07.3266

Tätigkeiten der Kommission für Konjunkturfragen

Bieri Peter · P-M · Ständerat · Zug · Christlichdemokratische Fraktion

Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Berset Alain · 2VP-M · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion

J'ai déposé ce postulat après avoir constaté que la Commission pour les questions conjoncturelles avait décidé, dès 2001, de ne plus remplir le mandat que lui fixe la loi fédérale réglant l'observation de la conjoncture. Je n'y reviens pas, parce que c'est expliqué dans le développement de mon intervention.

Dans sa prise de position au sujet de mon postulat, que je propose pour voir où on en est avec cette commission, le Conseil fédéral précise qu'elle fait partie de la liste des commissions à supprimer, donc que, pour lui, la question ne se pose plus vraiment. Le Conseil fédéral propose cela sans avoir pris connaissance des activités récentes de la commission, et, en particulier, il ne donne pas d'avis sur le fait qu'elle n'observe plus directement la conjoncture depuis six ans et donc qu'elle n'exerce plus le mandat que lui donne la loi susmentionnée.

Il y a deux réponses à la question que je pose: la première, c'est de voir si le mandat de la commission doit être modifié; la deuxième, qui est plus expéditive mais qui peut aussi être justifiée dans certains cas, c'est celle du Conseil fédéral, qui propose simplement de la supprimer. Il faut voir qu'on n'a pas affaire à n'importe quelle commission. En effet, elle existe depuis 1932 et elle a été créée à une époque où l'observation de la conjoncture était considérée comme une tâche importante de l'Etat. C'est moins le cas aujourd'hui, pour des raisons d'évolution historique, mais il me semble qu'il serait quand même utile que cette question soit débattue ici au Parlement. Puisque la prise de position du Conseil fédéral est assez laconique, il serait peut-être utile, Madame la conseillère fédérale, que vous nous donniez maintenant quelques explications sur ce que vous comptez faire dans ce dossier.

Je pose plusieurs questions.

1. Quand est-ce que le message portant sur la suppression de la commission et sur la modification de la loi sera transmis au Parlement?

2. Est-ce que ce message - je crois que ce serait souhaitable - contiendra l'avis du Conseil fédéral sur les activités de la commission, sur la nécessité d'observer la conjoncture?

3. Si l'on supprime la commission, est-ce que cela signifie qu'on va supprimer l'observation de la conjoncture, auquel cas on pourrait abroger la loi? Est-ce que le Conseil fédéral a une autre vision des choses? Est-ce que quelqu'un d'autre, une autre institution pourrait observer l'évolution de la conjoncture?

Je crois qu'il serait intéressant pour nous d'avoir ces informations aujourd'hui.

Si les réponses aux questions sont positives, cela signifie que le Conseil des Etats aura encore l'occasion au moment de l'examen du message de discuter de ces questions, de mener un débat de fond. Je souhaite qu'il puisse avoir lieu pour cette question précisément au sein de la Commission de l'économie et des redevances, qui me semble la plus compétente pour traiter ce dossier.

Si les réponses sont positives - je n'ai pas besoin de faire durer le suspense trop longtemps -, je pourrai retirer mon postulat. Mais, avant de le retirer formellement, j'attends d'abord la réponse de Madame la conseillère fédérale Leuthard.

Leuthard Doris · BR-F · Bundesrat · Aargau

Ich danke Herrn Berset für sein Postulat. Es ist tatsächlich so, dass der Bundesrat im Sinn hat, die Kommission für Konjunkturfragen aufzulösen, dies im Rahmen der Überprüfung der Frage, welche ausserparlamentarischen Kommissionen noch nötig sind. Das ist ja auch ein Auftrag des Parlamentes.

Wir sind zum Schluss gekommen, dass die Kommission für Konjunkturfragen eine derjenigen ist, deren Tätigkeiten heute durch andere Organisationen wahrgenommen werden. Seit ihrer Gründung ist diese Kommission vor allem beratend tätig, und ihre Berichte, die sich zur konjunkturellen Situation äussern, werden seit mehreren Jahren innerhalb der Verwaltung und durch die Konjunkturforschungsstelle der ETH Zürich und von BAK Basel Economics redigiert. Deshalb sind wir zum Schluss gekommen, dass diese beiden Fachstellen heute die Aufgaben wahrnehmen, die für das Parlament und den Bundesrat wichtig sind. Damit ist auch der Wissenstransfer von der Wissenschaft in die Politik gewährleistet; auch das war seinerzeit eine der Aufgaben der Kommission für Konjunkturfragen.

Sie werden diese Begründung, auf die Sie zu Recht hinweisen, deshalb in einer ausführlicheren Fassung in der Botschaft finden. Sie benötigen eine solche Begründung des Bundesrates, weshalb er diese Kommission heute als überflüssig erachtet, und haben Anspruch darauf, die Überlegungen des Bundesrates zu kennen. Wir beabsichtigen, diese Botschaft zuhanden des Parlamentes noch in diesem Jahr zu verabschieden. Somit haben Sie auch im Rahmen dieses Berichtes nochmals Gelegenheit, Näheres über die Begründung zu erfahren. Wir wollen diese Aufgaben nicht generell aufheben, aber es ist so, dass heute andere Organisationen den Vollzug dieser Tätigkeiten übernommen haben. Deshalb geht es nicht um den Inhalt, sondern um einen Transfer der Beratungsaufgabe der Kommission für Konjunkturfragen.

Brändli Christoffel · 1VP-M · Ständerat · Graubünden · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

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