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Trasferire in Albania i casi Dublino italiani
Engler Stefan · P-M · Consiglio degli Stati · Grigioni · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Müller Damian · Mit-M · Consiglio degli Stati · Lucerna · Gruppo liberale radicale
Ich danke dem Bundesrat für seine Antwort, auch wenn ich feststelle, dass er sich - wie allzu oft, wenn es um Rückführungen geht - auf das absolute Minimum beschränkt. Die Suche nach funktionierenden Lösungen scheint vom EJPD mittlerweile als unverhältnismässiger Aufwand angesehen zu werden. Der einfachste Weg besteht offenbar darin, die bisherige Praxis fortzusetzen und Asylsuchende in der Schweiz zu behalten, die eigentlich nicht in die Zuständigkeit unseres Landes fallen. Von innovativen Ideen habe ich keine Spur gefunden.
Herr Bundesrat, Sie liessen sich zum Amtsantritt prominent mit der Aussage zitieren, wer denke, linke Politik heisse Wegschauen von Problemen, irre sich. Ich muss Ihnen ganz offen sagen, dass ich diese Aussage mit Ihrer Stellungnahme zu diesem Vorstoss nicht in Einklang bringen kann.
Die Umsetzung der Punkte 1 und 2 fordert vor allem guten Willen und eine gewisse Aufgeschlossenheit. Diese beiden Punkte beinhalten keinerlei Ergebnisverpflichtung. Sie zielen lediglich darauf ab, Verhandlungen mit Italien aufzunehmen. Ich bin nicht naiv und bin mir bewusst, dass diese Gespräche komplex werden und möglicherweise sogar scheitern können. Wenn wir es aber gar nicht erst versuchen, wird genau gar nichts passieren. Und das geht dann halt schon in Richtung Wegschauen von Problemen.
Der Bundesrat erklärt lieber, warum Schritte scheitern könnten, anstatt sie zu unternehmen. Diese Haltung bedauere ich, zumal ich durchaus der Ansicht bin, dass Italien ein Interesse an einer Zusammenarbeit mit der Schweiz hat, insbesondere wenn diese eine finanzielle Unterstützung für seine Zentren in Albanien beinhaltet. Im Rahmen der Anwendung der Dublin-Verordnung kann Italien genau festlegen, wohin die Dublin-Fälle, für die es zuständig ist, zurückgeschickt werden sollen. Das kann Rom, Mailand oder ein anderer Ort sein. Grundsätzlich ist es also möglich, dass Italien die Schweiz bittet, bestimmte Fälle an Zentren in Albanien zurückzuschicken. Angesichts der engen Beziehung zwischen den Staaten könnte Italien sogar eine Anpassung des mit Albanien abgeschlossenen Abkommens in Betracht ziehen.
Was Punkt 3 betrifft: Wenn ich die Antwort richtig interpretiere, schliesst der Bundesrat aufgrund einer Auslegeordnung im Rahmen des in der Antwort erwähnten Postulates Caroni aus, dass ein solches Modell mit einer Rückkehr das Schweizer System entlasten könnte.
Jüngst wurde zwischen dem Rat der Europäischen Union und dem Europäischen Parlament eine Einigung über eine neue EU-Verordnung zur Weiterentwicklung der Rückführungsrichtlinie erzielt, die unter anderem die Schaffung von Rückführungszentren in Drittstaaten vorsieht. Herr Bundesrat, wie gedenken Sie, gestützt darauf die künftige Zusammenarbeit der Schweiz in diesem Bereich konkret auszugestalten? Und an welche Drittstaaten könnte sich die Schweiz bereits wenden?
Es ist nun die Aufgabe des Parlamentes, den Bundesrat dazu anzuhalten, Gespräche mit Italien aufzunehmen und die Möglichkeit einer Zusammenarbeit mit Rom konkret zu prüfen. Auch hier besteht keine Verpflichtung, ein bestimmtes Ergebnis zu erzielen, sondern lediglich die Verpflichtung, Gespräche mit Italien aufzunehmen, um dessen Interesse an einer Zusammenarbeit mit der Schweiz im Bereich der Rückführung auszuloten.
Aus all diesen Gründen bitte ich Sie, diese Motion anzunehmen.
Herr Bundesrat, ich gebe es offen zu, ich beneide Sie nicht. Die letzten Wochen und Monate haben deutlich gezeigt, welche Sorgen die Menschen in unserem Land haben. Die Bevölkerung spricht über Migration, über Asyl, über Sicherheit und über die Frage, ob unser Staat die Situation noch unter Kontrolle hat. Gerade deshalb erstaunt mich die Haltung Ihres Departements. Bei der Überarbeitung der Lex Koller geht alles sehr schnell. Dafür werden in kürzester Zeit Berichte erstellt, Varianten geprüft und Gesetzesänderungen vorbereitet. Wenn es aber um Rückführungen von Personen geht, die kein Bleiberecht in der Schweiz haben, höre ich immer wieder, weshalb etwas nicht möglich sein soll. Ich spreche hier nicht von Flüchtlingen.
Was mich zunehmend stört: Wir sprechen ständig über Strategien, Konzepte und auch über Prüfaufträge. Die Bevölkerung erwartet etwas anderes. Sie erwartet Resultate, sie erwartet Taten, und sie erwartet Lösungen. Niemand verlangt Wunder, niemand verlangt, dass jede Verhandlung erfolgreich endet. Aber die Menschen dürfen erwarten, dass der Bundesrat aktiv Möglichkeiten auslotet, Partner sucht und neue Wege prüft, anstatt bereits zu Beginn zu erklären, weshalb etwas nicht funktionieren könnte. Genau das verlangt diese Motion, nicht mehr und nicht weniger. Sie verpflichtet den Bundesrat nicht zu einem bestimmten Ergebnis, sie verpflichtet ihn lediglich dazu, aktiv zu werden.
Genau deshalb bitte ich Sie, die Motion zu unterstützen.
Maillard Pierre-Yves · Mit-M · Consiglio degli Stati · Vaud · Gruppo socialista
Comme l'a compté notre collègue Friedli - j'avais aussi fait ce décompte pendant une autre session -, on doit probablement être à plus d'une vingtaine de motions et d'interventions parlementaires concernant l'asile en moins d'un an. On vient même maintenant d'adopter une motion pour dire au Conseil fédéral dans quel ordre il doit traiter les motions - c'est ce qu'on vient de faire avec la motion Würth. Chères et chers collègues, ce que l'on est en train d'essayer de faire, c'est simplement de la cogestion. On voit maintenant des motions porter sur les contacts que doit prendre le Conseil fédéral avec tel pays. On l'encourage à négocier, alors qu'en principe, une motion vise à changer une base légale. On commence à vouloir faire du pilotage automatique du Conseil fédéral pour savoir avec qui il doit discuter et comment il doit négocier. S'il le fait, mais qu'il n'a pas de résultat, on vient lui faire des commentaires un peu faciles, pour dire qu'il y met de la mauvaise volonté.
Je pense que notre Parlement, sur ce thème, perd un peu ses repères. Parfois, il perd même un peu la décence politique de base, qui consiste à respecter la séparation des pouvoirs et à respecter le travail des autres. Si c'était tellement facile, il y aurait une concurrence débordante pour entrer au Conseil fédéral ! On a eu, lors d'une vacance récente, une liste de renoncements à la candidature qui était quand même assez spectaculaire. Manifestement, ce rôle n'attire pas exagérément, y compris les membres du Parlement. Si c'était si facile, il y aurait une concurrence féroce pour prendre ce département lors de la répartition des départements. Or, comme on le sait, les groupes qui déposent des motions à peu près lors de toutes les sessions ne sont pas pressés de prendre la responsabilité exécutive de ce dossier. Je trouve donc qu'il y a beaucoup d'hypocrisie dans ce dossier, et parfois même un petit peu de facilité, à critiquer toujours celles et ceux qui essayent de faire des choses.
La réalité pragmatique, c'est que le nombre de demandes d'asile baisse, c'est que le nombre de renvois augmente, c'est que le nombre de cas pendants se réduit, comme nous l'explique à longueur de session le conseiller fédéral en charge de ce dossier. Certains peuvent se désoler de cela. Je trouve que c'est plutôt le résultat d'un travail qui est fait par l'exécutif. On est un certain nombre dans ce conseil à avoir été membres d'un exécutif. On sait que la critique est facile, mais que l'art est difficile.
En raison de ce bon vieux principe, je vous invite à rejeter cette motion, qui me paraît enfoncer des portes ouvertes. À part cela, les réponses du Conseil fédéral sont éloquentes : si l'Italie ne reprend pas ses ressortissants, elle ne va pas davantage les reprendre si on les met en Albanie. Cela me semble être assez clairement expliqué dans l'avis du Conseil fédéral ; je ne vois de ce fait pas ce que cette proposition amènerait concrètement. Je vous remercie donc de rejeter la motion Müller Damian. Je ne répèterai pas la même chose tout à l'heure sur les autres motions, mais mon avis est le même.
Sommaruga Carlo · Mit-M · Consiglio degli Stati · Ginevra · Gruppo socialista
Derrière la grande intervention de notre collègue Damian Müller sur la politique générale en matière d'asile, il y a une motion qui est extrêmement précise, qui charge le Conseil fédéral de négocier bilatéralement avec l'Italie pour que celle-ci reprenne les personnes relevant de sa responsabilité en vertu du règlement Dublin. Le 12 juin, c'est-à-dire vendredi dernier, est entré en vigueur le Pacte sur la migration et l'asile de l'Union européenne. L'Italie a réagi en indiquant qu'elle allait reprendre les cas Dublin suisses. En d'autres termes, le problème n'existe plus puisque l'Italie, parce que ce mécanisme de solidarité au sein de l'Union européenne a été mis en place, a décidé de reprendre tous les cas Dublin et de faire fonctionner le système Dublin, ce qui s'applique également à la Suisse. Je vous invite simplement à relire la presse qui est sortie ce dimanche, voire ce lundi, en Suisse et en Italie.
Dès lors, j'aurais attendu, cher collègue Damian Müller, que vous retiriez votre motion, parce que cette demande n'est plus d'actualité. Elle n'est plus d'actualité parce que l'Italie a annoncé qu'elle allait reprendre les cas Dublin dans le cadre de l'application du Pacte européen sur la migration et l'asile qui est entré en vigueur le 12 juin. En d'autres termes, comme cette motion doit encore être acceptée par le deuxième conseil, on arrivera de toute façon comme la grêle après les vendanges et elle ne servira à rien. Ceci montre bien qu'aujourd'hui, si on maintient cette motion au vote, ce n'est pas le problème qui est exposé dans la motion qui est en jeu, mais c'est une volonté de s'attaquer de manière systématique au chef du Département fédéral de justice et police qui met en place la stratégie de traitement des cas d'asile qui nous a été expliquée tout à l'heure.
J'espérais que vous seriez assez cohérent avec votre motion et que vous prendriez acte de la réalité politique telle qu'elle existe aujourd'hui en Italie et qui fait qu'il n'y a plus de nécessité d'agir au niveau du Conseil fédéral puisqu'il n'y a plus qu'à attendre que ce soit mis en pratique.
Juillard Charles · Mit-M · Consiglio degli Stati · Giura · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.
Je ne vais pas trop rallonger le débat, parce que ce que je voulais dire a été dit tant par M. Maillard que par M. Sommaruga. Aujourd'hui, j'invite vraiment M. Müller à retirer sa motion, parce qu'elle n'a plus d'objectif, puisque depuis le 12 juin, comme cela a été rappelé, l'Italie s'est engagée à reprendre les cas Dublin.
J'avais de la sympathie pour le contenu de la motion lorsqu'elle a été déposée, mais, avec la réponse apportée par le Conseil fédéral, je crois qu'on a les réponses aux questions qui sont soulevées et qui se heurtent à d'autres réalités. C'est vrai qu'à force de vouloir faire de la cogestion, si je peux faire un ajout aux propos tenus par M. Maillard, on va arriver à la congestion, de telle sorte que l'administration ne passera plus son temps qu'à répondre aux interventions plutôt qu'à agir réellement sur le terrain pour aboutir à des solutions concrètes. C'est la raison pour laquelle, si M. Müller maintient sa motion, je la rejetterai. Si les problèmes qui étaient soulevés, comme je l'ai dit, attiraient ma sympathie, avec les réponses qui sont données aujourd'hui, la motion n'a plus lieu d'être.
Jans Beat · BR-M · Consiglio federale · Basilea-Città
Bundesrats-Bashing auszuhalten, ist Teil meines Jobbeschriebs. Damit habe ich kein Problem, ebenso wenig mit Motionen, die ein Zeichen setzen wollen; solche Motionen nehme ich gerne entgegen. Ich erwarte aber, dass man die Leistungen, die die Administration erbringt, anerkennt. Wenn Sie diese Motion annehmen, machen Sie eigentlich nur Folgendes: Sie anerkennen die Leistungen, die vollbracht werden, ohne irgendeinen konstruktiven Beitrag zu leisten, nicht. Ich möchte Ihnen das anhand der drei Punkte Ihrer Motion kurz erklären:
1. Ich gehe mit Ihnen einig, Herr Müller, die Wiederaufnahme der Dublin-Überstellungen nach Italien ist eine Priorität. Das haben der Bundesrat und die Administration mit grossem Engagement verfolgt, es ist mittlerweile in Umsetzung. Seit letztem Freitag, also dem 12. Juni, ist der EU-Migrations- und -Asylpakt in Kraft. Diese Reform war eine Voraussetzung für Italien, damit es Dublin-Überstellungen aus ganz Europa wieder akzeptiert; sie ist jetzt in Kraft. Die Schweiz gehört laut der italienischen Seite zu den prioritären Ländern, mit denen die Überstellungen wieder aufgenommen werden sollen. Das SEM hat die italienischen Behörden darüber informiert, dass es die Überstellungen im Rahmen der Dublin-Verordnung ab dem 12. Juni schrittweise wieder aufnehmen werde.
2. Zur Rückführung von Dublin-Fällen in die Zentren in Albanien: Die Dublin-Regeln sehen keine Wegweisung von Dublin-Fällen in Drittstaaten vor, Herr Müller. Wir haben also keine Rechtsgrundlage, die uns ein solches Vorgehen überhaupt erlauben würde, und auf EU-Ebene ist dies auch nicht möglich. Das können wir auch nicht im Schweizer Recht oder mit einem Abkommen mit Italien ändern. Übrigens schickt nicht einmal Italien selbst Dublin-Fälle nach Albanien.
3. Zur Mitnutzung der Zentren in Albanien durch die Schweiz als Rückkehrzentren: Ein solches Vorhaben bedingt, dass zuerst auf Ebene EU die Rechtsgrundlage für solche Rückkehrzentren verabschiedet wird. Das wird vermutlich bis im Sommer der Fall sein. Anschliessend wird die Schweiz diesen Schengen-Rechtsakt in ihr Recht übernehmen. Daneben müsste eine trilaterale Vereinbarung mit Italien und Albanien abgeschlossen werden. Ob dazu seitens der beiden Partner ein politischer Wille besteht, ist mehr als fraglich, es ist illusorisch. Italien hat selbst ein Interesse, die Plätze vollumfänglich zu nutzen, und Albanien hat seinerzeit mehrmals betont, dass es dieses Abkommen geschlossen habe, um einem befreundeten Land wie Italien zu helfen. Es hat aber auch klar gesagt, dass es dieses Abkommen nicht auf andere Länder ausweiten wolle; auch mir gegenüber hat Albanien das zum Ausdruck gebracht. Zudem hat der albanische Aussenminister kürzlich infrage gestellt, ob das Abkommen mit Italien überhaupt über 2029 hinaus verlängert werden wird, weil es in Albanien nicht beliebt ist.
An diesem Beispiel sehen wir gut, in welche Abhängigkeiten man sich bei solchen Modellen begeben kann. Das Risiko hat der Bundesrat auch in einem Bericht in Erfüllung des Postulates Caroni festgestellt. Er kommt daher zum Schluss, dass sich die Zentren in Albanien weder für die Rückführung von Dublin-Fällen noch für die Mitnutzung als Rückführungszentren eignen.
Der Bundesrat beantragt Ihnen deshalb, die Motion abzulehnen.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 25 Stimmen
Dagegen ... 17 Stimmen
(1 Enthaltung)