14.4244 · Motion · 2014-12-12
Département de l'intérieur
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est chargé de préparer la base légale qui conférera le statut d'emblème officiel au "Cantique suisse", notre hymne national, et le protégera.
Begründung
Dans sa réponse du 19 novembre à mon interpellation du 24 septembre 2014 (14.3811), le Conseil fédéral déclare qu'aucune base légale ne confère au "Cantique suisse" le statut protégé d'emblème ou de symbole de la nation. Notre hymne national est très populaire, ceux qui ont tenté de le modifier par le passé s'y sont d'ailleurs cassé les dents. Le Conseil fédéral doit donc agir et protéger notre hymne dans sa forme actuelle.
Cet hymne est un symbole fort de la Suisse qui ne saurait être changé par caprice. Aucun autre pays ne change d'ailleurs son hymne national sans raison impérieuse.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral n'estime pas judicieux de protéger par une loi l'hymne national actuel. Il est d'avis qu'un hymne national ne peut pas simplement être imposé d'en haut, mais doit être apprécié et adopté par la population pour remplir sa fonction.
Le Conseil fédéral rappelle que la décision définitive prise en faveur de l'hymne actuel avait été précédée d'une longue phase de mise en place : la reconnaissance provisoire de 1961 avait été suivie d'une consultation des cantons. En 1965, la reconnaissance provisoire avait été confirmée, cette fois sans limite de temps. Et ce n'est que le 1er avril 1981 que le Conseil fédéral a conféré le titre d'hymne officiel au "Cantique suisse", supprimant son statut provisoire.
L'histoire de l'introduction de l'actuel hymne national et les tentatives ratées de le remanier montrent bien qu'il est difficile de rallier les suffrages en faveur d'une nouvelle version. C'est précisément parce que l'hymne actuel jouit toujours d'une grande popularité que le Conseil fédéral est d'avis qu'il n'est pas nécessaire de le protéger via une loi.
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.