Les Parties,
résolues à appliquer la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance,
préoccupées par le fait que des émissions actuelles de polluants atmosphériques endommagent, dans les régions exposées d’Europe et d’Amérique du Nord, des ressources naturelles extrêmement importantes du point de vue écologique et économique,
rappelant que l’Organe exécutif de la Convention a reconnu à sa deuxième session la nécessité de réduire effectivement les émissions annuelles totales d’oxydes d’azote provenant de sources fixes ou mobiles ou leurs flux transfrontières au plus tard en 1995, ainsi que la nécessité, pour les États qui avaient déjà commencé à réduire ces émissions, de maintenir et de réviser leurs normes d’émissions d’oxydes d’azote,
prenant en considération les données scientifiques et techniques actuelles relatives à l’émission, au déplacement dans l’atmosphère et à l’incidence sur l’environnement des oxydes d’azote et de leurs produits secondaires, ainsi qu’aux techniques de lutte,
conscientes que les effets nocifs des émissions d’oxydes d’azote pour l’environnement varient selon les pays,
résolues à prendre des mesures efficaces de lutte et à réduire les émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières, notamment grâce à l’application de normes nationales appropriées d’émission pour les sources mobiles nouvelles et les grandes sources fixes nouvelles ainsi qu’à l’adaptation après coup des grandes sources fixes existantes,
reconnaissant que les connaissances scientifiques et techniques sur ces questions évoluent, et qu’il faudra tenir compte de cette évolution en examinant l’application du présent Protocole et en décidant des actions ultérieures à mener,
notant que l’élaboration d’une approche fondée sur les charges critiques vise à établir une base scientifique axée sur les effets, dont il faudra tenir compte en examinant l’application du présent Protocole et en décidant de nouvelles mesures agréées sur le plan international en vue de limiter et de réduire les émissions d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières,
reconnaissant que l’examen diligent de procédures visant à créer des conditions plus favorables pour l’échange de technologies contribuera à la réduction effective des émissions d’oxydes d’azote dans la région de la Commission,
notant avec satisfaction l’engagement mutuel pris par plusieurs pays de réduire sans délai et dans des proportions notables leurs émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote,
prenant acte des mesures déjà prises par certains pays, qui avaient eu pour effet de réduire les émissions d’oxydes d’azote,
sont convenues de ce qui suit:
Art.
2
Obligations fondamentales
Les Parties prennent, dans un premier temps et dès que possible, des mesures efficaces pour maîtriser et/ou réduire leurs émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières afin que ceux‑ci, le 31 décembre 1994 au plus tard, ne soient pas supérieurs à leurs émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote ou aux flux transfrontières de ces émissions pendant l’année civile 1987 ou toute année antérieure à spécifier lors de la signature du Protocole ou de l’adhésion à celui‑ci à condition qu’en outre, en ce qui concerne une Partie quelconque spécifiant toute année antérieure, ses flux transfrontières nationaux ou ses émissions nationales d’oxydes d’azote pendant la période du 1 er janvier 1987 au 1 er janvier 1996 ne dépassent pas, en moyenne annuelle, ses flux transfrontières ou ses émissions nationales pendant l’année civile 1987.
En outre, les Parties prennent notamment, deux ans au plus tard après la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, les mesures suivantes:
- Application de normes nationales d’émission pour les grandes sources et/ou catégories de sources fixes nouvelles, et pour les sources fixes sensiblement modifiées dans les grandes catégories de sources, normes fondées sur les meilleures technologies applicables et économiquement acceptables, en prenant en considération l’Annexe technique;
- Application de normes nationales d’émission aux sources mobiles nouvelles dans toutes les grandes catégories de sources, normes fondées sur les meilleures technologies applicables et économiquement acceptables, en prenant en considération l’Annexe technique et les décisions pertinentes prises dans le cadre du Comité des transports intérieurs de la Commission; et
- Adoption de mesures antipollution pour les grandes sources fixes existantes, en prenant en considération l’Annexe technique et les caractéristiques de l’installation, son âge, son taux d’utilisation et la nécessité d’éviter une perturbation injustifiée de l’exploitation.
- a) Les Parties, dans un deuxième temps, entament des négociations, six mois au plus tard après la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, sur les mesures ultérieures à prendre pour réduire les émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote ou les flux transfrontières de ces émissions, en tenant compte des meilleures innovations scientifiques et techniques disponibles, des charges critiques acceptées sur le plan international et des autres éléments résultant du programme de travail entrepris au titre de l’article 6.
- À cette fin, les Parties coopèrent en vue de définir:i)les charges critiques,ii)les réductions nécessaires des émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote ou des flux transfrontières de ces émissions pour atteindre les objectifs convenus fondés sur les charges critiques, etiii)des mesures et un calendrier commençant à courir au plus tard le 1er janvier 1996 pour réaliser ces réductions.
Les Parties peuvent prendre des mesures plus rigoureuses que celles prescrites par le présent article.
Art.
3
Échange de technologies
Les Parties facilitent, conformément à leurs lois, réglementations et pratiques nationales, l’échange de technologies en vue de réduire les émissions d’oxydes d’azote, en particulier en encourageant:
- l’échange commercial des techniques disponibles,
- les contacts directs et la coopération dans le secteur industriel, y compris les coentreprises,
- l’échange de données d’information et d’expérience, et
- l’octroi d’une assistance technique.
Dans l’encouragement des activités indiquées aux alinéas a) à d) ci‑dessus, les Parties créent des conditions favorables en facilitant les contacts et la coopération entre les organisations et personnes compétentes des secteurs privé et public capables de fournir la technologie, les services de conception et d’ingénierie, le matériel ou le financement nécessaires.
Les Parties entreprendront, six mois au plus tard après la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, l’examen des démarches nécessaires pour créer des conditions plus favorables à l’échange des techniques permettant de réduire les émissions d’oxydes d’azote.
Art.
11
Amendements au Protocole
Toute Partie peut proposer des amendements au présent Protocole.
Les propositions d’amendements sont soumises par écrit au Secrétaire exécutif de la Commission qui les communique à toutes les Parties. L’Organe exécutif examine les propositions d’amendements à sa réunion annuelle la plus proche sous réserve que ces propositions aient été communiquées aux Parties par le Secrétaire exécutif au moins 90 jours à l’avance.
Les amendements au Protocole, sauf les amendements à son Annexe technique, sont adoptés par consensus des Parties représentées à une réunion de l’Organe exécutif, et entrent en vigueur à l’égard des Parties qui les ont acceptés le quatre‑ vingt‑dixième jour suivant la date à laquelle deux tiers des Parties ont déposé leurs instruments d’acceptation de ces amendements. Les amendements entrent en vigueur à l’égard de toute Partie qui les a acceptés après que deux tiers des Parties ont déposé leurs instruments d’acceptation de ces amendements, le quatre‑vingt‑dixième jour suivant la date à laquelle ladite Partie a déposé son instrument d’acceptation des amendements.
Les amendements à l’Annexe technique sont adoptés par consensus des Parties représentées à une réunion de l’Organe exécutif et prennent effet le trentième jour suivant la date à laquelle ils ont été communiqués conformément au paragraphe 5 ci‑après.
Les amendements visés aux paragraphes 3 et 4 ci‑dessus sont communiqués à toutes les Parties par le Secrétaire exécutif, le plus tôt possible après leur adoption.
Fait à Sofia, le trente et unième jour du mois d’octobre mil neuf cent quatre-vingt-huit.
Annexe technique
1. Les informations concernant les résultats d’émission et les coûts se fondent sur la documentation officielle de l’Organe exécutif et de ses organes subsidiaires, en particulier sur les documents EB.AIR/WG.3/R.8, R.9 et R.16, ainsi que ENV/ WP.1/R.86 et Corr. 1, reproduits dans Les effets de la pollution atmosphérique trans
frontière et la lutte antipollution
. Sauf indication contraire, on considère que les techniques énumérées sont éprouvées et reposent sur l’expérience d’exploitation .
2. Les informations qui figurent dans la présente annexe sont incomplètes. Étant donné que l’expérience concernant les nouveaux moteurs et les nouvelles installations utilisant des techniques à faibles émissions ainsi que l’adaptation d’installations existantes, s’étend constamment, il sera nécessaire de développer et d’amender régulièrement l’annexe. L’annexe, qui ne saurait être un exposé exhaustif des options techniques, a pour objet d’aider les Parties dans la recherche de techniques économiquement praticables aux fins de l’application des obligations contractées en vertu du Protocole.
I. TTechniques de lutte contre les émissions de NOx provenant
de sources fixes
3. La combustion de combustibles fossiles est la principale source fixe d’émissions anthropiques de NO x . En outre, quelques opérations autres que la combustion peuvent contribuer aux émissions de NO x .
4. Les grandes catégories de sources fixes d’émission de NOx peuvent être:
- Les installations de combustion,
- Les fours industriels (par exemple fabrication du ciment),
- Les moteurs fixes (turbines à gaz et moteurs à combustion interne),
- Les opérations autres que la combustion (par exemple production d’acide nitrique).
5. Les techniques de réduction des émissions de NO x sont centrées sur certaines modifications de la combustion ou de l’opération et – en particulier pour les grandes centrales thermiques – sur le traitement des gaz de combustion.
6. Pour l’adaptation a posteriori des installations existantes, l’étendue d’application des techniques anti‑NO x peut être limitée par des effets secondaires négatifs sur le fonctionnement ou par d’autres contraintes propres à l’installation. Par conséquent, en cas d’adaptation après coup, seules des estimations approximatives sont données pour les valeurs caractéristiquement réalisables des émissions de NO x . Pour les installations neuves, les effets secondaires négatifs peuvent être ramenés à un minimum ou exclus par une conception appropriée.
7. D’après les données dont on dispose actuellement, le coût des modifications de la combustion peut être considéré comme faible dans les installations neuves. Par contre, dans le cas de l’adaptation a posteriori , par exemple dans les grandes centrales thermiques, ce coût pouvait varier, à peu près, entre 8 et 25 francs suisses par kW el (en 1985). En règle générale, les coûts d’investissement pour les systèmes de traitement des gaz de combustion sont beaucoup plus élevés.
8. Pour les sources fixes, les coefficients d’émission sont exprimés en milligrammes de NO 2 par mètre cube (mg/m 3 ) normal (0 °C, 1013 mb), poids sec.
Installations de combustion
9. La catégorie des installations de combustion vise la combustion de combustibles fossiles dans des fours, des chaudières, des réchauffeurs indirects et autres installations de combustion fournissant un apport de chaleur supérieur à 10 MW, sans mélange des gaz de combustion avec d’autres effluents ou matières traitées. Pour les installations nouvelles ou existantes, on dispose des techniques de combustion ci‑ après, qu’on peut employer seules ou en association:
- Basse température dans la chambre de combustion, y compris la combustion en lit fluidisé;
- Fonctionnement sous faible excès d’air;
- Installation de brûleurs spéciaux anti‑NOx;
- Recyclage des gaz de carneau dans l’air de combustion;
- Combustion étagée/air additionnel;
- Recombustion (étagement du combustible).
Les normes de résultats qu’il est possible d’atteindre sont résumées dans le tableau 1.
10. Le traitement des gaz de carneau par réduction catalytique sélective (RCS) est une mesure supplémentaire de réduction des émissions de NO x dont le rendement atteint 80 pour cent ou même davantage. On a maintenant, dans la région de la CEE, une grande expérience du fonctionnement d’installations nouvelles ou adaptées après coup, en particulier pour les centrales thermiques de plus de 300 MW (thermiques). Si l’on y ajoute des modifications de la combustion, on peut facilement réaliser des valeurs d’émission de 200 mg/m 3 (combustibles solides, 6% de O 2 ) et de 150 mg/m 3 (combustibles liquides, 3% de O 2 ).
Tableau 1
Normes de résultats NO x , (mg/m 3 ) réalisables par des modifications de la
combustion
Combustibles solides
Combustibles liquides
Combustibles gazeux
11. La réduction non catalytique sélective (RNCS), technique dé traitement des gaz de carneau permettant d’obtenir une réduction de 20 à 60 pour cent des NO x , est une technique moins coûteuse qui a des applications spéciales (par exemple fours de raffinerie et combustion de gaz sous charge minimale).
Moteurs fixes, turbines à gaz et moteurs à combustion interne
12. On peut diminuer les émissions de NO x des turbines à gaz fixes soit en modifiant la combustion (voie sèche) soit par injection d’eau/vapeur (voie humide). Ces deux sortes de mesures sont bien éprouvées. On peut ainsi obtenir des valeurs d’émission de 150 mg/m 3 (gaz, 15% de O 2 ) et 300 mg/m 3 (fuel, 15% de O 2 ). L’adaptation a posteriori est possible.
13. On peut diminuer les émissions de NO x , des moteurs fixes à combustion interne à allumage par étincelle soit en modifiant la combustion (par exemple mélange pauvre et recyclage des gaz d’échappement) soit en traitant les gaz d’échappement (convertisseur catalytique à 3 voies à boucle fermée, RCS). La possibilité technique et économique d’appliquer ces divers procédés dépend de la taille du moteur, du type de moteur (deux temps/quatre temps) et du mode de fonctionnement du moteur (charge constante/variable). Le système à mélange pauvre permet d’obtenir des valeurs d’émission de NO x de 800 mg/m 3 (5% de O 2 ), le procédé RCS ramène les émissions de NO x bien au‑dessous de 400 mg/m 3 (5% de O 2 ) et le convertisseur catalytique à trois voies permet même de descendre au‑dessous de 200 mg/m 3 (5% de O 2 ).
Fours industriels – Calcination du ciment
14. Le procédé de précalcination est en cours d’évaluation dans la région de la Commission comme technique possible pour ramener les concentrations de NO x dans le gaz de carneau des fours, nouveaux ou existants, de calcination du ciment à environ 300 mg/m 3 (10% de O 2 ).
Opérations autres que la combustion – Production d’acide nitrique
15. La production d’acide nitrique avec absorption sous haute pression (>8 bars) permet de maintenir au‑dessous de 400 mg/m 3 les concentrations de NO x dans les effluents non dilués. Le même résultat peut être obtenu par absorption sous pression moyenne associée à un procédé RCS ou à tout autre procédé de réduction des NO x d’une efficacité semblable. L’adaptation a posteriori est possible.
II. TTechniques de lutte contre les émissions de NOx provenant
de véhicules à moteur
16. Les véhicules à moteur visés par la présente annexe sont ceux qui servent aux transports routiers, à savoir, les voitures particulières, véhicules utilitaires légers et véhicules utilitaires lourds fonctionnant à l’essence ou au carburant diesel. Il est fait mention, quand il y a lieu, des catégories de véhicules (M 1 , M 2 , M 3 , N 1 , N 2 , N 3 ,) définies dans le Règlement N° 13 de la CEE pris en application de l’Accord de 1958 concernant l’adoption de conditions uniformes d’homologation et la reconnaissance réciproque de l’homologation des équipements et pièces de véhicules à moteur.
17. Les transports routiers sont une source importante d’émissions anthropiques de NO x dans beaucoup de pays de la Commission: ils contribuent pour 40 à 80 pour cent au total des émissions nationales. Globalement, les véhicules à essence contribuent aux deux tiers du total des émissions de NO x dues aux transports routiers.
18. Les techniques dont on dispose pour lutter contre les oxydes d’azote provenant des véhicules à moteur sont résumées aux tableaux 3 et 6. Il est commode de grouper les techniques en fonction des normes d’émission nationales et internationales existantes ou proposées, qui diffèrent par la rigueur des dispositions. Comme les cycles d’essai réglementaires actuels ne correspondent qu’à la conduite en zone urbaine, les estimations des émissions relatives de NO x qu’on trouvera ci‑après tiennent compte de la conduite à des vitesses plus élevées lorsque les émissions de NO x risquent d’être particulièrement importantes.
19. Les coûts de production supplémentaires indiqués aux tableaux 3 et 6 pour les diverses techniques sont des estimations du coût de fabrication et non des prix de détail.
20. Il est important de contrôler la conformité au stade de la production et aussi selon les résultats du véhicule en cours d’utilisation pour s’assurer que le potentiel de réduction prévu par les normes d’émission est atteint en pratique.
21. Les techniques qui comportent l’utilisation de convertisseurs catalytiques ou se fondent sur celle‑ci exigent du carburant sans plomb. La libre circulation des véhicules équipés d’un tel convertisseur est subordonnée à la possibilité de se procurer partout du carburant sans plomb.
Voitures particulières à essence et à carburant diesel (M 1 )
22. Le tableau 2 résume quatre normes d’émission. Ces normes sont utilisées dans le tableau 3 pour regrouper les différentes techniques de moteur applicables aux véhicules à essence en fonction de leur potentiel de réduction des émissions de NO x .
Tableau 2
Définition des normes d’émission
Tableau 3
Techniques applicables aux moteurs à essence, résultats d’émission, coûts et consommation de carburant correspondant aux normes d’émission
23. Les normes d’émission A, B, C et D comprennent des limites d’émission non seulement pour NO x mais aussi pour les hydrocarbures (HC) et le monoxyde de carbone (CO). Les réductions estimatives d’émission de ces polluants, par rapport à la référence ECE R.15–04, sont données dans le tableau 4.
Tableau 4
Réductions estimatives des émissions de HC et de CO par les voitures
particulières à essence d’après différentes techniques
24. Les voitures diesel actuelles peuvent satisfaire aux exigences d’émission de NO x fixées par les normes A, B et C. Les exigences rigoureuses concernant l’émission de particules ainsi que les limites rigoureuses pour NO x de la norme D impliquent que les voitures particulières diesel auront besoin de nouveaux perfectionnements, comprenant probablement le contrôle électronique de la pompe d’alimentation, des systèmes perfectionnés d’injection de carburant, le recyclage des gaz d’échappement et des pièges à particules. Il n’existe à l’heure actuelle que des véhicules expérimentaux. (Voir aussi le tableau 6, note 1) .)
Autres véhicules utilitaires légers (N 1 )
25. Les méthodes de lutte relatives aux voitures particulières sont applicables, mais les facteurs suivants peuvent être différents: réduction de NO x , coûts et délai de démarrage de la production commerciale.
Véhicules lourds à essence (M 2 , M 3 , N 2 , N 3 )
26. Ce genre de véhicule n’a qu’une importance négligeable en Europe occidentale et diminue en Europe orientale. Les niveaux d’émission de NO x US–1990 et US–1991 (voir tableau 5) pourraient être atteints, moyennant un coût modeste, sans progrès techniques importants.
Véhicules diesel lourds (M 2 , M 3 , N 2 , N 3 )
27. Trois normes d’émission sont résumées dans le tableau 5. Elles sont reprises dans le tableau 6 pour grouper les techniques-moteur applicables aux véhicules diesel lourds en fonction du potentiel de réduction de NO x . La configuration de référence du moteur se modifie, la tendance étant de remplacer les moteurs à aspiration naturelle par des moteurs à turbocompresseur. Cette tendance a des incidences sur les valeurs améliorées de la consommation de référence de carburant. Aucune estimation comparative de la consommation n’est donc donnée ici.
Tableau 5
Définition des normes d’émission
Tableau 6
Moteurs diesel lourds: techniques, résultats d’émission 1)
et coûts correspondant au niveau d’émission des normes
Déclaration du 31 octobre 1988
relative à une réduction des émissions d’oxydes d’azote
de l’ordre de 30 pour cent
Les gouvernements de la République fédérale d’Allemagne, de l’Autriche, de la
Belgique, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Italie, du Liechtenstein,
de la Norvège, des Pays‑Bas, de la Suède et de la Suisse,
qui signeront le Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance de 1979, relatif à la lutte contre les émissions d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières (ci‑dessous désigné par le terme de «Protocole»),
Considérant que les oxydes d’azote par eux‑mêmes et combinés avec des composés organiques volatils (COV) ont des effets particulièrement nocifs pour l’environnement et la santé;
Rappelant que l’Organe exécutif de la Convention a reconnu lors de sa deuxième session en 1984 «la nécessité pour les États de réduire effectivement d’ici à 1995, soit leur taux annuel d’émissions d’oxydes d’azote à partir de sources fixes ou mobiles, soit leurs flux transfrontières»;
Rappelant également que l’Organe exécutif de la Convention, lors de sa cinquième session en 1987, a «reconnu l’importance des dommages causés à l’environnement, dans de nombreux pays, par les émissions de composés organiques volatils (COV) qui, par réaction avec les oxydes d’azote, contribuent à la formation d’oxydants photochimiques tels que l’ozone, et a estimé nécessaire, par conséquent, de réduire efficacement les émissions de COV»;
Se félicitant que les Parties à la Convention signeront le Protocole à l’occasion de la sixième session de l’Organe exécutif à Sofia le 1 er novembre 1988;
Considérant que, outre les mesures prévues par le Protocole, une réduction immédiate et effective des émissions d’oxydes d’azote se révèle nécessaire;
Déclarent:
- Les États signataires de la présente Déclaration procéderont dès que possible, et au plus tard en 1998, à une réduction de leur taux annuel d’émissions d’oxydes d’azote de l’ordre de 30 pour cent, en se fondant pour calculer cette réduction sur le taux d’émissions d’une année au choix comprise entre 1980 et 1986.
- Les États signataires invitent les autres Parties à la Convention qui signeront le Protocole à participer à leur action en faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour contrôler et réduire sensiblement, soit leurs émissions nationales d’oxydes d’azote, soit leurs flux transfrontières, et ce au‑delà de ce qui est prévu par le Protocole.
- Les États signataires soulignent la nécessité d’entreprendre, dans le cadre de la Convention et sur la base des travaux en cours, une action commune efficace en vue de réduire sensiblement les émissions de composés organiques volatils (COV).
En foi de quoi, les soussignés ont signé la présente Déclaration.
Fait à Sofia le 31 octobre 1988.
Suivent les signatures