14.4177 · Motion · 2014-12-11
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est prié de prendre les mesures nécessaires pour que les piétons contribuent également à assurer leur sécurité sur les passages pour piétons.
Begründung
Depuis qu'il n'est plus nécessaire de faire un signe de la main pour traverser la route, le nombre d'accidents alors en augmentation a pu être réduit, accélérant ainsi la procédure d'assainissement des passages pour piétons. Cependant, le problème des piétons surgissant brusquement n'importe où pour traverser la chaussée n'a toujours pas été résolu. Non seulement ces piétons montrent le mauvais exemple aux enfants auxquels on enseigne le bon comportement à adopter lorsque l'on souhaite traverser une route, mais ils sont également dangereux. En effet, ces piétons, qui surgissent sur la chaussée à l'improviste et souvent avec des écouteurs dans les oreilles, mettent leur vie ainsi que celle des autres usagers de la route en danger. La règle fondamentale selon laquelle ces comportements ne sont pas permis est certes toujours en vigueur, pourtant, dans la pratique, il ne se passe rien et en cas de doute, le conducteur est toujours coupable. Tout comme pour l'assainissement des passages pour piétons, il est grand temps d'agir sur ce point.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Stellungnahme des Bundesrates
Les piétons étant les usagers de la route les plus vulnérables, ils bénéficient de la priorité sur les passages pour piétons. Ils sont cependant tenus de les emprunter avec prudence et doivent renoncer à leur priorité lorsque le véhicule est déjà si près du passage que son conducteur n'est plus en mesure de s'arrêter à temps, comme exposé dans la réponse à l'interpellation Flückiger 11.3289, "Prudence et respect sur la route", où le Conseil fédéral expliquait également qu'il importe de ne pas relativiser cette priorité en introduisant l'obligation d'un signe de la main explicite. Définir de nouvelles infractions sanctionnées par des amendes d'ordre n'est pas une solution judicieuse. Il semble plus adéquat de recourir à des mesures de prévention (telle la campagne actuelle "Cherchez le regard") pour amener les piétons à prendre conscience de leurs devoirs et de leur part de responsabilité dans la circulation routière, sachant que leur santé est généralement la première à pâtir des accidents.
Le Conseil fédéral est donc d'avis que les possibilités actuelles sont suffisantes et qu'aucune mesure supplémentaire n'est requise pour les piétons.
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.