09.3576

Forschungsprogramme zur Bewältigung von Finanz-, Wirtschafts-, Ressourcen-, Klima-, Nahrungsmittel- und Wasserkrisen

Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Antrag der Kommission

Ablehnung der Motion

Antrag Recordon

Annahme der Motion

Proposition de la commission

Rejeter la motion

Proposition Recordon

Adopter la motion

Präsidentin (Forster-Vannini Erika, Präsidentin): Es liegt ein schriftlicher Bericht der Kommission vor.

Maissen Theo · Mit-M · Ständerat · Graubünden · Fraktion CVP/EVP/glp

Nachdem ein Antrag Recordon vorliegt, diese Motion anzunehmen, erlauben Sie mir, doch ein paar Überlegungen seitens der Kommission vorzubringen, die ergänzend zum Bericht sind.

Der Nationalrat hat diese Motion mit 105 zu 77 Stimmen angenommen. Es ist im Nationalrat allerdings keine Diskussion darüber geführt worden. Die Beweggründe für die Zustimmung sind folglich im Einzelnen nicht bekannt. Es ist möglich, dass die Mitglieder des Nationalrates von den geforderten Forschungsmassnahmen derart überwältigt waren, dass es ihnen die Sprache verschlagen hat. Denn wenn man nur den Titel der Motion ansieht, so muss man feststellen, dass es kaum einen Bereich aus der naturwissenschaftlichen Forschung gibt, der von diesem Titel nicht abgedeckt würde, oder dass es kaum Interessen gibt, die davon ausgeschlossen wären.

Die Kommission hat sich über die Antwort des Bundesrates hinaus im Einzelnen über die mit dieser Motion in Zusammenhang stehenden Forschungsaktivitäten informiert. So haben wir zum Beispiel die Liste der im Zusammenhang mit den Stabilisierungsmassnahmen bewilligten Projekte des Schweizerischen Nationalfonds zur Kenntnis genommen. Wir haben dieser Liste entnommen, dass eine grosse Zahl der dort aufgeführten Forschungsvorhaben in die Thematik der Motion hineingeht. Zudem haben wir festgestellt, dass es nationale Forschungsprogramme verschiedenster Art gibt, die auch in diese Richtung gehen. Ich erwähne da das Nationale Forschungsprogramm 61, "Nachhaltige Wassernutzung"; dieses Programm ist mit 12 Millionen Franken dotiert. Es gibt das Nationale Forschungsprogramm 62, "Intelligente Materialien", das mit 11 Millionen Franken dotiert ist. Es gibt auch das Nationale Forschungsprogramm 64, "Chancen und Risiken von Nanomaterialien", das mit 12 Millionen Franken dotiert ist. Diese zwei letzten Forschungsprogramme bezüglich intelligenter Materialien sowie Chancen und Risiken der Nanomaterialien haben aufgrund der Wirkung dieser Materialien auf die menschliche Gesundheit, die Umwelt und die natürlichen Ressourcen offensichtlich sehr viel mit den angesprochenen Themen zu tun.

Ich möchte zudem noch den nationalen Forschungsschwerpunkt Nord-Süd erwähnen. Für die entsprechenden Forschungsprojekte stehen 39 Millionen Franken zur Verfügung. Aus den Berichten wird ersichtlich, um welche Forschungsbereiche es hier im Zusammenhang mit globalen Themen geht: Erwähnt sind Armut, Ernährungssicherheit, Energie, Klimawandel, Wasser, Regierungsführung, Armutsforschung, Mobilität, ländliche Entwicklung, natürliche Ressourcen, Abwasserbewirtschaftung und Gesundheit.

Sie sehen also: Die Schlussfolgerung der Kommission, dass die Probleme in diesen Bereichen erkannt sind, ist voll und ganz gerechtfertigt. Es werden auch entsprechende Forschungen getätigt oder sind eingeleitet, und die Kommission ist auch der Meinung, dass man das in Zukunft noch vermehrt machen soll. Aber dazu braucht es diese Motion nicht. Das ist alles auf dem Wege.

Erlauben Sie mir am Schluss, nicht als Kommissionspräsident, sondern persönlich noch eine Bemerkung anzubringen: Ich bin seit Jahrzehnten mit der landwirtschaftlichen Forschung verbunden, und diese landwirtschaftliche Forschung wird in der Begründung der Motion ja auch angeführt. Als ich den Absender der Motion und die Begründung dazu gesehen habe, wonach es auch um die globalen Nahrungsmittel- und Wasserkrisen gehe, habe ich mich gefragt, wie konsequent die Kreise sind, welche hinter dieser Motion stehen. Denn es gibt Entwicklungen und Technologien, Forschungsvorhaben, die genau in diese Richtung gehen, die aber auf der Gentechnologie basieren. Ich denke da z. B. an jene Technologie, mit der man trockenresistente Getreidesorten züchten will. Da geht es genau um die in der Begründung der Motionäre zu findende Frage betreffend globale Nahrungsmittel- und Wasserkrisen. Wenn natürlich die gleichen Kreise, welche eine solche Motion einreichen, gleichzeitig Forschungsbereiche bekämpfen, die in diese Richtung wirken, frage ich mich, was das Ganze soll. Aber das war eine persönliche Bemerkung, die ich allerdings auch bereits in der Kommission vorgebracht habe.

Ich möchte nun darauf hinweisen, dass auch der Bundesrat die Motion aus diesen Überlegungen heraus ablehnt. Die Kommission beantragt Ihnen einstimmig, diese Motion abzulehnen. Ich möchte noch einmal festhalten: Der Kommission geht es nicht darum, gegen die Forschung zu sein, sondern wir sind der Meinung, dass in diesen Bereichen zu forschen ist. Wir stellen aber auch fest, dass geforscht wird; es gibt auch noch die Ressortforschung innerhalb des Bundes. Darum meinen wir, dass diese Motion in dieser Art nicht notwendig ist.

Wir bitten Sie, dem Antrag der Kommission zu folgen.

Recordon Luc · Mit-M · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion

Tout d'abord, bien que je ne sois pas l'auteur de ce texte, je vous dois quelques excuses, je pense, puisqu'il émane de mes collègues Verts du Conseil national et que je dois bien admettre que ce texte, et surtout son développement, n'ont pas fait ressortir suffisamment le véritable enjeu de la motion. Et les propos, largement compréhensibles, du président de la commission sont en réalité complètement à côté du sujet - excusez-moi de le dire, en toute amitié - un peu par la faute, en effet, de la manière dont cela a été présenté.

En effet, il est bel et bon d'égrener tous les domaines où l'on fait ceci ou cela, puis où il est malheureux qu'on ne puisse pas faire cela, puisqu'il y a des résistances à la recherche ici ou là. Bon, ce n'est pas cela le problème, Monsieur Maissen. Le problème est complètement différent: ce que veut cette motion, c'est mettre ensemble les crises, et elle aurait dû employer le terme de "multicrise". Ce qu'il y a de spécifique dans la crise actuelle, c'est que ce n'est pas une crise, ce sont plusieurs crises. Ce sont des crises financière, économique - cela a été dit -, environnementale, alimentaire, hydrique, etc. Et ces crises, d'une certaine façon, forment un tout. Or on peut évidemment les empoigner - et justement, vos propos illustrent bien le danger - de manière complètement individualisée, sectorielle, sans en percevoir l'effet de synthèse. Mais si l'on veut avoir une chance de changer de paradigme, si l'on veut avoir une chance que cette crise nous permette de redémarrer dans une direction complètement différente, il faudrait justement tenter de regarder ces crises dans leur ensemble et de voir comment, par exemple, une réflexion sur la mutation de l'économie ou du monde financier peut avoir des effets positifs dans le domaine de l'environnement, de l'énergie, de l'alimentation, etc. C'est ce que visait cette motion.

Evidemment, s'il s'agit d'ajouter un programme de plus à tous les programmes, ça n'a pas de sens. Mais si l'on cherche un programme de synthèse, qui apporte véritablement quelque chose, alors là cette motion prend tout son sens. C'est précisément ce que le groupe des Verts, et derrière lui le Conseil national, a voulu faire.

Je ne m'illusionne pas face à une proposition faite, à l'unanimité, par la commission, puisque personne n'a été là pour expliquer ce que visait vraiment cette motion. Mais à tout le moins, j'invite le Conseil fédéral à se pencher sur cette réflexion-là puisque, et il le dit dans sa réponse: il en est - je ne sais pas s'il l'a fait déjà entièrement - au stade de définir de nouveaux programmes de recherche et, d'ailleurs, il le fait régulièrement. Je l'invite donc à se poser la question de savoir si, au lieu de programmes complètement sectorialisés, on ne devrait pas avoir une fois une réflexion d'ensemble sur la manière de faire redémarrer notre économie, notre monde financier, en intégrant les préoccupations alimentaires, hydriques, environnementales, énergétiques, etc.

C'était cela le sens de la proposition et c'est pour cela que je défends l'adoption de cette motion.

Burkhalter Didier · BR-M · Bundesrat · Neuenburg

Je m'exprime brièvement parce que, sur le fond, dans la première interprétation, nous partageons entièrement ce qui a été dit par le président de la commission, Monsieur Maissen. Je ne vais donc pas répéter cela, d'autant moins qu'il semble que ce n'était pas vraiment la question. J'en prends donc acte.

En ce qui concerne la position du Conseil fédéral de manière générale, je crois qu'il est évident que nous devons donner une large priorité à l'encouragement de la recherche, à l'encouragement de l'innovation, tout spécialement dans des périodes difficiles. Il est juste qu'il en soit ainsi. Qu'il faille maintenant imaginer une espèce de grande réflexion sur l'ensemble du réseau des crises pour voir quelles chances globales cela nous permettrait d'avoir, c'est possible, mais ce n'est en tout cas pas tout à fait l'esprit dans lequel le Conseil fédéral approuve les propositions qui lui sont faites pour l'approbation des programmes nationaux de recherche. Les nouveaux programmes viennent d'ailleurs d'être désignés. L'un d'entre eux concerne notamment une meilleure utilisation de la ressource du bois, et pas de toutes les ressources. C'est donc évidemment de nouveau relativement sectoriel. Je dois dire que l'idée défendue par Monsieur Recordon est intéressante, mais elle ne correspond pas à ce qui se fait en principe dans le cadre des programmes nationaux de recherche.

J'aimerais insister sur un autre point: il faut se rendre compte que l'évidence de la nécessité de rechercher toutes les innovations possibles pour faire face aux enjeux posés par les crises actuelles, peut-être de plus en plus globalement et de manière multiple - sur ce point, je peux rejoindre le raisonnement -, est un élément également compris dans le cadre des partenariats public-privé. En effet, si vous regardez ce qui se fait au-delà d'un programme national de recherche ou d'une décision de nos autorités, il y a aussi une prise en considération par l'économie, au sens large, des chances que peuvent offrir ces nouveaux défis. Sans vouloir donner de trop nombreux exemples, je tiens à évoquer toute la discussion autour des nouvelles technologies - des nanotechnologies, par exemple - pour faire face à des problématiques certes sectorielles, mais qui sont engendrées par la crise multiple actuelle. Ces nouvelles technologies répondent à mon avis assez largement à l'enjeu de la motion dans sa version stricte, telle qu'elle est rédigée, ou dans sa version large, telle qu'elle est développée par Monsieur Recordon.

Nous maintenons donc, malgré la nouvelle interprétation, l'idée de rejeter cette motion tout en étant convaincus qu'aussi bien le secteur privé que le secteur public doivent répondre ensemble à ces crises par une capacité à proposer des innovations concrètes permettant de transformer les crises en chances.

Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 4 Stimmen

Dagegen ... 25 Stimmen