04.3330 · Motion · 2004-06-16
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est chargé de modifier l'annexe de l'ordonnance du 6 septembre 1984 sur les marques distinctives des aéronefs (OMDA) de manière à ce que des écritures numériques actuellement courantes puissent être utilisées pour l'immatriculation des avions, des motoplaneurs et des planeurs. Il pourra limiter le choix des polices admises.
Begründung
Une écriture sur un fond grillagé, telle qu'elle est représentée aux pages 7 et 8 de l'annexe de l'OMDA (RS 748.216.1) et donc prescrite, peut certes être copiée facilement. Elle ne correspond toutefois plus à la technique actuelle qui permet, en cliquant simplement avec la souris, de choisir une police et d'imprimer à l'aide d'une imprimante.
Afin que la lisibilité et l'uniformité des marques distinctives de nos avions demeurent garanties, le Conseil fédéral peut autoriser quelques rares polices courantes telles que "Helvetica", pour lesquelles le rapport entre la hauteur et la largeur des caractères ainsi que la largeur du trait correspond à l'écriture actuellement prescrite.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Stellungnahme des Bundesrates
La taille et les proportions des caractères ainsi que l'espacement figurant dans l'ordonnance sur les marques distinctives des aéronefs (OMDA ; RS 748.216.1) correspondent aux normes prescrites par l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI) concernant les marques à apposer sur les aéronefs. Ces normes répondent à deux exigences. Premièrement, faire en sorte que les marques distinctives soient lisibles de loin, deuxièmement fixer des règles typographiques uniformes valables partout dans le monde sans qu'il soit nécessaire de prescrire de polices particulières. Rien ne s'oppose par conséquent aujourd'hui à l'emploi d'un jeu de caractères standard, pour autant que celui-ci soit dépourvu d'ornement et corresponde aux normes prescrites par l'OMDA. Le Conseil fédéral juge qu'il n'est pas judicieux de s'écarter des normes OACI appliquées à l'échelle planétaire.
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.