04.476
Schutz der Bevölkerung und der Wirtschaft vor dem Passivrauchen
Bugnon André · P-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Bundesgesetz zum Schutz vor Passivrauchen
Loi fédérale sur la protection contre le tabagisme passif
Art. 1 Abs. 2 Bst. j
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 1 al. 2 let. j
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 2
Antrag der Mehrheit
Abs. 2
Festhalten
Abs. 2bis
In Raucherräumen dürfen Arbeitnehmende nur mit ihrem ausdrücklichen Einverständnis zur Arbeit herangezogen werden. Das Einverständnis hat im Rahmen des Arbeitsvertrages zu erfolgen.
Antrag der Minderheit
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Rossini, Schenker Silvia)
Abs. 2
Gemäss Antrag des Bundesrates
Art. 2
Proposition de la majorité
Al. 2
Maintenir
Al. 2bis
Seuls les employés ayant donné expressément leur accord peuvent être appelés à travailler dans les locaux fumeurs. Un tel accord doit faire partie intégrante du contrat de travail.
Proposition de la minorité
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Rossini, Schenker Silvia)
Al. 2
Selon proposition du Conseil fédéral
Le président (Bugnon André, président): La proposition Fehr Jacqueline est un concept qui concerne les articles 2, 2a et 3.
Humbel Näf Ruth · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Fraktion CVP/EVP/glp
Die Differenzen zwischen der ständerätlichen und der nationalrätlichen Fassung sind grundsätzlicher Natur und haben in der Kommission erneut eine breite Diskussion über die Konzeptfrage ausgelöst. Das ständerätliche Konzept entspricht im Wesentlichen demjenigen des Bundesrates. Es will den Gesundheits- und Nichtraucherschutz durchsetzen. Es stellt damit einen Paradigmenwechsel von der Freiheit des Rauchens zur Freiheit des Nichtrauchens dar. Die Mehrheit der SGK-NR will diesen Paradigmenwechsel nicht.
Das Konzept des Nationalrates geht von der heutigen Situation aus, dass ein Betrieb ein Raucherbetrieb bleibt, wenn begründet werden kann, dass die Einrichtung eines Nichtraucherbetriebs nicht möglich oder nicht zumutbar ist. Die Freiheit des Wirtes, darüber zu entscheiden, ob er einen Raucherbetrieb will oder nicht, wird damit über den Nichtraucherschutz gestellt. Die Konzeptfrage entscheidet im Wesentlichen auch darüber, wie griffig und akzeptiert ein Bundesgesetz sein wird: Wollen wir eine gesamtschweizerische Lösung, wie das insbesondere Gastrosuisse postuliert, weil wir im Tourismusland Schweiz nicht 26 unterschiedliche Lösungen möchten? Die ständerätliche Fassung würde garantieren, dass wir zu einer gesamtschweizerisch einheitlichen Lösung kommen könnten. Mit der Fassung, wie sie Ihnen die Kommissionsmehrheit nun beantragt, muss damit gerechnet werden, dass die Kantone weiter gehende gesetzliche Grundlagen schaffen werden. In praktisch allen Kantonen, in denen Gesetze über den Nichtraucherschutz zur Abstimmung gekommen sind, hat das Volk mit grosser Mehrheit restriktiven Gesetzen zugestimmt, und zwar in allen Landesteilen, vom Tessin über Solothurn und Genf bis Graubünden.
Bei Artikel 2 Absatz 2 stand in der Kommission auch die ständerätliche Fassung zur Diskussion. In der ersten Abstimmung obsiegte die ständerätliche Fassung gegenüber der bundesrätlichen mit 14 zu 10 Stimmen. In der zweiten Abstimmung unterlag der Antrag auf Zustimmung zum Beschluss des Ständerates dem Antrag auf Festhalten an der nationalrätlichen Fassung mit 12 zu 11 Stimmen bei 1 Enthaltung. Die ständerätliche Fassung wurde jedoch nicht in einem Minderheitsantrag aufgenommen.
Neu beantragt die Kommission mit Artikel 2 Absatz 2bis, dass Arbeitnehmende nur mit ihrem ausdrücklichen Einverständnis zur Arbeit in Raucherräumen herangezogen werden können. Das Einverständnis hat im Rahmen des Arbeitsvertrages zu erfolgen. Mit dieser Bestimmung, welche mit 13 zu 4 Stimmen bei 5 Enthaltungen beschlossen worden ist, soll garantiert werden, dass keine arbeitnehmende Person gegen ihren Willen in einem Raucherbetrieb beschäftigt werden kann.
Umstritten war in der Kommission, ob es Artikel 2b gemäss ständerätlicher Fassung brauche oder ob die Kantone auch ohne ausdrückliche gesetzliche Grundlage strengere Vorschriften zum Schutz der Gesundheit erlassen könnten. Der Ständerat wollte mit dem neuen Artikel 2b Rechtssicherheit schaffen. Demgegenüber wurde festgehalten, dass es problematisch sei, wenn in jedem Gesetz festgeschrieben sein müsse, dass die Kantone weiter gehende Bestimmungen erlassen könnten. Die Kompetenzbereiche werden in der Bundesverfassung festgelegt, und im Bereich der Prävention, der Gesundheitsvorsorge, gibt es keine abschliessende Zuständigkeit des Bundes. Daher sind die Kantone auch künftig frei, in ihren eigenen Gesetzgebungen über die Bestimmungen des Bundesgesetzes hinauszugehen, wie das eben bereits in verschiedenen Kantonen, in denen Volksabstimmungen stattgefunden haben, der Fall ist. Die Kommission hat mit 13 zu 11 Stimmen entschieden, Artikel 2b zu streichen, und ich beantrage Ihnen, auch hier der Kommissionsmehrheit zu folgen.
Mit 13 zu 11 Stimmen hat die Kommission auch bei Artikel 5 Absatz 2 an der nationalrätlichen Fassung festgehalten. Die Kommissionsmehrheit ist der Meinung, dass es besser ist, im Gesetz eine klare Frist zu setzen, weil notwendige bauliche Anpassungen Zeit erfodern. Im Übrigen bestimmt der Bundesrat das Inkrafttreten des Gesetzes.
Ich bitte Sie, der Kommissionsmehrheit zu folgen und an der nationalrätlichen Fassung festzuhalten.
Parmelin Guy · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Madame Humbel Näf a déjà rappelé les éléments essentiels du débat. Par rapport aux deux concepts débattus au sein de la commission, je me prononcerai uniquement au moment où nous aborderons l'article 2, puisque c'est là qu'ils s'affrontent.
Je tiens à rappeler que nous en sommes à l'élimination des divergences et, grosso modo, on peut dire que deux conceptions quasi opposées s'affrontent: celle du Conseil des Etats, appuyée en grande partie par la minorité de notre commission, sauf sur quelques points où elle soutient la version du Conseil fédéral, et celle du Conseil national, soutenue par la majorité de la commission. Si l'on veut décrire de manière résumée la ligne de fracture, on peut dire que la majorité de la commission veut laisser la possibilité d'exploiter des établissements fumeurs moyennant le respect de conditions précises, alors que la minorité s'en tient à une stricte "orthodoxie" visant à bannir tout risque de tabagisme passif, y compris pour le personnel qui serait expressément d'accord de travailler dans de tels locaux. Voilà en résumé les deux conceptions qui s'affrontent et sur lesquelles nous allons délibérer dès que nous traiterons les articles.
Couchepin Pascal · BPR-M · Bundesrat · Wallis
Le Conseil fédéral se rallie sur la plupart des points à la version du Conseil des Etats et, par conséquent, vous invite à suivre les propositions de la minorité Fehr Jacqueline et celle de la minorité Schenker Silvia, et ce notamment pour les raisons suivantes.
Premièrement, la version du Conseil national prévoit que des établissements puissent être exploités comme établissements fumeurs et, pour protéger les travailleurs, que ceux-ci doivent accepter cet état de fait au moment où ils signent leur contrat de travail. Je crois que c'est quelque chose qui dans la pratique ne fonctionne pas très bien. Imaginez la personne qui cherche un emploi, qui a besoin de cet emploi, à qui on dit: "Il y a encore cette petite clause annexe qui implique que vous acceptiez de travailler - même si vous pensez peut-être que cela n'est pas bon pour votre santé - dans un établissement fumeur." Et puis on ajoutera: "Bien sûr, n'ayez crainte, l'établissement n'est pas tellement fréquenté par des fumeurs, vous pouvez prendre le risque", etc. C'est quelque chose qui ne fonctionne pas dans des conditions de vie normales.
Deuxièmement, il faut laisser la possibilité aux cantons d'aller plus loin que la loi fédérale - il y en a déjà qui l'ont fait. Je crois que c'est comme pour les contrats collectifs de travail: quand on fixe un salaire minimum dans un contrat collectif, on peut aller au-delà, dans la mesure où l'on considère que donner un bon salaire et pouvoir le faire est quelque chose de positif. Il ne faut pas interdire aux gens d'aller dans ce sens. Dans la mesure où vous pensez que lutter contre le tabagisme est une bonne chose, il ne faut pas tomber dans le fanatisme; le risque n'est pas grand puisqu'il y a toujours des procédures parlementaires au niveau des cantons, avec possibilité de votes populaires. Par conséquent, la démocratie directe est respectée. Dans la mesure où l'on pense que le tabagisme est une chose négative pour la santé, qu'il s'agit d'une mesure prophylactique simple à adopter, il n'y a aucune raison d'interdire aux cantons de prendre des dispositions particulières adaptées à leur situation.
Et, je le répète, ce n'est pas un membre de l'administration qui va prendre cette décision, ce n'est pas un ayatollah, comme on l'a prétendu à un certain moment: c'est le Parlement du canton concerné, avec possibilité de lancer un référendum - ce qui est le cas en Valais. Il y a un référendum qui est lancé contre une loi contre le tabagisme: eh bien, le peuple décidera! et il n'y a là aucun danger. C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral recommande de laisser aux cantons la liberté d'être plus restrictifs.
Je le répète: la cohérence du système devrait, à notre avis, vous inciter à soutenir la proposition de la minorité Fehr Jacqueline, c'est-à-dire la version du Conseil des Etats.
Fehr Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Halten wir zu Beginn dieser Debatte noch einmal fest: Das Volk will rauchfreie Restaurants und Arbeitsplätze. Alle Abstimmungen, vom Tessin bis Solothurn, von Graubünden bis Genf, zeigen dasselbe Resultat: Über 70 Prozent der Bevölkerung sagen Ja zu strengeren Gesetzen zum Schutz vor dem Passivrauchen. Die kantonalen Gesetze sind alle strenger als das, was wir hier mit dem Minderheitsantrag vorschlagen. Es ist deshalb völlig unverständlich, weshalb die Mehrheit, die aus Vertretern von CVP, SVP und Rechtsfreisinnigen besteht, den Volkswillen so missachtet.
Halten wir zudem fest: Passivrauchen ist viel gefährlicher, als wir bisher angenommen haben. Der Brief der Lungenliga spricht Klartext: Passivrauchen kann zum Tod führen. Jährlich sterben in der Schweiz nachweislich Hunderte von Personen vorzeitig an den Folgen von Passivrauchen, darunter vor allem auch Angestellte von Restaurants, die einer hohen Tabakkonzentration ausgesetzt sind. Die Feinstaubkonzentration ist in Raucherlokalen durchschnittlich 8-mal höher als in Nichtraucherlokalen, in extremen Fällen gar bis zu 33-mal höher. Das hat eine Studie gezeigt, die von der Lungenliga in Auftrag gegeben wurde und bei der 99 Gastronomiebetriebe untersucht wurden.
Die Tabaklobby hat es bisher verstanden, mit enormen Geldmitteln die Risiken des Passivrauchens zu verwedeln und kleinzureden. Gastrosuisse ist bedauerlicherweise auf den Zug aufgesprungen und kämpft zusammen mit dem Gewerbeverband mit falschen Argumenten gegen einen besseren Schutz vor dem Passivrauchen. Zum Beispiel wird behauptet, diese Gesetze würden die Gastronomie gefährden - dumm nur für die Autoren, dass solche Behauptungen der Realität nicht standhalten! Im Gegenteil, wir sehen im Tessin oder in Graubünden, wie positiv die Branche auf diese Gesetze reagiert. Gleiches gilt für Deutschland. Wie falsch die Zahlen sind, die uns Gastrosuisse und der Gewerbeverband letzte Woche zugeschickt haben, sehen wir, wenn wir sie genau anschauen. Gastrosuisse behauptet, dass es in Deutschland durch das Rauchverbot zu Umsatzeinbussen gekommen sei. Schaut man jedoch die Untersuchung genau an, zeigt sich ein anderes Bild. Ich empfehle Ihnen, dieses Factsheet etwas genauer anzuschauen. Es kam nicht zu einer Verschlechterung, sondern zu einer relativen Verbesserung, und zwar zwischen 1 und 3 Prozent. Was heisst relative Verbesserung? Die Krise in der Gastronomie hat sich entschärft, weil die Attraktivität der Beizen durch Rauchfreiheit wieder gesteigert werden konnte.
Bereits wenige Wochen und Monate nach der Einführung dieser Gesetze will niemand mehr zurück, schon gar nicht dort, wo die Branche mit dem internationalen Tourismus konfrontiert wird. Umso absurder ist das zweite Argument der Gegner, das Österreich ins Spiel bringt und besagt, die Schweiz habe einen Konkurrenznachteil im Tourismus, wenn sie strengere Gesetze einführe als Österreich. Das Gegenteil ist der Fall. Längst sind der ganze amerikanische Markt und der ganze europäische Markt an die rauchfreie Gastronomie gewöhnt - die Leute wollen das, fordern das, fragen diese Angebote nach. Es ist selbstverständlich, dass jene Länder, die diese Gesetze ebenfalls eingeführt und entsprechend umgestellt haben, im internationalen Tourismus einen grossen Vorteil haben.
Es gibt schlicht und einfach kein stichhaltiges Argument gegen einen besseren Schutz vor dem Passivrauchen, weder aus der Optik des Volkswillens noch aus der Optik der Wirtschaft, noch aus der Optik der Gesundheit. In der Pädagogik nennt man deshalb das Verhalten der Mehrheit hier "trötzele". Ich hoffe, dass Sie von dem jetzt Abstand nehmen und der Minderheit zustimmen.
Rielle Jean-Charles · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Tout d'abord, je précise pour ce conseil que je suis médecin en santé publique, responsable du Centre d'information pour la prévention du tabagisme (Cipret) de Genève, organisme subventionné par l'Etat de Genève à hauteur de 1 million de francs par an. Je suis aussi membre de la Commission fédérale pour la prévention du tabagisme. Vous avez par ailleurs pu, je l'espère, parcourir, voire lire le livre "Infiltration: une taupe à la solde de Philip Morris", ou sa traduction allemande "Vernebelung: Wie die Tabakindustrie die Wissenschaft kauft", qui raconte les plus de trente ans de mensonges de l'industrie cigarettière, qui a empêché de révéler la toxicité de la fumée passive et de prendre ainsi les mesures sanitaires que nous proposons aujourd'hui. Des dizaines de milliers de décès auraient pu être épargnés; les cigarettiers et leurs défenseurs en portent une très lourde responsabilité.
Permettez-moi au nom du groupe socialiste de rappeler quelques faits, quand bien même il s'agit de la deuxième lecture du projet dans notre conseil. En effet, en octobre 2007, et contre toute attente, avec une réelle pression orchestrée par Gastrosuisse, notre conseil, dans une autre composition, avait suivi la minorité de sa commission. Depuis, le Conseil des Etats a voté comme vous le savez; notre commission, à une courte majorité, a repris à son compte les positions de sa minorité d'octobre 2007. Aujourd'hui, notre conseil a deux possibilités: se rapprocher significativement du Conseil des Etats et permettre un aller-retour constructif, ou camper sur les positions de la très courte majorité de sa commission et refaire une navette, ce qui sera certainement stérile.
La fumée passive est un toxique: ce fait est reconnu par l'Organisation mondiale de la santé et par l'ensemble de la communauté scientifique. Avec 167 autres nations, la Suisse a signé le 25 juin 2004 la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. Ce traité international de santé publique a été ratifié à ce jour par 155 pays, y compris par la totalité de nos voisins européens. La Suisse fait partie du petit groupe d'environ 10 pays qui ont signé la convention-cadre, mais qui ne l'ont pas encore ratifiée.
La protection contre l'exposition à la fumée du tabac est traitée à l'article 8 de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. Cet article est cité in extenso par le Tribunal fédéral, dans son arrêt du 28 mars 2007. Il est dit à l'article 8 alinéa 1 que "les parties reconnaissent qu'il est clairement établi, sur des bases scientifiques, que l'exposition à la fumée du tabac entraîne la maladie, l'incapacité et la mort". Dans son arrêt, le Tribunal fédéral fournit des indications supplémentaires. Il est en effet largement reconnu que la fumée passive peut provoquer: cancer du poumon, maladies cardiovasculaires, asthme et infection des voies respiratoires.
Selon une estimation prudente, plusieurs centaines de non-fumeurs mourraient en Suisse chaque année à cause du tabagisme passif. Par une analogie frappante, l'amiante s'apparente aux risques liés à l'exposition à la fumée passive. Personne dans ce conseil n'oserait en 2008 proposer de placer des travailleuses et travailleurs et la population dans des locaux amiantés. Personne n'oserait non plus proposer, lors des travaux de désamiantage d'un immeuble, que certains bureaux ne soient pas désamiantés.
Trop c'est trop! Gastrosuisse et l'USAM portent une très lourde responsabilité en réaffirmant sans cesse leur volonté de mettre en échec, depuis de très nombreuses années, la politique de prévention du tabagisme dans notre pays en faisant allégeance à l'industrie du tabac. Le message qu'ils nous ont adressé le 20 mai dernier est inique. Devant un tel toxique, la fumée passive, ils n'hésitent pas à promouvoir la poursuite de l'exposition de leur personnel à celui-ci, au mépris de la protection de la santé. Ils n'hésitent pas à faire référence aux résultats de la dernière étude scientifique quantitative, sérieuse, de la Ligue pulmonaire suisse, en amalgamant la toxicité de la fumée passive et de ses particules fines avec celle des fours à pizza et des bougies. Quel mépris de la science!
Les dirigeants de ces associations ne défendent même plus les intérêts de leurs propres adhérents, ils ne défendent que ceux de l'industrie du tabac. Gastrosuisse et l'USAM se rabattent sur une comparaison de la Suisse avec l'Autriche, dont la législation sur la protection contre la fumée passive est très en retard. En fait, les touristes américains, anglais, italiens, français ou autres risquent de préférer les pays limitrophes - France, Italie, Allemagne -, car leurs établissements publics offrent aujourd'hui un air respirable dont la qualité correspond à leurs attentes.
Quant au message que Gastrosuisse nous a adressé le 6 juin dernier, il est mensonger. Par ce message, Gastrosuisse signe son forfait et s'affirme clairement comme le complice des cigarettiers. Que dit ce message? "Aucune autre branche ne risque en effet de se voir privée en très peu de temps de plus de 30 pour cent de sa clientèle suite à un changement des conditions-cadres fixées par la loi. Une situation impossible à surmonter, même avec la meilleure volonté du monde." Le mythe de 30 pour cent de perte du chiffre d'affaires des établissements publics est connu. Ce chiffre a été mentionné par "The Tobacco Institute" qui est une organisation écran des cigarettiers, qui a été dissoute par la justice américaine en 1998.
Autre affirmation mensongère: "L'intervention prévue a de sérieuses conséquences et ne répond pas au critère de la proportionnalité." Faux! Le Tribunal fédéral, dans son arrêt du 28 mars 2007, a justement reconnu cette proportionnalité dans l'initiative populaire genevoise, qui ne prévoit pas de fumoirs.
Nouvelle affirmation mensongère - cela a été dit - par rapport à la chute des revenus. Ce n'est pas vrai! Vous avez les chiffres: pour tous les pays, ils montrent exactement le contraire. Quant à l'impact sur la santé des travailleurs du secteur de l'hôtellerie et de la restauration, il est scientifiquement reconnu.
De plus, Gastrosuisse n'a pas hésité à demander à une collègue parlementaire ici présente, et qui me l'a confirmé, que cet objet soit traité encore pendant cette session. Gastrosuisse sait que le temps joue en sa défaveur, et elle a raison.
En nous ralliant à la minorité, nous éviterons aussi le lancement d'une initiative populaire fédérale dont le résultat est déjà connu. Nous éviterons de perdre environ quatre ans de plus et d'être en quelque sorte les complices de plus de 2000 décès supplémentaires. Les récentes études provenant des pays ayant mis en oeuvre une législation stricte dans ce domaine montrent un effet immédiat sur le nombre d'hospitalisations dans les services d'urgence des hôpitaux pour des complications de maladies cardiovasculaires.
Lorsque nous voterons tout à l'heure, nous le ferons en notre âme et conscience, en élus politiques responsables auprès de la population qui nous fait confiance. Nous refuserons d'être les pantins de Gastrosuisse et de l'USAM. Nous refuserons cette allégeance indirecte à l'industrie cigarettière qui est, je vous le rappelle, la seule industrie vendant un produit qui tue la moitié de ses consommateurs s'il est utilisé tel que recommandé. Nous avons avec nous 80 pour cent de la population, peut-être plus, qui attend que nous prenions nos responsabilités pour une protection efficace contre la fumée passive.
Merci, Monsieur le président, de me laisser terminer. Des milliers de morts sont en jeu et, dans notre conseil, certains dépassent largement le temps de parole pour aborder des choses nettement plus futiles.
Le droit de respirer un air propre est aussi légitime que celui de disposer d'une eau potable. La Suisse ne saurait devenir le cendrier de l'Europe. La santé publique ne s'inscrit pas dans un clivage droite/gauche, mais au niveau de la responsabilité de l'ensemble des élus. La protection contre l'exposition à la fumée passive est dorénavant exigée par une très large majorité de la population.
En demandant le vote nominal pour chaque article, nous permettons à nos électrices et à nos électeurs d'être dûment informés, car ils pourront aller vérifier sur Internet comment nous aurons voté et évaluer à quel point ils sont en droit de faire confiance à leurs élus.
Le groupe socialiste vous demande de suivre la minorité et le Conseil fédéral à l'article 2, c'est-à-dire de ne pas autoriser de service dans les fumoirs, de suivre la minorité à l'article 2a et donc de ne pas autoriser d'établissements fumeurs, et de biffer en conséquence l'article 3 alinéa 1 lettre c qui découle de l'article 2a.
Leuenberger Ueli · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
Les cantons du Tessin, de Genève, de Soleure, d'Uri, d'Appenzell Rhodes-Extérieures - et depuis hier, aussi celui de Berne - nous ont montré le chemin. Rappelons-nous ce dont nous parlons: la fumée passive. 1020 personnes décèdent chaque année en Suisse parce qu'elles inhalent la fumée d'autrui. 1020 décès par an, cela équivaut à 3 enterrements par jour. La mort se présente à des personnes n'ayant jamais fumé de leur vie sous forme de cancer, d'infarctus ou d'attaque d'apoplexie. Autre fait largement inconnu, la fumée s'infiltre et se colle partout: dans les cheveux, les vêtements, les rideaux, les tapis, les meubles, les classeurs, les claviers, les boîtes à bijoux; elle nuit surtout aux personnes en s'infiltrant dans leurs muqueuses; la fumée tourbillonne sur les murs, les plafonds et les sols puis s'y dépose, avant d'aller se fixer sur d'autres surfaces. Elle a en outre une prédilection pour les poumons. Les locaux fumeurs sont une source inépuisable de toxicité.
Un fait est établi: la protection contre le tabagisme passif ne génère que des effets positifs, même au niveau économique. Un autre fait est tout aussi certain: des années durant, l'industrie suisse de la cigarette a financé des campagnes onéreuses; de cette façon, elle a réussi à empêcher la protection contre le tabagisme passif.
La maladie n'épargne pas les fumeurs passifs. Ils sont atteints de cancers du poumon ou d'autres types de cancer, de maladies cardiovasculaires comme l'angine de poitrine; ils font des infarctus et des attaques d'apoplexie; ils ont des crises d'asthme; ils souffrent de bronchite, de maux de tête chroniques et de troubles au niveau des yeux, de la cavité buccale et des muqueuses nasales. Sans protection contre le tabagisme passif, bien trop de salariés - songeons seulement au personnel de service dans le domaine de la gastronomie - ont quotidiennement rendez-vous avec la mort à cause de la fumée.
Les groupes d'intérêt issus des arts et métiers et de la gastronomie attisent une peur diffuse de la protection contre la fumée passive. Cette peur est mauvaise conseillère; elle masque les faits et nous fait oublier que la fumée passive rend malade, que les maladies qu'elle provoque coûtent très cher et que l'économie en est très affaiblie financièrement.
Dans les branches professionnelles à bas revenu et à forte rotation du personnel - dont font partie les entreprises de la gastronomie -, nombreux sont les employés qui doivent travailler dans des locaux saturés de fumée. Des enquêtes médicales montrent que les travailleurs évoluant dans le domaine professionnel de la gastronomie courent un risque plus élevé de contracter le cancer du poumon et un risque particulièrement important de contracter des maladies cardiovasculaires.
Les personnes situées en bas de l'échelle économique ont peu d'occasions de se faire entendre. Elles dépendent des parlementaires, elles ont besoin de représentants du peuple forts et responsables qui ne suivent pas les groupes de pression, mais défendent les hommes et les femmes dénués de pouvoir, notamment contre la fumée passive.
Quand il s'agit d'un poste de travail sans fumée, le plus souvent la libre décision n'existe pas. La protection de la santé concerne tout le monde, sans exception, et donc les travailleurs du secteur de l'hôtellerie et de la restauration également. La protection contre le tabagisme passif doit protéger la population et les travailleurs, tout en défendant aussi l'économie contre ce fléau. Les exceptions aussi inutiles que compliquées diluent la loi et la rendent injuste et bureaucratique.
Le groupe des Verts vous propose donc de suivre le Conseil fédéral à l'article 2 au sujet des fumoirs et du fait d'obtenir l'"accord" des travailleurs de servir dans des locaux fumeurs. Aucun travailleur ne doit être occupé dans un local fumeur. Personne ne doit renoncer à la protection de sa santé, même volontairement.
A l'article 2a relatif aux autorisations pour les établissements fumeurs, nous vous prions de suivre le Conseil des Etats, à savoir de biffer cet article. Chaque entreprise peut sans problèmes être libérée de la fumée. L'industrie ou le secteur gastronomique n'ont pas besoin de réglementations spéciales.
A l'article 2b, "Dispositions cantonales", je vous prie d'adopter l'ajout du Conseil des Etats, qui prévoit pour les cantons la possibilité d'édicter des dispositions plus strictes en matière de santé. Les cantons ne doivent pas être forcés, contre la volonté de leur population, à renoncer à des dispositions plus contraignantes.
Borer Roland F. · Mit-M · Nationalrat · Solothurn · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Auch auf die Gefahr hin, dass ich mich wiederhole, möchte ich es doch noch einmal ganz klar und deutlich sagen, Herr Bundespräsident: Es geht hier nicht darum, ein Präventionsgesetz zu schaffen, sondern es geht darum, die Nichtraucherinnen und Nichtraucher vor dem Passivrauchen zu schützen. Und leider, leider ist ein gewisser Teil hier im Saal der Meinung, wir müssten hier das Rauchen verbieten. Ich habe einmal den geflügelten Satz kreiert: Es gibt so langsam auch einige Taliban in unserem Land.
Es wird den Befürwortern des Mehrheitsantrages vorgeworfen, man würde im Moment bezüglich der Umsätze in Deutschland mit falschen Zahlen operieren. Sie können natürlich hier drin behaupten, die Zahlen des Statistischen Bundesamtes von Deutschland seien falsch. Aber dann belegen Sie das doch bitte, Frau Fehr! Dann können wir darüber diskutieren. Selbstverständlich sind die Zahlen zu interpretieren. Die Zahlen sind hundertprozentig korrekt. Da müssen Sie bei der Wahrheit bleiben!
Die Mehrheit - und ich bitte Sie, diese zu unterstützen - möchte eine einheitliche Lösung für die gesamte Schweiz. Das ist in einem Land, das seine Einnahmen doch zu einem wesentlichen Teil im Tourismus generiert, unendlich wichtig. Auch die Mehrheit ist der Meinung, dass Arbeitnehmerinnen, Arbeitnehmer und Kunden vor dem Passivrauchen geschützt werden sollen - und das werden sie auch mit der Mehrheitslösung: Es ist nicht so, dass Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer mit der Mehrheitslösung plötzlich in den Rauch gezwungen werden. Sie selber sagen ja, dass 80 oder noch mehr Prozent der Gäste rauchfreie Betriebe wollen. Ja, wie kommen Sie angesichts dieser überwältigenden Zahlen dazu, zu behaupten, es würden Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer gezwungen, im Rauch zu arbeiten? Wenn Ihre Zahlen stimmen, wird das Problem sein, dass die rauchfreien Betriebe noch viel mehr Leute anstellen müssen als heute, dass es diesbezüglich also gar nie ein Problem geben wird. Es wird dann vielleicht noch Raucherinnen und Raucher geben, die selber im Gastgewerbe arbeiten und die die paar restlichen Arbeitsplätze, die nötig sind, noch bestücken.
Die grosse Mehrheit will eine Lösung, die liberal ist. Sie will eine Lösung ohne Hexenjagden auf Raucherinnen und Raucher. Die SVP-Fraktion wird grossmehrheitlich die Mehrheit unterstützen, eine Mehrheit, die übrigens auch von Verbänden wie Gastrosuisse, Arbeitgeberverband und Gewerbeverband unterstützt wird. Ich bitte Sie, ein Gleiches zu tun. Wir werden so die Anliegen beider Seiten auf eine vernünftige Art und Weise realisieren können.
Miesch Christian · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich lege zuerst meine Interessenbindung offen: Ich bin Gelegenheits- und Genussraucher. Ich wohne in einem 400-Seelen-Dorf. Unser einziges Restaurant wurde auf Ende Mai geschlossen, der Dorfbeizer hat aufgegeben - für unsere Dorfgemeinschaft ein schwerer Schlag. Das ist kein Einzelfall. Warum erzähle ich das in Zusammenhang mit dem Nichtraucherschutz? Schuld ist nicht allein das kommende Rauchverbot; es ist die Summe verschiedener Faktoren, die meinen Freund und Beizer zum Aufgeben gezwungen hat. Eine viel höhere Mehrwertsteuer als im Detailhandel, die 0,5-Promille-Regelung, das Werbeverbot und dann eben das kommende Rauchverbot sind für ihn genug. Er kann nicht mehr, er gibt auf.
Was Sie, Herr Bundespräsident, und Sie dort hinten auf der Bank unter dem Deckmantel der Gesundheitsförderung verfolgen, ist einer freien Gesellschaft unwürdig. Sie sollten sich schämen! Wo bleibt die Gewerbefreiheit, wo bleibt die Eigenverantwortung? Ich protestiere zuhanden des Amtlichen Bulletins in aller Form gegen euer Getue. Ihr seid nichts anderes als moderne Landvögte. Mir wird nicht schlecht vom Rauchen, mir wird schlecht von Ihrem Getue, Herr Bundespräsident. Kommen Sie bitte auf den Boden der Realität zurück.
Ich bitte Sie, stimmen Sie mit der Mehrheit, die eine vernünftigere Lösung vorsieht als der Ständerat.
van Singer Christian · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
Monsieur Miesch, vous affirmez justement que ce local a été fermé, bien qu'il n'y ait pas encore d'interdiction de fumer. Alors, je vous pose la question suivante.
Ich werde diese Frage auf Deutsch stellen. Sie sagen, dieses Lokal sei geschlossen worden, obwohl kein Rauchverbot bestanden habe. Glauben Sie nicht, dass viele Nichtraucher nicht mehr dorthin gegangen sind - genau deshalb, weil zu viel geraucht wurde?
Miesch Christian · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich weiss nicht, wo Sie zu Hause sind; ich wohne in einem kleinen Dorf abseits der grossen Verkehrsströme. 90 Prozent der Gäste im Restaurant rauchen. Der Beizer hat die Möglichkeit, zwei Räume einzurichten. Aber eben: Es ist die Summe dieses verdammten Getues unter dem Deckmantel der Gesundheitsförderung, die dazu führt, dass Tausende von Arbeitsplätzen wegrationalisiert werden. Ist das im Sinne unserer Volksgesundheit? Das glaube ich eben nicht. Der Beizer hat mir glaubhaft dargelegt - ich habe wirklich alle Zahlen gesehen -, dass die Summe dieser Sachen, die jetzt da kommen, ihn zur Aufgabe zwingen. Kommen Sie mit - ich kann Sie leider nicht mehr in die Beiz einladen, weil sie geschlossen ist -, ich kann Ihnen meinen Freund vorstellen. Er ist nicht der Einzige im oberen Baselbiet, der unter diesem Regime leiden wird.
Kleiner Marianne · Mit-F · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die parlamentarische Initiative ist zwar von einem prominenten Freisinnigen eingereicht worden, die freisinnige Fraktion ist aber mehrheitlich dagegen. Der freisinnige Kollege ist Präventivmediziner, und darum ist das verständlich. (Heiterkeit)
Sie lachen jetzt - ich aber verstehe die ganze Aufregung wirklich nicht. Im Konzept des Nationalrates, so, wie es eine Mehrheit in der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit verabschiedet hat, sind Betriebe grundsätzlich rauchfrei. Das ist für mich und für meine Kollegen und Kolleginnen in der FDP-Fraktion ein absolut gültiges Konzept. Es ist für viele Betriebe erfolgreich, und es ist auch für die FDP-Fraktion keine Frage, dass dies so weitergeführt werden soll. Das Konzept des Nationalrates hat den grossen Vorteil, dass es mit Artikel 2a zulässt, dass Betriebe, bei denen eine Unterteilung in Raucher- und Nichtraucherräume unmöglich oder mit sinnvollem Aufwand nicht zu machen ist, auch als Raucherbetriebe geführt werden können. Selbstverständlich muss das aussen am Betrieb klar gekennzeichnet sein. Wo ist das Problem? Kein Nichtraucher muss in ein Restaurant gehen, in dem das Rauchen erlaubt ist, wenn er das nicht möchte. Gerade auf dem Land, wo ich herkomme, gibt es viele kleine Beizchen, die eine wichtige soziale Funktion erfüllen und die gefährdet wären oder gar schliessen müssten, wenn es nicht mehr erlaubt wäre, einen Jass zu klopfen und dazu zu rauchen. Denken Sie doch auch einmal an die Besitzer dieser Beizchen. Das sind Existenzen, und diese Leute haben investiert. Sie haben investiert in Lüftungen, in Toiletten, in sanitäre Anlagen, in Küchen usw. Im Minimum müssten sie auf 30 Prozent der Gäste verzichten.
Was mich beschäftigt, ist die Unerbittlichkeit der Nichtraucher. Raucher sind eine Minderheit, aber eine bedeutende. Wo bleibt die Toleranz der Linken gegenüber Minderheiten? Das möchte ich Sie fragen. Ein Drittel der Bevölkerung ist Genussraucher oder zum Teil auch Suchtraucher. Was stört Sie daran, wenn diese in ihren Rechten auch etwas geschützt werden? Das ist doch keine liberale Haltung! Warum sollen Raucher nicht in Beizchen, die gekennzeichnet sind, rauchen dürfen? Das verstehe ich einfach nicht.
Ganz klar für die FDP-Fraktion ist, dass der Arbeitnehmerschutz eine wichtige Rolle spielt. Wir sind mit der Fassung von Artikel 2 Absatz 2bis gemäss Kommissionsmehrheit einverstanden, dass Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer nur dann in Raucherräumen arbeiten sollen, wenn sie dem im Einzelarbeitsvertrag ausdrücklich zugestimmt haben. Ebenso ist die FDP-Fraktion für eine einheitliche Lösung im Tourismusland Schweiz.
Ich bitte Sie, einer liberalen Haltung zuzustimmen.
Marti Werner · Mit-M · Nationalrat · Glarus · Sozialdemokratische Fraktion
Frau Kleiner, Sie haben ausgeführt, dass dieser Vorstoss von Ihrem ehemaligen Fraktionschef eingereicht worden sei und dass dieser halt Präventivmediziner sei, was alles erkläre. Meine Frage: Spielt die Präventivmedizin bei der Gesundheitspolitik der FDP keine Rolle?
Kleiner Marianne · Mit-F · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Freisinnig-demokratische Fraktion
Wir sind, wie ich ausführte, absolut dagegen, dass in den meisten Restaurants nicht mehr geraucht werden darf. Wir sind aber auch für einen Nichtraucherschutz. Das ist eine gute Sache. Wir sind dafür, dass man Leute, die das nicht wollen, dem Passivrauchen nicht aussetzt. Was wir möchten, ist einfach, dass beide Möglichkeiten nebeneinander bestehen bleiben können. Werner Marti, Sie kommen auch vom Land. Da hat es viele kleine Beizchen, und Sie wissen ganz genau, dass diese in grosse existenzielle Probleme kommen, wenn dort das Rauchen nicht mehr erlaubt ist. Niemand muss in ein solches Beizchen gehen, wenn er nicht will. Das ist unsere Aussage.
Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp
Frau Kleiner, Sie haben ausgeführt - und das haben Ihre beiden Vorredner auch gesagt -, dass gerade in den ländlichen Gegenden diese kleinen Beizen bestünden, und Sie sagten, diese hätten eine soziale Funktion. Das ist richtig. Aber glauben Sie, dass es richtig ist, wenn in diesen Beizen geraucht werden kann und dadurch andere Leute, die auch in dieser sozialen Umgebung sein möchten, ausgeschlossen sind, weil sie den Rauch nicht vertragen? Gerade diese soziale Funktion kann nicht wahrgenommen werden, wenn dort geraucht wird, weil dann gewisse Leute ausgeschlossen sind - beispielsweise auch ich selbst.
Kleiner Marianne · Mit-F · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Freisinnig-demokratische Fraktion
Wenn diese Beizchen als absolute Nichtraucherrestaurants geführt werden müssen, weil sie eben nicht unterteilt werden können, dann können die Nichtraucher auch nicht mehr hinein, wenn sie geschlossen werden müssen. Es geht wirklich nur darum, dass Raucher sich noch irgendwo treffen und einen Jass klopfen können. Diese soziale Funktion ist wichtig. Herr Aeschbacher, Sie können in jedes andere Restaurant gehen, wo sich eben Nichtraucher treffen, und dann sind Sie völlig unbehelligt.
Rielle Jean-Charles · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Vous savez que tout fonctionne très bien en Italie, en France, en Irlande - et je pourrais poursuivre l'énumération. Je suis très sensible à ces petits bistrots - mes parents avaient un bistrot en montagne en Valais -, mais pourquoi ce qui marche dans les campagnes française, italienne, qui ont aussi de tout petits bistrots et de tout petits villages, ne fonctionnerait pas en Suisse?
Kleiner Marianne · Mit-F · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Freisinnig-demokratische Fraktion
Gut, das stimmt natürlich, dass es funktionieren muss, wenn es nicht mehr erlaubt ist. Was geschieht, wissen wir ja alle: Die Raucher stehen vor der Türe und machen dort Lärm und stören die Anwohner, während sie, wenn man diese Rauchmöglichkeit belassen würde, eben drin wären und dort ihre Zigarette oder ihre Zigarre rauchen würden.
Fehr Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Frau Kleiner, als Vertreterin des Kantons Appenzell Ausserrhoden haben Sie ja sicher zur Kenntnis genommen, dass auch Ihre Kantonalbevölkerung einer Initiative für einen strengen Schutz vor Passivrauchen in Ihrem Kanton zugestimmt hat. Dabei haben auch viele Raucherinnen und Raucher Ja gestimmt, weil sie eben auch für den Nichtraucherschutz sind. Wieso behaupten Sie dann, wenn Ihre Landbevölkerung eben ein ganz klares Votum für einen besseren Schutz vor Passivrauchen abgegeben hat, dass die Bevölkerung auf dem Lande Ihre Position teile und dieses Gesetz nicht wolle?
Kleiner Marianne · Mit-F · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich habe nicht gesagt, dass die Bevölkerung auf dem Land meine Ansicht teile. Ich habe nur gesagt, dass es auch dort 30 Prozent Raucherinnen und Raucher gibt, die sich gerne irgendwo in einem Restaurant treffen möchten, und es hat mich sehr geärgert, dass mein Kanton diesen strengen Nichtraucherschutz eingeführt hat; das hat mich sehr enttäuscht.
Wenn Sie mich schon fragen: Es war eine taktisch schlechte Abstimmung. Es gab einen wichtigen Verband, der das ganze Gesundheitsgesetz deswegen ablehnen wollte, und darum ist diese Mehrheit so zustande gekommen.
Engelberger Edi · Mit-M · Nationalrat · Nidwalden · Freisinnig-demokratische Fraktion
Auch ich bitte Sie, den Anträgen der Mehrheit Ihrer Kommission zu folgen und nicht auf die restriktivere Linie einzuschwenken. Ich sage Ihnen das im Namen einer grossen Mehrheit der FDP-Fraktion, und vor allem sage ich Ihnen das auch im Namen des Schweizerischen Gewerbeverbandes, von Gastrosuisse, Hotelleriesuisse und des Schweizer Tourismus-Verbandes. Gerade Gastrosuisse ist effektiv direkt betroffen. Das zeigen auch die Zahlen in den Statistiken unseres Nachbarlandes: Die Umsätze sinken, und vor allem die getränkeorientierten Betriebe sind sehr gefährdet.
Ziel des Gesetzes darf es nicht sein, das Rauchen generell zu verbieten. Wir bitten Sie, daran zu denken: Was für alle Gesetze gilt, soll auch hier gelten, nämlich das Prinzip der Verhältnismässigkeit. Deshalb muss die Möglichkeit von bedienten Fumoirs und von Raucherbetrieben, wie das in Artikel 2a geregelt ist, erhalten bleiben. Ich glaube nicht und habe es auch nicht herausgehört, dass wir den rauchenden Gästen - immerhin sind es rund 30 Prozent der Bevölkerung - den Restaurantbesuch verbieten oder zumindest vermiesen wollen. Auch wir nehmen den Schutz der Arbeitnehmenden ernst. Aber verzichten wir doch auf unverhältnismässige Massnahmen, wie sie hier von der Minderheit vorgesehen sind, und auf unnötige Eingriffe in die persönliche Freiheit - und das hier ist auch ein Teil der persönlichen Freiheit. Die nationalrätliche Version mit dem neuen Artikel 2 Absatz 2bis für Arbeitnehmende genügt vollauf, um die unbestrittenen Ziele des Gesetzes zu erreichen. Zudem sind aber auch weiter gehende kantonale Vorschriften abzulehnen, denn die Schweiz als Tourismusland ist dringend auf eine einheitliche, schweizweite Regelung angewiesen.
Ich beantrage Ihnen also, bei Artikel 2a der Mehrheit zuzustimmen, also Artikel 2a nicht zu streichen, und auch bei den Artikeln 3 und 5 der Mehrheit zu folgen und die Anträge der Minderheit abzulehnen.
Leuenberger Ueli · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
Herr Engelberger, Sie sind Vertreter der Wirtschaft. Wo Sie immer von Einbussen für Gastbetriebe usw. sprechen: Ich höre nie etwas von Ihnen betreffend die Gesundheitskosten. Was sagen Sie eigentlich zu den Gesundheitskosten aufgrund höherer Krankenkassenprämien oder höherer Pensionskassenprämien, was sagen Sie zu den allgemeinen Gesundheitskosten? Was sagen Sie dazu? Da höre ich Sie nie. Das kostet unsere Wirtschaft und unseren Staat viel.
Engelberger Edi · Mit-M · Nationalrat · Nidwalden · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich glaube, bei anderer Gelegenheit nehmen wir diese Kosten bzw. die Gesundheitskosten ebenso ernst wie Sie und versuchen immer wieder, der Gesundheitsgefährdung entgegenzuwirken und auch Prävention zu betreiben. Aber in diesem Gesetz geht es eben doch auch um den Schutz der Interessen der Gastrosuisse-Betriebe; diese Betriebe sollen weiterbestehen können. Es geht um sehr viele Arbeitsplätze, und ich bin überzeugt, dass jeder Arbeitnehmende, der in einem Nichtraucherrestaurant arbeiten will, eine Stelle findet. Es gibt aber auch solche, die bereit sind, in einem Fumoir zu arbeiten und das auf sich zu nehmen, und zwar freiwillig. Diese Möglichkeit ist vorhanden, und auch diese Angestellten werden genügend Stellen finden. Aber trotzdem geht es wirklich um das Überleben einer grossen Branche wie eben jener, die durch Gastrosuisse vertreten wird.
Meyer-Kaelin Thérèse · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP/EVP/glp
En préambule, je voudrais vous répéter que le groupe PDC/PEV/PVL soutient cette loi qui doit protéger de la fumée passive et qui établit une règle de base importante: "Il est interdit de fumer dans les espaces fermés accessibles au public ou qui servent de lieu de travail à plusieurs personnes." Il ne faut pas oublier cette règle de base qui pose un principe pour tout le pays. Cependant, dans sa majorité, notre groupe tolère quelques exceptions en permettant l'aménagement de fumoirs séparés et bien ventilés où peuvent être appelés à servir les employés ayant expressément donné leur accord.
La question soulevée par l'article 2 alinéa 2bis a déclenché une grande discussion pour savoir comment protéger au mieux les employés; la question n'est pas facile à trancher. La majorité de notre groupe soutiendra la proposition de la majorité de la commission, et nous verrons donc si le Conseil des Etats devra poursuivre son examen ou si sa version l'emportera aujourd'hui. Il faudra donc régler cette question de la volonté des employés, afin de ne pas les obliger à travailler dans la fumée. Nos partenaires du Parti évangélique suisse et du Parti des Verts libéraux, plus restrictifs à ce sujet, se prononceront en faveur de la version du Conseil fédéral et en faveur de la version du Conseil des Etats à l'article 2a.
A l'article 2a, justement, nous voterons aussi la proposition de la majorité. Les autorisations prévues dans cet article devraient rester des exceptions, les personnes n'étant pas obligées de fréquenter de tels établissements. Notre attention doit cependant se porter sur la protection de l'employé pour que celui-ci ne soit pas obligé de travailler dans la fumée si ce n'est pas son désir. Son consentement exprès est requis s'il est appelé à travailler dans un établissement de ce genre. Nous sommes conscients, si cette version est acceptée, que les cantons devront légiférer pour ne pas avoir une attitude arbitraire quant aux octrois d'autorisations.
A l'article 3, nous voterons bien sûr la proposition de la majorité, parce que celui qui exploite un établissement fumeur sans être au bénéfice d'une autorisation ou qui, en tant que titulaire d'une autorisation, ne le désigne pas comme tel doit être puni. C'est la garantie que le droit sera respecté.
Nous voulons donc une loi qui protège de la fumée passive, mais qui laisse quelques espaces aux personnes qui, sans être obligées d'aller dans des établissements fumeurs, désirent par loisir avoir encore un petit espace de liberté.
Couchepin Pascal · BPR-M · Bundesrat · Wallis
Après la discussion qui vient d'avoir lieu, le Conseil fédéral est confirmé dans sa volonté de vous recommander de soutenir la minorité.
J'ai eu le sentiment, de la part des représentants de la majorité, d'entendre un dernier appel à un combat d'arrière-garde. Ils savent que la cause est perdue, que c'est simplement une affaire de temps avant qu'elle soit définitivement perdue. Je crois que tout le monde sent bien ici que cette espèce de sympathique romantisme du bistrot dans lequel on se retrouve entre gens qui fument est quelque chose qui existe peut-être encore à titre anecdotique, ici ou là, mais qui ne correspond plus à la volonté de l'immense majorité des consommateurs suisses, à l'image de ce qui se passe à l'étranger.
Les arguments économiques ne sont pas très sérieux. Honnêtement, ils ne sont pas sérieux! Et ils ne me paraissent pas devoir l'emporter face aux arguments de santé publique. Personne ne peut en effet contester que la fumée passive soit quelque chose de négatif et qu'à terme, les positions se rapprocheront et seront celles de la minorité de la commission. Alors faut-il, simplement pour des raisons tactiques, parce que quelques appareils d'organisations économiques restent attachés à des moeurs d'un autre temps, refuser de faire le pas aujourd'hui? Je ne le crois pas.
Je vous invite donc à soutenir la proposition de la minorité, à voter en faveur d'une solution qui n'est pas liberticide, qui est tout simplement saine, dans tous les sens du terme, et à vous rallier à la solution du Conseil fédéral.
Parmelin Guy · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Après les fortes paroles des uns et des autres, j'aimerais en tant que rapporteur quitter le champ de bataille puisqu'il y a plusieurs manifestations de combats, de batailles qui opposent certains - que ce soit Gastrosuisse aux milieux antitabac ou d'autres - pour revenir finalement au texte législatif et vous préciser une dernière fois la position de la majorité de la commission.
Ainsi, à l'article 2, si la minorité de la commission veut en rester strictement au principe de base qui stipule qu'il est interdit de fumer dans les espaces définis par la loi, et surtout là où des personnes travaillent, la majorité de la commission juge cette position excessive. Elle pense qu'il est possible de trouver une voie intermédiaire laissant la possibilité d'aménager des locaux fumeurs soumis à de strictes conditions. Et concernant le travail dans de tels locaux, la majorité de la commission a voulu clairement préciser à l'alinéa 2bis les conditions requises. Ainsi il est rappelé que l'accord du personnel doit non seulement être explicitement donné mais aussi faire partie intégrante du contrat de travail.
La version du Conseil des Etats, qui se voulait un compromis, n'a trouvé grâce ni aux yeux de la majorité, ni aux yeux de la minorité. Le libellé "à titre exceptionnel" - "ausnahmsweise" en allemand - semble ouvrir la porte à toutes les interprétations.
Finalement, deux votes sont intervenus en commission. Par 14 voix contre 10, elle a éliminé la version du Conseil fédéral au profit de celle du Conseil des Etats. Et ensuite, par 12 voix contre 11 et 1 abstention, la commission vous recommande de suivre la version du Conseil national - le concept général précisé par l'alinéa 2bis - et de rejeter la version du Conseil des Etats.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 94 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 86 Stimmen
Bugnon André · P-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Art. 2a
Antrag der Mehrheit
Festhalten
Antrag der Minderheit
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Schenker Silvia, Weibel)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates (= Streichen)
Art. 2a
Proposition de la majorité
Maintenir
Proposition de la minorité
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Schenker Silvia, Weibel)
Adhérer à la décision du Conseil des Etats (= Biffer)
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 2b
Antrag der Mehrheit
Streichen
Antrag der Minderheit
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Schenker Silvia, Weibel)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 2b
Proposition de la majorité
Biffer
Proposition de la minorité
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Schenker Silvia, Weibel)
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Fehr Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Sie haben uns eben in eine weitere Runde geschickt. Immerhin wird die Differenz immer kleiner, sodass wir guten Mutes sind, nicht auf eine Volksinitiative warten zu müssen, die uns dann zwingt, den Volkswillen ernst zu nehmen, sondern das aus eigener Einsicht noch vorher machen zu können.
Sie haben offenbar Mühe mit dem Volkswillen, allen voran Frau Kleiner, die hier sogar öffentlich kritisiert, dass das Volk ihre Meinung nicht teilt. Ich kann es noch einmal wiederholen: Alle Vorlagen zu strengeren Gesetzen für den Schutz vor Passivrauchen, zu Gesetzen, die strenger sind als das, was wir hier vorschlagen, wurden vom Volk mit über 70 Prozent der Stimmen angenommen. Die Abstimmungsergebnisse sind klar und deutlich, in allen Kantonen, in den Kantonen der lateinischen Schweiz wie in denen der Deutschschweiz. Solch strenge Gesetze sind auch in Ländern umgesetzt worden, von denen wir es uns nicht hätten vorstellen können, etwa in Italien, Spanien oder Irland - und niemand will zurück.
Mit dem Antrag der Mehrheit bei Artikel 2b gehen Sie im Kampf gegen den Volkswillen sogar noch einen Schritt weiter. Sie wollen den Kantonen sogar verbieten, weiter gehende Gesetze zu erlassen. Sie wollen ihnen verbieten, die Gesetze, die bereits beschlossen sind, auch wirklich in Kraft zu setzen und umzusetzen. Sie wollen sie dazu zwingen, vom Volk beschlossene Gesetze rückgängig zu machen und auf löchrigere Gesetze einzusteigen. Das ist doch ein Angriff auf die demokratischen Rechte und Entscheide, ein Angriff der gröberen Art! Ich bitte Sie sehr, wenigstens hier Vernunft zu zeigen und auf diesen Antrag zu verzichten respektive dem Antrag der Minderheit zuzustimmen. Es wäre doch eine etwas unschöne Premiere, wenn hier das nationale Parlament den Kantonen auf diese Art vorschreiben würde, vom Volk beschlossene Gesetze rückgängig zu machen.
Ich möchte diese Gelegenheit nutzen, um auf zwei Punkte einzugehen, die in der letzten Debatte aufgeworfen worden sind. Der eine Punkt betrifft die Aussage von Herrn Miesch. Er hat ja gesagt, dass ein Dorfrestaurant geschlossen werden musste. Er hat allerdings verschwiegen, dass es ohne jeden Zusammenhang mit einem Rauchverbot geschlossen wurde; ich sage das, weil es in seinem Kanton noch gar kein Rauchverbot gibt. Er hat seine Aussage mit ein paar Beschimpfungen an die Adresse der Verwaltung und der Linken verbunden und damit eigentlich auch das Volk beschimpft, das solche Gesetze immer sehr klar unterstützt. Wenn man aber schon über Dorfbeizen spricht, die geschlossen werden müssen, müsste man die Zahlen noch einmal anschauen. So komme ich denn zu Ihnen, Herr Borer: Sie haben gesagt, die Zahlen der deutschen Statistik seien richtig. Man muss sie aber in einem Zusammenhang sehen. Man muss dabei sehen, dass der Rückgang der Zahl von Restaurants in Baden-Württemberg um 5,6 Prozent in der Zeit vor dem Rauchverbot erfolgte. Das waren Dorfbeizen, wie sie Herr Miesch erwähnt hat. Nach der Einführung des Rauchverbots konnte der Rückgang massiv verlangsamt und dann gestoppt werden, weil die Restaurants eben eine neue Attraktivität gewannen, weil sie sich einer neuen Kundschaft öffneten und diese Kundschaft wesentlich grösser ist als jene, die wegen der fehlenden Möglichkeit, Stumpen zu rauchen, allenfalls nicht mehr in die Beiz geht.
Auch die Behauptung, es handle sich hier um eine Debatte zwischen Raucherinnen und Nichtrauchern, ist falsch. Alle Untersuchungen zeigen, dass bei solchen Abstimmungen auch sehr viele Raucherinnen und Raucher für einen besseren Nichtraucherschutz sind. Sie konnten das auch damals sehen, als die Züge noch Raucherabteile führten: Die Raucher sassen nur in den Raucherabteilen, wenn sie rauchen wollten; nachdem sie ihre Zigarette geraucht hatten, wechselten sie ins Nichtraucherabteil. Das war ja einer der Gründe dafür, dass die Raucherabteile schlecht ausgelastet waren und abgeschafft wurden.
Wir sollten hier keine künstliche Grenze schaffen, da es keine gibt. Schutz vor dem Passivrauchen ist kein Rauchverbot; es dürfen alle rauchen, die wollen, einfach nicht überall und nicht jederzeit. Das sind Regeln des Zusammenlebens, wie wir sie auch sonst kennen. Das hat nichts mit Liberalität zu tun, sondern einzig mit Respekt vor den Bedürfnissen der anderen.
Borer Roland F. · Mit-M · Nationalrat · Solothurn · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Frau Kollegin Fehr, Sie haben im Zusammenhang mit kantonalen Volksabstimmungen über Vorlagen zum Schutz vor Passivrauchen mehrmals den Begriff "die Mehrheit des Volkes" gebraucht. Wenn wir von der SVP diesen Begriff im Zusammenhang mit den Wahlen 2007 brauchen, heben Sie immer ab und sagen: Es ist nicht die Mehrheit des Volkes, die die SVP gewählt hat. Ist bezüglich der Teilnahme an Abstimmungen und Wahlen das Volk oder der Volkswille unterschiedlich zu bewerten - ja oder nein?
Fehr Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Herr Borer, dass nicht die Mehrheit des Volkes die SVP gewählt hat, darin sind wir uns, glaube ich, einig - ausser Sie haben tatsächlich das Gefühl, die 30 Prozent seien eine Mehrheit. Das Zweite ist: Wenn Sie neuerdings für das Stimmrecht für Ausländerinnen und Ausländer und Sechzehnjährige sind und diese mit einbeziehen möchten, kann ich Ihnen dazu gratulieren. Die Resultate bei einer Abstimmung über den Schutz vor Passivrauchen wären aber nicht anders.
Bugnon André · P-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Messieurs Weibel et Robbiani se partagent le temps de parole attribué au groupe PDC/PEV/PVL.
Weibel Thomas · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp
Wir haben es bereits gehört, Kantone wie Genf, Solothurn, Graubünden und Tessin haben bereits strengere Bestimmungen in Kraft gesetzt. In weiteren Kantonen sind solche beantragt, in Beratung oder warten auf Erlangung der Rechtskraft. Im Kanton Tessin wurde das strenge Gesetz mit einschneidenden Beschränkungen in der Volksabstimmung von 79 Prozent der Stimmenden angenommen. Das Tessiner Gesetz zum Schutz vor dem Passivrauchen ist nun seit etwa einem Jahr in Kraft, und wir können feststellen, dass die Bevölkerung die Umsetzung des Gesetzes gut aufgenommen hat. Im Kanton Solothurn haben sich 56 Prozent für die schärfere von zwei Lösungen ausgesprochen. Soll ein solcher Volksentscheid zukünftig ungesetzlich sein?
Artikel 2b ist nicht mehr und nicht weniger als eine Klarstellung und damit Grundlage für die Rechtssicherheit. Er legt unmissverständlich fest, dass das Bundesgesetz Mindeststandards festschreibt und keine abschliessende Liste der Massnahmen umfasst. Weiter gehende Regelungen der Kantone zum Schutz der Gesundheit werden explizit erlaubt. Damit vermeiden wir, dass die Rechtslage durch langwierige und aufwendige Beschwerde- und Gerichtsverfahren geklärt werden muss. Wir verhindern auch, dass Kantone vom Volk beschlossene Regelungen verwässern müssen. Oder ist es Ihr Wille, dass diese Kantone beim Schutz vor Passivrauchen das Niveau wieder senken müssen? Wenn Föderalismus und kantonale Lösungen Sinn machen, dann hier.
Die CVP/EVP/glp-Fraktion stimmt dem Minderheitsantrag mehrheitlich zu.
Robbiani Meinrado · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Fraktion CVP/EVP/glp
Si sta visibilmente profilando una versione molto edulcorata del divieto di fumo nei luoghi pubblici ed è perciò tanto più indispensabile che i cantoni abbiano la facoltà di introdurre delle limitazioni rispetto a quello che prevede il nostro progetto di legge. Va sottolineato come non pochi cantoni hanno già elaborato o stanno tuttora elaborando delle disposizioni più restrittive e rigorose. Dietro a queste attività cantonali sta del resto il popolo; sono stati citati alcuni casi dove il popolo ha largamente sostenuto questo indirizzo.
Perciò è indispensabile che la legge federale non impedisca o non intralci la possibilità che prevalga una limitazione più estesa del divieto del fumo. È quindi opportuno che nella legge federale figurino esplicitamente il diritto e la facoltà dei cantoni di adottare scelte più limitative. Taluni sostengono che questo indirizzo non è indispensabile dal profilo legale, dicendo che non trattandosi di un argomento sul quale la Costituzione assegna alla Confederazione una competenza intera di legiferare, i cantoni hanno automaticamente la piena facoltà di andare al di là di quello che sono le norme federali. Una cosa è però indubbia: per evitare ogni dubbio e interrogativo è indispensabile che questa facoltà dei cantoni di introdurre limitazioni più restrittive sia esplicitamente riconosciuta e ancorata nella legge federale. Del resto, è una scelta di rispetto del federalismo e dei cantoni, che sovente hanno anticipato i passi della Confederazione. Senza questo riconoscimento finirebbero per trovarsi rafforzati i motivi di sospetto e anche di delusione rispetto a questo progetto di legge.
Vi invito quindi, a nome della maggioranza del nostro gruppo, a sostenere la proposta della minoranza.
Kleiner Marianne · Mit-F · Nationalrat · Appenzell A.-Rh. · Freisinnig-demokratische Fraktion
Es ist klar: Es ist nicht unproblematisch, wenn man Regelungen, die Kantone getroffen haben, über den Haufen wirft. Dennoch glaube ich, dass man auch als Föderalistin die Gewichtung hier richtig vornehmen muss. Wir sind ein Tourismusland, und es ist einfach nicht möglich, dass man in jedem Kanton eine andere Lösung hat.
Ich möchte es wiederholen: Die Regel ist der Nichtraucherbetrieb. Das ist eine gute Sache, und der stimmen wir voll und ganz zu. Diese Nichtraucherbetriebe stehen allen offen, Rauchenden und Nichtrauchenden. Und die Raucher werden dort nicht rauchen dürfen, das ist keine Frage, das stellt niemand in Abrede. Aus liberaler Sicht möchten wir nur, dass kleine Beizen, die nur einen Raum haben, diesen weiter als Raucherbetrieb führen dürfen, wenn sie glauben, dass das ihr Erfolgskonzept sei. Wenn es so ist, wie Kollegin Fehr sagt, dass auch Raucher gar nicht in Raucherbetrieben sitzen wollen, dann erledigt sich diese Frage nämlich von selber. Dann wird es in diesen Restaurants zu wenig Leute haben, damit diese Betriebe überleben können. Dann würden diese Betriebe eben selber ihr Konzept ändern. Das ist aus liberaler Sicht das richtige Konzept.
So bitten wir Sie, der Mehrheit zuzustimmen.
Parmelin Guy · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
L'adjonction du Conseil des Etats autorisant, à l'article 2b, les cantons à édicter des dispositions plus strictes pour la protection de la santé a suscité de nombreuses interrogations quant au principe. Ainsi, certains jugent qu'en cas d'acceptation, on aurait affaire non plus à une loi fédérale, mais bien à 26 régimes cantonaux, ce qui n'est pas le but recherché.
La question de fond posée par cette adjonction est en fin de compte celle de la primauté du droit fédéral sur le droit cantonal et sur le précédent qui serait ainsi ouvert. D'un autre côté, les cantons étant souverains en matière de santé, même sans cette adjonction, ne seraient-ils pas autorisés à édicter d'autres prescriptions plus restrictives? Si le Conseil des Etats a adopté ce nouvel article, c'est bien pour renforcer la sécurité du droit. En effet, la jurisprudence du Tribunal fédéral est à géométrie variable en ce qui concerne la possibilité pour les cantons d'aller au-delà de la législation fédérale. Dans un cas relatif à l'interdiction de la publicité pour le tabac dans le canton de Genève, le Tribunal fédéral a ainsi donné raison aux cantons qui voulaient aller plus loin. Mais dans d'autres cas, il a dénié toute faculté pour les cantons d'élargir leur marge de manoeuvre par rapport à la volonté du législateur fédéral.
Dans le cas qui nous occupe ici, si vous soutenez la proposition de la majorité de la commission de biffer l'article 2b, les débats parlementaires et la lecture des procès-verbaux démontreraient qu'il y a eu volonté effective de ne pas aller plus avant, et le Tribunal fédéral ferait certainement sienne cette volonté. C'est du moins l'avis juridique qui nous a été donné en commission.
Au vote, la commission vous propose donc, par 13 voix contre 11 et aucune abstention, de biffer l'article 2b.
Bugnon André · P-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
La fiche sur laquelle j'avais inscrit le nom de Monsieur Rielle a été égarée. Je lui donne toutefois la parole pour le groupe socialiste.
Rielle Jean-Charles · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
J'aimerais d'abord m'adresser à la fédération Gastrosuisse et dire qu'elle a de très nombreux adhérents qui attendent que cette loi soit claire, qu'elle n'entraîne aucune distorsion de concurrence, c'est-à-dire qu'il soit impossible qu'un établissement puisse choisir d'être fumeur. Puisque j'ai entendu beaucoup d'arguments financiers, permettez-moi de dire que cette non-distorsion de concurrence n'est pas un argument de santé publique, mais un argument financier. Dans le canton de Genève, où près de 80 pour cent de la population a voté dans ce sens, je peux vous dire que la très large majorité des adhérents de Gastrosuisse attendent cette loi pour travailler toutes et tous dans les mêmes conditions. J'en veux pour preuve le fait que la section tessinoise, Gastroticino, a travaillé main dans la main avec les représentants des organes responsables de la prévention, ce qui est bien la preuve qu'il y a une véritable volonté.
S'il y a un métier que je respecte, mes parents ayant tenu un restaurant, c'est celui de la restauration. Je respecte le fait que ces patrons et ces patronnes travaillent plutôt dix à douze heures par jour que huit et se trouvent dans les mêmes conditions que leurs employés. Ces gens-là, Mesdames et Messiers les représentants de Gastrosuisse, attendent avec impatience de pouvoir aussi être protégés.
Le Tribunal fédéral, dans son jugement du 27 mars 2007, précise à ce sujet, quant au fait d'édicter des dispositions cantonales plus strictes - je dirai que la question a déjà été tranchée -, que "le principe de la force dérogatoire n'est pas non plus violé dans la mesure où la loi cantonale vient renforcer l'efficacité de la réglementation fédérale". Par ailleurs, les exemples allant dans ce sens existent notamment à Genève, qui a introduit une assurance-maternité allant plus loin que la loi sur les allocations pour perte de gain.
Plusieurs cantons, comme je vous l'ai dit, ont déjà légiféré. Dans mon canton, le peuple s'est prononcé très clairement: il a plébiscité à près de 80 pour cent l'initiative populaire constitutionnelle "Fumée passive et santé" - avec 61,6 pour cent de participation, ce qui est un record pour une initiative populaire à Genève.
Cependant, pour éviter de stériles procédures et autres avis de droit, le groupe socialiste vous propose de suivre la minorité Fehr Jacqueline et de permettre ainsi aux cantons qui l'ont déjà fait - comme le Tessin, Genève, les Grisons, Appenzell Rhodes-Extérieures, Soleure, Uri - ou qui désirent le faire - comme Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Glaris, Zurich, Thurgovie, Berne ou Valais - de renforcer leur législation.
En conséquence, le groupe socialiste vous demande de soutenir la proposition de la minorité Fehr Jacqueline, qui recommande que les cantons puissent édicter des dispositions plus strictes pour la protection de la santé. Et permettez-moi, une fois n'est pas coutume, de remercier ici deux personnalités radicales: le professeur Gutzwiller - et j'aimerais bien que l'on écoute les spécialistes -, qui est le président de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Zurich; je ne suis moi-même pas un militant mais un professionnel de la santé publique, comme lui, et ce sont sur des arguments de santé publique que nous menons notre travail; et puis naturellement le président de la Confédération, qui non seulement a la même origine que moi, mais qui a défendu aujourd'hui la santé publique. Et la Suisse peut vraiment être extrêmement fière de la manière dont la santé publique a été défendue par son président de la Confédération.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Minderheit ... 100 Stimmen
Für den Antrag der Mehrheit ... 82 Stimmen
Bugnon André · P-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Art. 3 Abs. 1 Bst. c
Antrag der Mehrheit
Festhalten
Antrag der Minderheit
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Schenker Silvia, Weibel)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates (= Streichen)
Art. 3 al. 1 let. c
Proposition de la majorité
Maintenir
Proposition de la minorité
(Fehr Jacqueline, Fasel, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Schenker Silvia, Weibel)
Adhérer à la décision du Conseil des Etats (= Biffer)
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 5 Abs. 2
Antrag der Mehrheit
Festhalten
Antrag der Minderheit
(Schenker Silvia, Fasel, Fehr Jacqueline, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Weibel)
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 5 al. 2
Proposition de la majorité
Maintenir
Proposition de la minorité
(Schenker Silvia, Fasel, Fehr Jacqueline, Goll, Graf Maya, Humbel Näf, Leuenberger-Genève, Rechsteiner Paul, Robbiani, Rossini, Weibel)
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Schenker Silvia · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion
Über den vermeintlichen oder wirklichen Volkswillen haben wir heute in dieser Debatte schon einiges gehört; da gibt es nichts mehr hinzuzufügen. Ich muss aber doch sagen, dass ich einigermassen erstaunt bin, wenn jeweils der Volkswille als Argument für oder gegen eine Vorlage herangezogen wird. Dass die Gegnerinnen und Gegner einer wirkungsvollen Vorlage alles tun, um das Gesetz zu verwässern, haben wir auch zur Kenntnis genommen. Ich bin hingegen wirklich sehr froh, dass wir diese Abstimmung vorhin gewonnen haben. Damit haben wenigstens die Kantone, in denen schon wirkungsvolle Lösungen umgesetzt sind, die Möglichkeit, diese weiter anzuwenden.
Die letzte Möglichkeit nun, dieses Gesetz zu verwässern, bietet sich in der Frage des Inkrafttretens. Die Mehrheit der Kommission ist der Meinung, es sei den Gastbetrieben und Nachtlokalen eine Frist von zwei Jahren einzuräumen, bis sie das Rauchverbot einführen müssen. Das ist nicht mehr und nicht weniger als Verzögerungstaktik. Es gibt keinen Grund, nach Inkrafttreten nochmals zwei weitere Jahre Übergangsfrist zu gewähren.
Ich bitte Sie, in diesem Punkt dem Antrag der Minderheit zu folgen.
Meyer-Kaelin Thérèse · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP/EVP/glp
Ici, nous avons logiquement soutenu la majorité. Si des dispositions spéciales doivent être prises pour aménager des locaux où l'interdiction de fumer est décrétée, s'il est nécessaire d'installer des fumoirs bien ventilés et bien séparés du reste, il faut donner un temps d'adaptation pour que chacun ait la possibilité de le faire dans de bonnes conditions.
C'est dans cet esprit-là que nous avons soutenu la proposition de la majorité de la commission.
Fehr Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Ich möchte Ihnen im Namen der SP-Fraktion beantragen, der Minderheit Schenker Silvia zu folgen und dem normalen Prozedere, dass der Bundesrat das Inkrafttreten eines Gesetzes bestimmt, zuzustimmen und hier keine künstliche Verzögerung zuzulassen.
Wir haben es bei der Umsetzung der kantonalen Gesetze gesehen: Sie wurden teilweise in sehr kurzer Zeit umgesetzt; ich denke da beispielsweise an das Gesetz im Kanton Graubünden. Es hat sich gezeigt, dass das sehr wohl möglich ist. Der Bundesrat wird keine Frist ansetzen, die den Gastbetrieben eine solide Überführung verunmöglichen würde. Insofern können wir dem Bundesrat vertrauen, dass er eine vernünftige Regelung treffen wird. Wir müssen nicht künstlich zwei weitere Jahre dazwischenschieben. Stellen Sie sich vor, dass es dann noch zwei Jahre gehen soll, bis das Gesetz in Kraft gesetzt wird, wenn wir hier im Rat und die Bevölkerung diesem Gesetz zustimmen - das ist doch ziemlich absurd.
Da ich in dieser Runde das letzte Mal das Wort habe, möchte ich noch etwas richtigstellen, was das Nein- und das Ja-Lager betrifft: Sie auf der Gegenseite haben immer argumentiert, dass Gastrosuisse, die Gastronomie und die Hotellerie gegen dieses Gesetz seien. Erstens stimmt das nicht, wie man sieht, wenn man in den Kantonen schaut. Dort, wo die Verbände konkrete Verantwortung für ihre Mitglieder haben, sind sie mehrheitlich für diese Gesetze zum Schutz vor dem Passivrauchen. Nur die nationalen Verbände, die von der Realität etwas entfernt sind, sind gegen diese Gesetze. Zweitens sollte man hier einmal erwähnen, dass Tourismus Schweiz - also der Verband, der für die Positionierung des Tourismuslandes Schweiz im wirtschaftlichen Umfeld des Tourismus verantwortlich ist - selbstverständlich für dieses Gesetz ist, weil jene, die tatsächlich etwas mit Tourismus zu tun haben, längst gemerkt haben, dass ein strenges Gesetz zum Schutz vor dem Passivrauchen eine wichtige Voraussetzung für ein Tourismusland ist.
Humbel Näf Ruth · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Fraktion CVP/EVP/glp
Wie der Bundesrat und der Ständerat will die Kommissionsmehrheit das Inkraftsetzen grundsätzlich dem Bundesrat überlassen. Bezüglich der Übergangsfrist für die Einführung des Rauchverbotes will die Kommissionsmehrheit hingegen die Frist im Gesetz festschreiben. Sie ist der Meinung, dass sonst eine gewisse Unsicherheit für die Gastbetriebe und Nachtlokale entstehen kann. Es ist besser und klarer, die Frist im Gesetz festzuhalten, weil notwendige bauliche Anpassungen innert dieser Zeit realisiert werden müssen.
Die Kommission hat diesen Beschluss mit 13 zu 11 Stimmen gefasst, und ich bitte Sie, ihr zu folgen.
Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp
Frau Humbel, es ist aussergewöhnlich, dass man im Gesetz eine zusätzliche Übergangsfrist festschreibt, weil der Bundesrat ja in aller Regel die Gesetze so in Kraft setzt, dass sie nachher auch umgesetzt werden können; das ist ja seine wichtige Aufgabe. Ich frage Sie: Haben Sie denn nicht Vertrauen in den Bundesrat, dass er tatsächlich eine vernünftige Frist ansetzt?
Humbel Näf Ruth · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Fraktion CVP/EVP/glp
Ich habe hier die Kommissionsmehrheit vertreten. Die Kommissionsmehrheit will, dass wir bereits jetzt eine Übergangsfrist definieren, damit die Lokale die Anpassungen innerhalb dieser Frist vornehmen können.
Bugnon André · P-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le groupe radical-libéral et le groupe UDC soutiennent la proposition de la majorité.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 98 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 75 Stimmen
Le président (Bugnon André, président): Les divergences sont maintenues. Le dossier retourne au Conseil des Etats.