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GARDNER c/ Municipalité de Mont-sur-Rolle, Etablissement cantonal d'assurance contre l'incendie

Rubrum

N° affaire: AC.2008.0094

Autorité / Date décision: JI, 22.01.2009

Juge: PJ

Greffier: ESN

Parties: GARDNER c/ Municipalité de Mont-sur-Rolle, Etablissement cantonal d'assurance contre l'incendie

Descripteurs: DÉCISION · DÉCISION{ART. 5 PA} · DISPOSITIF · LPA-VD-3

Références légales: LJPA-29

Av. Eugène-Rambert 15
1014 Lausanne

Cour de

droit administratif et public


Tél : 021/316 12 52

AC.2008.0094 (PJ) Recours Christopher GARDNER c/ décision de la Municipalité de Mont-sur-Rolle du 3 avril 2008 (permis d'habiter; largeur d'escalier selon normes ECA; mise en conformité)

DECISION

Le juge instructeur,

- vu le recours déposé le 23 avril 2008,

- vu la convention des 19 et 20 janvier 2009 par laquelle, après réalisation d'une solution constructive préconisée par l'ECA, le recourant retire son recours, l'autorité intimée retire la décision attaquée et la remplace par le permis d'habiter délivré le 24 décembre 2008, chaque partie gardant ses frais et renonçant à l'allocation de dépens,

- vu les art. 49 à 52, 55 à 57, 85 al. 3, 91 et 94 al. 1 let. c LPA,

Résumé

La simple mention des directives de l'ECA dans le permis de construire et dans la synthèse CAMAC est insuffisante pour valoir décision (ici sur l'obligation d'élargir l'escalier) car on doit exiger des décisions administratives qu'elles formulent de manière clairement reconnaissable les points sur lesquels elles fixent les droits et obligations de leur destinataire (art. 3 LPA, anc. art. 29 LJPA; art. 5 PA), ce qui implique qu'elles ne se contentent pas seulement d'énoncer le contenu des normes applicables (voire d'y renvoyer seulement comme en l'espèce), mais qu'elles les appliquent concrètement en formulant clairement les obligations imposées au constructeur (AC.2004.0047 du 4 octobre 2004).

Considérants

- que les parties ne peuvent pas transiger sur le sort des frais (AC.2005.0070 du 23 août 2005),

- que le recourant faisait valoir sans être contredit que le permis de construire a été délivré pour un projet prévoyant un escalier large de 90 cm,

- que la décision attaquée se fonde, pour refuser le permis d'habiter, sur la mention des directives de l'ECA dans le permis et dans la synthèse CAMAC,

- que cette mention est insuffisante pour valoir décision car on doit exiger des décisions administratives qu'elles formulent de manière clairement reconnaissables les points sur lesquels elles fixent les droits et obligations de leur destinataire (art. 3 LPA, anc. art. 29 LJPA; art. 5 PA), ce qui implique qu'elles ne se contentent pas seulement d'énoncer le contenu des normes applicables (voire d'y renvoyer seulement comme en l'espèce), mais qu'elles les appliquent concrètement en formulant clairement les obligations imposées au constructeur (AC.2004.0047 du 4 octobre 2004),

- qu'ainsi, même si le recourant a accepté une modification de l'escalier avant de recevoir le permis d'habiter litigieux, on ne saurait considérer qu'il a succombé en sens de l'art. 49 al. 1 LPA,

- qu'un émolument peut être mis à la charge de la commune, l'art. 52 LPA n'en exonérant que l'Etat cantonal et la Confédération, conformément aux principes consacrés par l'ancien art. 55 LJPA (Exposé des motifs du Conseil d'Etat, p. 32 du tiré à part),

- qu'il y a toutefois lieu d'y renoncer en l'espèce compte tenu de l'issue du recours,

- que, les parties ayant renoncé à des dépens, il n'y a pas lieu d'en allouer,

d é c i d e :

I. La cause est rayée du rôle.

II. Il n'est pas par perçu de frais ni alloué de dépens.

Lausanne, le 22 janvier 2009

Le juge instructeur:

Pierre Journot

La greffière:

Estelle Sonnay

La présente décision peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée.

Disposizioni modificate da allora

Questa decisione interpreta disposizioni il cui atto è stato nel frattempo nuovamente consolidato. Se sia cambiato l’articolo stesso non è registrato.

  • Legge sul Tribunale federale, Art. 82 e Art. 113 — letto nella versione del 1 gennaio 2009; l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 gennaio 2011, 1 aprile 2011, 5 dicembre 2011, 1 gennaio 2012, 1 aprile 2012, 1 ottobre 2012, 1 gennaio 2013, 1 febbraio 2013, 1 luglio 2013, 1 gennaio 2014, 1 luglio 2014, 1 agosto 2014, 1 novembre 2015, 1 gennaio 2016, 1 gennaio 2017, 1 aprile 2017, 1 giugno 2017, 1 gennaio 2018, 1 gennaio 2019, 1 gennaio 2021, 1 gennaio 2022, 1 luglio 2022, 1 gennaio 2024, 1 febbraio 2024, 1 luglio 2024, 1 gennaio 2025, 1 aprile 2026 e 13 maggio 2026.
  • Legge federale sulla procedura amministrativa, Art. 5 — letto nella versione del 1 gennaio 2009; l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 gennaio 2011, 1 maggio 2013, 1 gennaio 2015, 1 gennaio 2017, 1 gennaio 2018, 1 aprile 2019, 1 aprile 2020, 1 gennaio 2021 e 1 luglio 2022.
  • Legge federale sulla protezione degli animali, Art. 3, Art. 49, Art. 50, Art. 51, Art. 52, Art. 55, Art. 56, Art. 57, Art. 85, Art. 91 e Art. 94 — letto nella versione del 1 settembre 2008; l’atto è stato nuovamente consolidato il 1 gennaio 2011, 1 gennaio 2013, 1 ottobre 2013, 1 maggio 2014, 1 gennaio 2017, 1 maggio 2017, 1 gennaio 2022 e 1 settembre 2023.

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