0005333 Nidwald . 6 018 . 2233 503 + 60344 2 293 847 4.22 7182930 1 1 180 104 51.45 2.17 4737672 (flaris 12 028 6059369 - 4159 123 5 40)) 246 4.97 9190697 27,34 700 50.64 2.52 1476391 Zoug ......12385 4 844 196 + 4173 748 5 517 944 4.94 1055953 2 797 697 50.70 2.50 5204369 Fribourg 51 315 18 906 143 + 1 013 265 19 919 408 4.30 4974121 10360904 52.01 2.23 9194237 Soleure 56 374 27 983 113 822 034 27 161 079 5.34 3264341 137,31704 50.56 2.70 1370012 Bftle-Ville 64 535 43 723 137 - 4 779 786 38 943 351 11.69 2316218 19 478 375 1 50.02 3.34 7309401 B6Ae-Campagne 34 062 17 186 721 - 121) 245 17 066 476 5.55 6638460 8 626 379 1 50.55 2.80 8644815 Schaf fhouse 19 534 9176 670 + 174 401 9 351 071 5.30 8948840 4726 710 50.55 2.68 3528076 Appenzell 11. E 15 156 6 046 146 + 521 244 6 567 1390 4.80 5588991 3 356 231 51.114 2.45 5871624 Appenzell R. 1 4 194 1 340 406 + 227 716 1 568 122 4.14 6573129 837 502 53.41 2.21 4600196 St-GalT . . 94 687 . 42 715 248 - 217 962 42 497 286 4.97 7477642 21644 725 5093 2.53 5129767 42354 21881 500 2784 950 19096 550 5.00 0333852 9878 600 51.73 2.58 6660836 Argovic 95 505 41 250 383 + 1 728 773 42 979 156 4.99 0800976 21 873 088 51189 2.53 9934217 Thurgovic 48 488 17773032 1 + 114462-2 18 917 4154 4.32 6846908 9709 419 51.32 2.22 073887)) 49205 26644278 3860585 22 783 693 5.13 5152989 11624181 51.02 2.61 9941719 VauLl ......125 133 60835364 - 2 721 223 58 114 141 5.15 0488938 29635798 51.00 2.62 6535420 Valais . . 49086 . 2419684)3 - 2 234 196 21 962 607 4.96 2091051 11414 585 51.97 2.57 8938378 XeuchMpl 43 230 21 576 138 213 138 21 363 000 5.48 0440959 10 783 379 5048 2.76 6356408 (lon6ve ....62 060 28840086 + 3 986 796 32826 882 5.86 6193061 16448 155 50.11 2.93 9299953
Suisse 1 5241 785 717 104 312 + 18 425 624 717 104 312 5.20 8862977 1 364 463 154 . . . 18 425 624 50.82 2.64 7367472 l) Suisse ägis de 20 it 60 ans, les leuinies ne eomp)aut (Tue Pour 2) Xomhres rectifls. 1) 414) % des allocations poiir perte de anm daus Faaricult tue Le. pourcelitages iutlitiues laus la colonne 12 vii rieut
Population 28me noitid ‚i du nootant de la colonne 13 Cantons de rdsideoce 1) l)re rooitid = 1/ du InDIOS Fr. 0.88 2455824 4) Total (Hombre de base) noontant des allocations Total (Col. 14 -IL ls) delacolonne II Montant par jour soldd (Cvi. 15 x 6)
1 2 11 15 16 17 Fr. 1 Fr. Fr. Fr. Zurich 255 961 11297 269 1 0.58 5994942 13 524 748 24 822 017 Berne 274665 10452666 0.38 3689375 9 502 647 19 955 313 Lucerne 71 799 2 608 088 0.32 6091361 2 111 151 4 719 239 9877 310 642 0.16 3937201 146 004 456 646 Schwyz . 22 480 722 824 0.18 7328179 379 718 1 102 542 Ohwald 6 654 211 997 0.17 7540842 106 526 318 523 Nidwald . 6018 196 684 0.20 4913012 111 195 307 879 Glaris 12028 455 783 0.37 8282371 410 271 866 054 Zoug ......12385 466 283 0.37 0146360 413 362 879 645 51 315 1726817 0.23 7141294 1 097 269 2 824 086 Fribourg Soleure 56 374 2 288 617 0.46 8229182 2 380 120 4 668 737 64 535 3 246 396 0.79 1198876 4 604 076 7 850 472 BS.le-Ville. . 1 602 844 Bäle-Campagne 84 062 1 437 730 0.52 1866583 3 040 574 Schaffhouse 19534 • 787 785 0.45 9308214 809 016 1 596 801 Appenzell lt. E 15156 559 372 0.34 5479988 472 138 1 031 510 Appenzell E. 4 4 194 139 584 0.22 4844274 85 030 224 614 94 687 3 607 454 0.38 5109059 3 288 029 6 895 483 St-Ga1l . . .
423,34 1 646 433 0.41 0874594 1 569 153 3 215 586 Grisons . . .
Argovic . 95505 . 3 645 515 0.38 7511284 3 337 121 6 982 636 Thurgovic 48 488 1618236 0.22 7913611 996 474 2614 710 49 205 1 937 364 0.42 7515035 1 89680-9 3 834 166 Tessin . . .
4939100 0.43 0811886 4 860 949 9 800 249 Vaud ...... 125 133 49086 1 902 431 0.40 7013365 1 801 473 3 703 904 Valais . . . 3 749 068 Ncuehätel 43 230 1 797 230 0.50 0722380 1 951 838 i. . .
62 1)60 2741359 0.58 7194152 3 285 905 6 027 264
1526 785 60743859 i 0.44 1227912 60 743 859 121 487 718
SuisSG . . .
1) Suisses ägOs de 20 ä 60 ans, los temmes ne eomptant que pour Vi . 4) Fr. 0.88 2455824 % de la moiti6 de In rnoyenne g6nra1e (Col. 13). -
Aperu concernant les personnes morales poursuivant un but d'uti1it publique qui ont affranchies de la contribution. Le nombre global des personnes morales affrancliies cii 1945 de l'obligafion de contribuer au rgime des allocations pour per t e de gaul selon 'l'article 6, 2 alina, de l'arr~ t6 du Conseil fdra1 du 14 juin 1940 est de nouveau, conipar l'anne passe. cl lgre rgression. Cette dernire doit tre aHribue PjijPk- nient au fait que depuis la revisioii partielle du rgime des all- cations pour perte de gaul da 5 avril 1944, l'affranchissement des exploitafions industrielles, artisanales et coinmerciales n'entre encore en ligne de compte que si une atetivit6 est exerce dans un l)ut lucratif, t condition que cette activit perniette d'oocuper des personnes ayant besoin d'aide ou poursuive des l)uts de r- ducation par le fravail. Dans tous los auf res cas, la questioii de l'affrancluissement de l'obligation de contribuer ne se pose pas, va que la notion d'ittilit6 publique suppose en principe le chfaut d'unc activit lucrative. *) A l'encontre des exploitations indus- t rielles, artisanales et commerciales, le nombre des exploitations agricoles affrancluies en 1945 de l'ohuigation de coiitribuer a lg- renient augment. 11 s'agit p our la plupart du temps d'exploita- fions dpendant d'tablissements poursuivant un l)ut d'utilit publique et assujetties seulernent aprs coup au rgirne des allocations pour perte de gain.
Du 1er juillet 1940 au 31 dcembre 1945, G21 exploitafions agricoles, industrielles, artisanales et cominerciales on W affran- cliies. Le nornbre des affranchissements varie considrahlement selon les cantons. Tandis quo dans ceux de Nidwald et de Claris une seule ex1)loitafion a tt affranchie, qu'aucune ne I'a dans Je canton d'Appenzell (Rh. int.), les cantons de Zurieli
*) Cf. « L'affranchissement des personnes, morales poursuivaiit mi hut d'utilitA publique. Revue 1945, p. 102 s. 140
et de Berne atteigneiit avec 158, respeetivement 74 exploifations affranchies, le chiffre maximum. Le nombre global des affran- cliissements est de 416 dans I'industrie, le commerce et i'artisanat et de 205. soit la iiioiti en chiffre rond dans l'agriculture. Seul (]ans les cantons de Schwyz, Nidwald, Glaris, Fribourg, Appen- zell (Rh. ex.), Tessin et Valais, le nombre des exploitations agri- coles affranchies dpassc de plus de la moiti6 celui des exploita- tions industrielles, artisanales et commerciales qui le sont gale- in cni. Le iableau ci-aprs indique Je nombre des exploitations affranchies jusqu'au 51 dkemhre 1945 et kur rI)artifion selon les cantons
Exploitations Expioltations industrielles, Total Canton agricoles artisanales et commerciales
Zurielt 47 111 158 Beine 22 52 74 Lucerne 11 20 31 Uri 3 6 9 Schwyz 7 3 10 Obwald - 2 2 Nilwald 1 - 1 (laris ...... .1 - 1 Zoug ....... - 1 1 Fiibourg 9 3 12 Soleure 7 15 22 BS.le-VilI•e 3 42 45 Bäle-Campagne . 7 8 15 Sehafthouse . . . 1 2 3 Appenzell (Rh. ext.) 18 2 20 Appenzell (Rh. int.) - -
St-Gall 4 23 27 Grisons 7 18 25 Argovie 16 28 44 Thurgovie . . . - 5 5 10 Tessin 11 9 20 Vauch ....... 14 34 48 Valais 5 3 8 Neuchtel 4 5 Genve 2 24 26
Suis.se 205 416 621
141
Le tahleau sttivant indique ciue le chiffre maximum des affran•cliisseinenfs a affeint en 1940. 11 n'a cess depuis de di inilluer.
Exploitations Aniies Exploitations industrielles, agricoles Total artisanales et commerciales
1940 55 209 264 1941 85 111 196 1942 21 52 73 1943 24 26 50 1944 9 12 21 1945 11 6 17
Circulaire (ILE prsident de la commission fkraIe de surveil- Jance en inatire dal1ocaiolls poiir perie de salaire aux prsidenfs des commissions d'arbitrage et aiix coniits des caisses de conipensafion pour perte de salai re. Messieurs, La commission de surveillance est sans cesse oblige d'annuler des dkisons des cominissions d'arbitrage et (Je leur renvoyer des affaires Pour nouvelle dcision parce que les faits (Je la cause n'oiit pas suffisarnnient MuciUs. Afiti de prvenir un travail iriutile et des retards dsagr&ibles, je vous prie de bieri vouloir observer les rgJes siiivantes Les faits de Ja cause (Joivent tre clairement Mablis dans la (l(Ci5iOIi de la commission d'arbitragc de manire ä offrir une base süre ä 1'arrüt (Je la cominission de surveillance, celle-ei n'ayant t se plQ)iOflcer quc sur des questions de pril)cipe (AUS art. 16, 3e al.). Oii Mucidera les faits contests cii rclarnant Ja production de bus dociitiiciits utiles et en proc&lant ü 1'audition de tmoins ainsi qu'ii celle des parties ; les parties qui ne sont pas verses dans Ja pratique du droit devroiit ütre inviftcs ä apporter les preuves qui leur incoml)eiit. A nioins que leur nature ne permette sans autre fornie de pro- cs de les coiisidrer eonime concluants, les docurnenis produits (leVront &tre ports a la connaissaiice (Je Ja partie contre laquelle ils 142
doivent servir de preuve, afin ciu'elle puisse y opposer ses moycns de dfense vcntueIs. De mme, on doit donner aux parties l'occasion d'assister ä l'audition des imoins ou de «expriiner aprs coup sur leurs dpositions. Lorsque cmployeur cl cinploy& sont intresss ä la dcision, 011 leur donnera t bus deux la possi1ilit de clifcndrc leur point de vuc les dc1arations de i'un ne peuvent sails plus her 1'autre. Lorsque ha caisse mne un contr()lc chez im de ses meinbres, eile doit lui cii cominuniquer le rsultat et I'inviter i. signer ic procs-verbal de contröle ; s'il refusc de le faire, ori consignera les raisoris de soii refus. L'indication des moycns de droit cloit noli seuleinent signalcr le (I1ai de recours, mais ericore rondrc les parties attciitives au fait quc le rccours cloit contenir des conclusions claires cl motives. Veuillcz agrcr, Messieurs, 1'cxprcssion de ma considration dis-
1 ingue.
Le prsideiit de la coinmission fdra1e de surveillance en niatire d'allocations pour perte de salaire J. STREBEL. Lausanne, le 1er mars 1946.
Liste des motions, postulats, interpellations et questions crites concernant les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain, dposs aux Chambres fMra1es. Depuis 1939, les conseils 1gislafifs ont lrait par voie de motion, 1)ostulats, etc., de nomlircuses questions ayant irait aux rtgiines des alloeations pour perte de salaire et dc gain. Avant Ja guerre (lj, le Parlcmeiit s'est proccup de protger, C0flonU- quement parlant, les mihitaires (cf. Revue 1943, p. 285 ss et Revue 1944, p. 1 ss). Les motions, postulais, interpehlatioiis cl questions ehcrites relatifs aux dits rgitnes, ddpos& devant les Chambres au cours de celle dernire guerre, unI surtout en pour objet 1'assu- jettissement aux rgimes en caiise et leur maintien aprs la guerre. Nous en donnons ha liste ci-aprs en incliquant chaquc fois, dans in dernire colonne, ha Revue dans laquehle ils ont publis (le pr1Iier chiffre indiquant 1'anne, le second ha page). 145
Pate Nom Objet Trait6 Revue 1
Motions 5.12.1939 Ug N Allocation pour perte cl e salaire ........aecepte üoiiiiiie 1943, 290 postulat 7.12.1939 11.4.1942 Moser N (1aisses de conipensation pour perte de salaire accepte conhine 1943, 290 postulat 8.6.1944) 3.6.1942 Weber N 1lpartitiou du revenu national .........elasstie 28.3.1945 1943, 291 19.3.1945 (fysler N Allocations aux tudiants .............adopte 2.3.1945 1945, 322 19.3.1945 i Wahlen E Alloeatjons aux ftudiauts .............tdopte 28.3.1945 1945, 322 Postulats 27.3.1941 Moesclilin N Allocations familiales .............'tdopt6 13.6.1941 1944, 5 6.6.1941 Moser N Allocations aux tuilitaires e1ibataires .......tdopt 12.6.1941 1943, 291 5.4.1943 Spiihh'i' N Allocations pour perte de salaire .........elassA 20.9.1944 1944, 457
24.3.1944 Bonei' X BAgimes des alloeations pour perte de salaire et de
gain aprAs la guerre .............adoptA 20,9.1944 1944, 457
5.6.1945 Scinubl- N Destination future des i'Aginies des allocations pour
Zurjeli perle de, salaire et de gain ...........adoptA 18.6.1945 1945, 323 26.9.1945 1 l)ietsehi N 1'rotectioii des militaires dAinobilisAs .......adoptA 10.12.1945 1946, 62 26.9.1945 Pii'ot N Proteetion des militairesdAniobilisAs .......a{ioptA 10.12.1945 1946, 63 Juterpellations
6.6.1945 1)ietsplii N Destination future des rAgiines des allocations pour
perte dc salaire et de gain ...........18.6.1945 1945, 322 19.9.1945 i \Venk E Aide aux nillitaires dans la gAne .........26.9.1945 1945, 593 Questions erites 2L2.1940 Schund- X Allocations pour perte (lc sa1airp .........1.4.1944) 1943, 292 Zuric'li
22.2.1940 Gysler X Frii ich isp dc port ...............5,4.1944) 1943, 293
28.3.1940 (4 Lia rteiioud IN (lio,seiuent des 1oealit's 31.5.1940 1 1943, 293
9.4.1940 Rohr IN Suisses rentrs de 1'ttatigei et eaisses sie corn-
pen.satioii ................. 21.5.1940 1943, 294 8.6.1940 Quartenond IN Allocations pour perte de salaire ........ 12.7.1940 1943, 294 23.9.1940 l'alseld IN 1 Allocations (1'autolune aux militaires ...... 31.1.1941 1943, 295 253.1941 Moser IN 1 ndeiuiiit0s aecord0es aux militaires e1ibataires 21.5.1941 1943, 296 25.3.1941 i Miiller- " lGgi In ( des allocatiolls pour perte sie salaire 9.6.4941 1943, 297 Ble une
26.3.1941 Houlet N Plan Wahlen ................ 6.6.1941. 1943, 297
22.9.1941 Bittnieyer IN Revision des dispositions du rginie des allocations
pour perte de salaire ............ 1.12.1941 1943, 298 30.3.1944 lost IN Caisses de eonipensatioii et service sl'instruetion 2.6.1944 1944, 292
8.6.1944 Perr€ard N Allocations aux itudiants ........... 8.9.1944 1944, 458
5.12.1944 Tiahcrliii IN Allocations pour perte de salaire aux merubres des
organi.sines sie la protection antiarienne des tab1issemeuts industriels .......... 18.6.1945 1945, 323 19.12.1944 Perr&arcl IN Allocations aux tudiants ........... 24.9.1945 1945, 323 19.12.4944 (Bovanoll IN Allocations pour perte de salaire aux militaires 2.3.1945 1945, 138 20.12.1944 BooTet IN Allocations pour perte de salaire aux agriculteurs 27.2.1915 1945. 139
20.12.1944 lluoss IN Aide suppl&nentaire aux vieillards, veuves et
orphelius ................. 24.9.1945 1945, 593 19.3.1945 Leupiii IN Allocations pour perte de salaire et de gain 2.6.1945 1945, 193, 326 28.3.1945 Studer- IN Allocations pour perte de gain aux petits artisans 4.6.1945 1945, 325
13 erthoud
4.6.1945 5lunz IN Fonds ceutraux de coinpensation ........ 24.9.1945 1945, 541
6.6.1945 Pugin IN R6compense aux soldats ........... 9.10.1945 1946, 124
19.6.1945 Gui nand IN Allocations pour perte de salaire aux militaires 28.8.1945 1945, 409 26.9.1945 1'iot IN Taux des salaires eri nature .......... 1 3.12.1945 1945, 596
IN Conseil national E Conseil des Etats .4-
1 uecisions aes commissions r' 1, 1 1 11 ieaeraies ae surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain. A. Dcisions de la commission fd&aie de surveillance en matire d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Obligation de contribuer.
N0 638 : Obligation de fournir des renscigilements, procdure de soni niatioii, production des ]ivrcs.
2. Droit t l'allocation.
Cf. n o 643 Exercice du droit.
3. Allocation pour perle de salaire.
N° 639 Allocation supplimeniaire presfations d'assistance rgu- lires.
4. Restitution des allocations touches indüment, paiement des
contributions arritnes et r&1amation des allocations non touches. N0 640 Remise des allocations touches indüment : bowic foi. N0 641 : Remise des allocations touches in(lürnejlt : charge 1 rop lourde. N0 642 : Remise des contributions arrires peronnc de bonne foi lors de la reprise d'unc inaison de commerce. N0 643 : Rc1aination des allocations rion vcrsCs : prcscription ei conipensation.
. Procdure. 644: Comptence des coinrnissions d'arbitrage. N0 645 : Revision.
Remarques prIiminaires. La dkision ilo 638 porte sur les faits suivanis : le propritaire d'une exploitation agricole a refus de renseigner la caisse sur les salaires verss ; ii estimait qu'il cüt de son devoir de donner ces renseigne- ments s'il s'tait agi de prendre wie dcision quant ä la contribution, mais qu'il n'avait aucuric obligation de les fournir alors qu'il s'agissait 146
cii fait dc tranclier in que.stion (Je lassujeflissernent au rgime des allocations pour perle de salaire. Aprs liii avoir crit plusieurs fois sans obtenir (Je rponse. Ja caisse fixa (loffice sa taxatioii. Le recou- mut entendait dautre part quc les employs de Ja caisse examinent les livres cl pices jiisfificatives ii lendroit ofi Mait leniie la coinpta- bilit. tilfl(JiS (Jiie Ja CaiSSe en exigeait la pioduclioii all .sige (Je l'ex- ploitatioii. Dans sa deeisioui 110 638, Ja CSS statue jue J'expJoitant est leni, de fournir des renseineinenls a Ja eaisse (laus la mesure oü ils mi soiit nccSsaire.s pour prendre une decision au sujet de lassujettis- seineuit 011 (Je Ja contribution. II pent d'ailleurs arriver que, dans cer- tains cas, eile ait bcsoin (I'inciica!ions torichant ]es salaires vers& pour Irarucher la question de J'assujettisseiueiil. La CSS reJve eiisuife qite Ja caisse na ie (Jroit (Je procder i Ja laxnlion cl'office prvue ( bIT- tide 27 10. (111 aPrS avoir iecourii 11 iitie proccItire (Je sOinhlldtiøfl r6g11iire et avoir iiuparti siiccessiveneiit (ieux cJiiais au contribuable pour pro(luire sec, eomptes. Dans Ja rnnic (1cision, Ja CSS confirme Je principe (kjl appJi(1u d ans Ja pral id ne et selOfl Jequel ]es ii vres ei pices justificatives (ioiVeilt eire produits att sige (Je lexploitation. Pour que Je reqmrant ait droit ii uuiie allocatioii siippinientaire, dcl.are Ja CSS (laus 5(1 (Ticision n° 659, il fallt qtiil ait fourni des prestations r4ulire.s, mais il ii'esl pas iucessaire qite Ja persoune assisfe ait Jongtetiips dans Je hesojil. Les dclix dtcisions n III 640 ei 641 se rapporten! i Ja reniise des all- cations lojchces indiimeni. La (leis!on ii" 640 refuse Ja rernise ä 1111 inililaire qui. sur Ja form tue dc (ienian(le (laiiocat toll suppJnientaiie. ii in(iiqlut (Je iiianiere inexacte Je reveritt propre Je Ja persOnne assist€e et (iont eile tiadinet pas, potui cc motif, la bonne /oi. Le fait I tue Ja CaiS5C ait la J)OSSibi1ii de vrifier les d&larations faites sur la forinule ne periiiet pas de (lduire Ja I)oilfle 101 du rC(1u(ra11t. Daiis Ja (IdcisiolI 110 641. Ja reluiise est refuse. faule de c/inre Irop Ion rde. La CSG avait statu. (laus sa dcision n° 545 (Revue 1946. p. 114), que ]es aliocaiiouis potir perle de saiaire ei du gaul exigibJes ne poll- vaient, faute (Je (JkSJ)üsul 1011 Jegaic contraire. faire Iobct dun contrat de reprise dc delle. 11 neu va J)dS de nime de Ja reprise d'une inaison de conunerce, VII (JIle dans CC Cd5 laneiell (ibiteuir reste soli(lallelueflt obhig pendant deux ans avec Je iuouveaiu. Si le reprenant ciemauide cii Foceurrence Ja renii-se de conlribiilions arrites itielaiiuies pour LIJIC p(riocJe anteruenre i Ja reprise. Ja (1UCStiOIi (Je in bonne foi devra eire tranche dans Ja persoiuiie de Faiicieji dbiteiur (dteisioiu ii" 642). Datis sa dcisioui n° 645. Ja (55 abandonne soll aneuenne j uurusprit- (Jence seJoii laquelle Jenip!oyeur n 'avait pas (1Lla1it pour exercer Je droit tuix ailocations potir perle de saiaire (cf. les (JCuSioIis 1111 ' 95 et
124. Revue 1941. p. 11 e.t 90 ii° 176, Revue 1942, p. 294 n° 344.
Revue 1945. p. 455 : 11 0 536, Revue 1945, p. 241). Sappiivaiit sur lar-
147
tide 4. 2e aIina, AUS, ca vertu duquel Je mi]itaire ou ses proches peuvcnt sculs exercer cii principe le droit aux allocations, la CSS statue que ce droit passe ä i'employeur si, pendant qile 1'allocataire tait au service rnilitaire, il lui a vers de son propre chef son salairc intgral ou tout au moins iiiie partie (je son sulaire gaie au montant des allocations qui liii revenaient. Comme le droit de rclamer les allocations n'avait jusqu'ici reconnu qu'it l'empIoy, 1'article 6 de lordonnance ri° 41 ne rgiait Ja perle de ce droit qu'son gard. Si toutefois on i'accorcie maintenant, dans certains cas, ii 1'cmployeur ainsi quc dans la prsente dcision la cornputation du Mai (I'uhIC ‚
anne doit &tre fixe par la voie de la jurisprudcnce. Dans sa dcision tio 643. Ja CSS dcIare que l'einployeur a Ic drcil de rclnmer les allo- cations non verses pour l'a1me prcdaiit Ja date ä laqiielie dies aal revcndiqucs pour la J)rC1flire fois. Suivant Ja marne j urisprudence que Ja CSG (voir 110 Si l, 5e extrait. p. 10 ; 110 99, Revue 1941, p. 109), Ja CSS avait admis jusqu'ici que les cJlajs fix& dans l'ordounance n 0 41 ttaicnf (les delais de (l(ch(iancc, doii il rsuItait naiiirellcincnt (jile les cranccs invoques aprs 1'cxpi-. rafion (Je ces (Jlais ne pouvaient plus &re compenses *)• Or, dans so dcision all 6.3. Ja CSS niodific sa jurisprmlence, sinon expressinent (lii moins implicitement. Eile y traite comine uii Mai de prescription Ic dlai (]ans lequel cJoit lrc cXerc le droit aux allocations non verses. Contrairemenl i Ja c1chauce, Ja PresCriPtioli n'entrainc pas l'extinc- tion de Ja crancc, mais cii1ve sculcnicnt au crancier Je droit de Ja
faire valoir en lustice ou de rccourir ä l'excution forc&. Si, par cxemple, un militaire a accoinpJi du service en 1942 n'a pas rciam cl
les allocations pour perle de salaire (Jui lui rcvcnaicnt, son droit de ]es rcvendiqucr cxpire iinc aiine aprs Ja fin du moi.s au cours duqucl il a 6t6 all service miJitaire (ord. 110 41, art. 6, 1er al.). Suppos toute- fois que la caisse exige des cotifributions arrircs pour l'annc 1942. Je miiitaire poiirra faire valoir son droit aux allocations non verS&S, vu qu'il i'tait pas cncore prescrit ä celle poquc, en opposant la coiupcnsation ii la caisse. Inversernent, puisqu'il est adinis quiJ s'agit Tun dlai de prcscription, la caisse n'aura pas J'obligation de vcrser des allocations, unc fois la prescription acquisc, mais eile aura ic droit de Je faire. Si eile sert des allocations tout en sachant qu'il y a pres- cription, eile ne fait pas une donation au niilitaire bien plus, eile ne
peut pas non plus cxiger Ja reslitution (ics moutants verss dans l'ignorance de celle circorisiance (voir art. 63, 2e al., CO). S'il s'tait agi Tun Mai de dchance, la caisse aurait au contraire pu rklamcr Ja rcstitution de des allocations Je droit du inilitaire se serail en effct
) Voir ä ce sujet : « Prolongation des d1ais de pre.scription absolus de 1'or- donnance 110 41 »‚ Revue 1945, p. 53. 148
CO1flI)lteifleflt Meint saiis laisser subsister aticuile obligation ]]atUrelle, si bien qu'il aurait iouch ces inontants indürnent. C'est aux cornmissions d'arbiirage canlonalcs qu'il appartient de juger 'es contcstatioii.s relatives au rgimc des allocations pour perle (Je gain (dcisiori 110 644) tandis quc les dii lrends relatifs au ngime des allocations pour perle (Je salaire ressortissent aux coinmissions (1 arbitrage des caisses de compensatioii syiidicales. C'esi, par cons& Citient, la C011imiSSiOn d'arbitrage cantoiiale (liii est COii1pterItC pour siatuer sur les questions toiiehaiit la rduction de la contrihution per- sonnelle cl la remise des C01itVil)Uti0flS dues selon le rgime des alloca- tions pour perle de gain. Selon la dcisioii ii 645. cc «est plus daprs Ja loi f&hrale du
22 jiovembre 1850 sur la procdttre civile devant le Tribunal fdra1,
mais d'aprs les articles 136 cl 137 de la lol f&hrale (lorganisation judiciaire du 16 (kcembre 1943 qu'il faul juger si ei dans quelle inesure peut ftre admise wie demande IendanIe ä la reoision d'une dcision dune coinmission de surveillance. Cc changeiiient de jurisprudence est justifi par les considraiions suivaiics la loi fdralc du 22 no- vciiihre 1850 ne contient quc des disposiiions touchaiit ja procdurc Civile (levallt Ic Tribunal f&lral. tandis que Ja uouvclle 101 d'organi- sation judiciaire rgleniente aussi bicti la jitridictioii du Tribunal fd- ral en niatire (le clroit Clvii. puijile et adiiiiiiistratif, que celle du Con- seil f&lral Cii inatire de (Irolt public ei adniinistratif. Or, comme les contestations dont connaissent les cominissions darbitrage et (Je sur- veillance sont (je uakure administrative, ii v ii 1 ieu dc faire applicatioir (je la riouvelle ioi.
No 638
L'exploitant est tenu de fournir des renseignemenis t la caisse dans la mesure oü ils Iui sont indispensables pour prendre une dci- sion quant ä 1'assujettissement d'un engagement au rgime des all- cations pour perte de salaire on quant i l'obligation de contribuer (OES art. 14, 2e al. ; 10 art. 21, jer al. ; IC art. 30, 2e al.). La caisse ne peut fixer d'office la taxation d'une personne tenue de prsenter des comptes mensuels qu'aprs avoir recouru ii la pro- cdure de sommation et lui avoir assign6 successivement deux Mais pour produire les comptes manquants (10 art. 27). Les livres et pices justifieatives d'une expboitation agricole doivent en prineipe Mre soumis i l'examen des employs de la caisse au sige de 1'exploita(ion.
Le recourant est propritaire d'une exploitatioii agricole dirige par un granl. La caisse s'aperVut, t 1'occasion Tun confr&le, qU'aucune cantribution n'avait verse sur les salaires en espces et en nature 149
du grant. I)ans une lettre du 18 rioveinbre 1944, eile s'enquit du Moll- taut des salaires ei Iraitements que ce dernier avait fouchs jusqu'alors. Le recourant rpondit, le 5 janvier 1945, qu'ii avait form tune socit simple avec le grant si bien qu'il ne pouvait &re question d'assujettir cc dernier au rgime des allocatioiis pour perte de salaire ; pour la Jniiie raison. ii ne lui incoinbait aucune obligation de fournir des reiiseignements touchant la ciuestion de sa rmun&afion. La caisse i.itra truis fois sa demande dc renscigneinents mais n'obtint aucunc repotise, stur quoi eile procc1a, le 4 juin 1945, ä une taxation d'officc formelle : tenant compte des contributions dä perucs et des all- cations (lJLI verses cii vertu du regime des allocations pour perte de gaul. eile fixt, Lt 997 fr. 30 Je iiiontant des contributions dues rtroacti- veinent. La coinmission darbitrage rejeta le recours forin contre cette taxatioii d'office en invoquaiit les motifs suivants le rapport confrac- mcl (tai)1i entre le recourant cl le graiit ne pouvait kre qualifi6 de socit simple il existait entre cux un rapport de subordination au sens dii rgime des ailocation.s pour perle de salaire in caisse tait com1)tten1e qiiaiit Lt In question de In remise des contributions Ic recourant avalt iobligatiori de prodtiire ses livres aui sige de 1'exploi- tation, (lLtflS liii dIai de 10 jours, Lt Maut de quoi la faxatioii falte par in caisse devait tre admise coinine cxacte ei entrcr ca force. 1,u recourant attaque cette dcision devant in CSS. II conclut Lt cc ( Itle les cotitribtitions relames par la caisse soient abaisses sur In I}:isd' dies riiniin€ratioiis effeetiveinent verses, ou tventuellement Lt cc hie In dcision touchant la taxatioii d'office soit aiinule et i'affairc renvove Lt In caisse pour tre traittc Lt nouveau. Pour appuycr CCS (oncillsions, ii aiiLgue dpi'il n'avait p as i'obligation de fouriiir des ren- sd'igndincllts sur les gains du dirccteur die l'exploitation aussi longtemps que in question prjudieielie de l'assujettisserncnt n'avait pas iran- (hc in caisse n'aiirait cii le drojt de le taxer d'office quc s'il avait iefiist de donner des reiiseigneincnts, wie fois la question de l'assujet- Tisscmeiit rsolue. Lestimation du salaire vers au grant ne corres- pond pas Lt la rialit v u que cclii i-ci a H6 non seulenient cii recteu ticxploitalioii. illais encore experl dl'Ufl service de i'conoinie de gUerre. Les (011iples taiciit teiitis Lt A. : il n'est preserit nulle part quils doi- veiil l'&tre dii sige (le i'exploitation ; le contröle devait Mre adapte Lt Icxploitation cl nieiic, ca principe, Lt l'endroit oLt l'oii tenait la coiiipiahi Iit ei oLi Von gardlait les pices justificatives ; 011 ne peut ('Xiger d'iiii exploitant qu'il di(pose ses Iivres ei pices justificatives all prLs dun garon de ferme.
La ESS a adirniS ic recours pour les niotifs suivanis
1. Le i'ccouraiit lid eoniestc plus 1'assujetiisseineut au rginie des
di locat 10115 J)ollr perle die salai re d1Cidle par in caisse, ei il s'1Lve seit- 150
lement eiicore contre Festiniation des sommes soiimiscs ä la coiitribu- (ion. La caisse aurait dü consid&er comme recours et transmettre i Ja commission cJ'arbitrage la lettre du 5 janvier 1945 dans laqiicile il confestait qii'il exist&t entre son grant ei lui-mine un engagement au seils du rgime perte de salaire. Le recourant dfend un poiiit de vue en principe exact lorsqui1 affirme qu'il n'tait pas tenn de fournir des reimseignemellts sur ]es gains du grant avant qu'ait rsolue la question de l'assujettissement. La procdure que la caisse dm1 adop- 1er i I'gard Tune personne ventueIiement soumise ä l'obiigatioii de comitribuer comprend deux degrs : la question de principe de, l'assu- jettissement forme Je prcmier (Jcgr, celle du mnontaimt de Ja contri- hutiomm Je second. A chacun de ces stades, Je membre de Ja caisse est tenu (Je fournir des renseignements dans Ja mesure of ils sont iices- saires pour rsoudre Ja question souTeve. En rgie g&irale, il n'est pas indispensable de possder des indications exactes sur Je montant des salaires verss pour trancher Ja question de l'assujcttissemcnt. 11 pourra toutcfois arriver que la nature cl, dans certaines ciconstanees, Ic montamit des gains IaJiss revtent une certaine importance po tir Ja solution (Je cette question dans cc cas, l'obligation (Je fournir des reiiseignements J-dessus premmd ra d ~iä naissance dans Ja 1)roc(l Hie d 'assu j elli ssemen t.
La dcision de la eaissc du 4 j uillet 1945 doit Hre aImnuJe daijs Ja rncsure oü eile coiiccrne, non pas Ja question de I'assujettissemnent, mais Je mommtaimt de Ja contribution. 11 n'y a pas eu de proc&lurc de sommation comiforme ä l'articic 27 10, VII que les diffrcrites Jcttres (Je Ja caisse ne peuvcnt Mre considrcs comme des sommations au scns de celle disposition. 11 appartient ä Ja caisse (Je vrificr, d'aJ)rs Ja comnptabilit& Je cornpte prseut par Je recourant la commission ä
darbitrage ei i la CSS et de rendrc une nouvelie dcision toucliant Je paiement des contrihutions arrircs. Cette Jeriiirc dcisioii pourra dcrechcf faire J'objet d'un recours 011 d'unc demande du rem ise.
Les Jivres ct les pices justificatives doivent cii priiicipe trc produits au sigc de J'exploitation, OÜ 011 tient d'ailleurs normalement Ja comptabiJit. Les employs des caisses ne sont pas tenus de se rendre au (Jonucile du recourant. Si ceiui-ci ne veut pas dposer les Jivres et piees justificatives entre les maiim.s (Je S0fl empJoy, il pent. l'occasion d'une visite i soll exploitation, les soumettre lui-inmc aux empJoys de Ja caisse selon un arrangement pris ä 1'avance avcc eux. Si ccci im'est pas possible cii temps titile, Je recourant (levra, sur (Jcmandc de Ja caisse, Jui remettre les livres et 1)ices justificatives
011 les dposer auprs de 1'autorit qu'eJJe aura dsigne.
(NI' 1295, en Ja cause W. P., du 24 novemhre 1945.) 151
NO 639. Si un milliaire, remplissant une obligation kgale ou morale d'en- Irelien ou d'assisfanee, prend soin d'une personne qui West pas en mesure de pourvoir e1le-inme t ses besoins, il a droit i une alloca- tion supplimentaire en tant qu'il verse des pres!ations rgu1iremenL Peu importe ä ccl gard la dur*e de 1'tat de ncessit de la per- sonne assiste (ord. n° 51, art. 1, Je, al.). Un inilitaire se J)ollrvoit aiIprs (Je la ('SS jarc que la caisse cl la comniissiofl d'arbitrage mit ref'tis6 de Iui accorder une allocatiort sup- pImentairc en faveur dc sa fille, l'assistaiicc n'fant que passagrc, et non pas permanente. En effet, la jeune Valy, nc cii 1926, a siibi 1'opration de 1'appeiidicite et est tombe cntircmeiit t Ja charge de soll prc pendant Ja (lurie d'incapacit de fravail, environ un inois. La CSS adinet le recours pour les mnotifs suivants Caisse cl commnission (l'arbitrage oimt adniis \ fort que la loi exigc un 6tat de ncessit (Je longue dure pour l'octroi dc J'allocafmon simp- pliinenfaire. L'article premier de l'orcloimnance 110 .1 J)rV0it setilenieiit. outre I'obligation IgaIe ou inorale d'assistance 011 d'entrctien et l'ttat (Je besoin des personnes assistcs, des prestations rgu1i?reS, en d'autrcs termes des secours, non pas seulement isoks, mais consciififs ou qui se rptent dans 1'espacc d'un certain temps. En l'espce, Je mi] itaire a pris auprs de liii sa fille mineimre pendant Ja dure (Je son i.iicapacif de travail et sdibvient (Je manire continuc son entretien. D's lors, l'obligation (l'entretien cl J'assistance rgu- lire soiit hiemm ralises. Seii}e reste indcise la questiorm (Je savoir si Ja ieune fille ne pourrait pas suhvenir if son entrctien par ses prores inoyens pendant Ja dure de sa maladic. Les pices verses au dossier ne permetteimt pas de Juger (Je Ja thse coiitraire soutenue pur Je miii- faire. Mais si eile savrc au vii dc 1enqute (jite fcra la Cd11SSC, Je recourant pourra recevoir mine aliocation supp1mncI1taire de 2 Fr. 10 pur jour pendant la dure (lincapacit de travail de si fille. Si en revan- che ja leime fille dispose de, revenils propres (provenant (Jim contrat (le fravail, (Je 1'assurance-rn aiad je, etc.), on fiendra compte des liniitcs (Je reveuu prvues ä J'article ‚ fer aiiIm(a, lettre a, (Je lordonnimnce n> 51. (N' 126, cii la causc (1'. Konrad, du 21 novembrc 1945.)
N0 640. Si un militaire a donn6 de fausses indications sur la formule de demande d'ailocation supp1menlaire, on ne peut, vu son manque de honne foi, lui aceorder Ja remise des monlants touchs indüment (ord. n° 41, art. 3, 2' al.). Le fait que la caisse a Ja possibi1it de vri- fier les indications contenues dans la formule de demande ne libere pas le mililaire de l'obligation de faire des dc1arations conformes ä la vrit. 112
La corninission d'arbitrage a accorU aux inilifaires Guido et Johann Z. la remisc des a]Iocations suppkmentaires s'lcvaiit respectiveinent i
193 fr. 20 (Guido) et 62 fr. 70 (Johann) qii'ils avaient fouehes ind-
nient. Eile a adinis leur boniic foi et l'cxistence (l'uhIe charge trop lourde, invoquant les motifs suivaiits Guido Z. a, ii est vrai, indiqu. sur la forinule de deinande, que le revenit de son prc provenaut de 1'aide aux chmeiirs s'levait ä 80 francs alors cju'il se mori- tait cli r~ allt6 ä 140 francs ; cette (kclarutioli unexacte ne peut cepen- dant pas trc attribue ä ilne iigligence de sa part vu que, du fait qu'il se irouvait au Service militaire, ii a dC remplir la formule avec nile certaine hüte, vu que dau1rc part I'autorit avait la possibilut de, vrificr ses dclarations ; quant A son frre Johann, qui a coinpk- teincut pass SOUS Su]enCe les ressources dont son p're bntficiait cii qiialut dc chiaiieur. il ii pu tre de l'avis qu'ii ne fullait indiquer coinine revcnij. sur la forinule, que le produit du travail ou de la fortune lui non plus n'a pas agi avec ngligciicc vii qu'il na pas, au service militaire, dispos6 du temps iicessaire pour lucider cc () in t. La caisse attaque ces dkisions devant la CSS qui admet soll recours pour les motifs suivauts Depuis 1943, ic pre des inilitaires retire des secOurs pour ch6ineurs Comme les deux frres Guido et Johann font Ini1age colnhlUll avec kur pre, ils devauent Sans aucun doute coiunaitre l'existencc dc ces sccours ainsi m&ue que Icur inontant. S'ils ii' taicnt pas suffisum- nicut renseigns l-(lessus, ils avaient ic cicvoir de deniander des I)rcIsiOIiSä kur pre. Mine pendant ic service inilitaire, ils avauent asscz de ternps pour ic faire. Ii ressort clairernent (lii lihelk de la formu ic de dcinaii dc d'allocatuon sup pkrnentairc (voir la q liest ion 22 qui renvoic expressincnt aux explications clonnes sous chiffre 18) que- les sccours verss pur l'aide aux ch()inciirs ag& soiit des revenus propres au Seils de la formule. La conception dc In coininission dar- i)utrage scion laquelic le inilitairc satisfait ä ses obligations (hand ii (tonne ä la caisse in possibiiit de vrifier ses dc1aratioris cst erron€e. La caisse doit pouvoir s'en rcincttre aux indications fournics sur in formuic ii liii cst impossihle de vrifier ces indications cii dtaii avaiit chaquc versernent. La formuic de (iemandc rencI Tailleurs je luulu!airc cxprcss€nicnt attcntif au fait qu'ii doit rpoiidrc eiitireijient ci eonforniiinent ii la vrit aux qucstioiis poscs et qu'il cst passible dune 1)cinc s'il fait (lcs (kclarations fatisses oii incompktcs. Dans Ic cas d'espce, ins militaires Guido cl Johann Z. out pour le utuiris agil avec I1gligeiicc, ic preinicr en(kclarallt que Ic revenu de son prc s'levait i 80 francs alors cju'ii se niontait t 140 francs, ic second cii taisant cntircmcnt cc revcnu. Ils ne pcuvent cks lors. scioii lurticic 5, 2e aIina, CCS. invoqucr in bonne foi Ii (Maut de
153
Jaquelle larticic 3 (Je Vordonn anc e ii" 41 ne perinet pas claccorder une reinise de in dette. (N0 1278, cii in causc G. et J. Zanetti. du 21 ilovcml)re 1945.)
N0 641.
Faule d'iine charge trop lourde, on ne peul aceorder t an miii- faire dont le revenu mensuel atteint 40 franes la remise d'allocations se monfant m 117 fr. 30 qu'il a fouches indment (ord. n° 41, art. 3, 2e al.). (NO 1272, cii la caimse G. Pasche. clii 50 iiovemhre 1945.)
N° 642.
Lorsqu'une maison de commerce est reprise avec actif ei passif (art. 181 CO), les contributions chues avant Je transfert et r&1amtes aprs coup ne pourront tre remises que si l'ancien dbiteur Mait de honne fol.
La socit anonyme M. L., fonde le 6 juiliet 1943, a repris Factif cl Je I)assif de l'eiitreprisc individuelle Andr G. daprs ic hilan drcss Je 31 mai 1943. La caisse, ayant fait min coiitrle chez l'iiitiime au inois de mai 1944, a constat cu'Aiidr G. n'avait pas pay sur tons les salal- re les contributions dies Selon Je rgiine des allocatiomis pour 1)erte (Je salaire. Eile a (ls lors rcianniä la maison M. L. iiiie somine (Je
1334 fr. 35, iiiontaiit des contributions ariires.
Saisie ci'une (lemande de remise, la caisse admit la hoimc foi et In charge 1 rop iourde cii cc qui concerne les emplovs, mais nia in bonne foi de G. Eile r&Iuisit sa revendication ä la part dtie par l'einploveur, soit 707 fr. 30. La socii anonyme M. L. recourut eonfre cette dcision ai:prs (Je Ja Comnmissioii d'arhitrage qul a accord Ja remise totale pour le motif que la bonne foi de cette socit ne saurait faire de doute, puisqu'elle n'itait pas encore ne i In vie iuridique i l'poque oi les contributions ont ludes par Aiidr G. ; la bonne foi ayant nil caraetre strictenent persoiiflel. lOpili1011 (Je in caisseselon lacjuelle [iiitiiiue aurait de mauvaise foi, parce qu'Andrd G. n'aiirnit pas agi de bonne foi, se rvle &tre illogique. La commissioii d'arbitrage cstime (l'dlltdnt 1)1(15 justifi6 d'admettre in bonne foi que l'intiin&' a repris i'entreprisc sur la base dun bilan sur lequel n'avait pas it port le monlant des contributions (Ines, et parce que In socite 11 a plus aucune relation avec Andr G. La caisse se pourvoit contre cette cicision auprs de in CølflflhiSSi(ili de SurVciliallCe. Eile expose que la bonne ou in mauvaise foi ne (Joit tre exan)inie que dans la personne d'Aiidr G.; que la nianvaise fois (je celui-ci avant reconnuc. In soeit.tc reprenante ii I'ohligation, 154
nine si eile veuf invoquer sa propre bonne foi, de payel Ja coiitri- , bution du l'etnployeur s'levant ii 707 fr. 30. La CSS admet le recours annuie Ja dcision de Ja commission d'arhitr age et mi renvoie Ja causc pour uouvelle iJtcision. De l'expos des mofifs, nous tirons ce qui suit La socit anonyme M. L. ne conteste pas avoir repris avec les Ja dettes de l'entreprise Andr G. les obligations (je celle-ei envers er Ja remise confori ninent aux disposi - caisse. Eile se borne ä demand rgime des allocat ioiis pour perte (Je salaire. La commis sioji tions du ait de surveillance peiit d&luire (Je cette attitude que l'intiine reconn devoir payer, dans la mesure seulement oi ja iJettc ne peut Mre remise. r La preinire condition ii la remise de la delle est (Inc Je dbiieu t croire (Je bonne foi ne pas Mre oblig de payer. La ratio de pouvai se cette disposition rsicJe dans la rf1exion du igislateur qu'il ne r in paieme nt dü depuis fort longtei nps, justifieraif point de rcIame ti si je (lbiteur Hait de bonne foi, c'esf--dire s'il ne s'est pas aC(Iuit i lchance sans quij y alt faute de sa Part. La bonne foi devait donc t cii cxister au moment ou le paiement auraif dü intervenir. Ii s'ensui remise des contrib utions &hues avaut la reprise (Je 1esl)ce que la la lentreprise supposc Ja bonne foi d'Andr6 G. Peu importe que ou non de bonne •foi au momen t cic Ja soel~ t6 anony1nc M. L. au pouvai t ihre remis ii Andr G. ne peut l'fre non reprise ; cc qui ne plus ä j'intiine, car 'es droits et obligations d'un dbiteur envers Ja rt caisse de coinpensatioii ne peuvent pas trc modifis par le transfe de Ja delle sur la fte cJun tiers. Sera donc dtermin ante pour Ja remise agc la bonne on Ja inauvaise foi d'Andr G. La coinmission d'arbitr Ja maison M. L. Eile n'a pas sest fonde ä torf sir Ja bonne foi de rechcrch si Andr G. avait de bonne foi. 11 faudra Je faire. re (N0 1227, en Ja cause Marbreric du Lcman S. A.. du 21 novenib 1945.)
NO 643.
En prineipe, le droif k l'allocation pour perte de salaire ne peut 4, 2' al.). tre exerci que par je militaire ou ses proches (ACFS art. yeur Jorsqu 'il a vers ou continu e Ce droit passe cependant i l'emplo de son propre chef a i'ailoca taire, pendan t son service miii- de verser gaie taire, son salaire integral ou tout au moins une partie du salaire au inonfant (Je 1'aljocation qui lui revient
L'employeur ne peut r&lamer ii la caisse le paiement des all- cations non touch&s que pour une annee en arriere: la date diter- fait minante pour cette computation sera celle oü l'ayant droit a e fois e± non pas celle ou il a pris valoir sa pretenfion pour la preJnir connaissance de son droit. 15
3. En tanf qu'il a le droit de rc1amer le paiement des allocations
non touches, 1'employeur peut les compenser avec des contribufions dues, dans Ja mesure oii le droit aux allocations n'tait pas encore prescrii lorsque ces contributions sont devenues exigibles. Dans sa dcision du 23 avrii 1945, la CSS a coiifirm ceiJe de Ja caisse, du 27 dcemhre 1944, invitaitt la recouraiile ä payer des con- tiibutions arrires d'un inonlant de 26 76 fr. 55 sur les gratifications cl les prsents extraordinaircs cii'elle avait octroys (je l'aiine 1941 au 30 septembre 1944. Le 12 mai 1945, Ja iiiaison prSeiita uiie reciute tendant i cc quon calcul&t ä iioiivcau ]es allocatiotis (Je SeS employes, cii tenant conipte des gratifications et des 1)rseflts (Iil'i!S avaient revus, ei ä cc qu'on Iui versat Ja diff&ence. La caisse ikclara que in crance iiivoqiie &aft &einte par premption pour Ja p€rio(Ie aiitrieitre au ler mai 1944. Devatit Ja commission (Jarbitrage. Ja recourante aiJgua (Iu'elle n'avait p u exercer soii droit aux allocations avant ic iuois de mai 1945, Maiit donn qiic l a prteiitioii de, la caisse aux contributions arrires n'avait 6f6 Mev~ c que Je 27 (ItCeiflhre 1944 et n'avait pass ei; force (je loi que par i'effet (je la decision de Ja (SS ; sa crance (levait au moins Hre admise pour Ja 1)riOde partant du Ice janvier
1944. La commission d'arl)itrage carta Je recours pour le motif que Ja
maison n'avait (JUaiil iii potir exercer Je droit aux ailocalioiis ni pour foriiier recours deva itt eile, tant (JOnn quc Fern p loveur ne peut rcJamer Je versem ert t (jaijocations sans plocu ratioii des emp 1oys auxqiielles dies reviennent (Je droit cl ne peut rccollril contre des dci- sions de rejet (Je ja caisse eile aiirait Tailleurs du rejeter Je recours, minc si eile avait pu J'exarnincr quant alt fond, vu que Ja (Jeman(le (Je paiement des allocations 11011 fonches n'avait prtscnte (11W Je 12 mai 1945 ; car, iiiine si Ja inaisoti ntait pas cerlaiiie que la pr- tention de la caisse aux colitt ii)l1ti011S arrieres serail cmi firmc, les allocataires auraicnt pu, au moins provisionnclienient. forniuier leni' (lemande recon ventionneile Cli (JmCembre 1944 djA. La rccourantc attacjne celle dcision (Jevant la ('SS. Eile ieRve ciu'e]le est encore (J'opinioll que les prestations extraor(linaires accor- dcs ä ses empJoys ii'taient pas souniiscs m. contribution, si bicti que. coiisidraiit l'ordonnancc 1111 55 du 24 mars 1945, eile ne peut comprcii- (ire (IUC Ja commission d'arbitrage Jui ait refus d'exarniner la quesfiott (Juant au fond ; eile prend hole avec toiiiiement ([«eIle ii'avait appa- r€-mine.nt pas qua1116 pour faire valor Je (holt dUX allocations iii poni. prsenter un recours ä cc snjet i Lt coluhilisSioll darbitragc dans cc cas, la caisse aurait cependant di reiid re les cmpioves aftentifs ki Ja possibiJit qui Jein tait offerte (Je rclainer Je paiement des alloca- tions jion touches ; Ja date (liii doit servir (Je base au caicul des allo- cations pour perte (Je salaire (Ines rtroactiveiiicnt nest pas Je 12 mai, mais bleu Je 16 janvier 1945. date oi a tt foriiiule Ja J)renIre rcla- ination contre Ja (ltcision (Je Ja caisse. La CSS adinet Je recours cl 156
renvoie la cau.sc i Ja caisse potil iiouvelle dcision. Du Vexpost3 des inotifs, iiotis exfrayons ce (1Ui suit La conluhissioll (larbitrage va trop loiii cii refusatit (laus tous ]es Cas ä l'einploveur la facti1t€ (l'eXercer Je droif aux allocations pour perle de salaire. En principc. cc (Irott n'appartient, il est Vrai, qu'aiu ntilitaire. 11 passe cependant it l'eiinployeur lorsquil a vers6 de son proPre chef a lallocataire, pendant son service militaire, son salaire iiitgraI 011 totul au moiis uiie partie de son salaire gale au nionfant (Je lallocation qui lui revient. Celle iiypothse est dP paremineut ruali- sue, au inoins partiellemcnt. dauts le cas d'espce. En outre. la COlnhlliS- sion d'arbitrage, avant de statuer que la inaison ii'avait pas qtialit pour recourir, aurait (le tonte inani?re du lili oifrir loceasion de pr- eiser si ses emplovs liii avaient di€gu le pouvoir dexercer le droit au paiernent des allocations non touches. Le reeoiurante ayarit remis t Ja CSS une procuratioui ä ccl cffet. il v a heu d'aduiettre qu'ehle est habile ä recourir. C'est en revanche t jtiste titrc cihle Ja couimission d'arbitragc ii rclevd (laus ]es considcrants (Je sa dcisioii que le droit de deniander iC paicitient des allocations non toiiches est, conforminent i l'articic 6, r aIinia, de J'ordonnaiice 11° 41, i3teint pour Ja priode antrieure au
t 111 Iiiai 1944, vu que ces allocations ont h6 rclames pour Ja premire lojs par requte dii 12 mai 1945. La date cliii dojt servir de base ä la eoinpulatioii du (Mai dune anne est celle ä laquelic 1'ayant (lroit a prsent sa rcJaination. et 11011 pas celle oft il ci en connaissance de SOJI dioit. '. II se po.se encore Ja (juestion de savoir si les allocations pour perle (Je salaire correspondatites ä Ja priode antridure au 1 mai 1944 ne exigI- poiirraient pas au inoins tre cornpenses aoec des confribulions bles. j usqu'ici, Ja CSS a rsolu celle question par ha mgative, en accord avee la jiirispriidence de Ja CG. Eile la manmoins cxaniine fi nou- veau cl constat celle oCcasioui cjnc los contribuahles cl los directeurs de caisses aussi tiennent Pour inquitable que los caisses piuisserit rMa- mer des contributions pour ]es ciuiq aimes coules, tandis que liii allocations non touchtes ne peuvcnt iHre rtc1anies cine pour une ciiinic cii arrire. Celle diffrencc ('St en elle-inme fande : si los unulitaires cl autres intresss souit ccnss pouvoir excrccr Jcur drout claus ic dlai d tute auine, ]es causses en revanche cloivent pouvoir disposer (lun teunps plus lang pour faire valoir Icur crance ; los contredes auprfs des membres que prescrit ha loi ne peuvent en effet pas tre effectus ehaque anuue vii ic grand iioinbre de j)ersOhu1eS ä controler. 11 eorivieuit uhtaiimoi.iis d'att&iuer los rigneurs inhreiites fi celle grande diffreiice, ei) (louinant all meilhl)re appek ä sacquiller dun arrir la possibilit (II Coinpeuiser avec des alloculiorts enfi?:emen/ ou parliellement non touehtes. 137
Mais celle conipensafion ne døit pas SOptrer iiiiiiporte coinment ehe n'est possible (Iiie (laus Ja mesiire ofi la cr&IHce contre la caisse ittait pas d~Ja &eInte lorsque Ja prtention de celle deriiire a pris naissance. Le inenihre de Ja caisse ne peiit ainsi, par exemple, plus eninpenser des allocations poni du service fait cii 1942 avec des contri- hulions (JUCS pour 1944, parce que Je droit (Je rclainer les allocations scsI teint en 1943 et ne petit d.s lors plus trc oppos6 aux crances (Je Id caisse touchaiit l'aiiiie 1944. Par coiisqtieiit, la compeiisafion entre des contribtitions arrires et des allocations non tonehes nie peut Je plus souvent pas s 'op&er cii entier. illais seulenient ('Ii partie Ja caisse doit exani mci cela et cii (kcider (]ans chaq ne cas particulier. En outre. Ja conipeusation ne pciit se faire qti Ja condition quc J emplovellr qu i eilten d Jop posen ä la caisse soif coiiiptent pour faire valoir Je droit au 1)aieliieflt (Je J'allocatioii. En principe, cc nest pas lui, mais ye (Je in ilitaire) qui est conipteiit pour exercer Je droit i l'ahlocatioii 011 (Ii r1(ld1iier Je paieinent. Mais oii peiit admett re Je trans- feil (Je celle coinpteiice sur Ja t&fe (Je l'emploveur. lorsqtie celui-ei avait (Je son propre chef\'ers au inilitaire soii salaire mi tout au nloilis iine partie (111 salaire gale an inoiitaiit de lahiocation 011 eneore Jorsqne J'einploveur fotirnit Ja preuve, dans liii (Mai ilnj)arfi par Ja caisse. ott heu (J1i 'ii a reporh au Colllpfe du niilitaire les allocatiollis (111i iiaVaieiit pas verses 011 donit Je niontant tait trop faible. 011 hien (JilC Je militaire a expressineuit reiuonc \ seS (Jroits en sa faveur. Celle derriire ventualiti se pr&eiifera (]ans Je cas oi l'einp]oyenr se sera de lui-1ume (kc1are prt i prendre i soll coniple Je paienient (les confrii)lilions arnires diies par i'cin ploy. En lespce, les piccs verses au dossier ne founiiisseiit auctine (lonne suffisatile POhl rsohi(l re la q uestion de Ja eoinpensation, aussi bieni quaiitau droit ä teIle 011 teIle craiicequ la possihiIit (J '0preI Ja coinpeiisation. Aiussi convient-il, 10111 cii annnlaiit la decisioii (Je pre1nire itustance, (Je renvoyer la cause t Ja caisse qui lexaniiilera t nouveau et prendra iinc dcision dans Je sens des motifs. (N° 1274, co lacause F. cl E. Kiihiii (lii 30 novembre 1945 dans Je i)ine stils : 11 1273. cii Ja caiise Chapuis & Cie S. A., et n° 1277, cii la cause F. Solari. (lcisions egalement rendues Je 30 noveinbre 1945, amnsi (I Oc : n° 1303. cii Ja canse Plakauha A.-G., du 23 jaulvier 1945.)
No 644
Ce West pas aiix cornnhissions d'arbilrage des caisses de ompensa- tion syndicale mais ä la commission d'arbitrage cantonale qu'il appartient de juger des qitesfions relatives i la rduction de la con- trilution personnelle ou i in remise des contribufions prvues ii Part. 26 bis OEG (ACFG art. 29, !r al.). (NI, 1282, cii Ja cause 1. Hiiiiggi, (Ili 3 (Jce1nbre 1945.) 138
No 645.
La demande de revision d'une dcision de la CSS n'est recevable que si le requrant peut invoquer un vice de proc&lure ou des faits nouveaux prvus aux articies 136 et 137 de in loi fdra1e d'organisa- tion judiciaire du 16 dcenibre 1943. (No 1265. en In causc R. ( 'Iiavaii nes. du 50 tloVclnl)rc 945.)
B. Dcisions de la commission fd&ale de surveillance en matire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Rapport entre les rtgimes des allocations pour perte de salaire
et (le gain et le droit cantonal. Cf. n° 552 : Nature j uridHluc d'lltl(' C0fll11Hi naii t daffouagciuciit.
2. Champ d'application.
N 552): Assiijcitisscrncnt (Inne cominu naiitc daffotiagenicut.
5. Obligation de contribuer.
N 555 : Achats de fourragcs de rcrnplaceiiicnt. N' 554 : lx[)ioitatio1I agricolc 11CCcSS()I 1('.
4. Droit i l'allocation.
NI, 533 121 Lid laufs afFcefs l lagricullure.
5. Proc&iure.
N 556 : ( ornpIci)cc de la conlmissioil d'a ibit tage : aimiidt ( V ord re.
Reinaiques prttiminaires.
Les coilcetivits ei tahlisciiicnts dc II 101 t public (iiii ne puiirstiiverit pas tin i)Ut Itieratif sont CXCt1)tS (1€' lassiijctlisscineiit a11 regnuc des al locatioiis pou r perle dc gain (A( FG art. ei 2e al.). Lcs for!.s (liii ap particnucnt A rEtat. aux COiuiiu uines ott t des (011eet i vils (l( (1101 public iiv soiit J)US 11011 Pl ILS asstmjcttics. en Veltul (III lic prccii })11011 positive (le in lol. mme Si dies servemit ?t la ralisalioii (11111 1)111 lticl(ifif (ord. 11° 46. art. 7 2e al.). La questioii dc savoir si hic Coinhuiutimauil 1 daffouagcinetit ([htdgeuici tide). I)Ioprita ire de forts et (mi iiiietuds d'iine grande tendne (dcisiout ii 552). eSt assitjctfic 00 hOn au rtgiliic des aliocations pour perte (Id gain. se iso1l(l par const(Iiieuuf (iaprs sa nature juridiciuc. ccsf--diic Id caractie. (l (11011 1)ui)iie ott (lt 139
droit priv6, qu'on lui reconnait. La question doit de nouveau tranche, selon l'arlicte 59, 3e alirna, CCS, conforinment au droit can- torial, comme I'exprime claireiuent Ja CSG dans sa clkision (cf. ä CC sujct les dcisions 110 127, Revue 1942, p. 238 ei n(1 468, Revue 1945. p. 254). La CSG a dji jug i rikrcs fois (cf. dkisions 110 24, 2e extrail. p. 15 ;110 67, 4 extrait, p 11; 82, Revue 1941. p. 31; n o 104, Revue 1942, p. 139 ; ii° 508, Revue 1945, p. 396) que des achals de foin doivcnt tre converlis en uni1s de gros btaiI cl (lcIuits de 1'effcctif (in btail (OEG art. 5. 2e al.). Le barme de conversion est donn dans la circu- laire n° 60 du 19 luilIet 1944. La pnurie croissante des fourrages a sou- vent contraiiit les agriculteurs ä achetcr des fourrages de remp/acement en heu cl place de foin : cette situation est ä Ja base de la (leCiSion
110 553. 11 est jus1ifi pur consquent de tcnir gaIernent
corn pte dachats de cc genre. Mais il ne faul pas se foiider uiiiqueinerit sur Je prix il faul &ablir dans chaque cas partiduhier le rapport entre le foin cl les fourragcs de rempiaceinent. C'est sculcmcnt sur la base de cc rapport (Ju'il sera possible de proc&icr Ii Ja convcrsion en units de gros btail. Lcs membres des caisses syndicales de compen.sa/ion qui ont itiie exploilafion agricole accessoire dcon1ptaidnt ii 1'origine pour cette der- l]ire avcc la caisse canfonaic, taiidis (IUIJS 6taient ruf tach& en gnruI pour leurs enipIoys Tt la C5i55C syiidicalc. Ces Jnenlbres devaicnt done dcmpter avec deux caisses, cc qtii entrainait des inconvnients. Aiissi la circuhaire no 64 du 31 IuiIIct 1944 dispose-t-ellc qu'ell cc (Jili coiicerne les contribiitioris d'exploifatioii, cc.s membrcs cloivcnt aiissi (bcomptcr avec Ja caisse svndicale pour leur exploitafion agricole acccssoire (dci- sion 110 554), alors que Je ciasseinent (Je i'exploitaiion agricole cl Ja revision soiit (IC Ja Com1)tdnCc (Je la CaiSse cantonale. Aux tcri,ics de l'artiche 4, je" alina, de I'arrt du Conseil f&hral du 5 octobrc 1945 sur I'affectation de la i1iaiII-d'(uVrc aux 1ravaiix servaiit ii assurer l'approvisionnenieiit du pays cii dcrires alirnenfaires et cii cornl)usiibies, les personncs affectes ä 1itre extraordinaire i l'agriculture fouchent, en sus du salaire normal, une alloculion de iransfert destine ii cornpcnscr leur pertc de gain et leur surcroit de (JpenSc ; cette ahlocafion est dterminc schon les mincs irnrrncs cl COfl(litiOfls (lUc les allocations pour perle de salaire et (Je gain (lont bnficient les mii ifaires. L'art'icle 31. 1er iiIiiIa, de I'ordonnance du dpartemcut fdra1 de l'conoinie puhhiquc du inine jour exprirnc plus claircwcnt encorc le rapport avec les rgimcs des allocations 1)0111' perte (Je salaire cl de gain Iorsqu'ii proise quc les travailleurs affects i J'agriculture ii titre extraordinaire par I'office prpos ii l'affectation de la main-d'(euvre ont droit ä une ahiocafion de transfert si, avant leur affectation, ils 6talent assujettis au rgime des allocations pour perle de salaire ou de gain, cl quc cette aJiocation de fransfert se cah- eule schon les m&mes rg]cs que l'ahlocation pour perle de salaire ou de 160
gain. La conditioll du vcrscment d'tine allocatioii de transfert est done (hie l'intress au soumis, avant soll affectation. au rgimc des allocations pour perle de salairc oii de gaul. Coniine I'expose Ja dci- sion ri° 555, celle condition ne se rencontre pas chez les Mudiauts, car les allocations pour 6ttidiaitts, cres Par FarrM6 du Conscil fdral du 29 mars 1945, reprseiitent un rgimc propre, ir1(1pdndant des rgi- ines des allocations pour I)crte de salaire cl (Je gain (cf. lt cc sujet Ja dcision de Ja CSS 0 621, Revue 1946, p. 59). ei ju'eii outre la condi- tion pour tre as.sujctti ii cos derniers rgimes est I'existence Tune activili lucrative, cc qui n'cst pas nces.saire en iiiatire d'aliocations pour Mudialits. Les recours corilre les d&isious irifligean1 des amendes sollt souinis au pr&odent de la conimission d'arhitrage de la caisse qui a proionc l'ainendc, Jequel statue dginhlivenlenf (ord. il (1 21. art. 4, )e al.). Mais Si Ull mclnl)re d'unc caisse syndicale reeourt cii iiime temps contre UIIC dcisioii relative lt soll ciassement, eonforinement aux prcs- criptions du rgime des allocations pour perle de gaul. recoiirs (10111 connait in comm ission cantonaic d'arbitragc. cl conirc une d iCi5i01i liii iiifligeaiit une amendc, il est md i(lu. antaut pour des raisons de droit inat&'iel que potir des inotifs de siinplificatioii (Je I)rocdure, qtie la cOifllniss!0II' cantoiiale daibitrage statue ion scuicmeiit sur Ja prteii- tic,n de droit matrie1 (classcmcnt), mais aussi sur le rccours dans la inesure 011 il est (lirigt contre Ic J)0I1O1lC( de. l'ainen(le (dcision n ° 556). En vertu du mnic prineipe, le fait quc Je rccours interjeii contrc la deision relative lt l'aincndc soit trait par la cOmhuisSion toiit cntieie au heu de 1'tre seuieincnt par mn pr(si(lcnt ne constitue pas im motif du rccours, car (laus un tel cas. 'es garantie.s juridiques augmentent.
No 552
La question de savoir si des communauts Faffouagement (Herdgemeinden), d'allmends et d'usagers (Reciitsamegemeinden) sont des corporutions de droit public ou de droit priv se rsotid d'aprs le droit canional (CCS art. 59, 3e al.). Une commuiiaut d'affouagement qui ne rempiit pas de tltches publiques est assujettie, en qualits de corporation de droit priv, au rgime des allocations pour perle de gain (ord. n° 46, art. 7, 2e al.). La conirnuiiaut d'affonagement H. a recouru lt la counmissii)11 darbitrage contre soll assujcttissement au rgirnc des allocations pour perle de garn. Le reeours a eart parce quo, de l'avis de la cominission, Ja conimuiiaut (I'affouagemen t est, aux termes (le soll rgiement et du coiitrat itabhissant les Jimites entre ja commune d'habitants ei ha eommune bourgeoise, une commiiivaut d'allmcnds cl d'iisagers. Eile est doiic d'aprs l'art. 961 1- al., (Je Ja ioi bcrnoise sur J'organisation communale du 9 (lccmbrc 1917, und corporatioii de 161
droit priv6 au sens ne 1'article 20 de la loi bernoise d'introduction au CCS. I)ans son pourvoi t la CSG, la recourante allgue qu'elie est inne corporation de (lroit public et qu'elle a les mmes droits et les mrnes obligations que la comniune d'hahitants et (Inc la cornniune hourgeoise H. La CSG rejette Ic recours par les motifs suivants
1. Si la recourantc est une corporation de drolt J)tlbfic. la (Illestion
de son assiijcttissernerit au rgiine des allocations pour perte de gaul ne se pose pas (ord. n° 46. art. 7, 2e al.). La cornmuiiau1 d'affouage- nient 11. est propritai re (le forts et (Je ptui'ages Tune graude ten- dne. Son activit consiste ä vrai dire ii adrninistrer ces biens-fonds et i les rpartir en lots aux ayants droit qui en ont la jouissance. Ont droit ä la jouissance les bourgeois de la commtinant€ d'affouagement dornicilis dans l'arroiidissement et ägs (ic 28 ans rvo1us, aiiisi qne ]es bourgeois (jUi ont vers6 un rnoiitant d'achat (Iterrnin cl (fui pos- sIent la itioiti6 au moins dune maisoti d'habitation situe dans l'ar- rondissement de la commuinaut d'affouiagement ei dans laq neue ils habitenit eux-mmes (rgleinent du 12 janvier 1865, art. ). La cm- munauit d'affouagement H. est par coiis&juent une corporation seni- 1)lahle aux coop6ratives d'allmends. 11 appartient an droit public de dire qunelles sont les corporations de droit public (Egger, com- mentaite du droit des personnes, 2e &Jition, N. 3 ad art. 59). ('oinnie les socits d'allmends et antres senihlables sont rgies par le (lrOit cantonal. Icur nature Jurniique doit tre (ltermiIIte (lapr'i's co droit (CCS art. 59, 3e al.). Elles sont assujetties alt droit cantonal, meine s i dies ont na caractre (Je droit priv (Egger, op. cit. N. 27). So11t de droit public tout d'abord les eorporations qu i sont (kSi- gfles coinIne teiles par Je ligislateur. C'est le cas dans Je canton de Berne pour les communes dhabitants et les communes bourgeoises (art. 1er cl 75 de la loi sur les communes). En revanche, aux terines du l'ai't. 96 de cette loi, les commuiiauits d'allmends et (tusagers (jill ont (les droits communs traditionnels sur les bietis-fonds, sont rpu- tes c'orporatioiis (le droit jiriv coiifornanieiit ä i'articie 20 de Ja loi dapplication du CCS. Mine si ces coiniiiiinaut.s d'usagers ou (lahiflien(ls sont orgaiuises coniiiie des COIfliflhlfles ou doiveiit reinpli r des tches coniinunales periiianeiites, elles sont q uuiit A iexcution (ii' (es tehcs, comme aussi ein c'e qui concerne 1'tabIisseiiient et l'examen des cüniptes cl ]es dcisions sur ]es biens (Je la corporation, assujetties comme les comrnuiies aux prescriptions du la loi (kj1 cite (art. 96.
2 al.). L organisation pareille Ii celle Tune coinrnune 011 l'excuttiol1
de tches communales permanentes ne transforinent pas une commut- uuauti d'uisagers ca une corporation de (Ir0it public. comme Fa pro- nouic Je Conseil d'Etat dans une dcision il seiisuit seulemeut que certaines affaires de Ja comrnunaut, bien dfinies par la loi. sont souimises aux dispositions de Ja loi sur les communes (Revue auen-
162
suelle potir le droit admiiiistratif et le notariat du canton de, Berne, 1943, p. 59). D'aprs u ne coinmunication de Ja direction des communes (in canton de Berne. clii 2 octobre 1945, la communaut daffouage- ment II. a provisotremeitt range parmi les corporatioiis selon Farticle 96 (Je In Joi sur les communes. (Inne parmi les corporations dc droit priv, sans toutefois que Fon nil proc&l par la a une ciassification obligatoire. La nature jiiridique de la communaut (Iaffou agernent peut clonc encore &tre librernent exami iie.
2. D'aprs Ja jiirisprudence actuellc, pour dferminer si une
association est de droit public ou (Je droit i)riv, il faiit examiner si des 1ches publiques Iui inconibent et si eile les exciite d'office en vertu (Je poiivoirs dc sotiveraiiiet de 1'Etat, ou s'ii s'agit de rapports dans lesquels i'association apparait i l'gard des tiers sur un plan dgalit(, cornine une peronne prive (Egger, opas cit., 0., jö 9; Fleiiier, Institutionen ('es deutschen VeiwaJtungsrechts,
81 Mition, p. 48. 104, 321).
La recourante relve que depuis des annes eile paie les coiitri- butions au fonds des pauvres pour ses socitaires, qui se sont leves ca 1945 ä 33 francs pur personne. Cc geste lt lui seul ii'indi- (hiC pas que la cornrnuiiaut daffouagemerit exciite ijuc tltche publicue. La Cour siiprme du canton de Berne a dciar dans un arrt, approuv Jans in suite par le Conseil d'Etat, qu'une Orga- nisation de citoyens cl&iguc soiis Je noin dc commuiie n'tait une corporatioii de droit public que « si pur i'exercice (Je fonctions de droit public eile iitait devenuc une partie de i'organisme de i'Etat «‚ ou en d'autres termes, « si eile est prise en coiisidration pur Ja Jgisiation pour l'u ne ou lautre brauche (Je I'aciministration publique, en cc sens que ic droit public en vigileur lui accorde des (Jroits et mi impose des obligations pour l'cxcution (JC5 tltches reiitraiit dans son domaine ». Mais Ces conditions ne sont pas riaii- s(es clii simple fait qu'une corporatiott est tenne d'effectuer cci-
taines prestations du droit public (Revue (Jc in socit des Juristes bernois, vol. 47, p. 413). Dans la commune H., ]es tltclies publiques sont excules par in commuiic cl'habitants et par la commune bourgeoise. A in corninu- naut d'affouagement testait encore l'administration de ses biens propres et la ipnrtition dc Ja jouissancc. Cela ne liii coiifirait pas encore le caractre de corporatioii (Je droit public. Eile ne poursuit pas uii hut public, car le profit revicnt aux ayants droit (cf. dci- sion n(1 53 (Je in CSG, 3« extrait, p. 26). La communaut d'affouagc- ment H. doit pur cons&iuent trc coiisicliric comme uiic corporn- tion (Je droit privi et assujettie en raison de ses bieiis fonciers au rgime des allocatioiis pour perle de gain. (N(I 1395, cii In cause Herdgemeinde Huttwil, du 7 dcembre 1945.) 163
NO 53
Les achats de fourrage de remplacernent doivent Mre assimiks t des achats de foin et convertis en unihs de gros betail.
A J'occasion (lun nouveau classemerit. la caisse, se foiidaiit siii 1'effectif du btaiI, a fait I)Se 1'exploitation agricole du reeourant (Je Ja 3e dans Ja 5e ciasse de cojitributions. l)ans soti pourvoi t Ja cola- mission d'arbitrage, le recouraiit admet ([U'il a 10 vaches au heu des qii'il avait prc&Ieininent, mais cela ne correspond pas a mi effectif moyen, car il n'a garU Je btail que pour ne pas devoir Je c&ler a perle. En consquence, il a di acheter uiie graiide quantit de four- rage de remplacemetit, ce qui Iui a caus des (Jpeuses Ieves. La commission (I'arbitrage le dbouta, car rnme en tenant compte des achats supplmentaires, I'effectif du btaiI (Jpassc 12 units. Le recouraiit s'adresse alors ä ha CSG, qui rejette le recours par Jes motifs suivants Ii faut tenir compte des achats cl des ventes (Je foin lors du ciasse- ment des exploitations agricoles dans ]es rgions de montagiie (ef. dcisioiis n° 24, 2e extrait, p. 15, et n° 104, Revue 1942, p. 139), et recherchei si Je rencJement effectif en foin couvre lus besoins du I'exploitation. l'effectif du btaiI restant le mme. l)'aprs la formale (Je taxation du 10 ilcernbre 1942, le reconrant poss6dait au effeetif de gros btai1 reprsentaiit 12,35 iinitis, sans conipter Je ren(lenlent en bois de Ja fort. L'estiination 1)ol1 1945 (lollllait un effectif moyen (Ii 13,30 ttes dc gros btaiI auquel dort tre a.jout. aprs coiiversioii. Ja croissance aiiuuelle (Je la fort. Le recoiiraiit alkg'ue cii outrc qitil a dü acheter nun du foin, mais dautres fonirages de remplacenient. ii produif comme preuves des (luittalices (lachats. Si, par suite (le (liffi- cu1ts dans Ja production du foin ucessaire, an agriculteur est con- traint d'acheter des fourrages de remplacenieiit pott r soll btail, (es achats doiveiit tre pris cii coiisidiatioii Jors (111 (laSsemetit. II nest cependant pas possible (le se fonder uiii(lueme!lt su r le 1)IiX du (es fourrages de reinjlacenictit. 11 ncxiste pas de I)arine pou r la con- version des fourrages de remplacenient ca t&tes de gros lxtai 1. En conscJuencc, la coininission (l'atbitrage a pris Javis (Juli expert (jili a admis quc Je prix (Je ces fou rrages €'tait le double de ccliii du foin. Comine le recourant a achel pour 247 fraiics de foiirrage. cela cor- iespoud it un achat (Je foin (Je 1424 francs. soit 13,2? toises. Cc mode de caicul semble tenir laigemctit conipte de Ja ralit, et ii ne peiit tre mis ca donte. La (Iduction obteiiue de celle faoii ne piovoqiic toutefois pas un classeinent (Jans tine catgoric iiikricuirc. cai 1'effec- tif (J(tcrminant (1€' btail dipasse cncore 12 uiiits de gros btail. (N 1416. en In causc U. Rechstei tier. du ? (J6c(mnl)re 1945.) 164
N° 554 Les membres des caisses syndicales qui ont une exploitation agri- cole accessoire dcomptent, quant aux contributions dues pour cette exploitation, avec la caisse syndicale, fandis que le elassement de l'exploitafion agricole et sa revision incombent i la caisse cantonale, conformment a l'ariicle 12 de 1'ordonnance n° 46. (No 1402, en in cause Sandoz A.-G., du 7 c1keinbie 1945.)
No 555 Les tudiants des ttab1issements (l'instruetion suprieure affects i titre exlraordinaire ä 1'agriculiure en vertu des dispositions sur le service obligatoire du travail n'ont pas droit aux allocafions de trans- jer et 4; fert (ACF du 29 mars 1945, art. 2 ; ACF du 5 octobre 1945, art. oril. DEP du 5 ocfobre 1945, art. 51). Le recoui'aiif. un tudiaiit astreint au service militaire, s'est i Otive du 15 juilict au 3 aocit 1945 au service ohuigatoire du travail da ns l'agricultnrc. 11 a (icmar1(ii de foucher les allocations de trans- fert. mais sojt la caisse, soit Ja cornmission «arbitrage les liii mit rcfiiscs .i,c rccourant se P°0 i'vojf contre in (ICiSiOI1 de in commis-
51011 darbitrage i in CSG, alIgiiaiit qu'aux termes de 1'article 13 de
(III C'oiiscil Idral dir II R'vricr 1941 sur i'affectation de in mai n-cl(euvre i lagricuJture *)‚ les travailicurs affccts ä titre extra- ordjnairc t 1agriculturc touclient des allocatioris de transfer! (k!cr- mi ines seloii les iflmcS iiorrncs ei eoiidjtioiis q ue les allocatioiis poiii' perle de salui ne et de gui ii. Comnic liii locat iOn p0111 etudiant est iiiie forme dallocations POhl' pete du siilaj ne mi de gain. les tudiants illl i'aicll! allssi ii roit aux allocatioris (le transfer!. La ('SG rejette Ic i'ccours par ]es I)10!i fs suivaiits L'articic 13, l"' aliiia de FAX 1' du 11 f6vrier 1941 sur l'affectation (II.' la inani-duinvrc ä lagriculinre ) disposc que les travailleiirs affcc- te i titre cxtraordinain'c a Iagi'iculture touchciit. en stcs dc leni' saiai re. des iii ioeations de traiisfcn'l (1tcrmin1cS selon les mmcs nor- Ines cl conditions que les allocat 0115 pour perle de salaire ou (le guin dont bni.ficieiit les inilitai res en service actif. Celle (liSpositi011 pr& yoit iioiit ( tue les C0fl(litiolls (hI di'oit dtlX allocations pour perle du salairc et (ic gam valent aussi poini' ic droit aux allocations de trans- fort. Ces comiitionis. Je rccouranl, eH sa quaiit (i' thl(iiant, ne les i'emplit pas. 11 iicxeice iii u ne pi'ofession (lpeflda1lte. iii inne pi'ofcs- s (III iiid 1)eildante.
') Actue11e'nient ahrog et reiuuplaeu' pur l'ACF du 5 oetohre 1945 sur 1'affec- tu tiou da hu ‚uni ii-d'uuvre aux truvaux servant ä assural' 1'approvisioiiueuueut du pays cii deiires ulinentai las et ei, c'oiiihustihle, art. 4. 163
Plus daire encore est Ja situation juridique dcou1ant de l'ordon- nance n° 5 du DEP du 15 mars 1945 sur l'affectation de Ja mai11- **). Aux termes de 1'arlicle premier (Je cette (ouvre ä l'agriculture ordonnance, ]es travailleurs affects ä l'agriculture ä titre extraordi- nairc n'ont droit ä ijiie allocation (Je transfert quc si, avant leur affectation, ils taient assujettis au rgime des allocations pour perle de salaire 011 (Je gaul. Tel n'est pas Je cas pour le recouraiit. L'allocation pour 6tudiant, institue par 1'arr&t du Conseil f&l- ral du 29 mars 1945 rgant Je paiemcnt d'allocations pour service rnilitaire aux Mudiants des 6tablissements d'instruction suprieure, ne peul pas tre assimile aux allocations pour perle de salaire ou de gain. La rglementation est toute diffrcnte, qu'il s'agisse clii droit l'alJocation, de 1'obligation de contribuer, des ressources financires. etc. L'article 2 de ccl arrt oppose mme 1'allocation pour kudiant Fallocation pour perte (Je salaire 011 de gaul. T)'aprs cet article, un tudiant qui a droit ä l'allocation pour 6tudiant Iorsciu'il est mobi- lis, West pas assujetti au rgime (los allocations pour perte de salaire
011 (Je gaul, au seiis de 1'article premier de l'ordonnance 11° 5 sur
Faffectafiori de la main-d'uvre ä l'agriculture. 11 Mait bieii enlendu, Jors de 1'institution des allocations pour lucliaiits, quo (JC celle faoii los 6tudiaiits nlaient pas assujettis aux rgimes des allocations pour perte de salaire ou de gain, cl quo, ma1gr los coiis&Iuences coiiomi- ques (111j Cl rsultaient, la perte de temps cians los 6tudes n'tait pas ii proprement parki une perte de revenu. Ii rsu1tc du reste du procs-verba1 de la confrence de 1'office fdral de 1'industric, des arts et mtiers cl du travail avec los repr- sentants des universits, des 6tudiants et des caisses de compensatiori, tenue le 13 janvier 1945, quo Fon y a discut du versement (FalJoca- lions (je transfert ou d'allocalions pour tiidiaiits cii cas (Je service i Ja campagne. Mais on y a unaniinement reiionc, los jugeant inutiles. äL cause de Ja dure rduite du service ä la campagne, qui ne cause pas de retard iiotable dans los tudes, et qui ca outre tombe Ja plu- part du temps pendant los vacances. (N0 1414, en Ja cause J. Fahrni, du 28 novcmbre 1945.)
NO 556
1. Si un membre d'une caisse syndicale recourt ä la fois contre
une d&ision de ciassement ei conire une dcision le frappant d'une amende, la commission cantonale d'arbitrage est comptenie pour juger los deux recours.
**) Actuellement abroge et remp1ace par 1'ordonnance du DEP du 5 octobre 1945 sur 1'affectation de la rnain-d'cauvre aux travaux servant t assurer 1'appro- visionnement du pays en denries alimentaires et cii cumbustibles. 166
2. Si un recours est dirig a la fois contre une d&ision concernant
la taxafion du reconrant et contre une dcision le frappant d'une amende, la commission d'arbitrage tout entire peut aussi, et nott seulement son prsident, statuer sur le recours quant t I'amende, sans que cette dcision puisse tre dfre par voie de recours a la commission de surveillance (ord. n° 21, art. 4, 2e al.).
Le 2' mai 1945, la caisse syndicale taxa doffice l'iiitim et le frappa ('une aiendc. Cciui-ei iecouiut contre les deux dcisions ä la com- mission cantonale (l'arbitragc qui rejeta Je recours (lans la mesure Ott
il Mait (Jirigi contre le ciasseinent, mais annula l'ainende en admet- tiiit partiellement le recours. La caisse syndicale recourt contre cette (keisio1I a Ja CSG, fuisatit valoir que ce n'est pas la commission d'ar- bitrage qui est coniptteiitc pour statuer sur les proi1oncs d'aniendes, mais le prsident exclusivement, et (je fait, d'aprs lordonnauce II° 21 article 4, 2e allti ~it, le ijrsident (IC Ja coinmission (IarI)itrage syndi- eule. La CSG rejette le recours par les motifs smiivants
1. La CSG n'est pas comptente pour examiiier les dcisioiis con-
cernatit des aincndes, car l'article 4, 2 alina de J'ordon nance 110 21 dispose que le prsidcnt (je la commission (i'arbitragc statue dfiniti- vement. Mais ii faiit faire uiie exception si une autorit incomptente a statin en premire instance. La ('SG dort en effet veilier l'auto- rit compteiite statue sur le recours. Toutefois Ja recourantc allgue ä torf qu'aux termes de i'arficle 4.
2 aJiiia de l'ordonnance ii' 21 Je prsident de in coinmission syn-
dicale d'arbitrage soit comptent. Cet articic ne signifie nuilement que le prsiddnt soit (laus tous les cas coiiipteiit, (IUC l'arncnde ait proiiOnCe cii vertut (In rgime des allocations pour perte (le sa- laire ou en vertu (In rgime (ICS ulloeatioiis pour pertc de gain. La commission d'arbitrage de in caisse qui prdn(l in (iiCisioII est toujours In commission cantoiiale d'arbitrage, iorsque celle-ei est cornptetitc quant ä l'objet et doit statuer sur ic fond. Cc semit wie cOlnl)lieati011 si, comme pur exeinpic (lans le cas paiticuiicr, oü Je ciassemnent aiissi bien que lamcndc est Iitigicux, je preniier poiiit mlcvrait tre examiii pur la comrnissioii (larbitrage comptente (Inant au fond. et Je second. (IUi n'est qu'u ne saiietiou cl inine qu'mi ne amen(le d'ordre, par le pr- si(lent de in commission d'arbifrage syndicaie, noii coinplente quaiit au fond, c'est-t-(J ire de in conimission (1'arbitragc cii mnatire dalloca- tions pour perle de salaire. En revanche, ic prsideiit (Je In (OlnhhiS- sion d'arbitmage syndicale doit tre dclar comptent pour statuer sur ]es recours ciiiig& contre des pronoiics (iamcn(Ie, loisque celle-ei forme seide l'objct du recours, sans que, Je ciassemneiit 011 ii ne utitre (JcisiOn (je in caisse soit coiitesf. 16
2. C'est i boa droit que Je reeours cotitre Jameiide a j iig par
Ja commission cantonale clarhitrage. et non seiilemeiit par son dent. La circonstance que Je prsi(lent, et 11011 totite Ja COmmisSion darbitiage, est compteiit poiir pren(lre ane dcision est une rgk (lont Ja violation chappe i ja CSG, car ii ne s'agit pas a 1)iopremtI1t parler dune piescriptioii de comptence. Les garaiities sollt (Inillelirs plus grandes pour le jasticiablc 51 Id CommiSSioll tout e,itire traite du recours contre I'ainende. Le prsicIent de la commission cantonaic d'arbitrage 6tait sürement daccord qui1 cii füt aiiisi, et cutte proeii dure itait aussi pratiqite, car il fallait cii mme teinps statuer sur Je ciassement. cc qui tait de la coinpitciice de in (ofllflhiSSioll mut cnt i?rc. (NI, 1388, ca in caii se C. Moccetti, du 7 novembie 194.)
168
Arrt du Tribunal fMra1 des assurances concernant 1'affectation de la inain-d'oeuvre l'agriculture.1) Les travailleurs affects t titre extraordinaire i l'agriculture ne sont assurs, selon le droit fdral, que contre les accidenis et les maladies professionnelles mais non contre les accidents non profes- sionnels (ACF du 5 octobre 1945 sur l'affectalion de la maiu-d'uvre aux fravaux servant ä assurer I'approvisionnement du pays en den- res alimentaires et en combustible, art. 5, 1- al., et ordonnance d'excu1ion du DEP du 5 octobre 1945, art. 43). Les droits et avantages d&oulant de l'engagement antrieur des travailleurs affects a titre ex1raordinaire ii l'agriculture demeu- rent acquis (ordonnance du DEP du 5 octobre 1945 sur 1'affectation de la main-d'ouvre aux travaux servant i assurer l'approvisionue- ment du pays en denres alimentaires et en combustible, art. 14,
3 al.). Cette garantie West toutefois pas valable pour le rapport
d'assurance de droit public avec la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents. Le demandeur a travai1li jusqu'au 24 avril 1941 dans une fabriquc sournise t l'ussurance ohliga!oire et fut ensuite affect titre extra- ordiiiaire i J'agiiculture comme vacher et valet qualifi. Pendant prs de deiix ans il travailla Ii tour de rle chez les agriculteurs ayaiit particulirement besoin de son nide. ii s'acquitta de sa tche ii Ja satisfaction de tous. Le 21 mars 1943, le demandeur souffrit des intestins. II resta ä la maison et se rendit le lendemain chez Je mdecin. Le 26 mars un paysaii chez qui il avait travai116 auparavant, alla chercher pour le (lemandeur mi charroi de branches de sapin. Le dematideur dorit ltat (Je sant stait amlior liii prta son aide pour Je transport. Durant le irajei, l'attelage sernblh lorsque le demancJeur vonlut serrer les freiiis il se heurta et toinba avec Ja main (lroite sous l'avant- train. Sa iiiaiu fut J)roye et dojt tre cousidtre coinme perdue. La dfenderesse, en J'occurrence Ja Caisse nationale, ayant avise imnidiateinent (Je J'accident, dclina Je 30 mars 1943 sa respon- sabilif. Le demandeur, cii effet, conforrninent ä l'article 4 de l'ordon- iiance III du (lpartement f&JraI de l'conomie publiquc sur l'affec- tatioii de Ja main-d'vuvre i l'agriculture du 17 mars 1941 n'tait pas assur contre les accideiits non professioniiels.
i) Cf. arrits du Tribunal fdtra1 de, assuranees, reeueil ofticiel, 1945, fasei- eule 1, 1). 9. 169
Le deinandeur fit alors valoir son droit aux prestations de l'assu- rance devant le Tribunal cantoiial. Cc dernier se borna ä examiner In question de principe de la respoiisabi1ili de la dtfenderesse et rejeta la dernande. Le demandeur a alois iiiterjet appel en ternps utile au Tribunal fdral des assurances, prsentant les mmes conclusions ciue devaut la juridiction cantoiiale et dernaiida (LUC le fond du litige soit trait et jug comme question pr&jiidicielle. A I'appui de son poiiit de vuc, le demandeur s'eil rfre celle fois t 1'article 5, 2e alina, de l'arrt du Conseil f(lral du 11 fvrier
1941 sur l'affectatioii de la Inain-cI'uvre i l'agriculture 2) aux terines
duquel « les droits cl avatitages dcoulant (le l'engagerncnt antrieur demeurent acquis ». Le demancleur estime que l'assurance contre les accidcnts non professioniiels dont il btnficiait comme oiivrier de fabrique doit (lerneurer en vigueur pendant l'affectation i l'agricul- tiire inckpenclamment de l'article 62, 2e alina LAMA. Le droit de ncessit de l'conomie (le guerre 1'cmporte CII effet sur la Igislation or(linaire. Le demandeur s'cst toiijoiirs acquitt6 comme auparavant, t l'officc prpos 1'affectation de la maiii-d'vuvre de B., des primes pour son assurance-accidents cl n'a jamais rendu atteiitif au fait que, depuis son affecfatiori, il se trouve vis-a-vis de l'assurance elans iine situation plus dfavorable qu'aiiparavant. Le deinandeur estime ensuite que son droit aux prestations de la caisse elassuraiice West pas non plus devenu caduc parce qu'il a elü interroinpre pendant quelque teinps seulement son travail t la campagne ä cause de sa nialadic d1ntes11n. Son rapport (i'engagemdnt n'a rlullement tt infliienc de la soitc. L'article 9. 1er alina, de l'ordonnancc du 17 mal 1940 prvOit que l'engagement reposant sur le service obligatoire du travail ne peut tre r 6sili6 que par l'officc prpos \ l'affccta!ioii de la main-duvre. Cc qui n'a pas je cas en l'espcc. Le Tribunal f&IraI des assiiranccs a rcfet le recours ct confirin6 le j ugeinent (iii Tribunal cantonal.
Extrail des inolifs
1. L'aceident du deniaiideur du 26 mars 1943 apparait manifeste-
inent comine 1111 accident 11011 professionnel selon l'article 67, 3e aIina. LAMA, puisqii'il lui arriva lorsqu'il travaillait pour lui-mme, dans son propre intrt. La question litigicusc est celle dc savoir si Je deinandeur lait assur, selon Ic droit f&kral, contre les aceicienis non irofessionnels pendant son affectaiion i 1'agriculture. Aprs que le Conseil kdral, se l)asant sur l'articic 2. 1cr alina,
2) Maintenant abrog et rem.p1aet par 1'ordonnanee du DEP du 5 octobre 1945
art. 14, 3e al. 170
de Ja mi fd€rale tdn(lant t assurer iapprovisioniieinent du pays en inarchandises indispensabies, du 1r aviil 1938, eut pris poiir la pre- iiiiie fois, li' 23 in i n 1939, une ordonnance de caractre prparatoirc sur « l'affeetatiou dc Ja main-duvre en cas de mobilisation »‚ il ordoniia au dhut de Ja guerre, soit Je 2 septernbre 1939, Je service ol)Iigatoire du travail cii giirai cl le (lpartement f&hiral de J'iicono- lilie puhiiqiie reii(111 Je 1 mars 1940 une ordoniiance organisaiit
1 affeetation de la mai ii-d'muvrc cii vuc dassu rer la production agri-
cole. Toiite celle ma1ire fut eiisuite revise par lordonnance du Con- seil fdra1 sur Ic service ohligatoiie du travail du 17 mai 1940 (RO 56. 523) ainsi que par l'arrt du Conseil f&lral sur 1'affecla- lioii (ic la inain-d(rnivre t J'agriculture du 11 fvrier 1941 3) (R() 57. 149). J'arrt du Conseil ft16ial sur 1'affecfation (Je la main-d'muvrc aux travaux de, (onstrliCtioll (linter&t national du 17 avril 1941 3), l'ordoniiance du dparienieiit fdra1 (Je l'conOmie pubi ique sur 1affec1a1ioii de Ja maili-(Itetivre aux travaux d'aiii] iorations fon- cires des1ins i augrnentcr Ja prod uction (Jc denres alinientaires du
17 dcem bre 1941 4), Fordonnance du dpa rtenient fidraI (Jc 1'coiio-
lilie piihlique sur Faffectation (Je Ja rnain-d'muvre pour IexpIoitation de la bit rbe (111 14 mai 194-) ') et lordonnauce (lU (Ipartcment fJ- tal (Je Jeoiioniie pllbli((ue sur Faffectation (Je Ja rnain-(1muvre i ]'Industr i e forcstirc (in 28 fvrier 1944 4). Plusicurs dispositi ns ten- (10111 i\ Jcxeution dc ces diffrcntcs bis. 041 les iiioc! ifiant et les com- 1)Jfant, out it reudiies i Co sujet. II ressort dc lensemhle de celle 1gisbation (tue lordontiance (itt 17 mai 1940 (beI l re considre comme Ja rgiementation (Je base. In lex gejieralis, du service obhgatoire du travail taudis que les arrts du Conseil f&kral cl ]es ordoniianees du dlpartement ci- (lessus nieiitionn('s cl rend us postiieurcment apparaissent cornine des bis spciales rg1ementant Je service obligatoirc du travail daris des (as coiicrels. Conformment au prineipe qui veut jtie Je droit spcial leinport(, sur ic (1 roit gnraJ, ii s(, iisu i t que Ja qucstion d'assurance (hscutec cii J es1)ec (bit &tre cxainine tout (lahord sur la hase (Je J'arrl du Consei l fIrai du II fvrier 1941 ) cl (Je SS (lispoSitiOliS (iexdution, doü il r'su1tera, au su rpl us. qii ii nexiste aucune contra- dietion entre ccl arrt( cl 1ordouiiianee (11 17 mai 1940 (cl ses dispo- sitions (JexdntioB).
Ma iiilniaitt ahrog et reinp1ac€' par _CF du 5 oetohre 1945 sur Faffeeta-
1 ion de la inain-dwuvre aux travaux servant fi assurer lapprovisionnement du
pays en denres alimentaires et ca combustihle. Maintenant ahroge et reiuplacic pur 1ordoniianee du 1)EP du 5 oetohue 1945 stur laffectation de la ivain-sl(xuvre aux travaux servant d assurer 1'appro- visionneinent du pays en denres aliinentaii'es et ca coinbustible. Maiutenaat ACF du 5 octobre 1945.
1:1
L'article 15, 1" aIiria, de, l'arrt du Conscil kdra1 du II fvricr
1941 O) rglemente la question de, l'assurarice cii cas (l'aecidcnt de tu
mauirc suivante « Le principe de Fassurancc obl igatoire contre ]es accidents s'appli- qiie aux travailleurs affccttis i'i titre cxtraordiiiaire, y compris les \oloiituircs. Le c16parteiiiciit fchiial de l'conoinie p uhliquc dictera les dispositions d'excution L'ordoniiance III du dpartcrncnt f&lral de lconoinie pUl)llquc (111 17 mars 1941 (RO 57, 290) relative ik l'assurance en cas d'accidcnt cl comincutant cctte (lLsposition mcntioime tout d'abord que l'assurance prvue i'i I'article 15 de 1'arrt du Conseil fdral du 11 fvricr 1941 ) sur l'affcctation de la inain-d'unvre i ]'agriculture est falte pur iu caisse nationale suisse dassurance cii cas d'accident, ä Lucerne (art. 1). Les dispositions suivan!es oiit au snrp!us une porte dcisive Art. 2 « So11t assurs cii vertu de l'arrt du Conscil f&Jral les travailleurs affects i l'agriculturc i titre extraorclinuire, Y COmpris les voloiitaires ». Art. 4, Id al . : « L'assurance couvic les accidcnts profcssionncls et ]es maladies professionnelles, coiiforn nicnt aux dispositions de la loi f&lra1e du 15 juin 1911 de 1'assurance cii Cas de mala(lie cl d'acci- deiit cl des ordoiinances coinp1rnentaires. » II apparait donc nianifestenient cine I'assuiaiicc cii cas claccicicnt prviie par Ja loi n'englobc pas les accideiits iion profcssionnels. Peut demeurer cii suspens Ja qucstion (Je savoir juscliCä quel point les accideiits non profcssioniiels soiit coiivcrts par I'assurancc-maladic obligatoire lcrte pur le Conseil fdra1 claus ses arrts cornpl& mentaires sur I'affcctation de Ja maiii-d'iivrc i 1'agriculture des 17 avril 1942 et 22 avril 1944, car cc ti'est pas contre la clfciideresse mais contre Ja caisse-malaclie cntraiit cii ligne de comptc (juc ic dc- mandeur devrait Mever sa prtcntion. En revanche, I'arrt compl- inentairc du Cojiseil fclral du 15 dcernbre 1944 (RO 60, 813) (liii, sur requte spciaIe, peut kre itppli(Iii6 rtroactivernent (art. 2) -
charg la Caissc nationale de fixer les reiites d'iiivaIidit. Seuls, cc- pendant, les travailleurs affects ä l'agriculture ä titre extraor(linaire ont droit i «inc rente diiiva1idit si la personne qui cii fait la (Je- mande prouve quc Iinvali(lit est Ja cons&jiiellcc (Inne affection qni, selon toiite vraisernblancc, a causc ou aggrav€e pur l'accomplis- sernent du service du tiavail (cf. aiL irr de I'airt prcit€). Ces conditions ne soiit pas remplies cii Icspce. Le fait que les dispositions spcialcs sur l'affectation de Ja main- d 'ouvre ii l'agricultu Ic ne inett cii! pas an I)ngjce de fass ii rancc cii
6) Maintenant AcF du 3 o(-tol)i-e 1945, art. 5, 1cr i1., od la dernidre phrase a tt supprinie.
171
cas d'accident les accidents non professioiiiiels est eiitirement con- forme aux principes g&iraux rglant le service obligatoire du tra- vail en gnral (cf. a ce sujet ]es clispositions y relatives : or(lonnance du 17 mai 1940, art. 15 : ordoniiaiice du l)EP du 12 juiii 1940, art. 4,
11 1 al., ei ordon nance du DEP du 20 in illet 1940, art. 10 7)•
.2. L'article 5. 2e alina, de l'arrt du Conseil fdrai du 11 fvrier
1941 ) ne saurait modifier la situation (le droit teile (Ju'elle apparait
cii I'espce. LeS « droits et avantages assurs » ne se rapportent (Jui lengagement antiieiir (cf. galement i cc sujet la note marginale). cest-I-(lire aux rapports contractuels de droit priv existant entre le tiavailleur et 1'employeur mais non pas aux rapports d'assurance (lcoI1laiIt (lii droit public. S'il cii tait autrement, il aurait fallu le (lire exJ)ressrnent ä i'article 15 de l'arrt prcit du Coiiseil f&lral 0(1 (lanS l'ordonnance III du 17 mars 1941. Le deinandeur a a(lmis qiie
1 articic 62, 2e al.. LAMA n'tait plus applicahle aux rapports dcou-
laut de lcoiiomie de guerre. Mais cette ihirogation ii'aurait • jamais pu survenir tacitement eile se trouvait sans cela cii cnntradictioii flagrante avec i'article 10, 2e alina, de l'ordonnance du 20 jitin 1940 9) ei avec l'article 4 de I'ordonnance 111 mentioniie ei-dessus. On pcut supposer cue le dernan(lell r Mait assur pou r la du re de soii service agricole contre ]es accidents non professionnels sur la hase d'une assurance conveiitionnelle (Abredeversicherung) (cf. ä cc popos Lauber, « Praxis des sozialen Uiifailversicherungsrechts der Schweiz ». p. 260 ss). Le demandeur n'a toutefois jamais prteiidu qtiil existait un tel coiitrat. Au contraire, ja constatation faite par In (lfencleresse devant le Tribunal cantonal qu'un tel conirat n'existait pas n a null erneut iit coiiteste. Eiifiii, la question de savoir sit existe ou non uiie assit iaiice ne se (lttermiiic pas d'aprs d'ventiic1s versemeuts de primes. Le fuit qne le droit t des prestations d'assurance existe on cesse indpendarnmen1 (lii !)ayernent de primes apparait bieii plutöt comme mine caractris- iqile (le l'assurance cii cas (l'acci(lent obligatoire. (Arrt du Tribunal fchirai des assurances, du 26 jti iii 1945.)
Mainlenanl abrog(e et renip1aece pur 1'ordonnanee du DEP du 5 octobre 1945. Maintenant ordonnanee du DEP du 5 oetohre 1945, art. 14, 3e al. Maintenant ordonnance du DE I3 du 5 oetobre 1915, art. 43. 173
Emoluments de dcision et main1eve. La main1eve dfinitive esf accorde pour 'es moluments de d&ision des commissions 1dra1es de surveillance en matire d'allo- eations pour perte de salaire et de gain. Le juge de Ja main1eve n'a pas ä examiner si les raisons qui ont motiv cet tmo1ument sont fondes.
Liiitinii est avocat et a (lcmall(Ie it Ja CommiSsi011 fdia1e (Je 5111 - veillaiicc eii natire d'allocations potir perte de salaire Ja reviSion de Ja (lCis1on reiidue (laus son cas. Ladite cOlnmlsSioll a rcjet Ja dernande de revision et mi! ig i Fiiitrcss, sans motif A I'applli. uii molurnent de cJcisioii de 50 fraiies. Lintim, inaJgr plilsicurs nvcr- tisserneuts ne s'acquitta pas de cc montant. L'officc f Iru1 de 11ndus- trie, des ai'fs ct mticrs ct du travail fonctionnant comme secrtariat de Ja conimission fdraJe (Je survei Ilance intcnta alors unc pour- suite contrc mi. L'intrcss6 fit opposition ct pr&tciidit dcvant Je j11C1, de Ja mainlcvc cjue Ja peine (111j mi tait inflige (11111 mo1ii mclit de dcisioii n'tait pas j iistifie. L e juge de Ja mai iii eve alin it Ja (lem ande de 1 'offiec ei aceorda Ja main1eve di niti ve pour lmo! timent de d&ision de 50 francs sur Ja hase de I'articic 80 LP. cl de 1'aiticle 16b'1s dc l'arr&t du Cori- seil f&lral du 20 decembre 1959 sclwi lequel les (JCiSi0nS (je Ja com- mission f6dralc (Je surveillane(,. sont aSSimi Ies. (luallt ä leHr forec excutoi re, aux jugements des tril)ul)allx. A lappui du sa (lcisioll. Je uge de Ja mainIcve a estini quc ion ne pouvait pas examiner alt coiirS de Ja procdure de main 1ev6c si ic prononc (Inne aniende de (ICiSi0II par Ja commission fdralc du surveillancc Malt inatricllc- nient fond. Oii peut uniqucment examiner si cutte coinmisSion est coinpctcnte pou r j uger (tu litige cii questioii cl pour perccvoi 1 lIli tnoIunidnt dcision. Comme 011 dcvait rpond re a celle qticstioii par Yaffirniafivc, confornument ä l'article 16, 3e aliina, de i'arrt du Conseil fdral du 20 d6eemhre 1959 cl de 1'article 9, 2c aJina, du rglement des commissions f&i&ales de surveillance. la mainlcvc dtifiiitiye a accorde. (Dcision du prsident du tribuiial civil de Bie-\ ille, du 5 im- veinbre 1945.)
1'4
Petites informations Fonds d'entr'aide aux mobi1iss. L'a titorif conini una ic de Lausait ne a consti 1 tl im fonds dcnfrai(lc a11 .x 11101)iliS('S (11111 inontamit de 100.000 fra ncs. Le r1glc1uent dc cc fonds pivoit (fuji scra (IcStiiie auX vcuvcs et orplicli IS (IC militaites (lccdcs cii scrvicc actif OH (leS suitcs de cciii i-ci. ainsi (]liaUX niilitaics titala- (lcS nil viclinics daccidcnt (10111 liii valid tt perinaiiciitc dpassc 70 % I_cs cIciiiandcs (Ic paiticipatiltil sollt cXi1ituil1(cs par iinc CoillflhisSiOil (oinprciiant (1(5 rcpitsciutants de in in itl1icipaIit. des piiiici patlx J)1lrtiS pnliti(fucs, de lUnion des iiinbi Iiss ct de 1' L iuion des sociut.s iuiilitaircs de iatisaiiiic.
Versemenf par la caisse (je compensafion d'iine allocation spciale aux milifaires ayant accompli da service actif de 1939 ä 1945.
Ati colIrs du In sc5SiOil 1 945 dii (iaiid Conscil I)clil0JS. \E. le 0 f)OS( Iii sililf)11 qmicstioii suivanic Plnsieti rs (olnfllulles mit dj5 eLtecttt le verseinetit dirne alloeatioiu aux Inflitaires ayant aecornpli (tu Service aetir (Itiriulit in P(liode dii 29 aoQt 193 alt 20 aoüt 1945. 1 )a itres tonuinurues ont ga1euent vot un crdit Lt (et eifel. La ptib1icitioii de 1ttrrt(i du Coi)scil t'xtiihif du 10 aoüt 1945 invitarit los (001101111 es it an litt [er jta teil] e tlec is ion ;t ca tt0 liii 0 grtnde stu p( tat 1 ion P011111 les iutrcssus, (101 not saerifiii leiir tetaps aux tront dres. A Liii (1 arriver it une rpartitioiu rnu ifornic dans mutes les 00ifllilufl€is, taut o1H1res quc ltieu p1aces, Je Conseil excutiL 110 pense-t-il pas quil serait in iliqii diiilervenir ;tupris des au loiits tddiitics poiir ic versement «alle ;11 1o(- zitio1i su[(J)lt1uei1tlulre 1) erleiluei till In 0111.510 (11 cnitl[)e]lsiitioiI
Ic 26 novcinhic 1945. Ic Conscil cxccutil a don it i celle qucstioii la ieponSc ci-aprs
1. HpontIan t ä itruc question ieriIc tl(pose au Conseil itatiotiiul, coiieeiiiafl Je veiseinetit (111110 1- 1coInhJense aux Soltlltts Lt la tin (III service actif, le Conseil tdra1 ii d5elaui Je 9 o-etobre 1945, tine lalloca (ion duzte solde dIionneur silili tun tni ire aux Prifl(i iJes qui r1gissent notre sytiime inilitaire et (1)10 laceoai- plisseunetut dirne o1digthiou conshitut ionnelle na PilS besoin d'fitre reoiflpei1sE1. Lii Conseil 1d0ral na Cc[ten(lant [till coiitest in ncessit daceorder une aide sp&inle 1IUX 1iui1itt ires et Lt 101115 11tiuiilles (1ui sont tornlds dans le diiueinent pur suite da service acti!, ainsi 1U'LL ceux qu i, ayant siibi wie atteinte dails 10111 saru1i, ne peuverit 11115 111 re pr1servts dc In gfite 1i1a1g1( les prestatiiis de lassti- 1lliu(e tiiilitaire. Partaitt de LOS coisidrations, 011 envisage de verser au don ivational 11110 summe, restatut Lt dtermirucr, de quelques millions de francs par pr1vemcnt siti le foiuds de coiiipensation p0111 perle dc salaire.
2 Fondd sur lavis cxprinlim par le Conseil fmdra1, le Conseil ex(eutif jage
iiiutile diutemvenir aUprs des autoritis fdimi.a1esLt propos de cettc fl1(fle aflaire.
173
Service militaire obligatoire.
Selon l'ordonnance du 18 fvrier 1946 du dpar1ement militaire fdra1 concernaitt l'inscription (je volontaires pour le service, tous les hommes astreints au service militaire ou complmentaire qui sotit au service actif 011 qui y seront encore convoqus accomplissent mi Service obligatoire. Les hommes astreints au service militaire ou coinplmentaire qui s'annoncent comme volontaires peuvent, si le service l'exige, tre convoqus cl'entente avec les offices cantonaux du travail. Ce service est 6galement obligatoire. En revaiiche, les hommes qui s'anuoncent comme volontaires pour se soustraire ä leurs obligations finaiicires ne doivent pas tre con voqus ; ils seront licencis s'ils se frouvent djit au service.
Service militaire en 1946.
Larrt du Conscil fd6ral du 13 fvrier 1946 concernaiit le service militaire i accomplir cii 1946, dispose qu'aucun cours de rptition, iii dinspection (Je l'armeinent et de l'&luif)enient personnel n'auront heu edle anne. En revanche, quelqucs units et corps de Iroupes de 1'1ile cl (je Ja lanciwehr peuvent tre appels comme troupes d'instruction
011 1)0111 trc instruits ä l'einploi de nouvelies armes. Des cours iactiques
cl techniques, en plus de cciix d6 jä prvus, auront heu pour l'instruc- tion des officiers (Je tons grades.
Solde.
Par arrt du Conseil fdral du 15 fvrier 1946 concernant la solde. les soldes de certams officiers suprieurs d'tat-major ont rduites. Cet arrt prvoit, d'autrc part, le versernent d'un supplrnent de solde aux sous-officiers, appoiiits et soldats pour les services qu'ils accoin- plissent cii dehors des cours de rptiiion et rgle le inontant de Ja solde des homines astreints aux services complinentaires. En outre, schon l'articic 5 dudit arrl, je droit ä la solde commence le jour (l'entre au service fix par Fordre de inarche et finit Je jour du licert- ciemnent. Aux terines (Je 1'article 6. n'ont pas (lroit lt la solde
10 Les hommes astreints au recruternent, pour la dure du recrute-
ment
20 les hommes astreints au service militaire 011 cornpltrnentaire
a) qui paraissent devant une coinrnission de visite sanifaire ou une commission (Je recours,
176
qui preniient part aux inspections de Farineinent et de l'qui- pement personriel (art. 99 OM). (Jilircndeiit, reprennent 011 changcnt l'arnicment et l'&iu penien 1, qui vont livrer ou reprendre des chevaux de cavalerie, qui prennent part ä des cotirs spciaux en vue d'accoinplir le tir obligatoire (art. 124 OM), qui sont en dtention prvcntive ou suhissent des I)cifles de toute sorte en dehors dii service.
Ccl arrtt. a effet au 1" mars 1946 ii est applicablc jusqu'au
31 dccmbre 1947 au plus tard.
Recueil (les circitlaires. Rpoiidaiit i un dsir exprim (le (hfftretits cölis. l'office f&1ral de I'industrie, des art.s et mtiers et (111 travail a rassernb1t, ei) un rccueil, toutes les circuhtires en vigucur au 31 (licemhre 194 5. Depuis l'infrocluctton des rgiines des allocations pour perle de salaire et (le gain, le dpartemeiit de lconomic puhlicjuc, l'office fdraI cl le Souticn des niilitaircs ont commeiit (laus plus de 180 circulaires les arrtts (lii Conscil fhlral cl les ordonnallccs (lexcI1tion, cl p1ib1id diverses iiiforinations de porte giarale. Les circulaires en (fiiestioii ont iiiuItigraphues cl en partie impriines les mies sont dcvenues salis objet, d'aufres ont abrogcs coiiip]tement ou en partie seule- inent ou remplaccs pur de nouvclles circulaires. Septante sont elcorc tctalcnient ou partiellemcnt CII vigueur aujourdliui. Le nouveau recucil des circulaircs prscnte Une relle vaicUr poiir lcs offices et les personncs charg.s d'appliquer les (liSpOSiti011s des ines des allocations pour perle de salairc cl de gain. II conliciit enplus de nornbreuses rfrences ä la jurisprudence des cominissions f&lraIes de su rvei Ilance. En outrc, cc rccueil es! comp 1 par t rois appen (lices les informations de l'officc fdra1 de I'iiidustric, des arts et nitiers (t du travail, les disposilions de l'adiniriistration f&kralc des Ilfialices cl les circulaires die I'administration des fonds ceiitraux de compensation. (inc liste des forniules utiIises claus ]es dits rgimcs cl pour le service des allocations aux Mudiants v est iga1ement jointc. (in index alphab&- tiquc dhtaill facilite la recherche des diffrcntcs instructions et infor- liii!t iOn S. Le recueil des circulaires, cii iangue allelnan(le, est cii vcntc au prix de 2 fr. 60 a l'office central f&kral des imprims et du matricl Berne. L'djIion en lanue frantaise est en prpara1ion.
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Conhrences et sances. 43e session de in commission (l'experts.
La CommisSiOtl dexperls pour !es rIginles (los allocations pour perle de saIare et de gain s'est runie pour in -V fois. La sance sest feillle Berne le 26 fvrier 1946 et ätait prsi(1e par M. Je I)r Baeschlin. Les questioiis figuraiit i Vordre du jour 6taient les snivaiitcs : revi- sioii (los iiistriictions coinptnhles toiichaiit Je (-onirJe anprs (los iiienibres : revision de Iordoiiiinnc' (lexdution ilit rgime des alb- cations pou r porto de gaul So rapportaiit i In relilise (lOs coiitruhtituoiis (OEG art. 26 bis) ; proj eI (10 lordonn 01101' 110 13 I1O loffuce f6Iira1 d0 i'undustne, des orts et nuItiers et du travai 1 (revision de Ford. 110 11).
44( session de in cominission d'experts. Cette sance a eu heu le 19 mais 1946 1 Bein e eI tait prIsi(le par M. le Dl Baeschhiii. Soule 0 (t( discutee ha leViSi011 des (iiSpOSi- ti011S (I'eX&'tltioll (JR 20 ju in 1944 concernant le service (Lillocatiolls aux travailleurs agricoles et aux paysiiis de in IllolltagIle.
Commission ti'expeits pour le Service (1'alloeatiOns aux travailleurs agricoles et mix paysans de la montagne. Celle Commission s'cst t nouveau r(1ll1ic le 28 fvrier 1946 i Beine. Prside par M. le durecteur Willi, ehe a disetite (Je 1€iat achtel coticer- iiant la revision du Service des al locations aux travailben rs agricoles ei aux pysas (Je Id niolltagne. LIle a iiiaintciiit itiiaiiiiiicnieiit soll poiiil (Je V1IO au11ricug t't savoir que cc Service (hut tre ctciiiiu aux pelits Ji) 1IVSO III (10 Ja phainc. l)aiis lilie stanev uitcruciim tenne le 1 8 mars a Burne. ladute cuin- mission sest oCCtIp'e de ha revision des (lispositiolis liexeciltioll ilti 20 juin 1944 concernant Je serVicl' pr(10i1e.
Commission des pouvoirs extraordinaires (lii Conseil des Etats. Lii (ute c011lllliSSi0ii a siIg( L'l Berne los 23 et 26 fvrier 1946 50115 in prsidcnce de M. dc Weck. I'n cc qni conccrne un projet (iar1'&t€ auto- risant Je prRvement cii faveu r (in Don natiotial 5111550 (111110 s011llne (Je SuX millions sur Je fonds ceutral de coiupeiisatioii pour perle de salaire. Ja comliiisSiOfl a itt ullanillle 1)0111 Je ren vover an (onseil fkrai a hn €iu'ii Je sonmette it 1appro1ittioti du lASScllihl(e 1drale p111 In vuic 1giihire cl 11011 pas (eile (lS Pütt voirs extraordi naires. An sujet (le ha question (liiii nonvel amMt modi fiatit Je Service dah1ocation (IlIX 1 ra- vaileurs agricoles cl aux 1)1IYS1IIS de in nientagne. In conirnissioii a rsoIU de scii ten r a soii p raVis antvrictii eteiidu n t ic l;tifice d1 (es iiiesiireii aux petuls paysans (Je 1 plaine.
Im
Commissioii des pouvoirs exiraordinaires du Conseil national. La COI11IIiiSiOi1 )rCic sest iuiiie le 5 mars 1945 t Berac SOUS la 1)r6SidcflCc de M. J. 1-Jiihcr. Ati sujet du privemeuii de six millions de francs en faven r du 1)oii national suisse. eile s'est prononce (laus Ic unnic seuts (hic la COiIIu11jS5iOI1 du i'autrc ( hainbre. Eile s'est ga]c- nicnt ectipc de la reViSiOn de larr&t du ( oiiscil fdra1 du 9 juiii
1944 rghmt le service d'allocatious auX lra\ ailleurs agricoles ei uni'
paysalis de iii niontagne. Deux propositions mi iaient sOiiifliSeS:l alle ieuidauut ii prorogcr le service des ailO(ltiO11S ('t a augincnter ces (ler- iuires. [autre visaiut ii elargir le cerele des avants droit par 1'ad iii iSSiDil des petits paysans (le la piainc ([III. usqu'iCi. nont pas huieficie de ces allocations. 1 a imümei de la coun in i.ssion sest proilonc&' en lii vejir de la pieni il'e pi'Oj)OSiIiOI).
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U Les rgimes des allocations pour perle de salaire ei de gain Organe officiel de I'Office fderaI de I'industrie, des arts et metiers et du travail
RdacIion : Office fdraI de ]Industrie, des ans ei mtiers ei du travail. Section de lassurance ch6ma9e ei du soutien des rsnilitaires. Exp6dition : Office central fdddral des impnirnds ei du mafdriel, Berne. Prix dabonnement In. 8.— par an. Le nurn6ro 80 cis le nsum4ro double 1 fr. 20. Parait chaque mois. Compte de cheques posfaux III. 520.
BERNE No 4 AVRIL 1946
SOMMAIRE Revision des dispositions relatives au Service dallocations aux travailleurs agricoles ei aux pay- sans de la rnontagne (p. 181). - Etat des fonds centraux de compensation des rdgimes des ulla- cations pour perle de salaire ei de gain (p. 188). - Ddcisiorss de la CSS abs 646-652 (p. 190). - Ddcisiovs de la CSG nos 557-560 (p. 200), - Ddcisions de la CSG rsos 6-8 relatives au service dallocations aux travailleurs agricoles et aux pysans da la monlagne (p. 206). - Jugemeafs pdnaux an matihre dallocations pour perle de salaire ei de gain (p. 212). - Quesfions dcrites ddposdes devant las Chambres fdddrales (p. 216). - Petites intormations (p. 218).
Revision des dispositions relatives au service d 'allocations aux travailleurs agricoles et aux paysans de la rnontagiie.
I.'arrCt du ( 0115(11 1er1t1ral (Iii 15 111015 1940 ci 111O(1j116 CCIII! du 9 jul ii 1944 ielatj 1 au scivic dallocal ollS aux 1 ravaillfurs agricoles ei mix pa 50115 de, la iliolilaglle. [es niodi lical iolis pol- 1 ent flotallifllelll StIl 11.' 111(11111iCfl de cc service. Ja ug'uidntal jou des allocations ei ICH 1 relal ioii avec CCI ICS 1)011 r perle (lt salon ii. ei (Ii "ajil Le (lcpolrielnellt (II,' lecoiioiiiie piibliqtie ii. potir so part. pils lordoiiiiance (III 2() inars 1940 iindj 1 ia1i1 ei ctiitipliaiit les (I!spn- sjijiins (lexecuijoll (III 20 juin 1944 claus Ijuiciel (1(5 iravaillttirs
t' ei (lt \'IIe (Ii 5!lllplifiel Iext(Ili!l)11 de CC 34695
1. M1III1/t('fl du service (l'al/OCatiOfls aux travailleurs agricoles
et aus paysans de la Tnonlagne.
Primiiivement, la dure de validit de 1'arrt du 9 juin 1944 tait Iiniiiie au lenips pendant lequel le service ohligatoire du travail dans l'agriculture est applical)Ie. 11 paraissalt touiefois iicessaire. p o ur des raisolis (Je poitique sociale et du point de vue du marcU du travail, (je maintenir Je service des allocatiotis. Ii a d's lars W disjoint du service obligatoire du travail et res- tera en vigueur jusqu'au 31 dcernbre 1947, comme le r€gimc ti'ansitoirc concernant I'assurance-vieiJlcsse et survivants (ACF art. 24).
II. Allocations aus IrEwailleurs a g ricoles.
Auginenlatiaii des (aux (leS cillocations (ACI' art. 3 et 4). Les taux des allocations pays aux travailicurs agricoles taient d?s Je dbut inodesles et ne parvenaient qc dans une faible niesure i rdduire l'cart existant entre Je revciiu du personnel agricole de caractre stable et celui des travailleurs affects Ii titre extraordinaire ä l'agriculkure en vertu des dispositions sur le service obligaioire (lii travail. C'est pourquoi, en raisoll de, 1'augmentation du cofit de, la vie aussi, i'allocation de mnage a ti j)0rt(e (je 14 ä 50 franc:s par mais, au de 36 centimes ä 1 fr. 20 par joiIrne de fravail. L'allocation pour enfan t ei 1'allocation dassistance out passt d e 7 frarics ä 7 fr. 50 par mois, OU de 28 i
0 centimes par journe (je iravaiJ. Le tnontant maximum de
I'allocation qui, jusqu'alors, ne poiivait dpasser 63 francs par mais, peut atteindre maintenaiit 75 francs par mais ou 3 francs par journe de travail. L'allocation d'assistance s'ajoutant au non ä 1'allocation de rn&nage ei i. 1'allocation pour enfaiit est de
22 fr. 50 par mois au maximum, ou de 90 centimes par journ&
le travail.
Dfinitio,i du travailleur agricole (OE art. 1r ei 15, ler al.). J tisqu'ä mainfenant, seul tait reconmiu comme fravailleur agri- cole celui qui a exkuti des travaux agricoles au moins pendant
90 jours pleimis au cours (je 1'antie, out pendant 14 jours pleimis
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se suivatit sans interruption, ott encore pendant 14 jours 1)leills au cours Tun mois de l'anne civile. L'exarnen de cette question dans chaque cas d'espce, oceasionnait aux caisses un notable surcroit de travail. [es 1)rescriptions sur la durc minimum de I'cngagement dans l'agri eultu rc Aalent d'ailleurs ‚jug(eS Super- flues, vu (Jile, cii rgle gnraie, los journaliers fravaillent gale- nient plus de 14 jours dans l'agriculture. Aussi a-t-on abandoiinc los iaps de temps de 90 ei 14 jours. Le droit ä i'allocafion n'cst done plus suiorcioiin qii'aux Con(iitiol1s suivantes : le travail- leur doit ex&uter des travaux agricoles comme snlari d'une exploitation soumise au rgi inc des allocafions pour perte de gain, grOUpe dc l'agridulture. Les personnes qui ne sont engages que teinporaireinent pour ex6eufer certains ouvrages dtermin& et lirnits (10 art. 2, 2e al.) ne peuvent c'irc considres comme iravailleurs et n'ont par cons&jiient pas droit t 1'aiioeation pr& vue par 1'ACF du 9 juin 1941. La quesfion de savoir s'il y a enga- gement donnant droit ä l'allocafion se dterriiine d'aprs los pres- eriptions du rgime des aflocations pour pe de salaire. TI siiffit dotic que in (aisse s'assure que los contribufions au titre de cc rgime ont payes, de m(me que la contril)ution de l'eni- ployeur prvue t l'articie E de 1'ACF dii 9 juin 1941 (OE art. 15. ler al.). Si tel est le cas, l'allocaiioii peilt tre pave, sons rserve que los aitfres coiidifions reqilises lt ccl effet sojent rcml)lics. Peu de tenips dtjlt ai)rl5 I'enlrte CII vigueur de l'arrC'te prt- eii, diffrcns rnilieux oiit dcniandt que los inernbres de in fatniiie oC( - l1/)Cs dEUl.s iexpioitnlion. parents (le I'exploitanf en ligne collatrale seuletuent, soieni c nsidrs coiiiuiie travailleurs agricoles. [,ors de in confrence qui a rtuni le ler dcembrc 1914 ii Bcrne ]es directcurs des dparfenienis canfonaux chargs de I'excufion (je l'arrf en causc. In tiiajorit des partici pants s'csf prononc("c pour le inaintien (je la rglementation en vigueur jus- (ju'iei, atfcrulu que los llienhl)reS de in faifiille n'occupent pas la niinc situation quc los domestiques de campagne. car ils ont des droits successoraux et sont, de cc faif, directement intresss au I)tiufice de 1'expioitation. Youlojr assimiler les parents de I'exploitant aux Iravailleurs agricoles contredirait d'ailleurs los laits, vii que la familie paysanne reprsente une cominunauf de production et de consomniation. La commission d'experts int- 183
C5s(C a, de son cfc. cxaiin ii6 Ja c1iiesfloii au cotirs dc pinsieurs stances. Eile est arr1vte i Ja conelusion qii'iI ne seraif pas admis- Sil)IC de cnsidrer les iiieinIrcs de la lii in illt' de I'eXl)IOitaflt coluine travailleurs agricoles. taiid is (jUC (Ja 115 Je i(gifl)e des (II I('a j mis p0111' peor (Je gui ii i is sotif rli"pti eS person UCS d e (OH- clii ion i ild(pendaiite. S i Ion V()Ulilif aceorder (les alloCationS a ces person iies. il [ii itd rait les cxci tire (111 rcgi nie tIeS allocal ions 1)011 r perte de gui n ei les assujett ir i eeliii p0111 perle de salaire. EI cii rstilteraif mal lic ti icuSeinent CJ1ielles dcvra ieiit puycr des ((III 1111)11101(5 au Fonds des ailoealions pour perle de saiairc plus eieVes (JIle Ja contri 1)11 tion personnelle (iRe 1)011 r dies pur l'ex- ploilani Pour ces raisolls. Ja (()illflhisSioll dex perfs p011 r Je ser- .
vice d'allocai ioiis aux travailleu rs agricoles et au x paysans de la moni agne a pr opos6 (Je I' p115 eiiglohci les memi)res (Je la fani ille de l'expioi 1 auf (Jans les fravailIeiirs agricoles. T)ans sa staiiee du 1 3 mars 1946. Ja columission d'ex perfs 0H les rfgi1nes ‚
des ali(}catiol15 j)Oli 1 perte de salaire et de gab a ol nd dans Je meine sens. La rgIeincnfation prvu(, \ l'oEig] ne reste dOuC i1J)J)ii ca l)le.
3. Sa/atre i,(/rieuIr aux Iaux locaux iisuel.s (ov art. 1
paieinent des aliocations est subordoiu 11 t il (-M it tun que Je lniicficiai ic reoi ve un salaire corres1)OI1(IaI1f all iilOiflS au X lau X Iocaux iiueis (ACl art. 8). 1 orsqu'eiie verse les allocal ons, Ja caisse dof (Jone v1 Her a CC qime J'emploveur coni in ne ä paycr ses 011 vriers agricoles Je salaire ('Ii usage (]ans la locaJif. Si eIle est i nie i 101) bas Je saiai re pay(, Ja cai sSe avisera leiii ploycur pur &rii cii In i i ndiquant Je saiairc correspondant aux 1 aux locuux iisiicls, lile liii iinpartira Cli i1R'11iC leliij)S liii cJtlai cle (JiN f()115 iiour inlere1cr recotirs. Je cas 6ch6 ant 1 orsqulc cc dt1a1 ii'tai L pas iii ii is (iii (j11(' ic re(011 rs taif ie;ct ei dIi1(' Fein- ploveulr coni ii (Elli t ti pa\ - er (In salaire 1 ro) bus. Ja eaissc dcvai t. sons lem pi re des aneieiu mies d isposi tions, en aviser loffice eoi1i- J)l('lIt ju6 pe6 ä l'ulfectal ion de Ja main-ci'cxuivre afin quc ceiui-ci aulorisfil Je 1 ravailJeuir ä qiiilter sa pIice. Aux ferme.s des nouvelies preseri ptions. lavis ä I'uflice prcil ii'est j)llls rucessaire. ilant donnt quo Ies dispositions stii ie service obliga- foire du iravail ont effet jusqu'au 30 septeinbre procJiain.
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Le Iiux /ii sdldile ii.iieI I)UY lt un 1 ravailleur ugricole cle- pend de sa ea pari t6 de telatenieli l.Ies (disses ne j)ettvel(i dls Tors pLls tahler sur les salai mes pa \s an \ 011 vricrs agriColes dont la (epara6 de travad est cniil're. Mais on ne peilt pas exigem' que, (falls Cilaqile (aS (1 esp&(e. cl les 6tahlisseii 1 qIlel taiix (11)11 Ii cc contd6 r6 Collinle salaire en iisaie dans la loalite. Aiissi. Ii' 11(1(1- vel an ide 17 des disposi 110115 (iex((u ioil prvoi 1-il qtie Ja caisse seniendra 1t cc snjet avec l olgail isat Ion profession neue 1Ynne du (anton iiii ('si domi(ilic lciiiphivciii'.
-L I)roii de Ieiii pluijeur de i'eveiidiqiier /alloca lion (OI' dii. 16 bis et 1$). I)ans (Je iioiiihreiix (ar lagniciiliciin aoi(Ie a ses 011 Viiers (Tc.s ahlo(atioils luhinhiales ('1 (IS indciiiiiiliis (je vie diene (1001 je iiioiitant (lCO55 (cliii (15 ahlocalioiis dues cii vertti de 1'\Ch' du 9 jiiiii 1944. I)aiis ecs (as. lenlplovcur a Ion jours
11 a uhrbt Lt garden Imur liii les ahl()(atiohls vensees pur la CaisSe
(Je (:1111 perisat ion. coninie (eid se Lt t dailleiiis Cli nlah('ne (hallo- eafioiis p our perle de salaire (() LS art. ). Cci te fa.cuit (Je om- penser les pnestations l)fl6Vohcs de I'agriculteur avec- les alloca- iions (ines lt ses ouvniens agnicoles est mainlenanl express(inent prvue lt l'ariielc 1() bis des disposifions (I'exCutiol1. 11 arrixe son en 1 toll i efols quc l es alloeafions fani.iliales et les 1 odem ni bs de vic cliere ne soiciii pas pavcs sc1)ar&nen1, n i ais soient C0111- prises dans he salaine. 1 eniploveur poiirra toujours prtei1(]1e lt lalloeafioll lorsqiii 1 I mie dii 1 navailleur agrieolc un salai re doiit le nion tan 1, v eoin pnis les allocations lani iliales eI les illdelhh iiif(s de vie eh&re dpasse les Iaux locau x usuels du inon taut au fflojfls des alloeations auxqitclles a (1 roit le travailleur. 1 'employeur qul revcnclique lallocal ion (10! 1 cii faire Ja deinau(le pur 6 ei t lt Ja Caisse et proiiver qu'il rein plit les (onditions nequises.
Si sa dcnian(Ie est a(-c'epltc, l'cin ployeu r sii((ede au travail- leur dans ses clrOi ts. II peu 1 (loilc prtI eiidre In i-nleine lt l'alloca- tion ci Lii taq tier Liii l)esoi ii Id (leCisiOn de Id Caisse devant ja corn- IflisSioll darhitrage (AG 1. art. 11 Pr al.) : il peul tgaleinent recourir lt la place clii travailleur cii cas (je diffrend relati f LilE clroit lt l'allocaiioii 011 an iiiomitaiil de celle-ei (OL art. 18. 2e al.).
1135
111. Allocations aux /)yil!ls /e la inoii(agne.
L'allocaiion potir enfant a W augiiieiite dans la ime rncsurc cliie P°'" les travailleurs agricoleS, soit de 7 franes t fr. 30 par inois (ACF art. 5, '20 al.). Ont druit äL 1'allocation le propritaire, fermier Ott usufruitier (jin \OUC SOJI activit( princi- paic i l'exploitai ion d'un l)ien rural, ainsi que les personnes 1)a1cfls du sexe inasculin qui sollt rgulirement occupes avec liii (lans cette exploiiition. Ce (Iroll suppose (loJ1C que les ab- cataires sont de profcssioii pripiTe agricultcitrs, c'est--dirc cours de l'anne ils consacreni la majdure partie de leur activit it la culiure de leur doinai ne. Auparavant, le fils, par exeinpic, d'u ii paysan de Ja rnontagne qul di rigeal t en fait 1'cx- ploitation pour catise de dk's ou de inaladic de son pre, ne IJou\rait ps rccevoir d'allocations J)OUF ses frres et suurs de inoins (Je 15 ans, cc que les intresss jugeaicnt c1ioquant. C'est pourquoi l'articic 3 des dispositions d'excufion a complt pur un cJuatrin1c alina qui prtvoit qile si lexpiottant meurt 011 se retire par suite d'incapacit permanente de fravail. le parcnt du sexe masculin qui dinge en fait l'exploitahon liii succde Clans ses droits. La mjjie rgle est applicahle cians le rgimc des allocations pour perte de gain (A(FG art. 3. l al.).
JJ7 • D1er,nination e/ j)aieien 1 (le.S uilloea tions.
1. (7aisse (le compensalion cmnpefente (Of,' art. 12). Par circu-
laire du si juillet 1944, Je dpartemcnt (Je l'kojiomie publique a dI1arg les caisses syndicales de cooprer ä l'exkution de 1'ACF (itt 9 juin 1944. Cette obligation ressort maintenaiit de l'article 12, 1er alina, des dispositions d'excuflon du 20 juin 1944, d'aprs lequel les travailleurs agricoles doivent remeftre leur question- naire ä la caisse de coinponsation dont dpend leur employeur. j usqu'ici, les allocations aux Tournaliers &alent payes, cii rgle gnrale, par la caisse cantonale, mme si l'employeur &aft affi1i i une caisse svndicale. Du moment qu'on ne faif plus de diffrence entre travailleurs stables et journaliers, les allocations dues ?i ces derniers doivent dsormais foujours ire payes par la caisse lt laqucile est rattach l'emploveur. Les paysans de la 186
niontagne envoient Ieur qiiesfionnaire ä la caisse de conipensa- Ion (Je lehr canlon de domicile.
Relation avec Ie.s Iimes des alloculions pour perle de sa laire ei de gain (AU' art. 17 ). Jitsqu'i inainieiiaut, un travail- leur agiicole 011 LIII J)aYSLIn de in inontagiie IiC pouvait pas rece- voir simttlfan(meI1t des allocations prvues par l'ACF du 9 juin
1941 et des allocations pour ierte de salaire ou de gaul. Avant
(je verser les premkres. in caisse devait dutte toujours s'assurer si I'intress avait DU 11011 fouelu des allocations pour perle de salaire ott de gain. Cut examen, de mtme (JUfl Je calcul (1CS all- cations - (Ines en vertu de 1'ACF du 9 juin 1910 en Cas de service inilitaire du travailleur ou du paysall donnaient aux caisses healjcolt1) de travail. D'aprs i'article Z revis de l'arrI dit Conseil ficIiral, les iravailleurs agricoles ei les pa sans dc la tiioiitagiie penvent louclier i lavenir ces deux sortes cl'alloca-
1 ioils CII I1III1e t emps.
Fichier (OFt art. 14. ie al.). Les cxpriences faites jusqu'ici ont montr qne ]es cIonnes faisalent dfauf qm aiiraietit permis d'valuer les cicpenses occasionnes par une extension du service d'allocations. Cesi ainsi que les rpercussions financires dcou- laut de in revision. le 15 mars 1946, de l'ACF (In 9 JLII11 1914 ii'oiit 1)11 tre ives quc Tune iiianire trs insuffisante. Pour rcnl(dier clortnavanl t cet inCoflv6i11eut, les d151)ositioflS d'ex- cution prvoient que les caisses doivent tenir un fichier des ayanis droit.
Friis (Texcculion (OE art. 1-bis). Aux termes de l'article 16 ACI, le dpartement de i'co1ioniie puhiique doit Mieter des dispusiliotis au siiet des subsides tirs des fonds centraux de colnpensatioll pour cIidominager les caisses des frais que leur )ccasionne l'exctitiun dudil arr&l. Jus1u'it inainfenaiit, les caisses ont revti t ccl effet un subside de 2 % des allocations payes, taux qui correspond ä celui applicable dans le rgime des allocations pour perle de salaire lorsque les caisses verserit les allocations directernent aux sa1aris. Celle rgle a 6t6 adopte POUF Je service d'allocations aux travailleurs agricoles ei aux paysans de ja montagne. 187
Etat des fonds centraux de compensation des rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain. (4 frimestre 1945.)
u COtIFS des mois d'octohre. iioveinhre et dcceiiibre de l'an- nc 1945, les contribul jolls des emploveurs ei des travailleurs au folld s des iIloca(io,is poui' perle de salaire se sollt Ieves 6S235 -501 fr. 33, et edles des poti%oirs publics (Coiifddration, cantons ei COm1flUflC5) ä 8 643 764 fr. 28. Durant la nirne pc- rinde, rles allocations pour perle de salaire ont atteint le mon- iiit de 9 802 738 fr. 50. les (l)efl5d5 occasionnes par la cralion de possibilitis de iravail 2907 452 fr. 40, oeles potir l'aidc aux eliömeurs 60 165 fr. 09. les allocations de tratisfert aiix fravail- Icurs affcc1Ss Ti I'agriculture it titre extraordinaire 6682 916 fr. 54 ei les allocations aux travailicurs agricolcs 705 154 fr. 95. Au
31 (]cemhre 1945, le fonds ccntral dc compcnsation clii rginic
perte de salaire s'lvc a 532 166 926 fr. 76 en regard de
473 595 214 fr. 31 au 30 sept einirc 1945.
Les agricultcurs ont coniribu au fonds (les ailocaiions pour perle (Je gain, grouj)e de l'nricullare, pour un niontant de
3588650 fr. 31 cl les P0L1V011s pttl)liC5 j)oiir 37-360S fr. 34. Les
allocations pour perle de gaul vcrses aux agriculleurs se sont 1eves lt 602 728 fr. 56 ei les allocations aux paysatis de la inontagne lt 1414409 fr. 82. Au 31 ddccrnbrc 1945, le fonds ccii- tral de cornpeiisation du rgime perle de gain, groupe de l'agri- cullurc, est de 20 196 922 fr. 58 ca regardi de 18492 846 fr. 42 au
30 scptcmhrc 1945.
Les persoliiles excrant itnc activif indpenclaiite dan. 1'inclustrie, l'nrtisanai ei le commerce ont pay6 pendant le qua triine triinestre 1945 des contributions d'un montant d
5 847 987 fr. 34 les pouvirs puhlies oiit contriI)ut pour um
soinnie de 482 365 fr. 64. Les allocations vcrses aux industriels artisans ei eomrnerants onl de 935 389 fr. 65. Le fonds cd
tral de comI)eusaion du rgime perle de gain, groupe de l'indus- flie, artisanat ei conimerce. a pass de 20 741 868 Fr. 3 (30 sept. 1945) ä 26047 543 fr. 63 (31 dceinbre 1943). An cours du 41 t rimestre. ]es alloc[llions vcrses nizx etudianis uni atteint lilie somme totale de 116 765 Fr. 20, prle\e sur les fonds eenlraux claus les proportions suivaiites : 70 059 fr. 12 sur Je fonds (les allocafions pour perle de salaire ei 23 353 Fr. 04 sur eliaeuii des ioiicis des allocations pour peite de gain. groupe de 1agrieulture ei groupe de l'industrie, artisanat et eoinnicree. Ces ninies fonds uni eiieaiss6 9S 050 franes de conirihutions verses par les tudiants: 59 190 fraiics pour le fonds du rgiIne des aJlocations pour perie die salaiie ei 19730 fraiics pour chacuii des groupes I)rcit&s du rgi tue des allocations pour perle de gain. Les coutributions des 6tudianis ont ainsi, pour le trimestre en cause, couvert prs de 85 % des alluealions payes. es I!L)iS /oiicl.s cenliaux (lc colnpefl,sa/ion I)rse111ent au
3 1 deembre 1945 na solde total de 57S41 1 392 Fr. 97
) contre
514 829 929 fr. 48 au dbut die cc trimestre.
*) Cc chiffre n'est pas dfiuitif. ],es frais d'administration ne sollt indiqus que dans le cornpte annuel.
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uecisions d esescommissions r, 1, 1 1 iecieraies cte surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.) A. Dcisions de la commission fd&ale de surveillance en mathre d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Champ (1'apphcation.
NI, 646 N0 647 : Notion de l'engageinent. N0 648:
2. Salaire de base.
No 649: Prestatioiis assimilables au salaire. N0 650: Remboursement de frais.
3. Allocation potir perte (Je salaire.
N0 651 : Indemriit de mnage.
4. Procdure.
N0 652 : Revision, mise a charge des frais, amende d'ordre.
Remarques pr1imivaires. Daus les dcisions rill, 646 it 648. la CSS s'occupe de la notion d'engagcwent selon les dispositions dii r€gime des allocations pour perte de salaire. Dans la dcision no 646, eile statte qu'un cainionneur de condition indpendinte qui cnIve les ordures pour le coinpte d'une corninune ne lui est pas 11 par un engagement. Eile abouitit ä cette conclusion en constatant (Tue le camionneur ne doit se conformer qu'ä des instruc- tions rnises dans 1'intrt public, tandis qu'il ne reoit, pour le surplus, aucune instruction de la conmiune (cf. ä cc sujet ainsi qu'iu propoS de la dcision suivante : n o 445, Revue 1944, p. 219). Dans sa d6cision u° 647 6galement, la CSS considre surtout si 1'in- tresst, un ramasseur de liit, doit ou non suivre exactcinent les instruc- tions et les ordres de la socit cooprative. Ne milite pas contre son assuetfissement le fait qu'il touche pour rmunration Je bnfice raIis sur les vcntcs de laif faites dans la locaIit.
) Note de la rddaction : Des dcisions traitos dans le präsent numro soni los dernires d6eisions de 1'anne 145 retenues pour la publication. La juris- prudence des commissions fd&a1es de surveillance pendant leur siximo aune d'activit6 se trouve ainsi cornp1t6e. 190
Ie Jernijei' dtiiie exploitai 011 agricole est assujetti au rgiine des allocatioiis 1)0111 perle dc gaul. Ii pellt touietois &tre SonmiS ga]enieint au rgiii1c des allocalions pour perle d u salaire en raisoii des liii vaux qui ne sont p115 cii r apport aVec Soll aCtiVi( (lauS lcxploitat ion, [)ans sa (l&ciSiDi1 n° 648. la CSS a proilOiic ([11'tuil lermier cliarg (l'al)z'i t re rgulireuiienl du hois dans ii ne for&t du bau lehr non coiuprise (laus Je (lOflIahuiC alferuui6 (lud VerScr. Stil' la reluluhhhratuoll (Jhl' i 1 tünche pour celle activiti, les eüuit i'ibuitions 11V1Ie5 dihuls le rgime (lt'S ahlocahions pour perle (le salai r e. Selon larticle 12, ir ih1ill1iil. lO, est i'(pUti salaire de base le revenu net des voyageurs dc Commerce ei des autres persouincs tiont lactivitt profession neue s'exercc ei est uunuuurie du ne manire ii ulalogile. Celu-ei coiiiprend Je salaire fixe ei les ilinients variables de Ja rinu- nrahon, abstractioa falte du frais de h;OjJue icinhotirsis sparuneiii. L'article 12, 6 alinia. anden. I() assinulait t'xpressuueiit aux vova- geurs de comnlerce lt's unorileurs (Reiseniontenre) c[ile leur entreprise CflV0iC de heu en heu 1)0111' procder au montage et ii J'instatlaiion des nuachines livres ei quelle indeuiiuusc coniiiie (les vovageurs de coiniiierce. On doit cont titier de se Icuit' a celle conception. Pur ana- logie, les indeinnits de (lplacement ahlou&'s aux employ&s occiips pendant des priodes a.ssez longues hors de leur heu de doniicile - il ne s'agit pas id de voyages, mais hien d'un sj0ur (1 une cerlaine dur& dans Ull Iflfl1e endroit, ne sollt pas souiinises l la contril)ution pour perle de salaire en tant qu'e]les reprsenteut le reunhoursement des frais suppkunentaires encourus par des euliplovs (dcision n° 649). Les reniboursements (Je frais ne sollt pas cii principe SOuuuis i Ja coniribution prvue dans le rgiine des allocations pour perle de salaire. L'int(rcss tlod loutefois potivuir dinouiti'er (Julis quelle mc- Stile les sounines qu'il a fouc}i6cs reprsenteni la rninntralion de soii fravail ou, au • contraire, hin reinhotirsement de frais. S'il s'agit d'un vovageui r de commerce ou (Julie au 1 re personne dont l'activ i t pro- fessionnelle s'exerce et est rniunre dune inanire analogne, oD peut, lorsque les frais ne sollt pas remiuhoiirss sparment, dduire 20 % (In revenn brut pour les frais de vovage (10 art. 12. 3' al.). Selon l'arti- ehe 12, 40 alina. 10, l'offiee f6(Ira1 (Je lindustrie, des ans ei intiers cl du travail peuut toutefois, ei) cas de circonstances particulires, Mablir des rgles spciales pour le calcul du salaire de base. De Ih s'est dve- loppe une pratiqume quc Ja CSS couusacre dans sa dcision 110 650 cii statuant que les irudemru iis eer.ses aux orianes ei ernp1oys classo- ciaiio,is prih)Les J1ii ij e.verceni leur LciiuiI ä titre acce.ssoire sollt cxonres de Ja contribuition itis(Iii 'ä comicurrencc de 100 francs par anne sil est inipossihic de constater exacienient les somune.s (IeStiiles a couvrir les frais euucourus. Prcisanl Ja ddisioil n° 441 die Ja (G (Revue 1944, p. 554), Ja CSS statue, dans sa (ludisiOlu ii 651. qume Je nuilitaire cjui possbde im
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nage ca proprc cJan leticl viveut ses ciiFaiit uaturel.4 i'ecouiius voloii- oi il Jes a tairclllcllt 0 (11oit (1 lindel(01ile de II(IL1L 0 pailil (10 jour lt CO 1 nIlS. ciilcs peuveut loire J oJjet (lline deiiiaiule (Je i'CUIsiüll les (ItCisioiiS de Iii COIIiifli5Si(IIi (1C S(irveiil(IiiCt' q ui ont Je reiiurant. Si celui-ci 11(1 1)05 t6 Jts6 pur le dispusitii (Je Ja (I(Ci5i0li, I n (011(iI1iSSIOII doit ecu rter so deina id' (pf. deeHioll Vi" 4. (Je Ja ( Revue 1945. p. .i Ja (0111111 ilsIoll (larJ)iil-Zig (, 011 du siI1\eillail cc a reje1 uti reCour.s pur Je nailif tjiie Ja Cuisse ilV(Iif (Jjit (i(Ji(lis JCS prtteiitioiis du reeouiant, CC (leillier ne Saliluif (Immuhr Ja ievisioii (Je Ja (J((iSi0r1 de rejct sous IntWup (Uc la ColliIiiissioli illilait CJC (lcclaler S011 reeours uns OJ)jct u 11(11 (Je Je jugcr quatit au fud (dciiou Ii 6521 Si iiue persoline (l)la(liie UUC (J1C1Si01] (iii i ne Ja pas 0Y 1)111 gofit de Ja chicane. il tst ir'te. ('11 1(115011 (Je cct (11)0.5 (/(1 (Ii ((ii de Ie(ottlS. de mcli re a. so eiiaige (UI e!1IOI11IIIe1( 1 (je (/ecesiol( Ii (011V ciii Igalc111eI1l diii fliger .
lifle U,nelldc (laidre au recouirufl 1 - ((ii i( ccliii ( iu dcuiiaiide wie ievi- Si()iI - 101S(1tliJ ii Yi0l(IZ. (laus Se lapporis uvcc Ja CSS. les eoiivc- iiallces (onhiluuii(Jce.s pur les J)01iI1C5 iowurs.
N° 646.
1Jn voiturier de eOfl(litiofl indepeiidaiite qill enkve les ordures pour le cornpte Tune eommune cl ne (1011 se conforiner qu' t des ins- trucijons mises dans l'in!rt public (exigences (le la Police sani- taire, etc.) ne se ironve pas li t celle commune pol un engagement au sens du igirne des allocafions pour perle de salaire, ii moins que d'autres faits ne pei'mefleiii (Je conehtre l l'exisfence d'un taf (le s uhordi nah 011.
C. 1., voituricr. est charg pur la cain iilllllc (le S. de lenkvcment des ordures iinag'res. La niunicipa1H6 mcl t sa diuposition deux chors spciaux Ochsiier. Daprs Je plan etahli par eile. l'cnlvenient des ordures doif avoir heu i eertains junis ei selon 110 certain ordre. En outrc, ne (løivdflt ire vid€es quc les poubellcs (in in0clie Ochsncr. La caisse a assujetti C. L. au rigiine des aJiocations pour perle de salaire et chgl de la Conimime (Je S. cii so (Iti0if6 cl'employeur les contrihutions siir les 50 % des iiidemnits vcrscs, les autres 50 % tant coiisidrs eoinme rcinhoursenicnt de frais. La commission d'a rbii rage o rvjct6 le recours intcrjcti par la coiiiiiiiiiic COfl) te CCttc decision. pour Je motif qii'ii eXiste (in ('ligagcnlclmt au Seils du des all- rtginc
se pOur- cations pour perte de salaire entre elbe ei C. L. La commune auprs de Ja CSS. Eile fujI vaiomr voit conire cctte dcruiirc deision mohfs (Je poJice de coii trainte d'iitro- qu'efle s'est vue pour des saimt
duire ehlc-mn&nie Femploi des chors spl!ei0ux Oc!isner ei de prendre Mais des mncsures «ordre pour leimivenmcmmt des ((idurcs nnrmagres. Ces pre,scripti ons. L. lii)VC (Je 5 acquitter cmi dehors (Je est eiutiereiiieumt
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soii gri de son iiiaiidil . In ( 'S') adiiict Ic rccaurs polir ]es inotifs suivants C. L. cxcrcc du lll.ailierc iiidpciidante Ic iiuticr dc voituricr. Coninic id. il ('x(iClltc los iraiispoi'ts coiiforiiiiincnt all iiiandat (juc cliacuii pellt In i don hei'. Oii doit ai isi prisuincr q liii proede (laus los iiicnic coiidjtons i lciflvciiieiit des ordu ics intuagres pour In conuinine de S (iii iie poihi'i'ai panel' (11111 ciigagciiiciit (Iic Si le eonti'at ([lii ic lic .
ll lit 1I11111icipiIIitt. avait loulus los caract(i'isti(iics (11111 contral dc travail. Lt CSS scs1 dji pi'riniiicc daiis cc suns (lans ses dk'isions iiS 225 ei 343 (Revue 1941 p. 530, ct Revue 1945. p. 161). Mais cc West piis le cas cii l'esj)'cc. Lcs raisolls qiii 011 t ainciu In cotam ii ne de S. i prehldr(' cci'iaincs (lispoSitii)lH pour leiikvcinciii des orduies inna- gres sont inspirics pur le sottei de Iin11ir't public. ei parlietlier de la police sanitaire. Lllcs ne peu veiit tione pas avoln pour effet de crcr liii €ta t (je stilxii'diiiatitin (laus les napports ('Ofltraclucls aveC ('. L. (cIui-ci ne se troii ve )dS S1II)O1'd0lln( (Inne inaulire Plus etroitc (!ne ne Fest loul voiiunicu' ä ltgaid dc son eben 1. (No 397. ('ii lii eailsi' euuuiiilic (le S ion, (In 1. (lieenlhi'c 194.)
NO 64?
Loisqui'uin ramasseii r de mi t doit peser, filtier e t rafiaichir Je mit ieeuteilli ei buche I)O1LF reinuiteintion le l)en(fice provenant des ventes de lait faites sur in place, il est 1i u Ja socift cooprative de laiterie par un engagement sdon Je rgirne des allocations pour perle de salaire autant qu'il est tenu de suivre ses instruetions et ses ordres.
[. W. scsI ohligi p ur ('OIiti(lt \ iceucillir Ic lud jour le conipic de ja i'eeouraiitc, 1111€' s t'iitt" cO0pi'ahi vc de lautcrie. Son MAI collSisle iraitcr scion lcs rglcs du intl er Ic bit 1 ivr6. i le pc' t ic fi Ituer ct claus ja niesure 011 il dcvra btre lu'auispuntt. \ le ratraieliir. En outrc, il est tenut daidei le camuonhien r i deliarger lt mit. Poti i r&n uinration de celle activih. (letenull ine par contrat, il buche la marge de hnfice provenant des venlcs de bit faitcs suir la place. La caisse Fa assujct1i au rgiIne des allocat bus p0111' perte (Ic salaire cl a i'claiui stir los soln- ines (Lili 1111 Ii nient versees lt'S t'oiili'ihiitioiis (le leiiipboycur et dc lcinplov. La recoiirante a attaqui celle (liiCi.sioll (lCVLt1it in Collllllissiofl darhitrage qlli l'a (I(lJoutle P" le motif quc Ic eonti'at coiiclu cnbi'c les parties repSsenfah un engagement. La conimission s'appuyail en particulicr sur in considibiation quil exislait entre los parties un rap- port (Je suiliord ihiati011. l'cihiplov tant lena de respcctcr les insiruc- lions ei ]es ordres de l'cmploveu r. La reconrante se pourvoi t con tre celle dicision (levahul Ja CSS qt ü i'ejcttc lu i'ecwirs pour los inotits suivants L1 (IS a soitvcnt stath16 quc la notinn de Icngagcincni a tale porte plus lange dans le reg ne des allocations pour perle du salaire (ltld
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selon les dispositioiis (in code (ICS obligations toucliaiit le contrat de travail. Ii engagement selon le rginie des allocations pour perte de salairc c'est 1i le critrc fojidaincntal perincttant de distinguer les denx notions - des qu'une activit lucrative est cxerce de manire clpcndante, en d'autrcs terines ds clu'une partie est siihordone Fantre, l'employ tant tcnu dobscrvcr ]es instriictios et les ordres de icinpiovelir. Or. ii ressort ciii contrat passe entre E. W. et in recou- ranic' que cette condition est sans acicun donte ralistie en 1'espcc. Le cuiitrat fixe exactement In nature ct la (Iurc de Factivit, sa rmu- ncration, je prix d'achat du bit auprs des fournisseurs et soti prix de venfc. E. W. n'est pas libre flOtt pIUS puar cc qui buche ic coinmcrce du fromage et du heurrc': il (1011 acheter ces produits ä une socit cooprative de froniageric dtcnninee. La socit fixe la marge de profit servant i calculcr le prix du veitbe. Eile supportc les frais (i'(cIairagc du local oi le laib est rcciieilli. Le rainassenr est CII outre ohligti de reconiiaitrc conunc na lncnt du conl rat et d'ohscrver C0flSCic]lCietiScifleiit dans toutes scs parties ic rglentent ne la fd- ration des socitcs coopratives dc froinagcrie cl de laiteric nie Suisse nord-oric'iitalc coiicernant les ramassdurs de bit. II doit enfin respectcr i tons gar(ls les instrtictions maiiaiiI du cotiiitt dc la søcit COOpi- rative. La (55 a dtj coticlu il I'existcncc d'un cngagemcut dans un cas analoguc (ii 226. Revue 1942. p. 53). (NO 398. CII in causc MlldjlprodUZd'flteit_GciioSScllsChaft \\olfhauscn und Umgehung. du 1 dtceinhrc 1945.)
N 648. Le ferinier cliarg (1'abattre rguli'rement du bois dans tine fort du bailleur qui n'appartient pas au doinaine afferin se trouve, pour celle activit, 1i au bailleur pur im engagement selon les disposi- tions du rgime des allocations pour perie de salaire. Le rccourant est propritaire cltiii doniaine agricole qu'il a affcrm cl d'une pctue fort. 11 s'est rgubiremcnt accuiti pour ces dcrnicrs die la coiitrihution nieiisuclle dcx p10i1a1i0n. Le fcrinier proccie rgu-
1 iircincnt chaquc annec aux ncttoyagcs ci mix ahalages iuccssaires
dans In fort. fl est rtinuiir poiii' cc 1 ravai 1. La caisc avant rc1am ICS conirihutions pour perle de sabaic stir cutte rnitinration, 1'iIIt- ress a recouru i la coninnssion tjarhitragc. San recours tut rcjet. Lii comiii isSion darhit rage jugea quc' In' rapport juridique entre le propritac cl le feriuicr devait trc coiisi(1~, r6 eoinine tin engagement selon les (lispositions du rgimc' des albocatiomis pour pertc de sa]airc. Le rccourat attacimie celle dcisiomt ijcva itt la CSS qui le dbotitc pou r ]es motif5 suivants Le fermicr est assujet Ii 1)0111' IC domaIne pris i ferme au rgimne (lCS allocations pour perle (IC gai 1. Le tra vai 1 accompli (laus Ja fort.
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11011 e11glob(e (lans le domaiiic affern, n•a rien i voir avec Je contrat
(Je fermage. A teneur de soll contrat, les travaux effectus en forst n'entrcnt nuiictnent dans le cadre des aftrihittions du fermier. Comme Je fermier est charg d'abattre chaque annc 1/20 eiiviron des bois et qu'ii rc(,oit it celle fin une rinnnration, il ne sanrait tre question en l'esf)ce d'un dngagenient femporaire pour excuter certains ouvra- ges dtermims et 1iinilis seloii I'article 2, 2 alin6a. 10. Si le nettoyage (Je Ja fort cl 1'ahaiagc des bois 6taicnt effectus par de Ja main- du'uvre trangire, les contributions pour perte de salaire cicvraicnt ire igaJemetit aCq ttitfes, puisquil existerait sans aucun doute, en Jespce, un engagement. (Ne 396. en Ja causc L. Zeliner. (in i? dcenibre 1945.)
NO 649 Les in(Iemnits de (hpIacement nhloues ii des emp1oys occu- ps pendant des priodes assez longues hors de leur heu de (lomicile ne sont pas sonmises ä contribution en tant qu'elles ne reprtsentent qu'un remboursement des dpenses supp1mentai res rsultant du travail t 1'extrieur. Les sommes verses i un emp1oy pour l'tude de plans, etc., reprsentent la rmunration du travail Yourni et sont pur cons- quent soumises, dduction haUe des frais diTirnent prouvs, ä la contri- bufion prvue dans le rgime des allocalions pour perle de salaire.
Ex/rau des ino/i[s
1. La coniniission d'arbifrage donne une interprtatioi errone de
[article 12, (je aIina. ancien, *) des instructions obligatoires, en disant qiie les (lisposifiolls visant les voyageurs (Je cominerce sont appiica- bles en Fespce aux ouvriers de Ja recouranfe. Ces ouvriers ne sont videmment pas des inoiiteurs (« Reisemonteure »)‚ mais des eniplov& oecups pendant des priodes assez longues sur des chantiers de la maison loigns (Je leur doinicile. Pur Reisemonteure Je 1gislateur entendait clsigner seulement les monteurs qul sont env0ys par leur entreprise de heu en heu pout proc(ler au montage et ä I'installa- tion des machines livres, et qui sont indcmniss comme les voya- geurs de commerce. Les iiidemnits de dp1acement alIoues par Ja recouraiite Ii ses monteurs seraient cependant sonmises partiellernent contribution, au cas ofi dies ne reprsenteraient pas seu]emeit le iembou rsement des dpenses suppl mentaires encourues par les ouvriers travaillant lt l'cxtricur, mais aussi une partie du salaire. Mais sur cc point, les pices verses au dossier ne fournissent aucun indice, en sorte qu'il convient cI'exon€reu (les contributions les indem- nits de (Iplacement CII question.
1) Maintenant 10 art. 12, 1er al. 195
2. Ii ressort du rapport dii contrleur (Iuc la reconranle a versi i
des enip1oys sl11)rietlrs cl ä (ICS monteurs iine SOinne (Juli moiitant gal t un salaire mensuel. it la liii des aiili(es 1940, 1941 et 1942. La cornillisSion d'arhitrage a avec raison suilmis i contrihutioii le mon- tani aJlou LUIX inonten rs pour lettide (Je plans. (101ic poli r des presta- tions de travail. L'expl ication de In recou ran 1 e, selon laquel je eile ne pourrait plus donner auourd'liui le dtail d'iiideiii iits verses cli fin cl'anne. et Je fujI quc ces honifications laicnt j ustement (lun montant 4 -al au salaire metisuel, nionlreiif hien qu'l s'agit li essen- tiellcineiit dc gratifications SOnIniSeS it coiiti'ibiitioii et dc suppi- nienls pour travaux excuts cii deliors des hciires de lravai 1 habi- tuelles. I_.a caisse ne (bit cxoiu"rer ces indcmnits que dans la mesure Oii la recourante apportera Ja preuve que edles-ei coniprcniicnt les icinbon rseinenls de frais cffectifs. (N° 1255, en Ja cause Burgi & Cie S. A., dit 21 novcrnbrc 1945.)
NO 60. Les iiidemnites verses aux orgailes et ernJ)i0yS d'assoeiations privtes qui y exei'eent letir activili i litre accessoire sont sournises t in contribuition prvue par le rgime des allocalions pour perte de salaire (ACFS art. preniier, 1" al.; 10 art. 14, 2 al.). S'il est impos- sible de dterininer exaciement (lans quelle mesure ces indemnits scrveni ä couvrir des li'ais encourus, 011 pourra ca rgle gnraie estimer les d5bours exonns de In contribution t 100 francs par anne au maximum. La caisse a cxig6 de, E'intiine, u nc societe du sccou is mutucis. le paicment des conlril)111!ons sur les indcniiuts vers(es de 1940 ?t 1945 ses prsident, secr6tairc ei caissicr. Saisie d'u ii rccours, in coinmis- Sioll d'arhitrage a proiiiicc qu im montant dc 550 franes par anne n'tait pas soumis it contribulion ; les 4 % n'taicnt dits quc poti r le surplus, sous ilcductioii lc 25 % repi'(scutiuit Je reinboursenicnt de frais. Uoffice f&lral attaquc celle dicision en concluant i cc qil'il plaise i la CSS de fixer i\ 100 francs pur annc le monlant non soli- mis t contributiou, les 4 % Haiit (inS 1)0111' le surplus. L'officc expli- que qiie in commission d'arbitrage t largement dpass les normes en usagc j us(juici au sujct (li'S d&luctions p our les ikbours, en fixant le moiiiant 11011 SOumis i contrihutwn i 550 fi'ancs par annc. La CSS adinet ic recoiirs pour ]es molifs suivanls Ii est elair (1C bes iidcmnits versecs par lintinit.e ä ses prSi- dent. secrtaire cl daissier ii' sont cii i'muii6ration (l'uii certain tra- a git la « dune cel'lunc gratitude vail. Itile reconnait ci1c-nime (jll'il s' pon!' serotces rendus ii In socit . Ainsi se tronvent remplies ‚es con- dilions mises i 1'cxistence (iii n engagenieiit au sens (111 rgimc des 196
allocal buS p0111 IJeile (Je Aale cl (les IoN Iintirne d Foh] igatioii (Pc (Olitlihuer Stil CCS paieinents. Quue eis 1 uidciriuijts 501(111 iiival 1 fies (PC salaire ou (je « inarque de gratil ndc ne cliii iige rien i cc fujI. Dans iine informalion puhIic dans Ja Revue (1945. p. 81 SOI1S n° 118), lofluce fliiraI a cXpri n16 lavis quc les iiidcnni iis verscs par des ussociations privcs il ]eiiis orgabies (t fonctionnai res petivent Etre consi (1 res jus(juu concurrence de 100 francs par all iiec coinme rein- houirsemcnf ik' frais. Cc unontant pent neaninoi IlS dauis certaitis cas I re frop 1106 on trop bus. On ne (Icvra d's lors pas Sei tenir uni- (Jhlelilelil it cutte in forunutioui, (1ui n'a d'ai Ileurs aucun caraclere ohli- gabi re. mais hien aux (Ibou ii cffectifs cl prouvs encohirhis pur an organe on iiii foiict iollllai re. itn ievauiche, celle inslrncfion sera appli- ( IhiC 'i lilie diuidieafiou gniaIc en cas de, doule. L'alltision de, in
coiiim iSsi011 (IU 1I)it lage atix j efons de pr6sellce des collseilS d 'adia i- ii ist iation. q iii ne sont pas soii uiiis t coiitrihutioui, est Sans i mporlance en l'esp'ce. 1 'exon6ration compI1e qile sollicile I'intinie nest pilS possi hie. ija ice qhle, cout iaireincuit au rgime (les aliocations JJ0l1i' perle (Je gauiu. Ii' rcgin1c des allocafions P°0 1 perle de salai re ne iii prvoit pa. (1\ 590. cii ja cause a 1 e liogrs a ('1 coiisoits. (111 16 tiovenihre
1945 (iLuu1S ie mnic seiis iv, 39 ' en Tu (aiise thinn Chorale. Igtement
(lii 16 iiovcin l)re 1945.) N0 61.
1. Lorsqu'un mililaire abandouine son ninage ensuife de divorce,
il perd tout droit ä iine indemnit de mnage. Mme si, dans le Mai (l'uifl an i compfer (Je SOfl divorce, il fon(Je 1111 nouveati mnage, Soli (Jrojt t 1'indemnift ne renait que si son pouse ou ses enfants vivent iiVCC ml (10 art. 7, 41 al.). . Lorsqu'un militaire possde un mnage en propre (lans lequel vivent ses enfants naturels reconnus volontairement, il a droit t l'indemnili de mnage ä partir du jour oü il les a reconnus. E nsiute (Pc 5011 (1 ivOrcc, Pc recoii rant a ahandon ul(sOil iilui agc, J e Ir fcvrier 1944. pour aller hahiter chez sa mrc. Le l e , avril 1944, il a Jou. daiis Ja m&rne maison, an appartement (laus lequel ii a vicui avcc sa inrc aiulsi quavec iiiie feunme qiii liii a (lonn(. Je 6 octobrc 1944, liii enfant naln rel. II a volonfairement recoui na 1'eiifaut, Je
15 iioveunhre 1944. La caisse et in commissioii d'arhitragc liii avant
coiitest bat drott u Ihndeninh6 (Je ninage pour les jours d e service militaire accornplis de niar.s ä uiovernbre 1944. il forme na recojirs (levant Ja CSS. 11 alkgue qu'il n'a pas, aprs son divorce, ahandonn Soli mnage antricur, ca sorte qii'il avait clroit t lindemnU6 de inuiage peiidaiif une anii€e encoree conforminent allx (liSpositionS ca vigueiii. La CSS adrnet Je recours, annuile Ja dcision de la com- mission darbitrage cl renvoic Ja caulSe i la caisse pour noiivclle dcision.
197
Ex/nut des moli/s Aprs son divorce. le rceourant na pas seulemeut chang6 de doniicile, mais il a bei ei hieii abandoun son m&iagc ant6rieuE. En effet, il a clabord hahit detix mois ehez sa mmire ei cc n'est c[u'ä partir du 1 avril 1944 c1uiI a repris im appariement I)OUr y vivre avec sa rnre et une femme qui n'iitait pas son pouse. C'est par consquent ä juste titre que la caisse ei la cotninission d'arbitrage, considrani cette ituation, lui out cl&i ii Ion 1 droit t 1'i 1 deiiinif ne m1nage. La CSS a d ~iä statuti ä plusleurs reprises qii'un changemerit de doiniciie n'af- fecic pas ä mi senl le (irolt i l'indemnits, mais que le inilitaire perci cc droit avant 1'expi ralion clii (Wal dumme aniie priivn s'il ahamidommne soll m&lage en propre. Le d roit i l' iii(leiniiit6 ne reiiaif lorsqu'il fonde Ui) nouveau nnnage que s'il v vit avec son pouse 011 SCS enfants (cl. les (ticisions n 352. Revue 1943. p. 467. ei n' 632, Revue 1946, 2e fascicuie, p 104). .
En revanche. 011 doit se demauder si le militaire n'avait pas droit ii une indcnmnit de mi)age -(lisfmcte de la prcdenfe pour le motif qu'ä partir d'une certaine date soll enfaut naturel a vcu (laus iC nouveau miiimage qu'il avait fond. L'articie Z, 2e alina, 10 riaccorde i vrai ciirc cc droit qu'aiiX milifaires (liii font mninage cmii- mun avec des parenis cii ligne directe ascendaiite mi descendante, etc., pourvii que vivent daus le m&nage leur pouse ou icurs enfanis 1gi1imes. U1 CSG a cepeiidant proi1onc. daii.s sa dcision n° 441 (Revue 1944, p. 554). que les enfan/s naturels reconnus nolontairement doivent &tre assimils ä des eufanfs igitimes pour cc (Lili buche le droit ä 1'iudemmiitd de mnage, vii qu'aux ferines de 1'articic 325, 2e aIina, CCS, Ic pre a les rnines obligations envers eux que s'iis taient igitimes, ei Mant (lonhI, Taufre part, que selon la voiont clii ligislateur le militaire a droit t I'nidemiiit de mnage lorsqu'il a nil (levoir d'entrefien ä l'dgard de SOlI pouse ou de Lses enfants vivarit dans son rnnage. Pour assurcr une application uniforme du droit, la CSS se rallie Tt la jurisprudcnce de la CSG. Eile prdcise ([UC ic droit t i'indeinriitii de imnage ne prerid naissance que le jour de la recon- naissance de 1'cnfant naturel, vu cju'avant celle date le pre a bien un devoir d'assisiance envcrs 1'cnfarit, mais qu'il ne lui incomhe pas (le 1'entretenir pleinement. (N° 1290, en la cause A. Maier, du 28 dceinbre 1945.)
No 65'
1. Le recourant ne peut demander la revision d'une deision de
la commission d'arbitrage ou de surveillance qui ne 1'a pas 1s quant au fond lorsque son recours a, pour des motif s suffisants, repouss au heu d'tre, comme il le voudrait, dic1are sans objet. 198
Un 6inolitment de deision peut Mre mis t la cliarge de celui qui forme an recours par pur got de la cliicane, vu qu'il s'agit alors d'un abus du droit de recours (RCS art. 9, 2e al.). Est passible d'une amende d'ordre celui qui, dans ses rapports avec la CSS, viole les convenances comivandes par les bonnes maurs en usant d'expressions grossii'res 011 de menaces (RCS art. 9, 3e al.).
Le 5 octobre 1943, la CSS a repouss im recours form par le requ- jant et a mis a sa charge un nioIuinent de dcision de 20 fraiics, estimaiit (luc sa cleinaiide n'avait dautre fotidement clue son goft de in chicane. Eile inotivait sa dcision en exposant que le Jifige Aait cievenu sans ol)jet par 1'effef de la dcision de Ja commission d'arbi- trage atta(I11c, vii que le reconrant avait obtenu satisfaction quant ii S(S conelusions fotichant son assitjettisseinent au rgime des allocafions pour perle de sainire, et vii (111il ii'apparteriait pas ii la CSS de trancher Ja quiestion. purement 1Iiorique, du traifernent dont la caisse doit user Ii l'gard des contril)uahles rca1citrants fenuis de verser des coffl ril)utions arrires. Le iequiranf deniaride la revision de cette cicision ki Ja CSS. 11 lui propose de Jannuler et de, prononcer quc. Ja caisse Jul ayant (loIin raison sur les points conteslis, Ja commission (larbitrage aurait (1i. 11011 pas repousser Je recouirs, mais le dc1arer sans objet. La CSS repousse Ja (lelulande (Je revision, prononce un (1m0- lumetit de cIcision et uinc amencic d'ordre. Ex/raU des motifs
1. Selon Ja jiirisprudence (je Ja CSS, in deniande de revision d'unc
chcision n'est admissible quc lorsquc se trouvent ralis& les motifs de revision prvus par les articles 156 et 137 de la loi fdralc d'orga- nisation judielaire du 16 dceinbre 1943. Cc West pas Je eas ici. Comme Ja CSS Je rclvc avec miettet dans Ja dcisioii en cause et Je requ- rant ne conteste pas ce point dans sa deniancle (Je revision . Ja com- mission d'arbitrage a dji admis dans sa dcisio.n la prteiition de l'intress de ne pas Mre assuletti au rgiine des allocations pour perle de salaire. Le requiraimf doit s'eii prendre ä lui-rnme si Je prsidenf de Ja commnission d'arbitrage ii'a pas d&lar Je Jitige sans objct, mais a repouss le recours cc qui mi'affectait en rien, quant au fond. I'issue de l'affaire-. Au heu dexposcr brivenient ei clairement que son recours &alt chhsorinais sans objct, aprs avoir revu le compfe corri-6 (Je Ja caisse et Jorsqime Je prsident le questionna exprcssment ii cc sujet, il s'cst rpandu, dans sa rI)011se du 24 avrii 1945, en expJications obscures et fortueuses. Le prhsident de la commission d'arbitrage a par consquent fort bien pu s'iinaginer que lerecourant contestait 6galement, t fort, les frais de sornmnation et d'administratioii dtis cii vertu du rgiine des alJocations pour perle de gain, et, partaiit, repousser le recours dans Je sens des considrants. 199
i)ans Ja dciiioii cntcste. J (IS a (lji fait ciitendre ciairc- ment an rcqiirmt (jtic. Je Wie tunt devenii S1111S ohjet par 1'cffet de Ja deeiinii de Ja cOminision darbiIragc. eile dcvait d's lars cüii- sidrer quiJ ilavait pr 6sent6 un recou rs (hiC Par goit de Ja cliicaiie.
11 scnsuit q ne Ja pr6seu1e (lenlahlde dc revision doit galcmdnt tre
rega rcie (0111 inc ahiisi vc. Ei (s1 par coioiqiieiit jiistc de nicttre i la ciiarg'e du requraiit un imoluinent dc (lcision d e 3() fraues (R(-'S tirt. 9, 2 e al.).
1 e requ 6 rant croi t devoir atl iver l'alteiition du juge sur sa dc-
ivande de rcViioii cii recourant a (IcS all tis uns parla itcnieit (i(pIaces, t des gros,si'rctfs cl nicine ä des iiieiiaees. II a ainsi vio1, dans ses rapports avec Ja ('. Jes con vcnanees coiumandiics par les bonues nuXurs cl csl coimdanmn( de cc fai 1 ä unc ammiende dordrc dc 50 franc.s. (N° 125. cii Ja calisc E. ()herl)olzcr, du 12 ilceinbre 1945.)
B. Dcisjoiis de la commission fd&a1e de surveillance eii niatire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Chanip (1'apphcation.
N 33' Assujetli.sscincni des vignes (, xI)loit€cs par Uni' conhiiiunc.
2. Exploitant.
\1 55 : I''pIoiIant dumme aiihcuge.
3. Obligation de contribuer.
N° 559 : Appiical Ion des fahles de Kcssicr (Erfahrungsziffern) ton- chant les hötels, rcsfau rants ct cufs. 1N 560 : f((diiction de In coiifribuition personnelle.
Remarques pFeil niiiiaires. Sont cxccpt('s de Fassnjct l isscnment. scloii l'articie p rem 1er, 2e al iu€a. ACFG, leS cOiicctivitms cl 1taWisseinents (Je droit public oti de caiac- 1rc cccisiastiquc qui ne visciil pas im hut Ineralif. Si loulcfoi.s une conmmunc vcnd Je produmit de ses vignes -- tels sont les faifs sur les- quels repose la (l(cisiou n° 337 •. eile vise ainsi uii huf mcm fif ei --
(bit pur consqueiit bire assnjcttie. pour cc (1Ui buche ses vignes. au rgirnc des allocations pour perle dc gail. La dtcision ii° 558 comitrihuc i preiSer In iiolioo Je IexpIOtfLitlf. Ne pcut ihr rcconnu exploitant itudiaiit qui frdquente uiie co1e au deliors et fravaille lout au PlUS I)Cfl(iaiit ses vacances daiis lauberge de ses parents. Scuic peut C'tmc d&igiue cii cetle (Inald6 Ja personne qui dinge effcctivemenf 1'expioitaiion .swl celle qui donne les ordres ei prend ]es iiiestires de (hreclion i1ccssair('.
200
1,1 (Jtfribl(Iiojt (1(5 peis)iiitcs de (ülidition iud(pendante (,st eal- e01- sur ui Lt 10151' (Je l eur 1aflFici (nilililerCial id (III ii restilte ii€' letir (0ln1)l(thiJit1. Si (dies ltd ii(llilelli pas de (0ltil)tabiIit 011 Si celle-ei pi(seliic (lds hiciiiics. tu caisse (bit fixer Iii cctiitrihiiiioii tu fahlant sur daiitres ciit'res. Eile peilt alois se foiiilcr stir des fahles ewpi- !iqile.s (Erfahrungsziffern) cii pr(iiaut totitefots (lunleut cii ({lnside- ratioti iii nature pariictifirc des diffrciitcs explollatioiis (deisioii no 559). ()n 01)lidiit Id rcveiiii liet iliOV(lI (jili scr( de hase a iii idiieliou de la cml lriLu,Iioji perso:titelle cii (ltid1I isa ei ]es frais giira IX (Id lex- pI0ititioii de ses receltes hrtiics (ord. ii" 4$. art. 2. 2u al.). (elfe dispo- sition s'appliqlie 1g01emd01 alix ('xplOilalils .51(115 e.vploi/afioit. I)aiis sa (lCCi5iOi1 ir 560. la CSG statue ca oiitre (tue h (kcisiOil ile la caisse ernportaiit r&luel ion de la Cuitt i'iliiifiori peul &ire reexaminec Lili hotit d'itiie aiine, iii'iic lorsqiie la rtiductitiii 0 M6 aceordec PUlli (feliX 11115, soit si Ic cunirihuahle pr(sente wie req ute P11 lCd lilie SOli revill ii adt o eileore diniiiti. soit qae la caisse. avaiit appris q ite cc reveiiu a au controje tilIClllelit(. ieeoiisidere Lt ffaire doffiec. De (dl te i1iahiire. la contrhutiuii per.sonhieile rdii je peilt üh v niiellX adiptee t la itua- tion reelle titi cotifrihtiahle.
Nc 57
Si wie commune vend le plo(luit de ses vignes, eile vise un but lueratif et est par consquent assujettie pour cefte exploifaiion au regime des allocations potir vene (le gain (ACFG art. premier, 2 ah).
Ex/rau des malus
11 peilt arriver t'i vrai dire (Inc les vignes (fluid (0fl1fl)liiid snieiif
si pelites qu dies ne serveitt i aucun hut lucratir et ( ltl' oll les exploite uniqueiiieiit. pur (xeinplc, p0111 dii firer iii Viii (Hinlilleur. Tel nest iouitefois pas be cas du [esphce si l'on seit tiejut it Fcxpos. (l'aillelirS (1 igne de foi. de la recon route. 11 Id rel ve e o rcssiiient quil l revend le prodint (Id ses vigites. I)ans ces coiiditioiis. elfe les expioite daus itu hut lucratif ci doit ehe assujettie all reg ne des allocatioiis potir perle de gaul. (N° 1585, ein la ca iise cwii in otte de Peseux, du 9 cetohre 1943.)
N0 58 Ne petit itre reconnu expioitant i'tudiant qui frqucnte une cole au dehors et travaille dans 1'auberge de ses parents tout au plus pen- dant ses vacances (OEG art. 10 bis, al.). Les fircs Ennico ei Giovaiini lieiirient wie auherge cii conhinuit. Le 18 janvier 1945. Enrico a (leniandt que son neveu Giuseppe, fils de Giovaniti, soit ditgn6 s sa placc conime exploitant de l'auherge.
201
La caisse a repouss cette requtc. De soll cöt, la coinmission darbi- trage a rejet6 le rcconrs form contrc la cicision de la caisse par le motif cjuc Giuseppe ii'tait pas ciicore majcur, frqucniait ulic colc au dcliors ct n'avait pas par cons&iuciit le femps de dinger l'exploi - tation. Devant la CSG. Giuseppe relve qu'il est majctlr depuis Ic
26 dceinbrc 1944. a maintciiant p ass Fexainen de maturili f&lral
et se propose de se faire immatriculer a la facu1t de mdecinc dc Zurich. Comme ii est poiir le moment au service inilitairc. ii (leinafldc que soit rcconnu Soli clroit ii l'aUocation pour perle (ic gain. La CSG rejette le recours potir les inotifs suivaiits
Est exploitant d'unc cxploitatioii industrielle, artisanaic ou com- inercialc. son titulairc (proprhtairc, fermicr. usufruitier) (OEC art. 10 bis). S'il ne dinge J)S iui-innic l'exploitation, tin nicmbrc de sa familie qui assume effcchveinent cette ichc peut, avec ic conscntement de In caissc, Hre cl&ign cii cette qualit. La (lsignation ne l'exploitant ne polirra dans la suite &trc inodific,si cc «est pour des raisons fon(l&'s ei avec le consentcincnt de in caisse comjntente. Quant aux auherges, in CSG a statu6 sp&ialemcnt qiie devait ei) rgle gnralc tre rpu«c titulaire in perso1lnc au imm nie laciuellc la patente est dtahlie. tiiie autrc persoline ne saurait Hre clsigrm6c ei' cette cjuaIit que lorsquc In lgislation cantoiiale sur les auberges ne s'y ojposc pas (cf. dncisioit 110 235, Revue 1943, p. 159). Ccci sui- posc ci'ailicurs que in direction de l'exploitation a effectivcment transmisc ä cette personnc. Dans ic cas d'espcc, ii est inutilc d'exa- rnioer si in hgislation cantomiale sur les auherges perinetirait au recou- rant d'exploiter l'aubcrgc fainilialc puisqu'il ne peut, vii son abscnce, en assumer in direction. 11 se proposc de commencer des tudes de mdecin. 11 pourrait done consacrer son activit l'exploitation tout au plus pendant ses vacances. Au siirplus, il n'a mmc pas prouv ei il parait pcu vraisernblahlc (1ui1 ait, jusqu'ici, assuin la direction de l'auberc pendant ses vacances. L'eiiciutc faite a bien plutt d- montr que cc sont le pre cl la rnrc du rccourant qui tienneiit l'auberge. Dans ces conditions, Ic fils ne peimt eire dsign comme exploitant. (NI, 1377. cii In cause C. de Giorgi. du 10 cikembrc 1945.)
No 559
Pour trancher la question de la rduction de la contribution, on ne peut se Tonder sur les tables de Kessler (Erfahrungsziffern) tou- chant les hötels, restaurants et caTs, que si le contribuable ne tient pas de comptabilite 011 si la comptabilit produife West pas satis- faisante. 202
E.\-li-ztit des rnolifs
On ne (lcvrait se foiider sur les tables de Kessier (Lrfali riingsziffern) fouchant les Wels, restauranis cl cafs. quau cas oi In c()JiiptahiIitt fait (It.faut ou est. dans In forme, iiisuffisanfe Iorsquelle est. p ar exeinpic, inconiplte J)ans la dcision atta(fue, la cuinni issioii ilai'- bitrage ii'Ive pas cxpress&nenf (1CS doutes contre la cuin p1 abiTit. du point de vue forniel. Toiitefois, il ressort du rapport dii coiit rIc cantunal des finances (Inc celle coiiiptabilitd nest pas i'i li)115 igu rd irrciisahle. Ainsi, les bandes de con1r1e de la caisse elilegisi ieuse ne portdnt pas de dates. A in Liii de l'aiine 1943, le inoiiiaid cunsidi- rahie de 4100 franes a porli eH complc pour des achats de inar- chandises qiie Walteste aucuiie picc luslificative. En 1944, les aclials non justifis par des doctiments afteignent la soinmc ne 5500 franc.s. Je bureau fiduciaire qui reprsente In recourante expliciue ces inisenip- tions coniptables par 'es grands dficits qu'on avait ä cctte Poqtie dcouverts dans In caisse. Le nuinoirc de recours adress6 i la ('G reeonnait cxpress&iient que la comptabilit6 a dci &re &ablie apr5 coup. Dans ces circonstanccs, in ColnuhisSion d'arbi rage ponvait fort bien se .servir des tables nie Kessier pour fixer la taxatioii, ei Ie objcctioris que la recouraiife Ive contre cc prociid sont dnues dc tout fondenient. (N 1361. cii In caitse A. Weiss. du 12 dee,iibre 1945.)
No 560
1. Les dispositions de 1'articie 2 de 1'ordonnance n° 48 stir la rduc-
fion de la contribution personnelle sont ga1ement applicables aux exploitants sans exptoitatiou.
9. Si la caisse a accord la rduction de In contribution person-
nette pour deux ans (ord. n° 48, art. 2, 4e al.), le contribuahle petit nanmoins prsenter une nouvelle demande de r&Iuction ott la caisse rvoqiier sa dcision au bout d'une anne lorsque la situation s'est modifie dans 1'intervalle. Lintirnd est assujetti comme COI1)orteltr au rgiiiic des allocations pour perte de gain. Par dcision du 24 octobre 1944, In caisse i rdiiit sa contribution ä 3 franes pour la priodc s'tcndait du 11- jiiillct 1944 au 30 novembrc 1945. Dans sa demande de rdttction, il avait iiidiqu qu'il gagnait 7 ä 8 franes par jour. L'iniini n'ayaiit pas prsent de relev& de compte lt la caisse cii janvier cl fvrier 1945, eile a rccouru la procdurc de sommafion prvue et a J)roCdci, le 12 juillc! 1945, lt une taxation d'office sur la base de laquelle eile Iui a dercchef r- dam iine contribution de 3 franes par mois. Recouraiit contrc celle dcision. ii a all~ -ii6 quc ses rcssources avaierit encorc diminui. II les estiinait lt 890 franes (dont 653 franes seuicineiit provcnaicnt de col- 20
poiage) pollr les 8 prcinicrs iIiOIS (le 1943. La COlilifliSSiOn darhitrage a admis le reeours. Ellu a eonsi(icr quc l'intim avait voulu Prscnter une nonvelle (!cnialidc de rcl action pendant (IUC la rd ic! Ion accordce 1)lcdclnmcI1t (lpiovait encore seS effets, cc qui Hait adiiii.sihle. Eile ii hmN6 la caisse ä trancher celle deniande. La caisse attaquc cette dcjsjon devan! in CSG. Eile reprsentc quc, conioriniiient i\ l'art ide 2 (je I'ordoiiiiaiicc n 49. eIle a i'i juste titre fundt sa (hCisi0Ii (je rtdiic- tioii sur le revenu ant(rieur de 1'iitinu. La contrijuition red ute avait tti Ii xe ä 3 franes par lfl0iS jilsqu'au 30 iiovenibrc 1945. 1 ne iiou- vclle cli ninut Ion de revdnu ne pouvait entrer en ligie de, coniptc. pour Ja lctcrin naitoii de Ja rtductiwi, quc poiu• Ja priodc partant du ! (l€ceinbre 1943. [11 notivei cxaiiien de Ja (lCiSiOfl (Je rci adt 1(111 J) Ii- niltive naurait pil Ctre envisag qic si eile avait tcnu eoiiiptc par errelir (liii ieveini trip AG cii reiidant cette dcuo(n. Je] na pas (t le cas. La (SC aclniet partielleinent le recours pour ]es motifs suivant.s
i articic 6 de lordoniiaiice n° 9 ne prvoyat pas quelle 1)ri0de (bit servir (je hase iI led mal iOil (Iii rcvenu lors de l'cx amen dune (1cm au (Je de rduetion (Je Ja coiit rihut mii. L'article 2 de l'ordon mi anee ne 4), cmi trc cii vigielmr le 1 mai 1914, prcisc cii revanche (Ju'on (bit se foimder sur i'annc eivibe ou iexerciee 6coult II es vrai (JUc cette (liSpo'ition pambe dexplomtatioii et vise par eonsquent lc.s exploitants ponrvmms d'une cxj)loitatioll, alois qummn colporteur neu possde pas. II ne se juslific cependaiit pas (i'tabimr une difftrencc ii eet 6gard entre es persomimies de coudmtion mndtpendantc avcc cl saus cxpioi- ation. Ii e4 exact (1U'il sera loujonrs difficile de dtermniner, Von barticle 2, le revenn des personnes de condition indpendante qui ne imennenl I)lS (je eoniptahiliti, mais cette difficuit pourra se pr- senter amlssi ii propos de edles (till possdent une cxpboitation. I)ans je cas d'espec. c'est done lt hon droit quc In caissc a foiidc sa (1&i- siomi de rdi,ction du 24 octobrc 1941 sur le rcveiiu de Ja priode anterietire. C'cst lt juste titre 6galeiiient qu'elle a, dans sa taxation doffice du 12 juillct 1945, rclain la contribution rduite de 5 fraiics Par Il101s.
1:oji in ion de Ja com mission d'arbi trage selon laquefle Je contri- bmiable peut, pciidaiit la pirioIe oh il bnficie dihs d'une rdIuciion. revcuir lt son gr6 sur sa requtc cii tablant sur soll rcvcnu courant, ne saurait tre adinisc d'une rnanire aussi absolue. $clon I'article 2. -. alors que 1'article 6 de 1'ordonnance ii° 9 1tait muet lt cet garci -‚
cest ianhie coultie qui doit servir de base lt Ja taxatioii, de miue (IU'en mnatire fisca]c. Cette rhge est obligatoire cmi dautres terjiie.s. on ne peut se fonder sur an revenu postrieur pommr tranchcr une (lemande de nouvel examen. Damitre part, on ne pemmt noii plus a(lmeftre entihremnent le pomimt
204
(Je Vne de Ja eaisse. J a rliele 2. -I a i iia. (Je Iol Ion na nec Ii 4S', (Jisp0Sc (Inc Ja rinel1W! peitt Hiv aec(ir(Je pour Ja iine en CWI (5 et Celle (Iii suil, mais 1)0!!r deux iitis (lii plus. Lorsqiie Ja !'e(Jlleii( ii est iccorJ(e p0111 Ja (Jll1'te 1liUXil1)U1ll (Je (lell\ ans, il Sellsliil quiliie seile atinec seil (Je hase (lii caicul dc la ('oiltiil)iltioll verser petiiJaiit (es clenx ans. S i Je eohitril)nalde u ne llollVelie (lellilltide (Je rduei t011
1 lexpirahioll des deux ans lartiele 4 4e iiJin6a, Iv aiitoroie e\pl'es-
siiieiii -.lilie seile ailliee seil dc nouveau de pirtode dc faxatioii. LII (1 au 1 res 1ei'ni es, ]es an inTies ec0111(es ne (01111) ten t )as iTi tour du rolc eoiiiiiie p(!'io(tes de taxatioti : seuJe Ja seeonde aninTie de cliaqiie tral!eJ!e (Je (lenx (1115 joue cc iiile. iIICI!lC Si Je reenu se tronve eIre parhietil l'reiiien 1 Las bus los deux aus (lailllte du iiioiiidi'e revdllil corresl)mdani aee celle de taxalion). Ce r6sn1 tat ii'est pas &inibahle et 110 (ella 1 neiiieli t pUS ete Wirt pa r le kgislateur. J.es pci i Is revenls sotit Soli veiil sotinits i des fluch Ilatiolls eonsidraJjJe. 11 ne serail pas con forme a Ja eoneepl 1011 de J'articie 2 q11' itii conl rihuaJ)le dreI SC COn- benter peiida iii deux aillld'es piei nes Tune rTidiiei 1(111 clu'il 6prouve conittic 1115(1 ffisanle all t'egard de soli revenii conran 1, alors que la piTi lio d e de laxatioii est dTijt Mohn, depnis wie i den x an (1(Cs. 11 est j uste (Jcs lars de J autoriser i priscntei une (Jeina till e de 110 uvel examen
011 de ted netion au baut ci'uine aniaTic, Lien que J aneielille (liTiciioli de
ledllelioll eoiiliiiite (Je (liTiplover ses effets. De (i1(l1 qii 011 ne fomJe Ja taxalnin qiie Sil r Je reveiln (Illile anflee eI 11011 pilS. par exeinple, sur Je re cli II lnoyen de deux (1115, coiiiiie Je prtTivoii 1 iiiip(it pour Ja d6fene (lahiollaJe ‚ (Je fllli1e Ja decjsjnti (Je reduehion ne doit pas clre vt1ih1e puls d'nric anne si Je (olitrilillaJ)le peilt ilivoquer na Jianienienb (Je silitatioti. Inversenieiii. Ja eaie doit (Je son cnte paul- Voi r rcVOII nei so d&ision all Lont duiie arilice Jorsqn eile aji pl'elld que Je reverin dc J 'iiiIress a auglllenaTi. Celle (Jkis 0!) accroitra (Jans im c Certaille mest 1 re Je 1 iava i J des calsse.s. ( CI aecloissemeil 1 apparaifrait de taute niall icre Sons 11111' anlre forme. p ar exeniple Sous forme de (Icinande. (Je reIn ise 011 de cas de cont rihntions irr6couvrabies. I)ans Je cas (l'eSpL'ce, il fant clotic ad uiicl tre qnc Ji tu inhiTi ponvai t pivTiseil ter. ei a effcciivetueti 1 prsentc. ilne (11)11 vel Je (Jemna ii cJ e de rTi- duebion pulli 1(1 piTii'iode partaiil du juillct 1945. Ainsi. Ja cinSe (Juli ehre remivovTie i Ja caesse ahn qneJ Je IaJ)iisse Je revenn \ consokrer p011 r Cello ji irio Je. II Coll viellt ellcOre (Je signaler a Ja Caisse I ute Je kgi.slateti 1 dl lili!- tire fiseale. qui se fonde sni deux ans et 1100 seullellienl snr lilie ann(Tie, hellt lUi-mH&lllC coinpte, dalls des disposil (ins (Jieh(es p:U Piquit6, des cllangeullents surven us (laus Ja Sitliatioll (Ja eolltrihllahJe aprs Ja pTiruode (Je taxal OH (cf. J). ex. I'arl. 42 (Je l'A( l' du 9 (J(eelnhre 1940 onceinant Ja perecption Tun im p 'it 1)0(11' Ja (I Ti Je ii e na ti onale). (Ne 1407, Ci! 1(1 ('((Ilse L. J hugo. (III J (JeelnLre 1945.)
203
Dcisioris de la CSG relatives au service d'allocations aux travailleurs agricoles et aux paysans de la montagne.
6 : Lroit a lallocation des travailleurs agricoles.
Dliinitation des rgious de moiifague droit äTallocation des paysaris de la inoutagiie profession prifleipale. i)roit a l'allocation des pciVSaJIS de la moutagne : ayaut clroit.
Remarques pr1iminaires. La CSS a statu dans sa dcision n" 1 (Revue 1945, p. 400) que le perSonnel des alpages a droit aux allocations aux travailleurs agricoles. (Im, l'cxploiiatioii alpestrc soit OU non assujcttic au rtigiine des nUn- ealious pour perle de gaiu (art. 9, 1e 1' al., ord. u° 46). Eile partait du pririCipe que l'exploitat]on dans laquelle est oecup le travailleur agri- cole ne doit pas ncessaireuicitt tre assujettic en fait au rginie des allocations pour perle de gain cl qiL'il siiffit qu'elle appartieuue, en ruison de sa nalure, aux exploitations ran.-&s dans le groupe de 1'agri- cultitre. Dafns la dcision ic 6, in (SG clevait traifer im eas iclentique. Eile a adinis que les travailleurs occups dans des vignes ont clroit l'allocation. jn&nie Si Ces vignes ne soiit JJIS s011fli ises i In coiitribution au titre du rgiine des allocatioiis pour Pelte die gain. Selon l'article 5 OE, la cklimitation des rgions de montagne se igIe d'aprs Ins prineipes du tgime dies allocaiious pour perle de 11d1, 11. Le dipartenient fidra1 de l'conouiie piiblique a dclar appli- , cable dans ]es canlons de Lueerne, d'IJ uterwald (Ohwald et Nidwald), de Schwyz et de Thurgovic, ainsi que datis in comniuue cl'Unterlan- genegg (canton de Berne), la liinite-type du caclastre fdral de la procluction agricole (voir ä cc sujet i'article « La nouvelie ckliinitalion des rgions de montagne ‚Revue 1946, 2e fascicuie, p. 94). Na droit i'allocation que le paysan de la montagne doiit l'aetivit6, principale ii pour obtet 1'exploitation autonome Tun i.nen r(im1 cii montagne (art. preuiier, 1°° al., leftre b, ACF). On ne peut aclmettre qu'un paysan de la rnoiiiagne voue son activit principale c l'agriculture (ille lorsqu'au cours de l'anrue il consacre la majeure partie de son travail ä l'exploitation de son bien rural (art. 3, 20 al., OE). La CSG relve expressincnt, dans in dcision n° 7 dlu'n , o cloit, pour trancher In question de l'acfioit principale, taijier siir une aime cntire ei non seulement sur une partie de I'auue. 206
Dans le rgime des allocations pour perte de gain, Je druit aux allocations apparticnt ii l'cxploitant, soit au propri6taire, au fcrrnicr, r I'usufruiticr 011 ä an incnihre de Ja faniiJlc dsigm d'avancc qui dinge ca fait Iexploitatioii. Le droit aux alloca/ious miv paysans de la fnoulLlgrle compde en revanche au propri€taire, au fermier ou Fitsufruitier, qui vouent lehr ach vit principaic i lexploitation du bien rural, aiiisi qu'aux parents du SeXe niasculin rigii1ireincnt oceu- ps dans l'eXplOitLtiani. Ainsi, si Je proprittaire CXeFCe son activit principale dans 5011 cxploitalion agricoJe, il est superfiu de rcchcrclier s'il cii assitine au surplus la direction effective ca prenaiit les incsures inconihaiit ii. 1cxploitaiit (dcisioii n° 8). Na pas droiL a Fallocation, de cc falt. l'pouse (11-ij dinge lilie cxploitaiion agricole, si celle exp!oi- fation appartient i'i son wari ou les pouX vivant solis Je rgimiic (Ic lunion (leS hiens iepr6scntc 1111 de, ses apports doiit Je marl exerce l'adinimmislrahon et possdc Ja jouissance. Lc (lroil aiiX allo- cations auix paysaims de Ja mnontagne apparficiidna dans ne cas 1'ipoiix, ii coiidittoii (JlI'il rclnplissc les autres COII(liti0i1S prviies j)(lI' Jes disposilions cii Ja niatire.
N06
Les fravailleurs agricoles occupts dans les vignes d'unc commune ont ilroit i l'allocafion (OE art. premier, ltr al.), peit importe que les vignes soieni ou non assujetties au rgime des allocations pour perle de gain. La commune de P. est propritaire (Jun (lOmaine viticole prove- nant en partie d'un legs et constituant au fonds spcial. Les vignes sont cultives par des vignerons-tcherons. La commune ayant ne- niaiid6 pour ces (lcrniers ]es allocations verscs aux travailletirs agri- coles cii vertu de 1'ACF du 9 j tiiii 1944, ces dernires furent rcfttses. La caisse partait du fait que Ja commune n' tait pas assujettie au rgime des allocations pour perle (Je gain et que, selon l'article pre- maier, l aliinia, OE, seuls entrent ca considraliori les travailicurs nlexploitants agricolcs assujettis au rgime des allocations pour perle (Je gain. Par dcisiori du 19 juillet 1945, Ja commission darbilrage a confirrn cette mnanire de voir. Ayaiit examin si la commune en exploitant les vignes exernait une activit lucrative, eile a rsolu n6gativemenl celle queslion. Eile a jug6 de cc fait que, conform- ment ii 1'article premier. 2e aliria ACFG, les travailleurs n'auraient ainsi ancun droit aux allocations. La commune a recouru contre celle dcision t la CSG qui se prononce comme suit: En admeltant nimne que Ja cornmniinc de P. miexerce aucurle acti- vil iucrative en cultivant ses vignes et que c'esl par consquent ä
bon clroit qu'elle ne devait pas tre assu.jettie au rgime des alloca- tions pour perte de gaul. on ne peut pas deiner aux lravailleurs Je 20'
droit aux allocatiolls prvues pour ]es ouvricrs agricoles. L'article preuiicr, 1e1' aUna. OE doit hre itilei'prtS elans ce sens que l'assu- jettisseinent au rgime des allocations polir perle de gain n'a pas bcsoi ii dtre eff(,el if pou r permettre aiix Ouvriers agricoles cl'avoir droit aux allocations mais qu'il suffit que les conditioris requises pour 1'assujcttissenient ca cc qui concerne notamrnent Ja iiaturc cl Jiniportance de l'exploitalion soient remplies. Si une exploitaliori agricole devaiit tre asstijettie ca raison de sa iiaturc cl de son im- portancc, cii est cxoriire par unc disposition sp&iaIe, le droit des travailleurs aux allocations agricoles n'en est nullenient affect. T.a CSS a d ~A jug ainsi Je 25 avril 1945 ca Ja eause Rigiani (Revue 1943, p. 400). II y aurail gaJeinent rine ingaIit choquatite, cc q u e Ja cojnni une invoquc a piste titre, si les ouvriers cI'iine commune, les forestiers par cxemplc, devajeiit trc ls(s fi iiaiicircrncnt parce que Jeu r cinploycur ä 1'cncontre il'autvcs, sont ii ffraiichis de 1'obl igation de contrihuer. (CSG n° 1383. cn Ja causc Commune (je Pescux. du 9 octobrc 1945.)
No?
La (li1imitaiion des rgions de inoiitagne est dfermine par lor(lonnanee 110 3 de la limite-type qu'a frace Je cadastre hkra1 de In produetion agricole, en fant que 1'autoiit YdraIe a (Jc1a1 cette Jimite applicahlc au rginie des allocafions pour peite (Je gain. Seul a droit ä 1'allocation je paysan de la montagne qui vone son activit principale i 1'agricitlturc. Ii Laut pour cela que la majeure partie de son activit solt consacre en conis d'anne ä l'exploitafion de son bien rural (OE art. 3, 20 al.). Le recoii rafft exploile UII petit (lonlailic rii rai range (laus la prc- Inirc elasse de contributions j usqii'au 31 mars 1945, et daus Ja SecOnd(' ds celle date. II a iravaill galcment comme büchcron pour Ic eompte de Ja corporation B. Jiisqu'au 20 janvier 1945, il a reu, des allocations pour pertc (Je salaire. A cc rnonicnt, il a deinande i &fre mis au Jinfice des allocatioiis servies aux paysans de Ja inonlagne. la caisse a rcfus cefte dcmande. cii (lisani qiie le rcqurant n'tait pas paysan de profession principale, mais sa1ari. Uiic dcuximc (lernuulije a rcjcte de Ja niiric man ire. p a r Ja caisse d'abord, puis, sur reconrs, par la commission (larhitrage. D'aillcuirs, comme Fa fait reinarquer celle dernire. Je recourant naurait de toute faon pas cii droit ä 1'allocation, son exploitalioii Maut situe. scion Je icgistrc cadastral, au-dcssous de 800 m?tres (l'aJlitude, donc cii dehors (je Ja rgion de montagne (ord. 0 3). Au surplus. celle exploitafion ne scsi pas modifie et le revenu quc liiteresse retirc de son activit (je sa1ari reste toujours 1)1115 Mev que cclui qiie soll bleu rural Jui rapj)ortc. 20'
L (ecolllalit fail valoir ('II partieuh ür (l('Vdllt la (SC 1ui1 consa- ert' plus do tumps ii son ach vit aglucole qii'i\ smi act i vif salarie et que in prenu'ie Jui rapporte aussi (Lt vantage qe la secoride. Ii doit par caiusquieuut tre catisideie COflhltle agricu licu r de profession 1)11 ucupale. II lii it reinarquer cii ouulrc (111k ses VOiSuI1S possde'nt des exploilatuouus agricoles ii la 1flCfl1(' a1tutid' quc la sienne eh quils rcoivent (ICS allocalions. La CS( adinet lt ricoiirs pill' ]es mut i l.s suivamuts
1. la dclinitatuon (1(5 rguOuiS (lt inonlagnu ii lait lohjet de Vor-
donivauuee Iii" dii PS jiuillet 1940, I)dpr's larticic 1)r('Iui 1(1. tontis les i('gicuus situets ii I ns k tO) nit rus souil Spubes rt1gions (lt 111011- tagne. 1)s (xccptiüliS, tuiul 01(1(15 (LiliS 101doll naiice. sont prvues 1)0111 cei:taiics (()iullilii uies. nlais ilhl(Iiui( nu tötielic 1'i1tress(. Son exploitai ion nest (tone pas s11u6e ca igion mnontagneuse.
11 sest revIe toiutelois (litt. (1(1115 Lt pial IqtLe. les (1 ispositiwus de
lordonnance 110 3 nv tetuaicnt pils coinptc' (lt lotites les circoristances pattieuhires. (es1 poiirqtioi, lt dtpartciiieuit (lt l6cotiouuuie publicjue envisage d' adopter pet ih ä petit In (lu1iuitatioiu Cl uopre achuel lement le cadastre 1draI de in pioduuctiouu agricole. Par iettrc du 7 avril
1945. Ic chef du d6parteniciut f6Ira1 de l&oiiomie piihliquc a avis6
le cicpartenicuut des finances du eauutoii (lt Nitiwald (Inc dis le ! avril
1945 la miouvelle (liimilatioii 6uNie p011 r cc caitton par le cadastre
l&lrai prtci16 Mail applicahlc mi regime des alloeations 1)0111 peite (Je gain. D'aprs echte d1ijnitation qui ti&'tit coimipte (lCS partieuiarites (le eilaquc exploitation, ccl le (tu reconraiht se trouve en rgiOi1 de inontagne. On pent toulcfois se dciuminder si lordommnance 110 3 s trouve niodifice par le simple avis 6erh ii liii (tcpartement cantonal, sans que echte modification soit puh1i6e. i)ans totis ]es cas, il serait sotihaitable i l'avenir quc eha(Iuc nouvellc M UMM fasse 1'objet d'u ne ordonnauec de la part (iii dparfeinent fdra1 de 1'coiiomie publi(lUe afiii quo les eommissions darhit rage eh aiitrcs autorits int6- reSSeS cii aient eoiunaissancc. Si I' dtail dc echte diirnitation ne peut pas,ou West pas propre i tre puibln (laus son ensemble dans mine ordon iianee, du mollis serait-il 1)011 de faire connaifre par voie (i'ordonnanee l'existcuice d'une nouvcllc dl(iimitati0n ). Daus le CaS partieulier. atmeune hsitation ifest eepeiidant perrnise par raison (Iquit( prenmi'tciuiciit et parce cjuc la mod ification apporte favorise le recotimant. (inc (1(5 COi1(Iiti0fl5 rcquises J)ouii 5011 assujettissenIent est t1s lors rcnhpiic.
*) Cf ord. n° 1 art 2, 2e iii., ainsi quo in ieuuuarque ä lartiele 1er de cette ordonnance dan.s ic nouveau reeueii des dispositions ca vigueur (djtion en iangue alleunande de novenibre 1945) : pour le.s cantoius de Lucerne, d'Unter- wald-le-Haut et le-Bmus, de Schwyz et de Tluurgovie, est appUcable la lirnite- type qu'a traee le cadastre fdin1 de In production agricole. 209
2. Selon Fartiele piemier, 20 aIina C1,' sont rpuhs paysans
de Id inontagne les propritaires, feriniers ou usufruitiers (jul vouent
1 ciii tcl lvi t principaic t lexploitation dun bien rural. L'article 3,
2e uhu a, OE disposc qu'un paysaui de in inoritagne est cciis6 votier son activit6 priuicipalc ä l'agriculturc, si, cii cours d'anne, il con- sacre ha majeure partie de S011 travail lt I'exploitation de son bien iu uni. et quc cc bien ait en rlgle gncralc uui retidement au nioins su ffisu nt pour iiou rrir deux ttes de gros btai1. Afiii de dcfermirier laquelle des deux activjts (111 recouraut, edle d'agricuiteur ou celle de salari, est la principale, II faut considrer son occupation au cott rs de i'anne entilrc ('1 11011 pas durant les quatre premiers mois seuicinciit, comme l'a fait l'aiutoritl iuifricure. De l'attestation de. sala Ire tab1ie par l'cinplovcu r (in recouraiit, il ressort qu'en 1945 cehui-ei a travailM pendant 98 4 jours comme bücheron et rcu pour cct emplol la sommc (Je 1527 fr. 20. Pour IJouvoir elltretenir sa familie comiose de hiiit personnes, ii dpendait cii majcurc partie de, son domaine agricole qu'il devait expioiter seid principalement, vu (Uc sa fcmmc tait incapable de ic scconder, comme le prouve un ccrtificat rndica1, et quc ses enfants sont cncorc trop jeunes pour cela attssi. La preuve existe done quc ic recouraut a corisacr la majeurc partie de son travail ä l'cxploitation de son bien rural. Dautre part, cc bien ayant un rendement suffisant pour nourrir plus de deux ttes de gros btai, foutes les conditions sont rempiies permettant Ii 1'iuitress de touchcr des allocations. Celles-ei doivent donc liii tre versses. (CSG n° 1598. en la cause T. Christen, du 6 fvrier 1946.)
Ont seuls droit aux allocations aux paysans de la montagne les propri1aires, les fermiers ou les usufruitiers qui vouenf leur ictiviti principale i 1'exploifation d'un bien rural, ainsi que les mernbres de la familie rgu1iremenf occiips dans 1'expioitation (ACF art. premier, 20 al.). La dsignation de l'exploitant selon le rgime des allocations pour perte de gain ne joue aucun röte ä cet gard (ACFG art. 3, 1er al.). L'pouse n'a droit aux allocations atix paysans de la montagne (tue Iorsqu'elle est propritaire de l'exploitation agricole et vif sous le rtgime de ja stparation de biens (CCS art. 241 ss) ou lorsque i'expioitation repr&ente un de ses biens rservs (CCS art. 190 ss). in recourantc est mre de neuf enfants (10111 sept de moins de
16 ans. Aprs 1'entre cii vigudu r de l'ACF rghant le service d'ahio-
cations aux travailleurs agricoles cl aux paysans de la montagne, eile a touch une allocations de 49 francs par niois cii (Iiialit6 de 210
paysanne de la inontagne. A loccasion d'uit contrie, la caisse a constat6 iue le mari de la rccourante est, ä titre priflCij)al. OCCUp6 comme t ravailleur. Eile a adnus qui1 dcvait ii6annloins 6tre tenu pour expioifant cl eile a cess6 ses vcrsements d6s le Irr juiilet 1945, J'6pouse n61ant plus consid6r6c comnie teIle. La retouratile a atta- €1116 la d6CISIOn de la caisse (ievant la CuInmiSSi011 (larhit rage qui i'a (161)oilt6e. Eile se pourvoit devant la CSG qui, pour les niotifs sui- vants, repousse 6gaiement son recours
Les aliocations aux paysans de la iriontagne sont vers6es aux propi'i61nires, feniniers ou ustifruiliers, qui votient icur ac1ivi16 pi'iii- eipale & lexploilation d'un bien rui'ai, aiiisi (Jii'altX ineflhi)res (IC la familie du SeXe niasculiii r6guli6rcniciit ÜCCLIp6S (tuns i'cxl)loitation, a cojidition (hiC le bien soit situ6 en montagiic cl se lange dans les (luatre premi6res ciasses de contributions (ACE art. pi'einier). Ainsi le droit ii 1'allocation iic SC d6terniinc pas de la in6nie inani6rc quc (laus le r6giine des allocations pou r perte de gain oft il est accord6 fi 1'exploüanl (ACF'G art. 3, 11-' al.). La d6signation (1€' Icxpioitant iic joue donc aucnii rle cii cc qui eonccrne ic droit aux allocations servies aux paysans de la montagne il est par cons6qtieiit itlutile (le recherehcr si le mari peut, (laos ses instants de loisii', donner les instruetiotis neeessaires et pretidre des mesures de direetion.
II importe bien plutöt d'6tabiir lcquel des 6poux est propri6- tai ne du bien cl si cc denn iet' cxercc, fi titre pnincipai, une ac1ivit6 ind6peiidante dans l'agriculture. Oii peut teni r pour certain ciue le couple vit sous le r6gimc orrlinaire de i'union des biens. Comme il appartient au mari d'administrer les bicits de la femme, diirant le mariage, et quil cii a la jouissanee, vii (In 'on ne peut d'autre part admettre quc des parcelles du bien-fonds appartiennent f i'6pouse en taut que biens r6serv6s, OII cloit tenir le mari pour propri6taire (cf. CCS art. 190/191 et 194 ss). Klaut donn6 quc cc (lcrllicr exerce titre pnincipal une ac1ivit6 sa1ani6c, la recourante ne peut buchen aueuuie allocatioii en vcrtti de la 14-islation actucllr r6g1ant le ser- vice d'aflocations aux fravailleurs agricoles cl aux paysans de la montag ii e. Oii ne pourrait adopter une aiitre solution que si lexploitation agricoie constituait un des biens r6serv6s de la fcmnic ou si les 6poux vivajent sous le r6gime de la s6paratton de hiens cl que 1'6pouse ft propni6taire de 1'exploitation. Les appeis ä la commis6ration de la recouraiite ne peuvent aincncr les autonit6s charg6es d'appliquer les r6gimes des allocations pour perle de saiaire et de gain ä traiter i'affaire diff6remineat, vii ciue ces autorit6s soiit ii6es par les dispo- sitions l6gales cii la matire. (CSG n o 1422, cii la causc A. Schmidt. du 7 d6eenibre 1945.) 211
Jugements pnaux en rnatire d'allocations pour perte de salaire et de gain. No 53.
1. Est passible d'une amende de cinq cenis francs au plus eelui
EI"', en donnant pa r negligence des indications rausses ou incom- I)lf'tes, Mude l'obligation de contribuer au rgime des aHocatioiis pour perte de salaire (OES art. 18). L Le sursis ä l'ex&iition (Je Ja peine ne peuf &re accord pour um' aniende. (CPS art. 41, cli. 1 ; 49, 3( al.). Lincnlp na dc1art aticun vcrscincat de saJairc sur lcs coiuptcs q u'il a remis i la caissc pour la J)riOdc stcndant dc scptcmhrc 1945 septcinbre 1944, bien (juc, pendant cc laps (Je temps, il ait foujours 0CCIIp UI1 eIflp10V!, purius rrinie deux .Dc cc fait, il n'a dü payer i ucune contribution cii vcr!u du rgiinc des aliocafiolls 1)0!!r perte de saiairc pour cette j)riodc. alors (jU'il se serait vu ob1ig (Je verser Ha inontant dc 225 fr. O a cc tifre s'ii aVit fait des dclaratioiis exactes. La caisse de coiiipciisutiun Ja dnonc6 pour Cc inoti f. Le tribunal de (listricf dc1arc Iinculp conpable d'avoir cnfieiiit l'article 18 OES. ca tltidant par iigligence 1'obligation de contribuer et Je condamnc a une arnende de 50 francs et au paicmcnt des fruis de proc(dure. Le jugenient .floflcc ]es motifs suivants
1. Celui (111j, par des indicafions fausses ou incornpktcs 011 de
quelquc autre manire. a 1iid ca Inut OH Cfl partie 1'obligation (Je confribuer est passibic, s'il a agi par ngligcnce, d'iinc aniendc jus(1iIi cinq cenis francs (OES art. 18). Aussi bien au cours de l'euqufe pr- rnii!aire cjiic pendant l'instruciioii, l'iIiCiilp a reconn ii ([ne la i)r- teittion (je Ja caisse ä des contributions arriries 6tait bien foide. El coiiteste en revanche aVoir a,-,i ir!teflfionh!clleineflt. De Ja dnoriciafion de Ja Caisse ainsi quc des dpositions des linoins, ii ressort (hie le prvcnii a d'abord Cl! lifle attifude rcaJcitrante ä l'gard de la caisse. si bien (Ju'elle n'a pas pii !ncner (Je contrCde dans son exploitaiioii. Lcs pices d ti dossicr ne coiitiennent pas (l'autreS itidices d'une com- mission inidntioiineiie. II est ci! 1)artiCulicr iiiipossible de prOuvcr que 1'accus, au moment oi il a rernpli ]es formules de relev de compte, avait cffecfivcrnc,nt COflSCidflCc de foiirii ir des indications inexactes. La caissc lui ayant tlphon s Ja fin (Je l'annc 1943, il lui a d'aii- Icurs, in1errog \ cc siijet. c1tciari qu'il oecupait rgulircrncnt nil Cfl1j)1Oy! daris SOli expioitation, parfois rn&nc dcux. Cc fait porfe i ad nieffre qn'on ne doif alt ril)hlel (J h1' l l a ng] igence les dc1arat iOl!S 212
inexacies (fit ii a laites pl 15 tard. L'incu11j ('St (lOfle toupai1e (taVüi r ei nd. pUr iugligenCe. 1'ohl igation de cmii ribuer.
2. Po ii r d lernt ocr la iii eso re de la peine. il cuilvlen t de coiisid rer.
(Lilie I)itit (111u iiittilpti a aCqtiiliC (lOnS ijitlervalic ic niuiiiant (l(S cont rihiii otis liides, cl'aulrc part (j11'ii 0 (l(j( 5111)1 lilie (oliddfli- nation anlrrcri renient. Le trihunal estitic dT's lors (011 vcnaidc (Ic pro 11011 cci une a inc ii le de 50 fi'ancs. La tencit i de la loi «TS art. 41. cli. 1) ne permct pas daceorder ic stirsis t i'cxciii Ion de la peine poiir (Inc aincndc. l)ii fall de so coti(1aitiiiatioii, lil1etilj) dcvra. e011101111tiiiicut a la lol. siipportcr les frais de procd tlrc. (NI' 681, jugcnicnt clii trihiinai de (lisiriet de Zurieli. du 26 ociobrc 1945.)
No 34
Le f)ropric4ail'e d'iin hötel, d'un restaurant ou Tun cate. (jtlj omet d'annoncer i la caisse les salaires verss arix inembres de 1'oi'cliestre Ott aux eflh1)l0Ys oceasionnels qu'il oceupe, est coupable d'avoir 1iid son obligation de contribuer (OES art. 18; ACEG art. 34).
['acciisc expi()ile un restaurant. Hie na pas aiiiioiie6 a la caisse lc's salaires (I«elie 1 verses 0 (]es cm piovs occasion ncls et aux mein- bi-es de lorchestre jouaiit cliez eile. Par Caflstillllellt, eile fl'a piis acquitt stir ces salaires lcs contribul bus i (les cii vert u des rginies (]es ailoeai orts pour perle de salaire ei de gain. La caisse l'a dnun- ee poiir ces faits. Jors des dhats, i 'aeeuse a alkgiu qu'eilc cOiisi- clirait le chef d'orclicstrc A. non coinnic im el1ipl0vc, mais conime liii entreprencur ei cornme l'ernploveur des au ires lnUsicicfls. si hien (lu'eflc ii estiu1( que c' tait i liii d e rgler les caniptes avec la caisse A. avait Im-manne adrriis cette fa('on de voir. Je chef d'oi'chesi cc a cependant contest6 celle asserlion, affi'iimant n'a\oir jamais clii i l'accuse (10'il appartenait i une caisse de compcilsat ion et relevant (lu'il r&uitait au corttraie clii contraf piisSi avec eile cjue les salaireS eoflVeliuS ttaiciit clgre s ( je bitte taxe. ii roits des paures, droits d'auieurs, conipensation. etc. : Co dautres terines, ces taxes taienl is la charge de l'accusc. Le pr&ident (iii iribunal ckclare i'accusce coupahle (Iavoir enfreint l'art ide 18 OLS cl Iarlicle 54 A( FG, cii tiudaiit 1'ohl igat iOn de Cot'- tribucr et la coiiciamnc i une peine de (roi.s jours dein prisonneinent. avec stirsLs pciidaiit deux aus, une ainende de 50 frwics ei au paie- inent des frais de procdiire. l)c i'exos des motifs, bus cliroiis cc ului suit Le tril)ullal n'ciitend pas se prononcer sur la (fuestlon de savoii' si nuc elause du contrat prvovant Ic paiement de la canlribulion a la caisse aurait pu ddployer ses effets \ l'tgarcl des tiers, ei itotain- inent de la caisse elIe-rnme, si ie chef d'orcheslre iait consi(Iir 215
Comme im en trepreneur, car il estiiic qUc tel nest pas le cas. En effet, il ressort clii eontrat pass entre les parties quc les musicies recevalent na eachet journalier ei quc le chef cl'orcliestre est inter- Veflil 11011 N)lnule ciif reprencur mais COmine eniploy, taut cii son uoin qu'cn ciiiaiit de rcpr&entant des autres musiciens (voir la dcision
110 54 de in (TSS. :e (, xtrait, p. 10).
Au silrplus, ic tribiiiial n'a pas i\ eXaliliner si c'est a tort oii raison (fue Faccuse ii cousiclrcc Comme cniploveusc de 1'orches- Ire. Aussi lien Ja cmii iiiissioii cl'arbitragc quc la CSS ont reiet6 les recoitrs quelle ci fornus pour ewitesler son obligation de coutriljuer. Vii (lilellc 11'a pas annoiic spoI1tarin1eut c Ja caissc l'orchestic et le persoauel siippinieiitaire oceasionucllement occups par eile ei n'a pas, de cc fait, vers les cwitributioiis eorrespondanles, eile ci liid soll Obligation du coirtribucr. Eil cc qui eonecruc In iuesure de In pellte, il v a heu de retenir (Ine laccusic ci tenii cFinduire Ic trihiinal en erreur au stijet du coulrat pass avec A. II convicut ds bes de prononcer contre dIe unc Peine d'eniprisoniiciiieiit aussi bien qu'une arnoncie. Comme eile se trouve toutcfojs dans ituc situation finaucire difficile et n 'a stibi aiicune coudainnatioii j iisqi(ici, le tribunal peut ne iui infhigcr (In une amende moderce ei im accorcler Je bii€fjcc du sursis en cc qui concerne ja peine (leluprisonucllleut. Vii sa eondamnation, eile devra supportcr les frais de, p rocd ure. (No 682, jugemeut (III Iri)unal de police du cantwi de Cenve, clii
29 octohre 1945.)
N° 37
Le militaiie qui, pour obfenir une aliocation pour perle de salaire a laquehle il n'a pas droit, oinel de remplir an nouveau queslion- naire lorsqu'un changement survient dans sa situation (10 art. 15, 31 al.; IC art. 6, 2e al.) se rend eoupable d'infraclion ä 1'article 18, Irr alina, OES.
Le 14 fvricr 1944, l'accus, qui faisait alors miiage commun avec sa femme et son enfant, a reinpli ä I'intention de la caisse de conipen- sation un cluestioniiaire relatif ä la dtcrmination de l'allocation pour I)erte de salaire. ii y indiquait- cc (111i ttait alors exact - qu'il avait un innagc cii propre dans lccjuel vivaient sa femme ei son fils. Par prononce du 4 avriI 1944, le prsident du tribunal civil corn- pteiit a autoris les poux ä vivre spars ei astreint Id mari au paiement d'nne pensioii ahinientaire de IM francs par inois pour l'en- treuen de soii 6pouse et de son enfant. L'accus n'a vraisemblable- inent cii connaissalice de eette dcision (lud vers ]e 10 avril 1944. En fait, sa femme avait Ujä cess de faire mnage cominun avec lui ä ha fin du mois die mars. Le IZ avnil 1944, i son retour du service miii- 214
faire, Faccn'oi' est al1€ de son cCii habiter chez sa scrur. II na plus cu de imnagc cii propre depuis lors. Toutefois, pour contiii tier de toucher 1'indemni t de nnn age CII cas de service inilitaire, il a omis d'aitnoncer ä la caisse (juil i(avait plus de innage cii propre, vivant spar de sa feniine ei du son cufatit. Daiis la mnie intention, il a uitgiig de reniplir Tut nouveau citicstion- naire, aiiisi qu'il cii avait Fobigation selon l'arficle 6, 2c alina, IC Mobilis (Iii 30 luillet au 11 octobrc 1944. il a accompli alois 65 jours de Service nuhitarrc sold pour lcsquels il a tonchc de soll cmploycur ine allocation p0111 perte de salaire de 8 fr. 35 par jour (indcinnit6 de nnnage et uidcmnit6 pour cnfaiit) a laquielle il navait pas druit Entre ses priodcs de service militaire. il «ii d'aiilcurs pas rernpli ses ohligatioiis i igard de sa feinine et de son eiifant. L acctis a aunsi ietir undiuenf des allocafioiis pour perle de salaire du ii iiiouitaiit total de 458 fr. 25. Le prtisidenf du fribiinal dclare laccns couupable davon' ohfeiiui une allocation pour perle (Ic salaire (Inh ne lui rcveiiait pas (OLS art. 1$) et ic eoiidaiiinc a une peiic du 15 jouis cl'eiitpri.sotineiteitf. avcc sursis peiidaiit detix ans. et au paienieuit des frais de jusfice. Des inoti l's du jugement, notis tirons cc qui suif L'accus a obtenu par des undications fausses ott iicoiuplfes une allocation citii ne mi revenait pas. Les icnseignciue'nk fournis sur son conipte ne sont, daus leuseiuihle, pas dfavorablcs. II n'a pas resfitin le monlant touch ind ciincnt, iii mnie tenli de ic faire. Tou- tcfois, ii faul fenir eompte clii fall qu'urie partie de son salaire est clji saisic cii inains de ienipiovcur pour dsintrcsscr d'autres cran- ciers, plus particuiireiricnt pur accjuuftcr la pension ai imeutaire qu'il doit servir pour soll erifant. Coinine les antccIents et ic c:iractrc dc l'accuus6 permcttcnt d'esprer quc cette mesure sera de uiafitre it le dtourner de comniettre i. I'avcnir urle aufre infraction, il peiit tre mis au h&ufice du sursis. Du fait die sa condanunation, il cicvra .supporlcr les frais de justicc.
(N° 675, jugerncnt du tribunal die simple pol ice (III clistrict de Lau- sanne, du 20 octobre 1945.)
21
Q uestions crites dposes devant les Chambres fdra1es. Q uesion terie Shider. (Conl tihitt ioiis iI's ('1 iiilianls dIIX CaiSSuS du coinpunsatioii.)
1,u 6 (1ccnihiu 1945, M. le eoiiseil ler national Stiider du Beithoud a pos In (luestioll sii van lt L'nrrö1 du Consei l tdrai 1.g1ant its paienents d'alloeations pour service Tni 11t1nru aux fitUdiunt.s des ritablisseuients d'iustruetiori suprieure est entr cii vigueur lt 1er avri 1 1945. .L'arti dc 4, 2e du tut iirrt flsposi' La conlrihutioii est de 10 frants per seniestre. Eile doit dtrc versie mi1me si 1'tudjiin1 est ('galeiuerit sounii.s, eOnnne personne du condition d(pendaiite ou .iiiddpeudaiite au riigiiiie des aliocalions pour perte du selai re 011 de gain. Eile ne put tre iii remise Ui rduite Aux turmes de cette tlisposition et selon In pratique en vigurur, l'tud i ant qui gagile sa vie se trouvu iinposd douhlciniiit. En revanche, scion lan 1 dt 2, uni iiu 01'ut touclier 5 Iii rols l'iilJoiition )oiii tud1iuit et I'ilIlO(lt1011 pour perte du salai ne ou de gai n. Dans ee.s coiditioiis, je pnic lt Conseil t5dira1 de dire >,'il n'estiine pas qu'il y aurait heu 1" du su ppninier teiLe d&uhlc contnihni ion des kudiants gugnant leur vi e en rcllorl(11nt il perdevoi r la cont ni bution sein cstniell e de 10 irancs 2' de supprinier 5verituellciiieut ia contilbution des 5tudiants 5. Ia eaisse dc conipensation pour le.s nil itaires 011, si rela West pas pO5si1)le, de in i5d Ui ne. puisque 1''tat de service netil 11 pnis liii lt 20 aout 1945 cl qu'ainsi les intS- ress5s n'ont b5n51ici 5 des alloca lioii.s pour Studiant que durant im laps de tcuips 1 riSs eourt. Le ( 0usd 1 f kral a rpond u coninie Sud le S mars 1946 Des pourparlers ont cu heu ende l'ljnion nationale des 5tudiants de Suisse et i'otlice 15d5ra1 de 1'i ndnstnie, des arts et niStiers et du travail ton- cernant une inoditication 5ventueiie dc i'arrStS du Conseil f6d5ral du 29 mars
1945 r5g1aut le palelneut d'ailucatiomi: pour service unitaire aux Studianis des
5tablissements d'instruction sup5rienre et de 1ordonnanee y relative du 14 mal
1945. Couiuie 1'Union nationale des dtudiants de Suisse pr5voit d'adrcsser une
requSte dans cc seils, il panait indiquS dc i'atteudre. On pourrait alors exami- ner en inSine tenips Ia question de la r5duction des contributions des 5tudiants et de In suppression de 111 d&uhie obligation de contribuer aux r5gimes des aliocations pour perte de salaire et de gain, Tune part, et an r5gime des tudi ants, dautre part, de ceux qui exeicen t cii marge de leurs 51 ndcs. une acl lvi tiS professionilei ie.
Q uesfion tcrite Gitinand. ((aisse de comp('iisatioii.)
Je 1 dcenibre 1945, M. le conseiller Ciiiiiaiul a (Ieman(k ce qui suit Le 29 juillet 1942 nut initiative populaine rev5tue de 180.000 signatures a 5t5 diSposSe 5. ia thanceileric f5d5ra10 demandant ia transformation, d5s la fin de Ia mobilisation, des caisses de comnpen.satioii pour mobihs5s, en caisses pour 1'assurance-vieiiiesse. Quelle est ha suite (inc le Conseil f5d5ra1 compte donner
5. cette initiative Qnand sera-t-ehle souinisc aux Chawhrcs f5d5ra1es 1
216
1 r' 12 mars 1946. le ( onsei 1 f&krnl o rpoiidu de la faon sui-
V1II1II'
Conone 011 .snit. ]'initipll ive populaire deinaiidaiit Ja traI1sfor1n(ltioil do (li5s(s dc coiiipeiisatloii 1)01(1 porto cle 5llI(lire (t (IL' gaul ei) caisses (1'1(s5I(raliee vioi!lessc et surVivillits (1 (0)110110 01] teritis g(iI(11i1UX ; il iiiiporte done (10 s11VoJi' Si, VU 1'arliele 121 5 tliiida. (Je Ja constilution. les ('JI:iiulnes alllron - vent cette iiiitiative, qualil au foi(d .Avallt Je Jour prsenter oH rapport et des IrOpOsiti011s, Je Conseil Iddd1-,11 (bit exalliilier iiiiiiulieu.seiuoiil, quant au fond, IO.S iiuestious soiilovdos IlIr 1'iiiitialive populaire. Ces questions sollt iioiiibircu- <es et lourdes (10 eOlisdqliC(l((5. 1)epuis Ull tuiips roJitiveineiit bog, dies sorit dindides de prds, 011 lillis011 avec bes trivaux prdl(aratoirls 1)0111 11110 boi ffeld- 11(10 sur 1'lissUrllllee_vieillesse et SUrViV1II1IS; les CI(1001)rCS aUrollt fi <'011 (((011- per d'ici peu borsque Je projet (Je lob sera CII ddl iijdru 1101]. Le Consei fdddra 1 11 jugd lieeessaire dc ne pas revellir sur J'iiiiliative (0(lsfitUtiollIlollc av]1I]I (iue es questiolls 15 1'dlude fussont (JffilliliVollldlll dllldiddos;e ('Ii) 110 1(1(000(1 Se 11(110 qli'dii relalioii avee le prolfldule gdinirlJ (10 1(siIr((lee-vieilJesse et survivants. -
Question ecrite Stähli. \ rSineiif pruvisol i' de reiites aux viei11a iIs eI aux su ivivatits.)
M. le coiiseiller national Stähli ei. le 19 dceinhre 1945. soiiIev la <1uestioii ei-apr
Par arretd du 9 00101)10 1945 slir Je versolileni lOOVISOI 10 (los r(lIl&s vioil- lesse et survivants, Je Collseil ('(1(11(1 11 dtil<lj uIie dclieile <Je tonlos 1111 va- rieiit seloii quc les, l)dll(fioiIires bn(ldtel(t 0110 rdgiori urhaine, nii-urbahie 00 rurale. Cette diffdrenciation 110 e:uli'e 11(5 avee celle (111i existe dans Je eoft dc 111 vie et les prestalioiis de lt (il(55C (Je eoinpeiisation pour porto (Je saliire 0)1 (Je glin. La population des cunipagiles estiitie qm, le projet avantage los (1111- clins;e IJe eraint qu'IJ en rdsnite (1U ceroissellleilt de bit 1)0-Pulli ion des viJJes (1111 accelituerll elleore J'oxo-do des canpagnes. De plus, Je projet risque de retidre plus difliciJe J'approbatioii de J'assuraitee-vieilJosse lt survivanis pur es dlecteurs eumpagnards Le Consoil Ltldrab est-il prdt ii revoir Je bardme des reales cii tenant dos dqui t 111)10111011 t (ompl e des Co 1)111111110S rurales ?
Le 22 mars 1946, le Consei 1 fflral ei itpond ii
l)aiis soll quatorzidaic rapport du 19 fdvrier 1946 15 J'Assenihlde fd(1(Il]l' sui los mesures prises en vertu (Je sos pouvoirs extraordinaires, Je Consoil f&ldral a fait 011 exposd ddtai lid sur Je rdgime IralIsi loire 011 viguenr jusqti'fi J'intro(luetiol( (Je J'llssurinee_vieiliesse et sUrviVallts (trrdtd -du Coaseil fdldril <Ja 9 oetohre 1945 rdgJtnt Je versenient provisoi 10 de ren tes aux viel Jlirds lt HI1X survivtnts). Cet exposd, qui -coiistitue une (III ((CXC audit rapport, indiquo los rllisolls ayant <011(bujt ei nil 0e1IoJ0IlI(elllolit des reales (J'aprds los eonditioll de vie rurales, nli-urbailles et urbainos. 11 ressort des expJicatbo1ls donndes daiis Co rapport quc J'dcllelollnelllellt ado- ptd pour Ja <Idlerntination (los rentes hellt COI1)Il10 dc Ja situation rdebbe -lt (ln'iJ ost on fuJI pintöt un avantage pour Ja populatioii des caupagiles. La <iuoshion soulevde devri dtro solullise d Ufl 1(00- vel eXamen tu J'oecasion <Je- J'dtude -dii projet de loi sur J'a.ssurance-vi eibiesso et survivants.
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Petites informations. Organisation des gardes locales. I)cptiis le prinfemps 1940, im grancl nombrc cl'honiiiies ct de fern- nies se sont annoiics pour servir coiiirne volontaires dans les gardes locales. Ils se sont prcpars a leur fche importante avec un zle exein- plaire cl ont rendu au pays, aux heures de danger, d'minciit ser- vices. Maintenant qiie les hosfilits ont pris fin en Europe cl que l'arme est dnmobilisc, certains sont d'avis, cc cliii est comprhcnsib1e, (jue les gardes locales mit rcmpli leur nhission ei 1u'elles devraient tre (lissOutcs. A l'cncontre de celle manire de voir, nous cievons relever Ic rie iinportant dvo1ii a ces garcles ca taut q u'kmen ts de l'arme. En cas de mobilisation. dies doivent tre prtcs ä prendrc imnidia- teinent les premirc.s inesures ]es plus urgcntes, par cXemIJle ä dfen- cire d'iniportantes instailations r ilitaircs sur les places de rassenibic- ment de, corps 011 ä proxiinit de cclles-ei. Au moment du cianger, il serail trop tard ca effet de voiiloir crer une iiouveile garde locale. Aussi doit-oii pouvoir disposer en tons ternps d'iin organisifle qUi soit i marne de proigcr in mobilisation de 1'arrnc de campagne. On Hudie acttiellement de quelle nianirc in garde locale duit Hre incorpOrc dans l'arnie. Ii seml)lc indiqu de in nininlenir comme for- ination des services complinentaires. Eile semit forme d'honinics des services complmentaires cl de volontaires. Tons eeux qui ont appar- tenu jusqu'ici a in garde locale porirront in quitter libremcnt, s'ils le dsireiit. dans un diai encore ä fixer. Nous esprons toutcfois cju'un nombre important die gardes contiimueront de servir comme volontaires.
Contröle auprs des membres. La caisse cantonale de compensation Genvc a Mit cii octobre
1945 na reciicil intituM « Le comitröle des mernbres dies caisses de
compciisation pour mobiiiss ». Cc rccucil, publi sous la ciirectioii ne M. F. Gerber, chef reviseur de la caisse cantonale, est clestin avant tout aux persoimnes charges dii contröle auprs des membres pour d11i les dispositions 16ga1es ct autres instructions ont groll- pes de faon pratiqite et mithodique. Nous pensons qUc cc recueil peut kre emp1oy utilcment ion seulernent par les coiitröicurs, mais aussi par toute personrme chargc d'appiiquer les prcscriptions des rgirnes (les allocations pour perte dc salaire cl die gain. 11 est ca veimte au sige die la caisse prcite.
Nouvean recueil des dispositions en vigueur. La quatrime &iifion ciii recueil des dispositions ca vigueur au le furier 1946, ä laquelle nous avons fait allusion dans le0 2 de la
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Revue, page 126. ('St suitic de presse. On peut se pio(IIrrr led it iecit('il a loffice cciitra kd(ial d üs i1nprims et (1(1 il1atii(I a Beine Stin pri X tst (I( 2 fi. 10.
Conhiences et saiiees.
451 session de In commission (I'expers.
La cOiiliilissiOil dexperts pou r les igi1fles des allocations J)üil r perle (ic' salairt' et (I(' gani Ll 1(1111 SCdiiC(' t Beiiie le 2 avril 1946. El l(, etait pr id(t' par iM IL, Dl' Baeschl in. [es objt'ts figtirant i I'ord re du juni concernaicul IappIieation de Iordoinianee ii 41 ('t ]es infor- inations LIi' loffice fIral (1€' l'iiid tist ne. des aits ut metiers (t dii
1 iav all.
Cc in&mne jour, l es experts ont rciis par le gouvernernemif her- nois et iim'it's a visiter lilötel de Ville rnov('. M. le coiiseiller ri:ti (ifnet es aCtOlilpagnait.
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U Les rgimes des allocations pour perle de salaire ei de gain Organe officiel de I'Office f6draI de I'industrie, des ans ei m61iers ei du travail
Pdaction Office fdral de industrie, des arfs ei mfiers ei du frevelt. Section de l'assurance- ch6ma9e et du soutien des milifaires. Expdiiion Office central fd6rat des imprim6s ei du matriei, Berne. Pnix dabonnement : fr. 8.— per an. La num6ro 80 cls la numro double
1 fr. 20.
Parait chaque mois. Compfe de ch6ques postaux III. 520,
BERNE No 5 MAI 1946
SOMMAIRE: R6gime fransiloire jusqu' liniroducilon de l'assurance-vieillesse ei survivants ei r6gimes des altocafions pour perle de salaire ei de gain (p. 221). - D6cisions de tu CSS nos 653-662 (p. 235). - D6cisions de tu CSG nos 561-570 (p. 259). - Extraiis de d6cisions des commissions darbifrage (p. 272). - Motions d6pos6es devarrt ies Chanrbres 16d6ra1es (p. 277). - Petites informations (p. 279).
Le rgime transitoire jusqu'ft 1'intro- duction de 1'assurance -vieillesse et survivants et les rgimes des alloca- tions pour perte de salaire et de gain. Peu apr's 1'in±roductioa des rgirncs des allocations pour perte de salaire cl de gabi, diverses voix s'taient Hjä Mev~ es 1)ui)liquem eiit Pu' proposer (j1L 'Ofl rca1isfi t ulirieureniciit une assurance-vieiliessc ei survivants sur la base de ces rgiines et qu'on en confiL l'application aux caisses de compensation pour inilitaires. C'est ainsi qti'a €i dpos&, le 25 jui11et 1942, une initiative populaire fendanf ä la iransformaiioii des caisses de compensalion putir perle de salaire en caisses dassurance-vieil- lesse. La commission f6dhra1e ciexperfs pour 1'iiitroductioii de
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1'assuraiice-vieillesse et survivants a Iargemeiit tellu compfc de cc dsir dans son ral)port du 16 mars 1945. Eile recomniande 1'adopioii dii sysfme de contrihution et de compensation des rgirnes des allocations pour perte de salaire et (je gain ainsi quc de leur &Iifice administratif. v compris j'organisation ju(iiCiairc. Des rentes sont prvucs, en cas (je neessitt. ä j'a'vantage des vieillards iigs dc 65 ans rvoius an moment de j'entre en vigueur (Je j'assurance et incupables (Je gagner icur vie, ainsi qi(au fice des veuves ei (les orplielins. Comme J'arrtt du Conseij fd- ral du 24 dcemhre 1941 sur 1'aide aux vieillards et aux orpl1e uns n'avait effet ciue itisqLt'ä fin 1945. cette circonstance a engag ic Conseil fdraJ ä crer, cii attendant que soit inirocluitc I'as- surance-vieijle sse et survivants. mi rgi1ne transitoirc qui silis- pire de ja solution prvue par Ja conimission fdra1e d'cx perts en faveur des vieillards appartenant ä la gnratioI1 transitoirc. l)u 1(1' janvier 1946 ä fin 1947, des rentes seront servies aux vieillards et aux survivants en vertu de j'arrCt du (onseiI f&k- raj (Itt 9 ociobre 1945 rgiaiit Je vcrseinent provisoire de rentcs aux vieillards et aux survivants (rgime transitoire) quc nous appeilerons ci-ajrs ACi' » - et (Je lordonnance d'excutiou du (lpartnient fkra1 (je Jecoiiomie publiquc (in 9 noveni I)re
1945 al)I)eiee ei-apres ()rdonnaflce (I'CXtCUtiOfl ».
jj parait i iitressant d 't ablir um paraJiele entre les (Jisj)osi- tions du rgiine 1 ransituire ei ceiJes (leS r(gimeS (les allocat iOBS j)OUF perle de salaire et de gaul. VII (hiC Je p('m jer Sappuic ii mainls egards sur les secoruls (ertaines (Iisposi 110115 des rgi Ines des aljocat bus pour 1)('rlc de salaire et (je gaiii (nil exI)Icss(n!eIlt ite (lclartes appil- alIcs. Ii Sagit notamluell t des I)1 t'SC111)1 ioflS twichiant lorga ni- sation des autoiites. lorganisatioll judiciaire. Ic sy5t'ine (je (ltcoml)le ei d(' 1)!ii('n1e11t jobuigation de garijcr le secret. Ja responsahihit( des associnlioiis fondairices ainsi quc Ja reslitu- tioii et le ral)pei des rentes.
Le rgimc transitoirc (011ticilt des (Ii5p0Siti(ilis analogues (unmut ä Icur fond ou scion leur sens. i edles des regimes cic allocalions I)011t perle de salaire ei (je gain (nature uridi(Iuc du clroii. avalits (lrOit a la rente. caletil des rentes). 222
.Les caisses de compensaion pour militaires. les organes de revision des caisses et l'aclministration des fonds cenfraux de compensalion collaborent ä 1'excufion du rgime ±ransitoire.
4. Les ressources ncessaires au service des rentes de vieil-
lesse et de survivants doivent tre fournies ä raison de 60 % par les fonds centraux de compensation pour perte de salaire et de gaul, et ä raison de 40 % par la Confdration et les cantons -
qui doiven ga1ernent confribuer aux rgimes des altocations pour 1)erte de salaire et de gain.
l.Nafure juri(1ique du droit ä la reale.
011 reprsente souvent comme une coiiqute du droit d'assu-
rance sociale moderne ic droit cju'il co11Ire aux citoyens de r(cla1ncr une certaine presta on. L'cssence de cc droit, gale- nent dsign comnie un droit 1)ublic subjechf. consiste selon Fleiner 1) en cc que la loi accorcle äL chaque cii oven certaiiis ciroits concrets, exacternent dIiinits, ä des prestations dtcrrni- ncs, en sorte que 1'intcrcss, lorsqu'il exerce sa prteniion, se trouve dans Ja rnme sivatioii vis-it-vis de i'autorit charge cl'appliqlier la loi que le crancier vis-i-vis (In chI)ifeur. Sans vouloir disduter en cc heu si Fon peut acimeftre scientifiqucinent Ja notion de droit public sub1cch1. 011 peut relcver que les rgimes des aliocations p°« ierte de salaire et de gaili aussi bien que le i'girnc transifoirc dfinissent rigonreuseinent. dans l'intrt de la sürct juridiquc, les conditions dans lesqucUes sont ahIoi.uies les allocations 011 les rentes. Ils assureiit au citoven Ja possiiiii de recourir a des tribunaux administratifs. in(1j)en(1aI1ts de l'adrninisiration. qui possMeiii nil droit d'cixamen teiidu des dcisions reriducs par les auiorii& administratives. Cc sont ces dclix himcnts qui coinposent ic droit (In citoven ä ha rente. Contraircmcnt ä ces principcs, l'aiitorif fixe son gr les suI- sidcs de l'aide aux pau\res et 1'intress ne peiit cii gnraI former qu'un recours a(Iminisiratif contre un refus de sccours iiijustifii 2). De mme que Je droit aux aliocations pour perte
« Institutionen des deutschen Verwaltungsrechtes . 50 Ü dition, p. 172. Cf. touchant J'ajde aux pauvres, p. ex. FlücIijer, « Bernisehes Armen- und Niederlassuiigswesen 2e djti, i. 27.
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de salaire ct (1€' gain. le cJr()it a la rente est i ncessihle et ne peut trc donn en gage (AUS art. 3. 7e al.: ACE( art. 5 1)15 : ACV art. 6, 1er al.). ii est en outre soustrai 1'excution force tand is qiie les allocations pour perte de salaire et de gain peuven 1 'l re saisies claus les liniiles prvues par l'article 93 (Je la lol hJrale sur la poursuite pour cleites ei la Faillite '). Cette diffrence s'ex- I)Iique par Je [alt (jUC les renles (In r6gi inc transitoire s'€R'veni t des montanls 1110(iesles alors (jne les ailocalioiis potir pte (le salaire, par excnipJe. j)ell-veni atlei nclre 19 IraRcs par jour. Les reiites sollt exemptes de loul ilupöt 011 taxe ei ne 1)etL\ent trc coml)ensees avec aucun llripot on taxe chue (ACI' art. 6, 2e al.). i)aiis la pral ique. Ja compensation des allocations pour perle de salaire et (Je gain avec daiitres prteiifiis ckrivant du (Jroit 1)uJ)llc out privi est gaienieut exclue. ä J'exce1)iion cepenciant de leur compensation avec les conirihutions 1)re\tles par les regimes des allocations pour perle (Je salaire ei die gain. Lii re- vanche, ees allocat bus son 1 i m1)0Sahld'S.
11. Atpinls (!rnil.
Le droit aux aliocations p o ur perle de salaire ei de gaul apparlient exclusiveinent au miii tu ire. m'me iorsqu'elles sollt (lestin(es a ses iiioclies ei jion j)L1S a lui-inetne. Ioutefois. coninie ces allocations doiVeult avant tollt assurer la situatioii C01U)Ui iqile (IC la familie (JR inililairee ses prociles soiit. dans certaines cii- cOnstaiIcel.f0i1dd5 i exercer Soli (Jroit äL sa )1e oH Ii rcIa iner qiie les aliocation.s leur soient directcmcnt versles (cf. ä cc sujet. chifFre I V. ci-(lessous). Le rginle lransitoire. au contraire. con- f're le droit ä Ja rente aux personnes mCnies vieillards, veuves ei orpiieiins - auxquelies eile est destinte. Une exdeptioii nest qite pour CC qui buche Ja reute, de vieillesse pour Coupie Je droit ä eette rente n'appart ient (jtlau niari. ä 11ioifl5 cjiie Je mariage n'ai 1 dissotit p a r decision jud on qu'une action iciaire
en divorce 011 en slj)aration (Je corps ne soit en (AC F art. 2. coiirs
1) Cf. 1esihi1il{, iII1pO.S1l)ilil (lellgagelnenl eI SaiiSal)ititP retieinte que dantres du drott aux allocatioio pour perle de aleire ei de gniu. aiui droit putriiiioiiiaux . Revue 194i. l nt
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2 al.). Le cerele (les avants dioit est (li)nc c sciiiicllenieiit (1ifhi-
icut (]ans les rgiines des aliocaiions pour perte de, salaire et (Je gab d'une part. claus le rtginie transi t(nre (Jautre part : il existe en revanche une coneidence partielle entre les personnes atixqiielles sont destiii&'s les allocations po ur perte (je salaire ei de gab ei (dies qiu i unI droi 1 i la rente inst lt ue par Je rgime t ransi oire. AIIISJ. les cii Fauits lgit iines. naturels et ad()piifs. dannen (1 IIIIi 1 i'ifl(leiii iiitc J)Otll en fant. claus les rigi uilCS des aiiocai iQilS pour perle (Je salaire et de gab. et peu verl t pr(tendre Ja rente d'orpliel ii all 1 nut ciii ils le San t (]ans le rgi mc Im nsiioire i() ah. 5 : O[G ah. Ih bis. 10 qilaler : ACU art. 4 : ordonnauice (exku 1jan ah. 2 et ). Sehn les rgi ilies des allucat ans pour perle (Je salaire ei de gab . le miii taire peilt au surplus toucher iin(ieinnitd pour en 1 nut pour les cii fants dii Cnn juint et pour ectix qli'i1 a rcciieiliis. 1,e rcgi mc iransi loire ne tahle qime sur Ja pareii du sang ei. eonformnimemit i l'usage de Ja langum ne re- (oiiliait qu'aux descemidants la dual 1t d'orplielins. II nattribue Pal coiis6qtient auch hic reibe aux en fants dii eunjoi n 1 iii aiix ciii anIs mecueiiiis .1! assi liii le cii revanche aiix orplieJi ns les enfaiits troiivs cuu. (lans ]es r€gi1il('s des allocations pour perle de saiai re cl (Je gab, ne dannen1 clroi 1 a Ii ndemii iii ti pour enfan t. (ui aiitant qit'011 peim 1 les (hiiisidirer corn mc enfaimis reeneillis. De miicnie qu'une allocation stli)I)hiilie1itaire petit ctre rcJai11(e, (laus cert aiiies (aulditiolin paur des 61vu oH (kS5 aj))reui tis. les ilves (les uieo1cs (lii dlcgi1 iiioveii cl du dcgrc 5u1l)(iiehIr ainsi que les appreiilis peuvcnt. iurscjuils somit urplieiins. prte1Mire lilie reue d'orplieliii daiis le rgimiic iransijuire (ord. ii" 51, arlicic prelnier. 2e al. 01(1. dexeciition art. 4. l(r al.).
IH. (cilcul (le la ‚ente.
l)aiis les rgi1nes des allocations perte de salaire ei (Je gaul. le mi litaire reoif des aliocations suppimcn1aires pour les persumiimes qu'il assisle. autant qii'elles souit incapahles (Je Sah- \enir i leurs propres hcsoins et qiu'il ne tohiclie Pils (lji 1)0i11 elles une iuideninii6 pour enfan t OR une i1I(lcninil( de ihicnage. (es aiiocation.s shiI)pi(nientaires. c1uii ne peuvent (l(passer Je
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montant des subsicies verss par Je militaire, doivent permettre de couvrir les frais d'entretien stricternent indispensables. C'est pourquoi Ja Joi prescrit que 1'aJlocation supplmenfaire ne peut tre accordie que si les reveinis propres de Ja personne assiste, cornpte tenu en sus Tune part approprie de leur fortune, ne dpassent pas certaines limites de revenu (ord. (1 51, art. 7). Les mCmes princiles rgissent Je caleuJ des rentes dans Je rgirne transifoire, encore que les Jiinites de revenu y soient fixes scion d'autres points de viie (ACE art. 5). Le systme de diff&enciation iiiarque, instifu par les rtgiines des alJocations pour perte de saJaire et de gain, repose sur Ja consid&ation que, les frais d'eniretien variant selon que Ja persoiine assiste vit seule on fait mnagc corninun avec d'autres personnes, les liinites de revenu doivent tre gradu&s de manire lt rpondre lt ces diffrences. Le rigime transitoire adopte un systmc essentiel- lement diff&ent en faisant dpendre la Jiiuite de revenu de l'espce de rente que l'intresst J)ellt 1)rdndre (rente de vieil- lesse, rente de veuve, rente d'orplieJin). Pourtant, le rgimc tran- sifoire tient gaIement comptc que ]es frais d'entreticn diminuent lorsque pJusieurs persoiiiies font ninage cominun. La limite de revenu cItterniinante pour l'octroi d'une rente de vieillesse pour coupJe est plus basse que le double de Ja limite de revenu dter- minarite pour le service d'nne rente de vieillesse simple. Mine lorsque l'poux ii'a droit qu'lt une rente de vieillesse simple, e'est la limite de revenu applicahle au coupJc qui sert lt la dter- miner (ordonnance d'excution art. 8, 2e al.). Si les ayants droit adultes, qui sorit paren!s cii ligne dirccte asccnclantc mi deseen- dante, ou frrcs et suurs, font rnnagc commun, on applique des Jimitcs de revcnu sp&iaes et r(duites lt 1'gard de cdfles de ces icrsoimes qui mit droit lt une rente de vieillesse simple (ordon- nance d'excu±ion ar(. 9. 1er al.). Pour caiculer l'allocation su 1)1)linentaire, on cloit addition- ner; d'unc part. ]es liinitcs (Je revenn ei, d'autre part, les revenus propres de toutes les persoiines assistcs qui forit mnage com- miin (ord. n° 51. art. 7, i e al.). De mC'me, si une vetive vif avec scs enfants, le rtigiine transitoire 1)rvoit qu'il faut faire la somme des limites de revenu. des revenus et des bicns de la veuve et des enfants (ordonnance d'excution art. 8. ie al.). Pour Ja
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dterinination du niontant de Ja rente de vieillesse d'uii couplc ou de la rente de vieillesse simple du man, je rcvenu et ja for- tune des dcux conjoiiits doivent galement itre additionn (ordonnance d'cxcution art. 8, t al.). Les rgimes des alloca- tions pour perte de salaire et de gain donnent qtielques cxciii- ples, nulleinent liniitatifs, de cc qu'il faut entdncire par reventis cii inatire d'allocations supplinieiitaircs (ord. n 0 51. art. 8, i' al.). Lc rgime transitoire au contraire niimre de inanire exliaus- live les M&nents de rcvenu ((iii doiveii 'i re pris cii coiisidration (ordonnance d'exciikion art. 4). 11 s'inspirc ä cc sujet die l'arti- dc 21 de l'arr ~ t6 du Conscil f&1raI concernant Ja perception d'un impt pour la (lifense nationale. Oii peut aclniet tre cjii'il diff're des rgimcs des allocations Polin perte de salaire et de gain surtout en cc qu'il ne considre pas comme reventis JCS subsides d'assistancc obtenus de pareiits. Comme nous 1'avons d&. iä mentionn, 011 tient cgaienicnt u ii dorn ple qui tabic, pour dteriii i ncr l'allocat 1011 SU ppliiicii tal rc. de Ja fortune de Ja personne assistc, dont on estinic )ouoir cxigcr qu'ellc cntainc son capital potir subvenir t son entreticu (ord. n° 71, art. 8, ie al.). L'ordonnance ii" St ioucliant Festirna- tion de l'aliocation suppliinentairc ne contient Pas du d isp0Si- tions iius i)rcses siir Je caicul (Je cette fortune. Les caisses dc coni pensation ont adopi la prat iquc de ne pas prendlre cii don- sidratioii les biens de trop peti d'iinportaiicc. Quant \ Ja mesurc claus laqiielle on doit avoir garcl i la fortune des personncs assiskes, il ressort (l'une dcisioii de la coiiiinission f&krale (Je surveillance cii inatirc ('allocations pour perte (le salaire quil faut tahicr sur l'Tige des intrcsss (n' 265. Revue 194. j). 142). Lc rgime tnansitoire se foiide CII principc sur les mc'nics eonsi- (:I trations 11 1ot ton tcfois ex1)resslncI1t quc Ja foriu ne ne cloit tre prise cii considration qile pour Ja part 1ui dpasse certaines soinnies dont le niont an t cii ff're selon Ja nat ure de Ja rente (ordonnance d'ex&uton art. 6. al.). Pour ii ne rente de vieillesse pour eouple, par exernplc. Ja soinnie lii)rc s'levc
5000 francs. Pour le surpIus, la part de la fortune dont on doit
tenir compte varie suivant l'gc (je l'avant clroit ä la rente. \ ii la (ilminution des 1)rol)al)i1its de vie, cette part siibit une pre- mi ~ re augmcntation lorsquc le rcquraiit atteint 50 ans. puis de
nouvelies augmentations tous les cinq ans. Eile passe ainsi, par degr&, de /2O /a (ordonnance d'excution art. 6, 2e al.). De mme que 'es limit es de revenu, les taux maximums de i'aIlocation supplimentaire sont calcuis diffremmeni selon que les personnes assistes vivent seuies ou font mtnage commun avec d'autres personnes (ord. n° 51, art. 2-4). Dans le rgime transitoire t€galement, le montant de la rente de vicillesse pour couple est infrieur ä la somme de deux rentes de vieillesse simples. Comme les allocations pour perte de salaire ei de gain, les rentes sont plus ou moins ileves selon que l'ayant droit habite dans une rgion urbaine, mi-urbaine 011 rurale. La rpartition des localits s'opre selon le ciassement appliqu en matire d'ai- 1er al.). locations pour perte de salaire et de gain (ACF art. 7,
IV. Rclamtiiion ei versement des renk's.
Pour permetfre de fraiter rapidement les demandes de rente,
011 a er llflC formule officielic au moyen de laquelle les requ&
fes doivent tre prscnics (ordonnance d'excution art. 11, et 4e al.). Eile corrcspond au quesfionnaire OU ä la demande d'al-
location su1)p1trncntaire en mati're d'aliocations pour perte de salaire et de gain. Lorsqu'uiie personne ne rklarne pas la rente ä laquelle eile a droit, ses proches, tenus lgalernent ou moralement cnvcrs eile ii des aliments, de mme que les auforifs communales comp- tetites, peuvent exercer son droit ii sa place (ACF' art. 15, L)e al.). Cette d1s1)osition correspond ä l'article 4, 211 alina, ACFS, et i'articie 17, 30 a1ina, ACFG, lt cette c1iffrencc prs - rsultanL de la maticre que, dans les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain, Co sollt les proc hes assis1s qui ne sont quc subsidiairemeit foiids lt exercer le droit. Ii s'est rvli rncessaire de charger de l'examen des deinaii- des de rente, outre les caisses de cuinpensation, d'autres services, plus prcismcnt les offices cantoiiaux d'aicle aux vicillarcis e aux survivaiifs, qui connaissent 1Jart1duh1re111e11t bien les cmi- ditions locales. Les requtes doivcnt tre prsenies lt ces office cantonaux ou aux offices coinmunaux (ksigns par eux qui 1e 228
sournetient ä 1111 prernier examen (ACF art. 16. 2e al. ; ordon- nance d'excutjon art. Ii et 12). Ccl examen va notablement plus bin quc les vrifications auxquelles les autorifs commu- nales doivent se livrer cii mafire d'albocafions supplmentaires pour attester ]es faifs cit& dans la requte (ord. n° 51, art. 12, Pr al.). Les tches des offices canfonaux ou communaux peu- vent tre transmises aux caisses cantonales de compensation (cf. circulaire n 3 de b'office fdral des assurances sociales. D, 1, 3, 2e al.). De nombreux canlons ont fait usage de celle facult (Lucerne, Schwyz. Claris. Fribourg, Scliaffhouse, Appen- zel Rh.-ExL. Appenzel Rh.-lnt.. Grisons, Thurgovie, Vaud, Valais). Les rentes sont fixes et servies par les caisses cantonales cl, dans certains cas nonc& par la loi, par les caisses syndicales (ACF art. 13, ab., ei art. 14 : ordoniiance d'excution art. 19). La d&ision relative ä la rente. commutiique sur une formule officie]le. doit metitionner le (Mai et l'auiorif de rccours. CeLle prcscription correspond ä l'articic 28, 1 al., 10, cl ä 1'article
31 bis OEG. Comme les dispositions des rgimes des abbocations
pour perle de salaire et de gain concernant la procdure sont €galcmcnt applicablcs dans le rgiine transitoire (cf. chiffre V, ci-dessous), ii s'crisuit cltt'ä dfauf dindicafion des mo ens de droit, le dlai de rceours ne court quc st Fon ict prouvcr que l'iniLress connaissait nanmoins ccs movens. Au liedi de scrvir les rentes elles-1n(Ines, les caisscs de Com- pcnsaiion peuvent ciiarger de icur versenient les membres qm assurcnt aux hntficiaires de rentes clircctcment ou par l'in- ternudiaire cl'uue institution de, pr(\oyaIIce des prestalions de secours partictilires (ordonnancc ilcxcuiion art. 15, 2e al.). Les dispositioiis du rgime des albocafions pour perte de salaire qui rg1cnt les rapports entre l'cmploveur et la caisse de coin- pensation sont appijeables par allalogic. Si ic rgime traiisitoirc iic fail pas appel ä la coblaboration des employeurs dans la mnic mesure quc les rgimcs des albocalions pour perte (je salaire ei de gain, ccci s'explique par la composition diff€rcnic du cercic des hnficiaircs. Les rgimes des ablocations pour perle de salaire ei de gain prvoient quc les abbocations peuvent tre verses aux proches 229
du militaire, flllflC contre sa voloiitt. cians certaines conditions dtermines (ACFS art. 4, 2e al.: AUG art. 17, 5e al.). Le rginie transitoire va plus bin et prescrit que les caisses de compeilsa- tion doivent pourvoir ä ce les rentes servent ä 1'entretieii des b&nficiaires et des personnes i leur charge (ACF art. 18). S'il West pas certain qiie 1'ayant droit ernpboicra la rente conforin& inent t son 1)111, la caisse de compensation peu( en effectuer le paieiiieiit en mains de 1'autorif compientc, d'uiic institution de prvovance ou dun tiers c1ua1ifi (ordonnancc d'excution art. 2). Relevons encore ici que les dispositions des rgiifles des all- cations pour perte de salaire et de gain concernant la restitution des albocatioiis perues indiTlinent et le rappel des albocations flOfl touches sollt applicables par analogie (ord. n° 41 concernant les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain ACF art. 20). 1- Proccdure de recours. .
Comnie nous l'avoiis dju mcii tionm. ii appartiei1t i i'essence du droit ä la rente de vieillesse et de survivants de permettre l'avant clroit d'attaqucr une dcision de refus de la caisse devatit une cour administrative indpendantc, par voie de recours, et de faire reconnaitrc ainsi sa prtciioi. A peu dl'exceptions j) rcs. le rgiine transitoire r&gle la proc&lurc de recours de la iu1(1ne manire qiie les rginies des albocations pour perte de salaire et de gain. soit qu'il renvoje directeiiicnt u ccux-ci, soit qu'il re- prenne la feneur de leurs dispositions. En prciire insfance. la comptence de francher les recours appartient aux commissions canorzales de recours coinposcs de mernbrcs des commissiolis canfonales d'arbitrage en niatii'rc d'allocations pour pertc de salaire ct de gain (ACF art. :19. 2e al.). Les d€cisions de ces corn- missions pcuvciit &tre attaques dcvant unc Colflmis-siolt fd&i/e de rec-our.s fornTue de ]ileml)res des comnussions ftdra1es de surveillanec cii jnatirc da1bocations P" perle de salaire ei de gain (ACF art. 19, 3e ab.). Les canions doiveiit, soit dicter un rgicnient potir les conunissions cantonales de recours, soit com- plter ccliii des commissions cantonabes d'arhitrage cii matire d'albocations pour pertc die salaire. Les nollvcaux rglenienfs ou 230
les e0IlIp1I)1e1itS de reglements (101 vent etre son 115 il Iapproba-
1 iOn de loffice ft(lrai des assurances sociales (oidoiinance (JCXC-
(011011 art. 24. 2' aL: cl'. aussi 0[( art. i). ],es l)rescriptions dii rgin1e des aliocatiotis pour perle de salaire r6g1ani Ja procidiire a suivre devaut les cmii 01551005 can- lonales (larl)ifrage et la (01111111SS1011 f&lrale de siirveiiiaiice Sollt a ppl icables pur analogie (1011S Je rgin1e 1 ransitoire (ACF art. 19. 4 al.). ['an ide 25 (le lordonnauce dexiciition rappelic eticore sl)id101e10et1t (Jitest appl icahle le reglement des coiu mis- siolis lidraIes de St[rvei Ilance clti S j ui ii 1944. [es recours iormis deva iii l es coiinnissions ca iltonales 00 dc- Vati 1 Ja ('oiilllliSSioii Id(iaie de recours duivent leHr (1 le adresses (10115 lilI (Hai de 30 jOlils Li coiopier (Je ccliii du la llotificiltil)11 eerite de 1(1 (ii(i5i(lll al hqne (AUF art. 19. V" et • al.). (e d1ai ('St aiisi dc ineitie durec (111€' ccliii dan.s lequel (loiveiit T'trc j)re- sentes les tedott 15 «1 ILX (011101 issi(lfls (Iii ihj t lage en mai i're d'al- locations p0111' perle (Je salal ic et (le gai ii (10 art. 26, 5e al. OEG art. 52. -)e al.) : cii reva iielic. le (Hai de recours all pies des (ollltliisSi(1115 1id6ra1cs de sulVeillailde est de 10 jours, seide- mcii t (10 an. 26 bis : O[( ; art. 55). De mcnie qne i'oiiice Jederal dc I'i 11(1 ustrie. des orts et mit ierS et (in travail peilt recol ri 1 diiX (001111 issions 1 ederales de stir- veillance contle les dcisioiis des (0mb issiolls d'aihitrage (10 an. 44. 2e al., leime e: O VG art. 55). loffice Iedinal des OSStE- landes sociales a (jil ahle potir al taquer les (I(disiolls (Id'S (1(1111-
111 isSiOns camilotiales de recours deva nt la ((1111 inissioii fidiaIe de
recou rs (ordonnaimce d'exiculion. art. 26). 1.01 1 ice I'6draI de lind ost nie. des arts et m€it ierS et du 110 Vii 1 pett t en on Ire saisir Jes doill illissiolls cUarbiUage (le den aiiis (ii Ihb'ctids (10 art. 41,
2 al.. lefti'e I; OFG art. 51. 1 ah.). io1hcc fdraI (lt's asstt ran-
des sociales ne possede pas 110 droit a nalogue. maiS il est en revanche Eondi t donner des instrucijons dlix caisses (Je COiT1- j)emlsation (10115 des (:aS particii hei's. ii rsulfe cli outre de l'ap- plical iO0 1)01 analogie de l'ordoniiance 11 41 (In (l)t1rte111cr1t fidraI de Icoi1omic pltl)li(J11c concertiant les regiilles des aiio- catiotis Pütt r perle de salaire ei de gai ii qu'il est halte ä alfa- quer devant les coiiiinissioris de recours les (l&isi(1115 des caisses de coinpeiisafion relatives ii Ja icniise des retites touchcs indü-
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ment (cf. circulaire n o 3 de 1'office fdra1 des assurances socia- les, C, 11. 1, d). VI. Disposiions ptiales.
Les rgimes des allocations p0111 perte de salaire et de gain ont Mini toiite une srie cl'iiifractions spkiales ayant frait, Tune part ä l'accoinpiissenicnt de l'obligation de contribuer, d'autre part att paienieit des allocations (OLS art. IS-2t bis ACFG art. 34-3T bis). Le rgirne transitoire, qui ne s'occupe qite du verseinent dies rentes, procMe plus simplement. 11 ne voit qu'une infraction qui consiste obieiur unc rente contrai- ä
rernent an droit (ACF art. 24). En substance, cette infraction est dginie de la mme iiianire qite celle, similaire, pr6vue en inatRre d'ailocations pour perte de salaire et de gain. II est vrai ciuie seul le rgime transifoirc dispose expressmcut que la ten- tative est pun issa ble : cepenciant. eile Fest galenient cii matirc d'allocations pottr perte de salaire et de gain, vu quc in ten- tative de dlit est pulli issabic en vertu des (iispositions gn&ales du code pnai suisse (art. 21 ss). Dans ]es rgimes des allocations pour perte die salaire et de gain, les functioiinaires et cmpIovs des caisses de couipensa- tion sont, pour lcs actes accomplis claus l'exercice de leurs fonc- tions, considr& coiiiine fonctionnaires au seils (ic larticle 110. chiffre 4, du code pcnaI (G1S art. 20 tcr ACEG art. 36 ter). Une teile rglc fait clifaut dans Ic rgime transitoire. A ei) jugel par 1'arrt de ja cour die cassalion (JR Tribti nal fdral (itt
14 septeinl)re 1943 en la cautse Spring (AlT I, IV. 139). on
devra n(anh1ioins 6galement considtber ]es fonciionnaircs et cm- ploy& des caisses de eutin pcllsatiol1 com me loiictioiiiiaires> au sens du code pi1ai encore qiie ccci ne solt pas expressmcnt irvu pour letir activi1 relative ä lapplication du rgiiue trans it oire. Les d isposil tons gtntiraIes du code puhlal fh1ral ') sollt a ppli- cables aux in fractions aux prescriptions des rgimes des all o- cations poiir perle (je salaire et de gain (OES art. 21. Vr al.
1) reinp1a 1epuis tu jauvier 1942, par le code p ü nal sosse (art. 398, 2e al., lettre a, dudit code).
232
AUG art. 57, 1 e al.). Cette rgle vaut galement pour le rgirne transitoire- bien qu'il ne le mentionne pas puisque le code -.
pnal suisse dispose, ä l'article 335, que ses dispositions gn- rales sont applicables aux infractioiis prvues par d'autres bis fdrales, lt inoins que edles-ei ne contiennent des dispositions sur la matire. Dans les rgimes des allocations pour perte de salaire et de gaul comme dans le rgime transitoire, la poursaite et le juge- inent de ces dlits incombent aux cantons qui doivent commu- niquer au ministre public de la Coiif&lration les jugements renclus (ACF art. 27 OLS art. 21; ACEG art. 37).
VII. Prescriptions adntinis1rilives. Autori/ d'exccution. Dans ic rgiIne transitoire, l'office f&lra1 des assurances sociales a la cornptence de donner aux caisses de compensation des instructions tant gnrales qu'ap- plical)les lt des cas d'cspcc (ordonnance d'cx6cution, art. 28). L'office fdral de l'industrie, des arts et mtiers et du fravail, au confraire, autant qu'il n'est pas cxprcssineut autoris lt &lie- tcr des disposifions sur une qucstion iltermine. ne peilt que fournir des renscignemeiiis d'ordrc gnral ou particitlier au sujet des instruetions manant des autorifs supridureS (Conseil f&l€raI ct dpartement fd&al de l'conomie publique). Rgleineiit des compies et piements co,nJ)fabilifc et revi- sion des cuisses. Dans le rgimc transitoire aussi bien que dans les rginles des allocafions pour perte de salaire et de gain, c'est I'adrninisiratioui des fonds ccntraux de cornpcnsation qui pour- voit aux rlglernents de comptc enfre la Confdration. les can- tons ei les fonds centraux de compensafion pour perte de salaire ei de gain, d'une part, ei les caisses de compensation, d'aufre part (AU art. 22). Les dispositions qui, en rnatire d'allocations pour perle de salaire, rgissent le rglernent des cornptes et les paicmcnts, ainsi (lud la cornptabi1it et la revision des caisses, sont applicables par analogie (ACE art. 25). La rg1eineuutat1011 du rgirne des allocakions pour per t e de salaire est complte par quelques dispositions nouvelies (ord orinance d'excution art. 21-25). Les organes chargs jusqu'ici de la revision des caisses 233
(Je compensation doivent contr6ler 6galeinent 1'applicahon du r& Pille fransitoire (ordonnance d'excution art. 22, 1er al.). Coniributions aux frais (Fad,ninistrnlion. De mrnc qu'en 8•
matire d'aflocations pour perle de salaire et de gain, les fonds centraux de compensation contribuent. potir liii montant de 25 ceiitimes par versement, aux frais d'administrafion occasionns aux caisses de compensation par Je service des rentes (ACF art. 13, 2 al.: ord. d'exctition art. 20). Le r6girne iransitoire ne contient ps de dispositions cItailles, sembiables ä edles de l'ordonnancc n° 22 concernant les rgiines des allocations prnir perle de salaire cl de gain, sur les eondtjons dans lesquelles sont verses les contril)utions aux frais d'aclministration. Les frais dadminisiration (Je la Confc1ration ne tombent pas ä Ja eliarge des fonds eentraux de compensation - contrairement ä cc qui est prvii dans les rgimes des allocations iour perle de salaire et de gain cl sont 5llppOrt& par la Confdration e11e-itnie. 4.Liitruule J udiciaire. Les autori ts administratives ei judi- eiaires (Je Ja Confjdraiion, des cantons cl des communes sont tenues de lournir grafuitemerit tons les renseignenienis ncessai- res ä l'exarnen des requtes tendant alt pajeinent d'unc rente (AU art. t0. 4e al.). Les rgiiiies ([es allocafions pour perle de salaire et de gain n'astreignerit pas les caisses (Je compensation une ol)!igation d'enir'aide judiciaire aussi gnrale. Nous avons ji rnentioii iii qu'elles doivent uniquement attester lexacti- t tide des faits consigns dans les demandes d'allocations suppl- iiientaires. liii revanche. cliacun est tenu de fournir aux auto- rits de reeours les renseignemenis qu'elles dsircnt, ei celle r'gle sapj)lique par analogie au rgime lransiloire (10 art. 9 AUG art. 33).
234
Jiecisions des escommissions 1 1 1 11 reaeraies ae surveiiiance en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.* A. Dcjsjons de la cornmission fd&ale de surveillance en matire d'allocations pour perte de salaire (CSS).
1. Champ d'application.
Ne 653 : Engagement de droit public prsidents de tribunaux, gref- fiers et fonctiorinaires des offices de poursuite. Ne 654 Notion de l'engageinent : (Icorateur. Ne 655 But de Fengagement. cf. n° 656 Assujettissemciit des agenis d'assurance.
2. Obligation de contribuer.
Ne 656 : Obligation de fournir des renseignemenis.
5. Salaire de base.
Ne 657 : Reniboursement de frais.
4. Droit lt l'allocation.
Ne 658 : Service inilitaire accompli ä in jourme.
5. Allocation pour perte de salaire.
N 659 Octroi de lincleinnit pour enfant et de 1'allocation suppl- nientaire A la suite dun divorce.
6. Rappel des allocations non verstes.
Ne 660 : Date de (l&part (lii d1ai Tune aniie. cf. ii 659.
7. Procdure.
Ne 661 : Coinpteince des offices cauionatix prposs ä I'affcctation de In maiii-dcuvre. cf. n° 656 : Dcisioiis des caiscs susceptiblcs dtre atta- qii€es. cf. n° 658 Restitution du (la.i de recours. N- 662 : Dcisions portant sur des questions de fait.
*) Note de in rdactioe : Nous cornmeneoll.'4 de publier dans ce num&o les deisions renduee en 1946. Le norn des recourants et des intiius ne sera plus d&orrnais iiidiquä que par leurs initiales. 233
Remarquespriimiiiaires.
Selon le principe de la sparafion des pouvoirs. Factivit6 judiciaire est indpendante de la 1gislative cl de ladministrative. Lc juge d- pend l)len de Laclniinistratiou. autant qiiil s'oCdupe d'affaires admi- nistratives, il est en revanche ifld(pefldLIIlt viS--vis delle lorscu'il (liereliie t (tal)lir ic (irolt au eours (Filne p roc&iure jucliciaire ou' pro- nonce un j.ugcmnent. Ccci vaut ion seuleinent ii 1'gard du gonverne- nient, mais aussi ii l'gard des Chamhres (cf. lii-dessus Ruck. < Schweiz. Verwaltungsrecht . 2e t.diiiou. 111 volume. 0 .1 art. 21, lel' aliiia. ('t constit ution fdrale. art. 85, chiffre 11 : a cc sujei : Birchnwier, Handbuch des Bundesgesetzes über die Organisation der Bundes- Bundes- rechtspflege oii lauteur s'exprime de la nianire suivante sons n° 1, P. 23. ii propos de lartiele 21 : « Le droit de haute surveillance de l'asscinblc f€idrale1 «,se rapporte ii l'admiuistraiion die la justice ei il la condtute des affaires, autorise qtiestions et crifi(Iues 1 par exeni- ple ii propos de la dure Tun procis. ACF du 29 juillct 18571, mais ne permet pas is 1'assenible f&1rale de soccuper tlu fond des dcisions rcnducs ). Les jiies dojvnt (Ws lors Mre considrs, (luant Ii I'adrni- nistration de la justice, comine dies emp1ovs lis par un engagement de d,oit public ii ei) va naturelleincut de mme. dans une plus grande inesure encore, pour les greffiers et les fonctionuaires des offices de pour-suile. bus sont douc assiijettis ca principe au r6giine des alloca- tions pour perle de salaire (dcision n° 653). La CSS a d6jä considrh dans sa dcisioi II" 14 (2e extrait. p. 4). qu•un office de pollrsuitcs rt'est pas une exploitation artisanale et coinmerciaie et ciue les fonctioiivai- res de fels offices n'cxercent pas, c ii dpit des moluments iu'iis ton- cheuut, ituie activit conoinique indpendante antaut (jn'ils ne repr- seutent pas uniqiienicnt im reniboursement die frais, les moluments sollt souinis. comme, M&inent du sa laire die base, ä la contribu tion i)r'ue dans ic rgime des ahlocations pour perte de salaire (cf. ]a (Ici- ion cite dans ic texte ; vuir ca oufre les chcisions n° 497, Revue 1944. p. 443, cl n° 517. Revue 1945. p. 43). La dcision n° 654 traite die la iiotion de l'engagemeut. La CSS a considr le droit die Fintjm un dcorateur de condition i1i(ipci- dante travaiilant ca majeure 1)artie pour une seule ct rnme maison -
(tomi appeler au jugeinent cl'un spciaiistc iicutre en cas de divergence d'opiuions coitime un signe particulier de son jndpendance vis--vis de celle maisoll. La dcision n 655 coufirmc ic principe scion lequel tollte rinun- ration dun travail, quel quc soit ei I'espce le motif pour lequel cc Irauail a tui con/i it IiIi1(ressu, est soumise ä la contribution prvue (laus ic rgime des albocations pour Perle de salaire. Si Fon s'cartait de cc principe, il scrait difficile de tracer une limite ; in contribution 236
est due mlfle Sur ulic rtributioii (1Ui ii'atteint pas 600 francs pur pur- sonne et par aniie. Dans sa dcision n° 656, Ja CSS statue qiie tonte dccisiou cri/e de /u Cili.sse qui entame les intrts protgs pur le droit Tun militaire, Tun eniployeiir 011 d'iiii e1iipl0y. peiit &ti'e atta(iUe pur voie (Je t'ccours devant In cOinniission (larbitrage (10 art. 2 6. Id al.). A tou- ieiois seul qtial[t6 pour recourir ccliii (mut les intrts mit 1&ts (cf. t cc sujet 01 art. 105. 1 al., ca vertu diiqucl ic droit (Je rccourS appartielit noli seulenient aux parties, illais encore i tunte personne - (lolic galeinenf it nn tiers - doiit les droits ont l&6s pur Ja (l(eision attaq iu(,). La CSS a (1 iTt socduper dans in m&me dcision de la porhe de lobligation de fourni r des renseignenients; eile a dJt trait de cette (IlleStioll (JuliS Sil (JeCiSi011 ii 658 i Jaquelle iious ren- vovoris le lecfcur (Revue 1946, p. 149). La dcision ii' 657 6tablit qilelies i tdeiiiiiites ier5sesä 1 einploye reprsenteiit na reiubourseinent de frais et ne sont P. pur coiis- quent. souniises i contribulion. C'est la prenli'rc foi5s (lUc la (''iS d i exaininer s'il y avail heu de d&luire les frais rTsuitant de 1'achat (liii, ahoiiiieiucnt de cheinin de fee plus cuuteitx (jll€' (cliii e{fective- nicnt rernbourse pur J'cinploveur ; eile s tail Hjä Occnpee ca revau- die de Ja (jUestioll (IU reiiihourseiiieiit des fruis support.s pour lilie aiitoniohile niise snr piots (cf. n° 518, Revue 1943. p. 44). Dans sa dcision ui 638. Ja (SS accorde Ja rest itution du iklai de recours a un nulitaire, pur le niotif qile Ja deision de la COinlniSsiO11 darbi trage a ddivre i SOli doiiiiei ie dans une en veloppe sans adresse et qu'aii surplus l'intress a perdu Sa lilie (iiiis Ja scniaiI1e suivant cette notifieation. Dans Ja ni&nie dcisicii. la coniiiiission Coll- finne Ja j urisprudence constante (cl. citatinii dans Je texte (Je la dcision) conecrnant ic droit a laliocation pour les JOilS (je service nii!itairc accomplis ii Ja [iii de Ja Scillaille. Lc pre n'a droit i l'indeninii6 p0111 e,i[a,ii, p0111' les cnfants issus de son mariage (Ijssous, qi'e s'il Sul)Vieflt a kur entretien (10 art. 3 bis, 1er al.. letfre u). 11 est sms im portaiicc qa ii ait oblige par jugenlcnt de divorce ä verser des subsides cii Jeur faveur (cf. ä cc sujct Jes dcisioiis n° 365, Revue 1943, p. 515. et ns 434 cl 470. Revue 1944, p. 159 et 322). Sekn Ja (lcision n° 639, la ninic rgJe est d'ail- leurs applieable aux m!lita]res condainns pur jugeinent (Je (Jivorce ‚ servir unc pension ä leur ex-pouse. 'ils iic remplisscnt pas cette obb- gatiou, ils n 'mit aucuii di'oit a 1'allocafion supplirneutairc M. ii cc sujet la (ltcisimi ii' 567 de Ja CSG dans Je prsent fascicnlc, p. 268). Le dlai d'iwe aune (Je l'article 6 (Je lordonnance n° 41 court iTt partir de in firt du inois au cours cJiiiiuel a accompli Je service (lolinallt Ilaissance au droit. Si im militaire ne Verse une pension ah- iiieiitaire qu'aprs coup pour Ja prio(le oi il tait en Service. le (Mai iie coniinence iTi conrir que le juni' ou ii a combl iarri(ri (dcision
237
o 659 ; cf. ä ce sujet In dtcision ri° 485 de in CSG. Revue 1945. p. 270). La dcision n° 660 porte sur Ja question de In perle du droit Lt I'aliocation. Um militaire avait rcIani Lt son employeur Je paicinent de 1'allocation pour perle de salaire, mais ce dcriiier, insolvahle, ne mi en avait vers qu'une partie. Apr?s liii avoir eiicore adress plusicurs sommations, qui restreiit infructueuses, Je militaire s'est adress Lt Ja caisse en 1'invitant Lt lui payer le solde de 1'allocatioii. La caisse puis Lt la suite Tun recours In cominission d'arbitrage ont toutes dcux d~elar6 que ic militaire avait perdu son droit, faule de i'avoir exerc dans Je dt1ai Tune anne Lt compter de la fin du mois oi ii avait accompli son service militaire. Coinine le militaire doit. selon 1'art. 15 10, cxercer son droit vis-Li-vis (IC son empioveur. in CSS a statu que Je Mai cl'unc anne ne commdncc Lt courir Lt 1'gard de In caisse quaIi moment oLt il cst inforni de mariire ccrtainc (Je l'itisolvabilit6 de
1 'eniploye ii r.
Ii appartielit Lt 1'office cantonal J)OSt Lt i'affectation de in main- d'ceuvrc (Je dcider si un travailleur est affect 1'ijriculture ä litre ex!raordinaire (dcision n° 661). Sa clicision peut tre attaqtic devant In commission de recours cantonale cii niatire d'affectatioii de in main-cFuvre dont I'arrt iie les autorits chargcs d'appliquer Je r- gime des allocations pour perle de salaire. Scion 1'articic 16. -)e a1iria, AUS, les dcisions des commissions darbitrage portaiit sur des questions de principe peuvent seules trc dfircs Lt in CSS. II cii rsultc que les commissions darbitrage Iran- chent ca dernier ressort les qucstioiis de fait. Elle-, sont ds Jors lenues (N1ucider avec prcision les faits de Ja cause cl de se 1)rOilouiCer sur etix ciairemciit et sans &uivoquc (dcisioii n) 662 cf. Lt ce sujet la circulairc du prsicIent de Ja CSS du 1er mars 1946. Revue 1946. 3e fascicule, p. 142).
NO 653
Les prsidents de tribunaux, les greffiers et les fonetionnaires des offices de poursuite doivent Atre considrs comme des employs Ws par un engagement de droit public. lis sont par consquent assujettis au regime des allocations pour perle de salaire mme iorsque leni' revenu consiste uniquement ott en grande partie en mo1uments (perus pour les acies officiels conformment Lt tin tarif) et ils doi- vent acquitter la contribution prvue par ce rgime aussi bien sur ces 6moluments que sur leni's autres indemnits ventnel1es (ACFS artiele premier, Pr al.; 10 art. 14, 2 al.). Les pi'sidcnfs et greffiers des tribunaux de district et les foiie- tionnaircs des offices de poursuite du canton (je X. ne touchciit pas na traiteineiit fixe. Les prsidciits et greffiers desdits tribunaux reoi- 238
venl (Je Ja caisse (Je 1'Eiat une indeiniiit fixe qui, seton l'article 12' du larif des rnoIunients, constituc ä In fois Je reinbourseinent de leurs frajs de biireau et Ja rniiinration (je leur aetivit6 dans la mesure ils doivcnt I'exercer sans rcJanier (I' nioIiirneiits. Pour le surplus, le reveiiu (Ic ces fonctionnaircs corisiste (]aus les iuoiunients qu'ils per- oivent pour Icurs djffrenfs actes cl'administration conforinnient au tari fprcit ei q Ui leur sont ahandonns. Ms I'ei1tr(ie en Vigueiir (lii r(gin1c des allocations pour perle de sulaire, in caisse a considr les prsidents et greffiers des irihunaux de district ainsi quc les fonctionnaires (les offices (Je poursuite Conlme des personnes de condition (Jpenda11te, mais ne leur a rcliuiu in contributiori pour perle (Je salaire q ne sur leur rniunration fixe, iexcliisjon des iiioluiiients. A in suite de Ja (JlCjsiOm) n° 593 de Ja CSS (Revue 1944, P. 2$). eile a toiitefois prol1onc q ne ces molimineuts COIIS-
1 ituaient gaienient imn revenu soumis t contriljuticyii. Lcs associations
des trois ciasses de fouctioniia ires iIlt(resses ont al aqu celle (1CiSi0l1 (iCV(1111 Ja COIIIII1iSS]on (1 arhifrage cii (Jem(uldan 1 Cfue leni's socitai res fussent assmijettis dli rginie des aliocat bus pour perle (Je gain cii qun- Nie de pe r sonnes dc condil Ion illdd1)endia1lie. La COlUmissioll d'arhi- Irage a rejet Je recours pour ]es motifs suivaivis Poti 1' (iliterin 111er .Si une J)('l501)ile (lobt tre assujet Ne an rlgiJb1c des ahl(leations pour perle de salaire 011 a cci iti pour perle (Je gain. 011 (JOd exclusivement recliercher si eile eXerce Soll activit coiioiiiiqiie cojitme einplov OH (1,111u, inaniere ndpelldanie. Selon I'artic!e preinier, lee ddi- l)a. AC'FS, toutes les person les lides par un engagellicnt d e droit public 011 J)lV sont s011lniscs all isgiine des aliocations pOur perle (Je suiaire. IYapr's Ja j iirisprudeiice de la (SS, l'engagenient (Jont parle cette (Ii5po5itiOn iie se C011 fond pas avec Je rapport de (iroit drivaiit,
0 i (In Collt rat die lravai 1 rgi par Je code des ohligatioiis. soll (Je
queIc ne autre Col)tret sui generis non rglenient par cc code. Lne COlIveIftiOn uflalOgue nt contrat dc travail peilt (lJi constil uer 1111 cngagelliellt selon Je rginie des dii iOCltiOflS pour perte dc salaire (cf. les (NCiSi011s : n" 32. 6e extrait, p. 1 OS 34 cl 121. Revue 1941. p. 102 cl 82' z llON 224 ei 226. Revue 1942, p. 528 ei 533, oufre (Je 11010- breuses autres (IkisiOnS). Lc rapport (Je subordination apparait cmi ccci que Fempioy se voit assigner un ccrtani travail, qn'ii peitt d'uue part cxigcr. mais (jll'il est dautre part lernt d'cxcitter aussi Jomigtemps (iie (Jure l'emigagenienf. Soll activiN se Iiniite au travail (111i mi est confN. La person ne (Je con(litiOn in(Ipc11da1lte assujettie au rgime des al io- cations pour perle de gaul cii vertu de larticle premier ACFG, est au contraire parfaitemerit libre ä ccl gard. Eile ne peut exiger de quiconque qu'il liii fournisse du travail. mais eIle n'cst pas non plus contrainte d'acccpter celun qu'on Jul offrc. C'est ä eile (Je se former une cIientIe. (Je Ja Conserver par UI) service soign cl dc l'accroitre par les nioyemis appropris sans se soucier de lilnitcs gographiqucs.
239
Eile pent mener ses affaires colnine eile l'entcnci claus le cadrc de la Iibert de comniercc et cFinclustrie garantie par la constitution. Les recouraiits noiit pas cctte inclipel1(lance. En revtant leurs fonctions, ils assumcnt l'ohligtition de rcniplir totites les tches qui kur incom- heut en vertit (Je la loi : ils ne pcuvent refuser de ]es accompli r. 11 est vrai qiiils jouisseiit cl'une inaIiire de monopole, mais ils ne sauraieut, lorsqu'ils ont iieu faire, invoqiicr la libert d'indusfrie pour tenclre rexercice de kurs fonctioiis au clelct des limites de leur comptence locale et matricl1c. (est cii cela prcisrnent qile leur aetivit6 se clis- tinguc foncireiuent de ccl Ic. indpcnclantc. des avocats. (cl tu qui d- sire ufiliser les Services clun uvocat est cntirement lil,re claus son choix. Cc ciernier, de son c(tt, ckcide i son gr quel genre cFaffaircs il veut traiter, quels niandats ii cntcncl acccpter 011 au contraire refu- ser. Ii pcut choisir lui-ni&nie Soli ciontaine cl'activit&i, sans devoir se tenir t des lirnites gtiograp}iiciues. et entrepreindre toutes les dinarclics qui lui paraissent proprcs ä maintenir ou a iitenclrc sa clicntle. Sa 1ibcrt West riuilcinciit ksie t cet ,-ard par Ic fait qu'il doit d&tenir im brevet de capacit cantonal et se conformer t certaines prcscriptions &1ictes claus l'intrt public - plus particulkremcnt au tarif officiel des honoraires et ckpens . Toute activit ticonoinique indpendante doit ca cffct &tre excrcc claus les iimitcs de Vordre kgal. 11 «v a gure de professions qul ne. soient sonmises f des clispositions kgales plus ou inoins restrictives dont les autoriks compilentes doivent surveiller
1 applicittion. Celte circonsfance ne suffit done pas potir crer le
rapport de suhordiiiiition, traif distiitcfif de lengagcinerit selon le r - gime des allocalions pour perte de salaire, cians lequel se trouvcnt plaCs les prsidciiis et grefficrs des tribuinaux ainsi que les fonction- naires des officcs de poursuite. Le Ciii quc les J)l(SidlcnfS de iribimaux ne cloivent se confornier ä auctine instriiclion officielic quand ii s'agit de dlire le clroit= constiq uence du prilicipe du iii sparat ion des pou- Voirs ne cltange nett a l'affuirc. Ils otit assnnu par sernient 1'ohli- gation dappliq tier eon.seiencicuscntc'tit la mi. Comnic les grcfficrs ei les fonctionnaires (1(„-, offices de poursuiie, ils sont lits pur titi enga- genient de droit public ci doivent par consciiicnt fre assujettis au rgiine des allocat ioiis pour perle de salaire. Lassujett isscinent au rtginic des al locatioiis pour perle d e sa lai r e
0 pour effet die SOLI neftre le revcn u rsultant de l'eiigagenieni
contnibutiot prtivtie pni' co, rginie. Peu i inponte i cci gard la ma- nire dont cc revcn ii est rcal iSL il nesi nullement iidi.q)ensable ci ne l'eniploveur verse un sabine. Ccci ressort clairement dc [arficic 14, 2" aIina. 10 cii vertu cluqucl les poiirboircs, potirfant verss pur ]es clients de Fein ploveur sont rptifs salaire. Le salaire ckterniiiiant coln- prcnd toiiies les ressoilrces dont lcinpbov bnficie sur la base de son engagcuicnt. 11 nest pas clouicux (uc les €mo1uments rcvenant aux rccourants nt' constituetit d e teIles ressourccs. Le clroil de pr- 240
lever des moIuments appartien t au cantoii ei c'est en soll nom que Im recourants I'exercent. Si celui-ei, au heu de rclanier le paiement de ces soiiimm, les leur abaiidonne, on doit considrer qu'il ne fait que rmuiurer de celle rnanire I'acconiplissenient des actes d'a(Iillillistra-
1 ion i l'occasion desqucls soiit perus les nioluments. Cette rinun-
ration constitue, oiitre les autres iiideiniiits verses par le cantoii (indemiiit fixe, in(IeInnits d'audience, etc.), leur revenu sonmis & contribution. C'est iiiie pratiqtie courante de rtribuer les services (le fonctionnaires en leur abandoniiaiit des ino1uments. Le fait (tue ceux-ei varient selon le degrii doccupation ingal du fonctionnairc ii'affecte pas soll obligation de contribuer ei les recourants ne peuvellt cii tirer argument cii faveiir de leur prtdntioii d tre assujettis au rgiIne des allocations pour perte de gain. Dautres personnes de con- ditioii diipendante ont un gaul sujet ä des fluctuations et l'arlicle 8, 2e aIiiva, 10 prvoit comnient 011 doit, dans ces cas, caiculer l'allo-
cation pour perle de salaire. 11 est sans iniportance galement que les recourants aient 2t supporter une partie (le la perte lorsque les iiinolti nients ne peuvent tre recouvrs. D'autres eniploys, les voyageurs de coinmcrce par exexnpie, doivent aussi assuinei des ris(Iues de perte. II va de soi que les contributions ne doivcnt hre acquittcs sur les tmo1umeiits que lorScliie ces derniers ont 1i recouvrs. La conccptioii selon laquelle l'assujettisseiiiciit des recollraflts all rgiiiie des allocations pour perle de salaire provoquerait des diffi- cult& insurinonfables, parce que Im indemnits qu'ds touclient coiisti- tiient cii partie le rembourseniciit de lcurs frais, est cii coiitradictioii avec les cxpriences faites dans 1application de cc rgime. Ii est ccrtes exact que ]es contributions pour perle de salaire ne doiveiit &re acqiiit- tcs que sur ]c reveiiu iiet du travail. Loisciii'iin salaire inclut un reiii- hoursemeit de frais, l'in.ress peuf OtJrer la dduction Corrcspon- ilante. 11 est sans iniportance t cct l3.gard (111'il puisse ou non pronver es cIhours sparnieiii. Sil ne peiit vii apporter la preuvc. 011 Im ('stimera dqnitablement. Cctte rgle mi app1iquc cliaqite jour dans la pratiquc et eile fait namc 1'objet de dispositions spticiales pour cc qui touche certaines ciasses de salari& (10 art. 12 pour les voyageurs de commerce ord. ii 5 de l'office fdral pour les ollyriers i (buh- eile *) information n° 118. Revue 1945, p. 86. pour les personnes accessoir(,nicnt occupics connile empb0v de sociits 011 Colnnie fonc- tionnaires). 11 ne dipeud que des recourants de teunr unc C0iiiptaI)i!it( (liii permctte de calculcr leur rcveiiu iict ei (lemJ)chcr airlSi (lu'on ii'cstinie letirs frais au-dcssous de leur niontant r&l. D'aillcurs. il iict pas exact que le revenu ne joue ahsoluuient aucun rölc dans Ic rgi1ne des allocations pour perle (IC gaitil. En cas de deinande de rd tiction (Ic la coutribiition personnelle. on (bit ainsi Mablir ic revdnu nel de
*) Maintenant : ord. ii' 12 dc 1'o•rt'ice f&1&at. du 14 s epteinbre 194 5.
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la personne de condifion ifl(ipdndaflte (lont inane in requie (oril. O 48, art 2). Les recourants estiment que, i'aliocation pour perle de salaire ne coinprenant pas de secours d'exploitation, ii faul adrnellre i'assuet- tisseinent au rtgirne des allocations pour perte de gain dans bus les (as oi'i l'ini 6 ress6 exerce son aclivit conomique dans ses propres Iocaux cl avec ses propres installations. On doit repousser celle opi- iiion, ne serait-ce que parce qu'ilue activit conornique indpendantc n e suppose pas nccssairenicnt 1'existcn CC d'u ne cxpioiiafion. D'autre part, le sccours d'exp]oilation ne constitue plus, depuis le 1er i!ovenibre 1944, iiii Iinent obligatoirc de 1'allocatioii pour perte de gain. Mais n'en continuc pas moins d'tre al1oii aux personncs de profession libra1e, mme quand dies ne disposent d'auciine expioltation. Un engagement selon le rginie des allocations pour perle de salaire peut fort bien exister entre ]es tittilaires (Je maisons (1 isposant d'instafla- lions d'expioitation commerciales. attisaiiaies 011 industrielles, earachri- scs, pur exemple enfre un grossisle cl im atelier de conture. Les sons- traitanks sont rputs ouvriers (l'aprs tu ioi f&1raie Sur Je travail a. (lOrnicile ei sont par eons&iiient assujcttis au rgime des allocations, *)• pour perte de salaire ]vlime i'ouvrier \ doinicile au seils hahitimei dc i'expression travaille dans ses propres loeanx ei avec SCS propres insfaliations sans qu'on puisse 1'assujeltir pour celle raison au rgime (leS allocations pour perle de gain . Pour clterininer si une persowic doit Mre assiijetiic au rgiiue des al locat ions pour perle (Je salaire Oh au rgime des allocations pour perle (Je gain, Fessenliel est de savoir, iion pas si eile possde 011 non ii ne cxploitation. mais hieii si eile exerce son activit eonomique dans um tat (Je stihordination 011, all tontraire. de nmammire indpen (lunte. 11 va sans clire qu0n doil, en c aluant le salaire soumis a eontribul ion. tenir coiumpte des frai.s que leinpioy doit supporter potir in gestion de son eXplOitatiolm. II est peut-tre cxact qu'un assujettissenient des recourants au gi mc des ailocal]ons pour perle dc gain serail plus comurnode. taut pour eux-mumes que pour Ja eaisse, puisquii supprimerait lohhgti- liofl, inluCtai)ie (511 cus d'assujetlissemnent au rigiIne des allocations pour perle de salaire, de rechercher Je salaire souinis ä contribution. Scion los prescriplions impratives en celte malire, l'assujeltissenient i'un ou 1'aiulre rgiIne doit cependaimt Mre dcid (i'aprs des critres ohjectifs cl non pas sur la base de simples eoimsidcratiuiis d'opporfummit. L'intress ne peuf opter ä son gr6 pour le rgime qui lui parait le plus favorable. Les difficuits attaches au caicul (in salaire souimiis contribution ne constitiient pas flOh plus line raison de renoncer prononcer i'assujettisseineni au rgimne des allocations pour perle de
*) Cf. ordonnance m0 12 de 1'office fdra1 de I'industrie, des arts et nitiers et du travail, du 14 septembre 1945, art. 7. 242
salaire lOrsqii'on ne saurait niettre cii doute Fcxisleiice ii un eiigage- ment. D'ailieurs, ii a dj expos piits haut que I'va1uation clii revenu du travail net des recouianls ne soiiive pas des difficiilt insurinontabies, Cc qui ressort encore du lait q u'on a pu concevOir une SOlutioll facile pour caiculer la contribution qu'iis doivent verser a Ja CaiSse dassiiraiicc du personiiei de 1'adniinistration cantonaic. Les reeouranfs reJvent ciifin que les sages-feinmes cl les maitres- ranioneurs oiit aiissi iit assujettis au rgilne des allocations pour perle de gain bieii quon doive considrer, daprs les principes sotiteiiiis pur la caisse, qu'iis sollt lis par mi cngagciiient. En rpoiisc i ccl argil- mcait, on doit noter d'aborci que, (laus la pr(sente procdure de recours. il s'agit uniquement de trancher si les reconrauts peiivent ou non tre sournis au rgime des allocations pour perle de gain : or. in&me si Ja caisse y avait assiijetti ä tort certains i)articilliers. voi re des grOupi'- inents professioniicls entiers, celle eircoiistance ne saurait affeeter Ja dcision ä rencire daris ic cas (1'espce. Ii est bon de nieiitionnc'r ensuite que I'assiijeltisseinent des sages-fcmnies diles conimu nales (Gemeinde- hebammen) au rgiine des allocations pour perle de gain parait foncI. Ces dernires ne se dist iiigiient des sages-femmes qui exercent lil)rc- inent leur aclivit que par le fait queiles touchcnl une indemnite fixe. Elles ne peu vent cependaiit exiger. daius Ja cominune (1uj les a 110111- nies, q ne les feunnies en couchcs utilisent leu rs services ainsi, dies doivent se foriner eflcs-m&nies une ciicntflc. (filelies peuvent Tailleurs tend re au (lelä des ihn ites de Ja coni iii tiiic, La sitiiaticii des maitres- iainoneurs est difkrentc 11 isquii]s doiveiit, touil au mojns dans Je caiilon de X., remp] jr Jes tc1ies que Ja ioi leur impose, en changc de, quoi ils mit Je (irolt de rclainer Ja taxe rglementaire. S'iis sollt mal- gr lout assujcitis au rtigiinc des allocations pour perle de gain (ils sollt lattaChtS t la caiSsc de compensalion de leur associatioii), ccci pro- vient sans donle du fall que leur profession cwiii je. en vcrlu don usagc, parmi ]es professons ai'tisanuies tel lldSt pas le cas des fonc-
1 ions revtues pur les rccou rants. En outre. les ciit reprises de raiiio-
nage figiiraient daus Ja liste des hianches colloiniques cl catigorics professionnci!cs rentrant. au sens du rgiine des allocations pour perle die gain, dionis lartisanul cl Je coniincrce de dtai1 (appendicc t 1'or- cionnance ii 9), cc qu'on pouvait consid&cr comme Une disposition spciaie ei) faveur du classcinenl des inailres-ramoiienrs parmi lus per- sonnes de condition indpendaiite. Lorsqne Ja im dfinit spccialeiucnt les conditions (laos lcsquclles cerlaines catgories procssionnc1ies doi- vent ctre assujcttics au rginie des allocations pour perle de gain. ii suffit quc ces conditions se trouvent ralises pour q ti'il v alt heu (Je pronoiiecr cet assujcttis.sc inent. Ii existe pur cxeiuple des dispositions sptciaies de celle nature au sulel des vovageurs (Je coinmerce, des i'eprseiitaiits cl des personncs cxcr,'ant une profession analogue (ordi. n° 44, art. 3, 2 al.). ainsi que des ecci&iastidlues titu Iaircs d'un bm-
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fice *)• Ii ne saurail toutefois tre question d'appliquer ces dispositions i d'autres cagories professionnelles, vu clu'nne interprttation exten- sive n'en est pas admissible. Comme il n'existe pas de prescriptions spciales soumettant au rgirnc des allocations pour perte de gain les profcssions auxquelles appartiennent les recouranfs, ceux-ei doivent 1re ugs selon les priiicipes gniraiix, ä la luinire desciucls 011 ne peut les corisidrcr que comme personnes de condition ddpendanfe. Un greffier repr&entant les trois associations inentionnes plus haut attaquc cette cicision devant in CSS. Ii rclve que les foncfionnaires intresss orit, au selis large, unc position indpendante, puisqu' I'excep.tion des indcinnits fixes alloues aux prsidents de tribuiiaux et mix greffiers et destines esseniiellement it couvrir leurs frais de bureaui, ils ne touchent quc des rnoluments. II convient donc de les considrer comme des personnes de condition indpendanic et de les assujetlir au rginie des allocations pour perle de gain. La CSS rejette Ic recours pour les motifs suivauts On peut ]aisser ouverte in question de savoir si les associations sollt habiles recourir ou si cc droii ri'appartient qui'auX parties clIes-mines ä
(c'est-t-(lire ici au canfon, comme emploveur, et aux fonctionnaires), puisque Ic niandataire de ces associations est 1ui-rnme greffier et a, comme id. (julalil6 pour rccourir. Les pr,sidents des deijx commissions ayarit prtialahlcnic'nt procd un dIiangc de vues (RCS art. 5. 2e al.). in CSG a refus cl'assutjettir au rgime des allocations pour perle de gain, comme personne de condi- tion indpendantc, le fouctionnaire d'un officc de poursuitc qui ne tou- chait que des imoiiimcnts 16gaux pour rtrihtition dc son activit offi- delle. Une fonetion ptiblique, deciarait-elle, n'acq uicrf pas le caractre cl'une ac ivit industrielle, artisanale ott commerciale, parce que son tiiu- lai re (bit s'en teu ii. en in ati cc de rm u n ca t Ofl, i des mol um ents per- (u5 selon un tarif cc mode de retrihntion n'affectc en neu ic fait qu'il remplit los dcvoirs atlachtis u sa foiieiion cl ne Vaquc pas a uiie oCeupat iOn industrielle, artisaii ale ou commerc laie (o 14, ')C cxtrait. P. 4). La CSS a assujetti Ic miuc fouctionnaire au rilginic des alloca- lions pour perle (IC sajaire cl confirimi cette jurispiu(icnee dans la suite (cf. les dcisions n° 58. 8e extrait, p. 3, et ii" 393. Revue 1944. J). 28). La COuh1HhSSi011 d'arbitrage s'cst non seidement ra11iie au püint de vuc de la ('SS, mais eile a encore compiti ]es considrations de cette deruire par (le nouvelies rflexions auxiiuiclles on doit renvoyer pour ne pas rupller cc qui a cLiji &6 dii avec pertinence. Les fonctiou- naires ne peuvent tre eonsidriis comme des personnes de condition indipendante selon Ic rigiuie des allocations pour perle de gain. Le recours faisaut tat de cc que. claus ic canton de X (au moius dans ccrtaines communes), les sages-femmes et les ramoneurs sont gaienient
*) Cr. OFG art. 3 bis, 1er a l., lettre h. 244
noiiiiiis cl Jianinoins assuetlis au rgime des allocatious pour perte de gain, on doit relever qu'il ne s'agit pas Iä dune nomination au sens techniql1e, mais seulement d'uiie autorisation d'exercer leur profession. Si 1'on avait affaire ä de vritab1cs fonctionnaires, mi devrait gale- merit les assujettir au rgime des allocations pour perle de salaire comme persolines de condition dpidante. (NO 4.08, en la cause J. B., du 19 fvrier 1946.)
No 654.
Lorsqu'un dcoraeur indtpendant qui excufe rguIiirement des travaux de dtcoration pour une maison dfermine n'est pas con- iraint de se plier t ses instruclions ei peuf, en cas de divergence d'opinions, en appeier au jugement d'un spcia1isfe neutre, il ne se Irouve pas ihl ä cette maison par un engagement selon le rgime des aliocations pour perle de salaire, mme s'ii travaille principaiement pour eile ei buche une rmunrabion fixe d'avance sur la base d'une supputation des frais d'excubion du coniraf. Au niois de mai 1942, M. F. a assujeiti au rgiine des allocafions pour perle de gain, avec effet rtroactif au 1er juillet 1940, parce qu'iI possde im atelier en propre cl occupait alors des emplov.s (il n'en occupe plus d(, puis le Icl mars 1944). Lc 1 octohre 1941, un magasin Fa charg die dcorer cl de contröler ses vifriiics. L'imnporfariee de cc travail exigcait la pr&ellcc constante (i'un eiuployi. Paar son activit, M. F. toucha, jusqu'au 28 fvrier 1944, unc rtmniin€ration fixe de
700 fraiies par mnois. Celle summe devait rtribuei ses propres efforis
C COII Viii. Oiitrc ses frai, le salaire de son emplovF A la suite dune modifftahion de contrat stipu1e le mars 1944, Fancien employ (ic M. F. est entr directenient au service (in magasin M. F. rcoit depuis lors mine rmunratiomm de 200 fratics Pur mois ei. u\ titrc spciai. une somme de 300 franes au diiiit de la saisomi A ioccasioii (l'ulli cetride, iii caisse a coiistat (tue M. F. consacre ]es trois q uarts dc son activil au mnagasili et Je quart ii Taufres mai- sons eile ul (is lars adopt l'opinion cjuil devai tre assuetfi au rgiine des allocations pour perte de salaire. Saisic d'un recours (le M. F., la conimhssion d'arbitrage a conlest l'existcnce dun emigagemunt sclon les disposifioris du r(gime des aflocations pour perte de salaire cii invoquant les motifs stuvamits : linfcrrogatoire du rccourant cl dun repriscntant du Ilmagasin a clairement clmomitr dlii ii n'existe ancun rapport dc subordinafion entre le magasin cl son dcoruteur; co der- nier a charg de dcorcr les vitrines selon sa propre apprciation cl il cst i fel poiui hbrc (laus son travail (Jt1'11 apparticiit a im spcia- liste inddpcndaui du niagasin dc trancher les divergcriccs d'opinion qui peuvent s'lcver cutre les deux parties ; ic magasimm n'a pas vouiu soccuper lui-mmc (ic la dcoratiomi die ses vitrines. ci cest pourquoi 24
il a coiifk cette tche non pas t UR en1plov, mais ä Ufl fiers indpen- dailt qui a assu uni du nnime coup la responsabiliti (le cette entreprise. L'office fidiral de 1'industric, des ans et nnitiers et du travail atiaque cette diicision devant Ja CSS. 11 re1ve que si Fintim6 exerce indiscutal)1ement son activitti de cicorafeur ä ±itre indperidant pour le surplus, il n'en va pas ainsi du travail qu'il accomplit pour le magasin. Celiii-ei Fa. selon Je nimoignage (Je son reprseiitarit, charg d chajiger ehaque sernaine Ja (lcoration (je ses vitrines et mi verse un salaire fixe poii r celle activit. M. F. met donc ses capacits au service de l'autre partie. moyennant rinuiniration, pour iLn temps inditermin - et non pas (1iventl1alit cii ventualit. Cette situa- tion a subsist aprs Je ler mars 1944. Le fait que l'intim accomplit son travail, au point de viic tecliuique, selon son savoir profession- iiel et 11011 pas selon les instructions techriiques de l'employeur, ne change rieri i ces eonsi(hirat!ons : en effet, tel sera le cas toutes les fojs quc, daits liii engagement, une des parties dispose de cotmais- sanees professionrielles ciiie i'autre ne poss&k pas. Consult ä cc sujet, Je repisentant (lii magasin a ciclar que M. F. n'a jamais considr comme im employ, mais bien comme
un libre collaborateii i nayant droit ni i des vacances, ni ä son
salaire en cas de maladie, ni i d'autres prestafions exfraordiiiaires. La CSS rejette Je recours pour les rnofifs suivants
L'office recoiirant constate lui-nierne M. F. fravaille comme que
dcorateur indpendant ei appartient CII (jlialit cette la caisse
cautonale (Je compensation pour de garn. 11 ressort ('es pnices perte
qu'ii possde un atelier CII propre et a occup 28 jusqu'au fvrier
1944 sa propre main-d'v'iivre parmi ses clients se tronve na magasin
auquel ii vons les trois quarts de son activit totale moyennant une rmtiiniration niensuelle fixe (ltermilnie ä l'avanee. La colnmission d'arbitrage estime (Inc cette activit se tient encore ians Je cadre du libre exercice (Inne profession l'office fdraI
met au contraire I'opiiiion que les rapports Iii ridiqites existatit entre
M. F. ei soll client doivent &tre consid6rs sparment et reprsen- tent, quant t eux, un engagement selon Je rgime des allocations pour perte (Je gaul. Cette (lifhirence (lapprciation montre bien les (liffienittis auxqmmelles se 1ieiirteiif les autorihis chargties d'appliquer 11' rLiginle (IeS aljocations p0111 perle de salaire l0rsqlL'elles douvent assujetti r i cc rgime, en raison dun seittm rapport de (1 roit, (Ie5 md tistiiels, des artisans. des commer9almts, des agriculteurs oll des personues (je profession 1ibira1e, (1ui appartiennent (lji. vu les dis- positions higales acfueliement ca viguelir (cf. OEG art. 39), i une caisse (je compensatioii p0111 perle die gain. De tels doubles assujct- tissemcnts ont foujoiirs itli ressentis comme injustes. Le higislateur pourrait y rcn1i(licr cii lnO(Iifia11t le syshime actuel et en exigeant que les cont ributions pour perte (Je gaul soient, a liiistar des contri- 246
butions pour perte de salaire, per'lies sur le reveiiu du Factivitd &'onomique au heu de consister principalement en na rnoiitaiit mcii- suel personnel fixe. comnic c'cst le cas aiijourd'hui. Lii atteiidant tute teile mo(Iification, les autorits charges d'appliquer ]e rgiine des allocations pour perte de salaire ne peiivent surmoiiter les diffictiit& attachdes au double assujettissemeiit qu'en usant dc retenue et eil ne pronoiant i'assujcttissement de permIes de condition iiidepeii- dante, en raiSoll diin rapport dc droit isol6, quc lorsqiie les circons- tances appellent irnprieusemetit cette so] ution. En l'espce. ii s'agit de rcchcrcher si le rapport de (Irolt existant entre M. I. cl le inagasin (Fiat 'tre c nsidcre coin mc 1111 engagement scion Ic rgiinc des aliocations pour perte (le salaire ou si 011 pdul encore IL, piacer (laus Ic cadre du libre eXercicc (Inne professioii. On doit admcttre la seconde 1ivpotlitTsc, confrairemcnt ä lopiuoii expriine dans le rccours. Dans la vic ekonommlule, il arrivc fr&iucmment (IIi'ufl incliistriei, liii artisan, un conuneralit 011 II ne personne de profession librale. alt des clients stahles. 11 n'est pas c'xcjii. ic cas chant, que les (leliX parties (la personne (ic condition incIpendante ei soll client stable). supptitant ]es fra is il'excution du contrat, convieniieiit a Favance d'une r&uunra1ion inensuelle pour simplifier les iuodalits de paiemeiit. Le mandatai re nal)andonne cepeiidant pas inccssairc- inent sa position indpendante ca acceptant im arrangement (le cctte sorte. Or. cest iiianifesteinent d'un tel arrangeineiit (111i1 s'agit ici. Le fait quc le dcoratcur (1011 se conformer dans soll travail A certairis desirs (111 magasin ne suffit pas pour qu'on puisse adnietti'c lexistcncc (11111 rapport de stibortlintition ; cii effct. les cntrep reiieilrs, poti rtant i1i(I(pem1danis, doivemt souvcnt se plier jtisqlid dans les moin(jres cltai]s aux instructions du maiirc. L'office fdral rccourant lid pas inxoqile dautrcs indices marquant sans quiv0(jUe quc l'irmtrcss se tronve dans un tat de subordination vis-m-vis du magasin. Milite siirtout contrc ccftc dernirc ihse le fait quc M. F. ne (bit pas se sonmncttrc t d'ventuelles instructions tonchant l'agencernent de la dcoratioii et pcut, cii Ca.s de divergencc d'opiiiion, en appcicr Ii un tiers neutre. (N' 402, cii la cause M. F., du 19 fvrier 1946.)
No 65.
La contribution de 4 % est due sur les salaires versts par tine institution d'uti1it pubiique subventionne pur les pouvoirs publics, mme lorsqu'il s'agit uniquement Tune assistance par le travail et que ces saiaires n'atteignent pas 600 francs pur anne et par personne. L'associatioii X est une mstilimtioim Tutillt6 puhlique subveiitionnue par le caitton et la ville de Z. ; eile procure un travail a(Iapt leurs forces ei iTt leurs aptifudes aux personnes 6tablies dans la ville qu'une 247
infirrnit du corps ou de 1'esprit rencl inaptcs ä une aetivit6 konomi- que normale, sans cependant leur infcrdire tout travail. L association achte les matires prernilcs pour son propre cornpc, les donne .a transformer aux iiifirincs et vend ensuite les produits fabriqu6s. Eile fixe la rniunration de leur travail daprs le prlx de vente de la marchandisc, dduction faite des frais cl'achats des matires prernires et d'ini I€gcr biifice. La caissc ci coitsl(16 r6 que foutes les sommes verses aux itnfirmes ttaient souinises ii contribution. La conimission d'arbitrage a partiel- leineiit adinis le recours form contre ccttc dcision en statuant que la contribut ion ne devait pas tre acquitte sur ]es gais annueis de moins de 600 francs. L'office fdraI de lindiisfrie, des arfs et ni6ticrs et du travail alfa- (jiiie celle (l(CiSI0fl cievant la (-S S CII concluaiit i1 cc que 1'associatioii soit tenne de payer la contribution pour perte de salaire sur toutes les sommes vCr5&'s dlix irifirmes. La CSS admet le recours pour ]es motifs suivauts Scion le principe pos claus la dCision n o 508 (Revue 1944, p. 498). in contribution de 4 % est duc d'aprs les dispositions en vigueur sur les saiaircs pay& par une institution Tutilit6 publiquc suhvcniionnc par les pouvoirs puhlies. m&me lorsqu'ii s'agit duiic assisiance par ic travail. ii nest pas douteux que li n ti111(e ne doive acquitfer les crni- iributions de l'eliipioveur et du travailleur sur ins salaires verss aux infirrnes. La commission darbitrage sest Tailleurs egalerncnt fonde sur cc principe (laus in (Iici5io11 ataqiie : s'appuyant sur l'article 2 10. eile a cepeunlaiit statu une exeepfion et ciclar qu'il n'y avait pas dobhgation (ic contrihuer (laus les cas oh Ic rcvenu annuel de Fern-
00 de iemploye n'atteignait pas 600 frauics. Cest a fort (lu'clle
cii a j11g ainsi cii effet. i'arficIe 2, Jrr alin6a, OES disposc quil faut teint pour mi engagement soumis all rgime des allocatious pour perfc de salaire fout engagement au service Tun emploveur, nuine s'il est passager de sa nature, coninic cclui cia journalier, de lauxiliaire et du fravailleur silnilaire. La USS a din&l et franch dune iTianire Cinire ei appiofondie, daus sa (1eision n° 465 (Revue 1944. p. 317), In porte de lcxcepiiou assez mal dfinie ciuc l'article 2 10 apporic II cc principe gnral. 8 'lon cette (1lCiSi0iI. in raison principaic de celle excepiion iside daiis le fait que le lgis1ateiir a vouiu carter les di f- ficu1is iutfacli&s i in perccption de In contribution (mi surgissent ca particulier i propos des femmes de mnage c't des lessivecises, edles-ei (lpiova1it leur aetivit6 dans de nOillbrelix niflages priv(s dont le chef n'esf pas en gnra1 affi1i une caisse. 11 11V a pas heu en revanche d'appliquer cc traitement exceptionnel lorsqu'il s'agit den- freprises industrielles, artisanales 011 commerciales, qui appartieiinent unc caisse pour Icurs aufres emplovs. On doit Tailleurs accor- der ä i'intirnc que ha rglenicniation actuehle nifle ci des injustices 248
dans la pratique, vu qu'une personne dont le revenu est de 200 francs par arrne peilt &re tenue d'acquitter des contribution, tatidis qu'une femnie de rnnage ou une lessivetise qui gagne plusieurs fois cette sOmnic n'a pas, daiis certaines circonsiances, cette obligation. On ne pourrait cependant corriger ce rultat regrettable quen niodifiant la Ioi et en prcscrivant par exemple que les iiiStitilti0flS (le )l1Fe bien- faisance, antaut qu'elles exploiteiit elles-rnII1es mc entreprise et ne se bornent pas ä fournir du travail en qualit d'interm&liaires, sont en principe exonres (je la contribution de l'eiiiployeur, les personnes qu'elles occupent &tant (je leur 6) t6 affranchies de la coiitribution de l'emplov jlTSt1ut couciirrence d'un certain revenu. Aiissi longtemps qu'une teile modification ll'a pas (1crt(e, les autorits charges d'appliquer le rgiine des allocafions pour iJerte (je salaire doivent juger les cas particitliers sur ja base des dispositions en vigueur. Ii est indiffrenf (Iu'en I'espce les infirines ne travaillent pas de rnanire durable et ne ralisent souveiit qu'un gain trs modeste (cf. ill, 589, Revue 1945, p. 445.) (N0 405% en ja cause V. A. G., du 19 fvrier 1946.)
Ne 66 Totite dcision dcrite de la caisse qui affecte les infdrts pro- par le drolt d'un militaire, d'un employeur ott d'un emp1oy, peut faire i'objet d'un recours devant la cominission d'arbitrage. Einpioyeurs et empioys sont tenus de fournir des renseigne- ments t in caisse dans la mesure oü ils liii sont indispensabies pour se prononcer sur 1'assujettissement d'un engagement au rtgime des allocations pour peite de salaire on sur le inonfant de In contribution (OES art. 14, 20 al.; 10 art. 21, fer al.; IC art. 30, 20 al.). Selon in jurisprudence de la CSS, les agents d'assurance sont, i Maut mme d'tine ordonnance de l'office f&hra1 (le 1'industrie. des ans et mtiers et du travail, assujettis dans centaines conditions au rgime des aiiocafions pour perte de salaire. Se rfrant ii iine deisioii de Ja CSS cii vertu de, laquelle les i'eprt'- sentauts des coinpagnies (Jassurauce sont assujettis au 1'gin1e des ab- cations polir perle dc' salaire Iorsqtie le nionfant annuel de kurs COI1I- unissions atteunt au mouns 560 franes 011 quils coneluent au inoi six polices au cours l'une aiine. ja caisse a invif le recourant a 1111 fournir Ja liste de ses agents tacites ainsi (Inc des CoinmiSsions et des remhourseunents (je frais qu'il kur avait verss. Ehe linforinait en rnme tenips quil pouvait recoiirir devant la conimission darbitrage contre cette « ilicisioiu de (lemande de reuseigneilients (« Auskuiuft- verfügung «). La cornmissioru darbitrage a kart le reconrs cii invoquant les considrations suivarifes oui ne pouvait parler (inne dIcCiSiOu (je Ja CaiSse, celle-ei n'ayant fait que deniander des renseignenients;I'assu- 249
‚jcttiscnient n'a'vait pas encore M6 pronOiic( le recourant avait. en veiln des dispositioiis en la matirc. lobligation de donner des ren- scigncincnts vtridiqiics ei (lauloriser In caisse t examincr sa coinpta- 1)i11t. Le recosirant attaque cette (lcision devant In CSS ei reRve u'il ne sera tcnu de fournir des renscignemcrits qii'aprs que I'office flirai de ]indijstrie, (Ics arts ei nticrs ei (III travail. aura 6diet6 ii ne ordonnaticc prvoyant Fassncttisscinent des agcnis dassuraiice au rgiinc des aIiocatjons pour pertc dc saiairc et assur de celle manire iapplication (11111 (trolt umforme. La CSS rcpoussc le rccours pour les iiiotifs snivants Lcs inilitaires, ]es einp!oycnrs ei les cniplov& pcuvcnt reconrir In comluission darbifrage nun seulcnient pour contcslcr le montaiat des allocations pour perte de salajrc (fnflS tonchent ou des contribu- hoiis cittils (IOiVciit acciuitter. mais aussi polir attaquer toute ddcisiori ciiIe de In caisse autunt q ii'elie ne dojt pas. selmi In loi, Hre porte dcvaiit ilne autrc aT1torit(S. lJ'aprs ccttc (ltfin ition. (111j assure unc profection juridique tcndiic, un cjtovcn pcut se pourvoir non seule- inent eonlcc la cIcisioii de In caisse tcndint au paicmc'nf des con-
1 ribiitjons. mais cIjt contic toute dcision prpnratoire qui eninme
ses iimtrts proUg& pur le druit : itivifation ä fournir des renseigne- iimcnts sur 1'organisation de son cxpioitation, sur sa situation finan- circ. etc. Pur coiistqiiciit. c'cst ä torf que tu CommnjSsjon darbitrage admet (1U'il iiy ti pas ca lcSpCc (Ic (t(CiSiOn de in caisse susceptihle dtrc attaqiue. Comme In comninission cl'arbitrage In Niä imot, In loi oblige cmployeurs cl emnpIoycs m donner ä la caisse des renseigiieinents vri- diqiies et i lui laisser prciidrc connaissance dc leur comptabilit et (Ics piCeS justificatives (OES art. 14. 2e al. ; 10 art. 21. et IC art. 30, '21 al.). En cas de refus, in caisse pctit, scion les articies 2 ei suivaufs des instriictioiis obligatoiics, tax-er doffice les cifovens rcalcitrants et les mdnaccr cia outre d'une pomirsuite pnale. Or, deux questions fondanicntalcs se poseut quaiad il s'agit de rendre mine dcision cl'as- sujettissement celle die I'assujettisscinent 1ui-mmne puis, en cas d'assu- jettissemeiat, celle du moutant de In coniribulion. L'iutress est d'abord tenu de fournir tons les renseigncmnenfs ricessaires pour trancher la question de l'nssujettissenient. Si la caisse rtsoud celle question par laffirnaative et que l'assujetti adniette cette dcision, il doit accorder i la caisse 011, en d'autres fermncs, ä son reprsentant, le clroit d'exa- miner in coiiiptabiIit dc son exploitation claus la mesure oü cci examen tst nccssairc pour fixer Ic montaut de in contrihutioii. II coimvient cepcnclnnt ci'obscrver que les deux questions ne peuvent pas toujours &tre traittes sparimient claus la pratique : il arrive en effet que les renscigneincnts ncessaires pour trancher in question de I'assujettisse- nient soient (ljd de nature ä permettre de dterminer le montaut de In contril)ution. 230
La caisse a expliqu au recourant dans quels cas Jes reprseirtants des cornpagnies d'a.ssurance doiverit, selon la jurispru(ience de la CSS, tre assujeffis au rgime (Ics aliocations pour perle de salaire, puis eile liii a (iemand s'il emplovail des rcprsenfanfs siijets i la contri- btition et conibien ii leur avait vers6 ä fifre (Je comnhissions cl de rcmbourscments (je frais. Le recourant ('st teiiu de rponclre a Ja caisse (laus JU mesure oh ses rponses sont nccssaircs pour rsot!dre Ja ( luCstiofl de i'assujetfissemenf. Largiiineiil sekn lequel ii ne sera ohJig de fournir des renscignemcnls que, iorsquc [office fdraI (je Findus- frie, des arfs cl mtiers cl du travail aura dicl une ordonnance pr&- voyant 1assujettisscment des ageiits (l'assurancc au rginie des alb- catious pour perte de salaire cl que ]es ageufs seront ainsi traifs Je manire identique pur lonles ]es caiscs, nest pas perfinent. La CSS a dbiä statu sur Ja (luestion de lassuJeffissement (lcS agcnfs (1115511- iaiice (]aus sa dcision n 214 (Revue 1942. p. 480). [es caisses devront se tenir Ii celle dcjsion aussi bongtenips que le lgis1ateur fl'atira pas ahrog 011 niodifi Ja igisi afion sur laquelle eile repose. Si Je recou- rauf, au heu de devoir acqiiitter ses contrihutions ds Je dehut connne ]es aulres conipagnies d'assurance, pou\'ait s'en (iispenscr jusqu'ä cc quufle ordonnance füt (Iicf(eä cc sujef, c'cst bicn alors Clu'on pour- ralf 1)arlcr d'uue ingahit (Je traiieiuent. Du fall q ue ccrtaines (Id' CeS coinpagllics ne soiit pas cncore assujetlies au rgiine des aiiocations pour perle de salaire il ne saurait dtbdu ire q «ii est foiid i refiiscr de foiirnir des renscigncmeiiis cl (je payer ]es contrihulions prvues pur Ja loi. (N' 1297, en la calisc 0. 5.. du 10 jarlvier 1946.)
NO 657. Le prix Tun abonnement de chemin de fer de He ciasse peut tre inclus dans les frais de voyage non soumis i contrihution, autant que l'usage de la IIe ciasse est courant dans la catgorie profession- neue ii laquelle appartient 1'employ, alors mme que son employeur ne lui rembourserait que le coüt de l'abonnement de hIe ciasse.
Ies dpenses relatives ä une automobile mise sur plots en raison des mesures de l'conomie de guerre ne sont pas considres comme frais de voyage et ne peuvent ds lors Hre ddtiites du salaire de base (10 art. 12, 2e al.).
Daus sa (Icision ii 752 (Revue 1945. p. 237). Ja CSS a protIonc que Ja preuve de (1hol1rs plus ievs demeitre rserve iuine si ]es frais soiit reinbours& sJ)arrnent, en sorte jii'uue partie du traitement flxe albou pur Ja socif au recourant devrait fre considre, suivant ]es circonsfauces, comme rembourseincnt de frais. Eile renvoya Ja cause ä Ja caisse pour ehucider plus ä fond Jes poiiifs de fujI et rell(Ire uiie iiouvelle ordonnaiice.
251
Le recourant entendait d&luire de son revenu, ä titre de dbours, la diffrence entre 1'abonnenient de chemin de fer en hIe ciasse pay par la esoei6 t6 ei ceiui en Ile elasse qu'il utilise ei 1'ensemble des d- penses encotirues pour l'entretien de la voiture juise sur plots ä Cause des prescriptions d'tkonoinie (je guerre. Mais la eaisse releta cette deman dc. Appeke a se prononcer, in COlnifliSSi011 d'arbitrage a donn6 raison ja caisse. Eile a constat que In difkreiice (le prix entre les deux sortes dabounenients du chemin (je fer s'kve ä 157 fr. 50 pour six mois ei les frais de garage t environ 90 franos, cc qui fait 247 fr. 50 au total ei correspond ä 4 fr. 95 de confributions payes en trop mais les alkgations du recourant n'taut pas suffisaminent tayes. ehe ne pouvait le suivre sur cc terrain. Le rceouranf attaque cette dticision devant la CSS on faisant valoir 1u'il a pris uii aboiinement de Ile ciasse sur le d&ir (je In socit, afin de pouvoir vOyager avec les inandataires de la sockt ; I'utili- safion du ja voiture est prvue au contrat, ds que ins circonstances le permeftroiit In direetion du Ja sockf l'a pri de conserver la voiture pendant les aniues de guerre, en sorte que 'es frais (Je garage et d'cnfreficn. ainsi que les primes dassurance ei les ainortisafions (loiVcllt ihre coinprises claus le caicul des (khou rs• La CSS admct partiellcnicnt Ic recours pour les inotifs suivants Abonnement de chemin de fr en Jfe clas.se. Le reconrant re'oit de S011 emploveur hindcmiuite pour un abonnement en JJJe classe, mais voyage (Jans l'excrcice de sa profession en Ile ciasse. La caisse n'enicndait prendre en considration que lindemmuit ahiouc par in socit€, ne pouvanf admeftie que in difftireimce de prix avcc i'abon- nemcnt en lic ciasse ffit counprisc (ians les frais profcssionncis, parce qu'il s'agirait Iä (I.uflc convenance personnelic. Cc poinif de vue est irop ttroit. Si les dtpenscs sont prouv&s cl ne (ltpassenIt pas sensihie- nient les dpcaises que l'expridnce dmontre comme €fant courantcs (hans cette profession. il ('St justifni (Je lS cnvisager (Jans kur ensemble. L'ntijisation dumm abomieineiit en hie ciasse pliit()t qu'en 1110 classc est courant paruni les vovagcurs (je commerce cl les ageaits d'une cer- taute iniportancc. Lcs dcpcimscs qui en rsnitent ne sont pas traii- grcs t cutte cattigorie de piofcssions et douvent tre compruses dans le caicul (JeS frais. Frajs d'nuio,nobile. Aux termes dc Farticic 12. 20 aIinta, des insfuctioims obligatoires, sont consudres comme frais de voyage toutes ins dpenses qu'en Iraine ‚mccessairement l'acliv 1 t profcssionneile du vovageur, teiles que les frais (Jeniretien ei dc logement. (Je Iransport cl cj'amabihits aux clients. Ne sont donc frais (Je voyage que ]es dpenscs qui sont en rapport direct avec l'excrcice de in profession. Cesera Je C05, Cli l'espce, pour 1'ahoimemenf de chem in de fer, mais 252
uon pas pour les dpenses relatives ä l'autornobile mise sur plols cause des mesures d'conomie de guerre. En remisant celle-ei an garage. 1€ recourant a fait un acte .d'administration de son patriiiioiine. Cc serait donc aller trop bin, et cela crerait des (liffiCults pratiques consi- drah1es, que de considrer des dpenses de cette sorte cOiiiine clbottrs non soumis ä coimfriljiitiomm. Au sons strict du mol, dies n'appartieniment d'ailleurs pa s aux frais de 1)OtJa.e, puiSqU'Oii n'entend par Iä que les seimles dpenses ncessaires lt l'activili du vovageur. Ms lors, les d- penses en question ne cloivmmt pas Mre (16dI1ites des soinmcs souniises Ii contributioii. (NO 1315, en la cause A. B.. (1ii 13 fvriei 1946.)
No 658
1. Lorsque la dicision de la commission d'arbif rage est nofifie
au militaire dans une enveloppe ne portanf i'adresse ni de 1'exp&. diteur 111 (111 destinataire, on peut lui accorder la restifution du Mai de recours - ceci touf parIiculiirement s'il survient un dc's dans sa familie au cours de la semaine suivant la notification. . Si un salani, qui habitueliement ne travaille pas le samedi aprs-midi, fait du service militaire le samedi aprls-midi et le diman- ehe, il n'a droit ii aucune allocation pour perte de salaire vii qu'il ne Sul)it aucune perte de revenu (10 art. 13 1er, 2e al.). Pur mnioire mis lt 1i poste Je 12 novemnbre 1945. le recouraut se pourvoit auprs de la CSS confre la dCiS!O1L notihiie Je 2' octobre
1945. pur laquclle Ja conimLssion darbitrage. confi rmant l'ordonnauce
dc la caisse, a refusi dc mi accordcr une allocalion pour Je service fait ei] dehors des heurcs de travail le samedi cl le dimanche. 11 expliq ne que Ja cicisioii de premire instance a reinise pendant soim absence. ('alls une eriveboppe ne porlant pas (I'adresse, lt sa feiunme (liii, pur suite de, In grave maladie de sa fille. dctdte trois jours plus tard, cuhija de Ja liii remettre lt son retour. Sur ic fond, ii relve que 1'allo- cation est fixc d'aprs le salaire cl les charges de familIe du niili- taire ; si aucune allocation n'est paye ii ccliii (JUI ne .suhit aucune perle de salairc, il faudrait abors que Je salaire obtetin mmc sott pas rtparti sur les sept jours de in semaine mais ca1cui setilemnemit d'aprs les jours de travail il mm'est pas juste imon plus que les soldats qni font Je service cii fin (je senmaine, peimdaimt les heures chnues ne ret:oivetit pas d'a]location, puisqu'au heu de iouir dii mepoS hehdo- mnadaire ils sotif astreitits Ii un service particulirement dur. La CS (l(dlare Je recours recevable mais le refettc pour les niotifs snivaitts
1. Le recours lt Ja CS est tardif. II convient toutcfois d'accorder
Ja re.slitution du dlai cl de jugcr sur Je fond. 1)0111 les motifs (iie la dedisi011 attaquc a miotifiic dans lind eiiveboppe ne portaimt auculle adresse, ni dlii destinataire iii (je lexjnditcur. et que. suivant altes-
253
tation de lautorit de premire iihstance, la familie du recourant a itap ])C par le dcs d'iiiie fille (laos in semaine cmi a suivi la JiOti ficatioii de in cl(Cisioi1.
2. Lii jiirisprudcnec ConStaflIc. In CSS a prononc ciue ceIui-ii. seul
(liii a SUI)i wie perle eJfecIii)e (Je .salaire pendant son service militaire pellt iever une pniention i i'aiiocation. Attendu (Inc le recourant lni-nlerne ne soutient pas que le service fait Co dehors des heures de travail ic samedi cl le (iimanchc lui occasionne iifle perle de revcntl, In caisse et in coni mission darbitrage ont avcc raisoli rejetc sa deniaiidc dallocatioii. La CSS a nonc de inanire preise daris la (leCiSioll ii 50 (Revue 1945, p. 29). citc (iJi'L par in juridicljon inf&icure, quancl, au sens de la loi, lallocatioll peut &tre verse pour chaqiie jolir cn ciis d e Service accornpii ?i In Journe, iucIpcii€laiiiiiienf du fait que le service tombe ii n iquemeut sur des jours de travail ou en partie iussi siir des jours de repos. Les rnovcris iioiicis dans ic prseiit rccours Tui itaient connits (leja a celle poque. ils ne soiit douc pas susceptibles de inodifier 1'opinion de in CSS. L'accoinpiissement d'un service p&iible en fin de seniainc cl In perle du repos hehdoinadairc 0€ peuvent pas tre indemniss au moycn de i'allocation pour perle de salairc, (lui prend rait du mrne coup le caractrc d'un slip l)lmcflt de solde. (N 1318. cii in cause L. II., du 23 janvier 1946.)
N0 659
Mme si un militaire a ob1igt par jugement de divorce a verser une pension alimentaire m son ex-tpouse ou des subsides pour 1'enfanf issu du mariage, il n'a droit ä 1'allocation supphmen1aire pour perte de salaire ou i 1'indemnit pour enfant que s'il remplit effectivenmenf ces obligations. Lorsqu'un militaire remplit une obligation d'entretien aprs eOup, t son retour du service militaire, le Mai d'une anne prvu I'article 6, 1er alina, de l'ordonnance n° 41, ne commence ä courir qu'i partir du jour oü il a acquiti les pensions alimentaires arriries.
Caisse cl commission d'arbitrage ont rcfus d'accorder une alb- catioii suppImcntaire pour son ex-feinrne et une indenmit6 pour ('nfaflt pour son fils Bernard. parce quc ic recourant avait cess scs
prestations d'emmtretien bien avant cbeiitrcr cii service. Ii se pourvoit dcv ant In coinmission de surveiiiance. II expose qu'a cause du service muilitaire, ii n'a plus trouv de place assur& (iui liii aurait permis clexticuter son obligation ; et pourtant la pension qui iui est due est aussi iikessaire ä son ex-femme pendant ic service militaire. La CSS rejetle le recours pour 'es motifs suivanfs 254
Cc West pas Je jugeinent (itt fril)Iwal, mais bien laccoinpIise- ment effectif de son obligattoii dassistance pur Je militaire avant seit enfre en service, qui es! (kterininant potir ]'octroi (Inne allocation suppinientaire t Ja fentine divorce cl (Inne indeiniiit t lenfant issu Tun mariage dissous par le divorce. En i'espce, il est constaitt, ei Je recotirant ne Je nie point, qu'ii i 'a plus vers de pension ä sen ex-feinine cl ä soll fils depuis fort loiigternps avant d'entrer cii service. C'est cls lors a bott (iroit (hie caisse ei commission darbitrage ont rejet la deinande daIloca!ioii supplinientaire cl d'indeniIHt pour en faut. Si, en payant les pensions arrircs. Je rccotiraiit vient i rtinir les conditions mises ä l'octroi (Je 1'allocation suppinientaire, il pourra rcIamcr Ja caisse l'allocation supplmontaire Iui revenant et Cliii ne mi a pas vers&'. Dans cc cas. Je dIai cl'une aniue prvii i i'article 6 (Je l'ordonnance ii" 41 ne commencera i couri r q iie (111 jOiir oft il aura cornbh i'arrifr. (NI, 1308, en Ja cause E. A.. du 18 janvier 1946.)
NO 660. Lorsqu'nn employeur insolvable ne verse pas ou que partielle- ment les allocations dues fi son emp1oyt, celiii-ei petit rclamer fi la caisse le montant dfi pendant ane anne encore a compler du moment oü 1'inso1vabi1it de son empIoyeur liii a confirme (ord. n° .41, art. 6, 1cr al.).
Le recourant a fait du Service ciii 50 aoüt ciii 25 fluVeffll)ie 194. La caisse ci coinpens Je niontant des allocations dues potir cette pt- riode de service 1028 fr. sO - avec les coiitribtitioiis (Ines par 1'einploveur. Le niilitaire dklare n'avoir reu pour son compte q ne
889 fr. 70 de son emploveur (1ui sc trouve dans une situation finan-
Cire difficile. Aprfs Pl iisieurs ckinarclies irifructueuses faites aiiprf's de l'employeur pour se faire payer Je solde de 138 fr. 80, ic recotiraitt rcJama celle solliine directenient it Ja caisse, pur ietfre du 14 hvrier
1945. La caisse ei. stir recotirs. Ja cont I1iisSiOfl darbitrage dcIarf'retit
Je militaie dkhui dc Sen droit au solde des allocations restant du. ii ne fait Pils de doute q t(iJ a cllaqile fois iteniandi dans Je dlai re(I uis les allocations fi sen einploveur cl q u'il a ('litrepris auprf's (I (('lili-ei les deniarches nkessaires lorsCjllil na pas pav entifi'einent. Iii revanche, l 'intiress na pas fait valoir ft tenips son iliOit Vis-a-viS de Ja caisse car, selon larticle 6 de lordonnance n II 41. sa dcmaiide aurait (id tre faite ii la caisse avant Je 30 riovemhre 1944. dernier (Mai. Sa r(claniation du 14 fvrier 1943 est donc arrive trop tard et les demarches qu'il a faites auprs de seit eiiiploveiir cii viie (lobtenir 1€ solde de ses allocations n'affectcnt cii neu celle situation. 253
La CSS admet le recours du militaire, anniile la dcision de l'auto- ritt inftrieurc et renvoie I'affaire ä ja caisse pour ciu'elle prenne une iiouvelle dcision dans le sens des molifs ci-aprs Selon l'article 6 de I'ordonnauce n° 41, ic droit de rIamer le paie- ment des allocations non verses se prcscrif par nil an ä compler de Ja fin clii muis an cours cluciucl a 6t6 accoinpli ic service donnant nais- sauce au droit. Ainsi quo l'a d6iä constat6 la commission d'arbilrage, je militaire a fait valoir ä fernps son droit ä 1'allocation auprs de son eniploveur. Reste uniquement ii savoir ii partir de quel moment le clulai cl'une anne, it l'gard de ja caisse, commerice ä courir lorsqu'il s'avre quc 1'cmployeur ne peut pas paycr les allocations au mili- taire. cl quo celui-ei se voit donc ob1igc de rc1amer ultricurement son (Ni directement ii la caisse. La commission d'arbitrage, inferpr- tunt ä ja leftre les dispositions 1gaIes, ne veut pas fenir compfe des difficu1ts rcncoufruics pur ic militaire pour obtenir le paiement de scs allocations. 11 est indiqu, au confraire, de faire parfir le d1ai (1s l'instant oii 1'ayant droit a su cl peut prouver quo son emploveur ne pouvait pas lui verser les allocations auxquclles il a eucore clroit. Cc point de vuc est fond, car, selon l'articic 15 10, le militaire doit cuivocr son questionnaire ä son ernploycur et iion ä la caisse. Celui-ei est fenu de paver 1'allocation ii son dnip1oy en heu ei place de la caisse. Le militaire ne doit pas ihre Is du fait qu'il s'efforce d'obtenir les allocations auprs de I'emploveur qui les a djii reues de Ja caisse oH qui oni A6 compenscs avec des contributions dues. En rponse c\ unc queslion pose pur la CSS, le reconrant a clar quc Ja leHre du 28 avril 1944 de 1'officc du cadastre cl des fail- hites de W. liii avait appris potir la premirc fois que son einployeur tait insolvable. Si celle c1cclaraiion est exacic, Je recourant aurait donc, par letfre du 14 fvrier 1945 ii la caisse, fujI valoir son droit lallocation claus ic Mai requis. La caisse devra donc revoir 1 affaute cl prendre une nouvelie dcision. (No 1500, en la causc P. V.. du 25 janvier 1946.)
Ne 661
L'ofYice canlonal pipos i 1'aYfectation de la main-d'uvre est conip*tenf pour trancher si un travailicur est afectd i l'agriculture ler al.. de 1'oidonnance du DEP « t titre extraordinaire » (cf. art. 11, du 5 octol)re 1945). Sa dtcision lic les aitforits chargdes d'appliquer le r€gime des allocations pour perte de salaire.
des motifs : E.v(rai( Aussi bien selon les ancicunes quo selon les nouvehies disposifious en la matire (art. 15 (Je l'arrt du Conseil fdral sur 1'affectation 256
de la inain-d'auvre t l'agriculture claus sa teuetir du 9 luin 1944 puis, partir du 5 octobre 1945, article 31 de 1'ordonllalice du (l(parternent Idral de l'conornie publiquc du 5 octobre 1945 sur 1'affectation de Ja niain-d'uvrc aux fravaux servant ä assurer l'approvisioiineiiieiit du pavs en denres aJimenlaires cl en combustible), seuls les travail- kuis affects Ii J'agriculture ä (itre exlraordiriaire ont droit ä une allocatioii de transfert. C'est t 1'officc cantonaJ prpos i 1'affcctatiou (Je Ja main-cl'cuvre et, en cas de recours, i Ja commission de recours canlonale comptente qu'il appartient de stafuer si Je travailicur a affcct « i tilrc cxiraordinairc Leur dkision Jic les autorits aux- queiies est coufie l'applicaliou du riginic des allocations pour perte de salaire (art. 5, 2c al., (Je l'ordonnanee 110 2 du dparicmcnt fdraI de l'conomie publiquc du 26 fivrier 1941 sur 1'affcctafion de Ja main- (i'(euvrc t l'ariculturc ; cicpuis Je 1' avril 1943:article 7 de 1'orclon- nauce n0 5 du 15 mars 1945 cl depuis Je 5 octobrc 1945 : arficic 35,
20 al iiva, de Forcion nance du dcparicmcnf kdraJ de l'COflO1l1lc pu-
bli(uc dii 3 oclohre 1945 prcitcc dcision de Ja CSS n ° 593. Revue 1945, p. 449). En I'espcc, 1'office de X. prposc c 1'affccfatioii de Ja inain-cJ'wuvrc ci dini au rccoitrant. dans sa lct!rc du 6 juin 1945 i Ja caissc. Ja qua- Jil de travailicur affcct t l'agricuJturc it t itic cxtraord inaire. Cc clernicr n'a par cous&iucnt aucun droit de prlcndre une allocatioii de transfert caicuke scJon les donincs du rgimc des allocations pOin' Perle de salairc. La compctence de trancher si la dcision de 1'officc d'affectation de Ja niain-(1'(iuvrc oii de I'ofticc canlonal dii travail cst confornic aux dispositions cl vigucur ii'appartidnt Pils mix it1110 rilis charges dappliqiicr Je rginie des allocations pour perle de salaire, mais hien ä Ja coininission canfonaic de rccOurs cii iiia1ire daifectation ii lagriculture, t laqudfle Ja columission tl'arJji rage aurciit d(i !raiisnicitrc Ja cause (Jcnihl&.S i Fautorilii de recdurs canioiiaJc vicnt ii (1(111 iiler la i1icisioii (Je Joflice cl'affcctatioii de Ict ldidiil-d (iivrc, Je p isen 1 arrCt seia salis n ilueiice si.i r les dci.sions q uc pourraicnt avoli' a prendre enctnlc les auloritis cJiarges d appl quer Ie rgliilc des allocations poiii' perle de salaire. (N0 1310. cii Ja cause K. B.. du IS jan vier 1946 dans Je incne seiis : ii" 1331. cii Ja cause G. 11.. (1ii 13 fvrier 1946.)
N0 662.
Les commissions (1'arl)itrage franchent en dei'nier ressort les ques- tions dc fait (ACFS art. 16, 3e al.). Elles doivent par eonsquent ein- cider avec prcision les faifs de Ja cause et staluer sur eux claire- ment et sans (quivoqi1c. 25?
E„-/rau des motifs En vertit de l'artiele 16, 3e alina, AUS, la CSS ne connait que des questions de droit. Eile juge sur la base de l'itat de fait tel que Ja commission d'arbitrage l'a &tabii cl ne peut examiner des points de fait nouveaux, exposs pour in preinire fois devaiif eile. Ainsi, in eolnmtSsioji d'arhitragc juge en dernier ressort les questions de fait, If1011iS (tue in CS S ne se vOie contrainfe. d'annuler Ja (1CiSi0fl de Ja eOnirniSSiOu darbitrage pour cause dinsuffisance daiis l'instrucfioii, 011 dapprt.ciation (les faits arbitraire ou confraire aux piees. Le lgislateiir en Hictant ces rgles de procdure parfait de l'ide que 'es nornbreuses eoinmissions d'arbitrage caiitonalcs ei syndicales sont niietix ii mtine d'tablir i'tat de fait que la eoinmission de sur- veillanec, seul organe fdral appei€i ii dire le droit. De par leur nature, celles-lis sont plus proches des conditions locales ou profes- siorineiles. ei, cii Jiquidant les questions de fait, peuvent assurer uflc proc(lure plus rapide. Cc but ne sera toutefois atteint quc si Ja Com- mission d'arbifrage prend in peine d'instruire cornpitement, c'esf-- (lire aufant que les circonstances le permeffcnt, les litiges qui liii sont sonmis. Eile doit notamment eoinphiter par ses propres enqutes les (lOSsiers (JUi deinandciit t l'tre, ventuellement requrir un nouveau con1r61c iiidpcndaiif de la caisse, ou encore inviter le reeourant ä comparaitre personneliement ou ä prsenfcr un rnnioirc. La corn- missioll darhitragc doit cl'cile-mrne chereher ä hablir i'fat de fait. ii ne siif fit pas qu'elle s'en fieime, par analogie avec Je procs civil, aux faits fels qu'ils sont noncs par Ic reeourarit il s'agit, en ma- Iire d'ailocations poiir perle de saiaire, de procs de droit adniinis- trafif que aiiisi in vonin Je lgislateur chaquc eitoyen doit pon- voir engagcr saiis nvoir hesoin du secours Tun eonseii. Ms que les faits sont runis. Ja commission d'arbitrage doit juger clairemen t ct sans qn iuoque. Si eertaiits points de fall ne peuvcnt &tre fix-, (Je manire scire. i Is (loivellt &re appreks u la lumire de iexprience eourante et g€nraie. 11 ne doit pas y avoir (Je dcision livpofhiique eile ne vide pas le litige et, ca cas de recours, Ja CSS se voil ohiige clannulcr Ja dcision ei dc rcnvoyer la caiise in com- iinssion (i'arhitrage pol r dueider les faits ; ceia entrniiic ini double iravail ei prolonge saus motifs foute in proc(iciure. en Ja causc C. et C.. du 19 kvrier 1946.)
258
B. Dcisions de la commission ftd&ale de surveillance en matire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Champ d'applkation.
N 561 : Exploiiatioii agiicole. N" 562: Exp]oitafions forestires. No 563 :J
2. Exploitanf.
N 4: (_iiangenent dans la (1signa1ion d e lexploitaiit.
5. Obligation de contribuer.
N 565 : Re(I tlCliOii (Je la coiitributioii 1)elsonnelle : revenn net moyeu (Je lexplOitation. N0 566 : Itxploilalion soii mise a ilne aulorisatioti.
4. Allocation 1)0111 perle (Je gain.
N" 56 : 1 iidiii iiif Ie inenage ei (II lOCdtiOii Siipp1meiitai te. NO 56 : Alloc at ioii SI1PI)1 (inentai r(' : 1 nules de revenu.
. Restitution d'allocations revues indüment paiernent (Je contributions arrires. (1. n 364 : Reniise des allocatioiis jod ucs : bonne foi et charge troj) lourde. N' 369 : Renuse des (olilril)tiiiolis aii:i(rCS : hoiiiie fol.
6. Procedure.
N" 50 : Revision
Remarques pieliminaires.
Selon I'arljcle 2, preinier a1ina. ()LG rentrent (laus au sen.s du rtgilne des allocations poni perle de gain, toutes les brau- ches d'exploitation agricole ei louies les activits accessoires ä carac- tre agricole. Ainsi qiie le fait reuuiarquer la CSG dans sa decision n° 561, il importe peu que I'cxploiiation rapporte au non. vu que la contribution se (klermine cii fonction de In .superficie ei des possibi- liis de rcndeunen1 du bieii r u r a l (cf. (1cisio11 n° 134, Revue 1942,
239
p. 245). La destination des produits et le fuit que l'exploitation occupe de la inain-d'iivrc trangre ne jouent aucun röle non plus (cf. dci- sions 20 ei 221, Revue 1943, p. 613). Les exploitalions foresiircs, exceptes edles appartenant ä l'Etat, aux eoinmunes 011 ä des collectivits de droit public, sont assulefties au rgime des allocations pour perle de gain (ord. n° 46. art. ?). La fort qui fait partie d'un bien rural est taxe avec celle-ei daprs les normes fixes dans l'ordonnancc prcite. Lcs ('xploitations essentielle- merit forestires, cest-i-dire qui ne sont pas rattaches ii un duinaine agricole, sont taxes pour cllcs-inines (dcision 110 562) indpendani- ment du fait qu'elles soient la proprit de une ott de plusieurs per- sonnes. Quelles rapportent ou nun est sans importance comme l'a cij laiss entendre la CSG dans la dcision prcdente ä propos (l'cxploi- tations agricoles cii gnra1 (cf. aussi dcisjon 110 505. Revue 1945, p. 390). Des faits analogues sont ä la base de la dcision u° 563. Une seule taxation a Heu iorsqu'on se trouve eu prsence d'un doinaine compre- nant ferres ouvertcs et forts (ord. n° 46, art. 8, 2e al.). Si. en revanche, ic bois proveitant de la fort est travailhl dans wie enireprise indus- Irielle mi ar!i.sanale, celle fort doit tre taxc ii part (cf. OEG art. 40.
20 al.). En niontagne, les exploitafions foresfhlres sont faxes (l'aprös la
croissance annuelle inovenne du iu fort. L'nbsence iriornen !ane de i'cxploitation du titulaire de celle-ei ne Iustifie pas la d&signation cl' un autre expinitarit (chlcisiou 110 564). Dans celle dcision, la CSG rpte cc qn'elle u dtjt dii prc&Ien1- ment (cf. notammeitt 110 205, Revue 1942, p. 561)e it savoir quc la con- (lition premire de in remise des allocations touches indmcrit est (Inc le dbiteur föt de bonne liii cii les recevant. Si tel ii'est ))d5 le cas. la delle ne pellt liii trc rein ise. m eine si le paieincni liii impose une lourde cliargc. Lorsqu'on (hlterinine le revenn net inoveti de lexpioitaiiun dans un das de rduc(ion de la contribul ion personnelle. 011 ne petit d6diure du rcvenu brut que les frais giinraux se rapportaut t i'expioitatiou. Ceux-ci nenglobent jainais des thlpenses d'ordre priv, tel que le loyer dtin ap parteinent pur exemple (deision 11° 563 cf. aussi 110 48, 3e cxl tait de (hlcisiolis, p. 21).
La CSG a mai ntes bis pr0nonc (1111111 mnilifaic (mi se 1 ivre sans permis t iimie ac!ivile don( le.xeicice est subordonn ö une au Ioris&iori ne pcut prtendre ii l'alloeation pour perle de gaul (dcisions n 117, Revue 1942. p. 202 ; n° 419 ei 431. Revue 1944. p. 407 ci 544 ; n° 531, Revue 1945. p. 580). Celle rgie vaut aussi en cc (ItIi concerne 1'01:)h- gution de contribuer ei se rap porte (loiic ä lassujeftissenient (laus son ensemble (thlcision n° 566). Ai nsi. Une personne qui exercc sans patente un certairr iimitier ne, peIlt pas &tre assnjettie au rgirne des allocations pour perle de gain. 260
La d€cision ii 567 se rapporte i Fabsence momeotarue du nI€i1age au sens de l'arficle 16, jer aliiia. OEG. La CSG s'eii tient ä la juris- pru(lerice (Jc la CSS en la inatire (cf. (Ieisions de Ja C'S n° 110, Revue 1941, p. 30 11 0 559, Revue 1941„ p. 475 n° 557. Revue 1943, J), 245). D'aprs celle lu&rne (lcision, im militaire ne peut prtenclre i lallocalion suppldrnen(aire pour sa feninie. davec laquelle ii est Spar. que s'il reinplissait ses ohligations d'entretien avant dentrer au service. Daii.s cc ni&ne ordre d'ide, Ja CSG a J)011OflC (laus la (kCiSiOli suivante (ii' 568) qu'une allocatioii su ppJuientaire en faveur Je lpouse spare ne peut tre verse au militaire que si les revenus proprcs dc celle-ei ne (Jpassent pas les limites Je revenu I)l'VileS l'article 7 (Je l'ordoniiance ii' 51 (ef. galenient n II 559, Revue 1946, p. 55). Faule (Je bonne foi, les coutributions ne peuvent pas tre reinises mi denthste (Jtli, grace ä son journal professionnel, tait cens connaitre les disposifions relatives aux rginies des allocations pour perte die sal aire ei Je gain (11° 569). La revision d'unc dcision est possible lorsque Je requrant a con- naissance subsquenunent (Je faits nouveaux iinportants ou trouve dies preuves concinantes qu'il n'avait pas pu invoquer (]aus Ja I)rOC((illre prcdente (01 art. 13?, leftre b). En cOnsquence, si Je requrant 1- Vo:lue des fails nouveaux iinportants djllii aurait pu alkguer au cours de Ja procd lire prkdeiite. Ja deniatide do revision ( tute diicision n'est pas recevable. Line teile revision ne peut d'ailleurs avoir heu (JUC p0111' des motifs hien (Jternhius, Si ha CSG a apprki tons les faits iinpoi'- tank (111j ressortent du dossier. mais que sa (lcjsio11 ne corresponcl pas u Ja situation rielJe. Ja revision de celle decisiott ne peut niaiinioitis pas tre demande en vertn (Je larticle 156. lottre (1. 0 J. Dans cc cas, la caisse peuf pretidre u ne nouvelle (lcisiou (liii tieuue coinpte des Conditions reelles puisque les kieisions dc ha (SG nont pas force (>1)1 igafoi i'e (limit t au fond.
NG 561.
Un fonds de terre de plus (Je 50 al'es qui est eulti est tou.jours asstijefli au rginie des aliocations p0111' perle de gain. 11 iniporte peu que cc fonds i'apporte ott non et (jUC son expioitation exige (Je in main-d'ceuvre etrangii'e (OEG art. 2).
N0 562.
1. Les forts qui appartiennent ä des pai'ticuliers et qui ne font
pas pat'tie intgrante d'un bien rural doivenf tre taxes pour dies- inmes (ord. n° 46. art. 8. 2e al.).
261
2. Les forfs sont assujefties au regime des allocations pour perte
de gain independamment du f ait qu'elles soient la proprif d'une ou de phtsieurs personnes, qu'elles rapportent ou non et que le propri& faire ouvre son bois 1ui-mme 011 le fasse ouvrer par des ouvriers.
L'intirne, uiie hoirie, est propritaire de for&ts (10111 la superficic afteint 11,6 ha. Son recours coiitre ]'assujeitissement rtroactif all rigiine des allocations pour perle de gaul a adrnis par la corn- mission d'arbitrage. L'office fclral de [industrie, des arts et rntiers cl dii travail attaque cette dcision. II fait Valoir pour Fessentiel que la ColflnhiSsion (larbitrage a admis i torf ( Rlil n'v a pas CXI)]oitatiOfl forestire ds bis que l'hoirie ncxploitc pas professionneblement la fort, mais se contciite d'en retirer le produit comme le ferait un rentier (le son capifal. La fort, qui atteint wie certuine superficie. doit tre assuettie conmic cxploitation forestire au regime des allocations pour perle de gain, sans garcl au fait quelle soit cxpboihe professionnelle- nient ou seulernent accessoircment. La (8C admet le recours par bes inotifs suivants
Les exploitations forestires sises en rgiOns de nionfagne cboivcnf re estimes sur la base de la croissance annuelle ci souniises au rgirne des allocations pour perle de gain (ord. ii 46. art. 8. 1 ui, lit. h). Lorsqu'eiles sont rattaches ä une exploitation ugricole, dies doivent tre 1axes avec celle-ei. Mais si des for&ts priv&'s ne repri- senfent pas une partie d'un cboinaine agricole, dIes sont alois faxes pour cllcs-rnmes (art. 8. 2e al.).
Dans l'agricullure, bes contributions sont dues pour des cxpboi- tations agricoles, des forts et des alpages, sans gard au fait que 1'exploitation de ces biens-fonds soit faite par un agriculteur ou une personne cxerant une aiitre activit professionnelle. [Inc exploitation forestirc West pas soijinise ä contribiifion seiilemeiit si le propriitairc fait lui-m&me ]es coupes, apprte et sort ]es bois. 11 siiffif pour l'assii- jettissernent qu'une fort soit proprit6 de particiilicrs, cl que le pro- pritaiie puisse prendre lui-mme les dispositions qiiant aux produits et i l'cxploitation. II nen irait aiifrement que si la fori fait affermc. Cc serait abors au fermier qu'incomberait l'obligation de coiitribuier. J'lais II ii'en est rico. L'intinic a engag, au contrairc, des ouVriers (111 excutent le travail. Mais b'hoirie garde l'enfire biberl d'agir soll gr. Le fait qiie pendant quelques annes la forf n'a iien rapport est sans effet quant ä l'assulettissemcnt. Cc West pas le capital investi qui sert de base an calcub de la contribution, mais ]es possil)ilits de rende- mcnt du bien-forids. Mais comme en particulier il arrive fr&jucrnincnt 262
que des forts restent improductives pendant plusietirs annes, ii faut caiculer la contributiori (I'aprs un rendeinent moyen. On ne peut cependant pas tirer dc 1t que les contributions soieut seinblables ä tine taxe sur je capital. (N° 1454, en la cause C. L., du 31 janvier 1946 ; dans je m&ne sens: n" 1485, cii tu cause L. M., du 23 fvrier 1946.)
NI, 565. La forst qui ne fait pas partie d'un bien rural est assujettie en lant qu'exploifation forestire (ord. n° 46, art. )‚ mme si le bois qui en provient est travaille dans les ateliers du proprietaire. En montagne, 'es exploitations forestires sont taxes d'apris la croissance annuelle moyenne de la fort (ord. n° 46, art. 8, 1cr al., lit. h). Le recourant exploite iine scierie et un atelier de rabotage il pos- sle, dans un canton voisin, Un bien-fonds qu'il a donn6 ä ferme, i\ Fexception d'une for&.t attenante (je 50 ha. Le recourant exp!oife lui- nime la fort dans laquelle il occupe des ouvriers cii tche. Le bois qu'il en tire est dkcoup ei travallM dans sa scierie. La caisse n'a pro- uonc l'assujettisscment de cette fort, avec effet rtroactif, que Je 15 mars 1945. La croissaiice annuelle de Ja fort a value i 150 stres. Le mnomitant des contributions arrires rcJames pur la caisse ji1squ' fiii fvrier 1945 s'jve i 523 fr. 60. La cominission (l'arbitragc ii rejet Je recours atta(juant cette dcision. Devant Ja CSG, le recou- rant fait valoir qu'il ne (bit pas ces contributioims, vii qu'il a afferm son doinaitic agricole et que sa fort dpend de sa scierie. Le ferntier paic les coni ributioiis dues au titre du rgime des altocations pour perte (je gain, tandis que lui-mmne verse ä ja caisse caiifonale coln- f)teflte les COntri})iltiOnS siir les salaires (je ses bficherons. La taxation cIaprs la croissance annuelle (je Ja fort ne petit s'appliquer qu'ä tine exploitation agricole. ei nun pas i tute eXpbOitutiOli artisanaic. La CG rcjettc Je recotirs pur les motifssuivants
1. jJ ne s'agit pas, cli locciurrcncc, de Ja fort d'uii particulier qui
fait partie d'uii bicim riural, iivais dune cxploitaiion forestire au sens de J'article 7 (je lordonnance iu 46. Le recourant a1bgiie que la forst cii cause fait partie de sa scierie ei qu'clle ne (Joit pas tre encorc assujcttie in(lipendaInmcnt de son expboitation artisariaje. Cc point de vue est faux. L'cxploitation d'urme fort rentre dans l'agriculture. Elle est assujettie sparment comme teble, nmnie si eile assure lactivit d'imne entreprise industrielle, artisanalc 011 coninmerciajc. Los dispo- sitions du rgime des alJocations pour perle dc gain n'aiitorisent pas iton plus (je comisidrer l'une dies cxploitat ions comme suppl&neii faire Je J'autre et de rdiiire la Coiitril)tlfion cii cons&judnce. Les expboi- tat ions supplitnentaires ne se rcnconfrcmmt cii effet q tue dans tili(IUS-
263
Inc. l'arlisanat ei le commerce (exemple : caf ei boucheric). Ii est vrai que la CSG a prononc que la petite scierie d'une commune riche en foris ne devait pas tre considrc coinrnc une exploifation artisanale si on v faonnait imiqueinent le bois de ces forts. Au roste, cclles-ei ne dpcndaient pas de la scierie, mais c'est l'iiiVerse qui tait vrai (cf. dcision n° 468, Revue 1945, p. 254). Le recourant ne saurait pri1endre que seuls les hois de sa fort sont scis ei rabots (lans son enfreprise. Dans sa dcision n° 71 (4e extrait de dcisions, p. 14.), la CSG a d'ailleiirs jug qu'une for&t ciont le huis sert iiniqucinent a la fabricafion de caisses ei de conihustib1e claus une brasseric devait ihre assujettie en tarit (Jll'eXpioitation forestire. Le fait que le propritaire de la for&t acquitte les contribiitions sur les salaires qu'il paic ä ses bücherons n'affecte en rien SOlI obli- gation de contribijer, pour celle for&t, au fonds des allocations pour perle de galii destin atix mililaires de conclition indpendante. Le rccourant doit ausi coniribuer pour sa scierie aux dccix rgimcs.
11 fait valoir en outre que la contrihution dc 4 % sur les salaires des
1)ncherons doit Hre payce lt la caisse (In canton olt se Irouve sa scicrie. S'il n'est pas membrc Tune caisse svndicale, lachte couiribu- han est duc lt la caisse (10 canton ou est sisc sa Fort, taut donn quelle coustitue tine explojiation partieu1irc sitiiie sur Ic ierritoire U 111 Mutre canton (cf. OES art. 11, et 10 art 35). Cette rg1e n'aiiecte cepcndaiit pas Ic montaiit des contributionis (Ines.
2. La dteruiination die la Croissaiiec annuelic ne peut Mre contestc.
Eile se base sur les dispositions de l'anticic 8, 1' aiina, lcttre b, de orcionnance n° 46. Le taux de 3 stres par heciare est ingi comnie une limite infricurc par 1'inspecteur forestier, ainsi que par les incni- bres comptents des conirnissions d'arhitragc et dc .surveiilance eile lient compte dune faon apprciable de la pr&ence de jeune hois dans la forl't de l'intrcss. (N° 14379 ca la cause M. 8.. du 15 janvier 1946.)
No 564
Le titulaire d'une entreprise artisanale, qu'il exploite 1ui-mme, ne peut pas tre rempiac, en taut qu'exploifant, par un membre de jer al.). sa familie si son absence n'est que passagre (OEG art. 10 bis, Les allocations indues ne peuvent pas Mre remises au miiitaire qui Mait de inauvaise Yoi, mme si la restitution iui impose une lotir(Ie charge (ord. nG 41, art. 3 2e al.).
.Jusciva l'automiic 1942, le rccourant a iravailk comme sa1ani.
11 (juitta son emploi lt cc moineiit pour iravailler claus l'exploitation
agricole de son pre et de sa tante. Cette clernire posscic galcineut 264
un caf. Lors d'nii coiitr()le, la caisse constata que depuis le inois cl avril 1943 Je recourant avait iouch des allocations pour perle de gain cii qual it d'cxpioitant de cc caf ; eile liii riclama la restitution d'uiie sommc de 751 fr. 50. Caisse et Commission d'arbitrage refusant de recoiiiiaitrc sa boime foi, ic recourant cii appelle L\ la CSG, ali- guant qu'en .sa cjualit d'exp!oitant ii avait clroil ä ces allocations et (JUC. par coiisqucnt, il n'est pas tenu (Je ]es rembourser. La CSG refette le recours pour ins molifs suivaiits Si le i itulaire d'iinc exp]wtation iw Ja dinge pas lui-mme, un rnemi)re de sa familie qui assume cette tche peut, si la caisse y consent, tre dsign cii Celle cpialitti (OEG art. 10 bis, ler al.). Si l'exercice d'iiiic activit€ ariisanale mi commerciale est soninis il une autorisation, seul le binficiaire de celle-ei peut Hre coiisidr coinme cxploitant. Les orgalles chargs d'appliquer Je rgimc des alb- cations pour perle de gain ne pourraierit droger celle rgJe que si Ins preseriptions caiitonales siir Ja police du commerce oii des auberges autorisaient l'eXercice (Je la profession vise par iine autre persoline que celle tiltilaire de Ja 1)alerle (ef. (lcisions ri° 117. Revue 1942, J). 202, et n° 431. Revue 1944. p. 544). Ii est supeifiu d'examiner si Ja profession de cafetier peitt iHre exerce, dans Je canton intress, par nil iiienibre de in familie (liii West pas lui-mine au bciiificc d'une patente, car lcs pices du (lossier rvlent induhitablenieiit que Ja tante du recourant exploite en fait Je caf. A i'exceptiori des mois d't, Ja taute travailbe (laus SOfl cxploita- fion. Bien quelle alt d ~Ja 70 ans, eile est encore trs alerte, preuve ca soit quelle seligagc en M6 comme feninie de ehambre dans na hotel. L'expboitation cia caN reste entre ses niains cl son absence, en ne saurait justifier un changeinent dans Ja d&ignation de l'expioitant. D'aillenrs. Ja patente est Hablie au nom de Ja taute ; Je recourant n'aurait dune pas (IA se laisser inserire comme exploifaiit, minc s'iJ aceomplit certains travaux relevant de ceiui-ei (correspondance, cartes de ratiomienient, etc.). Le reconrant se r&erve de deinander Ja reuiise des allocations (liJ'ii a fouehcs indirnent. Attendu que Ja cojnmission darbitrage i d ~iä refiisc Ja reniise cl que J'affaire est ca tat cl'tre u.-e, celle (Iuestiori peut tre traitc au cours (Je 1a prsente 1)rOedure. La reniise de (lette ne peut tre accordc que si Je recourant 6tait de hoimc foi cii touchant lcs allocations cl si ieur rcstitution mi iinpo- sait une bourdc eliarge (ord. n° 41, art. 3, 2e al.). L'intiiress n'aurait pas dü conclurc, du fait qiiil excciitc certains travaux pour sa taute, ciuil (tait dcvcnu l'cXl)lOitalit icspoiisabJc du caft. II dcvait s'apercc- voir qu'ii ne pouvait tre dsign comme cafetier puisqu'il n'est pas liii- rniric portcur de Ja patente reiliise i ccl effet. Lii oiitre, sa tante n'citarit
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que momentaninent absente. ii pouvait se reridre coinpte qu'elle avait Ja possibilit6 de prendre elle-nime 'es clispositions iiiiportantes cl (lonner les instructions LIccssaires touchant l'exploitation du caf. Sa convic- tion, renforce par les dclarations clii prsident (Je la communc, qu'il pouvait tre considr coinrne exploitant ne Fein pchait nullement de se renseigncr plus cxactemeiit encore ä cc sujet, au heu d'accepter sans h&itation les allocations pour perte de gaun sensiblement plus leves que celles pour perte (je salaire auxquelles il aujait rel1ement cii droit. Teriant compte de toutes ces circoiistances, Ja bonne foi ne peut pas tre acimise cii I'espce et Ja remise de (lette (bit cloiic Mre refuse au recourant, rnme si Ja restitution des allocations liii iinpose iine charge trop lourde. Au sllrplus, ii seinble qu' l'poque ca catise Je frre du recourant grait l'ageiice comniunalc de Ja caisse de coni- pensation et que ic changeincnt dans la dsignation de 1exploitant s'est fait sans que Ja taute en fiat nantic. (NI, 1399. ci' Ja cause L. W., clii 15 janvier 1946.)
Le revenu net moyen de l'expboitation s'obtient en dduisant du revenu brut les frais generaux d'exploitation. Le loyer d'un appar- tement n'entre pas dans ces frais (ord. n° 48, art. 2, 2e al.). (No 1418. cii la causc F. M.. du 15 janvier 1946.)
L'artisan 011 le commerant qul, sans y Hre autoris, exerce une profession sonmise i patente, ne peut Atre assujetti au rgime des allocations pour perte de gain et ne doit par consquent pas de contribufions t cc fit re. En noveinbre 1943. Ja caisse ii assujctti J'intiiu an rgiine des allo- cations pour perte (Je gaun cii clualit6 de colporteuir. Etautt (bonns quil refuisait (Je prsciiter ses re]evs (Je corn pte. la caisse Je taxa doffice Je 22 septeunbre 1944 pour Ja I)riode allarit du 1 septembre 1943 au sl aot 1944. Le 15 novembre 1944. Ja Commission (J'arbitrage rejeta Je recouirs (Je l'intress ccmtre cette dcision Je taxation. Le 19 juun 1945, la caisse taxa ä nouveau 1'iiitiuiu potir la priode (III 1er septcmbre 1944 au 31 mai 1945. l)ans soll nouveau recours, Ccliii- ci fit valoir qii'il n'tait plus colporteur. maiS qu'il vivait de ses renfes. La conimission cFarbitragc aceepta Je recours. Je 25 sel)tenlbrc 1945, arguant du fait que l'intim ne possde pas Ja patente die colpor- teur seule sa fenime en a une. Sil venci encore, ä l'occasion, des articics de merccrie. son activit est cii rapport avec le colportagc que 266
fait SOLI J)0tlS. II ('st Tailleurs a.ssist le laoii permanente par sa Colfllflull(' de dOm icile. La caise reeoum't comitme cette deision i In CSG et fait vaioir ((1IC J 'mflti11I1i (bit C't mc asmüehi all m'gi ne des allocat mOIIS pulli. peile (le gauL ((uoi(IujI exerce le mtier de c()iportellr saus patente luffice d'assis- lance ci aUlmt quil veudait des pmod uits polmr imettuver et des arlieles du iliel'ceiit. les (IetI)( lpoux (oipurtemmt. Je rilari deviait dune aussi aVOir Sa patente. ltveiitmielleiiient. ((II (levraht I(' Iomlsl(lerer COIiIiIIC niemhre de la familie au Service dc sa feiiiiue. Id (S(; rejetle le reco(mrS par le 1(m)tifS siiivmits
l)'apr.s le § 10. 1 L1II1iu. (le Ja 01 camiluimale (111 17 jrmiii 194 (011- cei-imaiil it's mnarciai's ei le cOlport age. In patente le Colportelir miest (Je1- rtie ((die polir lilie persommmie cl clIh1ie cl soii 110111. Le.s (lroits qi(eile (011 f'me ne se rapporten 1 qu au portelir de ici pwvnh 15 ne 50111 J)aS irammsinissiljles. 1 es ]m(euhi)res de In fammii]Ie 011 les e11ipiOVdS (loiVeflf aVOir leur pi'Opme palellte. Je § 10. 21 alin(a. ne pNv0it dexceptiumi (111(11 faveur (Ie.S amtistes amahimlamits. (Ie.s lnhmsiciemrn etc, qui vovagellt avec leurs fimmiiiies (11111 ('11(11011 a latOme 1-'iiltiliil Liest done pas alltOris( a coiporter ivee Iii patente dc sa 1e1111i1(. La comnmnisiun d'ar- hitrage est (laus lerrelir l0I(jIieiIe siippuSe cimme i(' (ulpOrfage de limik- messe fiipelld dc iacti liii exeme c par Soli ipoii'e. 51 eile ('I(temld (lire par ia ((mmc ce cuiportage ("1 d1lt0iISI par 1(5 disposiliomis au la police (Itt C0111 111(1(1'. IU WG a to(Ijours (l(clari (jlle In pemsoniie (Jur ('Xerce sans auto- iisatioim lilIe professiomt sommmiuse \ palemite na pas duoii it lallocalinn poimr perle de gab , Eile mme saum ii s1ccImtel' (le cutte j urisprudünce et loit IIIIS.5i SCII ichr d eile lomsqmmil sagit des comilmilumitioims. Ii miest I)1S adlllissill(l( (je oimumct tIc all 1.egilm. des ailocations polAr perte de gaul KA M (1(111 (olpoltemr (Juli tla\ailie .5(1115 patente, autrelllellt (fit um, actuvile dcfeimdmme. Le mecours (bit par (onsiiqlmemlt &tre ticart« 11 pellt cfllssi arru\ er ((iuimile pemsoulime ('Olpolte 511115 Y ('Ire cumlorise ulum lau, par exemmlpte. (((mc ses (011( dililic tiojus amilerieurcs Font elflj)('- ehec (lohlemlmr mine patente. On ne potimrail 11011 p lus, saus i(ie0nVmIie1It. faire uiie (liii erence (911re lol)ligatuoml (je eoiltrihilel' et le (IrOit i laib- catioii. VII (Ille lcissmijetfisseiuteiif di.S5OCie iuulimflenlellt ees dccix choses. La proposition suhsud laire (je Id caisse teudallt ii cc (((mc Julithllle SO! t comlsid(Tire (011lhmme iuemiihre (je in Ja mijibe occupl da mis 1 exploi- tatioml de sa feinmue hie peut P tre reteiuue. Eu adulettailt h11h1te (jUe dies pemsOmuiles du coimciuiioii imhd(peiidante (lili ne (Iispo.semit p115 dumic exploitatmon au nunm)re despmelles il faul cortipter les colpur- teurs - pmlisseilt oCcuper (]es IlIcaihmes (Je leHr familie, il faul se rendre comple ((lid'. (1(111 S le cas partiell 1 ier. unc teile collahuratiomm est uiiterdite selomi Je § 10. Ur ali hitia, dc in loi camitunale dieja Cit('e. (N" 1415. en in Callse A. M., du 13 jam(vier 1946.)
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NO %'
On ne peut plus parler d'absence momentance du mnage au sens de 1'arkicle 16, P' a1ina, OEG lorsqu'un militaire vit depuis des anrnes spar de sa femme ei de son enfant hgifime ei habife avec une aiitre femme ei un enfant naturel. Ce militaire n'a donc pas droit 1'indemnift de menage.
Le militaire qui ne remplit pas ses obligafions d'entretien a 1'gard de sa femme qui vif stpare de mi n'a pas droit ä une alb- cafion siupphmentaire (ord. n° 51, art. jer, ler ab.).
Le recourant vif spar de mii pouse et de son enfant lgitinie. Ccux-ei habitent i ifranger. La caisse liii accorda une jndemnit de Innage ju.sciu'en oetobre 1944. Eile apprit cependant que i'intress vivait depuis pliisieurs ainies ä B. avec une autre fenime cl son enfant nafurel Roland et qiiil avait Fintenfion cl'intenter nie action CII divorce contre son pouse. Eile suspendit ds lors le paienidnt de l'incicinn iIe de int!iag'e, clicisioii qui fut coiifi rnne plus tard par In CO!nlui.SSiOfl (l'arb!trage. Ces deux autorits rcjetrent galeinent in clemande daliocation Sup1)lIne!!iai cc clii mil itaire en faveur dc sa fein mc pour le motif quil «avait pas pu fournir in preuvc de ses f) restatiojis. Dans 501) recours i in CSG. i'intress6 fait valoir ciue sa Situation de familie na pas chang depuis Fpoquc oi in caisse liii versait Fin- deniinit (le innage. La (SG rejette le re(-ours pur les motifs suivanis
1. L'articie 16. 1' aliiiia. OIG disJ)OSe (Inc le iniitaie a droit a
1indcmni1(i die niunagc sil a In diieciioii ditn m€Jiage ca propre dans lequel vivent sa fenime 011 ses enfauts si ces personhles (1!littent 11)0- incntan(!nent le ninage (lii rnilitaire, celui-ei neu conserve I)iIs moinS son droit ä i'iiidcninit&. Ces conclii ions subordonnant cc droit ne sont pas reniplies en l'espcc. Le recoui'aiit vif depuiS pi usielirs a!inies SC- par de sa feinme et de son enfant liTgitime. 0i ne peut plus parler d'une absence nioiiiciitance de ccux-ei dii munagc, ciii moment clue iintiiress hahite avec lilie autre femme cl in ciifaiit iaturel, car in volon tt In[ faif cle (auf de repren cire. u In prc!nire OCeasi011 favorable, la Vie eommune avec 5cm pol1se et 501) enfant ligitiiie (cf. dcision n° 110 (le In CSS, Revue 1941. p. 30). ii va saus ihre quc In comniu- naut domestiquc avec nie autre feinine 110 liii dome pas droit i une iideinni0 de ni&Iage le reeouirant ne prttend dailleurs pas le coii- traire. Le militaire qui a In clirection (11111 n)!imnage cii propre dans iequcl vit soll enfant riaturel na droit uu l'indemriit de m€nage (lilO s'il a rcconnhl pur SO!) pre an sens de l'articie 303 CC (ef. dcision 11° 441, Revue 1944. p. 554). Cc nest pas le eus en ioccurrence c1ai1-
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leurs 1'enfaiit n6 cl'uri comnierce adu1t&rin ou incestueux ne peilt Hre reconiiu (CC art. 304). Le recourant ne peut done recevoir wie indem- nitt (le mnagc.
2. Selon l'article premier de l'ordonnance n° 51, les militaires qui
soufieirnent rgu1ireinent des personnes incapables de subvenir ä leur entretien ei dnvers lesquelles ils ont une obligation lgaIe mi morale den tret cii on d'ass ist an ce peuvent prtcndrc i lilie allocation sup- p1mcntaire, s'ils n'ont droit pour ces persolines ni a une indemnit6 de ninage, ni i une iiicleinnili pour enfant. Le recourant ne rdlnl)lit pas les conditions prcites puisqu'il n'cntretient pas sa fciiime. L'obliga- tion ligaJe seule de l'entretenir n'autorise pas le vcrseincnt de 1'allo- cation suppinientaire ; Je recourant dm1 eiicore prouvcr cju'il verse cffcctivenient des alirnents i sa femme. (N0 1452, cii in causc 11W., du 31 jaiivier 1946
No 568 Le militaire n'a droif t une allocation supplimentaire pour sa lemme d'avec laquelle il est spart, qite si les revenus propres de celle-ei ne dpassent pas les limites de revenu fixes i l'arfiele 7 de l'ordonnance 11° 51. Le recourant fonda ca 1937 une soeit en norn colleetif pour exploi- 1er on atelier (je carrosscrie ä B. 11 disposa i celle fin (Je Fargent apport ca clot par sa femine. Lorsqu'iJ revint cii Suisse pour faire son service militaire, iJ cliargea sa femine «obtenir Ja liquidation de sa part cJ'associ6. TtJJe cda celle deriure i Fautrc assoeie niocnnaiit une indemnii de Ja part (IC dc dcriiier. Elle retolirfla cnsuite chez ses parciits. manifestant In voloiit de, se divorccr. Eile dciara au coiisu- lal sosse de B. qiie soli i n ari ne liii aait Jaiss auen ne dispwnhuit cl qi(elie ne mi deinaimdait aucune prestation d'entretieri. Recourant Je 15 juin 1945 \ Ja comni ission d'arbitrage. liitrcsse [lemilahida pour Soli pouse une allocation shipplmflehitaire. La conanis-
51011 darhitrage iuvant rejet 500 mecours Ic 31 nofit 1945. licress
s'adresse ii Ja CSG qui Je (l(l)oute pour les inotifs suivanis Poi ut n'csk bcsoin (l'exanm 111er Si, commnc ic fait valoir liutrcss, lahandoii Ii. sa femmne de sa part (Je liquidation peut apparaitre eommne iinc (ohitriblitiOn il'entreticn. L'pouse est certaincnmcnt cli inesure de uhveni ellc-nime ä son cntretien. Cela ressort des dclarations qu'elie i faitcs au consulat. Soii revenu propre dpasse Ja liniiie de revenu [Je lordonnance no 51. Nanmoins, le recourant, en sa (Iiiall't6 (je man. st ohuigt de par Ja loi de I'eiitrcfcnir. Cc n'est donc pas toutä fait fort que Je recotiramit s'cn rfre au fait cjue les dispositions eomiccrnant les revenns propres de la personnc assishe concernent davantage lobit- ation (Jassisianec t FgarcJ des parents que 1'obligation du man
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Vis dc san p"se. I..ordoiiiiancc n° 51 ne fait loutefois aucicnc 1iff1- rence. La circulaire nI 28 (lehre A, chiffrcs 111/4) de i'officc f&hral de Industrie. des als et milieis cl du Iravail du 19 avril 1941 ne se lrouvc donc pas en harmonie avec eile, lorsquc sann igard aux rcvc nus propres de In feninte, eile veut accorder ä echte deriiire une alb- cation suppl&iiientaire. ('eite (1iieStiOfl avant toutefois ld tranch6c pa pi iisieiirs dicisioas de In CSS et de In CSG (cf. cl(cision n° 339 de la ('SG. Revue 1946. p. 33). il iiexiste aucun motif du ehanger de juris- priidence .A cela snjoutc cii l'espce que Ij)oiise avait (lJt introditit en 1943 ii ne deninude dc (1 ivorce. Cest alusi citic lohhgation d'entrc-
1 ien du niari se i'npproche davan tage de in simple obligation dassis'
lailec. Quant ii in question de savoir si le rccoiiraiit a mit6 v6ri1ab1c- indnt sa feinine. an eh 1116 de constafer qi(cllc «a tiul erneut €iucide. '.-)"il c'st tahh, cii effet. quc In fenune du 1iulncss6 ii ior (Ii' in iuj uidatioii de sa part davautage q «eile ii avait appOi't il nest pas dit toiitefohs cjiie ccl argeaf nil contribut i 1 iider. (N° 140). cii in causc G. S du 31 Jan vier I94t .,
No %9
Les contrihutions arrires ne peuvent pas itre reinises, Yaute d bonne foi. au dentisle (111i a consfamment fenit au eouranf, par soi journal proessionnel, des (lisposihons sur les rgiines des nhlocaiion pour perle de salaire et de gain (oril. n° 41, art. 9, 1cr al.).
La c'aissc ii nsujetii aux 1'giInes des albocations poiir perle di saiairc et du guili, nvec effet rttroae1if au 1 fvnicr, rcspectiveincn juiliet 1941 Je recoiirant q tu est dentiste. Lc 30 avnii 1944, il dcvai i Ja caisse 81$ fr. 35 de contnihutions arrires, (10111 373 fr. SO an hIni du rtgi inc des allucations Pan r perle de salaii'c. Caisse cl ComnliSsiol iiarbitragc mit cartt sa dcuiuude de remisc. estiinaut qu'il avai tua1iqu mli i cii tion n&essaire cl qu ii ne ponvait, par conS&1uenl invoquer sa honiie foi I)cvaiit la CSG Ic' recourant fait valoir qn'ei
1940 In soc«t cantoiinle dodontologic liii a demanU de paver 41
lrancs P' uinis ä sa caissc de compen.sation. (es contributions iii avant taute! ojs itt reiniscs i catise d'aulrcs oijbigntiO]is pcuniaire q uii devait reinplic il se eravait WO du paicnicut du tonte au1r, contribu 1jan. La CSG rejette ic rccours plr les iuohifs suivaiits La coiu inision darhiiragc n fait reinarquer avec raison, dans s clecisioii. quc Ic rccouraut ne pent pas iuvoqucr sa bonnc foi si eile es incoinpatihlc avec l'attcntion ([Ue les circonstances perinctfaicnt clexi gcr de liii (CCS art. 3. -)e aL). LichreM n'tait rerwinement pas de banne foi cli CC qui conccru les contrihut ions ducs au titre du rgimc des allocations polin perle d
20
salaire. car Jes prestalioiis de la caisse de conipciisatioii iiistittitc ctidciii incnt par la socitt canionale (lOdolitolOgic n'taicii t accordcs (jii dlix (Icnfistcs dc conditioii indcpcndaiite, ineinbres de celle caisse. Daiis Je rgleincnt de celle-ei. il n't1ait pas qilestion de prcstalions vcrscs aux personflcs de condition pcndante. Le rccouraiit ne pou- Va ii (IOflC igliOrer, (Jiicll taut ([Ii ein ploycir. il €tai t tenn (Ic conti'ibucr au fonds des allocations pour perte de salaire cctte obligation cst ('0011 ne de tont Je monde en giira] Wine i Igard du regne des allocations pour perle de go iii. Id Wune foj du recoii i'a nt ne saurait bhe admisc. El est vrai q itavaut l'cntm'c cii viguclir de cc rginic dt. INAi mmt 6 bU a1111 i Ja c a isse de cont pensati)n crc en soll tenips par la wd&6 cantonale dodon- tologic et (IcStiiite ä Vciiir ('ii aicle t ceux des mcmhrcs qui accom- pl issa emil du service actif. ii est exact anssi q ne, sur sa deniande. celle caissehii ait cciii is ]es emil rihutions rncnsncl lcs. Le hullctiii profes- siomiliel dc Ja SoeiM1 suissc dodon tologic a pourtaii t (lU im ii pprendre (j ne. par Ja slii Ic. ]es intdecins-dcii tisfes mit ett assuJettis au rgii1ic des ai locat ioiis p011)' perle de gai n. l)ans le fascictilc n° 6/8 de l'aunc
1940. page III. on pent lire un article du secr1aire de ladite socil
(J iii plopose notaunnent 1'affiliatjon des dentistes i Ja caisse cantonale.
011 v tm'omivc igaJcnicmit publaes ]es disposition.s conccm'iiant Je regnc
prciP. Daiis Je fasciculc ii 9/12 dc Ja iiiinie an ne. 011 lrou c aux pagcs 225 cl snivantcs. Je 1)rocs-vcrba1 relatif a la ‚ asseiiihlee 01(1- liii] mc de la socitc. Imi lic Je IN ao(t 1940. A cette poc1lie. lasscinhlee
0 d6eidt de proposcr au dpartcmiieiit h.dral dc lccoiioiii ic puhl iqime
(1(1551.0 ci es dciitistcs aux artisans et commcn,ants cl de lcs assti-
jctti m' alt rigi inc des al locat ions pour pertc de gaiii. i :i Uni] an cc n 15 du SO diicen)bre 1940 ii Mt pu 1)1 ice textimelienien 1 (lLliIS Je fa&' eule 10 1 Je Ion oe' 1941. pagcs 99 cl su i vantes. Lii ontre. il est ulil expi'css- mciii q ue ses (1 isposil lonS concernent galeinent Jes pei'Souhies cxer'ant nne profession ]ibirale rattaclies t ulic caisse canlonaic, linalenieiii. ic rapport aiiii ucl (1940/1941) du ]) r&idciit de Ja sociele SlnS5e (10(1011- lologic iuiciu tionne quc ]es dcii listes sont SOlI niis au rgi nie des ai loca- Ii0flS pour perle (l(' gaifl ('1 q ue, Id proposilioii (Je la societe a accep- lee )di' Je dpa ii t'ineiif de leeononi je puhliq ue avec cffct au U r j uM it
1940 (ci fascicuule mi' H du lannc 1941). Ei] lisant ces publicii lions.
Je rccounant aura lt pour Je inoins dci Mru dans Je donte quant ä soll assim Jeitisseiluent a mlii rginie et s'in lornier de la q uicstioii aol) t' de Ja caisse de conupcnsation Altend ii quc, coinme uncml)re de 1:1 soci iit. Je rccouraiil a cii eonllaiSsaTlce (Je ces ptihlieatioiis cl qu ii maul (luns son interet de les lire, sil ncn a PdS lcnu cornpte, il laut en dedimii'e tiuiil a rnanqut ii Jatteutin quc im circonstances perniettaieiit (1 exiger du lui. Ces circonstances suffisemut pour d&iier sa honne foi cl liii cc f user Ja rem ise de sa delle. (N0 1594. cu Ja causc G. B., du 51 jaiivicr 1946.)
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No 570.
1. La demande de revision d'une dcision West pas recevable
lorsque le requrant invoque des faits nouveaux importants qu'il aurait pu alkguer au cours de in procdure prcdente (OJ art. 137, lettre b). 2• Lorsque la CSG a apprkli tons les Yaits importants qui res- sortent du dossier, la demande de revision de sa deision est irrece- vable, mme si cette dtcision ne correspond pas ä la situation rtelle (OJ art. 136, leHre d). (Nu 1435, en la cause X. S., (111 15 janvier 1946.)
Extraits de dcisions de commissions d'arbitrage N0 86.
Ii y a engagement an sens du rgime des allocafions pour perte de salaire lorsqu'un entrepreneur postal excute des eourses postales suivant les instruetions de l'administraiion des postes et quc celle-ei lui lournit les vhicules n&essaires et l'nnifornic du posfillon. Le recourant voue soll activit principaic t lcxploitation d'un hjcii rural. IDepiiis Je 1er niaj 1944, ii assurne gaJcmellt ie service de Ja poste aux chevaux dc A. a B. Poiir excuter ces courses, ii einploic Fancien entreprcucur posial E. L. Par dcision du 5 • janvicr 1945. Ja caisse a assiijetti Je rccoiiraul au rgune des allocalious pr perte de gain en raisoll de son activit accessoire dans l'indusiric, les arts et nitiers ct Je commerce. Cc deriiicr altaque celle dcision devant Ja cotomission darbifrage en a116guati1 que, selon une leitre du 6 ociobre 1944 de in di'ecfjori gnc- laie des .PTT, il est assujetfi au rgimc des aflocatio!Is pour pertc dc salaire pour celle activif, en raison de, laquelle ii verse d.je'i de contributions In caisse (Je coiiipeusation poui Je personucl fccIral ä
1 prcisc encorc quc l'administratiou des posfes fournit clic-ln&nlc 1e
v(ihidu1eS IHcessaircs a 1ex(cutioIl des courses postales ei 1'uniforiu (lii Po.sliHoJL Le prsicIent (IC in coininission d'arbitrage adniet i recours pour les mofifs suivanis Le 25 septcrnhre 1940, loffice fdra1 de 1'inclusfrie, des arts ei
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nitiers et du fravail a mis iiiie circulaire *) aux ternies (Je laquelle les eiltrepreneurs postaux cjlli foul, avec leur propre voitnre et leiir chauffeur. des coiirses (lttcrmiuees pour le coiupte (Je l'administralion (ICS postes doivent I he assujettis au rgime des allocalions pour perle de gain. En 1942. la CSS et Ja CSG ont loutefois cxprim dans une (lcisWfl J'opinion (lu'un enireprenciir pixslal peut, selon les circons- tanccs, se trouver vis-i-vis des postes dans iiii rapport (lernploy i dniployeur au sens Jarge (cf. ii' 169, Revue 1942. p. 591). S'appuyanf sur celle dcision, ladininistration des postes a men des enqutes auprs de bus les entrepreneurs postaux. La-dessus, aprs de longs pourparlers avec la caisse ne conipensat on pour le personnel fdral, in direcljon gnraIe des PTT a fait parvenir aux (lirections postales darrondissemejit. Je 6 ociohre 1944, ]es iislructions suivantes : les cutrepreneurs postaux sont rangs dans (lelix catgonies: appartien- nent ä la pretiii're ceux (entre eiix qui explolient tine enireprise de transports elont les courses postales ne rcpr(seutei)t (Iii ufl des services ceux-ei continuent dlrc assujetlis alt rcgiiiie (leS allocations pour perle etc gain. Appartienncni i Ja secoride catgoric les eutneprcneurs postaux qui sont Jis ä l'adjniuistration des postes pol' ttii engagement au sens Jarge cl doivent par co s&ilieni trc assujctlis au rgiiiie des allocations pour de salaire et raliaehsa la caisse de conipen- perle'
sation pour le personnel W irt quant au service postal quils assu- ment. Ces iiouvellcs l''glcs sotit entrces en vigucur le !° oclobre 1944. A l'gard des dntrcprciiciirs postaux qui n'avaient jllsquaiors vers aucune con trihulion dexploitat ion cii raiOfl de leu r aclivit6 dans cc doinaine, lassujeltis.scmcnf au rgii11e (lcs allocations pour perle de staue prcml rtroaciivcnient effet au Ilf mai 1914. J)ans iine lettrc du 21 ao(it 1944 (kf(I, Ja caisse (je competisation pour Je personnel fdnral avail in it Ja caisse canlonale i libtrer, i parti r (10 1 oclohre 1941 les enircpreneurs postaux h is par un enga- geinent ä Fa don nistra lion des postes. Cetfc instruct toll fut cxcutdc. Or. si Iadnnnistration des p(wus a. siln Ja hase de rcclierches appro- fond ics. MAN pour les enircp neuen rs postaux Ja riglenientation expo- sc Plus haut. il n'cxistc aucunc raiou de .s'cii tcartcr ici. Le rccouran se tiou vc cffectivcincnt 1i ladmti strafion des postes par un ellga- gcmcnt au scns du rginie des allocat iOIis pour perle de salaire. 11 ressort ei] ('1 fct du cont rat (usncl) cicnl reprise po.stale vc'rs au dossier qne' Fett trcprencuu r doi 1 cxccuttcr les courses qui liii Sollt confies seloll ]es instruchrns (je iadininisiration des postes, a lgard dc la- quelle il se irouvc par coiusq uent dans un rapport de suhordinat ion. Au su rpius, Je fuji (f ne i'ad min islration des postes founuit. dans Je cas d'cspce', les vthiculcs iaccssaires cl l'unifoi'inc dii poslillon porle gale'tuuent ä adtncttre 1'cxisieiuce ilutt engagement. Ansi. Ic rccourant (lot &tic coiusidrti comme slaG6 quant ii SOli ) Autue1Iimnt (110og('U (4 remIu])ta(e ]m r Ja c'JreiiIair mi 63. (In 29 juillet 1944. 273
activitc dent rcpretieur postal, cl ccci vaut poiir Fellseinble de celle activit t partir du inotrient ou eile a priS riaissance (11' mai 19.14). (Dcision du pri(Ie11t (je la conlmissiou d'arbilrage de la caissc de con1J)euSatiou du caiitoii de Bcrlle, en la cause H. T., du 28 Ianvier 1946.) No 87.
Lorsqu'une obligation kgale d'enti'etien a fait 1'objet d'un procs civil sur lequel est venu se greffer tin procs pna1 pour faux-tmoi- gnage, le d1ai d'une annee imparti pour rc1amer le paiement des allocations non verses ne court qu'i partir du moment oü ces deux procs ont &t jugs (ord. n° 41, art. 6, 1cr al.). *) Dans une requte du 5 octobre 1945, le reconrant a dcmand i la caisse de liii verser pour son enfant i116gi1ime, Max, lcs indem11ilis pour enfaut corrcspoudanfes aux anncs 1943/1944. La caisse a refusd de lui paver des indemuites pour la priode pr6c6(lait I'anlic coulie. Le mililaire a reiiouvc1 sa (leinaude, le 14 iiovcinbre 1945, en relevant qu'il 11avait pii formuler sa rc1ainatiou plus töt VII qiic in questioii (Je in paieriut cl celle de la pcn,sion alimeutaire faic11t encore eil Jitige. liii PF005 pour faux tmoignage doiit dpcndait le sort (Je l'action cii patcriii1 n'ayant pas jugd •jusque-Iö. Par dcision dii
20 novemhrc I94. in CaiSSe ii rcpouss( (lfiuitive1ncnt Sa cicmaiidc de
paicnient des allocations 11011 vcrstcs. II ressort des piccs prod uites par Je recourant quil a mir jugenient du .24 fvricr 1944. (1ecIa1 parc de leufaiit Max. u le 2 janvier 1943, cl condaI1l11 t verser une pension aliuicnta!re (je 50 franc,s par uiois. Lc 10 mai 1944. ii a port6 plainte pour faux tnioi- guage contre quatre tinoius eniclldu.s au cours du p rocs de recherche de Ja paternih. Le ji,gc dinstroction a arrti in poiirsiiifc pcnale, faule de prco ve. La C0111111155i011 darhitruge admet ic rccotiis potir ]es niolifs siiivauts Selon l'articic 6. l - UIil1U. de lordollllauce ii 11. le droit de re- cianier ic paienciit des allocations ion vcrses se prcscrit par 1111 an \ conipter de Ja fill du 111015 alt conrs duqucl a II accompli Je service (10111111111 naissalice LiLi droit. Le paiciiiciit des allocations 11011 vcrses iieutrerait PilS ('11 liglic (1e coiiiplc .si le militaire avait pii se C0i1Si- d1rcr. ds le j ugeinent du 24 fvrier 1944, (1lfiniftvcniciit ob1ig de verser iLnc pension alinidnlai re. Toutefois, lcs circonstauces ltaieiit teiles quiI espra poiivor coilvaillcre de faux tuioignage lcs tmoins contre lesqucis ii avail dpos une plainte pnaic cl obtenir alusi une niodification de cc jugemeilt. 11 ri'a pourtant pas cii mesure d'ad- iniiistrcr celle preuvc, si bicn qu'on ne peut plus envisager de modi-
*) Voir ii co sujet in deo,ioii 11° 483 de la CSG, Revue 1945, p. 270.
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fication du jugenient dclarafif de paternih. Cependant, il n'avait pas voulu rklamer Je paiemenf d'indenuiits pour enfant avaiit que Ic jtige d'instructiion efit pris sa cltcision, de crainte que Je .juge ri'inter- prttf une teile requte Comme une reconnaisance - tat-(live de paiernit. Cette crainfe est coiuprheiisible. Le rniiitaire aurait tou- tefois pu parer i une teile iiiterprttation en faisant Ja rservc u€ces- saire t ce sujet. Quoi qu'il en soit, ii serait peu c(ItIitaI)Ic dexiger d un simple ouvrier une teile sul)t'ilit uriclique. Aiissitt que Ja poui- suite pnale a arrte et ds que son obligation de verscr une pension alimentaire a pris de cc fait un caractre dfinitif, ii a r&- clarn6 irnmcIiatemetnt le versement des in(iernnhfts pour enfant. Les dispositions de ]'arficle 6 de l'orclonnance n o 41 ne peuvent signifier que fout paiement des allocations remonfant ä plus d'une uniie est exclu, quelles que soient ]es circonstances ; selon une iiiterprtatioii &iiiitable, le dlai ne peut au contraire courir qti'ä partir du moment oi il est tab1i que ic requrant a droit cii principe ä une allOcatioll. Or, en l'espce, taut que la procdurc pnalc n'tait pas dose ei que l'annulatioii du jugement de dc1arafioii de paternit poitvait trc ei]visage comme possibic, Ic droit du recourant ä i'indeinnit pour enfant n'tait pas (1fi11iiivement tab1i. S'il avait russi t prouvcr (1uul y avait cii de faiix tinoignages et si1 s'tait vii librer, de cc fait, de l'obligation (Je verser iiflC pension alunentaire, ]es indemnit& pour enfant qu'il aurait pn toucher jusque-lä lui auraient alloucs 'i lort si hien qiii1 aurait tenu t rcstitutioii. Ces coiisidtirations l)eriilettcflt d'adnicttre qn'en Fesp'ce Fargumcnt scion lequel le militaire aurait formuM sa rkiainafioii trop tarci iia pas (Je fotidernent objeciif. Le recours (»St pur consquent bieu foncI. (Dcision de la commission d'arhitrage (Je Ja caisse de compensa- tion (je l'association des brasseries suisses, en Ja cause E. S.. (In 29 jaii- vier 1946.)
NI, 88.
Les demandes de revision diriges contre les dkisions de com- missions d'arbitrage ne sont pas recevables. J. P. exploite avec son fiis un coninierce (Je revcntc ci de Colpor- tage. Pur dcision du 10 iiovenibre 1943. la caisse a notdi quelle rvoquait l'assujettisscment du fils au rgiine des allocations pour perle de gain et le cousidrait. avec cffet rtroactif au 1er septembrc 1913, comme rnembre de Ja familie occup6 dans lcxploiiatioii I)ater- neUe. Lors Tun coiitröle incn le 16 janvier 1945, eIle a toiitefois cons- tat (ju'auCtinc contribufion navaii verse pour ic fils, slir quoi Ale a rclanu 1111 inonfant de 76 fr. 10 correspondant aux ontrihii- tions arrires. J. P. scst pourvu contrc celle prfcntioii dcvant Ja
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Colnuhissien darbitrage i)ans sa (bicisioll, ceUc ilernire a statu qu'on (levait cousidrer citte le recourant et son fils forniaieut une socicte simple dans laquelle ]es (leux associs disposaierit lihreinent de icurs revenus, en taut rju'il.s ii'taieiit pas utilis& pour coilvrir los dipcnses (In niiiage comniun. C'est done ii tort que le fils avait assujetti au rginie des allocajions pour perte de salaire. J A COIili1liSS]Oil d des k)rs annuh In (bielsioll athuque et ihuvitli In caisse i redresser ic conipte du recoiirant dans ie sens des inotifs. Par lettre du 24 scptcinbrc 1945. In caisse deinan dc ä la coni- mission d'arbitrage de revenir sur sa (ICisi0u. de lannuier et de re- corinaitre le hien-fondi (le in deisinti (111 10 noveitibre 1943 par laquelle eIle a assuietH le fils de j. P. all rgiiiic des aliocations pour perle de salaire, en quahth de metuhre de In familie oceup dans l'expioitation. Pour inotiver sa propositiott. in caisse allegue q uil ressort eiaireiiietit des rcqintes quo le prc et le fils liii ont adresstes dans [intervalle. pour ohtetiir uiiie rd od ion des eon 1 rihii tions person iielles, qtic le prc remplit seit1 l os conditiotis permettant (Ic eonelnre ä urne profession iinhipendante. taudis quo ic fils se tron ve a soli cgard dans uii rapport de stihordination. J. P. elxpose en effet dans sa requte quo san fils nest pas Soli assOeH clii ii West (111(11] llteflhl)rc dc in familie occup( dans l'cxploitat ion, ne retire ancnii salaire 011 especeS et ne bCul(iCiC quo de l'eiitretien et du logemeitt mi senl le p?re pcu t tre =INS conirne proprifaire (111 eoniineree. In eninni ission d'arhit rage refuse. pour los motif s so i vauts. de se saisir de In detnaiidc de Iii caisse De in jo risprudenec des coiniiiissioiis f&lcraIes de snrveiilanee. ii ressort (tU dies ne se sollt jalnais proiiotieies jusquiei qte sur In ci ties- tion du iiouvel exanieli et (je In revision de leut rs propres dcisioiis. La question die savoir si et dans quelle mesure bis deisions (ld'S (0111-
1105510115 darbitrage peuvent faire iobet d'une delnande de nouvel
eXamen 011 de revision reste (lone ouverte. Ii est prohahleinetit arriVe dioc des coni niissions d'arbitragc ad mcl tent des (Jemandes de revii011 diriges colitre ieiirs propres decisioiis. Cependant, des coiisidcratiotis de d mit de pr()ddl1re iinportanfes opposen t n ccl tc sold tion (1(1011 saurait dautant moins adopter quil existe un aufrc moyen dc rcin- dier i In sitliation. Cc moyen (161vc des principes gnraux du ciroit adininistratif Je jugeinent de (Iroit ndinimstratif et ii sagit hieti don tel jugement en l'cspee est toujours solimis ä In « cluiisuila rehus sie stantihus Quant i l'ohjet die la coutestation, il lic. ontr( ]es parties. los trihliilallx ndministratifs aussi bien (hie ]es aiitorii administratives dans cette niesuire, ii n forec de loi. Son effet in Wend toutefois pas au deli (je In proc&lu re hien dcl iinihe (10 ca despee. Rien nernpehe lan torit administrative dont in deeisioii a X anuubie par Ic trihu uni adin inistratif de prendrc dercehef ut in. cbicisioii de nirne contenn si los ciconstances mit dl1a11g 011 51, sd fondant sur de nouvclles eonsi(ldrations. eIle 5V cslinie ohl ige clati 276
Ii 11lrt g1in6raI. I)e nicine. Ic dcniandeur atiq iic le jngcnient d'u n tiihiival )1(llllinistrahil 0 (IOl111€ tort a k lOisir dc Pl sciitcr t IIOIIV('dtl o lix aiitoritcs adrnilli.slrati vcs Ulic rcqullc (en viic (lohtenie par eX('lllple, laillorisalioll (II' (l(l)iler (lcs l)0i5Son5) dc 11l(11l(' tuneur (IUC celle rcp011.SS(e. Si IIIIC aUtOrIl)i adiniiiistralive hut itsage de la siisdile ld(IIIl. i1 1 )1 S (1 11 W ) preinier jllgemellt d t)1 reiidii. 0n se trolive. du 1)01111 dc V!le jui'idiqiie. en pr&ence (linIe !lonl;elle (kcision. SIlppo (hic c('IIe-cj soil aftaqi«'e devnit le tribtlllol adiuiiiistratif, cc (lerilier (leVia 10 1(cxitflhiner a la 11iiiiiere (111 iioiivel Mat (le fait et ne pourra Sohle ver leXcej)li{)11 de cho.se IWI e (exception rei j tidicatae) (cf. Fleiner, Institutionen dhes (lelltscllell Verwaltungsrechts 8 !diti011. 1959. ‚ 1 ,
p. 272 ss). lorSqiie la (0111 IlliSsiOl) darhitrage a oiniS, (laUS Sa (lCiSiol1, (le Teil jr conipte (Ic IaI ts tahhis 011 lorsq ue (leS (1 rconst ances (ICCOII- verfes oprs COIIJ) (l!tr1liSent la hose stir Ia(I hei je eile avait 1ond 5(11) appr(eiatiol1, os scrvices odiiiinist ratifs 0111 la foeulh de rcmcdicr celle sifiialioii cii re!1(IoIih iiiie nonvelle (kciSi0fl. II flCSt ttonc pelS 1lcessaire de Weiter 1cr iiie rcvi.sioil de la (kci5i0fl de la colllilhiSSl0fl d aPhEl rage p0111 aboti Iii' ?t ii iic sol uI ion re potidant iJIIX c rcoitt aiices Sel IdS.
(f)cision ilii prsdent de In conlinission darhitrage de In CaiSSe (1<' colilpellsohioll (III (l Ii toii (Id Lticerrne. cii In causc 1. P.. du 29 dccni- brc 1945.)
Mo tio n s dposes devant les Chambres fdraTes. Motion Gitinand. (l"inoiicernciit proviswrc (le tassiiraiice vtcillcc.)
Le 5 dceinhrc 1945. NT. Je coiisciller national Guiiiand a seilte In mol 0)11 .siuivniilc
1' ('onseil f'dlii (t iuvitc ii reiiicttre OlIX caittolls, i partir da ]er julI- vier 1946, la 1(011 1(111 reveitatit siir je 'ell(l((itent des c'ai.ssi'i de coitipensatioii 1)0111 terte de surlatre, uIUX 1'ins de, ftiiuiiicer le ruginie provisoire de I'assurance- viei liesse. 1)1111.5 cc hut, le ('0115)91 I)1l)1iti est iiivitu ä )tflh1ir ä tit liii (ic ('la(Iuc ul1t11e 1111 eoiipte tXaet (1PS solnines ('il('iilSS('PS pOl' 1(14 Caissss (le (Ot(tpeiislttioll. Apr's d(duction des fmb d'a.(Iuhiili,triitioli lt hr 111 torf xembp iI(IX iuihtuiires ('olititle cuit)1)tllsatiOil III salair' perdu, Ii totalitt'i da 'olde seIn vers)10 au fonds ui aeii- 11111(1 Viel llese liliX lins (l'("trc rc])(1tie ('lilIe les (tiitOfls pour i€ fjntiiiieeiitt'itt dli r(g1 HP 10Vt'0l IP. .\(i POhl's hic 121 s)llflPP 1(1 27 niars 1946 d(1 C')1114ei1 iiuiljoital, le chef (III (l)Pilil(lU(lit 1'1'1i1uiai de IP('ol)otltip phihlique ii I(I)ohlss( eette thiotiOn coinnie tuiuil iuir((ise. Ii it (iCluiiu (ttiP 1(14 fonds t'eiitiuiiix de ('otltpellsaiiolt sont
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toujours destjncls d eouvrir les frais oCCasiOflfls par le paiement d'allocations aux militaires et par la erOation de possibilits de travail. Los demandes ten- dantcs d ce quune partie au moins des fonds soit rserve ca faveur des militaires sont lout aussi fondes que celies qui voudraient que I'ensemble des sonimes soit rserv pour les bcsoins de 1'assuranee-vieillesse et survivants. Le Conseil fdra1 prsentera sous peu au Parlernent un projet de lot concernant la destination des solnmes provenaut de 1'application du rgime des allocations pour perte de salaire.
Le Conseil national a repouss la motion Guinand par 75 voix contre 14.
Motion Quartenoud. (Allocations aux travailleurs agricoles.)
Le 6 dcembre 1945, M. le coiiseiller national Quartenoud a clpos la motion suivante
Le Conseil fdral est iavit d reviser sans retard Farrt€i du 9 juin 1944 rdgiant le service d'alloeations aux travailleurs agricoles et aux paysans de la inontagne. ainsi que los dispositions d'excution du dpartemerit de 1'Oco- nomic puhliquo du 20 juin 1944, en particulier les dispositions relatives ä la ilotion du « travailleur » au sons de l'artiele premier, de mai1ire quo les iiiem- bres de la familie d'un exploitant recevant un salaire soient mis 6galemeiit au bnfiee des allocations.
Au cours de la sance du 5 avril 1946 du Conseil national, M. le conseiller fdra1 Stampfli a pris position de la faon suivante i 1'gard de celle motion Le vom expriin6 dans la premire partie de cette nsotion ost ra1i80 puis- que les taux des aliocations ont dtd auginents. Le projet tl'extensjon du Service d'allocations aux petits paysans de, la plaine n'a pas At6 retenu. iliiunie le
12 oetobre et 21 dcembre 1945, la commission d'experts pour ic service d'allo-
cations aux travailleurs agricoi•e:s et aux paysans de la montagne a repoass galeiaent la proposition de faire bn0iicier des aliocations les personne parentes de l'expioitant oeeupes dans son exploitation. Le motif de cc rejet rside avant tout claus le fait que les membre.s de la familie de l'expioitant ont des droits sueeeSsoraux et sont, par consquent, direetement int0resss au I)dflfiCe de l'exploitatioa. D'autre part, on ne saurait considrer ces personun Lomme tant de condition ind»pendante dmis le rgime des aliocation« poul perte de gabi et de condition dpendante au regard du service d'allocatious qui nous occupe ici. Assujetties au rgime prcit, dies devraient payer de eontrihutions plus AIev6es en taut quo salariAes et la eharge qui ca rsulterail .scrait lourde, i)'ailieurf,1'arr0t du 9 juin 1944 n'a effet que jusqu'au 31 d& c.ernbre 1947.
Le motionnaiic se (licIarc satisfait et transforme sa motion postulat. 278
Petites informations. Exchusion du service personnel.
Selon l'artic]e 18 de in loi fdi'a1e (in 12 avril 1902 sur i'orgariisa- tion inititai'e les olficiers et sous-olficiers sons tuielle, en faillite ou cont re Iesq ne] s cxi sie iii ade de d faul (je hi dns. soiit CXCI us du ser- vice persotniel. Je 22 septeunbre 1939. je Couiseil fdra1 a modifi celle prescriplion pulli' la dtir& (tu service actif : les officiers ei sous-offi- diers excius (tu Service personuel selon I'articte 18 imü dt6 (levaient Ihe aufoi'isie sur leur ciemanden i accolnplir du service actif si icur carac- tre ei ieu r con (in ite Je j nsti laien 1. Iarrt (111 (AM fdral (III 12 mars 1946, abrogeaiut cclui du
22 sepieuibre 1939, disposc inaintenant que <z les mililaires admis a.
faire (iH service actif coiiforiumnent ä Farr b th du Conseii f6ira1 du
22 sepfenibre 1939 coniiiiuem'ont (I'accoiup hr le service personnei s'ils
ne doivent pas en ihe Mus. ca vcu'tu de Farticle 18 de I'organisation nuhitaire, pour des faits iiouveaimx sllrvcflims (lepinS 1entre CII vigueur 30 mars 1946 d ud i t arr't
Cotirs (Ic rpiilion de 1945. Selon iarrtt du Conseii f6dral du 29 mars 1946. muoclifiant I'or- donnance sur i'avancenieu 1 (lalis h'ariue : Poiir les in ilitaires de tontes les armes, Je Cours de riptit ion (je 1945 est rpimt acconipl i, s'ils oft fait all moins 40 jours de Service actif ca 1944 ci 1945 ensemble .
Fonds centnaux de conipensalion et «Don national suisse ». Le Conseil fdral a MM it i'AsSC11th)l6e fdm'aie son niCSsage du 25 mars 1946 ä Fappui (11111 projei (iarrc'ti flrah (qlli n 'est pas (je porhe gnrale) allonant au a Don national suisse umlesoninie de six inillious de francs Pr1cvs sur les fonds cent raux de conupensation. Celle somme est ä venir cii aidc aux mit itaires to11lhs inala- des ei rtd nils au bcsoin par wüte (tu service act if (je 1939 A 1945, ou it des familles 011 survivauts de mnihitaires, Eile doil Mre inise comme il suit a in eliargc des fonds ('eilt raux de ('nInp('lisatiohl a) Fonds de compensation pour perle de ti'avaii ei ( i c salaire 80 %. 1)) Fomids de compdilsal ion potmi' pem'te (je gui ii daus i'agricuitn re 8 c) l'ouds de conipensation p0111' perle (je gaiu (]ans i'artisanai 12 %. Dans soa iaessage. Je (onseil fdral (lii. ('Ihre autres, (j iii'taiit dmm6 quc tons ]es militaires ne sont pas tonihes (laus le (Icu1(i nicnt par suc dii service actif. il senibhe &iuitabie de ii'accorder des sccouis qu* h tine eattg'orie restreinfc de nnhtaires. 11 ne parait dans tons )es
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cas pas indiqii quc la Conf&iraflon accorde aux milifaires qui ont fait ciii service actif une rdcornpense 011 une solde d'honneur, ni d'aug- inenter avec effet rtroaciif les ±aux des allocafions pour perle de salaire et de gain. Celle dernire solufion notamment se heurterait i de sriei1ses difficijlts d'ordre praticiue. Aftendu que les milifaires iucessiteux sont secourus principalement par le «Don national suisse »‚ i conviendrait de verser & cette institution une certaine somme, pr- leve sur les exc6deats des fonds cenfraiix de compensation.
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U Les rgimes des allocations pour perle de salaire ei de gain Organe officiel de I'Office fdra! de I'industrie, des arfs et mfiers et du fravaul
Rdacion Office fdddral de lindusirie, des ans ei m611ers ei du iravail. Sectlon de lassurance- ch6ma9e ei du rochen des niiliiaires. Exp6diiion Office cenfral I6d6ral des iniprimds eh du ma16rie1, Berne. Prix dabonnemerri fr. 8.— per an. Le num6ro 80 cts le num6ro double 1 In. 20. Parait chaque mois. Conrphe da ch6ques posiaux III. 520.
BERNE N° 6 JUIN 1946
SOMMAIRE: L'achivitd des commissions fdddrales de surveillan ce comme auborih6s judiciaires en matiäre dailo- cafions pour perle de salaire es de gain, pendani I'annde 1945 (p. 281). - RAsullats hinanciers des regimes des all oeatioes pour perle de salaire ei de 9 cm en 1945 (p. 297). - Ddcisions de la CSS nos 663-669 (p. 301). - Ddcisions da la CSG nos 571-578 (p. 314). - iugereents pnaux en nsahidre dallocahions pour perle de salaire eh de gain (p. 326). - Publicahion relative uue rdgimes des allocahiorms pour perle da salaire eh de gain (p 333). - Postulats eh querhions dmrihes ddposds devant las Chamnbres fdddrales )p. 334). - Pehites informsmations )p. 335).
L'activit des cornmissioiis fdra1es de siirveillance comme autorits judiciaires en rnatire d'allocations pour perte de salaire et de gain pendant 1'anne 1945')
Ui fi n du service actif ca 1945 a signi Ei aiissi pour Tes rgi- ines des allucatinns potir perfe de salaire et de gain Je lerme (1,1111 chapitre de letir dve1uppciiicn Laetivii des organes juridic- .
ioiii.icls rel !i.I a Dt (1' d(velo)pci11ei1t ä divers points de \I1e, ii flohs pra i I1(li(Jh1 denvisager Jaiiiie en causc dans le cadrc (Je I'aciivit des culnnhissioils de su rvei Ilance depuis 1940. Cuinlile ii fallai t sv aticli(]rc. Je noiiibrc des recours (lc/)OScS, (jhli iiavait (ess d'aiig;nciiicr .j iisqti cii 194. a pütt rsuivi Je 111011- vciient (Ic 1e(iiI a pparu cii 1944. Dcvant Ja comuhission de stir-
1) Cf.Bevutsa 1942, p. 281 ; 1943, 1). 177 ; 1944, 349 ; 1945. J). 91, 1)0111 leur .
11(i1Vi)l 110 C011iv aunes 1940-1941, 1942, 1943 st 1944.
3)'37
veillance en matire d'allocations pour perle de salaire (CSS) les recours ont pass pendant 1'anne cotile de 400 cl 1944 ä 340, accusant ainsi une diminutioii de 13 %, seii.sihleineni la mnie qu'en 1944 (16 %). Le recul est plus marqu aupr's de la corn- mission de surveillance en inati're d'allocations pour J)erte de gain (CSG). 337 recours avaient introduits cii 1944. alors %‚ qu'il n'y en avait qite 254 en 1945, soit une cliiiiinution (le 23 contre 14 %. l'anne prcdenie. Att total, depuis 1940. lS64 re- cours ont iiiterjets auprs de la CSS et 1407 aupres (je la CSG. Le nombre des dcisio,ts rendues a par constquent 6galeinent diminu. Cette dirninution est de 14 % (I'anne prkedenie 5 %)
523 dcisions ayant prononccs par la CSS, contre 36 en 1944.
La CSG, qui avec 336 dcisions accusait une augnienfation de
9 %' cii a rendu 246 cii 1945. soit 31 % de moins. Au total.
depuis 1940, le nombre de dcisioiis atteint 15S0 pour la CSS. et
1354 pour la CSG.
Ces comparaisons permettent de voir dans quelle proportion les dcisions rendues au cours d'une ai1iie ont liqui(k de recours dposs. Pour la priode 1941-1943. cette proportion est ei) nioyenne de 86,4 % par anne pmir la CSS et de 93,5 % po u r la CSG. Le nombre de recours k1)os& qui ont reu leur solutiori est donc plus lev6 auprs de la CSG qI1'atIpr's de la CSS. Dans les tableaux suivauils. qui ne contiennent encore quc le nombre (les dcisions, on a ajonte aussi edles qui concerneiit 1'affcctation de la main-cl'(uvre ä l'agridulture et le versenient d'allocations fainiliales daiis 1 'agri cult uire.
282
T. Dc1cisions (Je Ja CülflflllSSiöflfdrale (je suroeillince en inaliere dallocation.s pour perle de salaire. )
1. Dapres Ja lmtte (tu recouranf. 3)
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Langues -
Chiffres absolus Total
Allemaiid . . 53 129 151 243 227 188 991
Franais .....19 54 67 8 115 III) 463 151 Italien 3 10 54 34 25 (1) 126
Total ......72 186 228 395 376 323 1580 71
1910 1941 1942 1943 1944 1945 Langues Poureentage Total
Allemand 73,6 69,4 66,2 61,5 60,4 58,2 62,7 FranQais .....26,4 290 29,4 24,8 30,6 34,1 2913 Italien 1,6 4,4 13,7 910 7,7 8,0
Total ......100 100 100 100 100 100 100
(....) Alloeations tamilialec dans 1'agrieulture. Afteetation de la main-d(Iuvreil 1agrieiilture.
1 c iloml)re total des recours a cliiiiiiitt6 dans les truis rgiOflS
1iuguisticues. En poui cent toute{ois, seuls les chiffres des rgiOflS de langiie allemande ct italicnne soni en diniiiiiition. Le pour- centagc des recours de languc fran'aise a encore augrnent dans Ja (lerniere anne. 11 a foujours sauf cii 1943, plus dlev qt te ccliii clii poii rceii lage de la population (20,4 %). En revanche. Ja l)ropoltioil (les recours de languc italiciiiie ne s'carte plus autanf du ponreenlage de populafioii (en gros 6 %)‚ comme cc fut le cas suriout en 1943 : mais eile ic (lpasse foujours. A l'oppos, les iecou rs de Jangue aliernande nont correspoticitt qu'en 1940 au hiffrc de la population (cii gros %). Depuis, Ja proportion n'a cessi de haisser.
) Ds le 1er juih 1944, da CSS ne. connait plus en iristance unique des cas dassujettissement. Voir fi Cc ujet los rernarqUes contenues dans le rapport relatif h l'ann6e 1944, dans la Revue cfavril 1945, p. 92. Il n'y a ds lore plus be.soin de distinguer eec deux activitOs de la CS.S. 3) Cf. Revue 1945, p. 92.
28'
2. Daprs hl qulik5 du recouranL 4)
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Reeourants Chiffres absolus Tot:il
Militaires . . . 34 108 87 127 113 123 592 Travailleurs 7 10 42 72 81 37 249 Employeurs . . 11 24 63 152 143 111 504 Caisse U 22 21 21 28 29 132
OFIAMT . 8 29 15 23 11 23 100 Autres ......1 2 - - - - 3
Total ......72 186 228 395 376 323 1580 13
1940 1941 1942 1943 1944 1943 Reeourants - - - -
Poureeiitage Total
Militaires . . . 47,2 58,1 38,2 32,2 30,1 38,1 37,5 Travailleurs 9,7 5,4 18,4 18,2 21,5 11,4 15,8 Employeur ...15,3 12,9 27,6 38,5 38,0 34,4 31,9 Caisse ..... 15,3 11,8 9,2 5,3 7,5 910 8,2 OFIAMT . . 11.1 10,7 6,6 5,8 2,9 7.1 6,3 Autres 1,4 1.1 - - 0,2 Total ......100 100 100 100 100 100 100
(....) Allorations lainiliales lis lagriculture. [....] Alleutation de la main-du uvre ii fagriciillure.
\u Ja diini nution du noiiihre total des dcisions, ii est d'auiant plus tonnant de voir (Eile les recours de inilitaires, ont augmcnt. Leur noiibrc atteint de nouveau Je niveau de 1942, aprs avoir consfamment l)aiss depuis 1941, ofi il hit ie plus lev. On trou- vera les eauses de cc p1inomne dans 1'analyse des diffrents oI)jets forniatit ja matire des recours (tableaux 3 et 4). En outre, ii convient de remarquer qite 1'office fdral de 1'in- dusirie, des arts et rntiers et du travail s'cst vu contraint de porier devant la commission de surveillance de plus nombreuses dcisions de commission d'arbitrage : autant qu'en 1943. Le Horn- bre des recours formuls par les caisses est rest6 potir ainsi dire Ic in&rne : ii a 1)tl varui diepuis 1941. Le fait que 16 % de toutes
4) Cf. Revue 1945, p. 93.
2'4
les dcisions rendues par la CSS concernent des recours interjet€s par ]es caisses et l'office f&kral ckmonfre que les commissions d'arl)itrage mit cii t juger l'anne derni're moins de cas dits de l)agatelles et plus de questions de priI1pe quant ä l'application et ä l'interprtafion des dispositions kgales. C'est pourquoi les caisses et l'office fdra1 ont cii plus sonvent l'occasion Tatta- quer dcisiois rendues en premire instance. Enfi n. on doit relever quc potir itise (um inutiomi totale (les recours de 14 %' ceux des emplovcurs mit (iiifl]flii de 22 % et ceux des travailleurs (Je 54 %. A cc suet. ii faul se souvenir que dans Je groupe des travailleurs se trouvent des persocs affecues l'agriculture dont les recours concernciit lallocation de trans- fert (prctcnflon, montant. etc.) et des ouvriers agricoles c1ui fai- saient valoir kur droit aux allocations familiales. Les recours de ces perso n'ont pas conipf€s (]ans Je groupe des militaires. l)ien quc les cjuestions c(u'ils lraitaient avaient quelquc analogie avec edles du rgime des allocations ptu perte de salaire : ii a paru en effet 1)rkraI)le de sparer les litiges relatifs ä ces all- cations spciales des allocaflons j)our perte de salaire proiremneit dites.
5. Rcpartition d'npr(s leur objel (les 123 recours
de mili/aires examins en 1945. 5) NonI1)re de d6dsions ca Objets des recours 1943 1944 1945 1943 1944 1945
Allocations pour perte de de salaire a) indeninit de nTl61lage, indemnit pr enfants ciassement des locali- ts ........26 11 24 20,5 9,7 19,5 b) allocation suppiSmers- taire .......44 40 12 34,6 35,4 9,8 c) salaire de base . - 16 33 - 14,4 26.8 Droit ii 1'alloeation . . 28 14 15 22,0 12,4 12,2 Restitution des alloca- tions reeues inclürnent 25 13 15 19,7 11.5 1212 Procdure (dlai, motifs des recours, comp6ten.ce) - 9 24 8,0 19,5 Autres_questions 4 10 - 3,28,9 — Total ........127 113 123 J 100 100 100 *) ") 5) Voir notes 5 page 286. 285
A l'encontre des deax annes antrieures, les recours concer- naHt les allocations supphrnentaires n'occupent plus la preInire place, niais la dernRre. La raison essentielle rside datis le fait (IUC la nouvelle ordonnance n° 51 a rnieux adapt au cofit de la 'vic les faux des aflocations et les liinites du revenu. Dans 1'anrie cii cause, cc sont encore ]es cas relatifs au salaire de base qui fornient le groupe je plus important. Les questions litigieuses les plus frquentes se rapportent au salaire de base cii cas de revenil souniis ä flnctuations, de cliöinage, d'activif,s lucratives diverses et surtout accessoires de caractre indpendant. En ce qui con- cernc plus spcialement Je rcvdnu accessoire de caractre ind& pendant des instituteurs des Grisons. du Tessin et du Valais, lcsqucls ne rcoivent icur traitement ciue pour les 6 ou 7 mois (juc dure l'cole de l'auiomne au printcinps et exercent pendant le reste de l'aiine une acfivit lucrativc indpendante, un impor- taut motif de recours a prVenu par 1'entre cii vigueur le mai 1945 (je l'ordonnance n° 10 (Je j'office fdra1 de l'indus- trie. des ans et mtiers et dii travail en corrlatioim avec l'article bis des instructions ol)ligatoires (en vigueur ds le 1er avril 1945). De mmm(mc j'li -vation du taux des salaires cl nature par les ordonnianccs ii 33 et 37 a 6lwgn les diffrends qui s'jevaient jits(Itte-lä frqucniinciit enfre caisses et militaires au sujct de l'estiniahon du salaire en nature. Lc grand nornbrc (je cas indiqus sous la rul)riquc « prOc&- dure » provient du fait (JUC frs souvent des recourants n'ohser- vent pas Je dlai de recours. soit dcvant ja conimnission de sur- vcillancc clje-niC'me, soit aiiprs de ja commission d'arbitrage ils portent alors devant ]a commission de surveijjallce la question de l'inobservation du d1ai. 11 sernhle pourtant que l'ensemble de la population est inaintenant famnilianise avcc les rgimes des
Pour 1anne 1943, les reeours coneernant le salaire de base ta1ent inelus Jans le groupe gnrique « Ajilocation's pour nerte de, salaire » (Cf. Revue 1944, p. 351). Dans le groupe « autres questions » kaient inelus en 1943 aussi les cas de procddure (Cf. Revue 1944, p. 351). 5) Cf. Revue 1944, p. 351 et 1945, p. 93. La rpartition des recours d'aprs leur objet n'ayant W i'aite qu'd partir de 1943, seules ins anhIes 1943 d 1945 »nut indiques dans Ins tahieaux 3 et 4, et t.ableau 10 pour la CSG.
2t6
alioeahoiis pour pertc de salaire ei de gain et on aurait PH s'at- en(ire que soll attssi COI1I1IE le prinelpe suivaiit lequel la juridic- tion saisic don iecours tardi 1 ii'exaniine I)S le fonds on ii'accui'cle la restitu lion du cMal que dans (les cas extrnienient rares. Celle opi tiioti esi d 'aitl aol micitx foiid&c ciue les mmes principes sont ap!)lic1Ius dans cl'autrcs sceteurs dii droit, sans COmj)ter qu'au- joitrdliu i caisses cl conint issions d'arbi trage signalen les (klais d'iiiic iitani're suffisamiiieiit claire. Aussi dot-oii coiistater que la plupart (lcS recuurs tardits sonl (1115 i. In ntgligence.
.1. J?purtifioti (ldprs leur ob je! (les 148 recours (Je !rwa,lIeurs ei (/'elnj)loyeurs exa1I(ifl(rS en 1945. 6)
Nonibre de dcisions 1 cii Objet des reeours 1943 1943 1945 L 1943 iw 1911
Champ d'applicatioii a) cas particuliers dassuiet - 1 tiseincnt ........ 82 43 22 36,6 19,2 14.9 0) autres quc-stions . . . 29 2-8 8 12,9 12.5 5,4 Obligation de contriltuer a) 1ueslioii g'uralc 13 16 5 5,8 - 7,2 3.4 0) salaire -de base 39 38 23 (3) 17,4 16,9 15.5 Droit it 1'allocation 28 10 12,5 6,8 Restitution d'allocatioiis ton- eIies iutlflureiit . . . - - 5 (1) - - 3.4 Paieinent (Jc cOntri1)utiOI1 arrircs .......37 48 25 16,5 21,4 16,9 Proedure ......... - 47 (3) - 31,7 Autres qu-ostions .......24 6 23 3 (2) 10,8 10,3 2.0
Total ...........224 224 148 [111 100 100 100
Allocations familiales dans 1'agrieulture. [....] Affettation dc la rnain-duuvro it 1'agrieulture. En grande partie questions relevant de la proedure.
Le recul des recours dans le groupe « ehamp d'application » est dCi, spciaIement pour les cas particuliers d'assujettissement,
6) Cf. Revue 1944, p. 352 et 1945, p. 94.
287
au fait qI1'aprs six ans d'existence du rgime, Ja jurisprucience et Ja pratique des caisscs Sollt parvenues ä une certaine unit. II en va de rntrne du salaire de base. Nous devons reJever aussi Ja diminution du pourcentage des recours concernant 1'obligation de contribuer et le paiernent de contributions arrires. Ici encore, on est frapp6 du grand nombre de dkisions en matRre de procdure, J'inobservation du d1ai de recours en pre- inire ou en seconde instance constituant la pl us grande partie. Dans les dcisions sur le droit ä 1'allocation ei la restitution d'allo- cations toucIies indüment sont cornpris les cas concernant 1'allo- cation de transfert ei les allocations fainiliales dans 1'agriculturc, ainsi que les cas oü c'est I'ernployeur qui a fait valoir Je droit ä I'allocation on qui a dc1arc responsabJe (Je Ja restitution. Du fait que Je nombre des recours conccrnant Je paieme1 (l'arri(r a (Iirninut en chiffres absolus ei en pourcent, on peut dduire que prcsque tontes les caisses ont tcrrnin Je J)remicr contröle auprs des membres ei que le deuxime contröle, dans la mesure oü il est d~jä fait, laisse apparaitre un rnoins grand nombre que prcdemiieit d'engagernents ou de salaire qui n'avaicnt ias encore impoSs.
5. Rparti/ion des dc5cisions d'aprs les caisses auxquelles les
recourwits sont affilis. 7)
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Total
Reeouraiits Chiffres Caisse cantonale absolus
Militaires 26 65 58 89 84 86 (5) 400 36,2 Ernploy6s 2 8 26 48 58 31 [9] 173 15,7 Employeurs 11 12 48 114 109 85 [2] 379 34,4 Caisse . . . 7 7 10 11 22 23 80 7,2 OFIAMT 4 18 10 14 8 17 (1) 71 6,4 Autres . . - 1 - - - 1 0,1 Total . 50 111 152 268 281 242 1104 100
(....) Allocations familiales dans Fagricuiture. [....I Affectation de la main-d'ieuvre ä Fagriculture. ) Cf. Revue 1945, p. 94. 288
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Total
Reeourants - Chiffres Caisses syndicales ei caisses speiaes alisolus
Militaires . 8 43 29 46 29 37 192 40,3 Employs 5 2 16 24 23 6 76 16,0 Ernployeurs 12 15 38 34 26 125 26,3 Caisse 4 15 11 10 6 6 1 52 1019 OFIAMT 4 2 5 9 3 6 29 6,1 Autres . . 1 1 - - 2 0,4
Total 22 75 76 127 95 81 476 100
Le nombre de recours introduits par des militaires contre des dcisions de caisses syndicales ou spciales a en chiffres absolus et en 1)ollr-cent, beaucoup plus lcv qe ceux dirigs contre des dcisions de caisses cantonales oii de leurs commis- Sbus d'arl)itrage. Les recours d'einplovcurs 011 de travailleurs ont diminii dans la mme proportion pour les (lcux catgories de caisses. alors que ceiix de l'office fdra1 ont au contraire aug- inent. mais aussi dans Ja rn&me proportion. (). I?partition d'ajn.s la nalure des dcisions. 8)
Total Dcislons 1940 1941 1942 1943 1944 1945 Chiffres absolus
Reeours adrnis . 26 41 60 149 121 93 490 31,0 Adni.s partielle-
38 91123200 200179 831 52,6 Renvoys l'au- torit infrieure 1 13 18 15 16 18 121 81 511 Irreeevai1es 6 29 16 23 21 26 121 7,7 Retirs . . - 4 5 2 3 2 16 1,0 Adhsion dal'in- tim ........1 1 0,1
Total .....72 186 228 395 367 323 1580 100
(....) Allocations familiales daxis lagricuiture. {....l Altectatiori de la rnain-d'euvre ä l'agricultare. 8) Cf. Revue 1945, p. 95.
289
Les recours aclniis (entirement ou partiellemen) ont dirninu en comparaison avec 1944 de manire beaucoup plus forte, sur- tout si Fon conipare avec le recul proportioniiel de l'enseml)le des (l&isions. En revanche, le nombre de recours rejet a 1)aisst dans Eine moindre inesure. La CSS ayaul admis d'anne en anne loujours moins de recours alors qu'elle en rejetait proportionnellement toujours plus,
011 peut se demancier si c'est Ja jurisprudence qui s'est falte I)lUS
sv're, ou si au contraire Cc sollt les recours non fonds qui ont augment. On a constati qu'i[ faut donner la prfreiice ä in seeoncle (ventua1if. L'augrnenfation des affaires renvoyes aux autorits infrieu- res signific que la CSS se montre plus exigeante quant ä l'luci- dafion des faits, et plus spcialeinent que les commissions d'arhi- 9) trage fendaient t se content er de sifuafions mal Maircies. Le fait que les recours dc1ars irrceevablcs ont augmenf en eh i ffres absolils et en pour-cen t, corresponcl aux consfatafions faites au sujct des fahleaux 5 et 4, c'est--dire que nomhreux oh i( les recours que la commission (Je surveillance a dft carter pour causc de fardivet, ei dans un pett nombre de cas pour cause d'incompfence du recourant. A cc sujei, on doi± encore remarquer que le nombre de dcisions de celle nature est a peit de chose prs celui de 1941 ei proportionnellement plus grand que de 1942 ä 1944. '. Rpartition des dc5cisions daprs leur iwfure et c•lnssces Selon les groupes Je caisses. 10) Pour cc qui est des caisses cantonales, la dirninution des recours admis (enthreinent ou particilement) correspond au recul gnral. En revanche, le recul est plus accentu dans le groupe des caisses syndicales ei spciaIes. Quant aux recours rejetis, le chiffre absoln cii est rest6 presque le mme aupris des eaisses syndicales ei spciales, mais non pas auprs des caisses cantona- les mais proportionnelleinent, ii a augment passablcment auprs de ce1Ies-1, fandis cju'il restait au niveau des anmes 1942 ii 1944 auprs de edles-ei. 0) Le prsident de in CSS a d'ailleiirs adressA le 1er mars 1946 une eircu- laire aux commissions (larbitrage et aux (aisses dans laquelle il attire leur attention sur ca fait (Cf. Revue 1946, faseicule 3, p. 142). 10) Cf. Revue 1945, p. 96.
290
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Total
Nature Chiffres (IstlCiSiOflS Caisses cantonales absolus
Recours adnus 16 27 41 97 84 68 333 3012 Acluiis partielle- ment .....1 5 2 4 12 2 (3) 26 2,4 Rejct& . . . 28 45 84 143 155 135 [8] 590 53,4 Renvoy . 1 10 19 10 11 17 61 5,5 [21 Irreeevable . 4 20 9 13 16 19 81 7,3 Re1ir . . - 4 4 1 3 1 13 1,2 Adlision de l'in- timc' -
Total ......50 141 159 268 281 242 1104 100
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Total
Nature - - - ilfIres des deisions Caisses sviidieales et spciales alsolus
llecours admis 10 14 19 52 37 25 157 33,0 Adrnis partielle- ment ..... 3 4 2 -3 2 14 3,0 Rejets . . . 10 46 39 57 45 44 241 50,6 Renvoys . . 3 6 5 -5 1 20 4,2 Irrecevables 2 9 7 10 5 7 40 8,4 lietirOs .... 1 1 - 1 - - 3 0,6 Adli&ion de liii- timO...........1 Total ......22 75 76 197 95 81 476 100
1'nfin, il est frappant de voir que les affaires renvoyes aux autorit(s syridicales ont diminn, alors que 1'inverse apparait pour les auioriis cantoriales. ln 1945, la CSS a inf1ig des cmoluments Je dccision dans
11 cas.
1) Depllis 1942, prcmire anne Dii la CSS a prononc uii (mollimeI1t (IC dcision. 011 a pu constater iine aiigrnenfation cons- lante de ces cas. II. Dcisions (/e !a (j,5jfl fdrale de surveillance en matiire d' alloeafions pour perte Je gain. Dans les tableaux qui suivent, les chiffres indiqus entre- parenflises oii entre crocliefs se rapportent aux chcisions concer-
(....) Allocations farniIiales daiis l'agrieulture. [....] Afteetation de la main-d'ceuvre ä 1'agriculture. 11) Cf. Revue 1945, p. 117. 291
nant les allocations farniliales atix paysans de la montagne et les allocations de transfert pour les personnes de condition indpen- date, affectes ä I'agriculture.
Rjmrtition d'aprs 1t langue du recouranl. ') 1940 1941 1942 1943 1944 1945 Langues Total Chiffres absolus -
Allernaral . 9 157 116 180 208 160 830 Franais 1 67 61 101 123 49 (1) 1 402 Italien - 1 13 46 25 37 (1) i 122 Total ......10 225 191) 3,27 356 2461 1354 12 Langues Poureentages Total Aliemand . . 90 69,8 61,1 55,0 58,4 65 61,3 Franais 10 29,8 32,1 30,9 34,6 19,9 29,7 Italien - 0,4 6,8 14.1 7 15,1 9,0 Total .......100 100 100 100 100 1(8) 101)
(....) Allocations familiales claus 1agrieu!Iture. [....] Affeotation de la main-douvre cl 1'agriculture. L'voIutioii ne se manifeste pas de manire identique auprs des cleux comnhissiolls de surveillance. Tanclis que les recours claus chaeune des trois langues nationales dirninueraient devant Ja CSS, ceux de Ja langue italienne ont augmenl en gros de
50 % devant Ja CSG. Mais Ja diffrence la plus grande avec Ja
CSS apparait dans Je fall que Je nombre des dcisions de Jangue allemande s'est fortement rapproch du poircentage de Ja popu- lation alinanicjue, que celui des dcisions en franais est qUelque peu au-dessous du pourcentage de population rornande, alors qu'en revanche les dcisions en italien sont hors de proportion avec Je chiffre de population parlant l'italien.
Rcpartition d'aprs la qua1ik5 du recouranf. 13) Compars ä ceux de l'anne prctdente les chiffres de l'exer- cice en causc font apparaitre sp&ialcment les inodificalions sui- Cl. Revue 1945, p. 99. Cl. Revue 1945, p. 100. 292
1940 1941 1942 1943 1944 1945 Recourants ---- Total Chiffres absolus
Agriculteurs ... 2 58 30 54 63 58 265
Entrepreneurs 5 98 117 217 239 811 ..
135 [i]
Professions 1ibru- les .......2 12 18 16 19 14 1 81 Etudiants . ---- --- 1 111 1 Caisse 1 13 12 21 22 27 (2) i 96 OFIAMT . . - 44 13 19 13 - 11 104) - -
Total ......10 225 190 327 356 246 1354
Pourceiitages
Agriculteur.s 20,0 25,8 15,8 16,5 17,7 23,5 19,5 Entrepreneurs 50,0 43,6 61,6 66,4 67,1 54,9 59,9 Prole.sions lib&a- les ......20,0 5,3 9,5 4,9 5.3 5,7 1 6,0 Etudiants . . . - - - - 0,4 0,1 Caisse 1010 5,8 6,3 6,4 6,2 11,0 7,1 OF1AMT . . . - 19,5 6,8 5,8 3,7 4,5 7,4 Total ......100 100 100 104) 100 100 1(M)
(....) Allocations famiiaie4 dans 1'agricuiture. [....J Affectation de In main-d'uuvro d 1'agriculture. vantes : la kgre dirninufion de rccours d'agriculteurs d'uiie part, et, d'auire part, I'augmentation sensible des recours inter- jets par les caisses (environ 23 %)' dont ic nombre ne s'est P' modifi de la nuine manirc qll'auprs de la CSS ; ii en va de meine pour ceux (je I'offiee f&lral. On remarquera en outrc quc seuls les rccours cl'cnkrepreneurs ont moins noinbreiix, tant cii chiffrcs absolus qu'en pour-cent. Leur recul atteint 43,5 %. Le tahleau suivaiit cii cionne les raisons. Quant aux litiges con- cernant les aflocafions aux 6tttdiaiiis, qui sont du ressort de la CSG en vertu de 1'article 6 de 1'ACF du 29 mars 1945, un scul cas est venu cii 1945 devant la commission de surveillance. Une vue cl'ensenihle de l'aetivit6 de la CSG drnontre cc qui suit les agriculteurs qui avaicnt rccouru dans une large mesure en 1940 cl 1941, et momns en 1942, 1'oiit fait d'une manire tou- jours plus marque par ja suite. Poiir les enfrepreneurs l'auginen- tation a consfante de 1941 ä 1944. On constate toutcfois un 293
ralenhissement dans les annes 1943 ei 1944. Dans le groupe des professions libra1es, Ja proporfion se modifie peu entre 1945 ei 1945, pour ahleindre celle dernire anne le niveau de 1941. On consiate encore rnoins de fluctuahion en ce qui concerne les cais- ses, surtout entre 1942 ei 1944. Les recours de 1'office f6chral ont aUeinl kur maximum en 1941, pour diminuer proporlionnelle- ment ensuite de manire consfanke ; leur pourcenlage en 1945 corrcspond ä la mnoyenne des annes prcdenfes. Le chiffre 61ev des recours en 1941 s'explique parce qu'alors Je rgiine des all- cations pour perle de gain en 61ai1 encore ä ses dhuhs ei que 1'office fdra1 devaih ainsi recourir ä Ja procdure juridichion- helle p0111' ohlenir une prahique umforme des caisses, en harmo- nie avec les dispositions kgales. L'examen des dcisions relalives ä i'a/filialion uux caisses des recourants ou des in1im6s montre que parmi eux. 8,5 % sur- buh iaicni inembres de caisses synchcalcs oti s1)ciaIcs. Auprs de Ja CSS en revanche, iJs formaienh cii gros 25 %. Dans les
21 cas an lofal jugs par Ja CSG, 15 recours (:1 %) provenaienl
cl'enhrepreneimrs, ei hrois des caisses eh auhanh de l'office fid6ral.
5. Rcjmrtilion des 246 cas jugs en 1945,
d'apris l'objet du recours.
Chiffres absolus en Objet du reeours -
1943 1944 1945 1943 1944 1945
Chanip d'application . . . 68 62 36 20.8 17,4 14,6 Obligation de contriiiier 89 94 27,2 26,4 30,9 76 [1] Exploitant ........12 21 16(5) 3,7 5,9 6,5 Droit ä 1'allooation . . 44 43 41 13.4 12,1 16,7 Alloeation pour perte de gain 27 20 15 8,3 5,6 6,1 Rernise selon ord. no 41 . 52 78 36 15.9 21,9 14,6 Procdure ..........35 38 26 10,7 10,7 10,6
Total ..........327 356 246 100 100 100
(....) Aliocations familinies dans 1'agricuiture. [....] Affeetation de la rnain-cl'ceuvre ä 1'agrieulture. 18) Cf. Revue 1945, p. 100. 294
C'est dans la catgorie de clkisions sur des litiges concernant le cham1) cl'application et les rernises selon l'ordonnance no 41 (principalenicnt Je 1)aieinenl de cotitribtitions arrhres et la resti- tution (allocattons iouclies indfimeni) qu'on reinarciue PIoPor- tionncllcinciit un recul par rapport ä 1'anne aiitrieure. En re- vanclie, le pourccntage de dkisions relatives ä l'OI)ligatiOil de contribuer ei au droit ii i'allocation est plus £Iev. Contraireineiit aiiX recours fraits par la CSS, le nomhre de dcisu)ns n'es± gu&re plus grand en inati're de irocItui'c. L'augnientaiion proportionnelic (Je recours dposs par les agriculleurs a fralt surtout lt 1'ol)l1gat1on (je cotitribuer. en par- ticulier lt catic de la iiouvcllc !axatioii des exlloitation Pr1c par lordonnaricc n° 4, ainsi qu'lt la contril)ution spciale i°" les activias accessoires non agricoles OLG ai't. 6. A cela s'ajoll- leni ? cas cl'assujcitissement, coricernant priiicipalciilciit des fo- rlts. Sur 4 recours concernant le droit lt lallocalion. 3 SC rappor- - taierit au x allocahons fanuiliales verses aux pax sans de la mon- tagne. Au stifet die la (lilO iiution des recours epl'elleurs, ii con- viciit (J'ohscrvcr que stir ]es 36 cas relalifs all dhamp cl'applica- tion, 20 ou 5 % (SO % Fanne 1)l'ccc(lclite) conceriieiit cc groupe de recourants. En wulic. pout' cc qui est (Je l'obligation de contri- buer SS rc(olurs, soit cii gros Ja nioiti (Fan ine deriiire les 2/3) ont t( introd ii is pLii' des cntrel)rdneurs. Pour Je droit lt l'alloca- tion Icur noinhrc en (tait de 2ft en gros O/. De ces 2S cas, Ja (S(; a prononci 15 dcisions Stil' Ill qitestion du droit lt l'allocation cii cas de cessation (I'cx1)loitation ci dans autres sur celle du droit ''
Ii l'allocation d'enfrepreneurs sans expioi tation. Les recours coll- cernaffl Ja r(I ucton ou Ja rein ise de la cnn tril)Ii 1 ion personnelic
001 diminu Tune jnaiiii're sensible. Parin i les 36 dcisions colt-
ceinatit l'oidonnancc ii' 41. dont 35 se i'uI)l)ollaicilt a Ja i'ciii iSC (du paiciiicnt d'arririi ott de la resfitutioii), ]es entrepreneurs etaient parties dans 21 cas. Quani dlix dcjsons de rciinsc. 31 cas visaicni le paieiiient (J'ai'1'ir. dont 15 concernajent des ciitrc- prerieurs. Trente-Iiuit dcisions concernent dies recours des cni.sses Ott de 1'office fdral (Je l'i,iduslrie, des m'Is ei metiers ei du lrmn,il. Sur cc nornbrc, la plus grande partie (10) se rapporte lt des cas (Je 295
rernise Puls viennent 1 obligation de contribuer > (8) et le droi i l'allocation » (7). Les 15 cas resiant se rparissenf ä i" p's tgalement entre les aufres domaines. Si 1'on compare. on consfatera que les recours concernant !'ubligation de contribuer mit diniinu de inanire ga1e devant Inne et lautre comnussion de surveillance.
4. 1?pnrfition (Iüprs Id JtU (les (lc1cislofls. 15)
Total Nature de la (liejsioII 1940 1941 1942 1943 1944 1945 Chiifres absolus
llecours : admis . 3 41 56 129 98 63 310 28,8 Atlrnis partiel erneut 13 - 16 32 41 28 130 9.6 llejet& ......7 132 94 151 194 134 712 52,6 teiivoys ..... 22 - 9 2 4 5 42 3.1 lrreceval,les 15 9 1 19 13 67 4,9
2 - Ei 1 - 3 12 0,9
Deveriu Saal oi)jet -- 1 - - 1 0,1 Total ......10 225 190 327 356 246 1354 100
Ce qui Irappe Je plus dans ce tahleau, c'est qite les catgories Plj ricipales (Je dcisions (adniission, rejet, irrecevabi1if) mit cli- In iflhi€ (lilne maiiirc ä peit prs uniforme, et quc leur noml)re cxI)rilIn Cli pourcelitage du total ne se sont guere lilO(lifieS. Ce- l)e11(lcilit. la CS(. coinme Ja (55, a admis proportionnellement mOiflS (je reeours. Des 21 recours dirigs contre les chcisions de cuisses syndicn- les au speciales, 6 ont adinis entiremeiit et 4 partielleineitt
7 mit rejetts. Les 4 cas restaiit se rpartissent entre les 5 autres
groupes de dcisions. La CSG a prononc des mOlU1fle11fs (je ckcision dans 5 cas. Vu ja diminution gnra1e des recours. cea sigitifie une augmen. lation proportionnelle par rapport ä l'anne pr€ecIeiitc Mais Je .
pourcenfage ne dpasse pas sensihlement celui des annes 1941 et 1942. 1....) Allocations fainiliales (laus lagriculture. j....J Affeetation de la main-duiivre ä lagricultare. 15) Cf. Revue 1945, p. 102. 296
Rsu1tats financiers des rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain en 1945 l]arrC't du Coiiseil hdraT cia 31 juiliet 1945 ayant dcrf Je maintien proviso!re des rgiI11es des allocations pour perte de salaire ct de gain, on confiiiiicra de les contribufions prvues dans ces rgimes. Les coiitributions pour perle de salaire des ernplovcurs ei des en1ploys alimenfent le fonds cenfral de (olilpeflSalioIl pour perle de salaire. cefles des agriculfeurs cl des personnes (liii excrcent uie acfivic industrielle, arlisanale 011 coninlerciale ind[)endaflfc, les fonds cenlraux de coiiipensation P'' perte de gain, groupe de 1'agriculiure et groupe de i'inclus- hic. (Je eh du coinnieice. 1 eS ressourccs (les fonds de compensation pour i)eft de salaire assurent Je paicinent d'allo- catioiis pour perte die salaire aux militaircs en service, d'alloca- tions dc ruiistcrl aux iravaillcurs aFfcets ä 1'agrieulture t tifre exhraor(liiiai re d'allocahioiis aux fravailleurs agricoles, et, eou- vrciit les d(pcnscs attaclies ä Ja cratiou de possihiJifs de ira- vail ei ä ldi(JC aux chmeiirs. Les rccettes (111 fonds de compen- Satioii pour 1)eiLc de gain. groupe de I'agricii lt tre. soiit affectes au vcrsciiicnt d'allocafions pour peric de gain aux agriculteurs cii service eh dallocafions aux paysaiis de Ja inontagne. Les res- So1EiCS rucessaires au paierneiit (lallocations pour perle de garn aux personhlcs i11oJ)ilisics qui exercent une activi1 indpeiicIanfe dians Ii od ustric. i'artisanaf cl Je coiiiillelce. sont tires du fonds (IC coI1l1)eilSalioil pour perle dc gaul. groue de 1'iiidusfrie, de lartisanat et cia cominerce. Les allocations pour ttucliants octroytes aux (1 udiat)ts des (tabliSSemc1iiS dinstiu(-iiOli SUJ)C- ridure [)elldlai11 icur service niilitairc tuinbent ä Ja eharge clii fonds de corn pensa tioii pour perte (je salaire ei des fonds de cmii- pensation pour I)crhe de gain. groupe de l'agricu Itiire ei groupe dc I'indusiric, die 1'artisanat eh clii conniierce. Je prenhier suppor- tant 3/5 de celle dpcnsc, les deiix autres 1/5 cliacun. Eiifin les irois fonds cenfraux de compensafion fournisseiit 60 % des res- sources ncessaires au service des rentes (Je vieillesse eh de survi- 297
vanis prvues dans le rginIe transitoire insfitu l'arr~t6 clii Conseil f&Ira1 du 9 octohre 1945. Comme on cievait le prvoir.. Ja fiti de la guerre ei Ja suppres- sion de l'tat de service actif i>nt exerc iine influence favorahJe sur les comptes des fonds ceiiraux de compensation. La dmobi- lisatioii massive a cu pour consqiience wie cliininulion consid- rahlc des dpenses alors ciue les contributions pert1es atteignent nil nionfaiit encore plus Mevt grace ä la conjoricture cOnO1TliquC favorahle cl att retour des iiiilitaires ä Ja vie civile.
1. Dpeiises.
Sur un inoiiIitit bin! (le (1e1)ense de 221.869.548 fr. 61 mises Ja charge des fonds cenfraux (Je coinpensafion, les allocations aux militaires cii service atteignent un montant de 170.145.875 Fr. 15 qui se clecoinpose de Ja inanire suivante
Allocations pour 1)crtc (Je salaire 138.272.367 fr. 61 Allocations poiir perle de gain agriculture .........12.297.850 fr. 52 industrie, artisanat cl commerce 19.052.175 fr. 42 Allocations pour tticJiants . . 521.485 Fr. 60 Les allocations pour perle (Je salairc ei de gain vcrsies ciepuis 1'introclucfion dies rgi ines des allocations pour perte de salaire ei de gain iiis(Itt 'ä fi n 1945 reprseiiieiit en cliiffres rondis 1111 mmi- laut total (Je 1.250.8 milhions de franes. En 1943, les (11)enses relatives ä Ja c-rnIton (le J)O.S.ibiiiieS de Irw)ail se sont iiioiifes 2t 9.085.59: Fr. 29 au total. fandis qi ceJies attachues t l'nide aux ehdrneurs ont atteint la soinine de
4.140.480 franes. Les allocations de transfert oetroyes -dans I'agri-
cuJiure ei les allocations aux travailletirs agricoles ei aux pavsans de Ja moniagnc rcprsentenf, pour la iiinie anne, un montant de 51.294.819 fr. 35 dont voici la rpartifion Allocations de iransfcrt ......24.149.907 Fr. 25 Allocations aux fravailleurs agricoles 2.142.569 Fr. 01 Allocations aux paysans de Ja inontagne 4.002.545 fr. 51 Les agriculteurs supportcnt partiellement les dpeiises rsUl- taut de J'oetroi d'allocaiions au-, travailleurs agricoJes cii vcrsant
298
une coni ribufioii de 1 % des salaires pays a leurs eiii ploys cii 1945, celle contribution a prod nif wie soiiime de 1.464.169 fr. 4,. Les fonds ccntraux de compensation pourvoiei1t entiremeiit leurs propres frais d'aciministration et ä ceux clii Service du soutien des militaires de 1'officc fdrai de 1'industric, des arts et mticrs ei du travail, partiellement ä ccux des caisses de com- pensation (011 CII conipic une centaiiic). En 1945, les frais mis la cliarge (ICS Fonds de compensation Se solit lCVS au total
6.172.915 fia iics.
ii. Recei/es. Les con iribulions des elnj)loyeurs, des iravailleurs, des per- sonnes exer -ant une ac(iw ic- iitdpeiiclan le (laos l'agriculiure, lindusirje, Tarlisanat ei /e corninerce, ei (el/es des cIU(/idllls se sont iiiont&s cii 1945 ä une soninie dc 276.095.244 fr. 98, d1)as- sant de 36 inillions edles pc»rylcs cii 1944. Cc niontant se rpartit de la maiiirc suivante entre les diffrenfs fonds Fonds cic (uinpensahon pour Pcc de salaire 242.696.226 fr. 84 Fonds de coinpcnsation pour 1)eIe die gain
agriculture ...........12.462.744 fr. 93 industrie, artisanat cl coinmerce 20.956.275 fr. 19 . . .
Les confril)uiions irlevcs diepuis l'introduetion des rgiines pdrte die salairc ei de gain jusqu'en 1945 (lCS allocations J)Olir rcpr&enient au total 1.255 in illions die francs. La Confcdcraiion ei les canions remboursent parheilement aux fonds centraux de conipensafion les Somines consacrcs au paiemcnt (les allocations pour pc1e de salaire cl de gain ei des indemnihs aux fravailleurs astrciiits au service du travail, ainsi que les ckpenses relatives l'aide aux chömeurs ei ä la crafioji ä
de possihi1its die travail. En 1945, les subsides des pouvoirs pu- blics se sont ievs ä un montant total de 102.078.865 fr. 86. Ils incoinhent pour wie somme de 65.776.527 fr. 98 ä la Conf&kra- tion et de 56.502.537 fr. 88 aux cantons. Les fonds centraux de compensation retirent en ontre l'intrt de kur actif au faux d'escompfe fix par la Banque nationale. Ils mit ainsi 1)nfic] en 1945 d'inirCts s'cicvant ä 7.883.110 fr. 10. 299
111. Excdents e/ e// des fonds ceniraux de COrflpeflSafu)fl
En [94, les CK1)clISc.S se Sollt montes Li. 221.69.348 fr. 61 au total et les rcceUcs äL 5S6.05.220 fr. 94. L'exc&lenf des recettes atteint done 164.187.82 fr. 53 ei est environ frois fois plus grand qtie l'annc precdeiii e. La fori wie globale des fonds de compensatioll ä fin 1945. cotupte ieiiu des rserves, s'€k've
665.666.215 fr. 55 et se rpartit de la inanire suivante
Fonds de conipensatioii pour perte de SalaiLe 533.516.295 fr. 55 1011(15 de collll)cllsat ion pour pertc de gaul
agriculturc ...........l9.9.398 fr. 74 iiIustrie. arlisaiiai ct coni ncrcc 25.672. 726 fr. 4 1.6scrves ............ 84.Z97.92 fr. S
Ladjniiiistiai ion des fonds ('dntrallx de coinpciisation n'op're, civanf ä eile, auc'un placement (je capitaux. L'acti f des fonds est constitu par wie cruiice sur la c'aissc fdrale et par des avan- ces et des comptes (I(l)itcurs (caisscs die compensation et adminis- tration des fonds cdntraux de colnpensaiion). Le (Jonseil fd,al prsen fern J)roehaulemen 1 n ux C/iambres des pro posilions c-ori - ceriuinf leinploi de ces fonds.
300
1 vecisions des commissions 1' 1 1 11 reciera ies de surveiiiance en matire d'allocations pour perte Je salaire et Je gain. A. Dcisions de la commission ftd&aie de sitrueillance en matire d'allocations poitr perte de salaire (CSS).
1. Chainp d'application.
N 665 : Qualit de tiavailleiir. N 664 Asstijcttisseioeiit (ICS agenis (Iass1IraIlc(.
2 Salnire de base.
JN 665 : I'restations assiniilahles alt salaire Comnhissioiis de veuite. NI 666 .Rembourscrnent de frais.
3. Restitution (1'allocations touches indüunent:
paiernent de contribufions arrires. iN" 667 : Restitution (lCs allocations reues indüment : charge tiol)
1011 rde.
N" 668 : Puiement des contrihutions arrires: bonne foi. N" 669 : J ef. allSSi n° 665.
4. Proc&Iure.
ef. 110 668 : D!ai fix t Ja Commissioll (larbitlage pour I)rendle lilIe (lecisioll. ef. ii 663 : In (leiiinits pour frais de procdu ve.
Remarques piliminaires. Aux ternies de Farticle 7. 2e alina. OEG, soiit rpitt€s meiubi es de in farn ille de l'exploiiarl / qui travaillent rguIireincnt avec liii, les hommesA,-6,s (Je 18 i 60 ans qui excutent des travaux agricoles dans i'exploitatioii pendaiit 180 jours an moins au cours d'iine annee civile. Dans Ja dcision 11° 663, Ja USS dclare que cette rgIe doit Ihre coll- sidrc comine limilative. ca CC sens (tuc les meinbres 1IIaSCl1liflS de, In familie qui nont pas encore atteint 18 ans 011 qui ont dpaSS l'gc de 60 ans, ne sollt assujettis iii au rgirne des allocatioims potir perte de salaire. iii i ccliii des allocafions pour perte de gaul. Ccci vaut aussi bien CII CC qui concerne ic droit u 1'allocation que l'obli- gation dc contribuier. Dans cette manie dcision. la (SS sen heut i sa jitrisprudence aiitrieure, t savoir ciue Ja procdure de recours devant Ja corninissioll (Je surveillance ne coiuuiatt i)a le versernent dmdemnite aux parties pour frai.s de procdure. 301
Les vovageurs de commerce, les agenl.s d'assurimce. etc., sont assu- Jettis cii principe au rginie des allocations pour perte de salaii'e, t moins I nils puissent proii\cr qu'i!s exercent kur MUS de faon indpeiidaiite. [-a q nestion de lassuJettissemdnt i l'un 011 l'aufre des denx rgimes se tranche \ la 1uinire des faits, d'aprs les (lispositions de lordonnance ii 44 (dcision ii 6641 On ne saurait attriijuer im effet (jnelCo]uitle \ une eianSe du eoiifrat ciagence qui ne concorde pas avec in situation ile fait (cf. aussi ckeision n° 920 de la CSG, Revue
1945. p. 26. et (leeisioll ii 669 dc la CSS. p. SIE du pr€sent fascicule).
Dans in dcision ii 665, la CSS prwionce que les comtfllsSIOOS 8111' les neliles, pavcs an-%- eniplovs dun conunerce. font partie du sa- lairc sonmis i contribution, nl&ille si IM dtipendent du h&ifiee net dc lentreprise (ef. OES art. S. ei al.. et in formation n° 95. Revue
1943. p. 552) Leniploveur qui ii'a pas pav in contribution (ic 4 %
5111' (ii' teiles (olunlissions ne peilt. fa ute de houne foi, ohtenir In rernise de sn delle. [es faifs snivants sont ä in hase de in deision ii' 666 : une eritre- prise rciubourse dlix onvrier.s ((iii hahienf all dehors les frais de trans- port (lii licti de doniieile i\ ccliii de travail. auisi iiiiine partie des Nah de nolirriture poilr id's repas pris hors de In niaison, Attendu quc le rgime des allocations Pulli perte de salauv' ne eonnait pas de rgle antorisant (inne fa,on generale in deduction des frais du salaire. in CSS a prollone€. (lii IS Ic cas partienlier. q ne le niontaiit des frais iein- hoii;ss dcvait trc ajoitt all eaiairc dc hase oii lilis ii la cOntril)litiOli. Lnc cxccption Li cette r'gic nest prvut' quc (laus le ras des vovageurs (Ic coninierce, reprsent a nts. etc. ( I() art. 12). I)aiis Iii (lecision n I 66 ' in (ISS aceorde in lemise des alloco!io,is uidnes i un nniitairc qui a ('inq eiifants et (111i ne gagnc (inc 300 Franes, cstnant qite In restitnti)n du niontalit de 11 franes liii imposerait une (-Iulr1l2e trop borde. ies dicisions no, 668 et 669 traitent de In renuse de conlribnlioris arI'ires, Dans in prclnire. in CIS d tu i ie In bonnc foi ii mi con) ri- biiahlc (mi ii chargt lageiiec comnlunalc dtab1ir son rcicvt de eoinpte. ltnnt (loliliti ([liii est seni responsahic des deciarations inserites sllr cc relev. Dans cettc ui&inc (keisi011. in ('SS (kciare que la pres- ('ri pt ion qni iinposc aux eonunissions darhitrage de prend re nne (lecision (laus les 45 bars nt plus suivant l'introdnction du ii) ige. est uni' disposiiio,i (tordre dont in non observafion ri'emportc aucune ensqiieii cc q na ii t au fond.
No 66.
1. Dans 1'agriculture. un membre inaseulin de la familie de 1'ex-
ploitant qui f ravaille rgulirement avec liii n'esf plus assujeili au rgime des allocafions pour perle de gain, et ne I'est pas non plus 302
i celui des allocations pour perte de salaire lorsqu'il a dpass 1'ge de 60 ans. S'il contiiiue nanmoins i recevoir la remuneralion de Soli travail, celle-ei West pas soumise t la contribution de 4 %.
9. Ii n'existe pas, dans le rgime des allocations pour perte de
salaire, de prescriptions permettant t la commission de surveillance d'ailouer lilie indemnih pour frais de procdure i la partie qui obtient gain de cause.
Le recourant occupe son orlc]e dans une exploitalioii agricole. Cclui-ci avant alteint l'ge (Je 60 ans, l'exploitant ne paie 1)1US, depuis le 1er janvier 1945, la contribution personneile de 2 francs par inois prviie it 1'article 7 OEG pour les nicmbres maSctlliflS de Ja familie de l'exploitant qui travaillent rgiiiireinent avec mi. La caisse apprit cependarit, par l'pouse (Je i'agricultcur, que kur oucle fouchait 1111 salaire en espces eile l'assujettit (lS lors au rgime des allocations pour perle de salaire. Le rccoiiranl paya, pour avril cl mai 1945.
14 franes de coiitrihutious sur Um salaire global de 280 fraiics.
Le 12 julii 1945, ii denianda ii in CaiSSe de lui rcsti1uer ]es eontri- butions payes au litre dii r&ginle des allocations pour perle de salaire. Caisse ei cominission darbitrage ont rejet6 cette requle. La coni- mission (larblirage a fait reinarquer quc le recourant ne contestait pas uvoir pav ii soti oncle un salaire inensuel de 50 fraiics en avril ct mal. en plus tic i'enfrclien ct (in logcnicnt. Eile en a cOnCiti ciii ii ('XiS- fait un cngagemcnf entre 1'oncle ei le neveu, au sens du rgime prcit. Etaiit (Ionn quc l'oncie a (lpass(i i'ge de 60 ans, il ne peut plus tre cotisidere comme mcmbrc de In familie OCCUP cians l'cxploiiatioii (OEG art. 7). mais doit. cli revanche, tre assujctti au rgimc des all- cations pour perte de salaire. Le recourant aftaquc (-elle (bticisioil devant in CSS. 11 se plaiii dc Cc quc l'agencc aif ohtcnu ]es rcnseignements sur ]es salaires pays i Soli orlcie cii cxcran 1 wie presSiOn Stir sa femine. Celui-ei souffre de maux proprcs aux vicillards ei sa capaci1 de travail a par eous- qucnt (hlninue. Cc iiest donc plus un salaire qui lui est pav, mais siinplcmciit im modeste argent de. poche. Le recourant deinandc cii oulre une iiideninii de 25 francs pour frais de, procdure. La ('SS admet parliellemeut le rccours pour ]es inotifs suivants
1. D'aprs le droit en vigueur. ]es memhres in asculi ns de Ja familie
de i'expioilant (liii travaillent rgulkrcmcnt avec mi sont assujcttis au rgime ([es allocations pour perle de, gaul : 1'art. 7. 1 ab.. OEG ei l'art. 3, 1 al.. ACFG se rapporlciit ä In coiitrihution, respectiveinent i'aliocation de, ces mcmhres. Ces dispositioris doivent tre considres comme limitatives. Les meinbres rnascuiins (Je In famifle (lUi «ont pas encore atteint l'ge de 18 ans oii qui orit dpask ccliii (Je 60 ans, et pour lesquels in contribution personnelic prviie u Furt. 7 1 cl 2 ah- .
303
OEG. nest pas encoic (uc, ou ne Fest plus, ne doivcnt donc pas 'trc assujettis au rgime des allocations pour perle de salaire. mmc
51 les coidjtjons d'im engagement existent en soi.
i Je rapport de droit haut Foncle au iieveu tait soumis au rginic prcit, Je reconrant ci evra ii payer maintenant ii ne contrihution de
5 fraims pur niois (4 % de 125 francs:salaire cii cspces et en nature),
alors qi(il ne (ievait quc Ja contribution )ersonneiie de 2 franes par mols itsc[uii cc quc buche efd atteint l'ge de 60 alls. Celle solutioii i ilogiq ne na ccrtainemcnt pas ttb vouluc pur Je lgislatcur, lequel
visait piuti1. cii assujettissant ]es llicmhres de ha familie au rgime perle do gain. \ favoriser Ja mai i-dmiivre agricole. La raison pour Iaqucllc Farficte Z OEG ne heut conipte quc des personnesgcs de
1 S i 60 ans s'cxplique sans doute dufait qu'en deliors de ces limites
(1 fige. Jus personnes, occupcs (julIs lexploitatioii famihial c ne rcpr- senlent pas ihn sricux appoint (le niaiii-dcduvre, nl&nie s'ils reoivent na salaire. En cartant cet ilogisme. on est 1onibt toutefois dans une a itt re c()iitra (1 ich 011 I in. da ns ltbtat achuel des choses, ne peut pas Mre vite. D1jr lcs disposil ions du rgiitle des allocations pour perle (Ic salaire, los personnes qm sont occupes (]aus 1'entreprise ou Je ifl(hlage cFun proche parent soiit rcptities travaihleurs s'il est prouv quchlcs sont li€es i cc parent pur un engagement. Elles sont cioric assu- jetties au rgime des allocations pour pirfe de salaire. Ainsi. supposib (tu au heu d im oncic, le recouraut occu pc daus son exploitation. contre remuiitration. une riicc ou wie taille. il clevrait payer la contribution de 4 % sur leur salaire (er. I() art. 2. 1er ah., et Ii bis). Pour 1'avcnir, ic higislatcnr (levrait prvoir une uouveile (lisposifion liminant cefte divcrgeiice qlti ap parait selon q«oil a affaire aux memhres masculins Oit fiininitis dc ha familie (Je lcph0ita11t.
2. Ainsi q«en a dji (Meid Ja CS (deision nII 395, Revue 1944,
p. Q) je rgiu1e des allocations pour perle (Je salaire ne connait pas du disposition selon laquehle ih peilt ihre attribu une iidemiuf pour
1 rais de procclitrc ä ha partie qui a obtenn gain (Je canse.
(Ne 4(}T. en ha cause E.... (iii 19 fvrier 1946.)
N° 664.
L'assujettissernent au rgime des allocations pour perle de salaire
011 (Je gaul d'un agent d'assurance se (ktermine (I'aprs la situation
de droit et de faif. confoi'mment aux (liSpoSili0flS de 1'ordonnance O 44
L. B. est enip1ov d'unc pharmacie cl, ä fitre accessoire, agent gnral (Je Ja recourante, TIIIC compagnie d'assurance. Le contrat (lagent pr€voit le paienlenf ?i B. (Je colnnlissiohis. Je rembourscnicnt des frais de posic, tkphonc ei tl(grap}le avaut trait ä ses rapports 304
avoc Ja (lirocljoll, Is reprisenlants cl los assur. La conipagnic liii Ion nut ic incuttnicl i1cccsiiirc lcs livrcs. los rcgistrc. Jc.s forniulcs ('t dairtrcs piccs rcsicilt la pnT1H1 de la compagnie.i a caisse a assu- ietfi. Ic 29 mai 1945. Je rapponl ilc clroit liant 1. 13, ä la conipagiiie dassiiraiice ei W ainil Je paicnicnt des contribut ions arrircs ä parfir hi Ir avrii 194.1.. La c011liniss(ofl (laihitragc a 6cart 10 1ccolIiS attaq tiant cottc' (lcd-
51011. Lilo a pnononc qiic L. B. 110 p(iuvait pas. solon londoiinancc
n° 44, &tl'O cunsiclit 0010 lilO 1111 agent (10 coiicl it 1011 1 iidcpciidaiitc, vti 9u0 la (001 pagn le (IUSSU rancc assiiinc Ja plus gnil ide partie des frais (I 'agciicc. cl (lilo l'cnqui1c (111110 antic oiiiSsc CU1iI0I1UIc a r6vi in INMIresst lloXerylif plus. dcpuis 1940 (loja .5011 activit dagent gn- iiil a titrc iiidipctidaiit qil ii i w (lisposait PS (10 huireiux spccialtX cl ii'ocdupait PS dcnipJov. La conipagulic (lasSurallec so poiirvoit couti'e edle (IcnilioIc dcisioii anpn.s de ia CSS. Eile fa ii valoir qule. scloll les ola uscs du contraf, los agcnts gtiiranx soiit coiisidrs (01111110 dos J)015011il0S de condition iiidcpcidaiitc. Lc rappoiI de droit los miitä Tu (oinpaglile dassurancc
110 doit 8de I WE qiii Ja soll lo itiuuore des clispositions c010 ractucilcs.
L. 13. ii [spoSe (11111 1)101)10 111110011 ot reoit depuis de nombreuses i111116c5 11110 somnio inciisuolIc de 50 francs dostince a ColVnir sos frais de bnreau. tt CSS nejcttc Je rcconrs potir los 11101 ifs oi-dcssotis l)'aprs los anticics 1 ei 2 (10 londoiiiiaiioc 11 44, los vovagcurs die coiiiiiiorcr los agcnts Cl los reprscutaiits sollt assiqottie en prilcipe. an rgiinc- des cii looafions pouir porto du salairo. Il„; ne sont rpitfs de (011(1 itioul iuldopOuldal(tC ciuic siLs 110 iO(0iVc11t pas de fixe et s'ils assu-
1110111 l a plus graiidc partie des hab 0000Si0i1I1OS pa r Tour activit. 115
(!üivOlit en cuitre disposon de lcnrs puopros htircaiix (111 000llpdi' au
11101115 nIl ou)pli)v. La qucsiioii (10 IUSSIT jettisseincnt a in ii 011 1'autre
des icgimcs 110 50 Manche pas cii prcnuier heu. 00111100 ic croit ä fort la iocoui raub. daprs los cl uilscs du oontrat cFagence. mais seioii los cmi- dilions - (lipei1dlil1it05 ((11 iIld1130lida1ltcs - (laOs ics(lllclhcs travailic 1•
1 i(li(lil(' (ti'Oi)1lOn1i(Il10.
illaJe000 partie (los fuais dcout 1 auf de lactivit de son agont. (2o1ui-ci u'ocdupe pas dicmpiov( et 110 di51)0SO pas uic burcau propre aiulsi q 110 IcL constali 1' iutonii iii fnicuiro. ( ' es Cotist a tat ons 1 icut la 00111111551011 de siirvoilauice. Oii juc sau mit cii effet consickucn 001111110 hu neau 11110 chanibre pnivu1c (laus laquicllo soiit consorvs (nelqncs dossiers cl 00 Fagont effcclno oertains iravaux. Lo cas scrait different si los affairos so fraitaiciit pnincipalemciut claus eilte chambro mais. 011 sa qualite dagent I h Afresst travaillc avant tont u Fcxtnieur. II ne peilt donc pas itre recon 011 (01111)10 p01s0nllc' de 0011(1 ition iiidpendan to, mais
305
(bit au contraire tre souims au rgime des allocattons pour perte de salaire. La recourante doit donc paver in coiitribution de 4 % sur toutes les prestations q«eiie paic ä son agent, dduction faite des frais c1coulant de son activit. (NN', 404, cii in ca(ise A. V.. du 19 fvrier 1946.)
N0 665
Les commissions sur la vente payes ä des empioys s'ajouteni au salaire soumis ii contribution (10 art. 14, 1er al.), mme si elles dpendent du bntfice net de 1'enireprise. La dette ne peut pas Mre remise, Laute de bonne foi, au titulaire d'une entreprise qili n'a pas pay les contrihutions sur les commis- sions de vente a11oues t ses empIoys (ord. n° 41, art. 9, 1cr al.). Le recourant, bisciiitier, J)ossdc ii G. iiiie fabriciuc cl un Inagasin de, vente. Ii a deux autres niagasins (le vente ii B. ei L., ii in fte dcsciueis se irouve une grante. Par son ordre de paicment du 6 ociohre 1945, la caisse exigea le paiement des cotitrihutions arrires (Ines, (iii octobre 1940 au 31 aofit 1945, au fonds des all{)CatiOns pour perle (le salaire sur les parlicipalions aux bncS[ices accordcc.s au personnel. 1Tevaiif n ‚. 'itires, jnai sur des parti- cipaiions aux bnfices. qui ii son avis ne sont pas SOU1fliSCS a contri- bution. Subsidiairciiient, il cieniandait in reinise totale ou au inOins de la plus grunde partie de in somme Iue. La e011unisSi011 (i'arbitrage a rcIct rccours ei diemande de reinise. pour le motif q Iie in caisse avait cxig raison ]es contrihutions sur ]es participations aUX 1jufices, l'articie 14 J() disposant que los grat fications ei autres alli)cafions sajoufant au salaire sont aussi souniises i contribution. Quant i in reinisc, le recourant ne pouvait illvodluer sa honne foi, car il avait iiiancl-ui6 de l'attention (jul liii inconihe. Le recourant attaquc celle dcision (levant in CSS. ii fait valoir que in part au bnfice est payc aux empioys indpendanimcnt de leur salaire lui-innie ei sa fcmnie, (juj heut in comptabilit ' n'ont janiais eti l'icle quc les contrihtitions ne devajent pLlS &re payics stil- les saiaircs scuiement, mais aussi sur les commissions du, vente, ei ceci d'autant plus que le titulairc de i'expioitation ne paie aucunc contri- bution sur ic bnficc. Si les gratifications pcuvent &tre assimilies ii tiii salaire, cc West pas le cas dune participation au binfice ]es prcinircs repr(sc1Itci1t une augiiientation de revenu. indpen(lautes du bii ficc cFune entrcprise ci paycs biuvoienient par l'cmpioveu 1. tandis quo 1'cinploy( a till droit sur in secoiidc (liii dpend toutclui, de l'existcnce duii bnficc. Mais si 1'obiigatiou de contribucr cst affir- ine, in bonnc foi sie saurait tre iiie, parcc qu'ou ne cboit pas se inon-
306
trer par trop exigeant envers im simple cominerant. 11 serait indqui- lable de mi faire siipporter ä causc (Jun coriirölc tardif des cons- q uences quil iii pas voulues. La C'SS rejcttc Je rccoiirs pour les inotifs suivajits Aux termes de l'article 14 10. sollt rpiites parties intgraiifes (lii salaire toutcs les allocalions contractuelles, lgalcs mm volontaires. (jtli s'ajoulenl au salaire, inne Sj dies ne sollt pas qualifies ainsi par
les parties, teiles que les gratificatioiis. etc. II ressort de Fordre de paicrnent du 6 octohre 1945 que les sommes rcprises par la caisse ne soiit pas des b€iufices iFentreprisc au sens sind, mais bien cc que l'on niomme gnraleincnt des comm issions sur la vente, que Je recourant paie t ses vendeurs des suecursales de L. et B. en plus (Je leur trLlite- nient fixe afin de si imuler Jcur intcr&1 i la marche du coinmerce; ces colnriussions sollt anialogucs t edles verses par unc maisoll Ii ses vovageurs sur la hase des conmunancies passes. 11 est ds lors 6vident quc ces panticipat ions reprscnteiii des prestatioims venant s'aouter iiii salaire ei cliii sont sonnhises eoninibution. La (011 d ition p rcmnire a in rcilhise est in bonime foj du (lhiteur darrir« Aux ternies de larticle 3. 2 alina. CC'S. nul ne peut l'invo- quer, si eile est incompatible avec lattention qile les circonstanccs per- mettaient dexiger (Je liii. Etant (iomiti les coinmnh1niq11s nombrenx ei cltaillts puhlic.s i cc sujet. Je recoiraimt dcvait savoir que nun seulc- nment les salaires. mais ausst les sohnmcs venamit s'alouter au salaire iaieimt 50umi5e5 ä contnibution ii nest gure plausible cjud ait pii, vii son expricnce des affaires. assimiler les < participatioims auX liiI fices accordtes ii ses eniplovs au gain de l'entrepreneur ei pour cette raison les consicierer comme ntlant pas somimises t cuiiiribution. S'il avait cjiielq ue donte sur 1'obligafion de contribuer. il aitrait pu se ren- seigner auprs dc Ja caisse. En ne Je faisant pas. il a viol son devoir de preaimtion cl ne peut (ls lors plus in volucr SLi boimiie foi. La rcmi.se de In soinnie r&laiuiie ne peut ajnsj pas ctre accorckie . (N 1775. cn la caimse G. P., du 27 fvrier 1946.)
No 666
Les frais (Je transport des ouvriers qui habitent en ilehors de icur heu de travail, de mme que les frais de nourriture pour les repas pris hors de ha maison doivent Hre ajouts au salaire de base soumis Lt Ja contribution de 4 %.
La imtaison T. rembourse ä ses ouvricis doniicilis au dehors leurs frais (Je transport (abonnemerit-train 011 auto-postale). ei cii outre une partie des frais de nmourriture Lt cdlix (JUi iie 1)ehl%eiit prcndre Icurs rcpas Lt Ja mnaison. Caisse et dommission d'arbitrage considrent ces in(Jemliit& comme faisamit partie du salaire sournis Lt contribution. La 307
COIT1flIiS5i01l (larhitrage a uxpm6 (laos sa dcision (JilO los recoutants, ouvriers clo la niaisoii ]I.. coiisickraient ii tort qile le rorthoursomeot (Je leurs frais 110 inodiftait pas leur salaire ort effet, Feinployd ceii)Lktai1e domtdä a Ja Calupagne se trouverait avaiitag par rapport i soll coi- Rgue (10 Ja ville (Jui (bit paver in i-111(lli0 los repas ([uii piend alt ios- taitrant 011 (lauS ii ne peitsiott. An 511 rpl ii.s. chactin shi q ite los i mphs sollt motis flevs i la ca mpagite ei q non s•v ravitail le i ineilbeu coiilpto, stirtotit grace aux prod ii Its (In jard iii fauii tal. cii sorte que ]es frais de (leplaceillent du (ioflhicilc all heu de travaii sont cOulpeiis& sou Velil. ei pa rfois niiue (laus nie largo juesu ie. par l'avaritage (1 ha- hitor ii 1extcriotir. En \- Urin des articies S OES et () TO, la partie du Salaire qni nest pas paviic en aigent ost aussi souinise t contrihution la sittiat 1011 ost (1000 Id iiiiiie. 5011 (j ne leuipbovenr tielille iui-menic 11110 canti 10 00 sotit Ilnuiris sos e111pl0V15. soit ( lii ii lenr JOtfthOtir5(' totaleiiioot ou partielleiiioiit le priX des repas pils 011 ville. Los rocourants attaquent celle dcisioii devant Ja (S Uli conci uant (1110 los frais de transport et (lelllretien reiuboiirSs par Icur cniployeur 110 soieiit pas 501110i 4 l coiitrihtitioii. TIs fort t vabon (lilo cos iiideiiiints sollt des prostat 0)11 sociabes. (j III peuvent (tll5.,4 eIre dedilitoS 1)0111 Je calcnl des prnes ä la ( 'aisse nationale suisse dassurance ort cas ci a Cci (1011 t.
La USS rejette Je recon rs pour los 11101 i fs sui vants
I)aits le laliodge cotirant. on ('flteil(l par frais. lotites los dipeiises ntcessairesä bohtentiott (1(01 oertajii gaul. 11 e n ost a iiisi des /rais de dp1acement (hi dotiticile an heu (10 travail ct ViOc versa los (lipeoSes pour Ja notirliture prise ('Ii deliors 110 peuvent eIre coiisidires 001111110 frais qen tanl (beIles sont causees par Je genre ott ic heu de iravail ei (10 plus cotistituetit uuo dpen.e siippluiien faire coiuparo aux repas pris i la lualSoll. Poui certaies catiigories de 1 ravaillenrs. pour los- cjiiclles eis (l(pe1I5eS atleiguent (UI fliolltililt reiativonieiit uportant. Ii0taiIimO]1t 1)0111 los vovageurs de (üliilii0i00. los repr6seiitants ei los persolines (Lili exerceitt des professious anabogues, le kgislateur a prvn expresslinei1t de (led wie ms irais dans le calciil (itt sdiaire sorvaut a dtermiiier taut los contrihiitions que los allocations (10 art. 12). ii na cii revanche pas pnvu celle dedtiotioii duuo nianire gnrale. 11 faul SaUS doofe ca rechorclter la raiSoll (lauS des considratioiis pratiques : il s'agit le plus son vent du potites Sonumor d iffrant sonsibloment suivant la situation (itt (løflhicile. ei (jtlj 110 peuivent trc cstinieos exactoinent q ne pour los frais de transport. Elles ncxorcent (11111110 inilliiiie 1- flueriec, voire aucune. mir le montant de la contrihution on de l'allo- cation : de teile sorte qui !es considrer un crerait nil sttrcroit de travail saus rapport avcc letir iniportauce.De plus. de fels frais sollt largoineiit COfll0fl5(S par los avautages dune vie i\ meilleur coinpte (11 canipaglie, aiilsi (ltl(' la coiliinissioii darbitrage Fa (lji rclev.
308
Lorscjuc ces frais sont, coiuiiic ei) ] 'c1) &c. pris i chaigc par Fein- p loycur lui-nitinc, ieinpioyi habi taut hors de Alle se Irouve a ini avaiilng6 pur rapport it 1011 COIIg1ic (ic in vilic. pilnsqiie S011 siiairc si iroti Ve par 1Ti 111(1 reel_'iiieiit i'eicv. On in' peiif (les lors pas ddiiirc des [mis de in vaieiir (11' CeIIX ilmit il ('4 ICI l tiestioll. Mais ccci in' Inü ßige ('11 den lt's dtpiaeeniciits (liii) canaCtel'e c'x1iniui.iiiiiiie iii si- gin iicaioii quo douiie In (_'ais.se nntioiiale i ces indciunits ne pciit PLUS die t16cisive p0111' lt's organes da rgii1ie des allocatinus poii r perle (It' salaic. p 'cc ijuc edlEN-ei (iOiVellt 11' C(flhioflhiei' aliX dispositioiis l(gai('s quil leur sont propres sons eoiiiptei' qiie in (ausse nationale atiache pei-1 !'(' (II' ii uupou'tauice a tlaui 1 eS J)Oiii ts de VlId. (es eouisidi'atiouis ne slciilleiit poin t (leS priucipes euoiies pur In (Oiflflhiss]Oii (Ii' siirveiiiaiice (10116 so (IleiSiol] ii 220 Uli panticiler (Revu(, 1942, p. 46), puiiieipes selon iesqiieis il eoui ien 1, (lliis le eileii 1 de lallocnliou SiIJ)plc!oeo/1Ei!'e. de souisti'aire ilii garn 1)1111 les h'ais doiit lexisleiiet' et p1oilv(e. ponte (lii (iii iU' pellt couisidrer ('Olnille assis- taiuee que le iiiouifauit (jili sert it ieniretieui du In per- soiiiie assistce. ()r. celle-ei serail (l(vtn]lagee si ((11 ne tenait pas coinpte de ces lrais:siiu'tout Ni ion siuite ii la unodiene des lindes de reVelili (qiii ne il61)asseuit gii're In unininiunu vital). Le reen us dm1 (1('S lors &ime rich ci la d6eisn0 de j)ieuinme i11511i1ice couil iune. (N 1520, ei] in (-nuise G. F. et coiisorts, (III 27 Ivrier 1940.)
NO 667. La restitution du nioiitant de 14 fianes des aliocations louehees ifl(iülflcflt inipose une charge h'01) iour(ic au militaire qui a cinq enfanls et (111i ne gagile que 300 flaues par mois (ord. 110 41. art. 5,
2 al.). (N 1555. en In ctnise \V. G. du r fvnicr 1946.)
N° 66. Le (h1)iteu1 (liii (lemande in iciflise (Je ses eoflti'il)iitiOflS arri- rees ne 1)eUt invoquer sa bonne fol, si eile est ineonipatible avec J'al- tention que les eiieonstaiices permeftajent d'exiger de liii (CCS art. 5,
2 al.). Ccci 'vaitt gaIeineiif iorsque i'iiitress a mit etill)lil' son (Je-
eoinpte par l'agence communale. La rgie (111j veut quc in d&qsion de in commission d'ari)iirage soit prise dans les 45 jours au plus qui suivent 1'iniroduclion du litige est une prescription d'ordre (jul, si eile ii'esf pas obsei've, n'entrnine pas (Je COi1S<leflecS quant an fOfl(l (RCACS art. 10, 1" iii.). Le reconraut expioi te. avec sa familie, mi pelit donunme i la mol]- lagne. La caisse liii a rc'1aui le paieineut du ne snnimc de 53 franc's repr(seiItant le niontaiit des coii-trihutions de 4 % tiiii na pas pavteS sur Im's sulaires Vdiss ii sa tioniestiqtie pour iti pti'iodc (la J janvier
309
1942 au 50 iiovembrc 1944. Sa demande de remise a rejefe par ]a
caisse cl la commission cl'arbif rage. Celle dernire a mofiv sa dcision en reconnaissant coupable de ngligeiice le recouraiit (1ui n'a (IU'iiiCOm- plteinent rcnipli son re1evc de coinpte sur lequel mi lableau est pour- lanf sJ)cialemcnf desfin l'inscripfioii « des salaires PaY(S aux Im- vailleurs occups dans I'exploifafion ». 11 ne peut, pour celle raiSOli, invoquer sa bonne foi. Le rccourant attaque celle ckcisioii devanf la CSS en faisaiit valoir quc, selon l'arficic 9 du rg1ement des cominissions d'arbitragc des Caisses syndicales de compensafion, clii 7 mai 1940 *)„ la chcision doit tre prise dans les 45 jours qui suivent l'introcluction du diffrend. Or, ii l'a introcluit le 7 avril 1945, niais la conimissioli d'arhitrage n'a pro- nonc son jugement que ]e 17 dcembre de la mme an11&. Celle affaire doit done fre considtirie comme liquid&'. L'agencc locale. qui a eile- m&me Mabli le relevt de compte, ne l'a jamais rcndu attentif it 1'obli- gatioii de contribuer sur les salaires pays ii sa domestiquc. 11 dernande, ati surplus, quc la somine rclame par In caisse liii soit reinise.
La CSS rejette Je recours pour les molifs suivants Si Je recourant a pay6 pour son exploitation 'es contribiitions diies ati fonds des aliocations pour perle de gaili, il n'a cepenciant pas coiitril)u6 ii cclui des allocafions pour perle cic salaire cii raison de l'activit exerce par sa doinesfique. Pourtnut, in formule de rclevt de coinpte pose clairenient In question des salaires pays aux travailleurs OCCUP& dans 1'exploitation. L'aiiforitti infrieure n'a doric pas fort de reprocher ii I'inhressi sa niigligence. Puiscuil a inanciui ii soll clevoir d'aficntion, il ne peut invoquer sa bonne foi. (CCS art. 5, 2e al.) cl ne peut, par coiis6querit, prfcndrc ii In rcnhise de ses confribu tions scion l'articic 9 de 1'orclonnance 510 41. On ne saurait tenir coinpte clii fait qu'il na pas Iui-mrnc rempli in for- mule de rclev de compfe, mais ciue I'agence s'est chargc die cc travait sans toutefois l'avertir qu'il devaif cncore les contrihutioiis sur les salaires pays ä sa doinesliquc. Le contribuable seul est rcsponsahle des diiclarations faites sur la formule ciont ]es ciucsfious soiit simples cl comprhensibIes pour chacun. 11 ri'€chappe donc pas ii sa responsabiIite cii sadressant i. mi tiers pour tablir son chicomple. La prescription (1Ui obiige les COlnliiisSiouis darhitrage a juger los cliffrends dans ]es 45 ‚jours suivaiit icur introduction est ilne pres- cription cl'ordrc. Le fait quc in coinmission ne l'observc pas n'affcctc cii rien la dcision quant au fond. Le rccouraut fait doric erreur lors- qu'il dit qu'aprs ic diilai prciti I'affaire est iiquidc. II appartient
Abrog6 et remp1ac par le rg1ement du 23 janvier 1945 (RCACS ; ef. C)
rnaintenant art. 10, 1er al. 510
la caisse (IcxaInincr si. cii raison de la siluat 011 financire (111 rec011- rant, les contributions doiveiit ötre (0flSid(r&\s comine 11011 rCUp("- rables ei passe.s CII compie i cc litre. Si des (loiveni au contraire tre paycs, la caisse permcitra au (lebitelir de les verser par aconipte. (\& 1336 en Ii iiise 1. du 2' leiftr 1946) 1
NO 669. L'ordonnance n° 44 assujeftit les voyageurs (le commeree ei les reprtsentanls en principe au rgime des allocations pour perle de salaire. La delle ne peul pas Hre remise, faule de bonne foi (ord. n° 41, art. 9. lr al.), ä I'employeur gui n'a pas pay la contribulion sur les in(lemnits vers€es t son reprsentant et qui a enfreint le devoir d'attention gui lut incombe (CCS art. 3. 21, al.). Le 22 avril 1944. la caisse a rClain l liitinic le puiement (lune Summe de 1337 fr. 15 repr&ciitan1 ]es contribiitiims arri€rces ducs sur Ic inonlaiit dc 26818 franes des commissions vcrscs ä 1111 voyageur untre Ic l m' jnillct 1940 ci le 31 juiflet 1943. L'intinic a dvmand6 quc la contiibul 1011 de 4 % liii Ifit reniisc paar les ii nnics 1940 ii 1942, iittciidii (j neue avail coiisiderc san reprscnfani comme personne de conditmn iiidpciidiiitc. [)IIrant ',es ]oligucs pnndes de Service miii- laie, il lid }iitilalS denmd6 diii locations cl la iiiaisuii it cmi1inn, peii- (laut cc tenips, it Im paver scs eoninmisSions. 11 ii'est pas jusle quc le repr&eniant puissc rcIanicr rtlroaetivenicnt ]es allocalions pour Ufle ii nii('c scuicmnent. tandis qu'clie-nl&mc i'i nhinue doit paver les contrihul ions d ues dep nis 1940. Ja caisse a accept6 la demande de rem c cl proiionci q ne 1'i n timnc ne dcvait les t'otitrilnilioiis quc pour 1'amin&' 1943, au total 256 fr. 40. bicn iic les claiiscs (In contrat pass entre la niaison ei soti rcprtscii1an1 pernici tcnt dc conei ure que cc (lernicr (levait tre assujctti (ominc personnc (le cotidit 011 (lependllite selon I'ordonna ice 11 4 dii 2 aufit 1940. Oii ne ponvait ccpcndant pas cxiger des profancs (jnils coniiaisscnt les eriiercs pernictlanl de juger de lassiijcttissemeiit des vovageUrs de coiiimcrcc ii [till ou fanlre des deux rigi mies. Daufrc part. timic dcniandc de rctiseignements a rtvle qiic Ildhend avait M6 affiii. du l jan vier 1943 au 25 fvrier 1944. ii in caissc de Z. comme personuc de condOjon iiidpendaIlte. Le rcpr- scntant pouvait facilenient en conei Lire que le rapport (Ic droit le haut ii l'intimc iitlait pas souinis au rgnc des allocations pour perle de sli airc. L'officc fd6ra1 de lindustric, des ans ei miitiers ci du travail i rccou ru it in conimission d 'arhit rage contre la (Iicision de la caisse. JI fait valoir qiie liiitinue ne laut pas invoquer sa honne fl. ttant (lonne (J«eile ci manifestenient inanqu6 ii sorm devoir dattentioiii, a (lifaut de quoi sa delle ne csauraif mi ire reinise. L'intiniiie ne devait pas s'cn reincttre i ses propres (omrnaissarmces et jugeinent. mais aurait 311
(Ift (lclnalldcr ä la ('diS5c (icH ticider Ja (jticstioll du fuji. ne serait-ce (l1jt €10 cii raison du linportancc (les CaiflmisSions 1)aycs. Eile aurait (16 poiir Je InoiIis, tonl pailieiili'i'cineiit. deinander i'c soll rcprscntaiit si1 itait afM it i ii ne caisc dc eton pciisatioii conune persoiinc de cnn- (litioll indpeiidaiite et .si1 toueliciit des alluecitions i cc titre, pliistlUi lia jamaiS priiteii (III t Yallocat ion pnn pc'rte d e SCIl ii Ire potir ses ibm- hreuscs periodes de Service. La eoimiission (larl)i trage rejcl a Je rc'cOtirs cl cnn firnia Ja dccisicn dc reiiiise (ii' la caissc. A soii avis, liiitinne a pii düinent motiver sa hon ile 101. iti q iicst ion de lassiijettisscinelit des vovagcurs de coinnicrcc JiIta1bt au (l(bhIt pas facile t riglen iu&mc pour los caisseis. Loffice recouraut estime qiie In maison cii causc aurait (1 ci se renscigncr i tcnips aupr's de Ja caisse. mais eile na pas troiiv6 l'oeeiision de je faire. aticiidu q ne. t'ii part] cu ci'. si)iI reprcscnta nt na jalnais (icmande cl allocations. Co serail aller troj) Ioii (IUC (Je st Ipuler tine obligation geinrale pOilr lcinplovt'Iir de reclic'rcht'i' claus des cas-liiniies carac- 1iriss aucluel des ilc»ux r6cimcs dm1 &frc assujel II soii rcprcsciifant. Si. vii los coiiditiiuis, 011 ii pu adniettrc siriellscmcIit qile le vovagelir t'Itiit (je coiidjtioii indlipetidanit. loutes d6inarchcs u lirieiires de la part (ic iintiiii& dcvciia ient siiperflucs:cllc pouvaif ca honitt Colis- cidnec pciiier q nv SolI d ffirtnd avce Ja caisse A bit unc affaire ])riVie qui ne rcgardnt qtie celle-ei ei 1t vovageur de ja inaison. L'officc fdral de Ii ndustric. des als et mtiers ci du travail dc- munde ci Ja C'SS d 'allll iiicr celle (leisioll et (it' proliolicer (tue l'i nliinic na pas droit. faule de honiie foi. t Ei remise du moiitaiit de 1 35Z Ir. 15 dc ses coiitrijiitioiis arri(rcs. dont le paicmcni a li ordonn6 pur Ja (Taisse je 22 avri 1 1944. La CSS adiiiet Je recotirs par los mol Fs sliivanis La rein ise (]es eontri hiitioiis priviie 'c l'ariicle 9 dc l'ordoiinance
110 41, siijJpose (ne lt (iCh] 1(111 p011 vail crOirc (lt hoiine mi (11111 ne
devait pas los coiitrihulions riclamics. La (IS a jugt cin jlirisprii- cicncc constantc. qiic celle condition nest pas rein plic lorsqlic Je chiihi- leni a mai19 U (Iii devoi dalfenton (1O liii inconibc (CCS art. 3. 20 il.). D'aprs l'ariielc 3 AC1R, Ja Con fdration pery)it aiiprs des eniployenrs tine contrihulion (ii' 4 % sur bus ]es trai tenlei] ts Ott salai- rcs. 2 % 6tant i la elbarge des iravailicnrs. II ressort (Jc celle dispo- sition que leniplovcnr est respoiisahlc (lii paicmcnl de sa part du contri)IIticI1 cl de celle du travailleu r. C'est liii qui, en rglc gn- rale, cjoii paver ]es allocatioiis t ses enipl0Ys ei ouvriers (AUFS art. 4 OES art. 4). Dans ses (irdOiilialiCes. Je iigis1atcl]r it prCiSc ic cereic des per- soimes tcnues de eontrihuer. L'oidonnanee n° 4 *) du 2 aofit 1940 a
*) IM ainteIiint ord. n° 44 du 13 lila rs 1944.
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assuetti Ies vovageurs (Je Commcrce et lc.s reprscntants en pi'incipe au rgiiic (icS ailocatioiis pour perte de sitlalic. Poiir p011 voir trc con.sicJrs Coiriinc personiies (Fe condil ion iiiepciidaiitc. i is doi vetit 1e]il)lir (leS con(Ilti0i1S bieti 16fciiiiiii6cs. Lcinplovciir cst doiie 1(1111 (ic payer t sa Cuisse de eoinpcnsal ion ics ((Jnti11)I1tions dues au 1 Ire (111 1.6ginic des allOeatiOtlS 1)0111 peite du sulaire sur lcs indcniii i16s vcrsces i scs reprüsentante it inoiiis q 11011 pu nse dfahli r (II f1uil certauic quc ccllix-ci cxcieeut lcur ac1ivi16 de fuon iiul6pciidaiitc au scs des dispositions 16ga1cs. Si i'cniplovenr ii des (lolilcs (lilallt 0 lassujcttisscnimeii t (11111 voyagcu r, ii tat dc uni devoir de scnq lierir
0 Cc PiOPOS aupi6s dc ja caisse. ne ic fujI pas. il inulollic l niii
devoi r dafieiition et ne peitt pas iiivoquer so bonuc foi. Des cianscs (lii eoiiirut. cili lic Je rcpreeii taut ii 1iii1im6c. il rcssort (laircucut (hic Je prcilii(r clint &trc collsl(16r6 conune salaiie .]c in- ploveur doit donc Ja contrihiitioii de 4 % sur toutcS les indciunit6s (11111 liii a vcrs6es, c16diicljon faite des frais de vovagc. ii nil Vii it 0S de motif du truitcr Soli Vovugcllr cOluhile UIIC persoline de coiidilioii mdc- pcndaulc. Liiifimn6c 01)jccle (Iii eile a coiitj lilie 0 liii pavcr lcs cuin- iii isSiOlis pciidiiit ses p6iioiics (Ic service lIli] iairc. q u, il na jailmais (lc1fl0nd6 clalloclltions pour perle de salaic et und 6tuit aflil 6 a lilie cilisse de comupensation pour perte de, suluire. (.,es raisolis ne soiil ioutefois p as p(r'linenlcs. Mit repr6scntaiit 110 ul'uil!ciirs 66 rattuche aucllmic Caissc j 1I5(hiii'( fin 1942 . M6nic si ]es eoiiimissu)im.s ilias pour 'es ulfaii'es trait6cs avant 5W) dntr6e au service mi oM aussi 11 paYeS pciiulamit (111,il OCCOIIiJ)lissilit Cl' Service, il cst chor qc cci ui-ei in 0(10- Siollulait uiic perle de re cliii. Le fait ({ tu' Je rcpr(sciitant liait jO 1111115 ileniiindc clallocatioiis j3üllt peite dc sulaie ne proiivc pas la 1)1)1101' foi (le Soll elilploveni. II urrive cii (lief ([111111 1liIpil)V6 iciiolicc unx allocalions parce quc, fi nalenient, iiii-ni6nic et soii cniplovcur y hoii- vent Jeur iiit6r&t Jorsqiie Je inontunt des cOhltlihuliOlis (liles d61)asse ccliii des aliocatioiis i paver. Etant clunii6 CI ne Ic mcpiesciitaiit so Irüii- vai fr6qucmmiie II 011 service et que liii tun 6c 61 au regul i6renicii t cli cuinpte avec ja Caisse pour ‚O oiivricis cnvil'oll. 011 ne petit concevoir (hiiemploYeiir ct rcpr6sentaiit naient piniais sou1ev6, cmi cc qui lcs cnncerue, Ja (IliestiOn de 101)1 igation de con triljner et du droii ii laib- citioh!. Si i'iitiin6e sest c0n1c1116c de sen teimir t Ja situation teile cm eile se pr6seiitait jlisqniCi ct (Jii eile ait consid6r6 soll (iii f6rend aVCC Ja caisse couuuc mine alfaire priv6e entre celle-ei ei SO!) vovageur. eile ne saui'ait iii \oqucr sa hunne foi, rar eile est iiicomiipatihle avec lattention que les circonstances pernmettaient dexiger delle. Sa delle, s'6lcvant ä 1337 fr. 15. ne peut d6s bis pas mi 61re remise. Eile peilt. erl revanche, user •de soll droii de recours coiitre son voyageur cl iui r6c1amcr so part (Je 2 %.
(N0 1316, en la causc G. W.. du 7 mars 1946.)
UN
B. Dcisions de la commission fdrale de surveillance en matire d'allocations pour perte de gain (CSG).
1. Champ d'application;
Ne 371 Conditions (le I*aetivit6 industrielle, artisanale ou com- merciale. NO 572 : Assujettissement des reprseI1tants.
2. Exploitant.
Ne 575 : Sous-affermage.
3. Obligation de confribuer.
Ne 574 Classement des cultiires (le baies. Ne 575 Uriits porcines et ttes de gros bfai1. NI 576 Rducfion de la coiitribution personnelle.
4. Droit t 1'allocation.
N 577 Droit des tu(IiaIits ii. l'allocatioii pour Hudiants. . Rc1ama1ion des allocations non touches. Ne 578 : Dbut du lIai ; coinpensation avec les COi)tributions dues,
6. Procedure.
Cf. n° 571 Compteiice de l'office fdra1. Remarques pr1iminaires. On eii!end par activit€ conomique tote activit (1uj procure mi revenu d'une inanire rgulire et iinrndiate, soit que la ralisatio11 (ic cc revellu reprsente l'objet principal de l'aetivit6 en cause, soit qii'il Wen constitue qu'une conscinencc accessoirc. Une teile activif est assujettic au rgimc des allocations iiu' perle de gaul (laus quel- que dessein et pour quciques motifs qu'elle soit exerce. C'est ainsi que se frouvent assujetties & cc rgime, non seuleinent l'activit dont celui (1Uj I'exerce entend tirer un avanfage coflomiqiie, mais encore Celle dorit le produit est destim finaiicer iiii hut d'ntilit publique
011 tout autre but. Comme le relve la circUlaire 110 63. 1'imprimerie
dune organisation religieuse ainsi que l'exploitation appartenant a une institution d'utilit publique sont, par exeinpie, ussujetties au rgiine des allocations pour perle de gain. C'est pourquoi In dcisiou n° 571 considre, d'une part, que 1'interilion de ralisr un bnfice West pas wie condition ncessairc i l'assujettisseliiellt audit rgiIne, d'autrc part que l'affectalion du bnfice ä un eniploi d'u1ili( publi- que ne met pas obstacle ä cc! assujetUssemenL Toutefois, les peisonnes morales visanl ä un but d'ulilitd publique peuvent &re exorures de la contribution. L'exonration prsuppose mcessaircinent line activit conomique remplissant les coriditions de l'assujettissement. Selon les dispositions du rgime des allocations pour
314
perle de gain, Foffice fdraI de lind ustric, des ans et nuticrs ei (In travail est coniptent pour prolloncer I'affranchissement de 1'obJiga- tion de coniribuer (dcision 110 571) ; sa d&isioii peut cepeiidaiit 'tre por1c devant le dparienient f€dra1 de l'coiioiiiic publique (circu- laire ri° 101. La dcisioi n° 572 apporte une nouvellc contrihiition a la juris- prudence de Ja C5G relalive a ]'assuje/IissernenI des uoyaeitrs de commerce, des reprsen tun Is, etc.. au rgiiiie des allocatiotis potir perle (Je gaul (ei. i cc propos Jes dcjsjois 110 470. Revue 1945. j). 258. ei n11 543, Revue 1946, p. 112). Selon J'articic 8, i alii1a. OLG, est isput e.vploitanl dune e.vploi- tu/ion agricole Soli propristaire OU. en Cas de bail i ferme. Je fcrniier (cl. la ltieision n° 376. Revue 1944. p. 179). 11 rsu]te de la dcCiSioil ii' 573 quc Ja ( SG reconnait par analogie Je caractre dcxploitaii 1 ig'a]ement au sous-[ertnier. L'existenec du sous-affeninagc doit etre clilinontrie aussi hien (lC celle du haut a ferme : litileresse pourra par exeinpic en apponter Ja preuve cii pi'oduisant Jaiifonisatiou officielle (fuexigc, ca vertn des a nits du ( 'onseil ftkral du 19 tanvier 1940 et du 7 iioveinhrc 1941 just ituaii t des niesures contre la sl)tcL[Iatio 11 sur ]es ferres cl contre Je sui'endeficiiieiit ainsi (hie 1)0111 la protectioii des fcrmiers, la cuneinsion Tu n ha1 ä ferme polin une (lii re ink- nienrc i cinqans. Reste oii veilc la (hllesli011 de savoi t' si, an cas oi il existe vraimenl an sous-a fierniage. Je soiis-fcrnucr peiil '1re reconilil Cola ne exploitant m&me i (klaut d'uiie parejiJe ai1toniSat ion. On opi' re Je classemeii 1 d es e.vploila/ ion .s ii producl ion ei 5 ‚'ende- inent in /ensi/s du so] cii ah ciliipl aal Ja snrface consacr t e c Ja p1)- (1 uctioil iii 1 ellsi Vc par liii laden r de ren (clii ciii d terui i n. 5e]oii lan- tide 4, i alma. de lordonnance n° 46. ]e facteui' 2.5 est ap J) 1 icahlc i Ja cultiirc fi'nitire. Je factenr 3 i la cli]turc des haics. Daus so (lCciSioli 110 574, la WG mii nie q nil eonvien 1 de faire usagc (In facicur 2.5 i l'i gar d des cullore.s /rlhitd?res avec xouN-producib)HI de ba ies. Ponr Je calcnl de la snperiicie de !cxploitatioii (lapres Je ren- (k'nien 1 exl)I ni6 CII nonihi'e de totes de gros b1ai 1. ]'nn i Id porei ne coniptc. seloil Je ])ardnle (je ton version de hirt ide ) (IC lordonnante ii 46. coinnie 0.0625 W i e de gros hdtail. D'aprds ha tiFtUlilil'd ic 60. les porcelels seurd.s (Id ulotns de 2 moi.s ei les porcelels (Je 2 d 4 niois sont considdrds connne deini-unitds poi'eineS : la ddcision n 375 con- Ii nine cc poi nt de la c ireulal re. La rednc/ ion de tu co,iiribittjü,i pei'.son ne/je dans l'ind tistric, 1'ari sanat ei Je toni niercc (ord. 110 48. art. 2), ne peIlt 'h- c uieeorckc dh!Ii Ja condition formelle in'une requdte dans cc scns ait eid presentec ii la caisse. (,online celle-ei ii'cst pas fondde i rdd ni ne la coninihn tion dloifice (cf. tldcison ii" 302. Revue 1943, p. 483). cl qu'il inconibe au i'equdnant de J)1'ollvcr si's alldgations (ddcision n 193, Revue 1942. 313
1 496), la ('SG sfatue dans sa cl(clsion n' 576 que ha (kinande de
rdiiction dm1 fre nioiiv&'. Les ltl1diaJltS des (tlblissemenis suis.ses dinstruchon supeieure ont (hI0i1 aux allocations pour e(uclian/s pour Lt priocle pendant in- (it1ellc As accoiiiplisse 1 (111 serVice mihilaire obhigafoire (]ans 1'arine suisse. II est indiffireiil (Jtic Ic miii taire nil oll non -- imma- i ricule ou inseri t cciiriiiie elti ifian 1 d liii 1ah1issemcii 1 d'iiisfruclion stiJ)rieiIre all inoinent du son eiitr&.' alt service. S'i 1 ne 1taif pas ei qui1 reinphissc iriiiiefois celle furrna1it aprs son licencieinent. la caisse eohiiJ)fenfe (bit rceoiiiiailre aprs coup soll droit aux allocations. eIon 1artie1e .2 du l'ordonnaiicc (I'exelItiol1 de l'A( F du 29 mars 1945, In recoii naissance de cc drolt siippose la j>rod tiction dune altes- tation (je 1tablissemerii d'inslruc(ion cerlifiant q ile ii nfress a ciiipcchi par le service m 1 faire de se faire im mairicuier ou inserire ennune iudiant plus 161. uivaiit la dkeijSion n° 57, celle attestalion peul toittcfois tre reiiiplace par toittc autre preuve 6fablissanf nil tel eiiip&hement. Si In (SG n'avait pas aclophi celle jurisprudence, ha recou laissance du droit 6 l'alioeat ion aurait uniquienient dpeiid u de i'tahIissemeiut d'instruction. solution peu satisfaisanle vu quc sa dcision u'aurait pn Lre cicftre 6 auen ne autorif suprieure. Comm e In CSS Favait dj6 fait dans sa dcision nO 643 (Revue
1946. 5e fascicule, J). 155). la CSG staluc dans sa chicision n° 578 quie
le meinhre d'uiie Cai se a l e droit de compen.ser des allocations iioui 1oiicIitics avee des contributions rrit.ries, dans in mesure o6 sa crance conlre ha caisse niait pas encore &Leinle iorsque ces contributions sollt devenues exigihles. Eile accorde €igaieiucnt cc droit 6 l'emplovcur qiii a qiiahit pour rclamer ]es allocations 11011 touclnes. D'accord avec la CSS. la CSG «a cependant pas voniui, cm acioptant celle iiouveile jurisprtidcrnce, se prononccr snr le earae[re des chilais prescrits cii celle matire. si bien qu'on peul ]es considrer comnie des dlais sul gehens. De in&riie. In CSG a cI&ir laisser ind€cise la quiestion de l'obligatiou nainreile. Ainsi, la civalification des (lelais 6 laquelle nous nons tious arrhis (balls ]es reinarques prliminaires 6 In chicision
110 643 de in (S (Revue 1946, 3e fascicule, p. 148) se rv6Ie en contra-
diclion avec la conception des cominissions de surveiliance. Dans sa dicisioii ii° 485 (Revue 1945, p. 270), In CSG avait pro- nonc qite lorsquc le droit au saiairc est ii apr65 le service militairc, cnsuilc d'une augnienlation de sabaire 1un6e cl'effct r6iroactif, le d61ai d'un an irnparti pour rcIarner le paiement des allocalions non lou- cWes ne court cju6 parfir de cc monicut. En revanche, si In caisse ne reclainc qil'a pr6s coup la couinihufion sur l'enscinblc dl'nn salaire. pay6 d'ejnbl6e dans son inf6gralit6, le (Mai ci'un an ne court pas du jour o6 le salaire total est impos6 011, cii dautres ternies, die ccliii ö6 in caisse rendl son ordre die paiernent dies contributions arri6r6es ‚
mais d6Jä de Ja date Ii la(11.lelle le salaire est vers6.
316
No 5 71.
Setil l'office idia1 de 1'industrie (les arts ei mt4ieis et du tra vail a Ja comp1ence (l'afranchir de la contribntion les peisonnes morales qui se pioposent un hut d'ufihit )tibliql1e (ACFG art. 6,
2 al.; OEG art. 40 bis, 2 al., lettre a).
L'assiijettissenient d'une aetivW industrielle, artisanale ott corn- merciale, au rgime des aiiocalions pour perte de gain, ne suppose pas 1'intention de raiiser un l)efl€hce : i'affectation des gains t un hut d'intrt public ne met pas 11011 plus obstacic it l'assiijettisseinenl (ACFG art. piemier)
l)cs J)r(trcs et des frrcs (I i ii'oiit pas prononct Ics vuux nionas- tiques ont cOnstiti1( une asSOciation. les i\lissionhlai res P. .pour sc (onSacrcr Slirt()ut i iinc aetivitt de miS.'(iOflh)ai les cl a des offices pas- totaux. La direetion g6iiraic se trouvc a Roinc. Lassociatioii cutte- hent, en Suissc, quatre Mablissements (lont cciiii de A. ('Olistitile le sige pri neipal oft se troiivc gaiemcnt u ne cole fondc pa r 1'« Asso- eiatioii des missioiis P.. A. Scioii scs statuts, le but dc edle asso- eiafion est, dune part de perniettrc au x Mudiants siiisscs (mi dsi- rent cicvcnir rnissionhlaircs de sadonnci' aux t4in1cs iI&cSSaires, d'au- tre part dassu 1cr tut sour aux missionhlaires avant bcsoiii (le rcpOS. Gelte associatioit ncst pas assuj cttic au regime des alloeatioiis pour perle de gabt. Daiitre part, die a fond, pur attei iid rc soll bitt, u ne associatioii inscritc au rcgistre du cornmercc, les « Missionnai es P., A. »‚ qui •se, plopose, selon cette inseription. (l'tditcr cl du diffuser des ceuvrcs Jittraircs difiantes, ic produit de soll activit dcvant scivir fi secourjr des tiid iants suisses sans fortune. Tont dabord, I'association scsI horne a plaeci' (IcS liv rcs cl des rcvucs dc la mai- soll ldtjoii P., sise eil Alicmagne - eile ne veudait de, livrcs (Jii'ilhix seules 1 Wrai rics. Depuis le Hirns (1'octübl'c 1941. (poque fi laquelle ont it€ i iterroiu pus les envois de livies ei de rcvites provenant d'.AI- lemaguc, eile d te ii ne revue dont la vejite In i ii proeur en 1944 Wie recette nette du 27 864 fr 80. ( eile ieeette a affectc fi l'en- treuen des etahlsseiiieiits ciirigs par les missionnal re Par (leision du 11 mal 1945. la (uisse a as.sujelti au Iginie (leS allocations pour purte de gain, avce effet r6lroaet if au 1r juil let 1940, la dcrnire associatioit iueutioiiiiie plus haut. Celle-ei a attaqiu cc-ttc decision devant Ja colnhiiiSSiOn ciatbitrage cii a ll(guaut qu'elle ne poursu ii que des (lesseins de pure cliarit, cl nexerce pas uric activit iLditeii r vii quelle ne pia(e ses revues ijiie par la vente i laquelie les fifres proefdenl (Je maiSon cii maisoll. sans se proposer aitciiii hut Itieratif. La cOlnmissinn daibitrage a i'e,jet ic reeours par Je motif qiie Ja recourante exploitait une maisohl i[6dition et exei'ait ai usi u ne activit luerative. raison pour iaqueiie eile devait ti'e assujettie alt rgi tue ie,s allocations pou r perle de gaul (I'ail-
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leurs ä partir du 1 octobre 1941 seuleinetit. 11 ne pouvait tre ques- tion, ajoutait-elle, d'affiaiichir !'association de la contribution, tant donn6 clue soll activit iiavait pas un caractre (lutilite 1)ubiiqUe. Dans soii recours ä la CSG, In recouraiite invoque In notion « (l'Uti- lit pubiique » appli(Iue cii rnati'rc d'imp(t p0111 la dfense natio- nale dans cc clrnainc, on recoiinait Je caractre diitilite p1iI)li(llle ii UIIC activit charitable mme si eile ne s'tend qitii u ne rgioil 011 ii une commune dterniinte. 011 encore aux personnes rattaches ii une coiifession doiine. La CSG rcpousse ic recou rs poti r )es inotifs suivants Selon Farticle 6. 2e al iiia. ACFG, les personnes morales ([Ui se proposent 1111 but d'tiii1it publiq ne peuvent tre affranchies de la contrihution par (llciSiOfl (in (llpartcinc1It federnl de lcOi1OhT1ie p11- I)li(111e. Dans l'article 40 bis. 2e aliilea. iettre a. OEG. le (ltparlement liidrai de i'conomie j)111)l iq ne a transmis celle tciic ii l'office flil& ml de ]'Industrie. des arts et metiers cl du travail. Cclii i-ci est ds lars senl conipclient pour dcider si !'on se troitve en prseflCe (1,1111 hut (lUtilit( pUl)li(llie NiIn COlillhiiSsiofl (larl)itr(lge iii in CSG liont celle coml)tlience. La ('SG na ds bis 1)11lS quii exainiller si Ja recourante est de conditioii iiidpeiidante et remplil ainsi Ja con- (Iltion principule dassujettissemeiit niL rgin1e des allocations p0111 perle de gain. Les mnissionhlaires P. nexercent pas Ieii r activit priticipaic dans liii dessein iticratif. Pon rtant, Jassociatioii des Mission hai res P.. A. a pour hut la vente (Inne revue. En cela r'side iiiie activit litern- live. PcI importe au siirpins quc Je proditit de cette ac1ivit serve u niquement ii raIiser les (lessej 0S dutilite pith!i(jlle du lassociatioii (]es misSi011S. La 11101] iie (10111 soiit emplov&( les hiifices proveiiant dune activit lucrative jiaffecte cii neu Je eataetere de celle activite (cf. dcision no 92. Revue 1941. p. 69). Au sllrpl Ils. [assujettissemetit n'est pas subordoinu \ iiitent ion de raJiser ni benef cc : il sup- pose simpiemeiit liii 1)111 c0ilO1hhi([1ie (dcisioii II' 2. 1er extmait, p. 2). La reeourante a düne 101)1 igation dc eontni buer. Eile peut cepen- (killt tre affra nchie( Je Ja contnibu tiüii si soii act ivit a liii caractre (l'illter&t public. II convielit dc transniettre le dossier ii loffice fd- jal pou r liii permctt re d u t ra tl(lier cette qit estion. (N 1464. cii In caitse P. \i. G.. du 16 kvnier 1946.)
No 572.
Lorsqu'un reprsentant aceomplit des travaux d'ciitures oeca- sionnels dans sa ehambre, qui ne confient aucune installation de bureau, et n'occupe qu'occasionnellement un einploy dont le salaire s'kve i une 'singtaine de francs par niois, il ne saurait tre assu- 318
je1ti au rgirne des allocations pour perte (Je gain comme personne de condition indpendanfe (ord. no 44 art. 3, 2 al.). Lc rccoti rant rcpisentc dccix maisons qu i ottt rgtil ireiitcitt oper Sil r scs comnnSsions los (l€dlI(4i0ilS cxig(cS par l(' rgin1e des allocations I mur perte de sa!ai Le 4 ja in 194. il a dernandth i Ja rc.
caisse (J&tle assnjctti au rgi tue des allocations pour perte de gai lt. all6gutnt q «ii Mait tat rcprscntaiit de cand ition i ud pcndanfc. La caiSsc d repou ss 6 sa rcqti&te pur Ic iuot ii (LIi ]es cond itions dassit- jettisscincnt an rgiine des allocations poiii perfe de gab prvttcs r Jordan tta 11Ce ii' 44 n'ta icnt pas raliscs. De san cöt, in twa- irlisSi011 (Ja rhitiage a rejek Je rccoii rs fot'ni contrc ccttc (Iecsi0n c'n so fondant snr los consid&at bus sui va ntes:ic rccon rant so t rottvc claus an rapport de snbord inat Ion \is-u\-Vi.s de in nlaison i laq ttclic il censaerc Ja lflajcti re putrtic de soli aMbH6 et avcC iaqtic]le seit Ic il a concltt an contrat d erh. plliscjnc ccttc maison mi paic 1111 abon ne- ntcnt gnra1 du chcniiii de fer all snrpins, il ne' possdc pas dc 1)11 rcau ct n'occui pc pas rgti li'rcitic'ut sO]i cnip1ovc. 1)11115 soll rc- eoiirs i In cSc, Ic rccon rant al kgnc uni! tissil Inc lii i-ni'ntc Ja I ns grattdc partie des frais attacli& ut satt art ivit (Ic rcprsctitaitt. Ic rcmhottrsctncnt de Abonn ement g(l1cia] ne cottstitnant (III lifte itisi- gn ifiatitc cotit rihtttioii c ccs frais. 11 ii'acconi plit pas soll travail (10115 lcs hurcaux des iltaiS0fls qui1 rcprtsentc. IltaiS (10115 5011 proprc appartctiicttt, et il occttpe satt ctttplovcc de matt u"rc r(gnJi'rc si twa (lllrlihic. L a (SG rcjettc Je rccours pol los niotifs Stil vatits Scktt larticic ‚ (Ic lordoitiiaitcc it 44, sont sculs assiijcttis an ginic» des uil locations p0111 perle de gai lt cotnttic persott tcs (je (011(11- tion i tidpciida nie lcs rcpt'sctitants qni. (linie part lic rcoivcitt pas (Je rettitiiterati)n fixe cl assttincttt Ja plus gtatidc partie des frais OccaSiontis par leu r MAte. I (1 atitre part (1 isposcitt de ictirs ii topics biircaiix Ott occtipcnt (III mollis litt cinployc. a iiioiiis (Jll'ils tictablis- sent par (lantres faits 1ttils cxcrccttt i iii ttl)it»ihlclltettt Jciir ut etivil li (je faon ind6pcttdaiitc. As total itiütts ne soitt pas rcnipl ics (IOIIS Ic cas desp»cc. II csf et ab] i ciuc Ic rccoti ratit ne dl iSpOs(' puls die 1)11 reati X (Idlis satt apparictttcttt et acit lt (I0llUT5 tut1 bcsoitt Jorsdjnil doit occasiotiticllciitcnt accoiuplir (lcs travaut x (lecritnres, il sen acujitittc. a laidc dii ne iiiachi tic ul ccrirc de vavagc. daits une citatnhrc I1iui- bitation (Jtti ne coiit icnt iii secrtai rc. ni tablc pour machunc ä ccrire, ni aticunc au! rc sorte du znatcric1 (je bi rcati datis ces couud itions.
011 ne saurait en aucutic rnatitrc» rccottnaitrc u\ cctte chambrc Je tu-
ract»re dii ii < hurcatt ». ()n ne petit (lire 11011 puls quo Ic recourauit oceupe utie e1nplove rguiIiremnettt. v ci q ii ii ne confic (lii occasiott- nei leinen! des travanx du correspotidance ä ti ne fenirne a Iaque1!c il verse ci ne vingtai ne du francs par mois, ca chiffrcs roticls. pour ccttc activit. Daus ccs coiiditions, on peut Sc dispeuiscr (je rcchctclicr si lt recouraitt ne toucJie pas dc rrnii neratiomt fixe et assliiltc Ja plus
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grande partie de ses frais, 6tant (lonJl que inrne si ces condjtlons taient ra1ises. dies ne permettraient pas a. dies seules d'assujcttir 1'int&ess6 au rgime des allocations pour perle de gain. Le recou- rant n'a pas Mabli par d'autres faits quil exerce in(iubitablement son activit (PC faoii iiidpendante. 11 ne pcnt (is lors €'tre assujetti au regime des allocafions poiii' perle cic gain. (No 1433. en la cause M. G., du 6 fvrier 1946.)
No 573
Lorsque Je preneur d'une exploitation agricole pr4end que in coniribution d'expioitation est due par son sous-fermier, il doit pron- ver qu'ii existe bien une convenfion de sons-affermage. Si cefle con- venfion a conciue pour une dune infrieure ä trois ans, il y a lieu de produire 1'aufoiisation officielle requise par la loi (ACF du 25 mars 1946 modifiant les mesures pour in proteefion des fermiers). Le 1 mai 1942, je rceouraiit s'cst install A. ei y s pris i bau u ne cxploitation agricole pour ia(luelle il a acciuittd les contributions pour peTrie de gain jusqu'au 111 octohre 1943. Le l scptembre 1943 cI&j. il a repris I'activitd COliOJ1li(jUe ifld1)efldafltc qu'il exerait antriciircmeuit Id 101 cice1ni)re 1943, il a transfr son domicil t B.. sigc de son activit. 11 a eonfid i na intern italien le soin de rentrcr la reolte cl daeconiplir les travaux de iautoinnc. Ensuile, ii a ccI E. B. ic dornaine afferni, avcc btai1 et jnventaire. Le 16 iiovemhrc 1944, la caisse lui a r6elam ]es contributions pour la prio.de s'&tendant du 1- octobrc 1943 au 31 ocfobre 1944. Ii a refus de ]es paver, aIlguant qu'ii avait sOus-I011 1'exploitation. La com- niission d'arbitrage a ccpendant rcpouss son rccours. II atlacjue celle dernire cIticisioii cievant la CSG qui ic dtiboute pour les inotifs vants Le recourant ne doit ]es contributions (ItIC sil faut le considrer comme exploitanl. S'ii a sous-iou le •dounaine afferm t nil tiers, Cd n'est plus i iui. mais au sous-ferniier qu'i] i neoiiube ci'aequiftcr les con tribut ion s. Le recou rauit n'a PS p u ap 1)Orter la preuve clii' ii a con ein un COn- trat de sous-affermage avec E. B. et que cc dernier ne se trouve pas simplement ii soll service. Selon l'articie 39 de i'arrt du Conseil fd- icil du 19 janvier 1940 instiliiant des inesures confre la spculafion sur 'es terres et contre le surendettenient. aiflSi que pour la proteetion des fermiers (RO 56, 78) (lans ja tenetir qUc lili doniie 1'arrt du Conseil f&Irai du 7 novembre 1941 (RO 57, 128), un biii t ferme ci'une dure infrieiire t cinq aus ne pouvait tre couclu sans aulorisation. Or,
*) Trois aus, inaintaiiant, selon I'arrt du Conseil fdra1 du 25 mars 1946 modifiant les inesures pour la proteetion des fermiers (110 62, 89). 320
celle autorisation na pas produite. Si ]es parties avaient an C0i]- traire prvu ml sons-afferniage (Inne iure de cinq ans-) ott plus, il existerait certa ineinent iine picc cric consiatant kur accorcl. II ap pa- rait cii outre invraisemblahlc quc le rccourant alt couclu avcc E. B. ‚iii contrat de soiis-location por1a11t siir iiiic dltil(C su1)rictir(' il celle Vlic (lans Ic coiitrat dc bail a ferme iu -in&mc. Enfin les parties ne Pol! Valellt (01! venir (Ion fermage saius Je soumet tre i 1'approbat ion du
1 atitorit cwufOrin eiU(fl t it lordüiiiiance XI ii (III (1(1)arteuiieuit fdra1
(Je 1' C0i101Iiie piibliq Je dii 11 jiuillct 1958 sur les niesuires cxtraord naires concernant le (Diii dc la vie (haux it ferme. (Irolis (Ic pacage et (Irout dest, vage) (1«) 54. (N 1586, cii la causc \V. K.. clii 16 kvrier 194.6.)
No 574.
Potiu caiculer la superficie determinante (l'tlne exploitntion (Je cullure fruitire aee sotus-productivili de bajes, on rnultiplie In su ul'aee eultive par le faden r (Je jendement 2,5 (01(1. n° 46. art. 4.
2 al.). (No 1469. cii Ja causc A....dii 25 kvricr 1946.)
N0 575
Les pou'celets sevrs de rnoins de 2 rnois et les porceleis de 2 ii 4 mois comptent eomrne demi-uniis porcines. et par consquent comme
0.0312 tate de gros btail (ord. n° 46, aut. 5).
(N" 1450. cii Ja causc F. 5., du 25 kvricr 1946.)
La rtduction de la contribution per sonnelle ne peut Hre accoude que sur in base d'une deniande de r&iuction motive, prsentc par le contribuable (ord. n 48, art. 2). (N 1455, cii la cause S. S.. du 16 fvricr 1946.)
Lorsqu'un militaire West pas inscrit comme t4udiant auprs Tun (abiissemeut d'instrucfion sup&ieure lors de son entre au service, in caisse doit lui reconnaitre un droit rtroactif t l'allocation s'il se
*) Aetuelhmmeut trois ans.
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fait immatriculer aprs son licenciement; il acquiert cc droit rnmc % (1tfaUt d'iine attestation de 1'tab1issement d'instruction s'il peut pronver, d'au{re nianire, que le service militaire est cause qu'il na ph se faire immatriculer plus töt (art. 2 de l'ordonnance d'excution de l'arrW du Conseil fdraI rglant le paicment d'allocations pour service militaire aux Mudiants des Mahlissements d'instruction sup& ricure).
Le recourant a terunin son colc (le reerues je 27 oetobre 1944. II a alors t6 prvu (1i-il serait Convoqu i 1111 eours de sous-officicrs debutant le 15 janvier 1945. En ni&nic tcmps. on Fa privcnu qu'il serail appeI i suivre nil cours dadaplaHon d'iinc semaine au cldmt (lii iiiois de deemhre. Eutin, ii mi fallait prvoir qu'il clevrait Snivre, iinmeiliatciiient aprs son coie de sous-officiers, im cotirs spcia1 pour paver ses galons de caporal, puis inc eolc d'officicrs. Pour CCS motifs et sur Ic conseil du chef dii (IepartcI1lent militaire (111 caufon de X., (mi tait in tervenu pour qu'il fit des grades. Ic recon rant a rcnonc, en autoinnc 1944, t se faire iiunatnculcr i IcoIc POlYteChul iquc NU- rate potur le seniestre dluiver 1944/45. Dans Ic courant du niois de dicemhrc, il a appris quil devaif faire une ccole de sous-officiers SpCiatc au heu (le l'coic hahitucile qui dh)ufait le 12 fvricr
1945. Dans la suite, il a StiiVi ICS coturs cl les tcolcs prvues. En
1945, ahors qu'il se troiivziii encore ä 1'cohc d 'officiers, il s'est fait inuuoatriculcr pOur le senuestre d'hiver 1945/46. II a rietani I'l1ocation pour tudiant rlroactiveinent pour lOtuS tes jours dc service accomplis en 1945. mais la caisse a reponss( sa rcciute parce qitil ne setaut fait inserire i Fkolc polylechuui(lue ni pour le semestre d'hiver 1944/45 ni pour le scnlesirc dte 1945. La coununission a. laquchhe il a rccouirui. la dhoul cii tablant surtout sui• le fait quc le recteur die l'icojc polvtechniquic refusait de liii d1ivrer ime attesfation formelle certifian t qui ii avait (nipCh( par le service nuilitaire de se faire inserii'e coininc &tudiant, attestaiiouu que prvoit l'articic 2 de l'or- donnance dexecution de 1'arrt du Conseil fdra1 rglant le paie- inent d'allocations pour service militaire aux Mmliants des tab1isse- incnts d'instruction suptrieure. Le recourant aftaquc celle dcision dcvant la CSG. II joint Ii son muinoire wie dcharation dii chef du dparteincnt inihifairc du (anton de X. tab1 issant quil n'a rcnonc u\ se faire immatriculer qu'en raison du service inilitaire qu'il savait dcvoir accounplir et sur le conseil du signataire unme de la dc]ara- tion. La CSG adinet le recour pouir ]es inotifs suivants Selon I'article 2 de 1'ordoniiance dexcution prcitue, le militaire qui s'inscrit comme tudiant aIiprs d'nn tahlissennent d'instructio.n suprieure aprs soll hiccuiciemcnt du service a droit ä l'allocation pour cc service, autanl qu'il pcut produirc wie aftestation diudit tabIisse- ment certifiant que le service l'a empch de se faire immatriculer 322
plus tot. Lc sort ilti FCCOUFS cl&peiid de la port& (111'il faul ionncr i Cc ttc altestati 011. Si 011 liii recon Ii ait iine iinporta nec dtcrin man te, en abandonne du rnnie Coup i l'tablisscmen t diislruction siIprieure CII l'CSJ)Cr l'ticole polvfcchniqiie fdralc - Ic pouvoir de (leci(ler cli droi t i lallocation. Ui lispo.i tion c116e ne peut clv oir cutte sigiiifcation. Lattestalion prviic doit hicn plut pernicltre clexcliire ]es ahtis que favoriserait lexercice rltroaet1f du clroit i Fal locatioll. ])ans certat ii s cas, il sera ti ifficile d'eiahlir sj un mi itai re qiii siiiscrit apr's ('01!!) comme tticliant noui'rissait cljI eette iiileiilioii aiiparavaiit et d ete ciiipiclic de in Waliser par Ic service inilitaire. I)'autrc part, cepeiidatit, la eonceplion selon laquelle ic mnilitaire auquel mnaiique iiiiiqiieiiient cette atteslation ne pourrait pas (bfenir lallocation 1)0111' ttudiant apparait irop formaliste. Minc ci dfaut d'uiie attcstatioii lorinelle de l(t ahlisseincnf clinstriiction su 1)I'ic' ire, mi (bit ad meitre qiie 1'CsS di clroit a l'al bocafioll polir €t1iciiant s'il petit apporter dautre niauire, In preii ve cju'il n'a pcI siiiscrirc conilile etudiant a ('LlIISC du service militaire. l)ans le Cas di'csI)?ce. mi cloit a, In vili'ite c'ouslater cfue In sil untion rel1e - teile qu'elle est apparue plus tard - alirait perinis au recou- rauf de se faire initliatriculer en autoni ne 1944 dtj i. Toulcfol ii con- Vieiit de tenir compie en premier heu de in sitiation apparente a cette dpoque Le recouranl ne ponval pas eiieore snvoii' alors (liiil ne cicvrait entrer ci I'cole de sous-officici's cjuaii iiiois de ftvriei' 1943 et nori l la mi-janvicr ei qu'il joiii'ail aillsi diiii intervalle de de civile plus bug dlu'on in' le liii avait fait prtivoii'. Vii la lnanirc ciont I'avcnir se prscntait all iiionieiit 0ü il di leriniie 5011 eeole de reerues, il est comprihensihle et naturel quil ne sc' shi pas inscht eonuiie tucliant. Cette (leeisioll siiiiposail dailleiirs clautant plus ci ne htahl issement dinstrucfioii sup'riemire etait ei) lespCe l't"c'ole pobv- teellllidlue fcki'ale. Daus celle cieril i rc. cii ei fei . - hien plus quc cc nest Ic cas lt luniversifii 011 Organisation des cours laisse une grancic lihertti aux tliidiunts - uiie abselice. nn'u iiic. CDII die. peiiclant iiii senies- Ire OH un dpart avant Ja fiii clii setnesti'c' peuvent, ei) raiSon (le ha rigidif€ dii Programme des colirs annuels. rendre dii! idile lilie poiii'- suite des cliocles. II est (ls Im's vaiil de s inselire 1 icole polvlechuiqiie si Von cloit satlendre i iiilerroinpre ses ihnke. Totit indic1 11v cjuc ii' rcc'ou mut ci i tt vnip leht tut iq uenic'u t pci!' le service in ii loire Av eomniencc'r ses Muchs e n aufoinne 1944 cli. 11 n'a CII aucun autre motif de ne pas siiiiinati'iculcr ä l'c'oIe polvtechnique, coinnie ccla ressort netteinent de lafic'siation, joi ute an nielilol re de recours, dans laqucfle Je chef du dparlenient militaire clii cantou de X. atteste djliC, VII ]es circoustanc'es rapporties plus haut, il a l u i m Cc uie dconse ii k au recou rauf die se faire i ininat ne uler.
(N0 1440, en In cause II. M., du 7 mars 1941)
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Na 5'S. Mme iorsque la caisse n'exige qu'aprs coup le paiement de contributions, le Mai imparfi pour Ja ric1amafion des contributions diies et (les allocafions iion iouc1ies ne court pas t partir du jour oü l'ordre de paiement esf signiiit, mais ä partir de celui oü a vers le salaire impos rtroacfivemenf avec la rserve que le Mai d'une anne dans lequel doivent Mre reclames les allocafions non touches ne commence au plus töt t courir qu'ä la fin du mois au eours duquel a accompli Je service donnant naissance au droit (ord. n° 41, art. 6, 11' al., et art. 11). Les allocations rclames apris coup peuvent tre compenses avec les contributions dues, dans Ja mestire oii le droit ä ces alloca- tions n'*tait pas Aeint lorsqu'a pils naissance la crance de la caisse. Lors dun contriie, la cuisse a constat que la rccourantc n'avait pas pav 'es contributions dues sur des saiaires en espces cl en nature vcrss ä ses quafre fii.s, i l'poquc anirieiire au 50 j uin 1945 oi eile diri- geait le commerce (je meubics, traiisfr pur la suite ä la soeiit6 cii noni colleetif B. Frres >, cr&e pur ses fils. Ces monlants se rappor- tent ii des gratificafions, i des factures payes pour ses fils et ä la valeur dun appartement mis gratuitement \ la disposition de l'un (ICS fils e it 1941. La caisse a rclanu la somme de, 384 fr. 73 par soll ordre de paiement du 9 oclobrc 1943. La com mission d'arbitragc a parlidflenicut admis le recours intcrjet par Dame B. Eile a pronoric (Inc les sommes prises dans la caisse du commerce pour acquitter cer- taines factures ne devajent pas Mre S0i1rniSCS . contribution, Ces oin- nies avant portics au dhit du salaire des fils. En revanche, la conimission (i'arbitrage a dMare soumkc i contribution la vaicur de i'uppartenient reims i Fun des fils, ainsi que los gratifications, comp- tabilistcs sons le horn de « salaire ; mais eHe ajouta que le suppI- meut dallocafions qui cii rsulfait pouvait &tre r6elain6 pour unc anne ca arrirc, cii vertu de ]'article 6, 1e1' a1ina, de l'ordonnaice ii' 41. La caissc a. cii faveur (Je Dame B.. iiiicr.jet rccours devant la CSG contrc celle dcision. Eile expose qiie le supplrneiit d'allocations ne peu t pas tre rc1uin pour wie anmc scuienient, puisque le droit au paicmen t ne pciit pas s' tciiidre avant minc d'tre n ; or, celle prteotioii n'a pris naissance qu'au moment oü le salaire plus Iev a (l(clari sounus i contribution, et le deiai d'nne ann€e pour ic faire valoir n'a coinmenc coilrir (Ili partir de cc nime moment. La CSG adinct ic recours pour les motifs sdiivalits Attendu qu'cn l'espce ii s'agit (le prtcntioiis de collaboratcurs mcmbres niascuuins de la familie de l'cxploitant. cc sont les luridic- tions de recours en matire d'allocations pour perle de gain (1ui sont compientes, en vertu de 1'article 9, 4e aiiiia. (Je i'orclonnance n° 48. 7524
Le droit (Ic la caisse all paieiuiciit de coiitrihtiiiouis sur an salaire plus Mevt ct Je droul de au paicnucuut de iallucatiou cOrrcs- !'uutercss
poiidaflte ne Mmt pas As ii Ja date de Ordre de puicnieuut de Ja caisse, mais au moment oh le salaire plus Jcv a t€ pay. La caisse aussi bien quc Je uni ilaire pouvaucut faire valour leur prtcntion ds cc moment, mais ceilc-Li pendant uuii iklau de 3 an s, cciui-cl cii revanche, pendant im dJai Ohne anuic seulcuuueut (art. 11 et 6. jel: al., de 1)1(1011- nance i 41). Le paint dc (lepait dii delai ne pciut ttre I1X( pastcrieui rc- uuicut ä J(poquic paur laquellc Je salaire plus Jcv a PiiYi quc (lans Je cas au ctt Ic aulgnlciFlatioui dc salaire et intervcnue avcc eifel ri in- art if. cainnie ecla scsI prüsen16 cii Ja causc ci1c par Ja rccoui ran Ic (dikisioui ii' 483. Revue 1945, p. 20). La dif krcncc ciii rc Jcs dlais (Ion 1 heiiclicieiit Ja caisse (linie part cl Je in iiitaire daut re part paur faire \'aioir Icur prtcntion rcposc, N u Je grund nonu hrc de leni's mcmhres. sur ly mpomiw IN6 oh se
1 rauvent frq ncni wen 1 ]es ciiusscs de rclunicr Jcu i's cranccs (I(IIIS Je
(lCldi (linie (uuinc. tandi.s (jiIc Ic iniitai'c est ccuus( avair ais(uuuent Ja faeuts du Je faire. On pcuf lauteiois sc dcuiauudcr cucore si ]es conlri- l)ittiOuiS diics tue paurraient iis ii'tre c()nupen(ii's avec h's suippl(inciits el'allocaiians ifiem'cnts a ux perjodes an 6.ricurcs ä lauinic prcdarui in daic an Ja pr61cn1 mii a 6i elevee. ‚J usquuici la ‚j urispriudcnec de In comunisSion de snr\ciliauuec Je uiiait, La qucstian doit &tre ccpcndanl ('Xiumuuiuli'c iTi uiauivcai. vu Je changcincnt iuufcrvcuuui dans Ja jitri'.priudcncc (Ic Ja COlflinissiaii (Je siurvcillancc ('fl ilitit'(' dailocations poilr perle de Siuiairc. fallt l es contribuahies (Inc Jcs dirccteuirs de ctiisscs ciux- uuiuuies fiennciut patu' i1(quitiIhIc que Jr's allocaijons nun touclices ne pu isscn t pl us bwv reclaniecs paur Ja p(riadc minc oh Ja C1i1SSC pcii 1 cneorc faire valoir ses cr€'iuiccs. 11 convicuut aiiisi dattuuer Jes ci- giueitrs inhrcnlcs \ celle gm'aide difkreuucc. cii ci&niuinit an uneinhrc appck a sac(Initicr d'iun arriere Je droii d e campeuiscr ave(- des ulla- caiiouus eniiucmciu1 an particllcuuieiuf nun touelucs (ef, (Jeeisian n° 643. Revue 1946, fascicuilc 5. p. 133). Lc drait i Ja conupcnat ion sera aecard ililS5j 11, ieuuuplayciur bude a laie viJour Je droit aiix alloca-
1 ions poiur perle du salai cc cc sera notaiuincnt ]c cas Jorsqne leni-
plocni avait (Je soll proprc ('lief vcrsrson salai re ä soll emp]ay iiiabiJis€, oll laut au uulolliS (flur' partie (Ja salaire tgalc au niontauit (Ic IaJ1oca1iuuu (ef. (ceisiaui prrcutic). ('eile cauudit an est rcniplie eil lesI)ee. piuisquc Je salaire vcrs( Cii uualuuc i'I l'un des Ii Is Solls forme de Jogeni cii 1 grat im it, cl cian t p rovient Je d mai 1 ä uiui sump p knien 1 d'all a- catians. a rt fanriui jenuult foulc 1'annec. Enfiiu, Ja coinpenai iaui mic pcut se fade quii Ja ewnlition quc Ja cr&uuuce contre la caisse ne fuf 1)clS dji tciufe lorsquc Ja crauucc de celle-ei c'st uie. ('es cand ition.s sonl aussi raJises dans Je cas particimlier. lt m'eeouirs doit ds Jors We admn is. (N 14H6. cmi Ja ca tisc T. B.. du 15 avri J 1946.)
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Jugements pnaux en matire d'allocations pour perte de salaire et de gain.
No 36
Q uiconque s'oppose t un confröle de comptabi1it6 ordonne par In caisse de compensafion peuf Hre puni d'une amende (OES art. 19, 1- al.). Le 21 septenibre 1915, nil reviseur de la caisse de compensation voulut Diener Un contr1c des ii ffaircs cl de la coniptabi1it de 1'in- CUlI) (liii eXJ)loife lilie IflLliS0fl (iC ColIIlucrCe et q'c la caisse s0upon- flau de n'avoir pas aniionCi les salaircs icmpIoys auxiliaircs ciigags OcCasiounel!cill(,llt. 1-1flCU11) aciopta tOulCli)iS une attittide rcalci- traute \ lgarc1 du reviseur. Lorsque cc ciernuer lui fit observer ql!'il avait l'ohligation de laisscr examiner sa comptahilul. ii liii dc1ara quil flell tenait aucuuc cl ne la liii laisserait de toutc nianire pas consulter si m&nc eIle cxistait. Le reviseur iiisislaiit SUr sa deniatide. il T'attaqua (lans son h()mleur cii scriant que tons ics ioiictionnaircs de 1cononue de gucrrc taicut des iiIis(rablcs ei des rcpris (le justice qui ne soiigeaicLnt qu'i clucancr lcs citovcns liouiutcs. 11 le ii!ciia(a de le jeter a la porte. Le reviseur a port plainte pour alteinte ii ihonricur, sans toutcfois se porter pan ie civile. Le pr&idcnt du tnibuual dclare linciilp cotipabic d'injurc cl dopposition ii. Un cortrC)le ordoniu pur in caisse. 11 le coiidamne i mc ainende de 80 a convcniir en lifle peine cli' liuit jolirs cI'arrts i clt.1aut de paicmc'nt, ct aux frais du 1i causc. E.vtruil des motifs.
11 est indiscutable (juc l'iIictlIj) a CII fr(iiit )ar snn attitude l'arli-
dc 19 OLS, puisciu'il scsi öpposi ii im contröle ordoIin( par l'autorit COI11 pteiite Du tu CI1iJ)Ch de (llmciclIc aufrc iiianinc. Ii est passihle de cc fait drille amcndc maxiinum de 500 francs. C'cst 6ga1enicnt LL jilste titrc qti'il csl acciis d'atteiintc a 1'honneur.
11 ne nie J)ilS strc servi des exprcssions riipportiies claris 1ii pluimite,
ii!ais coutcste qu'clies rcpniscntciit une atteinuc' ä lhoniicur clii plai- guant. 11 ii ccpendunt reconiln SÜD tort au cours des dba1s. Les offen- ses qui lili sont rcprochcs niiiIisciit sans aucuim ciocite l'tat de fait subsidiaire Visti pur ]es disposilions rpr nant lifijllre. Lcs conditions Spcialcs de la cliffaniation on de la calonuiie ne se trouvent pas rem- plics VII {IU'il napparait pas malmufcsidnicnt (1111 ii conncit la fausset de ses allgations ct Vu qu'il liii pas CXpnin!i (ICS accusations Du des 326
SOUI)Voflsvisant (les tiers. Oii (bit (bOfiC le reconnaitre coupable d'in- jure. La peine prtivue pour cette infraction est Fern prisoivnernent pour trois mois an plus ou l'ainendc. L'ineu]p sest ainsi rendu c oupable de dcux dlits dont Je plus grave peut trc puni, soit de Feinprisonncrneni pour frois rnois au plus, soit d'une arncndc, tandis que dc plus liger ne peuf 'tre rprirn que par Ufle aiiiendc maximum de 500 francs. Le code pnal ne contient aucune rgle tonchant le promionc Tune peine umiiqne dans les cas de concouis dinfractions de cette nature. Considrant toutefois que l'in- jiirc poursliivic n'a pas min caractre particulirenient grave et, surtout, ne saurait trc att ribue a une fcheusc tourn nie d'esprit : tant donnd ca outre que l'ineu lp a un casier j ndiciaire vierge. q u'il Malt surexcit l0rS(itli1 ii prOnonct les paroles i ncrinIiiHes. (mil recunnait sa faufe aujourdhui cl a exprm scs regrcts all p!aignant par fcrit, je juge estinie (JU une peine privative de lihert€ serait dplace, bien q«au- cune des circunsfances athn uantcs prvueS i l'artiele 177, 20 et 30 ah- itas, CPS, ne soit rialisee, le plaigmiant imavant ni provoq ti Finj ure, iii ripost i celle-ei par une aiitrc injurc ou par des voics de fait. Linculp encouri (Irnic dcux amendes cl le juge doit, conforrnment larticic 68, clii ffre 1, 2 ah na. CPS, he condaniner a une amende pro- portieoiiitc ä sa cuhpahilil. Pour apprcicr cette cmilpabilit, ii con- viendra de retenir comme une circonstance aggravante le fait (IUC les ngimes des ahlocations pour perle dc salaire et de gain rcprsentaicnt une des institutions bes plus importantes pour je mnaiiitien de 1'ordrc COnoiiiiquc en temnps dc service actif cl ont cii ainsi In plus graiidc porte sociale. Ds bors, le confrCdc preis des dieoniptcs ntaient pas seulernent autoris : ii hali eXig( Par I'iutrt du pav. Tout refus dc se souinettre \ cc contrMe rcpr€sentc pour cette raison une faule asscz grave. Coiisidrant ces diverses circou.stances, le juge estime convena- ble de prononcer une aincnde de 80 francs. (N0 673, jugeinent du präsident du irihunal d'Aarbcrg. du 7 ociobre 1945.)
N0 37
Cehui qui obtient, par des indicafions fausses, une allocafion pour pertede salaire qui ne liii revient pas. est passible d'une amende de OO franes au plus (OES art. 18). Liicubp ii (livorct (lavec sa premire femnme cii 1942. Le jugemeiit (le divorce a coiifi i ja mre le .Soifl (Jc b'cntretien et de 1'&bucation d es enfants issus du inariage (c;itherine et Marguerite) et coudainii Je prvenn a verser une pensioll abinicintaire mnensuehle de 35 francs par enfaiit. Depuis cette pO(1iie, les enfants nont plus vcu dans son mnnage et n'onf d'aiitre part jarnais biifici de son assistance. En
327
automne 1944, sa seconcic femme, autorise pur le juge ä vivre spa- re, n'habitait pas non plus avec lui, mais avec son fils, Ren, issu de ce second mariage. Ii liii versait d'ailIeurs une pension rgulire. Le 25 octobre 1944, l'ineulpe a remis a son emploveur un nouveau questionnaire relatif ä la dtermination de 1'allocation pour perte de salaire oii il dto1arait que scs lrois cnfants vivaieut dans son mnage, affirmation qui ne correspomidait pas Ja raIit. Sur la base de ces ä
fausses indications, il toucha ca trop des allocations pour perte de salaire s'levant ä 407 fr. 05. II reeonnait avoir obtenti des allocations trop Ieves, mais prtend quil faut aftribuer la faule faite dans Je questiownaire ii son ignoraimec touchant les formules. Le tribunal de distriet dcIare le prvenii conpahle d'avoir obtenu, par m gJigence, une allocation pour perle de salaire qui ne mi revenait pas et Ic condamne i une amende de 50 francs. ainsi clu'au paienient des frais (Je Ja causc. Ex/raU des rnotif.s On doit d'abord reJever i la decJia rge de Fineulp q ue les form u les utilises dans les rgimncs des allocations pour perte de salaire et de gain somit assez comnp1iques. si hieii cition petit facilement coinmettre une erreur cm les reniplissant. Les faits suivauts portent ä croire que c'est Je cas en J'espce : l'inciilp ii'a pas remph les rubriques sons chiffres 10 et 11 dans Je qneslionnaire du 25 octohre 1944 tandis qu'll v a rpondii (Julis iC cjtmestioimnciire clii 29 mars 1945 : sons chiffre 23, iJ iiicJiciue que trois enfamits de 2 i 5 ans vivent (]ans somm innage, affir- niatiomm cmi contradiction avec les cJiiffres 10 et 11 (Iaisss en blanc ou biffs). SiJ diVait prmnmtiditi dobteimir wie allocation qui ne liii revenait pas. il aurait vit cette con1raiJictiun manifeste. Bien que ]'emploveur et Ja caisse cussemit en le devoir dcxaminer attentivcmeut le qucStion- naire avaril de paver lallocation, celle cou!rad iction Icur a cha pp Cc ckfaut d'attention ne coustitue cependant pas nime faute asscz grave pour rompre Je rapport (Je CaUSe a effet existaiit entre les fatisses dc1aratious dii prvcnu et Je paienient J'unc allocation trol) Jcvc. IJ existe liii autre indice du fait que lincuJ1) ne savait pas com- mcmi remplir le cinestionnaire : Je 29 mars 1945, il a inscrit ses enfants Catherine et Margtierite i Ja bonmie place. soit sous chiffre 23, II, bien que Jeur Jogement n'efit pas chang et hien que Je prseflt procs ne ft pas eneore pendant. En revancJie. Je nimne jour, ii a de nouveau porti i tort sous la rubrique 1 son fils Ren ' issu de son second mariage. IMlilite contre 1'incuJ p Je fait quil a etc condaiiiiu, Je 12 octohre 1944, i une peine de six inois cFemprisonuemeut, avec sursis pendant quatre ans, pour vols rpts. escroquerie ei faux dans les titrcs. Oti pourrait en effct. vu celle condamnation. Je juger capable de faire um fausse dcIaratioii dans an titre ca vue cJ'obtenir na avaimtage pcu- Ui a ire. 328
De loute ivanire, ii devait savoir que les iridications fournies dans le (lileStiOflnaire servent de basc au caicul Je l'allocation. Le question- naire porte au surplus la mention (IUC Je signataire dott rpondre entirement et conformtment a la vrit toutes les questions et clu'il sera puni s'il fait des dc1arations incompktes OU iiiexactes de faou obtenir illicitement une allocation. Si Je prvenu ne savait pas sou s. quelle rubrique inscrire ses enfauts, il aurait pu s'en inforiner auprs de Ja caisse. En oiiiettant de ic faire, il a müiitr ufle iinprvoyancc coupablc. Son attittide ne repose pas. il est vrai, sur u'iie intention, mais eile rvIc ccrtainemcnt tine ngligence. Pour (ltcrmi tier in meSure (Jc in peine, on doit retenir comine cir- constance aggravante Je fait que l'ineitl J) s'est dj1i VII infliger, outre Ja peine mentionn6e plus haut, une autre peine de 14 jours dem pri- sonnemerit avec sursis prononce p0111 violation d'unc obligation d'en- tretien. Apparaissdnt au contrairc comme des eirconstances attiiiiantes Je de-r de ciilpabii it relativement hgei' de l'i iieulp aiusi que Je fait qui 1 a (i(j[ coinmene de rparer Je dot)niage ca versaut des acoiuptcs inensuels rgi1iicrs. 11 convieiit (Je sigualer Co outre les cousidrants (ItT second jugement prcit qui aceorde derechef Je sursis ii l'iinculp par Je motif qu'il 1 ravaille assicli'iinent et bien, prod tut une henne impression personncl le et fouit abstraction faite dc sa eondarnnation aiittricurc Jene bonne rputatioii. ('es coristatations favorables au prvenu nont pas i £ infi rmes tiaus Ja prseute proc&l lire. 11 parait tIs lors eonvenable Je prollonCer eontre liii une &iiiiende dc 50 fr'aucs. Par suite de sa eoiiidainnatiou, il devra supporter les frais de Ja cause. (N 687, jugement du tribu nai de district d'Horgeu, du 9 noveiiihrc 1945.)
No 38
Si un exploitant ne remet aneun relev de compte a Ja caisse de compensation pour se sonstraire ii l'obligation de contiibiier, il est coupable d'avoir « Aid » celle obligation au sens (Je l'aiticle 34, 1" a1ina, ACFG. Une poursuite pnale ne petif Mre exerce contic liii (111i a 1ud 1'obligation de contril)uer (ACFG art. 34, je1 al.) avant que In caisse au puis les moyens (Je coercition adniinistratifs mis ii sa disposition (fixation de Mais et arnende d'ordre : OEG art. 25 bis). La caisse West en revanche pas oblige de mener un contiöle (Jans I'exploitafion du confribuable. Eii d(pit de soininafions et (i'amendes rptes, l'inctilp na remis i Ja caisse, pour seit exploitation. aucimu relev (Je comple relati f aux inois de janvier i septembre 1944. La CtUSSe ii port( plainte ccutrc mi de cc fait. mais ie tribunal d u (Jistriet Fa Jibr CII premire instaiiee. La caisse a i nterjet appel devant Je tribu uni supr&we CII demandant
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que le jugenient de premire illstaLuce soit annul cl que Faccus soit deciare coiipabe et piinj dans le sens du la plainte. Le tribunal sii- princ dclare 1'accus coupable ilavoir cnfrciut i'article 34 Irr a1ina. ACFG, cii ludaiit son obligation de coLntrihucr. et le condamiie ä uiie aniende de 20 francs ainsi qu'au paieincnt des frais de procdure (le prcmire et de secondc instance slevant fr. 50. Exiraif des ‚noifs Le tribunal de distiriet scsI dicicir€ c()lnp( Icilt d j ustc iitre. On doit cii revanche rpudier soii point de vue scion lequel la plainte pna1e serait ineornpllc. La plainte dc la caisse est ccrtes corn pendieuse, mais eile conticut bus les iiincaibs qu'exigc la Im. II n'est pas ncessairc (jilelle s'cxprimc spciaiemcnt sur la forme de la cuipabi1if : eil re- procliant t Faecus de selre sousirail a lohligal ion de coiitribuer, la caisse admet implicitcilieiit qul ii agi iiiicutioniiclicment. Le mme reproche stippose 1lCCd'Ssairclflcliit (lii eile ('stulle fomlte cii droit l'obii- gatioti de l'incuip de produire des comptcs et de vcrscr des contribu- tions il est donc egalemcnt superflii quc cette double obligation soit cxprcsstnent rappehie dans la plainte. ('eile-ei est asez claire, dans sa rdaction actuciie, pour quc I'accus pulisse v recoivnaitrc cc qU'Ofl lui icproche. ii West Pils nccssaire dc renvover la plainte pour la faire coinpltcr. Les faits ne sont pas eoiitest€is. l:accus a dji essav en 1943 de se soustrairc i lobligation de contribijer. On lii alors lax doffice ses contributions ont r€duitcs ii 1 fr. 30 par lnoiS en raisoii de sa Situa- tion pdcui1iairc dfavorable. Ii na pas rccouru contre la dcision lassujettissant au rgimc des aliocations pour perle de gani. Aujonr- d'hui. il allguc qu'un fouetionnaire de la caisse de (OfllpcllSatiOLfl liii avait une fois affirin quil passcrait chcrchcr le rcIcv de compic chez iui il a ccpendant oniis dc le faire, et 'est ainsi quc Ic rcicv est rcst chcz l'accus. mutulis. Celui-ei navait cependani pas le droit de le laisser purcincut cl sinipieineuif de c6t, mais aurait dü le remettrc ii la caisse. Ii ii'est pas certain daillelirs quc cc dtcomptc concernait uii des ucuf niois (je la priode (janvier-scpternbrc) faisant Fobjet de la plainte. L'accus allgue dautrc part (11111 ne peilt paver les contri- butions. Mmc si cette objection est exacte ein fait, eile naffccte cii neu les infractions poursuivies ici, edles-ei avant trait aux reIevs de coniptc et non aux contributions. L'accus avait «allicuirs la facuit de demauider la remisc des cd}ntrii)uitions ca invoquant sa situation financire dfavorab1e ; cette remise liii aurait certaincuient accor- dc si les faits qu'il expose correspondent hieii u la raiit. Mais, l'accus s'cst avant touif iiiontr eiitt. Meine aprs avoir tax d'office ein 1943, il n'a prsenii aucuin relev die conipte et s'est au contraire refus6 avec obstination ä remplir ccs formules si simples, bien qu'il (lut savoir qu'il ei) avait lobligation. P1utt cjuie de satisfaire cette obligation, ii a prfr paver des ainendes dFordre. Ii n'y a pas 330
heu d'adnlctt re clull ne savait pas coninicut reniplir Im forinules cii (1licStioll opration (lau taut Plus facile i)0t11 liii qiiil n0CCiipc 1)(15 d'emplovs daiis .oii cxploitation . ('1 Si iiiiiie CeUt (t( Je CJ. il aurait pu ohtciiir Sans gi'andc peine ]es tcIaieisseiiiciits 1ccssa1rc. Oii doit ainsi coiicliire quil lid pas ooulit rein pi ii lCS 101111 ules de rcicve de comple. Sop attitude cntte est cncorc inisc cii relief par Je fall qii'il n'esf pas aN chercher «\ Ja poste Ja citation dii trihtiiial supr&inc. Si hien (ltl'il a failti Ja lui faiic rcincttre Par Ja police. L'articic 54. 1er aliiiia, AC'l'G, incnacc iune peine demprisoii- iicnient de six lnois au piiis oui (linie aineiidc de 10.000 francs au plus. les deiix peiiics i)ot1\iiit etre cuinuilues. cptimmque. par des indicaliouis fausses ou iiuicoinpR'les 011 de 1u eii ne autre man ihre > atira 6106 en lout ou en partie Fohligatioii dc couutrihuci. Dans sa teneur originale (In 14. juin 1940. farticic 34 ne prvovait auieiiiie peine a 1garcl de ccliii qui s'ahstcnaut sinpicuicul de prsentcr des rcicvs de compfe, si bien qiiC id Caisse restait desarinec (lallis ces CdS (liiisütiiiiissioii. Celle disposition a As lors ti rcvise Je 15 mars 1942 cl renupiaCc par Je texte cih plus haut qul (bit prkisiuiieiit perrnetlre de pouirsuivrc de teIles oflhisSioiis. Liieciisc navant presciite ihliCilil reiev de compic in caisse, comuic cela (1 (J(Ji'l ete relcv. SOli attitiide toni bc ohjcctive- uicnt sons Je cmi p de larticie 54 AUG revis. Le trihuiiiai de distriet ct nie troj) vaguc Ja fornuuile : <. du (j uicl- (fiie autrc inaiiire utilise (111115 l'article 54 AUG rcvis. II se rfre i Flciner (Institutionen des deutschen Terwa lt nngsrecht s. Se dition. page 216) selon lcqucl un (1011 (pniscr tons les nuoyens de Cocrcit Hai administratifs avaiit de reconrir ä lilie sanction piiiale. Ces moyciis du cnntrainte soiit r€gleIndnt1s i l'article 25 bis OEG. Cet art dc prvoit (Inc Ja caisse doit iinpartir deux dlais succcssifs 1 5011 nicunbre pour la production (les coinptcs nuauiquants: ii prvoit cii ontre des aiiic'iides d'ordre et ha taxation doflicc : cliii ii. ii rservc cXJ) rcssnicnt ics pour- suites Ixna'lcs de IACFG Gart. 54 A 5). L'articie 25 bis se rapporte aiiX relevs de comptc IIiaII(IUdiits. inconiplets 011 ncorrects. En 1cspcc. Ja caisse a dciment soninn racens6 de liii remettrc (bes rcicves (Je coinptc exacts. Eile mi a dnsuiie in H16 i trois rcpriscs ths amendcs MM. Eile ii'a plus nien de contrle dans Soli cxploitatioii ; sc](iu la Version lc I'accus, il aurait ccpeiidaiut cu une fois auparavatit Ja visite diiii forictioiinaire (Je in caisse. La caisse de conipciisation a Je (lroit (ldnvovcr des fonctionnaircs Sur place ponr obtenir (Jes rcnscigncments, 011 pour vrifier Ja doinpta- biljtt.h cl les piccs jutificativcs. Ccttc dernire mesure na toutefois de seiis (jtie si le contribuabic possde uiie cmnnoabHH6 et des piCeS justi- ficatives or. Faccush n'a pas lobligation de tciiir tine coI1iptaJ)ilit€. 11 est d'autrc part impossible que les fonctioiinaircs des CaiSSeS aieflt 1(Pil stur bus les retardataires ei Hablissent cliX-m&Ines leurs reIevs de coinpte les caisses ne sont dailleiirs iiiilleiiiciit teiitics i Je fair'.
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L'uccus a doic rendu iunpossible l'application des disposifions hgales touchant la compensation pour perle de gain, ou il Fa lout au moins entrave d'unc manire qui atteignait « les limites de cc qu'øn pellt exigcr de 1'appareil admiriistraiif taut au point de vue obectif qu'au point (je vue persoinel » (jugement (lii tribunal de district). C'est li que r&side sa culpabi]it. Uii COI)trMc sur place serail-il possible i tous gar(ls, et dit-il inmc promeftre des succs, la poiirsuite pnalc ne se irouverait pas exc.liie de cc fait. L'article 25 bis, 1er alina, OEG, rscrvc cxpressincnt l'ap- plication de (lispositions pna]es dans les cas (je Ja nature de ccliii trklit6 ici. I)ans Je passage cit6 pur Je tribunal Je prelnire instance, Fleiner re1ve juc c'cst, Tune manirc toute g&inaJc, une crrcur du poinl de v'je de iii politiquc lgis1ative quc de traiter comme an dlii Ja viola- tion cjjutris adrninistratifs de second ordre ei de rccourir t unc sanetion pnale duns les cas oi suffit iine simple coiitrainte. Fa l'cspce, il ne s'agit cependant pas d'exigcnccs Je la politiquc 1gisha- tives, mais bien de (1 ispositions pnalcs cii viguciir qui doiveimt tre appjiques. En outrc, les imitrts administratifs violts par l'accus ne sollt pas (Je second ordre puisqu'is sollt lis l'cxcutioii des mesures ä
de haute portc sociale touchant les rgiuncs des allocations pouir perle (Ic salairc ei (Je gain. L'accus a clji 6t6 unc fois assujetti a 1'obligatioii de commtribucr et contraint de vcrser nur corutribution incumsuelic de 1 fr. 50. II savait (IOIIC ([U'il Mait soumis aux (lispOsitiolis du rgime (les allocatiouis pour pertc (je gain. Mmc s'il n'tait pas cii mcsurc d'acquiiter la coautribu- lion mnensucllc mininiumn de 1 fr. 50, ii pouvait flaiihnOifls rciuuplir les form ules de relcv de comptc il n'y avait ciue qiieliiucs inots ä inS- crire - ei les renicttre ii la caisse. Oui doit admnettrc qu'il a omis de prscnter ces relevs pour se soiistraire a sen obligation de contribiter oii ne saunaut trouvcr (taut re explication plausible (Je soll attihide rcalcitrantc. 11 ressort de Ja version des fuits qu'il ii prsentc lui- minc au cours des debats dcvant Je tribunal suprme que soll oinission n'est pas inuputabic ä an empchcment (juelcoflquc. La tentative de
1943 CSI galemcnt un indicc (je soll intention dludcr l'ohligation de
contribuer. Le fait quil alt dIt rcvu au moins trois amcn(les d'ordrc julSquau mois (Je juillct 1944, en ralson de sa conduite obstinc, ne s'opposc pas ä cc qu'il soit comidanuu en vertu (Je l'article 34 ACFG (cf. Fleiner. Institutionen, Se dition, page 220. miote 23). L'tat de fait prvu \ cet article est au moins r~alis6 pour les niois d'aoüt ei sep- tcmbre 1944 indpcndamnient Je toute anncinde d'ordre. Le recours doit donc trc admis. le jugement du tribunal Je district annuh et l'accus reconlnu coupable darus le seims de Ja plainte. Les faits incrimins constituant un d1it rprim par Farticle 34 ACFG (cf. ACFG art. 34, ler al., et CPS art. 333. 1er cl 211 al.), il ne 332
saurait plus tre (luestion (ic Vctat (Je fait subsidiairc puni cOinme COn- Iravejition par 'articic 35. AUG seiii Je premier article (bit tre ap Pl iqu. Lalllen(Jc (IC 20 franes proposc est extraordiiiairement modeste au regard des limitcs de peines prvucs ä Farticic 34 AUG eile rpond ccpendaiif ii Ja mauvaise situation pkuniaire de l'accus. Cc dernier (levra supporter, par suite de sa con(IamBatioIi. les frais de procdure de premire et de deuxime i nstaiices. (N° 7 13, jugcmenl du tribunal suprnic du canloll de Zuricli, du 14 juin 1945.)
Piiblication relative atix rgimes des allocations pour perte de salaire et de gain.
M. Char/e.s 4I1in,er, docteur oec. publ. ei liccnci cfl droit, a ptib1i iiiie thse sur Les caisses de competisalion milifaires ». Venant d'iin fonctioniiaire (Hine caissc syndicaic, celle ccuvre a doiic wie portc 11011 seuleincnt ihoriquc mais gaiemeni praiique. Fond siir Lilie illll)orldllle (Jocumentation. l'auteur a siibd1vis6 son oiivragc de 1773 pages ca uii grund iioinbre de chapitres dont le J)renhier fait 1'historiquc du iiiouvemeiit (Iui a pr&&l la cration des caisses de conipcn.saiion pour 1i1o1)ili.Sis. II se Iivre, (]aus les chapitres suivants, i mi examen 1rs •dtaill, du pullit de vue eoaon1ique et jiiridiqiie. du regime des allocations pour perle de salaire en particulier. 11 fait res- sortir 11011 seulemeat i'uti1it (Je celle jiistitiitioii, mais ca prsenfc galement les iacunes cl les (ifaIIis das notamment au faif (jllC Soli elaboration ei sa rialisation se sont faites. par Ja force des choses, (laus tiii iemps relalivement court. Le chapitre consaere LLIIX rpereussioiis poliliqiies ei e(}11onhiques (lud ciiiraiiacs Ja cralioii des caisses de conipensation donne ä M. Attitiger loceasiou de relever Je sefiltirnent (Je solidarit qui sest manifeste. (Jurant Ja clerniere guerre, entre cm- piOyeUrs et travailleurs ci 1a paix sociale quc ccux-ei ont riiissi iu sauvegarder. L'luidc trs fouiilie de M. Attiiigcr apportc na tribut iinportant i l'tudescieitifique des rgimes cu eaiisc. Elle dcrit avec concision et mthodc celle grausde uvre (Je so1idarit nationale qui, lors (Je sa cration, ii'avait pas son pareil cii Suissc. Sa lecture doniiera inainis renseigneineiiis iiouvcaiiX aux personnes et offices chargs de l'appii- cation de ces rgimes. Lc Jivre est ca veiite. au prix (Je 8 franes, u ladresse suivanfe M. Charles Altinger, Fellenbergstrasse 300. Zurieh.
Postulats et questions crites dposs devant les Chambres fMrales. A. Postulats
Postulat Bircher. (Nkdaille comnniorative ou solde d'honneur aux niilitaires) Le 14 juin 1945, le conseiller national Bircher a dpos le postulat suivant Le Conseil fidra1 ost invit( 5 examiner s'il ne conviendrait pas, 5 la fjn du service actif, de timoigner aux rncmbres de Farme la gratitude du pays par la rernise d'une indaiLle comuiinorative ou d'une solde d'honneur. Ls fonds n5cessaircs seralent constituSs par une subvention f&drale et des dons. L'auteur a retir soll postulat le r mars 1946.
Postulat Escher. (Profection de la faniille) Le 4 dcembre 1945, le conseiller national Escher a prlsent le pos- tulat ei-dessous La tris forte majorile du peuolc et des Etats en faveur de Fartiele eonsti- tutionnel pour la proteetion de la familie marquc elaircmnent la volont de voir acclrcr ltudc de in lgLslation 5 51aborer dans cc domaine. En conSqucflCo et coriforiument 5 l'article 34 quinquies de la constitution fMralc adopt le 25 novernbrc 1945, le Conseil fd6ra1 est invit 5 entreprendre sans dlai Ja prparation des bis (iapplieation et 5. souincttre aux Chambres des propositions en vue
10 de d5velopper les caisses de compensation familiales
20 dappuyer los efforts en faveur de la familie dans le donmaine des loge-
ments et de la colonisation
30 d'introduirc l'assiirancc-inaternitS.
Le Conseil national a d&id, le 4 avril 1946, d'adopter cc postulat.
B. Questions crites
Question &rite Schmid.
Le 21 mars 1946, le coiiseillei national Schmid a pos la question suivanfe On pouvait lire rceiumnent dans la presse quon examine actuellement com- ment pourra Stre r5parti le fonds des allocations pour perte de salaire et de gain. Le Conseil fd5raI est-il prdt 5. dire selon quelles r5g1es et quel barme s'opSrera cette rpartition 1 334
Le 29 mai 1946. le Conseil f&ira1 a ripon(h1 cornme II suit Les ressources des fonds centranx de compensation pour perte de salaire et de gain servent nctuellement ii verser aux militaires cii service des alloca- tions pour perle de salaire ou de gain ou des allocations POUr tudiants, ainsi qu'au versernent d'allocations de, transfert aux travailleurs affects d titre extraordinaire d Jagriculture et dalloeatious aux travailicurs agricoles et aux paysans de In montagne. Elles servent au surpus fi finaneer le service de rentes de vieillessc et de survivants, conformment d l'arrötä du Conseil fMra1 da 9 octobre 1945, et d couvrir los dpenses rsu1tant de J'aide aux chömeurs et de la cratiou de possibiIits de travail. Les contributions perues en verta des dispositions sur les rgimes des allocations pour perle de salaire et de gain ne sont pas cntircment absorbes par ces tches. Los dpartement.s cornptents exaininent actuollement comment il convien- dra d'utiiiser 1'excdent des recettes des fonds centraux de coinpdnsatiofl. Pour cc qui touciie 1'ernploi des ressources aequises en vertu des allocations pour perle de salaire, on doit tenir cornpte de 1'article 11 de 1arrt da Conseil fdra1 du 7 octobre 1941 conccrnant Je s ressources ncessaires au paiement des alloca- tions pour perte de salaire aux militaires, d ]a cration de possibi1its de tra- vail et d urle aicle aux chönieurs. Cet artiele dispose cc qul sait « Au moment de Fabrogation du präsent arrt, le Conseil fdra1 dcidera de 1'ernploi du fonds de compensation ». I'our 1'einploi des ressources des fonds eentraux de compensation provenant de 1'applicatiou du rgime des allocations pour perte de gain, il convient dc prcnclre ca considration 1'articilc 22, 4e aiina, de Farrt du Conseil fdra.I du 14 juin 1940 rg1ant provisoircinent le paiemeut d'alloca- tions pour perte de gain aux militaires de condition indiipcndante. Celte dispo- silion a in teneur suivantc « Si, au moient oft le prscnt arrö t6 sera aboli, le hilan du fonds central de compensation pour Fagriculture ou du fonds central de compensation pour 1industrie, 1'artisanat et le commerce se solde par un cxcdcnt de recettes, Ja Confdration cl lcs intresss se le rpartiront ca pro- portion de ieurs prastations rcspcclives. Les cantons participeront sur cette mme base ii la rpartitiou ». Le Conseil fdrnI prsentcrn, dans un message aux Chambres, un rapport et des propositions relatives d in quc.stion de lutilisation de Ycxc»dent des recettes des fonds centraux de coinpc.nsatioii.
Petites informations. Mesures cantonales cii faveur des militaires ayant accompli du service atlif. Le 27 ociobre 1945, le cantoii de Genvc a pris 1arrt 1t.gislatif conccriiiaiit In situation et le statut des militaires qiii unI accompli du service actif du 29 aoAt 1939 au 20 aofit 1945. L'article 2 de cet arrt PrvOit poiir l(' cautoii, ]es cOmniuiicS et ]es tab1isserneiiis dc droit public diffreiites obligations au profit des militaires reveiius ä In vie ci vile. Elles soiit avant tout destines ä favo- riser la riiit&gratioii des iiiobiIi«s claus lco1ioiiiie puhl iclue ou p rive, en accordant notanimeit In l)rkrence aux mobil iss 1oisqiii1 sagit de pourvoir ä des emplois, ou en allouant des bourses Ott des subsides cii C115 die radlaptatioii professioiiiielle.
Gardes locales. Le Conseil fdial a pris. le 21 mal 1946. un arr1 concernant les gardes locales. Cet arrt abroge ccliii clii 16 septembre 1940 pris en vertu de l'arr1€ fdral dii 30 aoüt 1939. A Favenir, les prescriptions coiicernant les services comp1men- faires sorit applicables aux niembres de gardes locales. Ceux-ei peu- vent (lenlander, par crit ei par la voie du service, leur licenciement i Faiitorili militaire caiifonale. Jusquau 31 juillet 1946. Les deman- des doiveiit cii pl1 ncipe Hre acce1)tes. Les cominandants de gardes locales ne seront toutefois librs iii la uomiiiatioii dun successeur. [es hommes ei cadres qu i n'anront pas prsent kur demande de licenciemeut .j usqiiau 31 .j uillet 1946 restent (laus la garde locale.
Versernent par les communes d'allocafions supphmenfaires aux milifaires. Le 19 noveiribre 1943. le (lcpi11(i Amann a d(1)os( au Grund Conseil hernois In simple question suivatite Pur sa cireulaire du 10 aoüt 1945. Je ConseH-excutif a avis les conseils cOiflifluflaux que le verserneut dallocations sup1)1ineritaires aux militaire.s ayant aeeoiiipli (In service acht, Mait en contradietion avec Ja destination des biens conhriiunaux. Queiques colnhlluhies ont dji pris, ant(rieurernent ü In cireulaire ci-dessus. (Inc dcision dans (e sens et vers une indelnnitli proportionnelle au iioinhre de jours de Service aecompii. Le CooseiI-exeutif est pri de renseigner le Grand Conseil sur les mesures ott ii eoinpte prendre d igard des columunes et des eonsi1s hhlunicipaux, en particulier, qui out cljii vers aux inilitaires une indemnit coinplliinentaire.
Le 7 mars 1946, le ConseiI-exciitif a donni celtc question In rponse suivarite Le 18 d&embre 1945, Je Consei1-excutif a annui toutes les dcisions coin- niuna1e prvoyant Je verseine1it dindemnit.s aux inilitaires pour Je service acht aeconipli, qui ntaient pas ex&utes au moment de la notification de la ('irehilaire du 10 aodt 1945. Sil a, par aiileurs, renonc ii annuier les dcisions djd cxeuties, cest. quc in restitution (les monlants verss aurait pr4iSehit de trop grandes di1ficult(s. Les autorits communales ayant eX&ulli leurs tleisions avant in puhlication de Ja eireulaire du 10 aoüt, ont mises au hnfiee de ieur bonne toi, et il ne sera 1JVis nucune niesure A leur eneontre. 11 ca aurait autrernent 51, aprs Ja rception de in circulaire du 10 aoüt 1945 dIes avaient pass outi-e aux injone- flons de celle-ei. Cc cas ne sest tontelols pas prsent.
Projet de loi canlonale coneernant 1'insfitution de caisses de compensation familiales. Le 27 noveinbre 1945. le tkput Bickel a (kpo.s all Grund Conseil bernois In simple question suiivanie En date du 25 novembre 1945, le peupic suisse et bat particu1ireinent Je peuple bernois out adopt une lnajort4i (norme les articies constitutionnels concerriant In protecl ion de In taniliie. 336
Le Gouvernement est inviti ii sonmettre ic pita, töt possihic au Grand Conseil Je projet d* uno loi caritonale en vnc dc In e röat ion tie Citiss0s de ton>- pensation tamiliales dans Je eant.on de Berne. Le 7 niars 1946. le (onsci!-excutif a r>poiI u vcrhalcin€ii t en suhl fance CC Cpu sil ii La dnection (je lInttieur sest 0eelipc cii 1943 (1(jil lic i>ilahoration ditit piojet de lol im vue dc in cröation je teiles caisscs. Elle n toutefois rel&tguö se, travaux an sceond plan, alors qitapparaissait au locniier plan Htiitie d'iinc assuriinec-viciiicssp et survivanis (laos ic endre de in tontdration. Les niesil- res qui sollt prises ca mal iörc de poliliquc soial c ne collsistent pils iiniiiueiiient ö verser des jndemnitös ; il sagit atlssi dassurer in couverture tinanciöre et, par C0fl söqn eH t (1 eXil iii inc r, du poin t de vuc dc l eur 1 p ca da ii cc, tonte les (lilostions tiui doivent ötre iösoliies (laus 111 iloinniiic de la polt iquc socinlc. Ains i, a IIJ oTt rdh ui, le projct dc cF a t 011 Ii tiric ca i ssc (1 al loea Ii 01>5 111111 ihn lcs ne pent-il ötie hIldhi snns liaitcr (lii iioiinc coup ic prohliile finaneier pos par lintroduetion de iassiiranec-vicillcsse >1 511 lV van Is. Etant >lonn (tnc linstitution dc iassurauce preitc et des caisses dal loca- ti mis faul ii ml es (celles-e i gifice il liii t rodu ei ion dc 1 art ie Ic 34 qu i mi ni es dans la Con stit itt ion fdöra Je) est >ne ourage Sur sur Je p lail ft ii € ra 1, Ic Gon v e eitern ciii j u gc in&ppo it >iii d' elabo rer 1111(1 io i cnn tonale cmi cciii nut in c rn t ion do teiles ca isscs avant de connaitre les intentions des nutoritt"s fi1 döra1es. i)aillcurs, des reeours entre de disp&sitions eantoiinlcs stir les cllissc5 lialloelitiolis fiiiiili>i[s sollt actuellenient pcndants devant le Tribunal r>ldri 1. Le Goiiverneuient conlinitera ti prter toutc ‚oi> ;tllention mix leudnne>s qni se manifestent (In faveur (ic la ciititioii de enisses dnlloenlioiis farniiiilcs. 1'a r lOn a r rötö du 11 ii öe cinh rc 1945, il a elinrg> in 1) i rcc ti ou de 1 111 ttT ii cli r potirsiiivrc, dans cc donininc, le.s trnvaux connuencös ca 1943.
TransTorination des caisses de conipensation. Le 27 novc'inbi'e 1941. Ii cicputi j 0Si a (tpoSe all Grund ( onlill hcrnois in sim ple quesfion Stil va ii te On mrlc de in iraiisfoiniation en nssuranec-vieillessc (les cnisses (le Colil- pen sat ion. Le (louvernenien t a-i-il ddjii plis (les dispo5it.ions poii r donner il in Uni lautonaie 110 coiitpensiitiou les colill)&t>necs I1(ccssaircs 11(1(1). qnc celle nonvlll aet ivitö mi soit dövolue. 3 Ii faudrait en tout ötat de, eanse, ne serait-ce (11111(1 point dc vue psyciiolo- gique, lai sser ö 111 Uni sse cantoii nie de (1011) p 'usa 1 jOil. (11)11 t 1 tiii iii in ist rat ort in&döle a fait ses ineuves. Je soin de so((ilper ö lavenil 1gnleluellt dc ln'sii- ca nce-vi ciii esse, tant a tt 1)0 mi de v ne de 1 en (In isscnlc iii ( les co iii r ib liii uns lilie III In rpartihon des rentcsi.
Le Consei1-exctiti 1 a r.poudtt coni ne isuit Ii 7 mal..-, 1946 Ii na pas tö nöcessaire, jllsliufi prdscnt, de ilonner fi In (nissc ennt otinlc de conipensation los cornpötcnces dnvisi1gc4 par M. je iijiiit Josi. atten>Iu q ii' sicul te rapport de In Coinrnission fdciralc dexperts du 16 mars 1945 slir liii tro- duetion de 4assiirance-vieiLles se et snrvivants ti tö pröseul. Selon eo In pporl, cc s&nt les caisses de compeilsation qlli scront elinrges de iadiniuistrnlion dt lassuranee-vicillcsse et survivants Cc mode de faire rpoiid au scnti »cii populaire qni veut que dans toutcs les uiesiircs de pol it iqnc soeiaic 011 lasse lila nette distinction entre assistance ci assurance sociale. 11 est vIdent quil fanden tenlir conipte de cc sentiment dans toutcs Jes (luestions visan t lorgail isat ion d la pohtique sociale dans notre canton. Le Coi>scil-ex€eiitif scsi djd inspirii de
) ).
cette iee,si1 cii rorinulant le priavis au ii ii donn le 4 septeinbre 1945 sur Je projet darrt (In Conseil tdra1 visant. 'le versement, d titre vroVisoire, de, rentes de vieillesse et survivants. Et le rgime transitoire entrd CII vigildur le 111 janvier 1946 rpond CII CC qui concerne les preseriptions d'organisation, aux propositions (In Conseil-excutif et aux intentions de M. le dput Jsi, en CC sens que la Caisse de compensation a td eharge du versement des rentes. Pur ailleurs le Consei1-excutit ne iiianqliera pas, dans ses diligenees ultdrieures relatives d lorganisation de 1assurance-vieillesse et survivants, de sentremettre pour que iles enisses de eoinpensation soient eharges de ladininistration de Iassurance-vieillesse et survivants afin (lilo la (listiflCt((Il entre assistance et assurance solt ivaiiitenue.
Norninuflons de membres de la commission fdtrale de surveillance en rnatire d'allocafions pour peite de salaire. Lc 1T. mai 1946. Je Conseil f&kral a nomnii comme reprseiitanL de la Confdration au sein de in commission fKrale de surveillance en itiatiere dai locations pOlir perfc de salairc M. Edgar Prirnault, prsi- dent de Lt C hainbrc su isse dc 1horlogerie. ä Berite, cli reinp laccnicnt de M. Max Pctitpicrre (111i scst rctir s In stille de son 61ection au ('ouei1 fc1raI. et comme rcprsciitaut des cautoiis M. Peter Z.schol.k'e, conSeiller d Etat b1ois. en rcinplaccnidnl du proicsscur C. Ludwig. (jili SCSt (Icsjste i In suitc de sa dmission de mcmhrc (lii gouvcrncment biilois. Ii a dsign en oiitrc M. Rudolf Bodiner. pr6sidcut dc I'Associa- tion patronaic des brauches (In finissage de lindustric tcxtilc. a Zurich, coninic rcprsentant des cmploveurs de icO1iOflhic priVtc. cn remplacc- meint de fett M. A. l)oide, ex-dIgii de FAssociation patronale suisse des construcieurs dc machines cl industricis cn mtallurgic, a Zurich.
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