25.3312 · Interpellation · 2025-03-21
Département de l'intérieur
L’avis relatif à l’intervention est disponible
Wortlaut
De plus en plus de personnes passent leur temps libre en forêt pour cueillir des champignons. Selon la VAPKO (Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons), le nombre de contrôles effectués dans les centres ad hoc est lui aussi en hausse.
Cette tendance n’est pas sans risque. Il y a régulièrement des intoxications, que ce soit à cause d’une confusion avec des espèces toxiques, d’accidents avec des enfants ou d’une mauvaise préparation. Le nombre de demandes d’informations sur la consommation de champignons et les suspicions d’intoxication augmente également. Les intoxications fongiques ne sont pas soumises à déclaration, on ne sait donc pas exactement combien il y a de cas et si des mesures médicales, de santé publique ou de prévention seraient nécessaires.
Je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :
1. Dispose-t-il, malgré l’absence de déclaration obligatoire, de données nationales sur les cas d’intoxication par les champignons où sont intervenus des professionnels de santé ou des experts en mycologie d’urgence ? Dispose-t-il d’informations sur les coûts qui en résultent ?
2. Si oui, combien y a -t-il d’intoxications chaque année en Suisse et comment ce chiffre a-t-il évolué au cours des dernières années ?
3. Si la réponse est non aux questions 1 et 2 : Tox Info Suisse publie chaque année un chiffre des intoxications par les champignons, basé sur les retours des médecins. Ces cas ne sont que la pointe de l’iceberg, mais sont souvent repris par les médias. Le Conseil fédéral dispose-t-il d’une estimation du pourcentage de cas réels derrière ce chiffre ?
Stellungnahme des Bundesrates
1. – 3. Comme la consommation privée de champignons cueillis soi-même ne relève pas de la loi sur les denrées alimentaires (LDAl ; RS 817.0), il n’existe pas d’obligation légale de notifier les intoxications dues aux champignons. Le Conseil fédéral ne dispose donc pas de chiffre ou d’estimation en la matière. La consommation, dans un cadre privé, de champignons que l’on a soi-même cueillis relève de la responsabilité individuelle. Pour que les cueilleurs puissent assumer cette responsabilité et consommer leurs champignons en toute sécurité, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (www.osav.admin.ch > Aliments et nutrition > Sécurité des aliments > Zoom sur certains aliments > Champignons comestibles) et l’Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (www.vapko.ch/index.php) mettent à disposition sur leurs sites internet respectifs toutes les informations nécessaires à cet effet.