09.3060
Strategia biomassa
Bourgeois Jacques · Mit-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo liberale-radicale
Un des défis majeurs de ces prochaines décennies sera d'assurer la sécurité de l'approvisionnement du pays et de préserver le climat, notamment en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Le Conseil des Etats a récemment fixé l'objectif très ambitieux et coûteux de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, à l'horizon 2020, de 20 pour cent par rapport à 1990, uniquement par des réductions à effectuer dans notre pays. Les énergies renouvelables émettent peu de CO2, et une mise en valeur optimale de notre biomasse contribuerait à obtenir cette réduction.
Sur le plan mondial, l'évolution démographique, avec plus de 3 milliards d'individus en plus sur la planète à l'horizon 2050, aura un impact significatif sur la consommation des ressources énergétiques. Cette évolution démographique et l'essor économique des pays en développement influenceront massivement l'utilisation des ressources en énergie fossile, qui sont limitées et se raréfieront.
En Suisse, plus de 80 pour cent de la consommation énergétique finale repose sur des ressources non renouvelables. Nous devons veiller à diminuer cette proportion en instaurant de nouvelles mesures, notamment celles liées à une meilleure valorisation de notre biomasse. La biomasse, ressource renouvelable, fournit non seulement de l'énergie par le biais de la production de denrées alimentaires, mais peut également fournir de l'électricité, de la chaleur ou des carburants.
Chaque année, la surface forestière croît de 4500 hectares, soit la superficie du lac de Thoune. Cela représente un potentiel au niveau de la production de biomasse qui devra, à terme, être pleinement exploité. Notre pays s'est engagé sur le plan constitutionnel à soutenir un développement durable. Celui-ci passe par une valorisation optimale de nos ressources naturelles et par une utilisation adéquate des déchets qui en découlent.
Le Conseil fédéral est parfaitement conscient de ces enjeux, puisqu'il a récemment rédigé un rapport sur la stratégie énergétique suisse en matière de biomasse. Il a également mis en place toute une série de mesures pour promouvoir la biomasse. Je citerai par exemple sa politique des quatre piliers: efficacité énergétique, promotion des énergies renouvelables, centrales électriques et politique étrangère, tout comme les modifications de nos législations, incitant à mieux valoriser notre biomasse, à l'exemple de la rétribution du courant injecté à prix coûtant.
Toutefois, le Conseil fédéral reconnaît dans son rapport qu'il faut agir afin de pouvoir réaliser pleinement les potentiels dont nous disposons. Avec moins de 4 pour cent de la consommation énergétique finale du pays, la biomasse pourrait, à terme, par le biais d'une politique adaptée, couvrir près de 10 pour cent de nos besoins énergétiques.
Pour cela, notre législation devra être renforcée par rapport à celle de l'Union européenne. Les pratiques en matière d'autorisations et de procédures devront être harmonisées et simplifiées moyennant une bureaucratie réduite à son strict minimum. La recherche et l'innovation devront être promulguées et les synergies entre les différents secteurs économiques devront être consolidées.
Dans sa réponse, le Conseil fédéral ne remet pas en cause le bien-fondé de la motion mais estime que les mesures prises sont suffisantes. Or, dans son rapport, il fait part des faiblesses, des risques et des entraves à cette valorisation optimale de la biomasse, ce qui indique clairement que des progrès doivent encore être faits.
L'adoption de la motion ne peut que renforcer et légitimer le Conseil fédéral à agir dans ce domaine. Une valorisation optimale de notre biomasse permettra de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, de contribuer à la sécurité de notre approvisionnement énergétique et de rendre la Suisse ainsi moins dépendante de l'étranger. L'adoption de la motion permettra également de créer de la valeur ajoutée au niveau régional.
Pour toutes ces raisons et contrairement à l'avis du Conseil fédéral, je vous invite à adopter cette motion.
Leuthard Doris · BR-F · Consiglio federale · Argovia
Ich bitte Sie, auch diese Motion abzulehnen. Herr Bourgeois spricht mit der Biomasse sicher einen Bereich an, der sehr spannend, aber an Vielfalt und Komplexität kaum zu überbieten ist. Aus Biomasse werden Nahrungsmittel, Baustoffe, eine Vielzahl von Produkten des täglichen Gebrauchs wie Kleider, Hygieneartikel, Papier oder Möbel hergestellt. Entsprechend dieser Vielfalt an Nutzungsmöglichkeiten und Nebenprodukten, auch biogenen Abfällen, ist es nicht ganz einfach, eine globale Strategie zu zimmern. Nichtsdestotrotz besteht eine solche bereits. 2009 haben die Bundesämter für Landwirtschaft, für Umwelt, für Energie und für Raumentwicklung - also vier Bundesämter - zusammen eine umfassende Biomassestrategie mit acht strategischen Zielen vorgelegt. Sie steckt jetzt in der Umsetzungsphase in verschiedenen Sektoralpolitiken.
Es zeichnen sich aber auch Zielkonflikte ab, die genannt werden müssen und die sich gerade aufgrund der Energie- und Nahrungsmittelpreis-Volatilität noch verstärken dürften. Wir haben steigende Preise auf den Agrar-, Rohstoff- und Energiemärkten, und das hat zur Folge, dass sowohl die energetische Nutzung von Biomasse als auch der Anbau von Nahrungsmitteln interessanter werden. Je nachdem wird sich dann die eine oder andere Seite im Bereich des Anbaus und damit in der Nutzung von Biomasse positionieren. Es ist daher sinnvoll, diese Biomassestrategie sehr sorgfältig und mit einem langfristigen, auf Nachhaltigkeit ausgerichteten Horizont umzusetzen, immer auch mit einem Blick auf dem Missbrauchspotenzial.
Die bestehenden Förderinstrumente sind ausreichend, deshalb erachten wir die Motion als erfüllt.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 117 Stimmen
Dagegen ... 43 Stimmen
Schluss der Sitzung um 18.55 Uhr
La séance est levée à 18 h 55