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PE.2010.0123

CDAP - PE.2010.0123 - 2010-08-16 - A.________ c/Service de la population (SPOP)

Rubrum

N° affaire: PE.2010.0123

Autorité / Date décision: CDAP, 16.08.2010

Juge: VP

Greffier: CBA

Parties: A.________ c/Service de la population (SPOP)

Descripteurs: AUTORISATION DE SÉJOUR · REGROUPEMENT FAMILIAL · DIVORCE · UNION CONJUGALE · CAS DE RIGUEUR

Références légales: LEI-43-1, LEI-50-1, LEI-50-1-a, LEI-50-1-b, LEI-50-2

TRIBUNAL CANTONAL

COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

Arrêt du 16 août 2010

Composition

M. Vincent Pelet, président; MM: Jean-Claude Favre et Jacques Haymoz, assesseurs; M. Christophe Baeriswyl, greffier.

Recourant

A.________, à 1.********, représenté par l'avocat Daniel PACHE, à Lausanne,

Autorité intimée

Service de la population (SPOP), à Lausanne,

Objet

Révocation

Recours A.________ c/ décision du Service de la population (SPOP) du 4 février 2010 révoquant son autorisation de séjour

Résumé

Ressortissant brésilien dont l'autorisation de séjour a été révoquée à la suite de son divorce. Conditions posées à la prolongation de son autorisation de séjour au sens de l'art. 50 al. 1 et 2 LEtr non réalisées: l'union conjugale a duré moins de trois ans; aucune raison personnelle majeure ne justifie la poursuite du séjour en Suisse du recourant. Recours rejeté.

Faits

A.

A.________, ressortissant brésilien né le 22 septembre 1981, a épousé le 13 avril 2007 à 2.********, au Brésil, B.________, une compatriote née le 13 août 1982, titulaire d'une autorisation d'établissement (permis C). Il est entré en Suisse le 24 octobre 2008 et s'est annoncé trois jours plus tard au Bureau des étrangers de la commune de 3.********. Il a été mis le 9 avril 2009, ceci jusqu'au 23 octobre 2010, au bénéfice d'une autorisation de séjour par regroupement familial pour vivre auprès de son épouse. Le couple n'a pas eu d'enfant.

B.

Par jugement du 8 juillet 2009, le Tribunal civil d'arrondissement de 4.******** a prononcé le divorce des époux A.________-B.________.

C.

Sur réquisition du Service de la population (ci-après: le SPOP), la police a entendu B.________ et A.________, respectivement le 28 août 2009 et le 5 octobre 2009, sur les motifs et les circonstances de la séparation. On extrait des procès-verbaux d'audition les passages suivants:

- audition de B.________:

"D. 3 Quelle est la date de votre séparation. Qui l’a voulue et pour quels motifs?

R Nous nous sommes séparés en avril 2009, à ma demande. En effet, alors qu’il était encore au Brésil, j’ai fait la connaissance d’une personne, en Suisse, en février 2008. Etant enceinte depuis peu d’avec cette personne, je n’ai pas eu le courage de l’annoncer à mon mari. Ce dernier a bien vu que j’étais enceinte et il pensait être le père. En avril 2009, je lui ai annoncé que l’enfant n’était pas de lui. Cela s’est mal passé et finalement il a quitté mon appartement pour partir à 1.********. Depuis, nous avons divorcé et je ne le vois plus.

D.

4 Avez-vous fait l’objet de violences domestiques? R Non.

D.

5 Ne devez-vous pas admettre vous être mariée uniquement dans le but que M. A.________ puisse obtenir un permis de travail dans notre pays ?

R Non. Il était bien au Brésil et c’est moi qui l’ai poussé à venir, en pensant que cela allait bien marcher entre nous."

- audition de A.________:

"D.3 Quelle est la date de votre séparation ? Qui l’a voulue et pour quels motifs?

R. Nous nous sommes divorcé le 13.07.2009. Nous avons discuté ensemble, et comme nous nous entendions plus, nous avons décidé de nous séparer.

D.4 Avez-vous fait l’objet de violences domestiques?

R. Non jamais.

0.5 Ne devez vous pas admettre vous être marié uniquement dans le but d’obtenir un permis de travail dans notre pays?

R. Jamais, je me suis marié car je l’aimais."

Le 30 novembre 2009, le SPOP a informé A.________ qu'il envisageait de révoquer son autorisation de séjour, au motif qu'il avait divorcé et que la poursuite de son séjour en Suisse ne se justifiait dès lors plus.

L'intéressé s'est déterminé dans une lettre du 15 décembre 2009. Il a expliqué que le divorce était dû à l'adultère de son ex-épouse. Il a ajouté qu'il était bien intégré en Suisse tant sur le plan professionnel que social. Il a joint à cet effet un certificat de travail intermédiaire de son employeur, la société 5.********, à 6.********, ainsi qu'une liste de personnes de référence.

Le 17 décembre 2009, l'employeur de A.________ a écrit au SPOP la lettre suivante:

"[...]

Monsieur A.________ est au bénéfice d’un contrat de durée indéterminée au sein de notre entreprise depuis le 1 avril 2009, en qualité de "monteur télécom", soit affecté à des prestations de montage d’équipements techniques de radiotéléphonie mobile.

La formation inhérente à l’exercice de ce type d’activité a nécessité un investissement important de notre part. Bien que la situation en Suisse du marché du travail puisse prétendre à trouver du personnel volontaire en raison de la conjoncture, peu de personnes ont de l’expérience dans ce domaine. En raison des connaissances dont dispose notre collaborateur en matière d’installation de matériel des équipements des opérateurs Sunrise et Orange, nous considérons que le départ de celui-ci causerait un réel préjudice à l’entreprise.

Monsieur A.________ s’est acquitté de façon exemplaire depuis le début de son activité au sein de notre société de toutes les tâches lui ont été confiées. Son travail est excellent et son comportement envers l’entreprise et ses collègues est exemplaire.

Pour ces raisons, nous lui accordons toute notre confiance et vous prions de prendre en considération ce qui précède afin de statuer sur sa situation.

[...]"

D.

Par décision du 4 février 2010, le SPOP a révoqué l'autorisation de séjour d'A.________ et lui a imparti un délai d'un mois pour quitter la Suisse. Les motifs de cette décision sont les suivants:

"Compte tenu que:

- l’intéressé a été mis au bénéfice d’une autorisation de séjour par regroupement familial à la suite de son mariage célébré à l’étranger avec une compatriote au bénéfice d’une autorisation d’établissement en date du 9 avril 2009;

- le couple est divorcé depuis le 13 juillet 2009;

- la vie conjugale en Suisse a duré moins d’une année;

- aucun enfant n’est issu de cette union;

- l’intéressé n’a pas d’attaches particulières dans notre pays;

- il ne fait pas état de qualifications professionnelles particulières.

En conséquence, la poursuite de son séjour ne se justifie plus et ne peut plus être autorisée, en application des articles 43 et 50 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr)."

E.

Par acte du 16 mars 2010, A.________, par l'intermédiaire de son conseil, a recouru contre cette décision devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal, en concluant au maintien de son autorisation de séjour.

Dans sa réponse du 29 mars 2010, l'autorité intimée a conclu au rejet du recours.

Le recourant a déposé un mémoire complémentaire le 28 juin 2010. Il a sollicité par ailleurs la fixation d'une audience et l'audition de son employeur.

L'autorité intimée s'est déterminée sur cette écriture le 6 juillet 2010.

Les arguments respectifs des parties seront repris ci-après dans la mesure utile.

Le tribunal a statué par voie de circulation.

Considérants

1.

Déposé dans le délai de trente jours fixé par l’art. 95 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36), le recours est intervenu en temps utile. Il respecte au surplus les conditions formelles énoncées à l’art. 79 LPA-VD.

2.

Le recourant a requis de pouvoir s'exprimer oralement en audience; il a sollicité en outre le témoignage de son employeur.

a) Le droit d'être entendu comprend le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise au détriment de l'intéressé, de fournir des preuves pertinentes, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins d'en prendre connaissance et de se déterminer à son propos, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 124 II 132 consid. 2b p. 137 et les arrêts cités). En particulier, le droit de faire administrer des preuves suppose notamment que le fait à prouver soit pertinent et que le moyen de preuve proposé soit apte et nécessaire à prouver ce fait. Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend toutefois pas le droit d'être entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). L'autorité peut donc mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 2A.5/2007 du 23 mars 2007 consid. 3.4; 131 I 153 consid. 3; 130 II 425 consid. 2.1 et les arrêts cités).

b) Le tribunal n'a pas donné suite aux requêtes du recourant, car il s'estime suffisamment renseigné pour statuer sur le litige.

3.

En dehors des cas où une disposition légale prévoit expressément le contrôle de l’opportunité d’une décision, la Cour de droit administratif et public n’exerce qu’un contrôle en légalité, c’est-à-dire qu’elle examine si la décision entreprise est contraire à une disposition légale ou réglementaire expresse, ou relève d’un excès ou d’un abus du pouvoir d’appréciation (art. 98 de la loi cantonale du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative, LPA-VD, RSV 173.36). La loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr, RS 142.20) ne prévoyant aucune disposition étendant le pouvoir de contrôle de l’autorité de recours à l’inopportunité, ce grief ne saurait donc être examiné par la cour de céans.

Il y a abus du pouvoir d’appréciation lorsqu’une autorité, usant des compétences qui lui sont dévolues par la loi, se laisse guider par des considérations non pertinentes ou étrangères au but des dispositions applicables, ou encore lorsqu’elle statue en violation des principes généraux du droit administratif que sont l’interdiction de l’arbitraire, l’égalité de traitement, la bonne foi et la proportionnalité (cf. ATF 116 V 307, consid. 2).

4.

a) Aux termes de l'art. 43 al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20), le conjoint étranger du titulaire d'une autorisation d'établissement, ainsi que ses enfants célibataires de moins de 18 ans ont droit à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité à condition de vivre en ménage commun avec lui.

b) En l'espèce, les époux A.________-B.________ ont divorcé le 29 juin 2009. Le recourant ne peut dès lors plus se prévaloir de son mariage pour fonder la poursuite de son séjour en Suisse.

5.

a) Aux termes de l'art. 50 al. 1 LEtr, après dissolution de la famille, le droit du conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu de l'art. 43 LEtr subsiste lorsque l'union conjugale a duré au moins trois ans et que l'intégration est réussie (let. a) ou lorsque la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures (let. b).

b) En l'espèce, l'union conjugale ayant duré moins de trois ans, seule l'existence de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr pourrait justifier la poursuite du séjour en Suisse du recourant.

L'art. 50 al. 2 LEtr - repris à l'art. 77 al. 2 OASA - précise que les raisons personnelles majeures visées à l'al. 1 let. b sont notamment données lorsque le conjoint est victime de violence conjugale et que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise. Selon la jurisprudence, l'art. 50 al. 1 let. b et 2 LEtr a pour vocation d'éviter les cas de rigueur ou d'extrême gravité. Ces dispositions ne sont pas exhaustives (voir le terme "notamment") et laissent aux autorités une certaine liberté d'appréciation humanitaire. La violence conjugale ou la réintégration fortement compromise dans le pays d'origine peuvent revêtir une importance et un poids différents dans cette appréciation et, selon leur intensité, suffire isolément à admettre l'existence de raisons personnelles majeures (ATF 136 II 1 consid. 5.3; arrêt 2C_663/2009 du 23 février 2010 consid. 3). S'agissant de la réintégration sociale dans le pays de provenance, l'art. 50 al. 2 LEtr exige qu'elle semble fortement compromise ("stark gefährdet"). La question n'est pas de savoir s'il est plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle, professionnelle et familiale, seraient gravement compromises (arrêt 2C_663/2009 précité consid. 3 in fine et les références).

Dans le cas particulier, le recourant ne séjourne en Suisse que depuis octobre 2008, soit depuis un peu moins de deux ans. Sur le plan professionnel, il travaille depuis avril 2009 pour l'entreprise 5.********, à 6.********, comme monteur télécom. Son employeur, dans une attestation figurant au dossier (voir ég. pièce 1 bordereau recours), souligne l'excellence de son travail et l'exemplarité de son comportement envers l'entreprise et ses collègues. Sur le plan social, le recourant dit avoir de nombreux amis et faire partie de sociétés sportives. Ces éléments permettent de qualifier l'intégration du recourant de bonne; elle n'est toutefois pas à ce point exceptionnelle que l'on ne pourrait raisonnablement exiger du recourant un retour dans son pays. Le recourant est en effet jeune et en bonne santé. En outre, toute sa famille vit au Brésil. Sa réintégration sociale dans son pays, qu'il a quitté il y a moins de deux ans à l'âge de 27 ans, ne semble dans ces circonstances guère compromise. Il est certes probable qu'il se trouvera dans une situation économique moins favorable que ce qu'elle est dans notre pays, mais comme rappelé ci-dessus, cela ne suffit pas à admettre l'existence de raisons personnelles majeures. Le recourant fait valoir que son épouse, qui a commis un adultère, est la seule responsable du divorce et qu'il a été très affecté par cette situation. Il n'allègue toutefois pas souffrir de dépression ou suivre une thérapie. Quoi qu'il soit, ces circonstances, qui ne sauraient être assimilées à des violences conjugales ou à un décès subi du conjoint, ne suffisent pas non plus à admettre l'existence de raisons personnelles majeures. Le recourant expose en outre que son employeur a beaucoup de difficulté à trouver du personnel qualifié dans le domaine de l'installation d'antennes de téléphonie mobile. Il a produit à cet égard les réponses négatives reçues par son employeur des entreprises de placement 7.******** et 8.********. Cette argumentation n'est pas pertinente dans le cadre de l'examen d'un cas de rigueur.

Au regard de ces éléments, c'est à juste titre que l'autorité intimée a révoqué l'autorisation de séjour du recourant.

6.

Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée. L'autorité intimée impartira au recourant un nouveau délai de départ. Vu l'issue du litige, le recourant supportera les frais de justice. Il n'aura par ailleurs pas droit à l'allocation de dépens.

Dispositif

Par ces motifs la Cour de droit administratif et public

du Tribunal cantonal arrête:

I. Le recours est rejeté.

II.

La décision du Service de la population du 4 février 2010 est confirmée.

III.

Un émolument de justice de 500 (cinq cents) francs est mis à la charge d'A.________.

IV.

Il n'est pas alloué de dépens.

Lausanne, le 16 août 2010/dlg

Le président: Le greffier:

Disposizioni modificate da allora

Questa decisione interpreta disposizioni il cui atto è stato nel frattempo nuovamente consolidato. Se sia cambiato l’articolo stesso non è registrato.

  • Ordinanza sull’ammissione, il soggiorno e l’attività lucrativa, Art. 77 — letto nella versione del 1 luglio 2010; l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 gennaio 2011, 24 gennaio 2011, 1 gennaio 2012, 1 dicembre 2012, 1 gennaio 2013, 1 febbraio 2013, 1 luglio 2013, 1 dicembre 2013, 1 gennaio 2014, 1 luglio 2014, 1 settembre 2014, 1 novembre 2014, 1 gennaio 2015, 1 marzo 2015, 1 luglio 2015, 20 luglio 2015, 1 settembre 2015, 15 ottobre 2015, 1 gennaio 2016, 16 maggio 2016, 1 agosto 2016, 1 gennaio 2017, 1 marzo 2017, 1 maggio 2017, 1 gennaio 2018, 1 luglio 2018, 15 settembre 2018, 1 gennaio 2019, 1 giugno 2019, 1 novembre 2019, 1 gennaio 2020, 1 aprile 2020, 1 gennaio 2021, 1 gennaio 2022, 12 marzo 2022, 22 novembre 2022, 1 gennaio 2023, 23 gennaio 2023, 1 febbraio 2023, 1 settembre 2023, 1 gennaio 2024, 1 giugno 2024, 1 gennaio 2025, 1 dicembre 2025, 1 gennaio 2026, 22 aprile 2026 e 12 giugno 2026.
  • Legge federale sugli stranieri e la loro integrazione, Art. 43 e Art. 50 — letto nella versione del 15 maggio 2010; l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 dicembre 2010, 1 gennaio 2011, 24 gennaio 2011, 1 ottobre 2011, 11 ottobre 2011, 29 settembre 2012, 1 gennaio 2013, 1 luglio 2013, 1 gennaio 2014, 20 gennaio 2014, 1 febbraio 2014, 1 marzo 2015, 1 luglio 2015, 20 luglio 2015, 29 settembre 2015, 1 ottobre 2015, 1 ottobre 2016, 1 gennaio 2017, 1 gennaio 2018, 1 luglio 2018, 15 settembre 2018, 1 gennaio 2019, 1 marzo 2019, 1 giugno 2019, 1 dicembre 2019, 1 aprile 2020, 1 luglio 2021, 2 ottobre 2021, 1 maggio 2022, 1 giugno 2022, 1 settembre 2022, 22 novembre 2022, 17 dicembre 2022, 1 aprile 2023, 1 luglio 2023, 1 settembre 2023, 15 ottobre 2023, 1 giugno 2024, 1 luglio 2024, 1 gennaio 2025, 1 aprile 2025, 28 maggio 2025, 15 giugno 2025, 1 agosto 2025, 1 febbraio 2026 e 12 giugno 2026.
  • Costituzione federale della Confederazione Svizzera, Art. 29 — letto nella versione del 7 marzo 2010; l’atto è stato nuovamente consolidato il 28 novembre 2010, 1 gennaio 2011, 11 marzo 2012, 23 settembre 2012, 3 marzo 2013, 9 febbraio 2014, 18 maggio 2014, 14 giugno 2015, 1 gennaio 2016, 12 febbraio 2017, 24 settembre 2017, 1 gennaio 2018, 23 settembre 2018, 1 gennaio 2020, 1 gennaio 2021, 7 marzo 2021, 28 novembre 2021, 13 febbraio 2022, 1 gennaio 2024 e 3 marzo 2024.
  • LOI sur la procédure administrative, Art. 79 e Art. 95 — letto nella versione del 1 gennaio 2009; l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 settembre 2010, 1 gennaio 2011, 1 febbraio 2017, 1 aprile 2018, 1 dicembre 2020 e 1 settembre 2025.

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