Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge
2012 > L’environnement pratique > Protection des eaux
> Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge Recommandations relatives à son évaluation, à son traitement et à son déversement
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Editeurs Association suisse des professionnels de la protection des eaux VSA Association suisse des exploitants d’installations de valorisation des déchets ASED Berne, 2012
Valeur juridique Impressum La présente publication est une aide à l’exécution élaborée par l’OFEV en tant qu’autorité de surveillance. Destinée en premier lieu aux Editeurs autorités d’exécution, elle concrétise des notions juridiques Office fédéral de l’environnement (OFEV) indéterminées provenant de lois et d’ordonnances et favorise ainsi L’OFEV est un office du Département fédéral de l’environnement, des une application uniforme de la législation. Si les autorités d’exécution transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). en tiennent compte, elles peuvent partir du principe que leurs Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA) décisions seront conformes au droit fédéral. D’autres solutions sont Association suisse des exploitants d’installations de valorisation des aussi licites dans la mesure où elles sont conformes au droit en déchets (ASED) vigueur. Les aides à l’exécution de l’OFEV (appelées jusqu’à présent aussi directives, instructions, recommandations, manuels, aides Auteurs pratiques) paraissent dans la collection «L’environnement pratique». Rita Hermanns Stengele, FRIEDLIPARTNER AG, Zurich Ruedi Moser, Hunziker Betatech AG, Winterthour
Groupe d’experts Kurt Alabor, Amt für Umwelt, St-Gall; Marie-Amélie Ardiot, OFEV, Berne; Beat Baumgartner, Amt für Umwelt, Frauenfeld (représentant du VSA); Stefan Gautschi, TBF + Partner AG, Zürich (représentant du VSA); Berenice Iten, OFEV, Berne; André Laube, OFEV, Berne; Benjamin Sollberger, OFEV, Berne; Beat Walker, décharge de Teuftal (représentant de l’ASED); Ernst Widmer, Office des eaux et des déchets, Berne (représentant du VSA)
Traduction Pétra Varilek et Martine Bezençon
Graphisme, mise en page Ursula Nöthiger-Koch, 4813 Uerkheim
Photo de couverture Lixiviat de décharge capté (Antonio Bauen / ASED)
Référence bibliographique Hermanns Stengele Rita, Moser Ruedi 2012: Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge. Recommandations relatives à son évaluation, à son traitement et à son déversement. Office fédéral de l’environnement, Berne. L’environnement pratique n° 1223: 62 p.
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Cette publication est également disponible en allemand.
© OFEV 2012
> Table des matières 3
> Table des matières Abstracts 5 Annexes 28 Avant-propos 7 A1 Données utilisées 28 Résumé 8 A2 Analyse sommaire des risques pour une sélection Introduction 9 de paramètres 33 A3 Exemples 48 A4 Exigences cantonales relatives au déversement
1 Bases légales 11 des eaux de lixiviation 54
A5 Traitement des lixiviats 56
2 Exigences relatives au déversement 13
2.1 Explications relatives à l’état de la technique 13 Bibliographie 61
2.2 Définition au cas par cas des exigences relatives Index 62
au déversement 14
2.2.1 Généralités 14
2.2.2 Exigences relatives au carbone organique
dissous (COD) 15
2.2.3 Exigences quant à la teneur en azote 17
2.2.4 Exigences concernant les teneurs en sulfates
et sulfures 18
2.2.5 Critères applicables pour les autres
exigences: état des eaux réceptrices 19
2.2.6 Recommandations quant aux exigences
à imposer 20
2.2.7 Schéma décisionnel pour une nouvelle
décharge 22
2.2.8 Schéma décisionnel pour une décharge
existante 24
3 Traitement et suivi post-fermeture (interventions
ultérieures) 26
3.1 Types de traitement possibles pour les lixiviats de
décharge 26
3.2 Suivi post-fermeture 26
> Abstracts 5
> Abstracts The present enforcement aid provides nationally harmonised recommendations regar- Keywords: ding the assessment, treatment and discharge of landfill leachate, that both facilitate the landfill leachate collection implementation of the legislation on water protection and are useful in practice. The characterisation of an individual recommendations cover all landfills equipped with a leachate collection system, whe- landfill leachate ther planned, in operation or already closed. They were drawn up following a review of prescriptions regarding landfill existing landfills, a simple risk assessment of relevant landfill characteristics, a survey leachate of the cantonal wastewater treatment plants and discharge prescriptions and an evalua- landfill leachate composition tion of possible treatment processes according to the present state of the art. The core treatment of landfill leachate of this enforcement aid is constituted by recommendations regarding leachate discharge and decision trees for leachate assessment applying either to new or to existing landfills. They are completed by explanations on how to characterise a leachate and assess the necessity of its treatment.
Die Vollzugshilfe soll schweizweit einheitliche und für den Vollzug der Gewässer- Stichwörter: schutzgesetzgebung sowie für die Praxis ausreichende Empfehlungen für die Beurtei- Gefasstes Sickerwasser aus lung, Behandlung und Einleitung von Deponiesickerwasser schaffen. Der Anwen- Deponien, dungsbereich beschränkt sich auf neue, in Betrieb stehende oder abgeschlossene Deponiesickerwasserbeurteilung Deponien mit gefasstem Sickerwasser. Die Empfehlungen wurden aufgrund einer Ist- im Einzelfall, Zustandserhebung bei den bestehenden Deponien, einer einfachen Risikobetrachtung Anforderungen an relevanter Deponieparameter, einer Umfrage bei den Kantonen zu den spezifischen Deponiesickerwasser, Einleitbedingungen und Abwasserbehandlungsanlagen sowie einer Beurteilung geeig- Deponiesickerwasserneter Behandlungsverfahren nach dem Stand der Technik erarbeitet. Zentraler Bestand- eigenschaften, teil der Vollzugshilfe sind die empfohlenen Anforderungen an die Einleitung von Deponiesickerwasserbehandlung Deponiesickerwasser im Einzelfall sowie die Ablaufschemata für neue und bestehende Deponien. Die dazugehörigen Erläuterungen geben Auskunft darüber, wie bei der Prüfung der Deponiesickerwassereigenschaften und der Notwendigkeit einer Sickerwasserbehandlung vorgegangen werden kann.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 6
Les présentes recommandations, fondées sur la législation en matière de protection des Mots-clés: eaux et sur les besoins du praticien, se veulent une aide concrète à l’évaluation, au lixiviat de décharge capté, traitement et au déversement des eaux de lixiviation issues de décharges. Unifiées à évaluation d’un lixiviat de l’échelle du pays, elles concernent toutes les décharges nouvellement mises en place, décharge spécifique, en cours d’exploitation ou d’ores et déjà fermées comportant des captages de lixiviat. exigences relatives aux lixiviats Elles ont été élaborées sur la base d’un relevé de la situation dans les décharges exis- de décharge, tantes, d’une analyse sommaire des risques liés à des paramètres spécifiques, des composition des lixiviats de indications fournies par les cantons sur leurs conditions spécifiques de déversement et décharge leurs installations de traitement des eaux usées, ainsi que d’une évaluation des métho- traitement des lixiviats de des de traitement appropriées, et répondent à l’état de la technique. A relever en parti- décharge culier, les recommandations en matière de déversement de lixiviat et les schémas décisionnels s’appliquant aux nouvelles décharges et aux décharges existantes. Les explications y relatives renseignent sur la façon de procéder pour évaluer les propriétés des lixiviats et la nécessité de traiter ces derniers.
Il presente aiuto all’esecuzione fornisce raccomandazioni valide a livello nazionale sia Parole chiave: per l’esecuzione della legislazione in materia di protezione delle acque, sia per la prassi acque di percolazione captate da per quanto attiene alla valutazione, alla gestione e all’immissione di percolato di disca- discariche, rica. Il campo di applicazione si limita alle discariche nuove, in esercizio o chiuse che valutazione del percolato di captano acque di percolazione. Le raccomandazioni sono state elaborate sulla base di discarica nel caso specifico, una rilevazione dello stato attuale delle discariche esistenti, un’analisi semplice dei esigenze del percolato di rischi legati ai parametri di discarica più rilevanti, un’indagine effettuata presso i discarica, Cantoni sulle condizioni specifiche per l’immissione delle acque di scarico nei corpi proprietà del percolato di d’acqua e sugli impianti di trattamento delle acque di scarico, come pure su una valu- discarica, tazione dei procedimenti di trattamento più appropriati secondo lo stato della tecnica. gestione del percolato di La pubblicazione è incentrata sulle raccomandazioni relative ai requisiti per l’immis- discarica sione di acque di percolazione in casi specifici e sugli alberi decisionali relativi al trattamento del percolato nelle discariche nuove ed esistenti. Le spiegazioni forniscono informazioni su come procedere a una verifica delle proprietà del percolato di discarica e sulla necessità di un trattamento dello stesso.
> Avant-propos 7
> Avant-propos L’ordonnance du 28 octobre 1998 sur la protection des eaux (RS 814.201) fixe à son annexe 3.3 (Déversement des autres eaux polluées dans les eaux ou dans les égouts publics), ch. 25 (Décharges), les dispositions relatives aux eaux de percolation captées provenant des décharges (lixiviat).
Plusieurs cantons ainsi que l’Association suisse des exploitants d’installations de valorisation des déchets (ASED) ont demandé que soient précisées et expliquées ces exigences, à l’attention des autorités d’exécution et des praticiens. Par ailleurs, depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 10 décembre 1990 sur le traitement des déchets (OTD, RS 814.600), et plus particulièrement depuis l’interdiction de mise en décharge de déchets non traités, la composition des décharges s’est considérablement modifiée, avec vraisemblablement une évolution concomitante de la teneur en polluants du lixiviat. En conséquence, il fallait envisager de réévaluer les exigences et conditions de déversement imposées au lixiviat de certains types de décharges.
Dans le cadre de la collaboration renforcée entre l’OFEV et l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA), la mandat a été donné en 2007 à la commission du VSA industrie et artisanat d’élaborer une aide à l’exécution relative au lixiviat des décharges. La coordination du projet a été confiée à un groupe de travail composé de représentants de la Confédération, des cantons et des professionnels concernés, soit le VSA, l’ASED et l’OFEV. En outre, comme le prévoyait le cahier des charges du groupe de travail, un mandat de soutien a été attribué à un bureau privé.
La présente aide à l’exécution paraît sous l’égide commune de l’OFEV, du VSA et de l’ASED, preuve du large et solide appui dont elle dispose. Elle a pour objectif d’harmoniser à l’échelle suisse les exigences posées au déversement du lixiviat de décharges et de les expliciter à l’intention des autorités d’exécution et des professionnels de terrain. A cette fin, elle présente un état des lieux de l’évolution des caractéristiques du lixiviat des trois types de décharge (décharges bioactives et compartiments pour mâchefers, décharges pour résidus stabilisés et décharges pour matériaux inertes) et des recommandations pour l’évaluation, le traitement et le déversement.
Stephan Müller Chef de la division Eaux Office fédéral de l’environnement (OFEV)
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> Résumé Les bases légales concernant les lixiviats de décharge se trouvent résumées au chapitre 1. La notion d’état de la technique, du moins pour ce qui touche aux exigences en matière de déversement du lixiviat, est quant à elle expliquée au point 2.1.
En 2007, il a été procédé à un relevé et à une évaluation des lixiviats issus de décharges bioactives, de décharges pour résidus stabilisés et de décharges pour matériaux inertes, ainsi que de compartiments spéciaux pour mâchefer. Ces travaux n’ont pas permis de distinguer des caractéristiques spécifiques d’un type de décharge (annexe A1). Les divergences au sein d’une même catégorie l’emportant sur les similarités, il n’a pas été possible d’établir de classification des lixiviats sur la base du type de décharge. On peut en conclure que chaque décharge constitue un cas particulier, dont il importe d’examiner individuellement la nécessité de traiter le lixiviat.
Au chapitre 2.2, les auteurs exposent la façon dont il convient d’évaluer au cas par cas les exigences relatives au déversement du lixiviat de décharge. On s’appuiera avant tout sur les schémas décisionnels pour introduire les mesures adéquates en vue de l’évaluation et du traitement ou déversement subséquents du lixiviat.
Le chapitre 3 présente les possibilités qui s’offrent en matière de traitement, ainsi que les critères permettant d’évaluer si un procédé particulier peut en principe être utilisé. Des tableaux ad-hoc (annexe A5 aident à évaluer les différents procédés et à trouver le plus approprié pour chaque type de lixiviat, sur la base de certains paramètres définis.
Une analyse des risques (annexe A2) permet de visualiser les paramètres à considérer pour les différents types de décharge (évaluation des risques d’immission). Il convient d’accorder à ces paramètres une place particulière lors de la définition des exigences relatives au déversement et, par exemple, de les intégrer dans les programmes de suivi des décharges.
L’annexe A3 énumère quelques exemples destinés à clarifier la procédure, et l’annexe A4 les exigences particulières des cantons, en matière de déversement du lixiviat.
> Introduction 9
> Introduction Pendant la période des relevés (2007[8]), un total de 48 décharges bioactives (avec ou sans compartiment pour résidus stabilisés ou pour mâchefer), cinq décharges pour résidus stabilisés ainsi que plus de 200 décharges pour matériaux inertes étaient en exploitation.
Conformément à l’ordonnance du 10 décembre 1990 sur le traitement des déchets (OTD)[16], les eaux de lixiviation qui ont été collectées et évacuées devront être déversées dans un exutoire ou dans une STEP, après avoir fait si nécessaire l’objet d’un traitement approprié.
L’ordonnance du 28 octobre 1998 sur la protection des eaux (OEaux)[17] réglemente quant à elle, dans son annexe 3.3 «Déversement des autres eaux polluées dans les eaux ou dans les égouts publics», les exigences relatives aux lixiviats de décharge captés (ch. 25, «Décharges»). Elle prévoit notamment une évaluation au cas par cas de la nécessité de fixer des exigences supplémentaires.
Tant les cantons que l’Association suisse des exploitants d’installations de valorisation des déchets (ASED) ont relevé que la réglementation existante méritait d’être explicitée quelque peu.
Sur ce, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA) et ASED ont institué un groupe de travail commun, chargé de mettre au point un instrument ad hoc destiné à en faciliter l’exécution.
La présente aide à l’exécution a pour but de fournir des recommandations relatives à l’évaluation, au traitement et au déversement du lixiviat de décharge, unifiées à l’échelon national et suffisamment précises pour la mise en œuvre de la législation sur la protection des eaux et pour le travail sur le terrain.
Pour évaluer si une décharge nécessite des mesures d’assainissement ou de surveillance s’agissant d’atteintes portées aux eaux au sens de la législation sur les sites contaminés, on se référera aux articles 9 et 10 de l’ordonnance du 26 août 1998 sur les sites pollués (OSites)[18] et aux valeurs de concentration spécifiées dans son annexe 1. Si aucune valeur de concentration n’a été déterminée, l’autorité se référera aux prescriptions de la législation sur la protection des eaux pour évaluer, d’entente avec l’office, les besoins de surveillance et d’assainissement du site. Concernant les substances pour lesquelles aucune valeur de concentration n’est spécifiée, l’autorité compétente se réfère aux dispositions en matière de protection des eaux pour évaluer les besoins de surveillance et d’assainissement du site (annexe 1, al. 1, OSites). Enfin, pour les lixiviats captés, l’autorité peut procéder comme le prévoit la présente aide à l’exécution.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 10
Si la législation exige l’assainissement d’un site au vu des atteintes portées à un cours d’eau, un déversement du lixiviat capté ou devant l’être conformément à la législation sur la protection des eaux peut constituer une mesure d’assainissement. Pour décider de l’opportunité d’une telle mesure, l’autorité se référera à la présente aide à l’exécution. Etant donné que la législation sur la protection des eaux contient une réglementation spéciale relative au déversement du lixiviat de décharge qui prime dans ce domaine précis sur le droit en matière de sites pollués, il n’y a plus lieu d’assainir un site dès lors que le lixiviat est déversé dans un cours d’eau ou une canalisation publique conformément à la législation en matière de protection des eaux.
1 > Bases légales 11
1 > Bases légales
Dans son annexe 2, ch. 23, al. 6, l’ordonnance du 10 décembre 1990 sur le traitement Drainage des décharges des déchets (OTD)[16] prévoit que les eaux de lixiviation qui ont été collectées et évacuées soient déversées dans un exutoire ou dans une STEP, après avoir fait si nécessaire l’objet d’un traitement approprié. Les installations doivent permettre pour chaque déversement le prélèvement d’échantillons et la réalisation de mesures de débit. Si les eaux de lixiviation sont destinées à être déversées dans un exutoire, l’al. 7 prévoit en outre que l’on prenne toutes les mesures de construction nécessaires pour garantir qu’elles puissent à tout moment être traitées ou amenées à une STEP.
Dans son art. 6, al. 1, la loi sur la protection des eaux du 24 janvier 1991 (LEaux)[11] in- Interdiction de polluer terdit d’introduire dans une eau des substances de nature à la polluer, ainsi que d’infiltrer de telles substances.
L’art. 7, al. 1, LEaux introduit l’obligation de traiter les eaux polluées, et soumet leur Déversement dans une eau déversement dans une eau ou leur infiltration à une autorisation cantonale. Conformément à l’art. 6, al. 1, de l’ordonnance sur la protection des eaux du 28 octobre 1998 (OEaux)[17], l’autorité autorise le déversement d’eaux polluées dans une eau si les exigences fixées dans l’annexe 3 pour le déversement des eaux sont respectées.
Conformément à l’annexe 3.3, ch. 1, OEaux, l’autorité définit les exigences relatives au Exigences applicables aux eaux déversement d’eaux polluées autres que les eaux polluées communales ou les eaux de lixiviation captées. industrielles au cas par cas, sur la base de leurs propriétés, de l’état de la technique et de l’état du cours d’eau. Ce faisant, elle tient compte des normes internationales ou nationales, des directives publiées par l’OFEV ou des normes élaborées par la branche industrielle concernée en collaboration avec l’office. Pour que la situation corresponde à l’état de la technique, il faut au minimum que soient respectées les exigences fixées à l’annexe 3.3, ch. 2, OEaux.
Pour les lixiviats de décharge captés, l’annexe 3.3, ch. 25, al. 1, OEaux prévoit qu’ils peuvent être déversés dans les eaux s’ils respectent les exigences générales de l’annexe 3.2, ch. 2, pour les eaux industrielles, si la demande biochimique en oxygène (DBO5 n’excède pas 20 mg/l O2 et si le carbone organique dissous (COD) n’excède pas 10 mg/l C. L’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux prévoit que l’autorité évalue au cas par cas s’il y a lieu de revoir ces valeurs en raison de la qualité du lixiviat ou de l’état des eaux réceptrices. Selon le résultat de cette évaluation, l’autorité peut aussi motiver l’autorité à fixer des exigences supplémentaires.
L’art. 7, al. 1, OEaux soumet le déversement d’eaux industrielles ou d’autres eaux Déversement dans les égouts polluées dans les égouts publics à l’obtention d’une autorisation ad hoc. Celle-ci est publics délivrée si les exigences y relatives, définies dans les annexes 3.2 et 3.3 OEaux sont respectées.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 12
Comme pour le déversement dans les eaux, l’autorité définit les exigences applicables Exigences relatives au lixiviat de au déversement d’autres eaux polluées dans les égouts publics au cas par cas (annexe décharge capté 3.3, ch. 1, OEaux). Les exigences minimales à respecter pour que l’état de la technique soit respecté concernant la prise en charge de lixiviat de décharges capté sont quant à elles définies à l’annexe 3.3, ch. 25, OEaux. Conformément à l’al. 2, ibidem, un lixiviat capté peut être déversé dans les égouts publics s’il respecte les exigences générales relatives au déversement d’eaux industrielles dans les égouts publics. Là aussi, il est possible d’adapter et de compléter les exigences au cas par cas (annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux).
Ainsi que le prévoit l’art. 32b de la loi du 7 octobre 1983 sur la protection de l’envi- Garantie du financement ronnement (LPE)[13], les exploitants de décharges doivent garantir la couverture des des interventions ultérieures frais résultant de la fermeture, des interventions ultérieures et de l’assainissement au moyen d’une provision, d’une assurance ou de toute autre manière.
2 > Exigences relatives au déversement 13
2 > Exigences relatives au déversement
2.1 Explications relatives à l’état de la technique
Les lixiviats de décharges entrent dans une autre catégorie que les eaux usées com- Généralités munales ou industrielles. Dans son annexe 3.3, ch. 1, l’OEaux exige pour l’élimination des autres types d’eaux usées que l’autorité fixe au cas par cas les exigences applicables au déversement, en tenant compte notamment de l’état de la technique. L’objectif visé par l’application d’un niveau d’exigences répondant à l’état de la technique est de réduire préventivement les atteintes à l’environnement dans la mesure où le permettent les conditions d’exploitation et la situation financière. Dans son annexe 3.3, ch. 25, l’OEaux fixe les exigences minimales destinées à assurer le respect de l’état de la technique pour le déversement du lixiviat de décharge capté.
La notion d’état de la technique se trouve ainsi concrétisée quelque peu, dans le sens Explication de la notion d’une exigence minimale, sans recevoir pour autant de définition précise. En rapport avec les autres impératifs de protection des eaux et en particulier avec l’exigence d’appliquer au déversement des eaux usées industrielles des mesures répondant à l’état de la technique, nous pouvons définir les caractéristiques suivantes, qui explicitent la notion d’état de la technique:
> L’état de la technique désigne un certain niveau technologique. > L’expression se réfère à un niveau atteint par le développement et le progrès techniques. > Les mesures ou procédés en question ont fait leurs preuves dans la pratique ou sont applicables en toute sécurité dans la pratique. > La faisabilité économique doit être garantie. Précisons à cet égard qu’elle ne correspond pas à la faisabilité ou à l’exigibilité économiques dans une entreprise individuelle, mais qu’elle se réfère à la faisabilité économique de certains procédés, mesures, etc., dans le secteur industriel concerné.
Il faut retenir en particulier que la notion d’«état de la technique» recouvre une réalité qui évolue dans le temps, mue par le progrès technique et le développement économique, ainsi que par le progrès scientifique et le changement de perspective qu’il induit. Outre les aspects liés à la technique des procédés, le respect de l’état de la technique peut nécessiter des changements dans les modes de gestion ou les structures opérationnelles.
La mise en œuvre de mesures conformes à l’état de la technique ne doit pas engendrer un déplacement des émissions polluantes vers d’autres milieux naturels 1.
1 Texte en italique: d’après l’ouvrage référencé sous [4]
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 14
Pour le déversement des eaux usées industrielles, il convient de prendre les mesures Etat de la technique pour répondant à l’état de la technique, tant au stade de la production que de celui du traite- les eaux usées industrielles ment des eaux. L’objectif est de générer aussi peu d’eaux usées et de substances pouvant polluer les eaux que le permettent la technique et les conditions d’exploitation, tout en restant économiquement supportable. Pour déterminer le niveau d’exigences adéquat, on se réfère aux fondamentaux de la branche autant qu’aux conditions spécifiques d’une exploitation donnée.
Outre le contrôle des émissions, il convient également d’évaluer chaque situation sous l’angle des immissions. C’est ce que fait le législateur dans un deuxième temps, en renforçant, en complétant ou en atténuant les exigences au cas par cas, selon les modalités définies à l’art. 6, al. 2 à 4, et à l’art. 7, al. 2 et 3, OEaux. Ces dispositions ont notamment pour but d’assurer que le déversement des eaux usées ne contrevienne pas aux prescriptions en matière de qualité des eaux, tout en évitant de rendre difficile, voire impossible, l’exploitation des égouts publics.
C’est également sous cet angle qu’il faut analyser les dispositions de l’OEaux définis- Etat de la technique pour les sant les exigences relatives au déversement des lixiviats de décharges. L’annexe 3.3, lixiviats de décharge ch. 25, OEaux contient des exigences minimales chiffrées, fondées sur l’état de la technique et qui pourront être adaptées au cas par cas, en tenant compte de la qualité du lixiviat ou de l’état des eaux réceptrices.
Etant donné le rôle déterminant que peuvent jouer les conditions locales lors du déversement de lixiviat de décharge capté, il faut évaluer au cas par cas s’il convient d’imposer des exigences supplémentaires, selon l’état des eaux réceptrices et la qualité de ce lixiviat. On peut en déduire qu’il ne peut y avoir de niveau d’exigences unifié en matière de déversement de lixiviats de décharges, applicable indépendamment de l’état des eaux réceptrices. On déterminera de ce fait au cas par cas, lors de chaque déversement, les exigences qu’il convient de fixer pour celui-ci, ainsi que les procédés qui seront utilisés pour pouvoir respecter ces exigences.
2.2 Définition au cas par cas des exigences relatives au déversement
2.2.1 Généralités
La principale référence pour la définition des exigences relatives au déversement des lixiviats de décharge est l’ordonnance sur la protection des eaux (OEaux). Dans la pratique, il s’avère toutefois nécessaire d’interpréter et de compléter cette dernière.
Loin de prétendre remplacer un examen de la situation au cas par cas, tel que défini dans l’annexe 3.3, ch. 1, al. 1, et ch. 25, al. 3, OEaux, les considérations qui suivent ont pour but de montrer comment procéder à un tel examen. Celui-ci doit porter sur du lixiviat provenant d’un seul compartiment, pour autant que cela soit utile. Les recommandations qui suivent ne constituent donc pas un renforcement des exigences légales actuelles. L’examen au cas par cas doit également décider où il est le plus approprié, de déverser le lixiviat, soit dans les eaux, soit dans les égouts.
2 > Exigences relatives au déversement 15
L’annexe 2 contient une aide pour déterminer quelles substances considérer dans le cadre de l’examen au cas par cas. Il est recommandé, lorsqu’on s’occupe d’un cas spécifique, de prendre en compte les inventaires de polluants disponibles.
Les méthodes d’échantillonnage et d’analyse doivent être adaptées à la problématique spécifique. Les analyses et mesures doivent respecter les règles reconnues de la technique (cf. art. 48 OEaux).
2.2.2 Exigences relatives au carbone organique dissous (COD)
L’annexe 3.3, ch. 25, OEaux prévoit que lors de leur déversement dans des eaux récep- Déversement dans des eaux trices, les lixiviats captés contiennent au maximum 10 mg de carbone organique dis- réceptrices sous (COD) par litre. Cette exigence peut toutefois être adaptée aux circonstances (annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux). Les recommandations qui suivent tiennent compte de cette possibilité. Il faudra ainsi évaluer au cas par cas si les exigences fixées conformément à la recommandation se justifient, compte tenu de l’état des eaux réceptrices (voir 2.2.5), de la composition du lixiviat de décharge et de la proportionnalité de la mesure.
En tant que paramètre global, le COD n’est pas forcément significatif concernant l’impact sur les eaux réceptrices des composants organiques contenus dans les eaux usées. Les paramètres déterminants pour les eaux réceptrices sont la toxicité, la biodégradabilité et le potentiel de bioaccumulation des substances organiques contenues dans les eaux déversées (dans la définition OSPAR 2, les substances dangereuses sont dites PBT, à savoir persistantes, bioaccumulables et toxiques).
Le COD du lixiviat d’une ancienne décharge est avant tout constitué de substances humiques ou de nature analogue, que l’on trouve aussi à l’état naturel. Si ces dernières n’ont pas d’impact particulier sur la qualité des eaux, elles sont néanmoins difficilement biodégradables (réfractaires). L’annexe 2 de l’OEaux fixe, pour les cours d’eau, des exigences relatives au COD qui tiennent compte de cet état de fait.
La valeur limite de 10 mg/l de COD fixée par l’OEaux pour le déversement des lixiviats captés s’avère souvent impossible à respecter, ou seulement au prix d’efforts disproportionnés. Si l’impact négatif d’une teneur élevée en COD n’est pas assez important pour justifier la prise de mesures drastiques et chères, on pourra adapter la valeur limite en COD, conformément à l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux en fixant une valeur plus élevée ou en prescrivant en lieu et place d’une teneur maximale un taux d’élimination minimal du COD.
A titre de comparaison, on pourra se référer aux teneurs maximales en COD applicables au déversement de lixiviats de décharges en Allemagne et en Autriche. L’annexe 51[2] de l’ordonnance sur les eaux usées allemande prescrit ainsi une DCO maximale de 200 mg/l (qui correspond à une teneur en COD d’environ 70 mg/l C), ou une
2 www.ospar.org > Domaines d’action > Substances dangereuses
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 16
réduction de la DCO d’au moins 95 %. En Autriche, la teneur totale en carbone organique (TOC) est limitée à 20 mg/l[3].
En pratique, s’agissant d’installations de traitement des eaux de lixiviation par voie biologique ou chimique, sans post-traitement par ozonisation ou autres procédés similaires, on peut atteindre des taux d’élimination de 80 % si la fraction organique du lixiviat est aisément biodégradable.
Recommandation pour les cas où l’impact sur les eaux d’une teneur en COD supérieure à 10 mg/l ne justifie pas de mesures drastiques: en cas de déversement direct, on exigera soit un COD ≤ 20 mg/l soit un taux d’élimination ≥ 75 %. Si, en revanche, l’état des eaux réceptrices l’exige, on modifiera la valeur recommandée. C’est notamment le cas lorsque le COD contient des substances ayant un impact écotoxicologique ou que l’évaluation du cours d’eau par le système modulaire gradué (SMG) l’impose (voir sous 2.2.5).
Pour le déversement des lixiviats de décharge dans les égouts publics, l’OEaux n’im- Déversement dans les égouts pose aucune exigence chiffrée quant à une teneur maximale en COD. L’annexe 3.3, ch. publics 25, précise à cet égard qu’elle devra être définie au cas par cas.
Lors du déversement d’un lixiviat de décharge dans les égouts publics et ensuite dans une STEP, les substances difficilement biodégradables sont uniquement diluées et il n’y a donc pas à proprement parler d’élimination du COD. Or il n’est pas admissible de prétendre respecter les exigences légales en ne faisant que diluer les substances. C’est la raison pour laquelle l’annexe 3.1, ch. 1, al. 4, OEaux spécifie que si les eaux transitant par une STEP contiennent aussi des eaux industrielles ou d’autres eaux polluées, l’autorité définit dans l’autorisation de déversement dans les eaux les exigences à respecter, au besoin en dérogeant aux exigences fixées aux ch. 2 et 3, pour qu’il ne soit pas déversé avec les eaux à évacuer plus de substances pouvant polluer les eaux que cela ne serait le cas si les différentes eaux étaient traitées séparément et dans le respect des exigences formulées aux annexes correspondantes. L’annexe 3.1, ch. 2, OEaux définit quant à elle pour les eaux usées communales une teneur maximale en COD de 10 mg/l et un taux d’épuration minimum de 85 %.
Cette disposition de l’OEaux est en accord avec la directive 2008/1/CE[14], qui précise que les valeurs limites d’émission sont applicables au point de rejet des émissions, à la sortie de l’installation, et qu’il n’est pas tenu compte d’une éventuelle dilution dans la détermination des valeurs limites. Concernant les rejets indirects, l’effet d’une station d’épuration peut être pris en considération lors de la détermination des valeurs limites d’émission de l’installation, à condition de garantir un niveau équivalent de protection dans son ensemble et de ne pas conduire à des charges polluantes plus élevées dans le milieu.
Dans ce sens, il convient d’éviter que dans le cas d’un lixiviat de décharge avec une teneur en COD élevée et difficilement dégradable dans une STEP, on n’en arrive au final à une charge polluante plus élevée en diluant le lixiviat qu’en le déversant séparément. Concernant les teneurs en COD des lixiviats déversés dans les égouts
2 > Exigences relatives au déversement 17
publics, l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux recommande en outre que soit apportée la preuve d’un certain taux d’élimination du COD.
L’Allemagne et l’Autriche imposent pour leur part les exigences suivantes concernant les rejets indirects de lixiviats de décharge:
> Taux d’élimination du COD ≥ 75 % (ne vaut que si le lixiviat présente une DCO inférieure à 400 mg/l avant son traitement biologique commun avec d’autres eaux usées[2]). > Taux de biodégradation ≥ 75 % (ne s’applique pas lorsque le lixiviat subit une épuration avant son déversement dans les égouts publics, si bien qu’il présente un TOC égal ou inférieur à 120 mg/l et une DCO égale ou inférieure à 300 mg/l[3]).
Il est recommandé, dans le cadre de l’examen de la situation au cas par cas, d’autoriser une évacuation vers la STEP lorsque:
> la biodégradabilité du lixiviat spécifique est concrètement attestée, à un taux d’élimination du COD ≥ 75 %. Il faut envisager de durcir cette exigence lorsque la STEP n’atteint pas les taux requis pour le COD (concentration ≤ 10 mg/l et épuration ≥ 85 %) du fait de la teneur élevée en COD du lixiviat qui lui est amené; conformément à l’art. 7 OEaux, on peut envisager d’alléger cette exigence lorsque la charge en carbone réfractaire (C) du lixiviat est faible par rapport à la charge en carbone sortant de la STEP; dans ce cas, il est possible de renoncer aux tests de dégradabilité); > l’évacuation n’entraîne aucune perturbation ou inhibition du fonctionnement de la STEP.
On chargera des spécialistes confirmés de réaliser à cet effet des tests de dégradabilité dans des conditions semblables à celles d’une STEP, à des dosages réalistes.
2.2.3 Exigences quant à la teneur en azote
L’OEaux n’impose pas d’exigences chiffrées quant à la teneur en azote des lixiviats de décharge déversés dans les eaux ou dans les égouts publics. On en fixera néanmoins au cas par cas sur la base de l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux.
Les lixiviats de décharge présentent souvent des concentrations élevées en composés azotés (NH4+, NO2-, NO3-, Norg), qui ont un impact notable sur les eaux. Par analogie avec les exigences relatives au déversement d’eaux usées communales (annexe 3.1, ch. 2, n° 5 et 6, OEaux: valeur limite de 2 mg/l N pour l’ammonium sous certaines conditions et valeur indicative de 0,3 mg/l N pour le nitrite) et avec la directive IPPC 2008/1/CE[14], il faut normalement envisager de limiter ces émissions.
Les pays limitrophes imposent les limites suivantes pour le déversement direct de lixiviats de décharge:
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 18
Ordonnance allemande sur les eaux usées, annexe 51[2]:
> Ntot ≤ 70 mg/l ou réduction de la charge ≥ 75 %
Dans l’ordonnance sur les émissions des eaux usées (AEV) autrichienne[3]:
Dans les installations de traitement du lixiviat par nitrification, il est facile d’atteindre des concentrations de NH4-N inférieures à 10 mg.
On ne peut guère émettre de recommandation unifiée concernant une teneur en azote à Déversement dans les eaux respecter pour le déversement du lixiviat de décharge, étant donné qu’on fixe les teneurs maximales en fonction de l’état des eaux réceptrices. Les effets des charges en azote dépendent du taux de dilution. Selon les cas, il convient toutefois de limiter les teneurs en NH4-N, NO2-N, NO3-N et Ntot de façon qu’elles n’entraînent pas une péjoration inacceptable de la qualité des eaux (mesurée selon le système modulaire gradué, cf. 2.2.5).
Lors de déversements dans les égouts publics, il convient de s’assurer que la STEP Déversement dans les égouts peut assurer l’épuration voulue en ce qui concerne les composés azotés en dépit de publics l’apport de lixiviat.
2.2.4 Exigences concernant les teneurs en sulfates et sulfures
L’OEaux n’impose pas d’exigences chiffrées quant à la teneur maximale en sulfates et sulfures des lixiviats de décharge en vue de leur déversement dans une eau ou dans les égouts publics. On en fixera néanmoins au cas par cas, sur la base de l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux. En vertu de l’art. 46, al. 3, OEaux, il faudra tenir compte des exigences de la LPE relevant de la protection de la population contre les odeurs, ainsi que des exigences de protection de la santé du personnel que doivent respecter les installations d’évacuation et d’épuration des eaux, en vertu de la loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail (LTr)[21] et de la loi fédérale du 20 mars 1981 sur l’assuranceaccidents (LAA)[22].
Lors de travaux effectués sur les égouts, on veillera en tout temps aux risques que Concentrations élevées en présente une atmosphère chargée en substances toxiques. Pour le travail dans les sulfates égouts, il convient de se référer au document «La sécurité lors de travaux dans des puits, des fosses ou des canalisations»[19], publié par la SUVA. En raison de la concentration en sulfates parfois élevée (jusqu’à 10 000 mg SO42-/l) dans le lixiviat de décharge, il convient de faire spécialement attention à la sécurité au travail (formation de sulfure d’hydrogène) et aux effets que peuvent avoir les concentrations élevées de sulfates.
2 > Exigences relatives au déversement 19
Les teneurs en sulfates supérieures à 600 mg SO42-/l sont considérées comme fortement agressives pour le béton, celles supérieures à 3000 mg SO42-/l comme très fortement agressives[6].
La présence concomitante de teneurs élevées en sulfates (plus de 300 mg SO42-/l) et de Sulfure d’hydrogène substances biodégradables dans une eau chaude et pauvre en oxygène constituent des conditions favorables à la réduction des sulfates (SO42-) en sulfures (S2-) par les microorganismes présents dans les boues d’égout. Les ions sulfure en solution se combinent en sulfure d’hydrogène (H2S), composé volatile qui s’échappe sous forme de gaz dans les égouts.
Outre les nuisances olfactives qu’il occasionne à proximité des bouches d’égout, le sulfure d’hydrogène présente un risque mortel pour le personnel chargé de nettoyer les égouts. Dans des concentrations élevées (plus de 500 ml H2S/m³ d’air), il provoque une paralysie du nerf olfactif des personnes présentes dans les égouts, qui ne peuvent dès lors plus détecter la présence du gaz et meurent asphyxiées.
Le sulfure d’hydrogène présent dans la phase gazeuse peut se dissoudre dans l’eau condensée sur les parois des égouts. En cas d’aérobisation de ce condensat, un processus microbien peut transformer le sulfure en acide sulfurique (H2SO4, qui va corroder le béton des canaux, les pompes et autres installations.
Il convient d’analyser les lixiviats avant leur déversement. Si les conditions sont Mesures préventives réunies pour une formation accrue de sulfure d’hydrogène, il est alors recommandé d’ajouter des agents de précipitation (sulfate de fer II) ou des oxydants (H2O2, NO3-, KMnO4, p. ex.) et de veiller à une aération suffisante des zones anaérobies.
2.2.5 Critères applicables pour les autres exigences: état des eaux réceptrices
En vertu de l’annexe 3.3, ch. 1 et ch. 25, OEaux, il convient de tenir compte de l’état des eaux réceptrices pour déterminer les exigences relatives au déversement du lixiviat de décharges. A cet égard, on tiendra également compte des objectifs écologiques pour les eaux, tels que décrits à l’annexe 1 OEaux, en s’intéressant en particulier aux exigences définies au ch. 1, al. 3, let. b et c. Et l’on tiendra compte du fait que dans le milieu récepteur considéré, il faut en principe respecter les exigences définies à l’annexe 2, faute de quoi il sera nécessaire de compléter ou de durcir les exigences appliquées aux eaux usées à déverser.
Lors du déversement d’eaux usées, on s’abstiendra d’appliquer le principe de l’exploitation maximale des limites. En clair, même si les normes de qualité de l’eau sont respectées, il faut s’en tenir au devoir de diligence, à savoir prendre toutes les précautions raisonnables pour éviter une pollution ou la maintenir aussi faible que possible.
Il faut par ailleurs prendre conscience du fait que chaque déversement d’eaux usées Evaluation selon le système entraîne une péjoration, aussi infime soit-elle, de la qualité des eaux réceptrices. Pour modulaire gradué
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 20
quantifier l’ampleur acceptable d’une telle péjoration, on travaille avec le système modulaire gradué (SMG) 3[5]. On se fonde pour cela sur un scénario extrême (worst case), comme un déversement important de lixiviat de décharge en situation d’étiage. Il est proposé, en cas de déversement direct de lixiviat, de tolérer les péjorations suivantes:
Tab. 1 > Système modulaire gradué (SMG) 4
Module concerné Péjorations acceptables (qualité mesurée en aval du déversement par rapport à la qualité en amont) «Aspect extérieur» Aucun changement de classe n’est admis «Analyses physico-chimiques, nutriments» [5] 1/3 de l’intervalle de classe pour chaque paramètre
L’examen écotoxicologique a pour but de montrer si l’état du cours d’eau requiert une Examen écotoxicologique adaptation des exigences relatives au déversement de lixiviats de décharge. Le site d’échantillonnage doit être choisi de manière à garantir un mélange intégral des eaux. En Allemagne et en Autriche, des tests ad hoc sont menés sur des algues, des bactéries, des daphnies et des œufs de poissons. C’est dans le cadre de la convention OSPAR[23], à laquelle la Suisse est partie, qu’a été développé le WEA («whole effluent assessment», ou évaluation globale des effluents). D’autres modèles ont également été proposés, basés sur des batteries de tests biologiques. Comme la mise au point des procédures de test n’est de loin pas achevée (le module «Ecotoxicologie» devant servir de base d’évaluation pour la Suisse est encore en cours d’élaboration), il ne serait pas judicieux à ce stade d’opter pour une procédure déterminée. Dans un cas concret, il convient, pour le choix et la réalisation des tests, de faire appel à des spécialistes au fait des derniers développements, comme le Centre Ecotox (www.oekotoxzentrum.ch).
Lorsqu’on constate qu’un lixiviat de décharge exerce des effets écotoxicologiques négatifs, il faut tâcher de déterminer les substances en cause.
2.2.6 Recommandations quant aux exigences à imposer
Dans les paragraphes qui suivent, nous énumérons les exigences qu’il est recommandé Déversement dans les eaux d’imposer pour le déversement dans les eaux. Bien qu’il s’agisse de respecter l’ensemble de ces exigences, on vérifiera néanmoins au cas par cas si les valeurs indiquées sont bien adaptées à l’état des eaux réceptrices et à la composition du lixiviat.
> Respect des exigences générales concernant les eaux usées industrielles, telles que formulées dans l’annexe 3.2, ch. 2, OEaux > Lorsque les effets d’une teneur en COD supérieure à 10 mg/l ne justifient pas la dépense que représente une réduction du COD selon les procédés les plus récents, on
3 Selon le système modulaire gradué (SMG), les cours d’eau sont répartis en 5 classes de qualité – très bon, bon, moyen, médiocre, mauvais –
sur la base de critères chimiques, biologiques et morphologiques. Pour chaque classe de qualité, les valeurs des critères s’inscrivent dans une certaine fourchette, que l’on dénommera «intervalle de classe» dans la présente aide à l’exécution. Exemple: un cours d’eau dont la teneur en COD est comprise entre 4,0 et 6,0 mg/l sera attribué à la classe «moyen» selon le module chimie du système modulaire gradué. L’intervalle de classe est de 6,0–4,0, soit 2,0 mg/l, et un tiers de cet intervalle équivaut à 2,0/3 = 0,67 mg/l de COD. 4 L’évaluation peut aussi s’appuyer sur les modules Macrozoobenthos, Diathomées et Poissons du SMG.
2 > Exigences relatives au déversement 21
peut imposer une teneur en COD ≤ 20 mg/l ou un taux d’élimination ≥ 75 % pour l’installation d’épuration du lixiviat (cf. 2.2.2). > L’impact du déversement de lixiviat sur la qualité des eaux réceptrices ne doit pas dépasser le tiers de l’intervalle de classe, selon la grille d’évaluation «Chimie, niveau C» du système modulaire gradué (cf. 2.2.5); à cet égard, on prêtera une attention particulière aux paramètres NH4-N, NO3-N, NO2-N, Ntot, P, COD et métaux lourds. > L’impact du déversement de lixiviat sur la qualité des eaux réceptrices ne doit pas induire un changement de classe selon la grille d’évaluation «aspect extérieur» du système modulaire gradué (cf. 2.2.5). > Procéder à l’examen écotoxicologique du lixiviat déversé (cf. 2.2.5) et, si le résultat l’exige, durcir ou compléter les exigences. On pourra renoncer à cet examen si la nature de la décharge et du lixiviat permettent d’exclure la présence de substances organiques nocives au plan écotoxicologique. > Possibilité d’imposer des exigences plus strictes pour d’autres paramètres.
Selon les cas, on choisira de compléter, de durcir ou au contraire d’alléger les exigences, en se basant sur l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux.
Dans les paragraphes qui suivent, nous énumérons les exigences recommandées pour le Déversement dans les égouts déversement dans les égouts publics et dans une STEP. Bien qu’il s’agisse de respecter publics l’ensemble de ces exigences, on vérifiera néanmoins au cas par cas si les valeurs indiquées sont bien adaptées à l’état de la STEP, à celui des eaux réceptrices et à la composition du lixiviat.
> Respect des exigences générales concernant les eaux usées industrielles, telles que formulées dans l’annexe 3.2, ch. 2, OEaux. > Preuve de la biodégradabilité avec un taux d’élimination du COD ≥ 75 % au moyen d’un essai de traitement de lixiviat réel dans des conditions semblables à celles d’une STEP. Lorsque la charge en COD du lixiviat est faible par rapport à celle sortant de la STEP, il est possible de renoncer aux tests de dégradabilité (cf. 2.2.2). > Pas d’effet inhibiteur sur les systèmes biologiques de la STEP. > Limitation des charges (en azote, notamment) de façon à permettre à la STEP d’atteindre les objectifs fixés (en particulier pour l’azote) et à ne pas entraver ou perturber l’exploitation de l’installation de quelque autre manière que ce soit. > Au besoin, limitation de la teneur en sulfate ou en sulfure (cf. 2.2.4). > Au besoin, limitation d’autres paramètres.
Selon les cas, on choisira de compléter, de durcir ou au contraire d’alléger les exigences, en se basant sur l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 22
2.2.7 Schéma décisionnel pour une nouvelle décharge
Fig. 1 > Nouvelle décharge
Nouvelle décharge X
Eaux réceptrices Egouts / STEP
non Possibilités de non Evaluation des possibilités de déversement du lixiviat
déversement évaluées
2 oui 2 Description des eaux réceptrices Description des égouts (PGEE) et de la STEP (utilisation p.ex.) (standard d’exécution)
3 3 Paramètres relatifs aux eaux réceptrices Paramètres relatifs aux égouts (OEaux, autres) 4 (OEaux, autres) Décision de déverser Eaux réceptrices ou égouts / STEP Autorisation de déversement avec définition des exigences
5 14 Déversement dans les eaux réceptrices Déversement dans les égouts / la STEP
6 Suivi:
mesure des polluants dans le lixiviat, les eaux souterraines et év. dans les eaux réceptrices
8 oui oui Exigences relatives Eaux réceptrices au déversement dans les eaux réceptrices satisfaites?
15 Suivi:
non mesure des polluants dans le lixiviat, les eaux souterraines et év. les eaux réceptrices
Faut-il quand même oui déverser le lixiviat dans les eaux réceptrices?
Exigences relatives 17 non oui au déversement dans les égouts Egouts / STEP satisfaites?
Choix du procédé d’épuration approprié (état de la technique, spécialistes) non Choix du procédé d’épuration approprié (état de la technique, spécialistes)
11 Suivi
19 Suivi
12 20 Exigences en matière de Contrôle d’efficacité déversement remplies? non non concluant?
oui oui 13 21 Eaux réceptrices Egouts / STEP
2 > Exigences relatives au déversement 23
Tab. 2 > Explications relatives aux processus décisionnels liés à une nouvelle décharge
Compétence: autorités Législation applicable
1 Les possibilités de déversement pour la décharge X ont-elles été évaluées?
2 Evaluation des eaux réceptrices ou de l’égout ou STEP, p. ex. dans le cadre d’une étude d’impact sur Ch. 3 LPE
l’environnement, en tenant compte en particulier des utilisations des eaux réceptrices (réservoir d’eau potable, OEIE1 réservoir d’eau souterraine, etc.). En cas de déversement dans les égouts, on se référera au PGEE (cas de surcharge, etc.) et l’on examinera les valeurs de dimensionnement (équivalents-habitants) et l’état d’avancement technologique de la STEP concernée. Il s’agit par là de s’assurer que la STEP puisse absorber la surcharge envisagée.
3 Pour le déversement de lixiviats de décharge, l’OEaux prévoit une série de paramètres avec les exigences correspon- Annexe 3.3, ch. 25, OEaux
dantes pour le déversement dans les eaux et une autre pour le déversement en égout ou STEP. L’autorité compéten- Annexe 3.2, ch. 2, OEaux te peut au besoin compléter ces paramètres.
4 Sur la base de l’évaluation des possibilités de déversement, on détermine s’il convient de déverser le lixiviat dans les Art. 7, al. 1, LEaux
eaux ou dans un égout ou une STEP, en examinant la faisabilité technique et économique de la solution envisagée. Art. 6 et 7, OEaux Les exigences relatives aux eaux usées sont définies en même temps qu’est délivrée l’autorisation de déversement. Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux Les exigences relatives au contrôle (suivi) des eaux usées sont elles aussi définies à ce moment-là.
Compétence: exploitant de la décharge / autorités Législation applicable
5 Déversement du lixiviat de décharge captés dans les eaux réceptrices conformément à l’autorisation ad hoc.
6 Mesure des concentrations de polluants dans le lixiviat. Il convient de soumettre celui-ci à une batterie complète de
tests destinés à vérifier le respect des paramètres définis dans l’autorisation de déversement. On répétera ces mesures à intervalles réguliers, dans le cadre d’un suivi destiné à prévenir le déversement de polluants.
7 Les exigences des autorités relatives au déversement dans les eaux réceptrices sont-elles respectées?
8 Si toutes les exigences sont remplies, on peut sans autre continuer de déverser le lixiviat dans les eaux réceptrices.
9 Faut-il déverser le lixiviat dans des eaux réceptrices malgré le dépassement des valeurs limites?
10 Lorsque les exigences posées par les autorités concernant le déversement dans une eau ne peuvent être respectées, Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux
on définit des mesures supplémentaires. Annexe 3.2, ch. 2, OEaux
11 En instituant un suivi, on vérifie si les mesures d’épuration supplémentaires permettent de satisfaire aux exigences en
matière de déversement.
12 Si le contrôle n’est pas concluant, il convient de modifier l’installation concernée ou son mode de fonctionnement, de
façon à garantir le respect des exigences.
13 Si le contrôle est concluant et que le suivi ne conclut à aucun dépassement des valeurs limites, on peut déverser le
lixiviat épuré dans les eaux réceptrices. 14 Le lixiviat de décharge capté est déversé dans les égouts conformément à l’autorisation ad hoc.
15 Mesure des concentrations de polluants dans le lixiviat. Il convient de soumettre celui-ci à une batterie complète de
tests destinés à vérifier le respect des paramètres définis dans l’autorisation de déversement. On répétera ces mesures à intervalles réguliers, dans le cadre d’un suivi destiné à prévenir le déversement de polluants.
16 Si toutes les exigences légales ne sont pas respectées en vue du déversement dans les eaux mais que celles Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux
relatives à un déversement dans les égouts ou une STEP le sont, on peut déverser le lixiviat dans les égouts ou la Annexe 3.2, ch. 2, OEaux STEP prévus, sans traitement supplémentaire.
17 Si le suivi démontre que toutes les exigences sont respectées, on peut sans autre continuer de déverser le lixiviat
dans les égouts ou la STEP.
18 Lorsque les exigences posées par les autorités concernant le déversement dans les égouts ou la STEP ne sont pas Annexe 3.3, ch. 1 et 2,5 OEaux
respectées, on définit des mesures supplémentaires. Annexe 3.2, ch. 2, OEaux
19 En instituant un système de suivi, on vérifie si les mesures d’épuration supplémentaires permettent de satisfaire aux
exigences.
20 Si le contrôle des mesures n’est pas concluant, il convient de modifier l’installation concernée ou son mode de
fonctionnement, de façon à garantir le respect des exigences.
21 Si le contrôle des mesures est concluant et que le suivi ne conclut à aucun dépassement des valeurs limites, on peut
déverser le lixiviat épuré dans les égouts ou la STEP.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 24
2.2.8 Schéma décisionnel pour une décharge existante
Fig. 2 > Décharge existante
Décharge existante X
Eaux réceptrices Egouts / STEP
Analyse des polluants contenus dans le lixiviat
2 11 Déversement dans les eaux réceptrices Déversement dans les égouts / la STEP
3 Suivi:
mesure des polluants dans le lixiviat, les eaux souterraines et év. dans les eaux réceptrices
5 oui oui Exigences relatives Eaux réceptrices au déversement dans les eaux réceptrices satisfaites?
12 Suivi:
non mesure des polluants dans le lixiviat, les eaux souterraines et év. les eaux réceptrices
Faut-il quand même oui déverser le lixiviat dans les eaux réceptrices?
Exigences relatives 14 non oui au déversement dans les égouts Egouts / STEP satisfaites?
Choix du procédé d’épuration approprié (état de la technique, spécialistes) non Choix du procédé d’épuration approprié (état de la technique, spécialistes)
8 Suivi
16 Suivi
9 17 Exigences en matière de Contrôle d’efficacité déversement remplies? non non concluant?
oui oui 10 18 Eaux réceptrices Egouts / STEP
2 > Exigences relatives au déversement 25
Tab. 3 > Explications relatives aux processus décisionnels liés à une décharge existante
Compétence: exploitant de la décharge / autorités Législation applicable
1 Mesure des concentrations de polluants dans le lixiviat. Il convient de soumettre celui-ci à une batterie complète de Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux
tests destinés à vérifier le respect des paramètres définis dans l’OEaux pour les eaux réceptrices ou les égouts. Annexe 3.2, ch. 2, OEaux L’autorité compétente peut définir des paramètres supplémentaires et durcir les exigences. Une première évaluation peut se baser sur des valeurs déjà mesurées. 2 Déversement du lixiviat de décharge capté dans les eaux réceptrices conformément à l’autorisation ad hoc.
3 Mesure des concentrations de polluants dans le lixiviat. Il convient de soumettre celui-ci à une batterie complète de
tests destinés à vérifier le respect des paramètres définis dans l’autorisation de déversement. On répétera ces mesures à intervalles réguliers, dans le cadre d’un suivi visant à prévenir le déversement de polluants.
4 Les exigences des autorités relatives au déversement dans les eaux réceptrices sont-elles respectées?
5 Si toutes les exigences sont remplies, on peut sans autre continuer de déverser le lixiviat dans les eaux réceptrices.
6 Faut-il déverser le lixiviat dans des eaux réceptrices malgré le dépassement des valeurs limites?
7 Lorsque les exigences posées par les autorités concernant le déversement dans une eau ne peuvent être respec- Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux
tées, on définit des mesures supplémentaires. Annexe 3.2, ch. 2, OEaux
8 En instituant un système de suivi, on vérifie si les mesures d’épuration supplémentaires permettent de satisfaire aux
exigences en matière de déversement. A cet effet, on définit un calendrier de mesures. 9 Si le contrôle n’est pas concluant, il convient de modifier l’installation concernée ou son mode de fonctionnement, de façon à garantir le respect des exigences.
10 Si le contrôle est concluant et que le suivi ne conclut à aucun dépassement des valeurs limites, on peut déverser le
lixiviat épuré dans les eaux réceptrices. 11 Le lixiviat de décharge capté est déversé dans les égouts conformément à l’autorisation de déversement.
12 Mesure des concentrations de polluants dans le lixiviat. Il convient de soumettre celui-ci à une batterie complète de
tests destinés à vérifier le respect des paramètres définis dans l’autorisation de déversement. On répétera ces mesures à intervalles réguliers, dans le cadre d’un suivi visant à prévenir le déversement de polluants.
13 Si toutes les exigences légales ne sont pas respectées en vue du déversement dans les eaux mais que celles Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux
relatives au déversement dans les égouts ou une STEP le sont, on peut déverser le lixiviat dans les égouts ou la Annexe 3.2, ch. 2, OEaux STEP prévus, sans traitement supplémentaire.
14 Si le suivi démontre que toutes les exigences sont respectées, on peut sans autre continuer de déverser les lixiviats
dans les égouts ou la STEP.
15 Lorsque les exigences posées par les autorités concernant le déversement dans les égouts ou une STEP ne Annexe 3.3, ch. 1 et 25, OEaux
peuvent pas êtres respectées, on définit des mesures supplémentaires. Annexe 3.2, ch. 2, OEaux
16 En instituant un système de suivi, on vérifie si les mesures d’épuration supplémentaires permettent de satisfaire aux
exigences en matière de déversement.
17 Si le contrôle des mesures n’est pas concluant, il convient de modifier l’installation concernée ou son mode de
fonctionnement, de façon à garantir le respect des exigences.
18 Si le contrôle des mesures est concluant et que le suivi ne conclut à aucun dépassement des valeurs limites, on
peut déverser le lixiviat épuré dans les égouts ou la STEP.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 26
3 > Traitement et suivi post-fermeture (interventions ultérieures)
3.1 Types de traitement possibles pour les lixiviats de décharge
L’annexe A5-1 comprend une description de divers types de traitement utilisés pour les Description des procédés lixiviats de décharge et une évaluation de leur adéquation.
L’annexe A5-2 porte sur les polluants. On y trouve une liste des polluants à traiter ainsi Adéquation des procédés que les procédés d’épuration correspondants. Ce tableau doit servir d’aide à la décision lors du choix de la méthode d’élimination la mieux adaptée.
Les installations de traitement des lixiviats de décharge connaissent fréquemment des Planification et gestion problèmes techniques imputables aux erreurs suivantes:
> sous-estimation des variations de flux et de la composition du lixiviat; > bases de conception erronées; > sous-estimation de la corrosivité du lixiviat et mauvais choix de matériel; > automatisation insuffisante des processus; > formation insuffisante du personnel d’exploitation; > mesures quantitatives et installations ad hoc inexistantes ou insuffisantes.
Il convient donc d’accorder une attention particulière à ces points lors de la planification de nouvelles installations et de l’optimisation d’installations existantes.
3.2 Suivi post-fermeture
La loi sur la protection de l’environnement exige que soit garantie la couverture des frais résultant des interventions ultérieures sur la décharge après sa fermeture définitive et donc aussi ceux imputables à l’élimination appropriée du lixiviat durant cette phase.
L’OTD contient des dispositions sur la surveillance après fermeture de la décharge. Elle dispose que l’autorité contrôle les installations, les eaux souterraines, les eaux usées et les gaz de décharge après fermeture de la décharge, et ce jusqu’à ce que les atteintes nuisibles ou incommodantes à l’environnement soient devenues improbables. Elle fixe aussi une durée minimale de surveillance après sa fermeture définitive.
L’OTD ne contient pas, jusqu’à présent, de prescriptions précises sur le façon d’assurer sur le plan financier le suivi exigé par la loi sur la protection de l’environnement, aussi bien quant à son ampleur que quant à sa durée. A l’avenir cela doit être réglé dans l’OTD. Jusque là, il existe divers modèles de financement du suivi, selon le canton.
3 > Traitement et suivi post-fermeture (interventions ultérieures) 27
L’exploitant peut se voir attribuer la responsabilité de toute la phase de suivi post- Modèles de financement fermeture. Il garantit alors les fonds nécessaires, par exemple au moyen d’une fondation ou d’une société pouvant être saisie par le canton. Il existe également des modèles dits mixtes, où les frais sont d’abord couverts par l’exploitant seul, puis au travers d’un fonds cantonal collectif destiné à la gestion de l’ensemble des décharges après leur fermeture. Les fonds cantonaux de ce type sont alimentés par les exploitants des décharges.
Quel que soit le modèle choisi, il existe des points communs importants:
Pour le calcul des fonds nécessaires, on se fonde généralement sur un suivi d’une Durée du suivi post-fermeture cinquantaine d’années pour les décharges bioactives et de 15 à 30 ans environ pour les décharges pour résidus stabilisés.
On part de l’hypothèse que l’élimination du lixiviat de décharge occasionnera des frais Coût du traitement du lixiviat durant toute la phase de suivi post-fermeture. Actuellement, pour une décharge bioactive, ces frais correspondent à 30 à 50 % des coûts globaux de suivi si le lixiviat est déversé dans les égouts (cf. 2.2.2, exigences relatives au COD applicables au déversement dans les égouts publics). Dans le cas d’une épuration du lixiviat dans les règles de l’art sur la décharge même, les coûts d’élimination peuvent doubler.
La décision définitive quant à la façon d’éliminer le lixiviat durant l’entier du suivi En conclusion post-fermeture doit intervenir déjà au stade de la constitution des provisions, c’est-àdire pendant la phase d’exploitation de la décharge. Un changement a posteriori, par exemple le remplacement du déversement direct dans les égouts par un traitement sur la décharge avant déversement dans les eaux, se traduira en effet par un épuisement prématuré des provisions effectuées.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 28
> Annexes A1 Données utilisées
A1-1 Récolte et enregistrement des données sur les décharges
Des questionnaires envoyés en 2007 aux décharges bioactives et aux décharges pour Récolte des données résidus stabilisés en activité ainsi qu’à de nombreuses décharges pour matériaux inertes ont permis de récolter des données détaillées sur les lixiviats ainsi que d’autres de caractère général. Les adresses ont été tirées de la liste des décharges de l’OFEV, édition 2007, bien que celle-ci soit incomplète en ce qui concerne les décharges pour matériaux inertes. Les données obtenues ont été enregistrées dans la base de données du système d’infor- Enregistrement et analyse mation et de monitoring de décharges, DEMIS, puis analysées. des données
Le tableau 4 recense le nombre de décharges contactées ainsi que les réponses reçues des exploitants de décharges et des autorités.
Tab. 4 > Enregistrement des données des décharges, état au 13 décembre 2007
Type de décharge Décharges Réponses Enregistrement Taux de retour contactées dans DEMIS [%] Résidus stabilisés 5 2 1 40 Bioactive1 37 22 21 63 Bioactive (avec compartiment pour résidus stabilisés) 11 8 7 72 Matériaux inertes 218 662 15 30 Σ enregistré dans DEMIS 44
1 Compartiment pour mâchefer inclus, le cas échéant, 2 dont 43 sans captage du lixiviat
Les données obtenues ont été soumises à un contrôle global de vraisemblance, puis ont Qualité des données été exploitées telles quelles, sans vérification de leur exactitude ni évaluation de leur qualité. La technique utilisée ainsi que le moment choisi pour les mesures du lixiviat n’ont pas été vérifiés. Parmi les décharges enregistrées, trente-huit possèdent des séries de mesure sur plus de trois ans, six sur moins de trois ans et trois n’ont pas communiqué de données. L’annexe A1-2 récapitule pour chaque type de décharge les données sur les lixiviats reçues et analysées. Le relevé et l’évaluation des lixiviats issus de décharges bioactives, de décharges pour Récapitulatif résidus stabilisés et de décharges pour matériaux inertes, ainsi que de compartiments pour mâchefer n’ont pas permis de conclure à des caractéristiques des lixiviats spécifiquement rattachables à un type de décharge. Les divergences au sein du même groupe l’emportant sur les similarités, il n’a pas été possible d’établir de classification des lixiviats sur la base du type de décharge. On peut en conclure que chaque décharge constitue un cas particulier, dont il importe d’examiner individuellement le lixiviat en vue d’un éventuel traitement.
> Annexes 29
A1-2 Récapitulatif des données sur les lixiviats Tab. 5 > Récapitulatif des donnes enregistrées sur les lixiviats des décharges pour matériaux inertes
Matériaux inertes Nombre total de mesures Min-max Moyenne Quartile 25 % Quartile 75 % Température (°C) 214 0,5–25,2 12,6 10,7 14,5 pH 245 6,8–12,5 7,74 7,5 8,01 Conductivité (20 °C) (µS/cm) 224 10,2–5750 1222 934 2090 COD (carbone organique dissous) (mg C/l) 139 1,06–90 8,15 3,95 14,35 COT (carbone organique total) (mg C/l) 9 5,1–115 23 8,5 25 DCO totale (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 2 55–60 57,5 56,25 58,75 DBO5 (demande biochimique en oxygène) (mg O2/l) 10 1–189 6,5 2,25 25,25 DCO dissoute (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 17 5–278 80 60 124 Nitrates (mg NO3/l) 55 0,5–111 6,18 3,3 15,9 Nitrites (mg NO2/l) 72 0,005–13,7 0,2255 0,025 1,3975 Ammonium (mg NH4/l) 79 0,01–39,9 0,15 0,05 0,625 Ammonium-N (mg N/l) 66 0,006–7,6 0,181 0,07 0,5 Nitrate-N (mg N/l) 39 0,93–759 16,1 9,0841 28,25 Nitrite-N (mg N/l) 39 0,002–45,5 0,062 0,022 0,35 Phosphore total (mg P/l) n.m.1 n.m. n.m. n.m. n.m. Azote total (Kjehldahl) (mg N/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chlorure (mg Cl/l) 150 2,9–1200 58 21,1 114,55 Sulfates (mg SO4/l) 150 0,01–2670 517 92 937 Sulfure (mg S/l) 4 0,01–0,03 0,01 0,01 0,015 HCT (hydrocarbures totaux) (mg/l ) 1 0,005–0,005 0,005 0,005 0,005 Mercure dissous (mg Hg/l) 25 0,00005–0,001 0,001 0,001 0,001 Zinc dissous (mg Zn/l) 25 0,01–0,044 0,01 0,01 0,014 Nickel total (mg Ni/l) 14 0,0048–0,28 0,021 0,01725 0,0285 Mercure total (mg Hg/l) 14 0,00005–3 0,0002 0,0002 0,000875 Zinc total (mg Zn/l) 41 0,001–7,5 0,07 0,05 0,12 Nickel dissous (mg Ni/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cuivre total (mg Cu/l) 33 0,001–0,55 0,02 0,01 0,05 Cyanure facilement libérable (mg CN/l ) 14 0,01–0,05 0,01 0,01 0,025 Cobalt total (mg Co/l) 5 0,001–0,01 0,01 0,001 0,01 Molybdène total (mg Mo/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cuivre dissous (mg Cu/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Plomb dissous (mg Pb/l) 25 0,001–0,008 0,002 0,002 0,002 Cadmium dissous (mg Cd/l) 25 0,0001–0,0002 0,0001 0,0001 0,0001 Plomb total (mg Pb/l) 25 0,00002–0,3 0,005 0,002 0,005 Cadmium total (mg Cd/l) 19 0,00002–1,51 0,001 0,00025 0,05 Chrome total (mg Cr/l) 16 0,001–0,13 0,0055 0,0013 0,01 Arsenic total (mg As/l) 9 0,0019–0,02 0,008 0,005 0,011 Chrome (VI) dissous (mg Cr(VI)/l) 1 0,001–0,001 0,001 0,001 0,001 Chrome (VI) total (mg Cr(VI)/l) 5 0,01–0,05 0,01 0,01 0,03 Arsenic dissous (mg As/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chrome dissous (mg Cr/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m.
Tétrachloroéthylène (PER) (mg/l) 4 0,15–0,5 0,41 0,3225 0,455 AOX total (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 4 0,04–36 0,045 0,04 9,0375 AOX dissous (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 12 10–37 16,3 10 28,025 1 «n.m.» = non mesuré
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 30
Tab. 6 > Récapitulatif des données enregistrées sur les lixiviats des décharges pour résidus stabilisés
Résidus stabilisés Nombre total de mesures Min-max Moyenne Quartile 25 % Quartile 75 % Température (°C) 108 6,1–29,6 15,2 13,2 18,5 pH 247 6,5–10,4 9,9 8,98 10,94 Conductivité (20 °C) (µS/cm) 233 701–36900 8820 3050 11100 COD (carbone organique dissous) (mg C/l) 143 3–194 21 13,25 32,7 COT (carbone organique total) (mg C/l) 3 18–21,5 19 18,5 20,25 DCO totale (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 40 24–222 88,55 43 131,5 DBO5 (demande biochimique en oxygène) (mg O2/l) 1 7,8–7,8 7,8 7,8 7,8 DCO dissous (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Nitrates (mg NO3/l) 71 4,4–212 29,5 15,55 59,85 Nitrites (mg NO2/l) 38 0,005–34 5,25 3,2 7,6575 Ammonium (mg NH4/l) 99 0,0025–110 0,34 0,105 3,7 Ammonium-N (mg N/l) 88 0,0077–47,6 0,35 0,06802 1,08142 Nitrate-N (mg N/l) 76 1–44,748 5,45 3,3175 8,9475 Nitrite-N (mg N/l) 41 0,002–10 1,6 0,907 2,18 Phosphore total (mg P/l) 7 0,06–0,4 0,4 0,4 0,4 Azote total (Kjehldahl) (mg N/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chlorure (mg Cl/l) 129 60,4–9830 1270 408 1940 Sulfates (mg SO4/l) 129 253–12200 1800 1090 2380 Sulfure (mg S/l) 4 0,1–0,1 0,1 0,1 0,1 HTC (hydrocarbures totaux) (mg/l ) 5 0,02–0,2 0,05 0,03 0,1 Mercure dissous (mg Hg/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Zinc dissous (mg Zn/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Nickel total (mg Ni/l) 47 0,004–0,1 0,01 0,01 0,019 Mercure total (mg Hg/l) 25 0,0005–0,0054 0,001 0,0005 0,001 Zinc total (mg Zn/l) 93 0,005–11,98 0,03 0,01 0,05 Nickel dissous (mg Ni/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cuivre total (mg Cu/l) 67 0,002–0,54 0,06 0,03 0,07 Cyanure facilement libérable (mg CN/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cobalt total (mg Co/l) 9 0,005–0,03 0,03 0,005 0,03 Molybdène total (mg Mo/l) 36 0,04–4 2 0,97 2 Cuivre dissous (mg Cu/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Plomb dissous (mg Pb/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cadmium dissous (mg Cd/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Plomb total (mg Pb/l) 63 0,001–0,5 0,01 0,01 0,2 Cadmium total (mg Cd/l) 62 0,0001–0,107 0,01 0,00135 0,05 Chrome total (mg Cr/l) 66 0,004–0,3 0,149 0,0485 0,2 Arsenic total (mg As/l) 44 0,002–0,06 0,01 0,005 0,02 Chrome (VI) dissous (mg Cr(VI)/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chrome (VI) total (mg Cr(VI)/l) 2 0,143–0,181 0,162 0,1525 0,1715 Arsenic dissous (mg As/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chrome dissous (mg Cr/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Tétrachloroéthylène (PER) (mg/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m.
AOX total (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 71 10–473 68 39,5 119,5 AOX dissous (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 13 10–110 14 10 50
> Annexes 31
Tab. 7 > Récapitulatif des données enregistrées sur les lixiviats des compartiments pour mâchefers
Mâchefers Nombre total de mesures Min-max Moyenne Quartile 25 % Quartile 75 % Température (°C) 275 6,7–41,1 19,7 15,8 27,45 pH 543 5,2–12,4 8,28 7,865 9,04 Conductivité (20 °C) (µS/cm) 523 6,13–84100 17990 8800 22700 COD (carbone organique dissous) (mg C/l) 245 2,5–633 44 26,9 78 COT (carbone organique total) (mg C/l) 50 4,7–326 42,1 15,125 83,675 DCO total (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 14 84–379 114 96 141,625 DBO5 (demande biochimique en oxygène) (mg O2/l) 23 5–120 19 8,25 33 DCO dissoute (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 29 19,2–305 52 34 74 Nitrates (mg NO3/l) 173 0,1–1950 67,4 24 132 Nitrites (mg NO2/l) 77 0,005–26,9 0,13 0,018 1,46 Ammonium (mg NH4/l) 186 0,01–150 1 0,05 31,1 Ammonium-N (mg N/l) 113 0,002–328 11,7 1,164 40,8 Nitrate-N (mg N/l) 54 0,7–220,802 15,221 5 26,442 Nitrite-N (mg N/l) 23 0,37–16,416 6,11 3 10,032 Phosphore total (mg P/l) 1 0,05–0,05 0,05 0,05 0,05 Azote total (Kjehldahl) (mg N/l) 9 1–2,7 1 1 1 Chlorures (mg Cl/l) 288 140–27700 4703,5 1997,5 6940,5 Sulfates (mg SO4/l) 288 51–12965 1845 1029,25 2795 Sulfure (mg S/l) 37 0,001–0,2 0,01 0,01 0,05 HTC (hydrocarbures totaux) (mg/l ) 19 0,01–0,2 0,05 0,05 0,09 Mercure dissous (mg Hg/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Zinc dissous (mg Zn/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Nickel total (mg Ni/l) 129 0,003–0,44 0,06 0,03 0,092 Mercure total (mg Hg/l) 44 0,0002–1 0,001 0,0005 0,001 Zinc total (mg Zn/l) 195 0,0006–0,69 0,021 0,01 0,05 Nickel dissous (mg Ni/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cuivre total (mg Cu/l) 247 0,004–12 0,1 0,04 0,2 Cyanure facilement libérable (mg CN/l ) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cobalt total (mg Co/l) 18 0,005–0,05 0,005 0,005 0,00925 Molybdène total (mg Mo/l) 118 0,029–3,9 0,6685 0,31 0,995 Cuivre dissous (mg Cu/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Plomb dissous (mg Pb/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Cadmium dissous (mg Cd/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Plomb total (mg Pb/l) 206 0,0001–8,19 0,01 0,005 0,01 Cadmium total (mg Cd/l) 197 0,00002–0,1 0,003 0,001 0,01 Chrome total (mg Cr/l) 139 0,003–0,673 0,064 0,0145 0,2 Arsenic total (mg As/l) 117 0,001–0,1 0,02 0,01 0,04 Chrome (VI) dissous (mg Cr(VI)/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chrome (VI) total (mg Cr(VI)/l) 6 0,005–0,5 0,0635 0,011 0,248 Arsenic dissous (mg As/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chrome dissous (mg Cr/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Tétrachloroéthylène (PER) (mg/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m.
AOX total (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 66 7–832 159,5 68,5 342 AOX dissous (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 39 0,007–1600 0,23 0,1 50
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 32
Tab. 8 > Récapitulatif des données enregistrées sur les décharges bioactives
Bioactives Nombre total de mesures Min-max Moyenne Quartile 25 % Quartile 75 % Température (°C) 1221 3,4–33,4 14,3 12,2 16,2 pH 2961 6,3–13,6 7,8 7,5 8 Conductivité (20 °C) (µS/cm) 3118 2,58–44700 2240 1538,5 3477,5 COD (carbone organique dissous) (mg C/l) 911 0,8–415 29 17 49 COT (carbone organique total) (mg C/l) 637 1,3–368 26 20 34 DCO totale (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 247 5–1240 81 37,5 196 DBO5 (demande biochimique en oxygène) (mg O2/l) 135 1–900 18 6,2 67 DCO dissoute (demande chimique en oxygène) (mg O2/l) 29 40,2–374 167 125 209 Nitrates (mg NO3/l) 275 0,05–1230 17 7,225 76,1 Nitrites (mg NO2/l) 192 0,008–20 0,555 0,12 1,465 Ammonium (mg NH4/l) 364 0,01–2030 16 1,4775 45,275 Ammonium-N (mg N/l) 1188 0,007–410 9,1 1,93 18,425 Nitrate-N (mg N/l) 656 0,035–97 4,655 2,26 14,012 Nitrite-N (mg N/l) 815 0,0015–63 0,37 0,19 0,62 Phosphore total (mg P/l) 44 0,11–4,84 0,845 0,485 2,8 Azote total (Kjehldahl) (mg N/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chlorure (mg Cl/l) 1345 1–23900 234 139 414 Sulfates (mg SO4/l) 917 10–4990 525 200 1210 Sulfure (mg S/l) 133 0,002–2,69 0,02 0,01 0,1 HCT (hydrocarbures totaux) (mg/l ) 109 0,01–100 0,1 0,02 0,8 Mercure dissous (mg Hg/l) 3 0,0001–0,0005 0,0001 0,0001 0,0003 Zinc dissous (mg Zn/l) 17 0,017–0,17 0,057 0,05 0,07 Nickel total (mg Ni/l) 320 0,002–0,8 0,04 0,02 0,08 Mercure total (mg Hg/l) 225 0,00005–0,56 0,001 0,0005 0,001 Zinc total (mg Zn/l) 421 0,005–1,9 0,06 0,03 0,1 Nickel dissous (mg Ni/l) 7 0,011–0,041 0,015 0,0135 0,0205 Cuivre total (mg Cu/l) 371 0,002–5,9 0,034 0,01 0,09 Cyanure facilement libérable (mg CN/l ) 29 0,01–0,05 0,01 0,01 0,03 Cobalt total (mg Co/l) 63 0,002–0,1 0,1 0,015 0,1 Molybdène total (mg Mo/l) 96 0,003–2 0,095 0,03 0,2 Cuivre dissous (mg Cu/l) 7 0,002–0,0167 0,011 0,0075 0,015 Plomb dissous (mg Pb/l) 12 0,002–0,016 0,006 0,0041 0,00725 Cadmium dissous (mg Cd/l) 9 0,0001–0,008 0,0001 0,0001 0,00019 Plomb total (mg Pb/l) 330 0,001–0,5 0,01 0,005 0,1 Cadmium total (mg Cd/l) 317 0,00002–3 0,001 0,001 0,01 Chrome total (mg Cr/l) 329 0,0008–3 0,013 0,009 0,09 Arsenic total (mg As/l) 229 0,0005–1 0,01 0,005 0,01 Chrome (VI) dissous (mg Cr(VI)/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. Chrome (VI) total (mg Cr(VI)/l) 18 0,0006–0,041 0,0013 0,0008 0,00595 Arsenic dissous (mg As/l) 13 0,0038–0,15 0,019 0,012 0,023 Chrome dissous (mg Cr/l) 7 0,006–0,02 0,01 0,0085 0,015
Tétrachloroéthylène (PER) (mg/l) n.m. n.m. n.m. n.m. n.m. AOX total (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 575 0,005–3400 93 44 160 AOX dissous (composés org. chlorés adsorbables) (µg Cl/l) 42 0,01–800 63,5 4,25 163,5
> Annexes 33
A2 Analyse sommaire des risques pour une sélection de paramètres
A2-1 Le principe de l’analyse sommaire des risques
L’analyse sommaire des risques permet d’évaluer de manière pragmatique l’impor- Importance des divers paramètres tance de divers paramètres s’agissant de leur potentiel de dommages. Les autorités disposent ainsi d’indications sur les paramètres dont elles doivent tenir compte tout particulièrement lors de la définition des exigences applicables au déversement des lixiviats de décharges, notamment lors des ajouts et adaptations prévus en application de l’annexe 3.3, ch. 25, al. 3, OEaux.
Une analyse sommaire des risques a été effectuée pour divers paramètres pertinents Evaluation des risques afin d’évaluer les caractéristiques des lixiviats et les effets de ceux-ci sur les eaux, les égouts publics ou une STEP[9]. La probabilité d’émissions significatives imputables de façon certaine ou probable à un polluant a été évaluée sur une échelle de un à trois, le niveau 1 correspondant à une faible probabilité et le niveau 3 à une forte probabilité. L’atteinte potentielle imputable aux immissions a ensuite elle aussi été évaluée sur une échelle de un à trois, aussi bien pour le déversement dans les eaux, selon l’ampleur de l’atteinte écologique présumée (1 = atteinte faible, 3 = atteinte importante), que pour le déversement dans les égouts publics, selon l’ampleur des dommages présumés d’exploitation. Le produit de ces deux facteurs donne l’évaluation du risque d’immissions significatives sur le plan écologique, les valeurs calculées se situant entre 1 (risque faible) et 9 (risque élevé).
L’annexe A2-2 (tableaux 9 et 10) résume cette analyse des risques.
Paramètres
Les paramètres à analyser pour les lixiviats de décharge figurent dans la première Paramètres de l’OEaux colonne de l’annexe A2-2. Certains sont définis dans les exigences quantitatives de l’ordonnance sur la protection des eaux applicables au déversement de lixiviats (annexe 3.3, ch. 25, et annexe 3.2, ch. 2). Les paramètres de l’ordonnance du 26 août 1998 sur les sites contaminés (OSites)[18] et d’autres paramètres pertinents pour lesquels il existe des valeurs limites ou des valeurs indicatives dans des domaines de réglementation apparentés, telle l’ordonnance du DFI du 26 juin 1995 sur les substances étrangères et les composants dans les denrées alimentaires (OSEC)[20], ont été intégrés à l’analyse des risques pour déterminer les éventuelles exigences supplémentaires nécessaires.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 34
Types de décharges
Dans les tableaux de l’annexe A2-2, la catégorie compartiments pour mâchefers a été Types de décharge ajoutée aux types de décharge mentionnées dans l’OTD, soit les décharges pour matériaux inertes, décharges bioactives et décharges pour résidus stabilisés. S'agissant de ce dernier type, on a en outre distingué entre déchets avec stabilisation au ciment et déchets sans stabilisation au ciment.
En raison de l’absence de données quantitatives sur les substances et les lixiviats, la Probabilité d’émissions probabilité d’émissions significatives présumée repose sur une analyse sommaire de significatives critères. La probabilité d’une émission significative est établie en premier lieu sur la base de la non- conformité aux exigences de l’OEaux applicables au déversement, observée[8] ou attendue, ainsi que, le cas échéant sur la base d’autres valeurs indicatives et de la mobilité. L’échelle utilisée va de 1 «faible» à 3 «élevée». L’annexe A2-2 (tableau 12) donne des informations plus détaillées sur l’attribution de la probabilité d’émissions significatives aux différents paramètres.
Le relevé de la situation des lixiviats de décharge en Suisse[8] démontre que, sur les 18 Paramètres de l’OEaux découlant paramètres d’analyse de l’OEaux, seuls le pH, la température, le zinc et le COD ont été de l’état des lieux analysés régulièrement dans tous les types de décharges (voir aussi l’annexe A1-2). L’arsenic, le plomb, le cadmium, le chrome total et le nickel sont surtout mesurés dans les décharges pour mâchefers et les décharges bioactives, le molybdène dans les décharges pour mâchefers et les composés organiques chlorés (AOX) essentiellement dans les décharges bioactives. En raison des mesures relativement peu nombreuses, les incertitudes concernant les probabilités indiquées sont élevées.
Déversement dans les eaux ou dans les égouts publics/STEP
L’annexe A2-2 distingue entre risque d’immissions significatives lors d’un déver- Généralités sement dans les eaux (tab. 9) et ce même risque lors d’un déversement dans les égouts publics (tab. 10).
Le risque de pollution des eaux est le produit de la «probabilité d’émissions significa- Risque d’immissions tives» multiplié par l’«ampleur présumée des dommages écologiques». Le risque d’at- significatives teinte des égouts / de la STEP est le produit de la «probabilité d’émissions significatives» par l’«ampleur présumée des dommages d’exploitation». Le risque ainsi calculé doit contribuer à déterminer les paramètres pouvant potentiellement s’avérer problématiques pour chaque type de décharge: l’échelle va de 1 à 9, 1 à 3 correspondant à «faible», 3 à 6 à «moyen» et 6 à 9 à «élevé».
Concernant le déversement dans les eaux, chaque paramètre s’est vu attribué un niveau Atteinte écologique présumée présumé de l’ampleur des dommages écologiques, résultant d’une appéciation globale de sa toxicité, de sa persistance et de sa bioaccumulation, sur une échelle de 1 «faible» à 3 «élevée».
Pour ce qui est du déversement dans les égouts publics, la prise en compte globale de Ampleur de l’atteinte l’agressivité (atteintes aux structures et aux équipements), de la toxicité et de la bio- d’exploitation présumée
> Annexes 35
accumulation des différents paramètres ainsi que des aspects relevant de la sécurité du travail permet d’évaluer l’ampleur présumée des dommages d’exploitation. Ainsi, l’agressivité d’un paramètre peut porter atteinte aux bâtiments et installations d’une STEP, alors que la toxicité peut nuire au fonctionnement de l’étape de traitement biologique. L’ampleur des dommages d’exploitation est mesurée sur une échelle de 1 «faible» à 3 «élevée».
L’analyse du lixiviat à l’aide de tests de toxicité constitue l’un des aspects de l’éva- Tests de toxicité luation de l’ampleur de l’atteinte imputable qui lui est imputée (cf. 2.2.5). Cette analyse donne une indication sur la toxicité du lixiviat pour les êtres vivants. Les résultats obtenus peuvent, dans une certaine mesure, être extrapolés à d’autres organismes afin de donner une indication de l’ampleur de l’atteinte à l’ensemble d’un écosystème. Pour déterminer la toxicité aigue, on peut par exemple exposer au lixiviat des daphnies et des bactéries luminescentes. Concernant la toxicité chronique, des études ont par ailleurs été faites avec des daphnies, des poissons et des lentilles d’eau (Lemna sp.).
Les tests de ce type se limitent toutefois à donner une indication sur la toxicité du lixiviat. Ils ne permettent pas de déterminer qu’elles sont les substances ayant des effets toxiques, car le lixiviat en contient une multitude et les organismes réagissent au mélange dans son ensemble.
Informations supplémentaires concernant les paramètres choisis
Le tableau 11 de l’annexe A2-2 contient des informations complémentaires sur les paramètres choisis pour l’analyse des risques et pouvant donner des indications sur leur pertinence en matière d’écologie des eaux. Il s’agit d’informations sur d’autres exigences contenues dans l’ordonnance sur la protection des eaux (exigences applicables aux déversements provenant d’installations d’épuration des eaux, exigences applicables à la qualité de l’eau des cours d’eau), d’exigences applicables au déversement des lixiviats de décharge en Allemagne et en Autriche, des valeurs PNEC 5 concernant les paramètres pour lesquels de telles valeurs ont été définies, de valeurs contenues dans l’OSEC pour l’eau potable[20] ainsi que de la concentration maximale autorisée pour les substances prioritaires en application de la directive CE[15]. La comparaison avec les valeurs recensées donne un point de départ pour une analyse des immissions.
Un exemple de lecture de l’analyse de risques, celui du Cr (VI), figure à l’annexe
5 Le PNEC (predicited no effect concentration) définit la concentration d’une substance, généralement toxique, en deça de laquelle il n’y a pas
lieu de s’attendre à un effet négatif sur l‘environnement.
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 36
A2-2 Tableaux de l’analyse sommaire des risques
Tab. 9 > Déversement dans les eaux
Paramètres Côté décharge Côté déversement dans les eaux Probabilité d’émissions significatives 1) Exigences Risques d’immissions significatives 2)
avec stabilisation au
sans stabilisation au
avec stabilisation au
sans stabilisation au Compartiment pour
Ampleur présumée OEaux
Résidus stabilisés Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés Matériaux inertes Matériaux inertes
des dommages écologiques 4) mâchefers 3)
Déversement
Mâchefers Bioactive
Bioactive dans une eau ciment
ciment
ciment
ciment pH 1 3 2 3 2 6,5–9,0 3 3 9 6 9 6 DBO5 1 5) 2 5) 3 1 5) 1 5) 20 mg/l O2 2 2 4 6 2 2 COD 2 3 3 2 2 10 mg/l C 2 4 6 6 4 4 Température 1 1 1 1 1 30 °C 6) 1 1 1 1 1 1 Transparence (d’après la méthode 1 1 1 1 1 30 cm 1 1 1 1 1 1 Snellen) Substances non 1 1 1 1 1 20 mg/l 1 1 1 1 1 1 dissoutes totales Arsenic 1 5) 1 2 1 5) 1 5) 3 3 3 6 3 3 (total) Plomb 1 5) 1 5) 1 1 5) 1 5) 3 3 3 3 3 3 (total) Cadmium 1 5) 2 1 1 1 3 3 6 3 3 3 (total) Paramètres de l’OEaux
Chrome (III) 1 5) 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 (total) Chrome (VI) 5) 3 2 2 3 2 0,1 mg/l Cr(VI) 3 9 6 6 9 6 Cobalt 5) 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 (total) Cuivre 1 5) 2 2 1 1 3 3 6 6 3 3 (total) Molybdène 1 5) 2 5) 1 1 1 - 2 2 4 2 2 2 Nickel 1 5) 1 1 1 1 2 mg/l Ni (total) 2 2 2 2 2 2 Zinc 1 1 5) 1 1 5) 1 5) 2 2 2 2 2 2 (total) (cyanures Cyanures 5) 1 1 1 1 1 libres ou 2 2 2 2 2 2 facilement libérables)
Hydrocarbures totaux 1 5) 1 5) 2 1 5) 1 5) 10 mg/l 2 2 2 4 2 2
Hydrocarbures chlorés / halogénés 1 1 2 1 1 3 3 3 6 3 3 volatils 5)
> Annexes 37
Paramètres Côté décharge Côté déversement dans les eaux Probabilité d’émissions significatives 1) Exigences Risques d’immissions significatives 2)
avec stabilisation au
sans stabilisation au
avec stabilisation au
sans stabilisation au Compartiment pour
Ampleur présumée OEaux
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés Matériaux inertes Matériaux inertes
des dommages écologiques 4) mâchefers 3)
Déversement
Mâchefers Bioactive
Bioactive dans une eau
ciment
ciment
ciment
ciment Conductivité 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Chlorure 7) 1 2 2 2 1 1 1 2 2 2 1 AOX 1 5) 3 3 2 5) 2 5) 3 8) 3 9 9 6 6 Ammonium 9) 1 2 5) 3 1 1 2 2 4 6 2 2 Nitrites 3 2 5) 3 3 5) 3 5) 2 3 4 4 3 3 Nitrates 7) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Autres paramètres
Sulfates 10) 2 3 2 3 2 1 2 3 2 3 2 Sulfure 10) 1 5) 1 2 1 5) 1 5) 1 1 1 2 1 1 DCO 1 5) 1 5) 2 1 1 1 1 1 2 1 1 Antimoine 5) 1 2 2 1 1 3 3 6 6 3 3 Mercure 1 1 5) 2 5) 1 5) 1 5) 3 3 3 6 3 3 Argent 5) 1 1 1 1 1 3 3 3 3 3 3 Etain 5) 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 Fluorure 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Phosphore (total) 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 PCB 5) 1 1 2 1 1 3 3 3 6 3 3 Hydrocarbures OSites
aromatiques polycy- 1 11) 1 2 1 1 3 12) 3 3 6 3 3 cliques (HAP)
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 38
Tab. 10 > Déversement dans les égouts publics
Paramètres Côté décharge Côté déversement dans les égouts Probabilité d’émissions significatives 1) Exigences Risque d’immissions significatives 2)
avec stabilisation au
sans stabilisation au
avec stabilisation au
sans stabilisation au OEaux Compartiment pour
Ampleur présumée Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés Matériaux inertes
Matériaux inertes des dommages Déversement
d’exploitation 4) mâchefers 3)
dans les
Mâchefers Bioactive
Bioactive ciment égouts
ciment
ciment
ciment pH 1 3 2 3 2 6,5–9,0 13) 1 1 2 2 3 2 DBO5 1 5) 2 5) 3 1 5) 1 5) 1 1 2 3 1 1 COD 2 3 3 2 2 1 2 3 3 2 2 Température 1 1 1 1 1 60 °C 14) 1 1 1 1 1 1 Transparence (d’après la méthode 1 1 1 1 1 - 1 1 1 1 1 1 Snellen) Substances non 1 1 1 1 1 - 1 1 1 1 1 1 dissoutes totales Arsenic 1 5) 1 2 1 5) 1 5) 1 1 1 2 1 1 (total) Plomb 1 5) 1 5) 1 1 5) 1 5) 1 1 1 1 1 1 (total) Cadmium 1 5) 2 1 1 1 1 1 2 1 1 1 (total) Paramètres de l’OEaux
Chrome(III) 1 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 (total) Chrome (VI) 5) 3 2 2 3 2 1 3 2 2 3 2 (total) Cobalt 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 (total) Cuivre 1 5) 2 2 1 1 1 1 2 2 1 1 (total) Molybdène 1 5) 2 5) 1 1 1 1 1 2 1 1 1 (total) Nickel 1 5) 1 1 1 1 2 mg/l Ni (total) 1 1 1 1 1 1 Zinc 1 1 5) 1 1 5) 1 5) 1 1 1 1 1 1 (total) (cyanures Cyanures 5) 1 1 1 1 1 libres ou 1 1 1 1 1 1 facilement libérables) Hydrocarbures totaux 1 5) 1 5) 2 1 5) 1 5) 20 mg/l 1 1 1 2 1 1 Hydrocarbures chlorés / halogénés 1 1 2 1 1 1 1 1 2 1 1 volatils 5)
> Annexes 39
Paramètres Côté décharge Côté déversement dans les égouts Probabilité d’émissions significatives 1) Exigences Risque d’immissions significatives 2)
avec stabilisation au
sans stabilisation au
avec stabilisation au
sans stabilisation au OEaux Compartiment pour
Ampleur présumée Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés
Résidus stabilisés Matériaux inertes
Matériaux inertes des dommages Déversement
d’exploitation 4) mâchefers 3)
dans les
Mâchefers Bioactive
Bioactive égouts
ciment
ciment
ciment
ciment Conductivité 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Chlorure 7) 1 2 2 2 1 2 2 4 4 4 2 AOX 1 5) 3 3 2 5) 2 5) 3 3 9 9 6 6 Ammonium 9) 1 2 5) 3 1 1 1 1 2 3 1 1 Nitrites 3 2 5) 3 3 5) 3 5) 1 3 2 3 3 3 Nitrates 7) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Autres paramètres
Sulfates 10) 2 3 2 3 2 3 6 9 6 9 6 Sulfure 10) 1 5) 1 2 1 5) 1 5) 3 3 3 6 3 3 DCO 1 5) 1 5) 2 1 1 1 1 1 2 1 1 Antimoine 5) 1 2 2 1 1 1 1 2 2 1 1 Mercure 1 1 5) 2 5) 1 5) 1 5) 1 1 1 2 1 1 Argent 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Etain 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fluorure 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Phosphore (total) 5) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 PCB 5) 1 1 2 1 1 3 3 3 6 3 3 OSites
Hydrocarbures aromatiques polycy- 1 11) 1 2 1 1 1 1 1 2 1 1 cliques (HAP)
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 40
Tab. 11 > Informations supplémentaires concernant les paramètres
Paramètres OEaux Exigences Exigences Autres OEaux PNECaq 18) OSEC eau Norme de applicables applicables au potable[20] qualité enviaux points de déversement dans ronnementale déversement, un cours d’eau, applicable aux Allemagne 16) Autriche 17) substances prioritaires 19) Déversement Valeur limite Valeur de Exigences de (µg/l) (mg/l) (µg/l) d’une STEP15 tolérance qualité pour les cours d’eau pH - 20 mg/l 10 mg/l O2 2–4 mg/l O2 -
COD 10 mg/l 20) 1–4 mg/l C - Température - Transparence (d’après la 30 cm - méthode Snellen) Substances non dissoutes 15–20 mg/l 20) - totales Arsenic 0,1 mg/l 4,4 0,05 21) - Plomb 0,5 mg/l 0,5 mg/l 5 0,01 21) n.a. (total) Cadmium 0,1 mg/l 0,1 mg/l 0,2 µg/l Cd (total) 0,3 0,005 21) 0,45–1,5 Paramètres OEaux
Chrome (III) 0,5 mg/l Cr 0,5 mg/l Cr (total) 4,7 - (total) Chrome (VI) 5) 0,1 mg/l Cr(VI) 0,5 mg/l Cr (total) 4,1 0,06 21) - et VI) Cobalt 5) 0,5 - Cuivre 0,5 mg/l 0,5 mg/l 1,6 1,5 22) - (total) Molybdène - Nickel 1 mg/l 0,5 na. (total) Zinc 2 mg/l 8,6 5 22) - (total) 0,2 mg/l (facile- Cyanures 5) 0,1 0,05 21) - ment libérables) Hydrocarbures totaux 10 mg/l 5 mg/l - Hydrocarbures chlorés 0,008 22) - volatils ou Hydrocarbures halogénés --- - volatils 5)
> Annexes 41
Paramètres OEaux Exigences Exigences Autres OEaux PNECaq 18) OSEC eau Norme de applicables applicables au potable[20] qualité enviaux points de déversement dans ronnementale déversement, un cours d’eau, applicable aux Allemagne 16) Autriche 17) substances prioritaires 19) Déversement Valeur limite Valeur de Exigences de (µg/l) (mg/l) (µg/l) d’une STEP15 tolérance qualité pour les cours d’eau Conductivité --- --- - Chlorures 7) --- --- - AOX 0,08 mg/l X 20) 0,5 mg/l 0,5 mg/l - Ammonium 8) 2 mg/l N 20,23) 10 mg/l 0,2–0,4 mg/l N 0,5 22) - Nitrites 24) 2 mg/l NO2-N 0,1 22) -
Nitrates 7) --- 5,6 mg/l N 40 22) - Sulfates 9) --- - corrosion Autres paramètres
du béton Sulfure 9) 1 mg/l 0,5 mg/l - DCO 200 mg/l O2 50 mg/l O2 - Antimoine 5) 9,3 0,005 22) - (total) Mercure 0,05 mg/l 0,2 0,001 21) 0,07 (dissous) Argent 5) 0,1 22) - Etain 5) 1,5 - Fluorure 5) 1,5 22) - 1 22) Phosphore (total) 5) 0,8 mg/l 20,25) 3 mg/l (phos- - phates) PCB 5) - Hydrocarbures aromati- 0,0002 22) n.a. ques polycycliques (HAP) Acénaphtène 3,7 - Anthracène 0,06 0,4 Benz(a)anthracène 0,024 - Benzo(b)fluoranthène 0,03 - Paramètres OSites
Benzo(k)fluoranthène 0,03 - Benzo(a)pyrène 0,05 0,1 Chrysène - Dibenzo(a,h)anthracène - Fluoranthène 0,12 1 Fluorène 0,25 - Indeno(1,2,3,c,d)pyrène 0,0016 - Naphthaline - Pyrène 0,024 -
Exigences applicables au déversement du lixiviat de décharge OFEV 2012 42
Explications pour les tableaux 9, 10 et 11 de l’annexe A2–2