01.426
Revision Erwerbsersatzgesetz. Ausweitung der Erwerbsersatzansprüche auf erwerbstätige Mütter
Verfahrensbeitrag
Antrag der Kommission
Mehrheit
Eintreten
Minderheit
(Stahl, Borer, Bortoluzzi, Fattebert)
Nichteintreten
Antrag Wasserfallen
Nichteintreten
Proposition de la commission
Majorité
Entrer en matière
Minorité
(Stahl, Borer, Bortoluzzi, Fattebert)
Ne pas entrer en matière
Proposition Wasserfallen
Ne pas entrer en matière
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die am 20. Juni 2001 eingereichte und von 108 Ratsmitgliedern mitunterzeichnete Parlamentarische Initiative "Revision Erwerbsersatzgesetz. Ausweitung der Erwerbsersatzansprüche auf erwerbstätige Mütter" verlangt folgende Abänderungen des Erwerbsersatzgesetzes (EOG):
1. Der Kreis der anspruchsberechtigten Personen sei auf Mütter auszudehnen, die während der Schwangerschaft als Arbeitnehmerinnen oder Selbstständige versichert waren.
2. Anspruchsberechtigten Müttern sei während 14 Wochen eine Erwerbsersatzentschädigung zu gewähren.
3. Mit Ausnahme des in Artikel 9 EOG erwähnten Personenkreises sei eine Grundentschädigung aller Anspruchsberechtigten einheitlich auf 80 Prozent des durchschnittlichen Erwerbseinkommens festzulegen, welches vor dem Erwerbsausfall erzielt wurde.
Ich erinnere daran, dass diese Parlamentarische Initiative am 29. November 2001, also genau vor einem Jahr, hier im Nationalrat mit 124 zu 36 Stimmen gutgeheissen wurde. In der Folge erarbeitete die Verwaltung auf Ersuchen unserer Kommission einen Bericht und eine konkrete Vorlage zur Umsetzung dieser Parlamentarischen Initiative. Der Entwurf wurde in der Kommission am 26. Juli 2002 ein erstes Mal durchberaten und anschliessend auch noch den AHV-Ausgleichskassen zwecks Überprüfung der Praxistauglichkeit und der technischen Durchführbarkeit zur Stellungnahme unterbreitet. Am 3. Oktober 2002 stimmte unsere Kommission dem überarbeiteten Revisionsentwurf des EOG in der Gesamtabstimmung mit 18 zu 3 Stimmen zu. Der Bundesrat seinerseits nahm am 6. November 2002 von diesem Beschluss unserer SGK zustimmend Kenntnis. Er weist in den Schlussfolgerungen seiner Stellungnahme darauf hin, dass die Vorlage der SGK nach seiner Auffassung "eine vollkommen angemessene Lösung bildet, um die letzte grosse Lücke im schweizerischen System der sozialen Sicherheit zu schliessen, die durch das Fehlen einer Mutterschaftsentschädigung noch immer besteht".
Inhaltlich schlug der Bundesrat in seiner Stellungnahme vom 6. November 2002 einige wenige Präzisierungen und kleinere Modifikationen des Gesetzentwurfes der Kommission vor; Sie finden diese auf der Fahne. Die Stellungnahme des Bundesrates datiert übrigens - darauf mache ich Sie aufmerksam - natürlich nicht vom 6. Dezember, wie auf der Fahne irrtümlich vermerkt, sondern vom 6. November. Diese Anregungen des Bundesrates sind von der Kommissionsmehrheit in einer Zusatzsitzung vom 14. November 2002 allesamt gutgeheissen worden.
Was den materiellen Gehalt der Vorlage angeht, entspricht diese in der Fassung der Mehrheit voll und ganz den Eckpfeilern, die bereits in der Parlamentarischen Initiative verankert waren und in unserem Rat vor einem Jahr eine überwältigende Zustimmung fanden:
1. Eine Verdienstausfallentschädigung für alle Mütter, welche während ihrer Schwangerschaft selbstständig oder unselbstständig erwerbstätig waren.
2. Eine Anspruchsdauer von 98 Tagen bzw. 14 Wochen.
3. Ein Taggeld von 80 Prozent des durchschnittlichen Erwerbseinkommens vor der Niederkunft.
Was die finanziellen Auswirkungen dieser Revisionsvorlage angeht, verweist die Kommission auf ihren Bericht vom 3. Oktober 2002 sowie auf die Stellungnahme des Bundesrates vom 6. November 2002. Insgesamt führt die Einführung eines bezahlten Mutterschaftsurlaubes im Sinne dieser Vorlage für die Wirtschaft gegenüber heute nur zu geringen Zusatzkosten, wobei sich die Gesamtlast der Arbeitgeber sogar leicht verringert, weil die Leistungen, also die Prämien, paritätisch von Arbeitgebern und Arbeitnehmerinnen erbracht werden. Eine Erhöhung der EO-Beitragssätze um je 0,05 Prozent - also von den Sozialpartnern zusammen von 1 Promille - wird erstmals im fünften Jahr nach Inkrafttreten der Revision notwendig sein, und ein weiteres Promille bzw. je ein halbes Promille im Jahr 2012.
Was schliesslich die organisatorischen und administrativen Aufwendungen angeht, werden die zusätzlichen Belastungen auch hier gering sein, weil die bereits bestehenden Durchführungsorgane - die AHV-Ausgleichskassen - diese neue Aufgabe übernehmen können und werden.
Zusammenfassend resultieren aus unserer Kommissionsarbeit lediglich drei Minderheitsanträge, die wir hier im Plenum behandeln müssen. Sie betreffen die Anspruchsberechtigung im Betrieb ihres Ehemannes mitarbeitender Ehegattinnen ohne Barlohn gemäss Artikel 16b Absatz 1, die Frage eines Adoptionsurlaubes gemäss Artikel 16b Absatz 2bis, mit einer ganzen Reihe damit verbundener Folgeartikel, und schliesslich die Forderung nach einer Ausweitung des entschädigungsberechtigten Mutterschaftsurlaubes auf 16 Wochen gemäss Artikel 16d. Es sind zudem drei Einzelanträge eingereicht worden.
Ich werde bei der Detailberatung zu den Minderheitsanträgen und Einzelanträgen namens der Kommission bzw. der Kommissionsmehrheit, welche diese allesamt ablehnt, einzeln Stellung beziehen.
Vorerst geht es um das Eintreten, und ich bitte Sie namens der Kommissionsmehrheit, auf diese Vorlage einzutreten.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Au nom de la commission, j'ai la joie de vous présenter aujourd'hui la révision de la loi sur les allocations pour perte de gain dans le but d'y intégrer l'extension du champ d'application aux mères exerçant une activité lucrative.
Petit historique: le 13 juin 1999, le peuple rejetait la loi sur l'assurance-maternité qui comportait également une allocation pour toutes les mères. C'était pour beaucoup d'entre nous l'idéal, mais il a fallu prendre acte du vote populaire. Le mandat constitutionnel, vieux de 57 ans à ce jour, n'est toujours pas rempli et une pluie de projets s'est donc abattue sur le Parlement, contenant des propositions allant de 8 à 16 semaines de congé avec des financements divers.
En avril 2000, une proposition minimaliste de 8 semaines de congé payé à charge exclusive des employeurs était examinée par la commission. Celle-ci lui a préféré une motion (00.3182), dont j'étais à l'origine, demandant 14 semaines avec un financement mixte et paritaire. La motion a été transmise à une large majorité, la même année, par les deux Conseils. Fait piquant, M. Triponez l'avait combattue.
Mais ici, je me permets de relever un trait extrêmement positif de la politique suisse: les adversaires, mêmes farouches, restent en dialogue; ils se parlent, ils restent en contact, et ce n'est pas le cas dans tous les pays. Cette situation a permis de faire avancer l'idée, et c'est un M. Triponez convaincu qui a pensé à déposer une initiative parlementaire en collaboration avec Mmes Fehr Jacqueline, Haller et moi-même, demandant une révision de la loi précitée, qui établit une allocation pour perte de gain en cas de maternité durant 14 semaines remboursées à 80 pour cent du revenu déterminant de l'allocation journalière et l'adaptation pour les militaires, qui passerait de 65 à 80 pour cent du revenu déterminant, pour rétablir l'équité.
Par cette démarche, le projet avait aussi un père, et l'enfant porte le nom du père, c'est comme ça dans le droit suisse. Ce projet de loi est la concrétisation de la volonté du Conseil national, qui avait donné suite à l'initiative parlementaire, par 124 voix contre 36.
Le projet de loi stipule donc que les militaires auront droit à une allocation équivalant à 80 pour cent de leur salaire plafonnée à 215 francs pour tous les jours de la semaine, et le même régime est établi pour l'allocation pour perte de gain concernant les mamans exerçant une activité lucrative. Les leçons ont été tirées du vote de 1999, d'autres instruments comme les prestations complémentaires pour les familles soutiendront les mamans qui n'ont pas d'activité lucrative. Une adaptation a par contre due être introduite à l'article 13 concernant l'allocation pour enfant des militaires, afin d'éviter une surindemnisation.
Le projet qui vous est proposé est simple. Ce n'est pas une nouvelle loi, mais une révision d'une loi existante. Seules trois minorités subsistent, concernant la durée du congé-maternité - certains veulent la porter à 16 semaines -, l'adoption et la situation des épouses travaillant dans l'entreprise familiale. Il convient de ne pas alourdir cette révision pour éviter la mésaventure de 1999.
Le projet est équilibré. Il donne un repos appréciable aux mamans lors du moment extraordinaire qu'est la naissance d'un enfant. Il soutient en fait les familles dans leur ensemble à ce moment-là, il soulage aussi les employeurs. Le Fonds des APG peut faire face à cette dépense - pour le congé-maternité, elle est de l'ordre de 483 millions de francs, et pour les militaires, il s'agit d'un complément de 60 millions de francs - jusqu'en 2008. Il faudra ensuite relever la cotisation paritaire de 0,1 pour cent pour quatre ans, puis encore une fois de 0,1 pour cent pour stabiliser le compte.
Dernière remarque. L'absence au travail pour cause de maternité est la seule absence au travail non compensée de manière organisée avec une base uniforme. D'autre part, les femmes et leurs employeurs cotisent depuis toujours au régime des APG. C'est donc normal qu'elles puissent aussi avoir droit à cette indemnisation.
La patience est l'art d'espérer, et c'est merveilleux qu'elle soit encore là après 57 ans! Le bébé est prêt, il faut maintenant l'aider à naître! Merci à l'administration, merci au Conseil fédéral qui soutient sans réserve ce projet. La commission a d'ailleurs approuvé les propositions émises dans son avis.
Je vous demande donc d'entrer en matière et de dire un grand oui à ce projet de révision de loi.
Stahl Jürg · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
In regelmässigen Abständen werden in diesem Saal die Prinzipien einer auf Konsolidierung ausgerichteten Sozialpolitik über den Haufen geworfen. Von der Mitte bis rechts wird seit Jahren ein behutsamer Umgang mit den vorhandenen finanziellen Ressourcen gefordert. Wirtschaftsverbände verbreiten auf Hochglanzpapieren ihre Theorien über eine Senkung der Staatsquote und eine Sanierung des Staatshaushaltes. Jetzt gilt das plötzlich nicht mehr; vergessen sind diese Theorien.
Ich kann zu dieser Ausbauvorlage nicht Ja sagen und stelle zur Parlamentarischen Initiative Triponez einen Nichteintretensantrag. In der Tat ist diese Revision des Erwerbsersatzgesetzes ein Sozialausbau, dies genau in einer Zeit, wo gerade die mittelständische Bevölkerung von der steigenden Soziallast erdrückt wird und es darum geht, die bestehenden Sozialwerke zu sichern. Aber es gibt nicht nur dieses Argument; vielmehr sind es auch grundsätzliche Überlegungen, Grundsätze einer konsequenten Politik und der Eigenverantwortlichkeit unserer Bürgerinnen und Bürger.
Am 13. Juni 1999 hat das Schweizervolk das letzte Mal die Einführung einer Mutterschaftsversicherung abgelehnt. Es reihte sich seither Vorstoss an Vorstoss, um trotz dem eindeutigen Volkswillen, wonach die Schweiz keine Mutterschaftsversicherung braucht, eine solche einzuführen. Neben den finanziellen Auswirkungen und dem Respekt gegenüber dem Volkswillen gibt es aber weitere gute Gründe, um meinen Antrag zu unterstützen:
1. Die Fokussierung auf eine reine EO-Lösung mit grosszügiger Ausgestaltung betrachte ich als Fehler. Persönlich hätte ich einer OR-Lösung mit minimaler Ausgestaltung als Konsens den Vorzug gegeben.
2. Die private Angelegenheit Schwangerschaft, welche in den vergangenen Jahrzehnten eigentlich in unserem Land gut funktioniert hat, muss nicht mit neuen Sozialversicherungen angereichert werden.
3. Brancheninterne Lösungen scheinen mir wesentlich sinnvoller zu sein als die hier vorliegende sozialpolitische Lösung.
Weil ich der Überzeugung bin, dass ein Lohnersatz die Aufgabe der Betriebe, des Gewerbes, der Wirtschaft und nicht des Staates ist, bitte ich Sie, auf diese Parlamentarische Initiative nicht einzutreten.
Erlauben Sie mir zum Schluss eine persönliche Anmerkung: Ich erachte es als nicht besonders feinfühlig gegenüber einer grossen Anzahl Gewerbetreibender, dass ausgerechnet der Direktor des Gewerbeverbandes an der Spitze dieses Interventionsquartettes steht.
Wasserfallen Kurt · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ganz kurz fünf Punkte:
1. Das Volksnein war klar. Wir müssen uns dann hier keine Gedanken mehr darüber machen, warum die Politikverdrossenheit zunimmt und die Oppositionellen und Populisten überhand nehmen auf Kosten der staatstragenden Parteien.
2. Eine nachhaltige Politik wäre es gewesen, die Beitragssätze zu senken, wenn irgendwo zu viel Geld vorhanden ist. Es ist keine nachhaltige Politik, irgendwie zu versuchen, das Geld woanders auszugeben.
3. Wir haben schon genug Sozialausgaben. Wir machen hier eine Spezialfinanzierung: Wenn wir ehrlich wären und wenn es schon der Staat berappen soll - wozu ich auch nicht bereit bin -, dann hätten wir das über das normale Budget abgerechnet. Dann wäre die Schuldenbremse zum Tragen gekommen, und wir hätten eben schauen müssen, wo wir das anderswo wieder einsparen. Aber so geht es wahrscheinlich nicht!
4. Die Vorlage ist gegen das Prinzip der Gleichberechtigung der Bürgerinnen und Bürger gerichtet - vor allem der Bürgerinnen. Ein Hauptargument dafür mag die Angst vor dem Scheitern gewesen sein - das ist möglich -, aber wieso nichterwerbstätige Mütter hier einfach leer ausgehen, ist wahrscheinlich klar: Sie haben eben keine Lobby! Ich komme dann in meinem Einzelantrag darauf zurück.
5. Warum sollen wir jemanden mit maximal 172 Franken pro Tag unterstützen? Das ergibt einen Jahreslohn von 78 000 bis 80 000 Franken! Dann kommt noch der Verdienst des Ehemannes dazu, und letztlich sind wir dann so weit, dass wir Familien unterstützen, die weit über 100 000 Franken verdienen - so geht das nicht!
Wir vermögen das nicht, und es ist nicht erstrebenswert, Zustände wie in Deutschland zu schaffen. Wir sehen, wohin es führt, wenn wir einen nicht mehr bezahlbaren Sozialstaat haben. Dies führt jedenfalls nicht zu prosperierenden Volkswirtschaften!
Ich bitte Sie daher, auf die Vorlage nicht einzutreten.
Maury Pasquier Liliane · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Nous voici une fois de plus rassemblés pour tenter de combler cette lacune constitutionnelle vieille de plus de cinquante ans concernant l'institution d'une assurance-maternité, et il est certainement très difficile, voire impossible, d'amener dans ce débat des arguments nouveaux ou un tant soit peu originaux à l'appui de cette démarche.
Finalement, l'argument principal en faveur du projet qui vous est soumis, ou plutôt la raison pour laquelle il a cette fois-ci plus de chances d'être accepté que ses prédécesseurs, c'est l'origine tout à la fois partisane et professionnelle de l'un de ses pères, M. Triponez.
Ajoutez à cela le fait que trois bonnes fées des trois autres partis gouvernementaux se sont également penchées sur ce berceau et vous en arriverez à la même conclusion que la mienne: l'espoir est permis, le nouveau-né pourrait être viable.
Bien que le projet soit à nos yeux une solution minimale, raison pour laquelle nous avons déposé deux propositions de minorité que nous défendrons tout à l'heure, le groupe socialiste soutient l'entrée en matière et le projet lui-même.
Sans chercher à être exhaustive, je dirai que nous basons notre attitude sur les quelques arguments suivants: d'abord et surtout, il est plus que temps de combler cette lacune constitutionnelle, de mettre en musique l'article 116 de notre constitution et de permettre à la seule cause d'absence justifiée du travail encore non compensée de rejoindre ses pairs qui ont pour noms maladie, âge, chômage, accident ou invalidité.
Les quelque 70 000 enfants qui naissent chaque année en Suisse, leurs mères, leurs pères et leurs familles nous en seront reconnaissants, et plus particulièrement ces mères qui ne bénéficient que de 3 semaines de congé payé, ces mères qui reprennent le travail 8 semaines après leur accouchement, ces familles dans lesquelles l'arrivée d'un enfant pose problème en Suisse en 2002 pour des raisons économiques.
Ensuite, les modalités retenues par la commission font de ce projet un projet avantageux, ou au moins acceptable pour tous les acteurs concernés:
1. un financement paritaire, qui offre des prestations plus étendues en cas de maternité et qui améliore en même temps la situation des personnes astreintes au service;
2. une répartition plus équitable des charges résultant de l'octroi de congés-maternité payés entre les différents secteurs de l'économie;
3. une amélioration des perspectives d'emploi des jeunes femmes;
4. le fait que ce projet profiterait aux femmes qui cotisent depuis 1953 et que, même s'il est minimal à nos yeux, il n'empêche pas des solutions plus ambitieuses;
5. le fait enfin que toutes les accouchées exerçant une activité lucrative en Suisse y auraient droit et ce quels que soient leur profession, leur employeur, leur canton de domicile.
Pour toutes ces raisons, le groupe socialiste vous demande d'entrer en matière sur le projet et de l'adopter.
Fehr Jacqueline · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Ich möchte nicht mehr auf die Geschichte und auch nicht inhaltlich auf alle Teile dieser Vorlage eingehen. Ich möchte Sie alle nur nochmals darauf aufmerksam machen, dass es sich um ein sehr heikles Geschäft handelt, das eine gewisse Sorgfalt verdient. Zu dieser Sorgfalt gehört meines Erachtens, dass wir uns auf das beschränken sollten, was die Parlamentarische Initiative gefordert hat. Ich bitte Sie deshalb, weiter gehende Anträge nicht zu unterstützen, weil sie diese Vorlage letztlich in irgendeiner Art gefährden.
Ich gehe an dieser Stelle auf zwei Hauptpunkte ein, zu denen ich in der Detailberatung nicht mehr Stellung nehmen kann. Vorerst zum Votum von Herrn Wasserfallen und insbesondere zu seiner Forderung nach einer so genannten Grundentschädigung: Hier tritt Herr Wasserfallen im Gewand des Scheinheiligen auf. Einerseits will er gar keine Lösung und zitiert dazu den Volkswillen, und andererseits will er ausgerechnet jenen Teil wieder aufnehmen, der gerade am Volkswillen gescheitert ist, nämlich die Vermischung zwischen Erwerbsersatzlösung und Grundleistung. Wir dürfen diesen Fehler kein zweites Mal machen: Hier handelt es sich um eine Lösung, bei welcher der Erwerbsausfall versichert werden soll, den Mütter haben, wenn sie nach der Geburt ihres Kindes nicht mehr erwerbstätig sein können. Das Problem der finanziellen Unterstützung der Familien, das Herr Wasserfallen anspricht, lösen wir mit familienpolitischen Massnahmen. Die Kantone sind daran, dafür Ergänzungsleistungen einzuführen, und möglicherweise werden wir diesbezüglich auch auf Bundesebene aktiv werden. Diese Probleme müssen wir familienpolitisch lösen und können nicht eine Grundentschädigung mit einer willkürlichen Grenze von 14 Wochen dazu anbieten, denn diese Leute haben dann nicht nur während 14 Wochen ein Problem.
Zwei Bemerkungen zur Finanzierung, wovon sich die erste an Herrn Stahl richtet: Es fliesst kein einziger Rappen aus der Staatskasse in diese Lösung; es ist eine Versicherungslösung, die von den Erwerbstätigen für die Erwerbstätigen bezahlt wird. Die Staatskasse wird hier nicht belastet. Auch Herr Wasserfallen verdrängt offensichtlich immer wieder, dass die erwerbstätigen Frauen seit über 50 Jahren ihre Abgaben in diese Kasse einbezahlt haben und bisher daraus keine Leistungen beziehen konnten, ausser wenn sie als Soldatinnen im Dienst gewesen wären.
Ich bitte Sie deshalb nachdrücklich, die Anträge Wasserfallen abzulehnen.
Ich möchte auch noch auf die Frage der Adoption eingehen, und zwar aus einer heiklen Position, weil dieser Minderheitsantrag aus meiner Fraktion kommt: Ich werde mich der Stimme enthalten, weil ich überzeugt bin, dass wir uns mit dem Schritt, den wir jetzt tun, auf das beschränken sollten, was die Mehrheit beantragt. Sollte sich die Adoptionslösung trotzdem durchsetzen, bin ich der Meinung, dass der Ständerat noch einige inhaltliche Überlegungen anstellen sollte. Nach schweizerischem Recht gibt es nämlich keine direkten Adoptionen; alle Kinder sind zuerst während zwei Jahren in einem Pflegeverhältnis. Es ist deshalb nicht klar, zu welchem Zeitpunkt diese Adoptionsleistung bezahlt werden soll: Soll sie erst dann bezahlt werden, wenn aus diesen Pflegekindern Adoptivkinder werden, wenn sie also zwei Jahre in der Familie sind? Das macht meines Erachtens nicht viel Sinn. Soll die Leistung zu Beginn bezahlt werden, wenn die Kinder in diese Familie kommen? In diesem Fall ist nicht ganz klar, weshalb den einen - den mutmasslichen Adoptionskindern - etwas bezahlt werden soll, während den anderen - den mutmasslichen Dauerpflegekindern - nichts bezahlt werden soll. Diese inhaltlichen Fragen müsste der Ständerat noch klären, wenn diese Regelung aufgenommen werden sollte.
Ich bitte Sie, so nahe wie möglich bei der Fassung der SGK-Mehrheit zu bleiben und entsprechend zu stimmen und damit den besten Beitrag zu leisten, damit dieses Projekt bald in Kraft treten kann.
Teuscher Franziska · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Heute schreiben wir ein weiteres Kapitel in der langen Geschichte der Mutterschaftsversicherung. Schon manches Mal hatte ich das Gefühl, wir würden am letzten Kapitel schreiben: Immer wieder bestand Hoffnung, und immer wieder war ich in guter Erwartung, diese lange Geschichte, welche im Jahre 1945 begann, endlich abschliessen zu können. Aber immer wieder kam es anders, nie gelang uns der Schluss. Und doch bleibt mir noch ein kleiner Funken Hoffnung, dass die Mutterschaftsversicherung nicht zur unendlichen Geschichte wird; ich hoffe, dass wir bei dieser Versicherung heute mit dem Schlusskapitel beginnen können. Es würde mich besonders freuen, wenn wir heute dieses Kapitel anfangen könnten, denn heute könnte Bundesrätin Ruth Dreifuss noch in diesen Schluss einsteigen. Das sei an die Adresse aller Ewiggestrigen gerichtet, welche auch dieses Mal einen Nichteintretensantrag gestellt haben.
Das Schlusskapitel könnten wir mit dem Titel "Der Ausweg aus dem Dilemma - das Erwerbsersatzgesetz" überschreiben. Bis anhin war das Erwerbsersatzgesetz voll auf der Seite der Männer. Da leistet ein Offizier Hunderte von Diensttagen und lernt, das Vaterland zu verteidigen. Sein Aufwand wird ihm durch das Erwerbsersatzgesetz auf Franken und Rappen vergütet. Bei Mutterschaft sind die Frauen hingegen mutterseelenallein. Mütter, die Kinder zur Welt bringen, gehen beim Erwerbsersatz leer aus, obschon sie mit ihren Frauenlöhnen solidarisch den Topf der Erwerbsersatzordnung speisen - seit bald fünfzig Jahren, als das Bundesgesetz über die Erwerbsersatzordnung in Kraft trat!
Herr Wasserfallen, Sie wissen genau: Auch die Frauen haben bis anhin immer ihren Beitrag geleistet. Wenn Sie nun sagen, wir könnten uns diese Mutterschaftsversicherung nicht leisten, bringen Sie damit einmal mehr zum Ausdruck, dass Sie auf Kosten der Frauen sparen. Dazu - das muss ich sagen - werden Sie die Unterstützung der Frauen der FDP nicht haben.
Noch älter als das Bundesgesetz über die Erwerbsersatzordnung ist der Verfassungsauftrag für die Mutterschaftsversicherung. Vor fast genau 57 Jahren, am 25. November 1945, sagten die Schweizer Männer Ja zu einer Mutterschaftsversicherung. Ich weiss nicht, was die Männer damals bewog, die Mutterschaftsversicherung in die Bundesverfassung aufzunehmen; ich weiss nur eines: Es ist "Mann" gelungen, die Einführung jahrzehntelang zu bremsen und zu verhindern - das letzte Mal am 13. Juni 1999. Dieser 13. Juni soll endgültig der letzte Unglückstag in der Geschichte der Mutterschaftsversicherung gewesen sein. Denn eine Mutterschaftsversicherung ist das Mindeste, was die Gesellschaft ihren Müttern zugestehen muss.
Nun zur vorliegenden Initiative: Sie dehnt das bestehende Erwerbsersatzgesetz auf die erwerbstätigen Mütter aus. Die Vorlage ist äusserst moderat; aus grüner Sicht müsste ich eigentlich sagen: Sie ist ungenügend.
Aber auch wir von der grünen Fraktion haben uns bei der Mutterschaftsversicherung wie heute Morgen die Gewerkschafterinnen auf dem Bundesplatz dafür entschieden, lieber den "Nuggi" in der Hand zu haben, als noch einmal 57 Jahre zu warten. Für uns ist jedoch klar: Falls die Mutterschaftsversicherung in den nächsten Jahren Wirklichkeit wird, sind wir noch lange nicht am Ziel. Die Mutterschaftsversicherung muss schrittweise auf 16 Wochen ausgebaut werden und den Lohnausfall zu 100 Prozent decken. Das ist insbesondere für Frauen mit tiefen Frauenlöhnen enorm wichtig: Sie können es sich nicht leisten, dass nur 80 Prozent Entschädigung als Lohnersatz ausbezahlt wird, denn ein Fünftel weniger Lohn macht bei ihnen sehr viel aus. Es braucht aber auch einen Vaterschaftsurlaub und einen Elternurlaub. Urlaub aufgrund von Kindern wird für uns Grüne noch lange kein abgehaktes Thema sein; für eine umfassende Regelung werden wir noch lange kämpfen.
Viele Frauen staunten, dass ausgerechnet Herr Triponez, ein vehementer Gegner aller bisheriger Mutterschaftsversicherungsvorlagen, die nun zur Debatte stehende Vorlage initiiert hat. Aber nüchtern betrachtet war bei Herrn Triponez nicht die Liebe der Mütter Leitmotiv für den Vorstoss, sondern knallhartes Kalkül: Nach der Abstimmung vom 13. Juni 1999 äusserte der Bundesrat nämlich ganz klar den Willen, dass es eine Mutterschaftsversicherung für erwerbstätige Mütter geben müsse. Dabei sollten einzig und alleine die Arbeitgeber die Mutterschaftsversicherung berappen. Um Schlimmeres abzuwenden, griff Herr Triponez dann auf eine Idee zurück, die von Frauen selber seit einiger Zeit geäussert wurde, nämlich auf den Erwerbsersatz als Finanzierungsquelle.
Die Unterstützung dieser Vorlage durch die Arbeitgeber und Arbeitgeberinnen ist ökonomisch nachvollziehbar. Der Vorteil dieser Lösung ist, dass die Erwerbsersatzordnung von Arbeitgebern sowie Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmern hälftig finanziert wird. Zudem profitieren Arbeitgeber enorm davon, wenn Frauen nach dem Mutterschaftsurlaub wieder an ihren Arbeitsplatz zurückkehren, denn damit geht ihnen das Wissen nicht verloren, und sie sparen so viel Geld. Zudem sind Mütter nach einem Mutterschaftsurlaub motiviert, ihre Erwerbsarbeit wieder aufzunehmen, und motivierte und engagierte Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer sind für die Arbeitgeber der grösste Gewinn.
Aber wie könnte es hier auch anders sein? Den Frauen wird nie etwas gegeben, wenn nicht auch die Männer davon profitieren können. So ist es auch bei der vorliegenden Mutterschaftsversicherung: Erstens werden die Arbeitgeber in vielen Branchen mit der neuen paritätischen Finanzierung der Lohnfortzahlung entlastet; zweitens sollen die Männer, wenn sie Militärdienst, Zivildienst oder Zivilschutz leisten, auch 80 Prozent Lohnausfall erhalten und nicht nur 65 Prozent wie bis anhin. Daraus resultiert eine finanzielle Entlastung der Arbeitgeber bei der EO-Grundentschädigung. Somit wird die vorliegende Vorlage für fast alle leicht verdaulich und gut verträglich, ausser - wir haben es gehört - für ein paar Stahlköpfe in diesem Parlament, welche auch diese "Mutterschaftsversicherung light" nicht schlucken wollen. Zeigen wir ihnen aber heute, dass sie mit ihrer hinterwäldlerischen Politik keine Chance mehr haben!
Zeigen wir, dass sie damit weder als Bundesratskandidat noch als Nationalrat Erfolg haben werden! Wir lassen sie am besten einfach alle ins Wasser fallen.
Die grüne Fraktion ist für Eintreten auf die Vorlage und beantragt Ihnen, den Anträgen auf Ausdehnung der Mutterschaftsentschädigung auf die Adoptiveltern zuzustimmen und hier der Kommissionsminderheit zu folgen.
Wirz-von Planta Christine · Nationalrat · Basel-Stadt · Liberale Fraktion
Man sollte vermehrt mit Kindern rechnen, mehr denn je, denn die Geburtenzahl nimmt in der Schweiz stetig ab. Diese Tendenz muss in grösseren Zusammenhängen gesehen werden: Potenzielle Eltern wollen zuerst ihre Ausbildung abschliessen; es wird wieder später geheiratet respektive an Kinder gedacht; die Umwelt lädt nicht immer dazu ein, Kinder zu wollen. Auch die Steuerbenachteiligung von Ehepaaren zeigt Auswirkungen auf die Heiratsfreudigkeit, und junge, gut ausgebildete Frauen wägen vermehrt zwischen Berufstätigkeit und Familienleben ab.
Entschliessen sich Frauen nach der Geburt des ersten oder zweiten Kindes, wieder zu arbeiten, so tun sie dies oft zu einem reduzierten Beschäftigungsgrad. Einerseits will der Arbeitsmarkt das grosse Potenzial der Frauen nicht verlieren, andererseits möchten die Frauen nach Möglichkeit das Erwerbsleben nicht aufgeben. Es waren ja schliesslich unsere Generation und die frühere, die stets darauf pochten, dass die Mädchen die gleichen Ausbildungschancen wie die Knaben erhalten und dass junge Frauen ihre Berufsausbildung auch abschliessen sollten, damit sie ihr Leben möglichst selbstständig gestalten könnten. Kein Wunder, dass unsere gut ausgebildeten Frauen das Gelernte aus eigenem Wunsch und zum Segen unseres Arbeitsmarktes zur Anwendung bringen möchten.
Die Vereinbarkeit von Kindern mit der Berufstätigkeit ist ein brisantes Thema und verlangt nach Antworten und Lösungen. Dazu gehören unter anderem die Schaffung von Teilzeitstellen, ein verantwortbares Kinderbetreuungsangebot und eine Mutterschaftsversicherung. Hier liegt nun endlich eine Lösung vor, die von allen Seiten akzeptiert werden könnte, die nicht zu weit gehend ist und die die Arbeitgebenden finanziell nicht zu sehr belastet; eine Lösung, die auf die berufstätige Mutter zugeschnitten ist und die - bitte - weder heute noch morgen noch übermorgen mit zusätzlichen und weiter gehenden Forderungen ausgebaut wird. Die Vorlage ist nicht knallhart, Frau Teuscher, sondern die Vorlage ist vernünftig und durchaus umsetzbar. Wir Liberalen sind der Meinung, dass dies eine gute Vorlage ist, und hoffen, dass Zusatzanträge und Minderheitsanträge abgelehnt werden - einfach zugunsten der Vorlage, damit sie in keiner Art und Weise gefährdet wird.
Eigentlich müsste man gar nicht mehr darüber diskutieren, denn die Parlamentarische Initiative Triponez wurde von der Mehrheit der Nationalratsmitglieder mit unterschrieben und wird vom Bundesrat sowie von vielen Kantonen unterstützt; auch mein Kanton, Basel-Stadt, favorisiert eine Finanzierung über die EO. Ich erwähne die Kantone explizit, weil diese in ihrer Kompetenz nicht eingeschränkt werden, sondern durchaus weitere sozialpartnerschaftliche Lösungen eingehen können. Was sind die Vorteile in Kürze?
Es werden nicht einseitig die Arbeitgebenden belastet, sondern die Lasten werden solidarisch auf Arbeitgebende und -nehmende verteilt. Branchen mit einem hohen Frauenanteil fahren mit der EO-Lösung besser als bisher. Weniger gut fährt die Baubranche, weil dort mehr Männer beschäftigt sind. Leistungen gibt es ausschliesslich für erwerbstätige Frauen und Mütter, und der Einwand der Gegnerschaft dieser Vorlage, dass das Kinderkriegen einem persönlichen Wunsch entspreche und damit auch die persönliche Verantwortung dafür getragen werden müsse, gehört nun wirklich der Vergangenheit an. Spitz, sehr spitz formuliert wage ich zu behaupten, dass auch die Erfüllung der Militärdienstpflicht im persönlichen Ermessen des Einzelnen liegt, so wie die Ausnahmeregelungen heute teilweise gehandhabt werden.
Wir von der liberalen Fraktion sind für Eintreten, und ich darf Ihnen bekannt geben, dass wir somit den Antrag der Minderheit Stahl auf Nichteintreten ablehnen. Wir lehnen auch alle weiteren Minderheitsanträge ab, auch diejenigen mit Bezug auf Adoptionen. Adoptionen werden in der Regel von langer Hand vorbereitet, und der Zeitpunkt der Adoption kann - ohne zu werten - kaum massgebend sein, kann mit dem Zeitpunkt einer Mutterschaft nicht verglichen werden.
Diese Mutterschaftsversicherung ist ein gangbarer Kompromiss und soll endlich, endlich einen Schlusspunkt unter die jahrzehntelangen Diskussionen und Forderungen setzen.
Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
Le groupe démocrate-chrétien salue avec une vive satisfaction ce projet qui traduit un objectif crucial de la politique familiale. Par l'adoption de cette modification de la loi sur les allocations pour perte de gain, non seulement on atteint une indispensable cohérence par rapport à la constitution, mais on dépasse aussi les faiblesses qui caractérisent encore la législation actuelle. Qu'on pense à ce sujet, en premier lieu, au décalage entre la loi sur le travail, concernant la protection de la mère, et le Code des obligations, concernant les prestations fournies pour compenser une perte de salaire en cas d'accouchement. Qu'on pense, en deuxième lieu, au fait que les prestations prévues par le Code des obligations ne sont pas d'abord dépendantes de la maternité en tant que telle, mais plutôt de la durée du rapport de travail. Qu'on pense aussi, en troisième lieu, au fait que les prestations en cas de maternité sont mêlées à celles concernant d'autres causes d'absence du travail, ce qui peut conduire à une réduction des premières. Et qu'on pense, enfin, au caractère facultatif de l'assurance d'indemnités journalières et à la possibilité d'ailleurs de conclure une telle assurance tant sur la base de la LAMal que de la loi fédérale sur le contrat d'assurance, avec toutes les lacunes que cela comporte.
Le projet en discussion aujourd'hui présente donc de nombreux avantages. C'est d'abord un projet qui permet enfin d'introduire un congé-maternité payé s'étendant à toutes les travailleuses, ce qui n'empêche d'ailleurs pas de maintenir ou d'introduire des solutions encore plus favorables au niveau des entreprises, des branches ou même des cantons. C'est ensuite un projet favorable aux jeunes mères et aux jeunes familles, parce qu'il élimine le lien entre prestation et durée du rapport de travail. C'est aussi un projet qui réalise une plus large compensation entre les branches professionnelles, réduisant les charges qui pèsent sur les secteurs où la présence des femmes se situe au-dessus de la moyenne. C'est, surtout, un projet qui contribue en général à mieux concilier les tâches familiales et éducatives, d'un côté, et le travail, de l'autre.
Si on regarde ensuite les aspects financiers, notre soutien ne peut que se trouver confirmé, même renforcé. Compte tenu des solutions déjà existantes, le coût supplémentaire est particulièrement réduit, tandis que les résultats, en termes d'équité, de justice sociale, sont très appréciables. Cette constatation vaut aussi bien pour le choix d'introduire l'assurance-maternité à l'intérieur de la loi sur les allocations pour perte de gain. Il est correct que les femmes, qui cotisent au régime des APG, puissent en jouir. Cette option permet d'ailleurs d'utiliser une structure administrative déjà en place avec de compréhensibles facilitations et économies.
Permettez-moi, enfin, de faire part d'un regret partiel. Le probable succès de ce projet devient possible aujourd'hui seulement parce que les milieux de l'économie y adhèrent aussi, et cela sur la base de considérations qui concernent le marché du travail et la place des femmes sur ce marché. On pourrait peut-être souhaiter une adhésion pour la valeur en soi de la maternité plutôt que par le biais de considérations concernant de manière prioritaire le marché du travail. Mais c'est un regret tout de même atténué par la constatation que, par ce soutien à cette assurance, l'économie démontre qu'elle comprend que le social n'est pas un lest et ne s'oppose pas foncièrement à l'économique. Entre le côté social et le côté économique, il y a une intégration mutuellement avantageuse.
Je réaffirme donc le soutien du groupe démocrate-chrétien à ce projet et son opposition ferme et nette aux propositions de non-entrée en matière de la minorité Stahl et Wasserfallen.
Je précise encore que le groupe démocrate-chrétien soutiendra les propositions de la majorité afin de mieux assurer une rapide adoption de cette solution. Cela n'empêchera toutefois pas quelques membres du groupe de se prononcer en faveur de l'une ou de l'autre des propositions de minorité.
Heberlein Trix · Nationalrat · Zürich · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die FDP-Fraktion ist für Eintreten auf die Vorlage und stimmt in sämtlichen Punkten der Mehrheit zu. Es ist dies die politisch mögliche und realistisch umsetzbare Variante einer Mutterschaftsversicherung. Dabei anerkennen wir durchaus, dass Schönheitsfehler vorhanden sind. Nur haben Volksabstimmungen gezeigt, dass eine Maximallösung nicht mehrheitsfähig ist. Nicht einbezogen werden bekanntlich - wir haben es gehört - nichtberufstätige Mütter, doch brachte gerade dieser Einbezug, wie er jetzt auch wieder von Herrn Wasserfallen gefordert wird, die letzte Vorlage zu Fall. Auch der Einbezug der Adoption oder die Ausdehnung auf 16 oder mehr Wochen, wie sie sich in Minderheitsanträgen der Kommission niederschlagen, würden die Vorlage aus dem schon labilen politischen Gleichgewicht bringen.
Die Einführung eines 14-wöchigen Mutterschaftsurlaubes für alle berufstätigen Mütter, ob selbstständig oder unselbstständig, verursacht für die Wirtschaft rund 100 Millionen Franken Mehrausgaben. Anzunehmen oder zu hoffen ist, dass all diejenigen Betriebe, die bereits grosszügigere Lösungen haben, diese auch beibehalten werden. Dabei handelt es sich um rund 71 Millionen Franken. Die Finanzierung stützt sich auf das System der Erwerbsersatzordnung. Weil die Leistungen nicht mehr mehrheitlich durch die Arbeitgeber erbracht werden müssen, reduziert sich deren Belastung auf 0,08 Prozent der Lohnsumme.
Im Namen der FDP-Fraktion ersuche ich Sie, auf die Vorlage einzutreten, die Minderheits- und Einzelanträge abzulehnen, auch jene aus unserer Fraktion. Wir sollten endlich einer Mutterschaftslösung zum Durchbruch verhelfen, die diesen Namen verdient. Damit können wir auch den Verfassungsauftrag erfüllen, ohne einen weiteren Absturz in einer Volksabstimmung zu riskieren, weil wir das Fuder überladen würden.
Bortoluzzi Toni · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich beantrage Ihnen, auf diese Vorlage nicht einzutreten. Ich möchte das mit vier Punkten begründen; die ersten zwei sind eher moralischer Art.
Zum ersten Punkt, es wurde bereits gesagt: Vor drei Jahren wurde eine Mutterschaftsversicherung mit weit über 60 Prozent der Stimmen abgelehnt. Anstatt sich nun mit einer einfachen obligationenrechtlichen Lösung zu bescheiden, so wie es die Gegner und ich persönlich auch damals in Aussicht gestellt hatten, wird der Volksentscheid nicht respektiert. Es scheint geradezu zum System zu werden, dass nicht nur starke Minderheiten in unserem Land, sondern auch Mehrheiten, wenn sie den Vorstellungen der Mitte-links-Politik in diesem Haus nicht entsprechen, ausgegrenzt werden. Man wird gezwungen, das Referendum zu ergreifen oder sich dem Diktat dieser Macht zu beugen.
Als zweiter Punkt ist anzuführen, dass mit solchen Gesetzgebungen entgegen unserer Verfassung, welche die individuelle Verantwortung voranstellt, diejenigen bestraft werden, welche noch Eigenverantwortung wahrnehmen wollen. Sie können mir entgegenhalten, dass eine Erwerbsersatzlösung zu einer modernen Gesellschaft gehört; das möchte ich auch nicht bestreiten. Die Frage, die es aber dann zu beantworten gilt, ist, warum im gleichen Atemzug die eigenverantwortlich Handelnden unberücksichtigt bleiben sollen. Wenn der Staat die Mutterschaft in sein Sozialversicherungssystem aufnehmen will, dann soll er auf eine Zweiklassen-Mutterschaft, wie sie hier vorgesehen ist, verzichten.
Zu zwei konkreten politischen Überlegungen, welche gegen diese Gesetzgebung sprechen: Nachdem die Soziallast in den vergangenen zehn bis zwölf Jahren um real rund 30 Prozent angestiegen ist und die Demographie diese Entwicklung unaufhaltsam erscheinen lässt, sollte auf weiteren Sozialausbau verzichtet werden. Dass eine hohe, zu hohe Staats- und Soziallastquote auf die Wirtschaft und auf die Arbeitsplätze eine lähmende Wirkung hat, sollte Ihnen ja auch bekannt sein.
Nun zum letzten Punkt: Wir sind nach wie vor davon überzeugt, dass Mutterschaft wie nicht staatlich verordnete Erwerbsausfälle behandelt werden sollte und damit im Obligationenrecht Aufnahme finden muss. Die hier vorgeschlagene Lösung in der Erwerbsersatzordnung ist an den Haaren herbeigezogen: Es ist mir nicht klar, was Mutterschaft mit obligatorischer Dienstleistung, mit Militär oder sonstiger Dienstleistung zu tun haben soll. Der einzige Grund, weshalb Sie die EO-Lösung hier vorschlagen, ist wohl die Finanzierung. In der EO reichen die Reserven für die nächsten vier bis fünf Jahre, um diese Versicherung zu finanzieren. Man schafft damit einen Sachzwang; die zusätzliche Lohnabgabe, welche absehbar ist, wird dann erst später mitgeteilt und entsprechend angehoben.
Diese Vorlage ist Produkt einer schlechten politischen Gesinnung, weil sie erstens Volksentscheide missachtet, zweitens die Eigenverantwortung bestraft und drittens auf eine Finanzierungsregelung verzichtet.
In diesem Sinne beantrage ich Ihnen im Namen der grossen Mehrheit der SVP-Fraktion - es gibt auch bei uns eine kleine Minderheit, die diese Lösung befürwortet -, auf die Vorlage nicht einzutreten.
Studer Heiner · Nationalrat · Aargau · Evangelische und Unabhängige Fraktion
Ich werfe doch zuerst noch einen Blick ins Ausland. Das ist zwar bei solchen Themen nicht populär, aber ich möchte Ihnen eine Art Schreckensszenario darlegen, einen Tag vor der Bundesratswahl. Vor ein paar Jahren hat mir ein junger Energieminister aus Dänemark telefoniert und gesagt: Du, ich nehme Vaterschaftsurlaub. Wir haben das dritte Kind bekommen und wir können uns den Urlaub aufteilen. Ich finde, wenn es schon das erste Mal ist, dass ein Regierungsmitglied diese Chance hat, sollte man das auch sichtbar machen. Er hat den Vaterschaftsurlaub genommen; Dänemark hat zwar politische Probleme, aber das Land ist nicht untergegangen. Nun das Schreckensszenario: Ein Mitglied des Bundesrates, und noch dazu ein männliches, würde Vaterschaftsurlaub nehmen! Das ist undenkbar, zumindest heute. Darum geht es ja heute auch nicht; ich wollte dieses Beispiel nur bringen, um zu zeigen, dass wir ja weit, weit weg sind von dem, was andere Staaten tun und womit sie offensichtlich leben. Damit können wir auch wieder klar machen, dass wir eigentlich bei einer Vorlage sind, die nicht vernünftiger sein kann, wenn wir eine breite Mehrheit wollen. Das ist auch der Grund, weshalb die evangelische und unabhängige Fraktion für Eintreten ist.
Mein Vorredner, Herr Bortoluzzi, bezichtigt uns, dass wir unmoralisch seien. Ab und zu kommt es auch vor, dass wir als unmoralisch bezeichnet werden. Ich nehme das gerne zur Kenntnis, weil ich diese Unmoral, schon nach wenigen Jahren wieder eine Vorlage zu haben, hier durchaus akzeptieren, aber auch anders werten kann. Wenn Sie jene Vorlage mit der heutigen vergleichen, dann hat sich doch Wesentliches geändert. Das ganz Zentrale, das er als schlecht ansieht, ist ja genau die Perle der Vorlage: die Finanzierung über die Erwerbsersatzordnung. Die EO ist doch der klassische Ort dafür, weil sich die Frauen ja seit Jahr und Tag an der Finanzierung beteiligen und nichts davon bekommen haben. Also ist es doch eine Sache der Gerechtigkeit, dass wir diese Lösung nehmen, bei der alle mittragen, die erwerbstätig sind, und diejenigen, die es betrifft, dann auch einen Erwerbsersatz beziehen können. Es ist für uns wirklich zentral, dass hier eine Finanzierung gefunden wurde, die gut ist.
Wir begrüssen die ganze Vorlage. Dort, wo es die Möglichkeit gibt, Frauen einzubeziehen, die nicht im Erwerbsleben stehen, werden wir das aber tun. Obwohl es zwar realpolitisch verständlich ist, haben wir am meisten Mühe damit, dass wir uns jetzt auf die Erwerbstätigen konzentrieren müssen. Deshalb ist es für uns ein guter Anfang, es kann aber nicht der Schluss sein. Wir meinen auch, dass das Anliegen der Minderheit Maury Pasquier, die Adoption einzubeziehen, schon heute berücksichtigt werden sollte.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Juste quelques mots sur les différentes interventions que nous avons entendues.
Quand on dit que c'est l'Etat qui devra payer, c'est faux. Il s'agit ici de cotisations sociales paritaires auxquelles participent les hommes et les femmes. Cela ne serait que justice que les hommes et les femmes puissent avoir accès à ce Fonds des allocations pour perte de gain.
D'autre part, encore une remarque: on dit que c'est contraire à la Constitution fédérale. Il est écrit noir sur blanc dans la constitution depuis 57 ans qu'une assurance-maternité doit être élaborée dans notre pays.
A la lumière de nos explications, je vous demande de soutenir massivement l'entrée en matière sur cette révision de loi.
Dreifuss Ruth · BR-F · Bundesrat · Genf
Après l'échec du projet d'assurance-maternité le 13 juin 1999, le temps de la réflexion et de l'analyse est venu; il s'agit de voir comment continuer. S'il y a une chose que la votation a bien montrée, c'est que personne ne trouvait normal que, pendant la période où l'on se remet de couches, où le bébé est petit, où se noue le lien entre le bébé et sa mère et son père, une famille puisse être privée du revenu de la femme parce qu'il n'y a plus d'obligation de payer le salaire, qu'il n'y a pas d'assurance et pas de convention collective qui comble cette lacune. Cette lacune a été reconnue au moment de la votation et la solution proposée n'a pas été acceptée. Reconnaissant cette lacune, le Conseil fédéral s'est dit - et je crois que c'est une position très claire et qui pourrait revenir sur les devants de la scène si le projet dont vous débattez actuellement n'était pas adopté - qu'il serait normal que l'employeur soit obligé de payer le salaire pendant cette période.
Un quatuor de parlementaires - dont la composition est étonnante puisqu'elle dépassait les frontières partisanes -, entraîné par M. Triponez, a compris quelle avait été l'erreur ayant conduit au rejet de la loi. Ce n'était pas l'idée qu'il fallait répartir entre toutes les entreprises et les travailleurs et les travailleuses les charges d'un tel congé, c'était le fait qu'on avait "chargé le bateau". On voulait trop. Le projet était trop ambitieux, il couvrait des aspects qui n'avaient rien à voir directement avec cette obligation née de la relation de travail ou du travail rémunéré de la femme. Le projet voulait aussi trouver un système pour les mères sans activité lucrative, qui, en même temps, ne devait pas être un système arrosoir. Le projet avait de plus un coût administratif élevé. Lorsque j'ai constaté qu'il fallait, si mes souvenirs sont exacts, dépenser 20 millions de francs pour que 50 millions reviennent aux femmes sans activité lucrative, je me suis dit que le projet était gravement menacé. Et nous l'avons vu ensuite dans l'analyse, il y a eu une conjonction de différents points critiques.
Le sentiment qu'il fallait faire un minimum en matière d'assurance-maternité a incité l'équipe emmenée par M. Triponez à déposer l'initiative parlementaire 01.426, à laquelle vous avez accepté de donner suite. Le travail en commission a ensuite consisté à voir quelle était vraiment la dimension optimale pour répondre aux problèmes les plus urgents, aux lacunes les plus criantes. L'administration fédérale a dressé, je crois, un vaste tableau des mesures possibles et de celles qui étaient irréalistes. C'était comme un jeu de construction, construit avec le moins de plots possibles. Seuls ont été conservés les aspects vraiment nécessaires pour combler la lacune, pas plus, mais pas moins. Et c'est ce projet qui vous est aujourd'hui soumis.
Il va sans dire que, pour le Conseil fédéral, une solution d'assurance est plus favorable que la solution du Code des obligations. Mais je le répète, s'il n'y a pas d'assurance, il doit y avoir obligation de payer de la part des employeurs. Il n'est pas possible d'utiliser la force de travail des femmes - souvent dans des emplois mal rémunérés - et de se débarrasser d'elles lorsqu'elles sont dans l'impossibilité de travailler, et surtout lorsqu'elles ont l'interdiction de le faire à la suite de leur accouchement.
Mais le Conseil fédéral est d'avis qu'une solution d'assurance est de loin préférable à une solution Code des obligations pour toute une série de raisons. L'assurance répartit la charge sur l'ensemble des entreprises et ne pénalise pas celles dont le personnel est composé de beaucoup de femmes. Elle ne pénaliserait pas non plus, d'ailleurs, les femmes face à l'emploi, alors que le risque existe qu'un employeur n'engage pas de femmes pour ne pas devoir payer ce congé. La solution d'assurance est un effort de solidarité des employeurs et des salariés. Et il est quand même étonnant de voir que ce sont les salariés comme les employeurs, les syndicats comme les organisations des arts et métiers qui disent: "Nous voulons supporter cette charge-là ensemble." Il s'agit donc en fait à la fois de décharger les employeurs et d'ancrer le droit des femmes, après l'accouchement, à se remettre et à s'occuper de leur bébé. Ce droit se limite aux 14 semaines - le minimum européen en la matière - et à 80 pour cent du salaire, lequel est plafonné.
Voilà donc la raison pour laquelle le Conseil fédéral a accueilli avec joie l'initiative parlementaire et pourquoi, dans son avis, il a soutenu ce projet de la commission en attirant son attention sur un certain nombre de problèmes rédactionnels qu'elle a accepté de prendre en considération.
C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral vous recommande de suivre le travail et les propositions de la commission ou de sa majorité, et de rejeter les propositions de minorité.
J'aimerais faire une déclaration à l'intention du Conseil, mais également à l'intention toute particulière de M. Engelberger. Je sais que l'occasion pourrait être saisie, avec la proposition Engelberger, de régler la question de l'égalité de traitement entre les personnes qui font du service militaire et les femmes qui viennent d'accoucher. Je vous prie cependant de ne pas mêler ces deux points. Vous pourrez soutenir la proposition Engelberger lors de la prochaine révision, qui est prévue, de la LAPG. L'administration est déjà au travail pour proposer, en liaison avec "Armée XXI" et le service civil, les réformes nécessaires pour améliorer également le sort des recrues.
Dans la mesure où tout projet de loi peut toujours être soumis à référendum, il faut laisser les groupes politiques apprécier si la décision du Parlement leur agrée ou non. Dans ce cas si délicat, proposez quelque chose qui forme un tout. Il serait dangereux de se dire: "On fait passer encore autre chose sous prétexte de protection de la maternité!" Je peux prendre l'engagement, au nom du Conseil fédéral, que le problème soulevé par M. Engelberger et la motion qu'il avait d'ailleurs déposée (01.3522) est pris au sérieux, que les travaux préparatoires sont en cours et que l'objectif temporel est le même que celui que nous avons ici.
J'en appelle donc à votre Chambre pour suivre sans modification la proposition de la commission aux articles 9 et 16.
En réponse aussi à M. Bortoluzzi, une petite anecdote, une petite conversation que j'ai eue ce matin avant de venir ici. J'étais chez mon coiffeur, et je parle depuis des années avec lui de cette question d'assurance-maternité. Mon coiffeur et ses collaboratrices - parce qu'il est très rare qu'il y ait un jeune homme parmi ses collaborateurs - paient des cotisations au régime des APG. Inutile de dire qu'il ne reçoit rien au titre des APG, parce que je crois que depuis dix ans au moins, il n'a jamais eu ni un jeune homme qui a fait du service militaire, ni une jeune fille qui s'est lancée dans cette carrière. Or la fédération des coiffeurs a une bonne convention collective avec, pour 16 semaines, une allocation couvrant 80 pour cent du salaire. Dans ce cadre, mon coiffeur paie, seul, des cotisations - ce matin, il n'a plus pu se rappeler combien, je crois que c'est le 0,6 pour cent - pour une assurance-maternité qu'il doit assumer seul, qui est plus chère que ne le sera jamais cette assurance-maternité-ci, et cela parce qu'il appartient à une branche féminine où, Dieu merci, on fait encore des bébés. Eh bien, je ne dirai pas que mon coiffeur vous invite à voter pour la majorité, mais je dirai qu'il n'est pas seul. C'est la raison pour laquelle beaucoup de petits entrepreneurs, de petits patrons des arts et métiers ont un intérêt direct, réel à ce que cette assurance-maternité voie le jour.
Alors il y a l'autre point de vue, celui de la maman, celui du bébé. Je vous en ai parlé souvent et je ne me répéterai pas, mais je vous dirai qu'il n'y a rien de plus beau que d'avoir trois ou quatre mois où on peut s'occuper de son bébé, où ce bébé sait qu'il a sa maman tout à lui et où la maman, peut, en se posant la question de ce qui viendra après, le faire sans soucis financiers, en sachant que le travail qu'elle a accompli est un travail qui a mérité récompense aussi pendant cette absence due à l'accouchement.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Eintreten .... 140 Stimmen
Dagegen .... 27 Stimmen
Verfahrensbeitrag
Bundesgesetz über die Erwerbsersatzordnung für Dienstleistende in Armee, Zivildienst und Zivilschutz
Loi fédérale sur le régime des allocations pour perte de gain en faveur des personnes servant dans l'armée, dans le service civil ou dans la protection civile
Detailberatung - Examen de détail
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung, Titel
Antrag der Kommission: BBl
Titre et préambule, ch. I introduction, titre
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Ingress
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Neuer Antrag der Kommission
Zustimmung zum Antrag des Bundesrates
Préambule
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Nouvelle proposition de la commission
Adhérer à la proposition du Conseil fédéral
Angenommen gemäss neuem Antrag der Kommission
Adopté selon la nouvelle proposition de la commission
Art. 2, 3
Antrag der Kommission: BBl
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Art. 9
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Neuer Antrag der Kommission
Zustimmung zum Antrag des Bundesrates
Antrag Engelberger
Abs. 1
Die tägliche Grundentschädigung während der Rekrutenschule beträgt 25 Prozent des Höchstbetrages der Gesamtentschädigung.
Abs. 2
Zustimmung zum Antrag des Bundesrates
Abs. 3
Der Zivildienst leistenden Person, die keine Rekrutenschule absolviert hat, stehen für die Anzahl Tage des Zivilschutzes, die der Dauer einer Rekrutenschule entsprechen, 25 Prozent des Höchstbetrages der Gesamtentschädigung zu.
Art. 9
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Nouvelle proposition de la commission
Adhérer à la proposition du Conseil fédéral
Proposition Engelberger
Al. 1
L'allocation journalière de base durant l'école de recrues s'élève à 25 pour cent du montant maximal de l'allocation totale.
Al. 2
Adhérer à la proposition du Conseil fédéral
Al. 3
La personne effectuant un service civil et n'ayant pas accompli d'école de recrues a droit, pour le nombre de jours de protection civile correspondant à la durée d'une école de recrues, à 25 pour cent du montant maximal de l'allocation totale.
Engelberger Eduard · Nationalrat · Nidwalden · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich erlaube mir trotz den Beteuerungen von Frau Bundesrätin Dreifuss, meinen Antrag zu vertreten und ihn auch durchzuziehen. Sie beschliessen heute über die Einführung einer neuen Sozialversicherung, der ich dann schlussendlich auch zustimmen werde, Frau Teuscher. Diese Sozialversicherung soll aus den Geldern der EO finanziert werden, aus Geld also, das für Dienstleistende in Armee, Zivilschutz und Zivildienst einbezahlt wurde; aus Geld, das die Arbeitgeber und Arbeitnehmer, Frauen und Männer, für diejenigen einzahlen, die durch ihre obligatorische Dienstleistung am Erwerb verhindert sind; Geld auch, das an sich locker reichen würde, diese Empfänger gegenüber heute viel besser zu stellen. Sie wollen dieses Geld jetzt in eine neue Sozialversicherung umleiten.
Wenn Sie das tun, bitte ich Sie, gleichzeitig auch an diejenigen zu denken, die bei dieser Aktion leer ausgehen: alle Armeeangehörigen nämlich, die während ihrer Dienstzeit auf fixe Grund- und Mindestbeträge der EO gesetzt werden, weil sie entweder die Rekrutenschule absolvieren oder Studenten sind oder keine Arbeit haben und auch keine Arbeitslosengelder beziehen können. Sie alle profitieren nicht davon, wenn Sie heute die Erwerbsersatzquote von Dienstleistenden und Müttern auf 80 Prozent hinaufsetzen und damit den EO-Haushalt um über 500 Millionen Franken ausweiten.
Nehmen wir das Beispiel der Rekruten: Sie erhalten heute von der EO 43 Franken pro Tag. Das entspricht einer Erwerbsersatzquote von rund 20 Prozent und einem Monatslohn von 1300 Franken. Damit können heute auch die Sparsamsten nicht richtig leben, besonders wenn sie auch noch einen eigenen Haushalt führen müssen, die Krankenkassenprämien erst am Schluss des Dienstes zurückbekommen und nach der RS wieder eine Arbeit suchen müssen. Darum muss der Sozialdienst der Armee bedürftigen Rekruten jährlich rund 2,5 Millionen Franken Unterstützung geben. Sie wissen, die RS dauert in der "Armee XXI" drei bis sechs Wochen länger als heute; die finanzielle Lage der Rekruten wird sich also weiter verschlechtern - keine guten Startbedingungen für unsere neue Milizarmee in einem veränderten gesellschaftspolitischen Umfeld, mit neuem Konsumverhalten und auch neuen Gewohnheiten. Deshalb forderte ich mit meiner Motion, die Grundentschädigung der Rekruten um 10 Franken auf 53 Franken, also auf 25 Prozent, zu erhöhen. Diese sehr bescheidene Anhebung würde die EO zusammen mit der Anhebung der Mindestentschädigung für Normaldienste rund 30 Millionen Franken kosten.
Frau Bundesrätin Dreifuss hat mir seinerzeit zugesichert, dieses berechtigte Anliegen zu unterstützen, und ich weiss, dass sie es auch getan hat. Deshalb hat dann der Nationalrat diese Motion ohne Gegenstimme in ein Postulat umgewandelt. Heute muss ich leider feststellen, dass dieses Anliegen nicht aufgenommen wurde und auf später vertagt wird. Ich bin aber nach wie vor überzeugt davon, dass unsere Rekruten höhere EO-Entschädigungen zwingend brauchen, und zwar nicht morgen, sondern heute, auf den Start von "Armee XXI" am 1. Januar 2004. So können auch diese zwei Zeitpunkte nicht gegeneinander ausgespielt werden.
Auch alle diejenigen unter Ihnen, deren Kinder die RS absolviert haben oder bald absolvieren werden, wissen, dass das Anliegen nicht aus der Luft gegriffen ist. Sie wissen, dass es einer klaren Notwendigkeit entspricht. Dieser Auffassung ist auch der Bundesrat, und er hat das in seinen Schlussfolgerungen auf Seite 12 in der Stellungnahme zur Parlamentarischen Initiative Triponez ganz klar gesagt.
Sie werden mir jetzt vielleicht zusammen mit Frau Bundesrätin Dreifuss entgegenhalten, dass mein Anliegen zwar berechtigt ist, aber nicht hierher gehört und auch nicht zur richtigen Zeit kommt. Da kann ich nur sagen: Wann, wenn nicht jetzt, ist die richtige Zeit? Heute legen Sie einen grossen Teil der Entschädigungen, die dieses Gesetz vorsieht, neu fest. Warum darf man heute also nicht über die Entschädigungen der Rekruten diskutieren, Frau Wirz-von Planta? Es ist nicht unbedingt eine Vermischung, es ist auch kein "Blinddarm", denn schlussendlich sprechen wir über das Bundesgesetz über die Erwerbsersatzordnung für Dienstleistende in Armee, Zivildienst und Zivilschutz. Jeder, der heute für eine Versicherung für Mütter und ihre Neugeborenen einsteht, wird vernünftigerweise später auch eine angemessene Entschädigung des gleichen Kindes während der Rekrutenschule als richtig empfinden. Was ist denn eigentlich hier in Tat und Wahrheit verschieden? Behandeln wir es also gleich und auch gleich schnell.
Zusammengefasst: Dieser Antrag ist finanziell verkraftbar und abgefedert. Dazu braucht es keine weiteren Expertisen, und es ändert auch nichts am Finanzplan oder am Fahrplan im Zusammenhang mit der Erhebung höherer Beiträge. Der Antrag entspricht erneut einem ganz klar belegten Bedürfnis, das auch vom Bundesrat unbestritten ist, und bringt zudem einen fairen Ausgleich, Herr Triponez, damit sich die Schere zwischen den unterschiedlichen Beiträgen der Wehrmänner, die durch das vorliegende Gesetz hervorgerufen wird, wieder so weit schliesst, dass es wiederum verantwortbar und redlich ist.
Der Antrag überlädt die Vorlage in Mutterschaftsversicherungsfragen und Mutterschaftsversicherungsforderungen nicht, schon gar nicht, wenn wir alle Minderheitsanträge ablehnen werden; dann ist eben das Boot nicht überfüllt. Er erhöht damit auch nicht das Referendumsrisiko; nein, ich bin der Meinung, es wirkt sogar referendumshemmend, wenn auch etwas anderes darin enthalten ist, das eigentlich dem Grundgedanken dieses Gesetzes entspricht. Der Antrag ist wie gesagt am richtigen Ort platziert, in den Artikeln 9 und 16 in der Bundesgesetzgebung über die Erwerbsersatzordnung für Dienstleistende in Armee, Zivildienst und Zivilschutz.
Ich bin der Ansicht - und es ist auch im Interesse eines guten Startes der Rekrutenschulen in der "Armee XXI" -, dass diese Entschädigungen auf den 1. Januar 2004 in Kraft gesetzt werden können. Ob das dann auch so sein wird, wenn wir jetzt auf eine spezielle Vorlage warten, das glaube und weiss ich nicht. Es bedeutet auch eine Stützung der Miliz, diesem breit abgestützten Antrag zuzustimmen und ihn nicht schon wieder mit dem Versprechen auf eine nochmals oder irgendwann einmal kommende Gesetzesänderung abzuschmettern, so wie es eigentlich auch Herr Triponez in der Kommission befürchtet hat.
Ich bitte Sie, diesem Antrag und dieser Änderung am richtigen Ort, im richtigen Gesetz, für ein notwendiges Vorhaben, eine notwendige Sache zur richtigen Zeit - und die, meine ich, ist jetzt, damit die Änderung auf den 1. Januar 2004 in Kraft treten kann - zuzustimmen.
Stahl Jürg · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Die SVP-Fraktion unterstützt den Antrag Engelberger.
Er ist in der Konsequenz folgerichtig und kommt jenen Personen zugute, welche für unser Land Dienst leisten. Mit dem Eintreten auf diese Vorlage haben Sie gegen den Willen der SVP-Fraktion der Einführung einer neuen Sozialversicherung die Türe geöffnet. Diese Sozialversicherung wollen Sie mit dem Geld der EO finanzieren, also mit Geld, welches in seinem Ursprung für die Dienstleistenden in unserem Land bestimmt gewesen ist. Der Antrag Engelberger hebt eine Ungerechtigkeit auf und ermöglicht eine höhere Erwerbsersatzquote für Dienstleistende, insbesondere für Rekruten. Es wäre ein ganz schlechtes Signal, wenn in unserem Land Rekruten dermassen schlechter gestellt werden als andere.
In diesem Sinne bitte ich Sie, den Antrag Engelberger zu unterstützen.
Fehr Jacqueline · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Gerechtigkeitsempfinden ist Geschmackssache. Wenn Herr Stahl jetzt sagt, es sei ungerecht, dass aus einer Kasse, die von Frauen und Männern gefüllt worden ist, jetzt auch die Frauen profitieren könnten, er lehne das ab und wolle stattdessen die Männer noch mehr profitieren lassen, scheint mir das nicht unbedingt ein Schritt zu mehr Gerechtigkeit zu sein.
Aber zu Herrn Engelberger: Das Problem ist erkannt, das müssen wir nicht noch einmal diskutieren. Es ist auch anerkannt und weitgehend unbestritten; das hat auch Frau Bundesrätin Dreifuss gesagt. Die Frage lautet tatsächlich nur: Soll das Problem hier im Zusammenhang mit der Frage von Mutterschaftsleistungen diskutiert werden, oder soll es in der geplanten, die VBS-Angelegenheiten betreffenden Revision aufgenommen werden, die eben auch Probleme im Zusammenhang mit der "Armee XXI" und dem Bevölkerungsschutz lösen wird, die ansteht und bereits in Vorbereitung ist? Da bin ich eigentlich der Meinung, dass die Frage der Rekrutenentschädigung wohl sinnvoller im Rahmen der Anpassungen im Zusammenhang mit der "Armee XXI" geregelt werden soll, und nicht im Zusammenhang mit der Anpassung bezüglich der Mutterschaftsversicherung.
Wenn ich Ihnen zugehört habe, hat es schon ein wenig so getönt, als ob jetzt das Militär ganz leer ausgegangen sei; das ist ja nicht so. Wir müssen hier also schon noch einmal festhalten, dass zwar die erwerbstätigen Mütter, die einbezahlt haben, neu ebenfalls Leistungen aus dieser Kasse beziehen können sollen, dass gleichzeitig aber auch das Taggeld der Soldaten - nicht der Rekruten, aber der sonstigen Dienstleistenden - von 65 auf 80 Prozent erhöht wird. Hier haben wir in der bestehenden Vorlage also eine Balance gefunden, zu der ich auch stehe. Sie jetzt hier mit der Rekrutenlösung aber noch einmal auf die andere Seite zu verschieben scheint mir nicht angemessen zu sein. Dies vor allem deshalb, weil die geplante Revision für Anpassungen im Zusammenhang mit der "Armee XXI" in Vorbereitung ist und dabei eben nicht nur die Frage der Rekruten, sondern auch die Frage der Durchdiener usw. geregelt werden muss, und weil es viel sinnvoller ist, das dort gemeinsam zu tun.
In diesem Sinne bitte ich Sie, den Antrag Engelberger abzulehnen, damit er mit der die VBS-Angelegenheiten betreffenden Revision dann wieder aufgenommen werden kann.
Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
Le groupe démocrate-chrétien n'a évidemment pas eu l'occasion d'approfondir la proposition Engelberger. Je suis tout de même d'avis que la présente révision doit se concentrer sur l'introduction du congé-maternité payé dans la loi. Tout élément supplémentaire risque en effet d'exposer cette révision à des discussions, même à des incertitudes problématiques pour le but qu'on doit viser avec force et conviction. Toute modification qui n'est pas étroitement en relation avec le congé-maternité payé doit être à mon avis, même si elle est justifiée, réglée de façon séparée. On risquerait, autrement, d'adopter des solutions qui n'ont pas été approfondies suffisamment, de faire des choix qui ne s'insèrent d'ailleurs pas dans la nouvelle conception de l'armée et de faire des corrections isolées qui ne rentrent pas dans un cadre plus complet et cohérent.
Donc, il apparaît opportun de s'en tenir au texte proposé par la commission.
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Der Antrag Engelberger greift zweifellos ein berechtigtes Anliegen auf, welches schon seit längerer Zeit zur Diskussion steht. Ein entsprechender Vorstoss ist denn auch hier in diesem Rat unbestritten geblieben und vom Bundesrat als Postulat entgegengenommen worden. Es trifft auch zu, Kollege Engelberger, dass Ihr Anliegen mit der jetzt diskutierten und hoffentlich akzeptierten Erhöhung der Erwerbsersatzansprüche der übrigen Dienstleistenden von 65 auf 80 Prozent im Rahmen unserer Vorlage noch berechtigter ist oder wird. Die Schere - Sie haben es so ausgedrückt, das war Ihr Argument - wird jetzt noch grösser werden; Sie haben das gut und etwas lange begründet.
Aber, Herr Kollege, unsere Kommission hat sich mit aller Konsequenz für alle Punkte, die wir hier diskutieren, ausschliesslich auf die Umsetzung der zur Diskussion stehenden Parlamentarischen Initiative konzentriert; dies im Bewusstsein, dass wir nur so die Chance haben, hier etwas Positives zu konstruieren. Wir haben deshalb die Frage der Grundentschädigung von Rekruten gar nicht diskutiert, das heisst, wir haben diesen Punkt bei aller Sympathie für das Anliegen aus unserer Vorlage ausgeklammert. Ihr Anliegen hat auch nicht direkt mit der Parlamentarischen Initiative und der Einführung eines Mutterschaftsschutzes zu tun. Es war deshalb sicher konsequent, dass unsere Kommission diese Linie durchgezogen hat.
Dabei durften wir zur Kenntnis nehmen, dass der Bundesrat in seiner Stellungnahme vom 6. November 2002, nachzulesen in den Schlussfolgerungen, ausdrücklich darauf hingewiesen hat, dass die Rekrutenentschädigungen erhöht, also Ihr Anliegen erfüllt und der Auszahlungsmodus für Durchdiener geregelt werden müssten; der Bundesrat werde - dies das klare Versprechen, heute bestätigt durch die Departementschefin - dem Parlament die Regelung dieser Punkte im Rahmen der Zivilschutzgesetzgebung beantragen.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
La commission n'a pas examiné cette question au cours de ses travaux. Elle a voulu se concentrer sur l'extension de l'allocation au congé-maternité, sans contester d'ailleurs le bien-fondé de cette proposition. Il faut dire que les discussions battaient leur plein au sujet d'"Armée XXI", et cet objet doit être examiné à fond à la lumière de cette réorganisation et ne devrait pas faire l'objet d'un vote intempestif.
Mme Dreifuss, conseillère fédérale, a déclaré au nom du Conseil fédéral que celui-ci est en train de s'occuper de ce problème et que des propositions suivront sous peu.
Je vous demande donc, au nom de la commission, de rejeter la proposition Engelberger dans cette révision de la loi.
Dreifuss Ruth · BR-F · Bundesrat · Genf
Monsieur Engelberger, si on avait ajouté l'amélioration des APG à l'assurance-maternité la dernière fois, les améliorations n'auraient pas pu entrer en vigueur au 1er juin 1999! Or vous savez, la dernière révision de la loi sur les APG est toute récente; elle a conduit à une amélioration de la situation des militaires juste à temps, au 1er juin 1999, date choisie à cause du service militaire.
Vous savez aussi que le 1er janvier 2000, une autre amélioration a été introduite. Pourquoi si facilement? Parce qu'on a analysé le problème et pris la décision pour elle-même, sans essayer juste de s'accrocher au train qui passait, avant d'avoir vu de façon sérieuse quels étaient les besoins.
Or, dans le problème que vous soulevez se pose également la question des personnes qui effectuent leur service en continu. Il y a tout le travail qui doit être fait pour ajuster cette revendication à la mise en oeuvre d'"Armée XXI" et de la "Protection civile XXI".
Vous avez fait tout à l'heure un geste de la main. C'est vrai que la loi sur la protection civile a déjà été débattue; les décisions ont été prises, donc la formulation telle qu'elle figure ici dans le commentaire n'est pas la plus heureuse. Alors je vais dire les choses plus clairement.
Le Conseil fédéral a donné le mandat d'engager cette révision en y incluant le problème des militaires en service long. Nous pensons terminer la rédaction du message en mars 2003. Si les discussions peuvent avoir lieu dans le courant de l'année, l'introduction pourrait alors se faire soit au 1er janvier 2004, soit rétroactivement au 1er janvier 2004, soit avec la première volée concernée, car je crois que vous ne serez pas cruels au point d'appeler les recrues entrées à ce moment-là au service militaire à travailler dès le 1er janvier.
Voilà donc les assurances que je peux vous donner au nom du Conseil fédéral. Je répète encore une fois qu'il est plus sain d'étudier chaque problème pour lui-même et de donner à chacun d'eux la solution la plus adéquate. Les changements qu'apporte "Armée XXI" posent des problèmes suffisamment importants pour que les conséquences sur les APG soient discutées en elles-mêmes.
Il est clair qu'il ne s'agit pas d'ergoter aujourd'hui sur les 30 millions de francs que coûte la proposition de la commission. Ces 30 millions de francs trouvent leur place dans l'ensemble de la facture des APG. Mais il s'agit d'aborder aujourd'hui dans toute sa complexité le rôle des écoles de recrues et les besoins financiers des recrues elles-mêmes.
Voilà la raison pour laquelle nous vous demandons de traiter aujourd'hui le problème de l'assurance-maternité et de ne réserver aux militaires, eux qui sont dans une situation très différente bien sûr, mais en un certain sens comparable à celle des femmes ayant une activité lucrative et un bébé, que la décision de leur assurer une rémunération à raison de 80 pour cent du revenu déterminant au titre des APG.
Vous aurez du travail dès le printemps de l'année prochaine et des problèmes à résoudre, mais ils sont positifs.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ce vote vaut également pour l'article 16 alinéa 2 lettre a.
Abstimmung - Vote
Für den neuen Antrag der Kommission .... 102 Stimmen
Für den Antrag Engelberger .... 63 Stimmen
Art. 10; 11 Abs. 1, 2; 13
Antrag der Kommission: BBl
Art. 10; 11 al. 1, 2; 13
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Art. 16
Antrag der Kommission: BBl
Antrag Engelberger
Abs. 2
....
a. 25 Prozent für Dienstleistende ohne Kinder;
....
Art. 16
Proposition de la commission: FF
Proposition Engelberger
Al. 2
....
a. 25 pour cent, si elles n'ont pas d'enfant;
....
Abs. 1, 3-5 - Al. 1, 3-5
Angenommen - Adopté
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen gemäss Antrag der Kommission
Adopté selon la proposition de la commission
Art. 16a Abs. 1
Antrag der Kommission: BBl
Art. 16a al. 1
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Art. 16b
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Neuer Antrag der Kommission
Abs. 1
Mehrheit
Zustimmung zum Antrag des Bundesrates
Abs. 3
Zustimmung zum Antrag des Bundesrates
Antrag Wasserfallen
Abs. 4
Frauen ohne Erwerbstätigkeit, die der obligatorischen AHV unterstellt sind, haben Anspruch auf eine Mutterschaftsentschädigung, die dem Minimalansatz gemäss Artikel 16 Absatz 2 Buchstabe a entspricht. Der Bundesrat regelt die Einzelheiten.
Art. 16b
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Nouvelle proposition de la commission
Al. 1
Majorité
Adhérer à la proposition du Conseil fédéral
Al. 3
Adhérer à la proposition du Conseil fédéral
Proposition Wasserfallen
Al. 4
Les femmes n'exerçant pas d'activité lucrative mais assurées obligatoirement au sens de la LAVS peuvent prétendre à une allocation de maternité à hauteur du taux minimal visé à l'article 16 alinéa 2 lettre a. Le Conseil fédéral fixe les modalités.
Abs. 2bis - Al. 2bis
Maury Pasquier Liliane · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Avec la proposition de minorité à l'alinéa 2bis, je ne vous propose finalement qu'une chose, c'est de considérer que, lorsque l'enfant paraît, quand un enfant arrive dans une famille, que celle-ci soit naturelle ou adoptive, cela nécessite du temps pour l'accueillir, pour l'apprivoiser, pour tisser des liens essentiels à un développement harmonieux.
Qui peut effectivement contester que les premières semaines suivant l'accueil de l'enfant dans sa nouvelle famille représentent un moment très délicat? Pour la famille naturelle, et plus particulièrement pour la mère, il s'agit de se remettre de l'accouchement, de mettre en place les meilleures conditions de prise en charge du nouveau-né, de faire connaissance, de le nourrir selon ses besoins, de l'intégrer au monde dans lequel il est né. Pour la famille adoptive, il s'agit d'effectuer nombre de démarches, de mettre en place les meilleures conditions de prise en charge de l'enfant en bas âge - fréquemment affecté de carences affectives dues à la vie en orphelinat et/ou de problèmes de santé -, de faire connaissance, de l'intégrer au monde dans lequel il vient d'arriver et de lui permettre de s'adapter à son nouvel environnement.
Certains et certaines estiment que l'adoption est un choix et qu'il revient par conséquent aux parents adoptifs de l'assumer. Cependant, que l'adoption soit l'unique possibilité pour des couples stériles de fonder une famille ou qu'elle résulte d'un choix de couple, il est certain que le désir d'enfant est comparable chez tous les parents, que tous les parents, adoptifs ou naturels, exerçant une activité lucrative cotisent au régime des APG et que, dès lors, en incluant l'adoption au projet de congé-maternité payé, nous assurerons l'équité pour tous les parents, naturels ou adoptifs.
Pour éviter les abus, pour rester dans un cadre financier raisonnable et réaliste, j'ai fait une proposition de minorité inspirée par les dispositions en vigueur de la loi genevoise sur l'assurance-maternité, qui exclut les enfants du conjoint, qui exclut également les enfants de plus de huit ans et offre la possibilité du congé dès le placement en vue d'adoption, c'est-à-dire au moment où l'enfant arrive réellement dans la famille, le tout pour un montant estimé à 3 millions de francs, soit moins de 0,6 pour cent du coût total du projet. J'espère que vous conviendrez avec moi que ce montant est un bon placement pour le développement harmonieux des enfants et des parents et que ce n'est pas cher payé pour l'égalité des différents types de parents.
Je vous invite par conséquent à soutenir ma proposition de minorité.
Cavalli Franco · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion
Permettez à quelqu'un qui a fait plusieurs fois l'expérience de l'adoption de déclarer que le groupe socialiste soutient la proposition de minorité.
Il ne fait pas l'ombre d'un doute que le processus qui aboutit à une adoption est généralement plus long, plus coûteux et plus difficile que celui qui aboutit à une maternité naturelle. De nos jours, nous sommes presque toujours confrontés à une adoption internationale. Cela signifie pour les parents que l'enfant - aujourd'hui on parle surtout de finances - coûtera entre 10 000 et 15 000 francs avant même d'arriver et, quand il arrivera, il aura besoin de plus de soins et de temps de la part des parents que si c'était leur propre enfant. Tout cela coûte cher!
Il n'y a donc aucune raison pour ne pas mettre à égalité l'adoption et la maternité naturelle. Il est tout à fait évident pour quelqu'un qui est passé par là que cela représente la chose la plus normale du monde. Il n'y a même aucune raison, sur le plan financier, de rejeter la proposition de minorité, car, comme l'a dit Mme Maury Pasquier, cela représente moins de 1 pour cent des dépenses que le projet entraîne. C'est la raison pour laquelle, dans différents cantons - on a parlé de celui de Genève, mais c'est aussi vrai dans le canton du Tessin -, les deux situations ont déjà été mises sur un pied d'égalité de sorte qu'il n'y a plus aucune différence.
Je vous prie donc de soutenir la proposition de minorité.
Noch eine Bemerkung an die Adresse jener Leute, die in der konservativen Ecke sitzen - diesbezüglich hat konservativ nicht unbedingt mit links und rechts zu tun; man hat heute Morgen auch in der "NZZ" lesen können, dass diese Begriffe manchmal durcheinander gebracht werden. Ich spreche vor allem von denjenigen, die sich immer gegen jeden Fortschritt in der Fortpflanzungsmedizin äussern. Bei allen Diskussionen wird dann gesagt: Nein, wir wollen die Fortpflanzungsmedizin nicht fördern, weil die Adoption eine mögliche Alternative ist. Wenn das so ist, dann können Sie es heute beweisen, indem Sie diesen Minderheitsantrag unterstützen, der eben zeigt, dass die Adoption in gewissen Situationen möglicherweise doch eine Alternative zur Fortpflanzungsmedizin sein kann.
Fasel Hugo · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion
Aus der Sicht der grünen Fraktion gibt es keinen Grund, einen Unterschied zwischen der Geburt eines Kindes und der Adoption eines Kindes zu machen. Die gleichen Gründe, die für eine Mutterschaftsentschädigung sprechen, sprechen auch für eine Adoptionsentschädigung: Bei der Mutterschaftsentschädigung soll dazu beigetragen werden, dass die Eltern - in diesem Falle die Mutter - Zeit haben für ihr Kind und ihm etwas Nähe, etwas Zuneigung, Präsenz und Aufmerksamkeit schenken können, statt der Erwerbsarbeit nachzugehen; die gleichen Gründe sprechen dafür, dies auch im Falle der Adoption zu tun.
Es ist auch so, dass sich diese Verbesserung der Vorlage in einem äusserst bescheidenen Rahmen hält, nämlich in einer Grössenordnung von rund 3 Millionen Franken. Hier wurde vorher auch gesagt, es gebe noch gewisse Probleme bei der Umsetzung. Das trifft so nicht zu, weil die Vorlage, wie sie hier durch die Minderheit eingegeben wurde, im Kanton Genf bereits umgesetzt ist; es haben sich dort keine praktischen Probleme ergeben. Es handelt sich hier um eine sehr kleine Gruppe. Deshalb sage ich schon vorweg an den Kommissionssprecher und die Kommissionssprecherin - sie werden nachher sagen, dass man die Vorlage nicht überladen sollte -: Es geht wirklich nur um etwas sehr Kleines, um etwas sehr Bescheidenes, nämlich um einen beschränkten Betrag von 3 Millionen Franken. Es ist eine kleine Gruppe davon betroffen. Ich denke, wir sollten diesen Schritt machen. Die Angst vor einem Referendum ist nicht berechtigt, weil es sich nur um einen kleinen Schritt handelt.
Ich bitte Sie deshalb, der Minderheit Maury Pasquier zuzustimmen.
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die Kommissionsmehrheit bittet Sie eindringlich, den Minderheitsantrag Maury Pasquier zu Artikel 16b Absatz 2bis (neu) abzulehnen. Zunächst sei daran erinnert, dass die anlässlich der Volksabstimmung vom 13. Juni 1999 vom Stimmvolk deutlich verworfene Vorlage vor allem wegen der damals vorgesehenen Grundleistungen sowie wegen den Adoptionsurlauben gescheitert ist. Das Ganze ist eine Gratwanderung; Sie sollten diesen Grat jetzt vorsichtig begehen. Gerade auch deshalb hat die Parlamentarische Initiative des Unterzeichnenden, die im Rat so deutlich angenommen worden ist, ganz klar einen bezahlten Mutterschaftsurlaub unter Ausschluss der Adoption verlangt.
Wenn Sie meine Parlamentarische Initiative nachlesen, ist im ersten Punkt glasklar festgehalten, dass nur jene Mütter anspruchsberechtigt sein sollen, "die während der Schwangerschaft" - Herr Cavalli, diesen Unterschied können Sie mir nicht wegnehmen! - "als Arbeitnehmerinnen oder als Selbstständigerwerbende versichert waren". Eine Ausdehnung auf Adoptiveltern wurde damit ausdrücklich ausgeschlossen und in diesem "Kompromiss der vier" auch gegenüber all den beteiligten Organisationen sauber mitgeteilt. Das war auch der einhellige Wille der drei Mitinitiantinnen, der Kolleginnen Jacqueline Fehr, Ursula Haller und Thérèse Meyer. Ausschlaggebend war die gemeinsame Überzeugung, dass nur auf diese Weise, also bei Verzicht auf einen gesetzlich verankerten bezahlten Adoptionsurlaub, ein erneutes Referendum vermeidbar wäre bzw. eine allfällige erneute Volksabstimmung gewonnen würde. Ein bezahlter Adoptionsurlaub, auch wenn dieser wie im Antrag der Minderheit lediglich auf 28 Tage limitiert sein soll - also auch hier keine Gleichbehandlung -, entspricht keiner dringenden sozialpolitischen Notwendigkeit: Adoptiveltern können sich in aller Regel wesentlich besser auf einen begrenzten Einkommensausfall vorbereiten.
Es gibt Unterschiede, Herr Fasel und Herr Cavalli, zwischen einer Mutterschaft und einer Adoptionsannahme. Schliesslich sei darauf hingewiesen, dass der Minderheitsantrag Maury Pasquier nicht nur für die Adoptivmutter, sondern wahlweise auch für den Adoptivvater eine Entschädigungsberechtigung vorsieht. Bei Adoptiveltern, bei denen die Frau keine Erwerbstätigkeit ausüben würde, könnte somit nach diesem Minderheitsantrag auch der erwerbstätige Adoptivvater einen bezahlten Adoptionsurlaub beziehen. Dies soll das Paar wahlweise tun können, und dies würde dann wirklich zu einer krassen Ungleichbehandlung der nichterwerbstätigen natürlichen Mütter führen, die dieses Recht nicht haben.
Entscheidend ist und bleibt aber für die Mehrheit, dass die Anträge der Kommissionsminderheit im Widerspruch zum Text der Parlamentarischen Initiative stehen, dass sie den sorgfältig ausgearbeiteten Kompromiss missachten und damit den gesamten Bestand der Vorlage ernsthaft gefährden. Dann, Frau Teuscher, wäre die "unendliche Geschichte", die Sie vorhin zitiert haben, noch lange nicht zu Ende.
Ich bitte Sie, den Minderheitsantrag abzulehnen.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die FDP-Fraktion unterstützt die Mehrheit.
Dreifuss Ruth · BR-F · Bundesrat · Genf
J'aimerais répéter ici que le Conseil fédéral vous recommande en toute circonstance de suivre la majorité de la commission et de considérer que la question de l'adoption ne peut pas être mise exactement sur le même plan que la maternité, que c'est un problème qui devra peut-être un jour être réglé dans le sens de l'assurance parentale dont on parlait tout à l'heure.
Mais cette question-là, notamment à cause du choix père-mère pour un tel congé, se pose de façon différente. Se posent aussi de façon différente les questions liées au démarrage, je crois, de cette adoption et de ce congé, étant donné que souvent il y a des situations où des enfants se retrouvent placés sans qu'on sache encore si c'est pour une adoption. Voilà pourquoi je pense que cette question, bien réelle, doit être résolue plus tard dans un cadre plus général. Car cette situation ne correspond pas tout à fait à la situation de la mise au monde d'un enfant et de la période pendant laquelle on se remet des couches tout en créant, pour l'enfant, la matrice sociale dans laquelle il va continuer à se développer. C'est de cela qu'il s'agit dans cette assurance.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 84 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 57 Stimmen
Le président (Christen Yves, président): Ce vote vaut pour toutes les propositions de la minorité Maury Pasquier concernant l'allocation d'adoption.
Abs. 1 - Al. 1
Stahl Jürg · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Mit diesem Minderheitsantrag will ich in dieser Revision eine Rechtsgleichheit erreichen. Wenn schon eine Mutterschaftsversicherung gegen den Volkswillen eingeführt werden soll, dann soll sie auch gerecht sein und nicht zu einer "Zweiklassen-Mutterschaft" führen. Als Gewerbevertreter frage ich Sie an, warum die Schwangerschaft einer Ehefrau eines Gewerbetreibenden mit einer Einzelfirma, die im administrativen Bereich im Betrieb mitarbeitet, anders gehandhabt werden soll als die Schwangerschaft einer Frau, welche im Angestelltenverhältnis in einer Grossbank arbeitet. Mit der Lösung, die Sie vorschlagen, grenzen Sie eine grosse Anzahl von Frauen aus. Die Familie, welche sich zum Wohle der Kinder der Aufgabe der Betreuung widmet, ist mit der vorgeschlagenen Lösung einmal mehr in die Abstiegsrunde verbannt. Ich bedaure das zutiefst und verstehe nicht, dass Familien, welche Verantwortung übernehmen, hier leer ausgehen sollen.
Ich bitte Sie deshalb, diese Rechtsungleichheit mit der Unterstützung der Minderheit bei Artikel 16b Absatz 1 zu beseitigen.
Fasel Hugo · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion
Herr Stahl, ich verzichte auf eine Stellungnahme. Ich stelle Ihnen eine Frage, das geht schneller:
Sie haben mit der Rechtsgleichheit argumentiert. Die Rechtsgleichheit würden Sie, ohne hier eine Anpassung machen zu müssen, dann erreichen, wenn Sie der Ehefrau, die im Betrieb des Ehemannes arbeitet, auch einen Lohn gäben. Das wäre der einfachste Weg. Warum tun Sie das nicht, im Interesse der Rechtsgleichheit?
Stahl Jürg · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Sie wissen - wie ich auch - ganz genau, dass es eine grosse Anzahl von Betrieben gibt, die das so handhaben. Meine persönliche Situation ist nicht dieselbe: Ich bin nicht verheiratet, dieses Problem stellt sich nicht; ich politisiere auch nicht für "meine Haut". Aber Sie wissen, dass diese Problematik halt leider im Gewerbe vorhanden ist und wir daran arbeiten; ich glaube auch, dass dies moderne junge Gewerbetreibende erkannt haben. Aber so, wie sich die Vorlage jetzt präsentiert, ist es immer noch eine Rechtsungleichheit.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le groupe socialiste communique qu'il soutient la majorité.
Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
Le groupe démocrate-chrétien considère cette proposition de minorité avec sympathie. Elle permettrait de tenir compte de façon plus adéquate de la réalité de nombreuses petites entreprises, surtout dans les domaines de l'artisanat ou de l'agriculture, où les femmes fournissent une contribution irremplaçable à la marche, voire à la survie de l'entreprise gérée par leur mari bien qu'elles ne soient pas rétribuées.
Il est vrai que cette proposition de minorité peut soulever quelques problèmes. Il n'est pas toujours aisé d'identifier et de délimiter ces cas dans la mesure où il n'y a pas de décompte de salaire ou de rétribution. On est donc en présence d'une zone grise qui nécessitera des critères précis d'application.
Malgré cela, le groupe démocrate-chrétien tend à soutenir la proposition de minorité à l'article 16b alinéa 1er, pour rendre justice au travail souvent caché, mais décisif des femmes qui participent avec leur conjoint à la gestion des entreprises artisanales.
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Im Namen der Kommissionsmehrheit ersuche ich Sie, den Minderheitsantrag Stahl, der lediglich von drei Kommissionsmitgliedern mitunterzeichnet worden ist, abzulehnen.
Es trifft zwar zu, dass nach Auffassung unserer Kommission alle erwerbstätigen Mütter, also auch jene, welche z. B. im Betrieb ihres Ehemannes quasi partnerschaftlich mitarbeiten, eine 14-wöchige Erwerbsausfallentschädigung sollen geltend machen können. Da sind wir der gleichen Meinung. Für diesen Erwerbsersatzanspruch braucht es aber nach Auffassung der Kommissionsmehrheit eben eine Referenzgrösse bzw. einen deklarierten Lohn, auf welchem auch die beitragspflichtigen AHV-Prämien zu leisten sind.
Dieses von einer klaren Kommissionsmehrheit formulierte Erfordernis wurde auch vom Bundesrat in seiner Stellungnahme unterstützt und dann noch durch eine deutlichere und konkretere Formulierung als jene, die Sie auf Ihrer Fahne finden, präzisiert - in Artikel 16b Absatz 1bis. Dies hat übrigens den positiven Nebeneffekt, dass der soziale Schutz der in den Betrieben mitarbeitenden Frauen damit zweifellos verstärkt wird. Demgegenüber könnte - darauf möchte ich Sie aufmerksam machen - der Antrag der Minderheit, der zweifellos gut gemeint ist, zu Ungleichbehandlungen und im Extremfall sogar zu Missbräuchen führen. Dies vor allem aus drei Gründen:
1. Wenn kein Barlohn ausgerichtet würde, wäre es im Einzelfall schwierig, eine konkrete Entschädigungshöhe festzusetzen, da sich ja nach unserem Konzept die Erwerbsausfallentschädigung auf 80 Prozent des ausbezahlten Lohnes belaufen soll.
2. In extremis könnte es für die Vollzugsorgane schwierig sein, eine Überprüfung vorzunehmen, ob eine Frau tatsächlich im Betrieb ihres Mannes mitarbeitet.
3. Schliesslich wurde uns seitens der Ausgleichskassen, welche dieses Gesetz ja in der Praxis umsetzen müssten, wegen offensichtlichen Vollzugsproblemen dringend davon abgeraten, auch Müttern ohne Barlohn eine Entschädigung auszusprechen.
Im Namen der Mehrheit ersuche ich Sie deshalb, den Minderheitsantrag Stahl abzulehnen.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Un petit complément à ce qu'a dit M. Triponez. Le projet des auteurs de l'initiative et de la commission contenait au départ cette possibilité pour les épouses travaillant dans l'entreprise familiale, ceci pour soutenir les femmes qui travaillent effectivement sans recevoir un salaire proprement dit.
Mais la majorité de la commission a décidé de l'abandonner, parce que les représentants de l'administration ont fait état de complications administratives inhérentes à la déclaration de salaire, qui est difficilement mesurable, ainsi qu'à l'assujettissement aux autres assurances sociales paritaires.
J'ai gardé ma sympathie pour cette proposition de minorité et je la soutiendrai, mais, au nom de la commission, je vous demande d'adopter la proposition de la majorité.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für den neuen Antrag der Mehrheit .... 91 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit .... 63 Stimmen
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen - Adopté
Abs. 3 - Al. 3
Angenommen gemäss neuem Antrag der Kommission
Adopté selon la nouvelle proposition de la commission
Abs. 4 - Al. 4
Wasserfallen Kurt · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Mich stören folgende sechs Punkte:
1. Die heutige Vorlage, wie sie jetzt vor Ihnen liegt, ist diskriminierend im Sinne von Artikel 8 "Rechtsgleichheit" der Bundesverfassung, namentlich im Sinne von Absatz 2, wo es unter anderem heisst, niemand dürfe wegen der sozialen Stellung oder der Lebensform diskriminiert werden. Für mich stellt sich wirklich die Frage, ob das Ganze überhaupt verfassungskonform ist, wenn Sie hier meinem Antrag nicht zustimmen.
2. Es ist eben auch Familienpolitik, Frau Fehr Jacqueline, wenn man die nichterwerbstätigen Frauen auch unterstützt. Ich sehe auch nicht ein, warum der Bundesrat eigentlich gegen die Unterstützung der nichterwerbstätigen Mütter ist. Nichterwerbstätige Frauen, die Mütter werden, Frau Teuscher, haben wahrscheinlich in ihrer grossen Mehrheit auch einmal Erwerbseinkommen gehabt, und sie haben auch EO-Beiträge bezahlt. Weshalb sie keine Entschädigungen erhalten sollen, ist mir persönlich schleierhaft. Mein Antrag ist: 43 Franken pro Tag oder 4214 Franken in 98 Tagen. Dies ist der Minimalansatz für die Rekruten; wir haben vorhin darüber gesprochen.
3. Die nichterwerbstätigen Mütter kümmern sich echt um die Familie. Seit Jahren wird vor allem von linker Seite dafür gesorgt, dass diese Frauen ausgegrenzt werden. Dabei leisten diese Frauen im Sinne der Familien- und der Kinderbetreuung äusserst wertvolle Arbeit. Sie haben aber leider keine politische Lobby. Es zeigt sich aber in jeder Gesellschaft, dass eine funktionierende Familienstruktur etwas äusserst Wertvolles ist. Ich hoffe, dass wenigstens die CVP-Fraktion, die sich immer für die Familienpolitik stark macht, hier Ja sagen wird.
4. Familien, in denen ein Elternteil zu Hause ist und sich um die Kinder kümmert, belasten die Gesellschaft nicht mit Forderungen nach Kinderkrippen und Tagesschulen. Letzte Woche haben Sie hier drin auf Antrag aus den Reihen der CVP-Fraktion 50 statt 20 Millionen Franken für die Anstossfinanzierung der Kinderkrippen lockergemacht, und hier will nun niemand etwas für die nichterwerbstätigen Mütter tun.
5. Frauen ohne Erwerbstätigkeit leben in Familien, die nur ein Einkommen haben. Diese Familien verzichten, wenn auch freiwillig, auf ein zweites Einkommen, also auf Mehreinkommen. Sie sind in diesem Sinne auch benachteiligt.
6. Ich habe es schon in meinem Nichteintretensvotum erklärt: Wir gehen auf bis zu 172 Franken pro Tag. Das sind gut und gerne knapp 80 000 Franken im Jahr, wenn man das umrechnet. Das ist für mich keine soziale Unterstützung mehr, sondern einfach nur noch ein Geldausgeben.
Mein Antrag kostet, wenn man das nach dem Bundesamt für Sozialversicherung berechnet, 76 Millionen Franken oder 16 Prozent mehr. Finanziert wird das mit einer etwas stärkeren Anhebung des Beitragssatzes. Dieser Satz wäre ab 2009, also drei Jahre früher, auf einem halben Prozent. Ab 2020 müssten neue Finanzierungsquellen erschlossen werden. Wenn wir also schon mal daran sind, etwas zu tun, was ich im Gesamten eigentlich ablehne, dann tun wir es eben: Aber dann will ich auf jeden Fall nicht immer wieder Klagen über die Staatsquote hören, die zu hoch ist, über die Verschuldung des Staates, über die hohen Sozialabgaben und über die Belastung der Bürgerinnen und Bürger - so geht das nicht! Aber wenn wir schon etwas tun, dann soll es wenigstens gerecht sein!
Meier-Schatz Lucrezia · Nationalrat · St. Gallen · Christlichdemokratische Fraktion
Herr Wasserfallen, Sie sind in der Eintretensdebatte gegen diese Vorlage angetreten. Sie sind 1999 - wie Ihre Partei - gegen die Mutterschaftsversicherung eingetreten, unter anderem, weil wir die Nichterwerbstätigen mit einschliessen wollten. Nun kommen Sie mit einem Antrag, der diese Nichterwerbstätigen berücksichtigen will. Wollen Sie diese Vorlage mit Ihrem Antrag bereichern, damit wir unter dem Titel der Gleichberechtigung diese Mütter mit einschliessen? Oder ist dies nur eine Strategie, nach dem Motto "nice to have", damit diese Vorlage besser bekämpft werden kann?
Wasserfallen Kurt · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Das ist meine Grundhaltung, da haben Sie Recht. Aber wenn wir - ich habe es zuletzt gesagt - schon etwas tun, dann tun wir es eben gerecht und ganz. Ich weiss nicht, warum die CVP-Fraktion gegen nichterwerbstätige Mütter ist. Das ist mir schleierhaft; das ist keine Familienpolitik.
Teuscher Franziska · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Herr Wasserfallen, ich persönlich habe nichts gegen die nichterwerbstätigen Mütter. Aber eine Frage: Die erwerbstätigen Mütter haben ja nicht Anspruch auf diese Erwerbsersatzordnung. Sie haben zwar vorhin gesagt, sie hätten auch bezahlt, aber warum - können Sie das hier noch einmal sagen - haben Sie die Vorlage 1999 bekämpft? Denn dort bestand in diesem Punkt Gleichstellung bzw. Gleichberechtigung. Und die zweite Frage: Ich bin ein bisschen enttäuscht von Ihren Voten hier, das muss ich ehrlich sagen. Sie haben vorhin sinngemäss gesagt, die nichterwerbstätigen Mütter kümmerten sich richtig um ihre Kinder. Haben Sie dann das Gefühl, dass sich erwerbstätige Mütter nicht um ihre Kinder kümmern? Und wie steht es dann mit den Vätern?
Wasserfallen Kurt · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Wie sich die Familien organisieren, ist nicht mein Problem. Es können auch die Väter zu Hause bleiben und die Mütter arbeiten gehen. Ich habe den Anspruch: Wenn man schon Kinder hat, dann sollte mindestens ein Elternteil fast immer bei diesen Kindern sein. Das ist immer noch besser, als sie in Kinderkrippen zu geben.
Wegen 1999 - ich habe es in meinem Votum jetzt gesagt und schon im Nichteintretensvotum -: Ich bin eben grundsätzlich dagegen.
Fehr Jacqueline · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Manchmal lohnen sich längere Debatten; damit kommt man nämlich der Wahrheit auf den Grund. Ich denke, der letzte Satz von Herrn Wasserfallen hat das klar gezeigt.
Der Grundirrtum von Herrn Wasserfallen ist, dass er bei der Mutterschaftsentschädigung von einer "sozialen Unterstützung" spricht. Das ist es eben nicht! Es ist eine Erwerbsausfallversicherung, und deshalb wird sie auch nach diesen Kriterien geregelt, genau so, wie der Erwerbsausfall der Soldaten geregelt wird. Wenn dort 80 000 Franken pro Jahr zur Verfügung stehen, spricht auch niemand davon, dass das für die Soldaten sozial zu viel sei. Genauso wenig ist es bei den Müttern zu viel.
Es geht um eine Erwerbsausfallversicherung und nicht um eine soziale Unterstützung. Aber wenn Ihnen die soziale Unterstützung der Familien so sehr am Herzen liegt, Herr Wasserfallen, lade ich Sie herzlich ein, die entsprechenden Vorstösse zu unterstützen, die auf dem Tische des Hauses liegen. Ich habe es in der Eintretensdebatte gesagt: Es geht darum, dass wir Ergänzungsleistungen schaffen und die Kinderzulagen anpassen. Damit haben wir wirklich Lösungen auf dem Tisch, die wir diskutieren können, die jenen etwas bringen, die es nötig haben, und die es so lange bringen, wie sie es nötig haben. Willkürlich während zwölf Wochen eine Auszahlung zu machen ist keine Lösung, und genau mit diesem Argument sind Sie vor drei Jahren gegen diese Lösung angetreten. Sie haben ständig darauf hingewiesen, dass eine solche Grundleistung keine Lösung sei.
Ich frage Sie wirklich: Wollen Sie dieses Projekt nochmals mit einer Art "Geburtsprämie" killen, wie Sie das schon vor Jahren gemacht haben, oder stehen wir jetzt dazu, dass es eine Erwerbsausfalllösung und keine sozialpolitische Massnahme braucht?
Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
L'adoption de la proposition Wasserfallen exposerait ce projet à se trouver ouvertement en contradiction avec la volonté exprimée par le peuple à l'occasion de la votation de juin 1999. Le modèle d'assurance-maternité soumis à votation avait été refusé en particulier parce qu'il étendait cette assurance également aux mères sans activité lucrative.
Le groupe démocrate-chrétien n'est pas en principe opposé à considérer la position des mères sans activité professionnelle; je renvoie d'ailleurs aux initiatives basées sur le modèle tessinois, qui ont aussi été cosignées par des représentants du groupe démocrate-chrétien, initiatives alors qui seront certainement soutenues aussi par M. Wasserfallen.
Mais le groupe démocrate-chrétien désire éviter que ce thème conduise une nouvelle fois à faire tomber toute solution d'assurance-maternité. Le fait qu'au surplus cette proposition d'élargissement de l'assurance-maternité provienne de la même source que la proposition de non-entrée en matière sur ce projet de loi ne peut que renforcer la volonté de limiter, au moins à ce stade, le champ d'application du congé-maternité payé.
C'est pourquoi le groupe démocrate-chrétien vous invite à rejeter la proposition Wasserfallen.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Die SVP-Fraktion unterstützt den Antrag Wasserfallen.
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Unsere Kommission hat den Einzelantrag Wasserfallen als solchen nicht diskutiert. Es ist aber offensichtlich, dass dieser Antrag inhaltlich fast haargenau einen Aspekt der Vorlage aufnimmt, welche am 13. Juni 1999 vom Schweizervolk mit aller Klarheit abgelehnt worden ist, und zwar insbesondere wegen der damaligen Grundleistung. Konkret sah die damalige Vorlage eine Grundleistung von 4020 Franken vor. Der Antrag Wasserfallen ergäbe, wenn man die Tage zusammenzählt, diesmal eine Grundleistung von 4200 Franken, fast haargenau die gleiche, Herr Wasserfallen.
Der Einzelantrag Wasserfallen liegt derart quer in der jetzigen politischen Landschaft, dass ich ihn auch ohne Diskussion in der Kommission im Sinne eines einstimmigen Entscheides zur Verwerfung empfehlen kann.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
La proposition Wasserfallen n'a pas pu être examinée en commission puisqu'elle vient d'être distribuée. Elle est d'ailleurs étonnante. Le projet du 18 décembre 1998 qui, pour nous, était le meilleur, prévoyait une indemnité pour toutes les mamans avec ou sans activité lucrative. Il a été rejeté par le peuple le 13 juin 1999. D'une part, Monsieur Wasserfallen, vous ne l'avez pas soutenu, et d'autre part vous avez déclaré haut et fort ici qu'il fallait respecter la volonté populaire. Or, le contenu de votre proposition reprend les termes exacts du motif de rejet mentionné le plus souvent dans l'analyse du vote.
Les leçons ont été tirées après le vote négatif du peuple. Par le biais d'une révision de la loi sur les allocations pour perte de gain, il faut résoudre le problème des pertes de gain. Mais nous n'abandonnons pas les mamans qui n'ont pas d'activité lucrative, et le projet d'accorder des prestations complémentaires selon le modèle tessinois, adopté lors de la session tenue au Tessin, va dans ce sens. J'espère que vous allez le soutenir, Monsieur Wasserfallen. Mais je n'en suis pas sûre!
Au nom de la commission, je vous demande de rejeter la proposition Wasserfallen, qui risque de torpiller tout le projet.
Dreifuss Ruth · BR-F · Bundesrat · Genf
Un mot pour que les scrupules de M. Wasserfallen à propos de la constitution soient dissipés. Il est clair que l'on doit traiter de façon égale ceux et celles qui se trouvent dans une situation égale et que l'on doit traiter de façon différente ceux et celles qui se trouvent dans des situations différentes. Il ne s'agit pas de la même situation, cela a été dit ici, il s'agit de couvrir une perte de revenus. Vous mettez en évidence le problème d'une catégorie de citoyennes pour lesquelles il n'y a pas de perte de revenu identifiable. Voilà la raison pour laquelle la version de la commission est absolument constitutionnelle, et votre argumentation juridique ressemble à celle d'une personne qui protesterait à l'idée que l'assurance pour les accidents professionnels ne finance pas les accidents non professionnels. Ce sont deux choses différentes, ce sont deux catégories de personnes différentes, il n'y a pas le moindre doute sur la base constitutionnelle de cette décision.
Le Conseil fédéral vous recommande de suivre la commission.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für den Antrag Wasserfallen .... 33 Stimmen
Dagegen .... 119 Stimmen
Art. 16c
Antrag der Kommission: BBl
Proposition de la commission: FF
Abs. 1 - Al. 1
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen - Adopté
Art. 16d
Antrag der Kommission: BBl
Proposition de la commission: FF
Maury Pasquier Liliane · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Lors du débat d'entrée en matière, je vous ai dit que le projet de loi dont nous discutons aujourd'hui est un projet minimal. C'est notamment le cas en ce qui concerne la durée du congé payé, que la majorité de la commission a fixée à 14 semaines; 14 semaines qui représentent, je vous le rappelle, le minimum admis dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler l'espace social européen, mais toutefois moins que les prescriptions en vigueur dans l'Union européenne. J'aimerais vous dire que c'est, à mes yeux, 14 semaines au lieu de 16.
16 semaines, c'est la durée du congé-maternité payé de nombre d'administrations communales, cantonales et fédérale. C'est aussi la durée retenue par certaines conventions collectives de travail de secteurs employant aussi nombre de femmes, et pas des moindres puisqu'on compte parmi elles celle de l'horlogerie. C'est encore la durée de la protection contre le licenciement prévue à l'article 336 du Code des obligations ou celle des dispositions spéciales de protection de l'article 35a de la loi sur le travail. C'est donc une norme généralement reconnue et acceptée: 16 semaines.
Un bébé de 16 semaines, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici, c'est encore un nourrisson qui la plupart du temps se réveille la nuit, qui a besoin de cinq repas par jour; c'est un bébé qui devrait, pour suivre les recommandations de la Société suisse de pédiatrie et celles de l'Unicef, être allaité complètement jusqu'à six mois, ce qui est difficilement compatible avec la reprise d'une activité professionnelle de sa mère, ceci même à temps partiel.
Quand on sait, comme le rappelle le rapport de la commission, que près de deux mères sur trois continuent d'exercer une activité lucrative après la naissance de leur enfant, on peut aisément constater que le nombre d'enfants concernés est loin d'être marginal, qu'il s'agit bien d'une question qui concerne l'ensemble de la société. Quelle chance voulons-nous accorder à celles et ceux qui seront les adultes de demain?
On m'a reproché de mettre en péril avec ma proposition de minorité II le projet de congé-maternité payé et de ne pas être raisonnable. Mais, si j'étais vraiment conséquente, si j'accordais à la santé des enfants la place qu'elle mérite, si j'accordais aux conséquences économiques globales d'une reprise prématurée de l'activité des mères l'importance qui est la leur, si je me souciais vraiment uniquement de santé publique, je ne ferais pas la proposition plus que raisonnable de 16 semaines; c'est un congé de six mois après la naissance que je vous proposerais. Et c'est bien parce que je suis raisonnable, parce que je suis plus pragmatique que dogmatique que j'ai fait cette proposition de minorité.
En attendant le jour où l'on pourra dans cette enceinte défendre des propositions qui mettent en perspective tous les aspects d'une question et qui ne découlent pas seulement d'une vision économique à court terme, je vous demande donc de soutenir ma modeste proposition de minorité II de 16 semaines de congé payé après l'accouchement.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le groupe écologiste soutient la minorité.
Goll Christine · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Vielleicht ist es einigen von Ihnen entgangen, aber zu Beginn dieser Session, am 25. November, hat der Verfassungsauftrag für eine Mutterschaftsversicherung das Jubiläum seines 57-jährigen Bestehens gefeiert. 57 Jahre sind eine lange Zeit. Ich muss Ihnen sagen, die Notwendigkeit, in der Schweiz endlich eine Lösung für Mütter zu finden, ist unbestritten, auch wenn sich die Begeisterung, sich für eine minimalistische Vorlage einzusetzen, in Grenzen hält. Wir unterstützen deshalb den Antrag der Minderheit II (Maury Pasquier), der eine Ergänzung beantragt - eine Ergänzung, die im Rahmen dieser Vorlage durchaus verkraftbar ist. Die Minderheit II (Maury Pasquier) beantragt anstelle von 14 Wochen eine 16-wöchige Entschädigung für erwerbstätige Mütter.
Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass wir nicht auch noch den Zusatz verlangen, dass nicht nur eine 80-prozentige, sondern eine 100-prozentige Entschädigung ausbezahlt wird. Wir akzeptieren diese 80 Prozent, aber wir möchten gerne, dass die Mutterschaftsversicherung mindestens 16 Wochen dauert - dies aus drei Gründen:
1. Mit dieser Forderung besteht eine Analogie zum Kündigungsschutz für schwangere Mütter und für Frauen nach der Niederkunft. Der Kündigungsschutz in der Schweiz dauert heute auch 16 Wochen.
2. Diese 16 Wochen sind heute in der Praxis schon weitgehend realisiert. Viele Gesamtarbeitsverträge kennen heute einen 16-wöchigen Mutterschaftsurlaub, beispielsweise auch der Kanton Genf, der erst vor kurzem eine Mutterschaftsversicherung eingeführt hat. Viele Regelungen gehen sogar noch weiter, nämlich bis zu 20 Wochen.
3. Mit dieser Vorlage werden vor allem die Arbeitgeber, wird vor allem die Wirtschaft entlastet. Deshalb ist es auch nichts anderes als sinnvoll, dass diese eingesparten Millionen für einen 16-wöchigen Mutterschaftsurlaub eingesetzt werden.
57 Jahre sind eine lange Zeit; diese Zeit braucht es offenbar, um bei manchen Menschen die Vernunft reifen zu lassen. So können wir heute mit Freude feststellen, dass sich ein Mann mutig in die Brust und ans Mikrofon wirft, der plötzlich sein Herz für Mütter, und natürlich auch für Soldaten, entdeckt hat, nachdem er uns allen noch vor drei Jahren weismachen wollte, dass Mütter für die Schweiz - übrigens das einzige Land in Europa, das keine Mutterschaftsleistung kennt - nicht tragbar seien.
Das Gewerbe braucht eben Nachwuchs, nicht wahr, Herr Triponez. Und gerade dem Gewerbe, das mit dieser Vorlage entlastet wird, kämen 16 Wochen Mutterschaftsurlaub entgegen. Für Ihren Mut, Herr Triponez, gebührt Ihnen eine Auszeichnung. Ich möchte Ihnen heute zum Schluss der Debatte die Auszeichnung "Nuggi des Jahres" verleihen, und ich kann Ihnen garantieren: Wenn Sie sich tatkräftig dafür einsetzen, dass diese Vorlage möglichst schnell in der Praxis umgesetzt wird, werden Ihnen die Frauen der Schweiz sicher die Auszeichnung "Goldener Pamper" nachreichen.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le groupe démocrate-chrétien soutient la majorité.
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Für den "Nuggi" bedanke ich mich natürlich persönlich sehr herzlich. Aber ernsthaft: Ich ersuche Sie dringendst, den Antrag der Minderheit II (Maury Pasquier), der in einem zentralen Punkt den gesamten hier gefundenen Kompromiss wieder sprengen will, abzulehnen - sonst müsste ich dann den "Nuggi" zurückschmeissen.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Pour une maman de plusieurs enfants et une grand-maman, vous pouvez peut-être trouver bizarre que je vous demande de rejeter la proposition de minorité II (Maury Pasquier), mais je crois que l'adopter serait le meilleur moyen pour tout envoyer aux orties, et ce serait vraiment dommage! Le rejet par le peuple de la loi fédérale sur l'assurance-maternité, qui prévoyait un congé de maternité de 14 semaines, est encore récent.
Il faut absolument assurer la viabilité de ce nouveau congé-maternité payé en adoptant la proposition de la majorité, c'est-à-dire un congé de 14 semaines.
Alors, s'il vous plaît, je vous prie d'avoir un peu de discipline parce que autrement, nous aurons des ennuis.
Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Je ne voudrais pas prolonger le débat, mais j'aimerais vous dire, Madame, que je m'occupe sur le plan syndical d'une branche économique qui s'appelle l'horlogerie. Depuis le 1er janvier de cette année, cette branche a un congé-maternité qui est passé de 14 à 16 semaines payées à 100 pour cent; 100 pour cent, ce n'est pas nouveau, mais les 16 semaines, c'est nouveau. Cette amélioration représente 0,1 pour cent de la masse salariale, chiffre admis par les syndicats et le patronat.
Dans ces conditions, comment pouvez-vous dire que la viabilité de cette assurance est menacée?
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Ecoutez, Monsieur Rennwald, je suis désolée, mais le verdict populaire du 13 juin 1999 a été quand même assez net. C'est déjà une performance de pouvoir revenir avec un projet abouti qui, je l'espère, sera cette fois adopté, et qui garantira aux mamans qui ont une activité lucrative un congé de 14 semaines payé à 80 pour cent. Malheureusement, je ne vois pas le pays qui a refusé un congé-maternité de 14 semaines en accepter un de 16 semaines.
C'est pour la sécurité d'avoir vraiment un congé-maternité payé que je vous demande de soutenir la proposition de la majorité.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le président (Christen Yves, président): La proposition de la minorité I est caduque après le vote à l'article 16b.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit .... 65 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit II .... 57 Stimmen
Art. 16e
Antrag der Kommission: BBl
Proposition de la commission: FF
Abs. 1 - Al. 1
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen - Adopté
Art. 16f, 16g
Antrag der Kommission: BBl
Proposition de la commission: FF
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Art. 16h
Antrag der Kommission: BBl
Antrag Widrig
Übergangsbestimmung
3. Versicherungsverträge (Art. 16h)
Bestimmungen von Versicherungsverträgen, welche Taggelder bei Mutterschaft vorsehen, fallen bei Inkrafttreten dieser Gesetzesänderung in dem Umfang dahin, als die vertraglichen Leistungen jenen dieses Gesetzes entsprechen. Über diesen Zeitpunkt hinaus vorausbezahlte Prämien sind zurückzuerstatten.
Art. 16h
Proposition de la commission: FF
Proposition Widrig
Disposition transitoire
3. Contrats d'assurance (art. 16h)
Les dispositions de contrats d'assurance qui prévoient des indemnités journalières en cas de maternité deviennent caduques dans la mesure où les prestations contractuelles prévues correspondent aux prestations de cette loi. Des primes payées par avance qui iraient au-delà de l'entrée en vigueur de celle-ci doivent être restituées.
Widrig Hans Werner · Nationalrat · St. Gallen · Christlichdemokratische Fraktion
Ich brauche nur eine Minute. Mein Antrag betrifft die administrative Verfahrensfrage. Bei der Einführung des Unfallversicherungsgesetzes wurden die bestehenden Kollektiv-Unfallversicherungsverträge vollständig aufgehoben, und es lag an den Versicherern, Zusatzversicherungen bedarfsgerecht auszuarbeiten und anzubieten. Dieses Vorgehen hat sich bewährt. Wir wählen hier einen anderen Weg, man kann ihn auch gehen. Man kann diese Teillösung wählen. Aber die Praktikabilität, die Umsetzung ist gemäss Entwurf des Bundesrates schlecht, aufwendig und kompliziert. Mein Antrag soll ein Beitrag zur Vereinfachung sein. Der Ständerat kann diese Formulierung dann noch verbessern.
Ich bitte um Zustimmung.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le groupe démocrate-chrétien soutient la proposition Widrig.
Triponez Pierre · Nationalrat · Bern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich kann Ihnen im Einvernehmen mit der Kommission und der Departementschefin klar empfehlen, diesem Antrag zu folgen. Es geht um eine absolut technische Frage; materiell geschieht nichts. Es geht um eine Abstimmungsfrage mit allfällig bestehenden Versicherungen. Ob die Formulierung der Weisheit letzter Schluss sei, ist eine andere Frage. Aber ich versichere Ihnen, dass Sie für einmal ausserhalb eines Kommissionsentscheides einem Antrag zustimmen dürfen.
Wir empfehlen Ihnen Zustimmung zum Antrag Widrig.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für den Antrag Widrig .... 154 Stimmen
(Einstimmigkeit)
Art. 17 Abs. 1; 19 Abs. 2-4
Antrag der Kommission: BBl
Art. 17 al. 1; 19 al. 2-4
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Art. 19a Abs. 1, 1bis
Antrag der Kommission: BBl
Art. 19a al. 1, 1bis
Proposition de la commission: FF
Abs. 1 - Al. 1
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Abs. 1bis - Al. 1bis
Angenommen - Adopté
Art. 20 Abs. 1, 2
Antrag der Kommission: BBl
Art. 20 al. 1, 2
Proposition de la commission: FF
Abs. 1 - Al. 1
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen - Adopté
Ziff. II
Antrag der Kommission: BBl
Ch. II
Proposition de la commission: FF
Ziff. 1 - Ch. 1
Angenommen - Adopté
Ziff. 2 - Ch. 2
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Ziff. III, IV
Antrag der Kommission: BBl
Ch. III, IV
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Änderung bisherigen Rechts
Modifications d'autres actes législatifs
Ziff. 1-3, 5
Antrag der Kommission: BBl
Ch. 1-3, 5
Proposition de la commission: FF
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Ziff. 4
Antrag der Kommission: BBl
Ch. 4
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes .... 129 Stimmen
Dagegen .... 27 Stimmen
Schluss der Sitzung um 13.25 Uhr
La séance est levée à 13 h 25