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BGE 34 I 41

40 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. 1II. GIaubens- und Gewissensfreiheit. Steuern zu KuItuszwecken No 7. 41 @;uto~a 3urihfgefommmen; e§ ift nid)t etfic9tHd), bau er nocr, @;rbfc9aft6fteuer \).om ~ad}Iau 6erec9tigt. ~ei biefer Sac9lage be" folcge ~e~te~)Ungen au feinem frül)em ?IDo~nort jssanama unter~ barf bie ~rage feiner @;rörterung, .00 beim &bgang emess eigent,.. 1)alten 1)atte, oei benen bel.' ®ebanfe an eine lRücffe1)t n(1)e Hegen Iicgen :tl.omiail~ be0 @;l.'blaffer6 in 'lTluraU.o b~ Steuerred)t l)on ~ütbe; aubem fc9Io13 fein fc9lec9tet ®efunbI)eitsssuitanb eine folc9e" .3üric9, aIss be0 S)eimatfant.onss, .oI)ne ~eitere6 au beia~en ttlar~ &bfic91 ttl(1)! l)öUig au§. ,3n IJRuralto l)atte fic9 :tlolber fc9 0n .ober .ob nic9t tr.o~bem ~effin ~egen be~ b.ortigen, boc9 immer1)in im S)erbft be~ ~(1)re~ 1906 ttläI)renb 3ttlei IDConaten aufgel)a(ten,~ w09nfi~liI)nsid}en &ufentI)aft6 be6 @r6Iafferss alss beffer berec9tigt unb er ~(n &nfan9~ ~(:prH 1907 bott1)in 3urüctgefe1)rt. &ITer,.. erfc9cinen ~ürbe Cf. &\5 n. Cl. ,o. @;r~. 1 unb 3). bin9~ bauerte bann fein &ufentl)ast bi~ 3um :tobe nic9t meI)f' :tlemnad) 9at ba6 ~unbeisgetic9t gana 3ttlei IDConate. :tlafi er aoer bie &6fic9t 1)iltte, in [l~uraltor edannt: ~eIcgen ,ort er ttloI)f für feine ®efunbI)eit aI~ 3utrligltc9 erac9teter bauemb, b. ~. für langere ,Seit unb lii0 nod) unbeftimmte Um~ :tler lRet1ttss ~irb aoge~iefen unb ber $tanten ~efiin berec9ttgt ftanbe eine &nberung \)eranlaffen foITten, au bleioen, erI)eITt immer~ ertIärt, bie ftagltcge @;r6fc9aftisfteuer all beaiegen. llifsUc9 be~ @;1)eaofc9Iuffess mit bel.' lRefurrentin IDCuraIto Ilu~brüct,.. fünbung biefe ~eaeic9nung entl)lin unb mie auc9 bie ~rauung in: m. Glaubens- und Gewissensfreiheit. IDCul.'a(to, aI0 bem [Bol)nfi~ bes :tlolber ftattfanb; femel.', bass er Steuern zu Kultuszwecken. ein ~eftament 1I1Htc9 ::teffiner &tt" mic9tet unb bartn eine itt ffiluraHo \tl(1)nl)afte jsserjönlic9feit aIss ~eftamentssl)oITftrecter er~ Liberte de conscience et de croyance. Impöts nannt 1)at unb bau auc9 in bel.' Urfunbe üoer bie S)intetIegung; dont le produit est a:ffecte aux frais du culte. be~ :teftamente~ - jebenfaIT6 mit feiner ,Suftimmmung - IDCltch ralto al6 5IDo1)nort angegeben fft. :tlolber 1)at fteUic9 in IDCul.'a!to- 7. Arret du 26 ferner 1905, dans la cmtse im S).otel gettlol)nt unb feinen eigenen S)(tu~I)ast gefüI)rt. &6er'

Dubai1 rontre Paroisse catholique de Porrentruy. bei einem IDCanne .oI)ne ~eruf, bel.' au~ bem @;rtrag fefne6 mer::. mögenss lebt unb in erfter mnie feiner ®efunbI)eit ®.orge au tra~ 1. Les etrangers catholiques habitant Ie canton de Berne sont gen ~at, tann nac9 ben l)eutigen metI)<iItniffen fe~r ltlO~( auc9' soumis a l'impot pour Ies besoins du culte catholique, dans Ia mit bem &ufent1)alt im S)oteI bel.' 5IDiITe, am betreffenben ,ort~ paroisse qu'ils habitent, comme membres de cette paroisse, art. 7, 52 Iöi bern. sur l'organisation des cultes, du 18 janvier 1874. bauernb au bleiben, \.lerbunben fein. ,Subem beab~c9tigte :tl.olber - 2. Declaration da sortia, conditions de validite; decret nac9 bel.' eigenen &ngatie bel' lRefunentitt im merf(1)ten \).ot bett bern. du 2 decembre 1876, art. 6, 7. La declaration doU s'etenoürcgetifc9cn ®etic9ten, in IDCurnUo (.ober 20cntlt.o) eine ?ID.ol)< dre non seulement a Ia paroisse, mais a l'Eglise ou l'associanUllg au mieten unb muate bie~ bann lebiglic9 megen ber mer" tion. - 3. Oes conditions de Ia validite de Ia declaration de sor- tie ne sont pas contraires a Fart. 49 CF. fc9Hmmerung feineis ®efunb~eit6ouft,mbe6 untednffen ltlerben, ttlo· rnu~ ttlieberum au feIgem ift, bau :tlolber IDCurasto ntc9t nut nIss- Le recourant, Joseph Dubail, citoyen fran~ais, rentier a \).orüberge9cnben, fonberu nl~ feinen bauernben &ufent9aH betrad}tel;e~ Porrentruy, a paye l'impöt paroissial de 180 paroisse catholaffer6 ansufeI)en, fo ift nac9 feftftegenbet jssrll);i~ (f· 3. ~. &6, La. cote d'impot ayant eta 6levee en 1904, Dubail informa 33 I \5. 280 @;r~. 1) bel.' St'lltton ~ejfin aur @;rI)ebung bee 1e Conseil de paroisse, par lettre du 10 mars 1905, que si 42 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung. III. Glaubens- und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. No 7. 43 l'on persistait a lui redamer un impot anssi exagere il se La paroisse ne parait pas avoir repondu a cette lettre. retirerait de la paroisse catholique de Porrentruy, c ce dont En 1906 Dubail fut poursuivi pour ses impots paroissiaux veuillez prendre bonne note pour l'annee courante et a partir de 1905, du montant de 44 fr. 15, et il fit opposition au eOlu, de ce jour ~. malldement de payer par une dEklaration de 111. teneur sui- La paroisie le fit poursuivre; Dubail paya, apres saisie, nnte, datee du 4 avril 1906 :

l'impöt de 1904. Puis il ecrivit le 16 mai 1905 au Conseil c Le soussigne, Joseph Dubail, proprietaire a Porrentruy, de paroisse qu'il eonfirmait so. lettre du 10 mars precedent. declare former opposition au present commandement de -< Veuillez done prendre note que je me retire definitivement payer. pour le motif qu'il estime ne plus appartenir au culte de 111. paroisse eatbolique de Porrentruy et je vous prie en eatholique romain. .consequence de me rayer de 111. liste des contribuabl~s ~e ~ Deja le 25 mai 1905 j'ai fait ma declaration de sortie et Ia dite paroisse, ear a l'avenir je ne paierai plus aueun lmpot je l'ai eonfirmee par lettre chargee avec signature Iegalisee, paroissial, si minime qu'il soit. » • • du 5 decembre 1905, confirmant ma lettre du 26 juin 1905. de paroisse une declaration legalisee par le maire, dedara- dives pour l'impot paroissial de 1905, je dec1are par les pretion portant qu'il se retirait de 111. dite paroisse et que, se sentes les renouveler, les maintenir et vouloir persister dans plac;ant au benefice de 1'art. 49 CF, il ne voulait pas payer mes declarations de sortie. d'impot ä. une eommunaute ä. laquelle il deda.rait formelle- » Je n'entends des lors plus payer d'impot paroissial et ment ne plus appartenir. si, maIgre mon opposition, j'obtempere au commandement Dubail qu'il refusait de faire droit a so. demande de sortie, ma volonte. S. Dubail. ~ .attendu qu'elle ne repondait pas aux prescriptions de 10. M- Le 26 avril 1901, Dubail reliut de nouveau un commande- gislation bernoise, notamment du decretdu 2 decembre 1876 ment de payer pour l'impot de 1906, s'elevant a 52 fr. 70 . .concernant les impositions pour les besoins du culte. La paroisse le fit alors assigner, le 14 juin 1907, pour le Le Conseil donnait ensuite a Dubail des explications sur faire condamner a payer les impots paroissiaux de 1906 en Ia eote d'impöt et exprimait l'espoir qu'il renoncerait a de- 34 fr. 15 (montant rectifie) et accessoires. mander so. sortie. Dubail ne recourut, eontre eette decision, Dubail fit opposition ä cette demande, en alleguant qu'il i aucune autorite administrative ou judieiaire. n'appartenait pas a la communaute religieuse demanderesse; La 5 deeembre 1905, Dubail adressa au Conseil une nou- qu'il etait citoyen franc;ais ; qu'au surplus il avait, par ses

velle lettre, disant: lettres des 10 mars 1905, 16 mai 1905,25 mai 1905,26 juiu co: J'apprends que pour etre valable ä. Porrentruy Ia deda- 1905, 5 decembre 1905, ainsi que dans son opposition au com- ration que je vous ai envoyee doit vous etre confirmee. mandement de payer du 4 avril 1906, clairement declare et dernier avec declaration vous avisant que je me retire de la et qu'il elltendait se mettre au benefice de l'art. 49 CF. paroisse cätholique de Porrentruy. . Par jugement du 20 septembre 1907, le vice·president du ~ Veuillez donc me rayer definitivement de la liste des tribunal de Porrentruy adjugea a la paroisse demanderesse contribuables et m'accuser reception de la presente. » (Si- sa conclusion I (paiement de l'impöt par 34 fr. 15) et con- gnature legalisee. ) damna le defendeur ä. payer les 9/ 10 des frais, soit 22 fr. 50.

44 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. III. Glaubens- und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. No 7. 45 Les motifs de ce jugement seront examines, pour autant Tant, de sa qualite de citoyen fran~ais, avait ete formule de- que de besoin, dans la suite du present arret. vant l'instance cantonale dans les termes suivants: « Le de- Le 29 oetobre 1907, Dubail adressa au Tribunal federalJ fendeur n'appartient pas ä. la communaute religieuse qui le un reeours de droit publie eoneluant ä. l'annulation du juge- poursuit; il est citoyen fran~ais. ') ment du viee-president du tribunal de Porrentruy. Il sera Dans le present recours, le sieur Dubail fait valoir, sur ce egalement tenu eompte plus loin, dans la me sure neeessairet meme point, les considerations ci-apres : des arguments invoques a l'appui de ce recours, ainsi que de « Comme citoyen fran~is, le recourant ne peut exercer eeux presentes en reponse. aucun droit dans la paroisse catholique de Porrentruy; bien Statuant sur ces (aUs et considerant en droit: .que payant des im pots tres lourds, il n'est ni electeur ni eli- 1. - (Forme, eompetenee.) gible et la constitution ne lui garantit absolument aucnn droit 2. - (lei il est demontre que la contestation aurait du etre dans cette paroisse. tranehee par voie de recours au prefet et recours ulterieur :Ick Comme citoyen fran~ais, Ia paroisse catholiqne ne doit au Conseil executif. Le jugement dit a eet egard: Dans son pas avoir le droit de demander de lui autre chose que ce recours actuel au tribunal de eeans, le recourant ne fait au- qu'il a declare (c'est-ä.-dire, sans doute, qu'il n'appartient pas eune mention de la question d'incompetence du President du acette Eglise, ni au culte romain). Tribunal de Porrentruy et il n'attaque pas, de ce chef, la de- :Ick Uu Suisse habitant la France n'y est pas astreint ä payer cision de ce magistrat. Dans cette situation, le Tribunal fede- un impöt du culte contre sa volonte et il doit en etre de ral n'a pas a examiner d'office les questious de savoir si la meme en Suisse pour un Franch;ais, quand bien meme il est decision attaquee a eM rendue par Yinstance competente et nEi en Suisse. :Ick si la contestation n'aurait pas pu ou du etre portee devant Il ressort des citations qui precedent que le moyen dont

une autre auto rite cantonale. La seule voie de recours contre il s'agit n'allegue la violation d'ancune disposition de traite, la decision judiciaire incriminee, pour violation de l'art. 49 de loi ou de constitution, mais qu'il se borne a formuler des CF, est le recours de droit public.) affirmations, sans les etayer par aucune argumentation jurisa qualite de citoyen fran(j&is le sieur Dubail n'est pas mem- nement autorise ä. ne pas entrer en matiere sur un moyen bre de la paroisse catholique de Porrentruy, ni par conse- exprime d'une maniere aussi insuffisante. TI est tontefois perquent contribuable de cette paroisse et que e'est des 10rs & mis de presumer qn'ä. cet ~gard le recourant estime qn'un tort qua le president du tribunal l'a condamne ä. payer l'im- Fran(jais domicilie dans le canton de Berne n'etant pas mempot paroissial. bre actif des paroisses catholiques ne peut pas etre astreint Ensuite, le recourant soutient que l'art. 49 CF a ete viole aux impots leves par elles ponr les besoins du culte. ä. son prejudice, aussi bien par la decision presidentielle sus- 5. - Une situation semblable pourrait a la verite resulter visee que par la loi bernoise sur les cultes du 18 janvier soit d'nn traite, soit de la Iegislation cantonale bernoise; 1874 et par le decret concernant les impositions pour les be- mais l'on ne se trouve en presence de rien de pareiI dans soins du culte, du 2 decembre 1876, avec l'interpretation qne l'espece. En effet, d'une part, le traite d'etablissement entre leur a donnee le dit jugement. Ia Suisse et Ia France du 23 fevrit'l' 1882 ne contient aucune 4. - Le premier moyen mentionne ci-dessus, et tire d'une disposition a teneur de laquelle les Franch;ais etablis en Suisse pretendue violation des droits resultant, en faveur du recou- seraient exemptes des impots relatifs au culte, pas plus d'ail-

46 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. III. Glaubens- und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. N0 7. 47 leurs que des autres impots. L'art. 1er de ce traite ne stipuIe, une annee dans Ia paroisse prive sans doute le recourant du en particulier, rien de semblabIe, mais il se borne ä. autoriser droit de vote paroissial, mais il ue s'ensuit nullement qu'il ne le Franliais a exiger d'etre traite, a ce point de vue, comme fasse pas partie de Ia paroisse en tant que contribuable, tout les ressortissants des autres cantons; or tel est bien le cas, comme il est, de par la loi, contribuable du canton de Berne a cet egard, dans le canton de Berne. et de la commune de Porrentruy, sans y ~tre electeur canto- D'autre part Ia loi bernoise n'exonere pas non plus les nal ou communal. etrangers, notamment les Franc;;ais, des impots cantonal on Il suit de la que le premier moyen du recours apparait paroissial, pour le culte catholique. L'art. 52 de la loi sur comme denue de tout fondement et qu'il ne saurait ~tre ac- 1'0rganisation des cultes dans le cauton de Berne precitee, dn cneilli. 18 janvier 1874, stipule que « nnl ne peut ett'e astreint ä. des Sur le second moyen du recours, arguant de ce que l'art. impositions Iocales, ponr les besoins du culte, qu'autant 49 CF aurait ete viole, soit par I'interpretation donnee par qu'elles concernent ceux de Ia confession a laquelle il appar- le juge cantonal a la loi de 1874 et au decret de 1876 sur tient.,. :. et, a teneur de l'art. 7 ibid , « Ia paroisse se com- la matiere, soit, - pour le cas Oll l'interpretation donnee par pose de tons les habitants de son territoire qui appartien- le juge serait reconnue juste, - par les dispositions de Ia loi nent a l'une des confessions reconnues ou a une confession ou du decret elles-memes: divergente, sous quelque denomination qu'elle se presente. lck 7. - En ce qui concerne d'abord Ia decision du president Il ressort de ces denx dispositions que les etrangers, aussi du tribunal et bien que Ie recours, sur ce point, invoque bien que les nationaux, font partie de Ia paroisse et sont sou- d'nne maniere generale la liberte de conscience et de mis aux impots paroissiaux s'ils sont habitants de la paroisse croyance garantie par l'art. 49 CF, il resulte des faits et des,

dont il s'agit, ce qui ne peut faire l'objet d'aucun doute en motifs du recours qu'il ne s'agit point en l'espeee de Ia liberte- ce qui tonehe le recourant. de conscienee et de croyance du recourant comme teIle, mais 6. - La seule question qui se pose pour Dubail, d'apres seulement de cette liberte en ce qui touche specialement les. I'art. 52 precite, est celle de savoir s'll appartient a la con- impots reclames au sieur Dubail pour un culte auquel il n'apfession ponr le cnlte de laquelle l'impot est reclame. Mais partiendrait pas. C'est done la disposition du dernier alinea cette question ne se presente pas pour lui, comme Franliais, de Part. 49, et non ceIles contenues dans les autres alineas. autrement que s'il etait Bernois on Suisse d'antre canton et de cet article, qui est seule en cause, disposition portant ~ l'examen de ce point doit rentrer des lors dans le second « Nul n'est tenu de payer des impots dont le produit est moyen tire de la pretendue violation de l'art. 49 CF, lequel specialement affecte aux frais proprement dits du culte d'une proclame le meme principe que l'art. 52 precite de la loi ber- communaute religieuse ä. laquelle il n'appartient pas,l'execunoise. tion ulterieure de ce principe restant reserve€ ala Iegislation Enfin Ia circonstance que Dubail n'est ni electeur, ni eli- federale. ~ gible da.ns la paroisse de Porrentruy ne pent exercer aucune Bien que Ia loi federale ainsi prevue n'ait pas encore ete influence sur la question de savoir s'il est soumis a l'impot~ elaboree, le Tribunal federal n'a pas hesite a appliquer, en les qualites d'electeur et de contribuable ne se confondant attendant, le principe constitutionnel susmentionne. point; le fait qu'aux termes de l'art. 8 de Ia loi du 18 jan- Les parties admettant d'un commun accord qu'il s'agit vier 1874 le droit de voter dans l'assemblee paroissiale n'ap- bien, dans l'espece, d'un impot specialement affecte aux bepartient qu'aux electeurs politiques qui out sejourne depuis soius du culte, dans le sens de l'art. 49, la seule question li- 48 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. III. Glaubens- und Gewissensfreiheit Steuern zu Kultuszwecken. No 7. 49 tigieuse qui se pose est celle de savoir s'il s'a~t d'une com- .g'etendre seulement a la paroisse ou a Ia communaute locaIe,

munaute religieuse (Religionsgenossenschaft) a laquelle le mais encore a l'Eglise nationale ou association religieuse que recourant n'appartient pas. -eela concerne » ; dans le texte allemand : 4: Der A.ustritt darf 8. - A. cet egard le dit recourant soutient en premiere nicht blos aus der einzelnen Kirchgemeinde oder lokalen ligne que la communaute religieuse en question est la paroisse -Genossenschaft, sondern er muss aus der betreffenden Lancatholique romaine de Porrentruy, de Iaquelle il declare etre -deskirche oder Glaubensgenossenschaft überhaupt erklärt ssorti et ne plus faire partie aux termes du droit cantonal ber- werden. > Puis l'art. 7 prescrit qne quiconque a l'intention nois , et, subsidiairement, que s'il faut entendre par commu- I: • <de sortir d'une Eglise ou d'une communaute religieuse « doit naute religieuse le culte catholique-romain, soit la conleSSIon -d'abord l'annoncer par ecrit au Conseil de paroisse ... au lieu catholique-romaine dans le sens cantonal, et non plus seule~ <de son domicile, et, s'il persiste dans son dessein, declarer la ment paroissial de ce mot, le recourant en est egalement sort! sortie definitive a Ia meme antorite, a rexpiration d'un delai valablement et ne fait plus partie de la dite communaute, a ·de 30 jours, par acte ecrit dument Iegalise ~. teneur des dispositions du droit cantonal bernois. Enfin les deux derniers alineas du meme art. 7 edictent Or la loi bernoise sur l'organisation des cultes, du 18 jan- .que «l'autorite que cela coIicerne est tenue de statuer sur vier 1874, laquelle regit exclusivementles corporations reU- ~'acceptation ou le refus de Ia demande de sortie, dans les gieuses Iegalement reconnues par I'Etat, c' est-a-dire les com- -30 jours qui suivent le depot de Ia declaration", et que munes paroissiales (art. 5), reconnait comme telles les pa- -c l'autorite ne peut refuser d'acquiescer a la demande de roisses actuellement existantes et qui appartiennent a l'une ~ortie, si elle a et6 faite conformement aux dispositions du des deux confessions reconnues par l'Etat dans Ia constitu- present decret (28 al. de l'art. 6, 1 er al. du present article (7) tion bernoise de 1846, art. 80, savoir al'Eglise nationale evan- et art. 9) :1>. gelique reformee et a l'Eglise catholique-romaine. En ce .qu~ a 9. - Or, contrairement a Ia decision presidentielle dont

trait aux impöts des paroisses, l'art. 52 de Ia meme IOl diS- ·est recours, sieur Dubail pretend avoir satisfait ä ces pres- pose que « nul ne peut etre astreint ades impositions locales, ·~riptions et avoir valablement notme sa sortie, tant de Ia pa- pour les besoins du culte, qu'autant .qu'eHes co~cern~~t ceu~ roisse de Porrentruy que de la confession (Eglise) catholique- de la confession a laquelle il appartient.... La dISposItIOn qm :romaine an general, par une serie de declarations. precMe fera l'objet d'un decret special. » Ce decret special Mais ces dtklarations, au nombre de cinq, ne satisfont pas est celui du 2 decembre 1876 sur les impositions pour les :aux exigences et conditions legales plus haut mentionnees. La besoins du culte, dont le chapitre 11 est consacre a la libera- . premiere, celle du 10 mars 1905, n'etait qu'eventuelle, condi- tion de l'impöt (declaration de sortie) ; I'art. 6 du dit chapitre tionnelle et ne repondait pas aux exigences de l'art. 6 du de- stipule d'abord a son alinea 1 que « quiconque appartient no- -cret de 1876 precite. Les trois declarations suivantes, des toirement a une confession ou a une union religieuse (einer 16 mai, 25 mai et 5 decembre 1905, bien que disant positi- Konfession oder Religionsgenossenschaft), ne peut se ,liberer vement, d'une maniere expresse et formelle, que Dubail se de l'obligation des impöts que lorsqu'il s'est retire de la con- -retire ... , qu'il ne veut plus payer l'impöt et qu'il demande a fession ou de l'union confessionnelle respective au mo yen etre raye de Ia liste des contribuables, ne sont pourtant pas d'une declaration expresse et formelle (art. 8 de Ia loi sur -conformes non plus au prescrit de l' art. 6 du decret susvise, l'organisation des cultes) :Ick et le second alinea dispose, en attendu qu'eHes declarent seulement que Dubail se retire de outre, que « cette declaration, pour etre valable, ne doit pas la paroisse de Porrentruy, alors que Ia disposition du decret AS 34 I - HJOB

50 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bund('sverfassung. Ill. Glaubens- und Gewissensfreiheit. Steuern zu Kultuszwecken. N0 7. 51 susmentionnee dispose imperativement qu'on ne peut se libe- en question ; or Dubail, qui aurait pu recourir alors contre ce rer de I'obligation de payer les impots de culte que Iorsqu'on refus aupres du prefet, puis au Conseil executif, n'a pas cru s'est retire de Ia confession on de l'union confessionnelle 1'es- devoir faire usage de ce moyen. pective, termes dont se sert deja l'art. 8 de Ia Ioi sur les 10. - Enfin Ia cinquieme et derniere declaratioll emanee cultes. Or il est incontestable que Ia declaration de sortie de de Dubail est celle qui figure dans I'opposition qu'il a faite Ia paroisse catholique de Porrentruy ne saurait etre conside- le 4 avril 1906 au commandement de payer qui lui avait ete ree comme aquivalant a une declaration de sortie de l'Eglise adresse pour l'impot de 1905. Or, en dehors de ce qu'une catholique, soit de Ia communaute catholique teIle qu'elle declaration de sortie faite par Ia voie d'une opposition a un existe dans le canton de Berne, attendu que Ia dite paroisse commandement de payer n'apparait point, en la forme ne constitue qu'une partie de celle-ci, sans constituer. une comme repondant aux exigences de l'art. 7 du decret precit~ communaute 1'eligieuse independante. (voir arret du Tribunal federal dans la cause Müller et con- 11 est vrai que dans Ia declaration IegaIisee du 23/25 mai sorts, RO 2 p. 395 consid. 4), cette declaration, consideree 1905 Dubail dit, en s'appuyant sur l'art. 49 CF, « ne pas. dans sa teneur, ne remplit pas mieux que les precedentes Ies vouloir payer d'impöt ä une communaute ä laquelle II declare conditions posees ä Part. 6 du predit decret. Le recourant formellement ne plus appartenir ~, qu'il « proteste contre- en effet, bien qu'il y parle du culte « catholique-romain ", n~ tout impöt du culte catholique-romain " et demande «. Ia ra- ~e?lare pas qu'il en sort, mais uniquement qu'il forme oppodiation de son nom de cette communaute religieuse~. Si l'on sItIOn au commandement de payer, par le motif qu'il c esrapproche toutefois ces decIarations de la circonstance que, time » ne plus appartenir au dit culte, ensuite de ses decla-

dans leur partie initiale et principale, Dubail declare expres- rations de sortie precedentes, qu'il tlit renouveler et maintesement se retirer de Ia paroisse catholique-romaine de Por- nir; or ces declarations, ainsi qu'll a ete dit, n'avaient trait rentruy, ce qui limite incontestablement a cette paroisse le qu'a. Ia sortie du recourant de la. paroisse cathoIique de Porsens du mot « communaute religieuse' employe dans Ia. rentruy et non de l'Eglise catholique bernoise. suite de l'acte, et si l'on envisage en outre que 1e « culte Et meme s'il etait pe1'mis d'envisager l'opposition au comcatholique-romain ~ n'est pas mentionne pour Iui-meme~ mandemellt de payer, tant a Ia forme qu'au fond, comme une comme objet de Ia declaration de sortie, mais seulement decJaration de sortie de l'Eglise catholique romaine reponpour protester contre tout impöt a payer ä ce culte, il fant dant aux exigences des art. 6 et 7 du decret, iI ne s'ensuiadmettre que c'etait au dit culte, pris dans le sens paroissial vrait point encore que cette decIaration fUt suffisante pour et non cantonal de ce terme, que le refus de l'impöt s'appli- operer Ia sortie effective du recourant de Ia dite Eglise et sa quait. liberation des impöts litigieux. En effet cette declaration de TI n'est, en outre, pas hors de propos d'observer ici, en ce sortie, - qui serait Ia premiere ayant ce sens et cette porqui a trait a Ia predite declaration du 23/25 mai, d'une part~ Me, - ne pouvait, aux termes de l' art. 7 du decret, avoir qu'elle avait eta adressee au Conseil de paroisse neuf jours cette consequence que si elle avait ete suivie d'une seconde seulement apres celle du 16 mai 1905, laquelle doit etre declaration a 30 jours de distance, par acte dument Iegalise ; consideree comme Ia premiere declaration positive de sortie, ~ette seconde declaration n'ayant jamais eu lieu, Ia premiere, celle du 10 mars 1905 n'etallt qu'eventuelle ou condition- a supposer qu'on puisse Iqi reconnaitre ce caractere, ne saunelle; et, d'autre part, que le Conseil de paroisse avait re- rait en tout cas, ä elle seule, deployer d'effet. pondu le 5 juin suivant par un refus de reconnaitre la sortie Le recours est ainsi, ensuite de tout ce qui precMe, mal 52 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassnng. 111. Glaubens- und GewissensfreiheIt. Steuern zu Kultuszwecken. N0 7. 53

fonde au point de vue du droit cantonal bernois regissant la lique ou protestante, c' est la declaration de sortie de cette matiere, soit du decret du 2 decembre 1876 et de Ia loi du Eglise, teIle qu'elle est prevue et reconnue par la Iegislation 18 janvier 1874. cantonale bernoise, et non celle de la paroisse seulement, qui 11. - Le recours soutient, eventuellement, que les dispo- peut etre valablement requise et exigee, puisque c'est cette sitions cantonales susvisees sont contraires aux principes Eglise qui apparait seule, dans son ensemble, comme la consacres par Part. 49 CF et que les dites dispositions de Ia c communaute religieuse» dont le contribuable doit sortir loi bernoise du 18 janvier 1874 et du decret du 2 decembre pour pouvoir ~tre tibere de ses impots du culte, m~me pa- 1876, avec l'interpretation que leur a donnee le juge de Por- roissiaux. rentruy, sont inconsti~utionnelles. C'est 18. ce que le Tribunal federal a expressement reconnu considere comme justifie. . Dr Ed. Müller, consid. 5 in fine, dans les termes suivants En effet, en ce qui concerne d'abord Ia declaration de reproduits de l'original en langue allemande, RO 2 p. 396 ; sortie exigee par la Ioi et Ie decret bernois precites, 1'0n ne « L'art. 49 CF ne parIe que de communautes religieuses saurait pretendre qu'elle soit en opposition avec l'art. 49 CF. et ne peut nullement ~tre interprete dans ce sens que dans L'exigence d'une semblable declaration par la Iegislation les cantons Oll, comme c'est le cas ä Beme, il existe une cantonale a e16 reconnue Heite lorsqu'il est etabli, - comme Eglise nationale, il soit licite de sortir d'une paroisse indivi- c'est le cas pour le recourant, - que Ia personne dont il duelle, qui constitue seulement un membre de la communaute s'agit faisait partie jusqu'alors de la communaute religieuse reIigieuse existant comme Eglise nationale, et que cette sortie en question. Dubail ne nie pas davantage appartenir a Ia con- puisse avoir pour consequence Ia liberation des impots du fession catholique-romaine dans le sens general et dogmatique culte de cette Eglise; un sembIable effet ne peut se produire du terme, et son intention manifeste est seulement d'echap- qu'a Ia suite de la sortie de Ia communaute religieuse elleper aux impots du culte, en declarant simplement vouloir m~me, soit du fait de la non-appartenance a celle-ci. Mais

sortir de Ia paroisse de Porrentruy, sans avoir fait, ainsi cette non-appartenance doit ~tre prouvee par des faits c'estqu'on 1'a vu plus haut, une declaration de sortie de Ia com- a-dire dans l'espece au moyen d'nne declaration de sortie ne lllunau16 religieuse proprement dite, soit de l'Eglise catho- donnant lieu a aucune equivoque, declaration qui, ainsi qu'il Iique, branche romaine, teIle qu' ellel existe et est reconnue a ete demontre, fait defaut dans le cas particulier. > (Voir dans le canton de Berne. aussi l'arr~t du Tribunal federaldans la cause Götz-Niggli du Or Ies formaIites et conditions exigees par Ie droit bernois 16 juin 1893, consid. 5.) pour Ia validite de cette declaration ne se caracterisent point 12. - TI suit de tout ce qui precMe que les dispositions comme contraires au principe pose par l'art. 49 CF. Ces for- de Ia legislation bernoise incriminees, notamment celles du malites, et notamment I'exigence de deux declarations laites decret du 2 decembre 1876, ne sont pas en contradiction ä 30 jours d'intervalle , peuvent paraitre compliquees et ri- avec l'art. 49 CF Iorsqu'elles exigent que celui qui veut s'afgoureuses, mais elles n'impliquent pas une atteinte portee a franchir des impots speciaux d'un culte organise en Eglis~ la liberte de conscience et de croyance, garantie par la pre- nationale, declare sa sortie non seulement de la paroisse, dite disposition constitutionnelle, puisqu'elles n'exigent qu'une mais aussi de l'Eglise nationale (dans Ie cas particulier de seule chose, la declaration de sortie de l'EgIise nationale ou l'Eglise catholique cantonale, branche romaine), ä laquelle il associatiou religieuse que cela concerne. Lorsqu'il existe, a appartenu comme contribuable jusqu'alors. comme dans le canton de Berne, une Eglise nationale, catho- 54 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. IV. Gerichtsstand des Wohnortes. N° 8. 55

Dispositiv

Par ces motifs, 1.liefem ~"ge, nadjbem ller lRefurrent ol}ne @ntfdjuIbigung clUssge::: Le Tribunal federal blie6en war: 1/1. :tler \,ssr.oaeu roirb neu bettagt auf :tlieuftag ben Le recours est rejete comme non fonde, dans le sens des considerants ci-dessus. 1I~~erlennung ber tatfiidjIidjen stlagegrünbe unb meraid)t auf of,@tnreben angefel}en würbe. 3. :tlem ~efIngten wirb für fein un::: 'l/entfdjuIbigte6 ~u~btei6en eine Drbnungssbuue \).on 5 ljr. aufer:::

her neuen merl}anblung \)om 17. Selltember 1907 war ber ~e. Die Unzu~t.ändigkeit des Richters gemäss Art. 59 BV schliesst aus.. '\)er!augte, bau bie merfiigung be6 @inae(rid)ter~ \)om 27. ~uguft fur~6eUagten wegen 3nfompetena \)Olt ber S)nnb, ba bel' iRefurrent bn fidj erge6en: fein orbentIid)c6 :tl.omiaif in ~tnningen 9nue unb ber mermerf l'id}" feine @erid)t6ftanbssnbrebe fei. @leid)3eitig wie~ er j:ln~ ~e~ ~inselt"idjter be~ ~esi1:f~geridjt~ Büttdj .im orbentlidjen metfnl}reu ~lIgl1~t ab, inbe~ er aUssfül}rte: :tlie merfüguug ftege burdjnu6 llu6liaierte ,3eitung nufgegeben l}\ttte. 3n ben betreffenbcn ~efteU::: mer9nnbftmg feine 3nfom:petens 3U erlläreu, fonbern er l}n6e an::: fd)einen ift ng, ~rfüUungss. unb Bnl}fungssort Bürid) genannt. ,g:fid)t~ bcr 6adjlage unb fotange bic ~inrebe ber Unsuftiinbigfeit mie ?IDeifung entl}ielt oie ~emedung: ,,:tlie ,3uftänbigleit ber ntdjt gefteUt geroefen fef mit ber ~ögnd)feit red)nen müHen, bna "aürdj. @eridjte fou ucrtrngIidj feftgefteUt fein. ~efIngter l}at 3wei::: ;her lRetunent bas aürd). ~orum anerfennen werbe. :tlie erfte "geben." :tlie ~frur~6efragte l}ntte bor @inreidjung oer ?IDeifung, 1l.le~9asb biefem nad) gefe~Iid}er morfdjrift eine Drbnungsbua e unb eine ~ntfdjiibigung an oie @egenllitrtci 'l}a6e auferlegt werben ftämigfeit oess aürdj. ~id)ter~ anerrenne; bei ~liUfd}weigen bess müHen. u:~U. ~ss tft ftreitig, ob ber ~efutrent ü6erl}aullt nidjt .ober \Jet::: netnenb geannlJ.ortet l}\'tt. :tler @inaefrid)ter [ub bie !pnrteien aur

Disposizioni modificate da allora

Questa decisione interpreta disposizioni il cui atto è stato nel frattempo nuovamente consolidato. Se sia cambiato l’articolo stesso non è registrato.

  • Costituzione federale della Confederazione Svizzera, Art. 59 — l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 gennaio 2000, 10 giugno 2001, 2 dicembre 2001, 3 marzo 2002, 1 aprile 2003, 1 agosto 2003, 8 febbraio 2004, 2 marzo 2005, 27 novembre 2005, 21 maggio 2006, 1 gennaio 2007, 1 gennaio 2008, 30 novembre 2008, 17 maggio 2009, 27 settembre 2009, 29 novembre 2009, 7 marzo 2010, 28 novembre 2010, 1 gennaio 2011, 11 marzo 2012, 23 settembre 2012, 3 marzo 2013, 9 febbraio 2014, 18 maggio 2014, 14 giugno 2015, 1 gennaio 2016, 12 febbraio 2017, 24 settembre 2017, 1 gennaio 2018, 23 settembre 2018, 1 gennaio 2020, 1 gennaio 2021, 7 marzo 2021, 28 novembre 2021, 13 febbraio 2022, 1 gennaio 2024 e 3 marzo 2024.

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