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Session extraordinaire. Immigration et asile. Quelle politique pour l'avenir?

Germanier Jean-René · P-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo liberale-radicale

Je déclare ouverte la session extraordinaire "Immigration et asile. Quelle politique pour l'avenir?" Je donnerai tout d'abord la parole aux membres des groupes selon la liste des orateurs que vous avez reçue, puis à la représentante du Conseil fédéral, Madame la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. A la fin de la discussion, nous procéderons aux votes groupés sur les interventions parlementaires.

Fehr Hans · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Es geht heute um die Massenzuwanderung, um die Probleme der Migration. Was wir heute an Massenzuwanderung haben, ist erstens das gravierende Resultat der Personenfreizügigkeit, zweitens der offenen Schengen-Grenzen und drittens eines Laisser-faire oder eher eines Chaos in der Asylpolitik. Ich gehe auf die Asylpolitik und auf die Behebung der Missstände ein.

In den letzten Jahren hatten wir eine Verdoppelung der Gesuche auf gegen 20 000 pro Jahr. 1400 Tage dauert ein durchschnittliches Asylverfahren. Wir haben eine Kostenexplosion, wir sind heute im Bereich von über 1 Milliarde Franken allein auf Stufe Bund. Ein Grund dafür ist, dass das Bundesamt für Migration seit einigen Jahren durch dauernde Reorganisationen praktisch lahmgelegt ist. Das ist kein tragbarer Zustand. Die zuständige Bundesrätin beschränkt sich auf die Ankündigung grosser Würfe, deren Verwirklichung Jahre dauern würde. Aber wir müssen jetzt handeln - heute haben wir die Probleme, nicht erst morgen oder übermorgen. Das Perfide am Ganzen ist: Die Suppe, die auf Stufe Bund eingebrockt wird, müssen die Kantone und die Gemeinden auslöffeln. Das geht nicht im Staate Schweiz! Drei Schwerpunkte seien genannt:

1. Wir haben einen Missstand im Bereich der vorläufigen Aufnahme. Es läuft fast alles unter dem Titel "Vorläufige Aufnahme"; es sind rund 60 Prozent der Gesuche, die in diese Kategorie hineingehen. Wer einmal als sogenannt vorläufig Aufgenommener da ist, bleibt in der Regel da. Das sind eigentlich Dauerasylanten, ewige Pensionäre in der Schweiz. Das ist nicht die Idee dieser Kategorie. Damit wird eigentlich die Rechtsordnung, das Asylgesetz, unterlaufen. Diese Leute haben ein rechtskräftig abgelehntes Gesuch. Aber sie verheimlichen ihre Identität und können nicht zurückgeschafft werden, oder es gibt kein Rückführungsabkommen, oder es liegen andere Gründe vor. Der Familiennachzug unter dem Titel "Vorläufige Aufnahme" ist ein Übel, das gestoppt werden muss; ein entsprechender Vorstoss der SVP ist unterwegs.

2. Der Missstand mit den eritreischen Dienstverweigerern: Wir haben in den letzten Jahren sage und schreibe über 8000 Asylanten unter diesem Titel aufgenommen. Frau Bundesrätin Sommaruga handelt nicht. Das Bundesverwaltungsgericht hat gesagt, Dienstverweigerung sei ein Asylgrund, denn die Leute würden in Eritrea bestraft. Wenn wir dafür sorgen würden, dass jeder Dienstverweigerer in die Schweiz kommen kann, dann hätten wir Millionen, die wir aufnehmen könnten. Hier muss endlich mit Dringlichkeitsrecht gehandelt werden, Frau Bundesrätin.

3. Zum Dublin-Abkommen: Das Dublin-Abkommen ist zusammen mit dem Schengener Übereinkommen ein Missstand. Man gibt vor, es sei eine Problemlösung, aber Dublin ist ausser Kraft: Nach Griechenland können Sie seit Monaten niemanden mehr zurückschieben, obwohl Griechenland das Erstland für viele Asylbewerber ist. Und Italien macht ohnehin, was es will. In Italien sind sie etwas nonchalant, aber intelligent; da gibt es nur ein Transit-Asylrecht, und man schickt die Asylsuchenden weiter in die Schweiz.

Das Chaos bei uns ist weitgehend hausgemacht. Sie müssen in diesem Bereich arbeiten, Frau Bundesrätin, Verfahren beschleunigen, Rechtsmittel einschränken, Druck auf das Bundesverwaltungsgericht ausüben, damit endlich effizient gearbeitet wird - es gibt dort Abteilungen, die unterbeschäftigt sind; die müssen die Fälle rascher angehen und lösen. Rückübernahmeabkommen mit x afrikanischen Staaten abzuschliessen wäre besser, als grosse Ankündigungen von unrealistischen Reorganisationen zu machen. Wir müssen die Grenzkontrolle verstärken. Ich werde demnächst hier wieder einen Vorstoss einreichen, nachdem der hochwohllöbliche Ständerat meinen früheren Vorstoss vor einiger Zeit völlig verwässert hat. Letztlich müssten wir wahrscheinlich das Schengener Übereinkommen und das Dublin-Abkommen kündigen. Die Abkommen bringen nicht, was versprochen worden war, sie richten Schaden an.

Wir müssen das Asylproblem selber lösen. Frau Bundesrätin, nehmen Sie diesen Auftrag ernst, packen Sie die Arbeit endlich an, wir werden Sie unterstützen.

Hiltpold Hugues · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo liberale-radicale

Nous débattions, lors de la session de printemps dernier, de la situation qui résultait des révolutions dans les pays nord-africains. Dans ces pays, la jeunesse se soulevait pour revendiquer la liberté et l'instauration de la démocratie. Ces jeunes étaient conscients alors qu'une page de l'histoire se tournait. Convaincus que cette révolution était le gage d'un avenir meilleur à terme pour les relations entre le Nord - l'Europe - et le Sud - les pays méditerranéens - et surtout qu'elle était l'assurance d'une prospérité pour toute une région du globe, certains d'entre nous émettaient quelques doutes, d'autres des craintes quant à un éventuel afflux massif de réfugiés en Suisse.

Aujourd'hui, plusieurs mois plus tard, l'heure est au bilan. A-t-on assisté à un afflux massif de réfugiés en Suisse? Comment se sont-ils répartis dans les cantons? Quelle est la stratégie du Conseil fédéral pour permettre aux réfugiés de retourner rapidement dans leur pays dès que la situation sera stabilisée sur place? Et quelle est, finalement, l'efficience des programmes d'action sur place? Ce sont toutes ces interrogations, dont la plupart figurent dans les diverses interventions parlementaires sur lesquelles nous allons nous prononcer, qui méritent aujourd'hui des réponses. Mais c'est aussi et surtout l'occasion de débattre de politique d'avenir en matière d'immigration et d'asile et, par là même, de se remémorer pour l'occasion l'histoire de notre pays.

La Suisse est certes un petit pays, ce qui ne l'a pas empêchée de connaître une prospérité économique que beaucoup lui envient. Pourtant, cette prospérité n'est pas éternelle. Jusqu'à la création de l'Etat fédéral, en 1848, notre pays était même pauvre, très pauvre; tellement pauvre que des centaines de milliers de Suisses, au début du XIXe siècle, ont quitté père et mère pour tenter leur chance dans le nouveau monde; tellement pauvre que pendant des siècles, des centaines de milliers de Suisses n'avaient d'autres perspectives économiques que le service mercenaire: se faire tuer, en bref, pour gagner sa vie.

Plus récemment, notre prospérité a aussi connu une période difficile. Durant les années 1990, la Suisse était même le pays de l'OCDE qui connaissait le plus faible taux de croissance. C'était le résultat d'une décision politique, celle de refuser d'entrer dans l'Espace économique européen, sans aucune autre alternative. La prospérité n'est revenue que lorsque la Suisse, dans les années 2000, s'est ouverte au marché européen du fait de l'entrée en vigueur des accords bilatéraux. Nous avons profité d'une forte croissance des anciens pays de l'Est et de l'opportunité pour nos entreprises d'engager le meilleur personnel possible sur un marché de 230 millions de travailleurs. Des centaines de milliers d'emplois ont été créés en Suisse, au lieu d'être délocalisés. Le taux de chômage - n'en déplaise à certains - est aujourd'hui le plus bas de la décennie, et ceci grâce aux accords bilatéraux.

Aujourd'hui, cette situation est menacée par une initiative populaire contre l'immigration dite massive. Ce sont l'économie, la prospérité et la stabilité de la Suisse tout entière qui sont menacées par cette attaque frontale contre la voie bilatérale et la libre circulation des personnes.

Nous connaissons tous l'exiguïté de notre territoire. Nous savons tous que nous ne pourrons pas accueillir tout le monde et que nous avons besoin d'une immigration choisie. C'est la voie que notre pays a choisie depuis dix ans; c'est celle qui lui a permis depuis de réduire son endettement, de réduire son taux de chômage et de connaître une croissance sans équivalent.

A l'inverse, empêcher les entreprises de recruter des employés et menacer leurs exportations, c'est tout simplement irresponsable. De cette manière, on freinera la création d'emplois et nos jeunes qui rêvent d'un avenir professionnel envisageront à leur tour l'exil - en bref, le service mercenaire.

Les accords bilatéraux sont un point essentiel de notre bien-être, que nous devons préserver impérativement.

S'agissant de la question de l'asile, il convient, en premier lieu, de maintenir la vocation de la Suisse de promouvoir l'accueil, mais il faut procéder à une application plus stricte de la loi, notamment en redéfinissant les priorités et les délais de l'Office fédéral des migrations et du Tribunal administratif fédéral. Il faut aussi améliorer les structures opérationnelles et l'encadrement policier de la politique d'asile et mettre en place une politique migratoire extérieure stricte et efficace. Ces derniers points seront développés ultérieurement par mes collègues.

Hany Urs · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PCD/PEV/glp

Ich benutze die Gelegenheit, unter dem Titel dieser Sondersession wieder einmal zur Personenfreizügigkeit zu sprechen. Folgende Grundsätze sollen hier wieder einmal festgehalten werden:

1. Das Abkommen zwischen der Schweiz und der EU über die Personenfreizügigkeit ist eines der bedeutendsten und wichtigsten Abkommen des bilateralen Vertragswerks.

2. Die Einwanderung folgt der konjunkturellen Entwicklung.

3. Die Schweizer Wirtschaft ist auf gut qualifizierte Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer angewiesen; ohne Ausländer wäre es nie möglich, das heutige Bruttoinlandprodukt zu erarbeiten.

4. Kontingente für EU-Staatsangehörige schaden unserem flexiblen Arbeitsmarkt. Kontingente behindern den Arbeitsmarkt und schaffen einen unnötigen bürokratischen Aufwand. Es gilt jedoch, die Migration so zu steuern, dass die Zuwanderung unsere wirtschaftlichen, gesellschaftlichen, sozialen und kulturellen Interessen berücksichtigt.

Das heisst, dass die Integration auf der Basis des Ausländer- und des Asylgesetzes erfolgt und weiter gefördert wird. Das heisst, dass Missbräuche konsequent bekämpft werden. Das heisst, dass die internationale Migrationszusammenarbeit aufrechterhalten und weiter verstärkt wird. Das heisst, dass wir die internationalen Abkommen einhalten, und das heisst, dass eine Kündigung der Abkommen im Bereich Migration und Zuwanderung so ziemlich das Dümmste wäre, was wir tun könnten. Die Zuwanderung richtet sich in erster Linie nach der Nachfrage unserer Wirtschaft, unserer Unternehmen, und reagiert auf die gesamtwirtschaftliche Entwicklung. Bei einem Konjunkturaufschwung nimmt die Nettozuwanderung zu, bei einem Abschwung verkleinert sich der Wanderungssaldo umgehend.

Das durchschnittliche BIP-Wachstum fiel in den acht Jahren nach Inkrafttreten der Personenfreizügigkeit mit 1,7 Prozent höher aus als in den elf Jahren zuvor mit 1,1 Prozent. Somit orientiert sich die Zuwanderung am Arbeitsangebot in der Schweiz und hat zu keinem generellen Anstieg der Arbeitslosigkeit geführt. Wir haben in Europa eine der tiefsten Arbeitslosenquoten, und dies nicht nur in konjunkturell guten, sondern auch in schlechten Zeiten. Letzte Woche hat der Bundesrat richtigerweise eine Verschärfung der flankierenden Massnahmen gegen Missbräuche in die Vernehmlassung geschickt. Missbräuchen müssen wir selber entgegentreten, wir dürfen nicht meinen, dass der Vertrag über die Personenfreizügigkeit mit der EU ungenügend sei.

Ich fasse zusammen: Das Personenfreizügigkeitsabkommen mit der EU steht nicht zur Diskussion. Missbräuche zu bekämpfen ist in unserem ureigensten Interesse und hat mit den flankierenden Massnahmen zu geschehen.

Marra Ada · Mit-F · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo socialista

C'est la deuxième fois cette année que nous avons une session extraordinaire portant sur la migration. La première s'est déroulée au mois de mars, lorsque certains dans cet hémicycle craignaient, du fait des révolutions arabes, une invasion de la Suisse par des Africains du Nord. Et on les cherche encore dans nos rues, ces fameuses personnes! C'est donc la deuxième session extraordinaire sur ce thème, qui sert à des fins électorales à l'UDC, à certains clones du centre droit.

Mais saisissons l'occasion, même si on aurait souhaité que la discussion sur la migration prenne pour une fois une tournure intéressante, pour nous interroger: pourquoi la Suisse a-t-elle besoin de cette main-d'oeuvre étrangère? en quoi les accords bilatéraux ont-ils, ou non, favorisé la Suisse? Mais on voit, avec toute la série d'interventions sur lesquelles nous devrons voter, qu'il y a une idée fixe, des thèmes récurrents au Parlement: l'asile et le regroupement familial, la limitation de la migration de manière générale. On fait une fixation sur l'asile, alors que, sur 1,7 million d'étrangers, cela ne concerne que 40 000 personnes! C'est le nombre de personnes qui sont en procédure d'asile en Suisse, chiffre stable depuis des années.

On le sait, la migration a changé de visage. Depuis 2007, 60 pour cent des nouveaux arrivants sont en possession d'un titre d'une haute école. Et, comme vous le savez, si ces nouveaux arrivants n'ont pas de permis de travail, ils n'ont pas de permis de séjour. Notre économie a donc besoin de personnes très qualifiées. Personnellement, je souhaiterais que l'on engage des personnes de Suisse. Mais, pour cela, il faut commencer à avoir une politique de formation dans notre pays; pour cela, il faut voter les budgets que vous refusez à longueur d'année! En attendant, la présence des personnes migrantes en Suisse est tout à fait justifiée.

Cette migration a des incidences positives sur nos assurances sociales. Economiesuisse - qu'on ne peut pas accuser d'être de gauche - l'a encore rappelé dernièrement dans un rapport, et c'est ce que nous disent les syndicats depuis des années.

Toutefois, il y a des problèmes à résoudre. En effet, il n'est pas tolérable que les grandes entreprises continuent de faire exploser le prix des loyers de l'Arc lémanique, par exemple, parce qu'elles cherchent à y loger leurs cadres. Il n'est pas tolérable que les entreprises ne soient pas plus regardantes avec leurs sous-traitants, car c'est à ce niveau qu'ont lieu la plupart des cas de dumping salarial. Le Parti socialiste, lui, a choisi d'affronter les problèmes, par exemple avec son initiative pour un salaire minimum, ou en demandant que soient renforcées les mesures d'accompagnement, ou encore en proposant des solutions pour débloquer la situation sur le marché du logement.

En conclusion, je répète qu'il faut trouver des solutions plutôt que de faire porter le chapeau aux étrangers qui, eux, viennent travailler avec nous pour la prospérité et le bien-être de la Suisse.

Grunder Hans · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo BD

Von 1991 bis 2001 wanderten pro Jahr durchschnittlich etwa 26 000 Personen ein. Seit 2001 sind es pro Jahr durchschnittlich 50 000, davon 34 000 aus der EU und 16 000 aus Drittstaaten. Ich konzentriere mich deshalb ebenfalls auf die Personenfreizügigkeit mit der EU.

83 Prozent der aus der EU Eingewanderten verfügen über einen Abschluss auf Sekundarstufe II oder höher, 51 Prozent gar über einen Hochschulabschluss. Wir haben es also mit einer Zuwanderung von überdurchschnittlich gut Ausgebildeten zu tun. Aus der EU kommen also primär Arbeitskräfte. Die Zuwanderung aus Drittstaaten hingegen betrifft in erster Linie den Familiennachzug.

Positiv wirkt sich die Personenfreizügigkeit auch auf die AHV aus. Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer aus der EU zahlen aufgrund der günstigen Altersstruktur deutlich mehr Beiträge, als sie beziehen. Das Wirtschaftswachstum, welches in den Neunzigerjahren und bis 2004 immer jenem der Eurozone nachhinkte, liegt seit 2004 in guten und schlechten Zeiten über jenem des Euroraumes. Dieses Wachstum hat vor allem damit zu tun, dass Arbeitsplätze in der Schweiz geschaffen werden konnten und nicht ausgelagert werden mussten.

Die eingereichte Initiative für einen Einwanderungsstopp verlangt eine Nachverhandlung des Abkommens über die Personenfreizügigkeit. Das heisst, die Personenfreizügigkeit müsste in ihrer heutigen Form gekündigt werden, und der Bundesrat wäre aufgefordert, mit der EU ein Abkommen auszuhandeln, das den Vorgaben der Initiative, nämlich Inländervorrang und Kontingent, entsprechen würde. Die entscheidende Frage ist also die folgende: Was sollte die EU dazu bewegen, der Schweiz, obwohl Nichtmitglied, Sonderkonditionen einzuräumen, die Schweizer also besser zu behandeln als die eigenen Mitglieder?

Kann man überhaupt etwas tun? Handlungsspielraum sehen wir bei der Drittstaatenimmigration. Diese muss auf das Nötigste beschränkt werden. Dazu gehört auch, dass der Familiennachzug auf das völkerrechtliche Minimum beschränkt wird. Im Weiteren braucht es eine konsequente Anwendung des Aufenthaltsrechts bei Leuten ohne Arbeit. Hier ist die Schweiz heute noch grosszügiger, als sie es sein müsste; da besteht noch Handlungsspielraum.

Insgesamt hat man gegenwärtig aber den Eindruck, die in der Schweiz lebenden Ausländer seien die Wurzel allen Übels, sie seien verantwortlich für teure Wohnungen, für die Zersiedelung, für Staus auf Autobahnen und Wartezeiten im öffentlichen Verkehr, oder es wird sogar noch deutlicher gesagt, dass wir ohne Ausländer weniger Strom brauchen würden. Das ist ein falscher Ansatz.

Gerade in dieser Session haben wir das Problem der Zersiedelung besprochen. Leute aus den gleichen politischen Ecken, in denen man die Zersiedelung nicht bekämpfen will, argumentieren hier mit den gleichen Worten, als ob sie die andere Lösung nicht sähen.

Scherer Marcel · Mit-M · Consiglio nazionale · Zugo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Kollege Grunder, Sie sagen, dass sich die Einwanderung positiv auf die AHV auswirke. Ist Ihnen klar, dass diese Leute auch einmal älter werden?

Grunder Hans · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo BD

Ja, das ist klar. Aber wenn wir diese Leute nicht hätten, hätten wir in der AHV bereits heute ein riesiges Problem.

Hodgers Antonio · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dei Verdi

A la lecture de la longue liste des interventions sur lesquelles nous sommes appelés aujourd'hui à voter, il est pour le moins particulier de constater que la plupart de ces propositions viennent des groupes ou des représentants des partis bourgeois, qui ont pourtant eux-mêmes adopté les lois qui sont en vigueur. Revenir sans cesse sur ses propres propositions est un sacré aveu d'échec! Mais, à la veille des élections, peut-être que l'intérêt de cette session spéciale est ailleurs.

Les Verts défendent une Suisse ouverte sur le monde, ce qui implique une politique migratoire libérale, axée sur les besoins économiques, sociaux, culturels et affectifs de la population suisse. En matière de migration économique - qui représente 98 pour cent des migrants -, la situation est relativement bonne, bien qu'il faille renforcer les mesures d'accompagnement. En effet, la forte croissance économique de ces dernières années a engendré une augmentation du solde net des migrants, ce qui entraîne à son tour une pénurie de logements, la saturation des infrastructures et une pression salariale dans certains secteurs. La question de la migration extra-européenne peu qualifiée continue d'être traitée avec une grande hypocrisie: la Suisse a besoin de cette main-d'oeuvre, mais elle fait comme si celle-ci n'existait pas. Le résultat est la création d'une catégorie de migrants sans papiers sur notre territoire, situation qui n'est satisfaisante ni pour ces migrants, ni pour notre pays.

Notre parti est extrêmement préoccupé par les attaques, du PLR et du PDC notamment, contre le regroupement familial: comment peut-on défendre la famille et empêcher qu'un enfant de dix ans puisse vivre auprès de la sienne? Comment peut-on prétendre que l'intégration d'un homme migrant sera meilleure si on l'empêche d'être rejoint par sa femme et ses enfants? Ces propositions sont non seulement choquantes du point de vue des droits fondamentaux, mais aussi totalement contre-productives pour l'intégration.

Les Verts préconisent une politique migratoire sur la base de quatre piliers. Le premier est la migration économique: notre pays a besoin de main-d'oeuvre étrangère pour faire tourner son économie.

Le deuxième pilier est le regroupement familial: la famille est à la base du fonctionnement de notre société. Cette assertion ne vaut pas que pour les citoyens suisses, mais elle est valable dans le monde entier; un Etat ne peut pas séparer les parents de leurs enfants, c'est ignoble.

Le troisième pilier est l'asile: la Suisse, en tant que pays de migrations, en tant que pays riche, doit accepter sa part de réfugiés. Il ne s'agit pas d'accueillir tout le monde, il s'agit d'accueillir la juste part des réfugiés qui, de par le monde, ont besoin d'une terre d'asile et en recherchent une. Cet accueil doit évidemment être fait en lien avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Le quatrième pilier est l'intégration. Une fois que les migrants sont sur notre territoire, il est important de mettre rapidement en oeuvre une politique d'intégration afin que ces personnes acquièrent tous les outils nécessaires à leur bonne intégration économique, sociale et plus tard citoyenne. C'est à ces conditions que nous pourrons avoir une politique, une vie en commun, qui soit agréable tant pour les Suisses que pour les migrants.

C'est dans cet état d'esprit que le groupe des Verts acceptera certaines propositions et en rejettera d'autres.

Estermann Yvette · Mit-F · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Tausende von gut integrierten Ausländerinnen und Ausländern sorgen jeden Tag dafür, dass unser Land tadellos funktioniert. Herzlichen Dank, liebe Freunde, für diese wertvolle Unterstützung!

Unsere Schweiz ist ein tolles, offenes und interessantes Land. Als solches zieht es sehr viele Menschen an. In den letzten vier Jahren waren es 330 000 Personen! Das entspricht fast der Grösse der Stadt Zürich!

Viele fragen sich aber: Ist das gut so? Kann es immer so weitergehen? Was ist mit den überfüllten Strassen und Zügen, mit den hohen Mieten, mit den schwindenden Grünflächen, mit dem erhöhten Druck auf dem Arbeitsmarkt, mit der massiv erhöhten Kriminalität? Das sind nur einige der negativen Auswirkungen einer unkontrollierten Zuwanderung, die heute offen zutage treten. Nach den Prognosen hätte die kleine Schweiz im Jahr 2035 bereits 10 Millionen Einwohner. Wollen wir das überhaupt?

Wir haben in das Abkommen über die Personenfreizügigkeit ein Instrument eingebaut, das die Zuwanderung steuern kann. Leider hat es der Bundesrat mehrmals versäumt, dieses Instrument, die sogenannte Ventilklausel, in Kraft zu setzen. So haben wir die Steuerung der Zuwanderung aus der Hand gegeben. Auch das Parlament war nicht gewillt, auf Antrag der SVP-Fraktion Verantwortung zu zeigen und endlich die Zügel in die Hand zu nehmen. So hat die SVP darauf reagiert und eine entsprechende Initiative lanciert. Sie können sie bei mir unterschreiben, ich habe Unterlagen da. Jeder vernünftige Staat der Welt regelt seine Zuwanderung eigenständig. Diese Situation ist auch für die Schweiz wiederherzustellen.

Im Ausland gibt es viele Modelle, wie die Staaten ihre Zuwanderung steuern. Ein gut erprobtes und erfolgreiches System ist das Punktesystem für Ausländer. Ich bin überzeugt, dass wir mit einem solchen System die Zuwanderung sinnvoll steuern können. Mit einem solchen System können wir diejenigen Arbeitskräfte in unser Land holen, die wir auch tatsächlich benötigen. Es wird damit auch sichergestellt, dass die Zuwanderer integrationswillig sind, unsere Sprachen beherrschen, unsere Rechtsordnung und unsere Traditionen akzeptieren. Nur so kann ein Land langfristig für Ordnung und Sicherheit sorgen.

Unterstützen Sie bitte meine Motion 10.4144, und tragen Sie dazu bei, eines der grössten Gegenwartsprobleme der Schweiz zu lösen!

Müller Geri · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo dei Verdi

Frau Estermann, wir zwei haben ja das gleiche Schicksal: Wir sind beide ehemalige Ausländer, die ungesteuert in die Schweiz gekommen sind. Können Sie mir sagen, wieso wir jetzt unbedingt eine Steuerung vorsehen sollen, zumal wir ja eine haben? Die Schweiz ist ja ein gesteuertes Einwanderungsland, nur Schweizer Firmen können Ausländer in die Schweiz holen.

Estermann Yvette · Mit-F · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Ja, Herr Nationalrat Müller, Sie wissen, dass wir gewisse Probleme haben. Die Bevölkerung spürt das und fühlt sich ohnmächtig vis-à-vis der Politik. Ich weiss nicht, ob Sie die Debatte an den vorangegangenen Tagen verfolgt haben, aber wir haben über sogenannte Scheinselbstständige gesprochen. Das ist nur ein kleines Teilproblem, das Sie jetzt ansprechen, und Sie meinen, wir hätten alles geregelt.

Wissen Sie, es gibt sehr viele Leute, die hierher in die Schweiz kommen, die die Gesetze achten, die sich an alle Vorgaben halten, die die Schweiz macht - aber es gibt auch solche, die das nicht tun, und diesen muss man einen Riegel vorschieben. Das hat jetzt der Bundesrat versprochen, das hat er jetzt vor. Und deshalb müssen wir vorgängig schon schauen, was für Leute in unser Land kommen. Wenn Sie einmal einen SVP-Stand besuchen und bei unserer Unterschriftensammlung zur Initiative "gegen Masseneinwanderung" mitmachen würden, dann würden Sie wirklich die Stimmen hören, die Ihnen sagen: "Ja, Herr Müller, wenn Sie sich für die Initiative einsetzen, tun Sie etwas Gutes für dieses Land."

Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Consiglio nazionale · Sciaffusa · Gruppo socialista

Wer Zuwanderung begrenzen will, muss zunächst klären, was sie auslöst. Auslöser der Zuwanderung ist fast ausschliesslich der Arbeitsmarkt. Das war schon immer so; es ist jetzt mit der Personenfreizügigkeit so, es war auch vorher so, als wir fünfzig oder sechzig Jahre lang Kontingentsregimes hatten.

Die Verantwortung für Zuwanderung, meine Damen und Herren der bürgerlichen Fraktionen, tragen also die Arbeitgeber. Sie holen die Arbeitskräfte in die Schweiz, sie stellen sie an - es ist Ihre Klientel. Es sind die Bauern, es sind die Gewerbetreibenden, es ist die Industrie, es ist der Finanzplatz, und zu dieser Verantwortung müssen Sie einmal stehen. Sie müssen auch klar sagen: Wenn Sie die Zuwanderung begrenzen wollen, dann müssen Sie, wenn Sie der Wirtschaft keinen Schaden zufügen wollen, an ihrer Stelle einheimische Arbeitskräfte beschäftigen. Davon muss es aber zuerst genug haben. Also müssen wir das Angebot an einheimischen Arbeitskräften erhöhen.

Und wie macht man das? Wir können zwei Massnahmen treffen: Wir können die Erwerbsquote der Frauen an diejenige der Männer heranführen; sie ist heute nicht einmal halb so hoch. Und wir haben eine viel zu tiefe Geburtenrate: eineinhalb statt zwei Kinder pro Frau. Wir haben eine Lücke von 25 000 Kindern pro Jahr. Das heisst also, wir müssen eine Familienpolitik betreiben, die uns erlaubt, diese beiden Mängel zu beheben: die Zahl der Geburten zu erhöhen und die Erwerbsquote der Frauen zu verbessern. Beides kann man machen, wie uns die skandinavischen Länder und Frankreich vorführen. Man muss nur eine andere Familienpolitik machen, eine Familienpolitik, die auf die Vereinbarkeit von Beruf und Familie ausgerichtet ist: mit einem ausreichenden Angebot an Kinderbetreuungsstätten ausserhalb der Familie, mit einem flächendeckenden Angebot an Ganztagesschulen.

Das wäre die Politik, die wir machen sollten, um das Angebot an einheimischen Arbeitskräften zu erhöhen und als Folge davon die Zuwanderung zu begrenzen. Aber Sie, meine Damen und Herren von den bürgerlichen Fraktionen, verweigern ja eine solche Familienpolitik bis heute. Wenn Sie konsequent sind, müssen Sie Hand reichen zu einer fortschrittlichen, modernen Familienpolitik. Der Zusammenhang mit der Zuwanderung ist offensichtlich gegeben. Das wäre eine für die gesamte Gesellschaft fortschrittliche Politik, die auch entsprechende Auswirkungen auf die Einwanderung hätte.

Hochreutener Norbert · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo PCD/PEV/glp

Die grosse Frage im Bereich Migration - das haben wir jetzt x-mal gehört - ist bekanntlich das Thema Personenfreizügigkeit. Und das wissen wir auch: Die SVP will entsprechende Verträge kündigen und neu aushandeln; so wurde es auch vorhin von Frau Estermann gesagt. Die Hoffnung aber, man könne Personenfreizügigkeit neu aushandeln, ist ein Traum und nichts anderes, und das wissen auch die Leute von der SVP. Das Abkommen ist nämlich ein Teil eines Gesamtpaketes. Darüber wurde während Jahren verhandelt, und es kann doch ehrlicherweise niemand annehmen, dass die EU dieses Paket wieder aufschnürt. Als KMU-Delegierter der CVP höre ich von vielen kleinen und mittleren Unternehmen immer wieder, wie wichtig es für sie ist, bei Bedarf Fachleute aus dem Ausland holen zu können. Wenn man in der Schweiz einen Ingenieur nicht findet, dann ist es halt wichtig, dass man ihn woanders holen kann, sonst gibt es nämlich auch keine Arbeitsplätze für weniger qualifizierte Leute aus dem Inland. Heute kommen genau jene Leute, die von der Wirtschaft gebraucht werden und die auch besser integriert werden können. Vor der Personenfreizügigkeit kamen viele unqualifizierte Arbeitskräfte, die nur schwer integriert werden konnten.

Die Probleme der Einwanderung sind Folgen des wirtschaftlichen Erfolges der Schweiz. Im Grossraum Zürich beispielsweise gäbe es wegen des Wirtschaftswachstums überfüllte Züge und zu wenig Wohnungen usw., selbst wenn die Zuwanderer aus Graubünden, dem Wallis oder irgendeinem anderen Kanton und nicht aus Deutschland kämen. Es muss aber zugegeben werden: Wir haben gewisse Probleme mit der Personenfreizügigkeit; das darf nicht wegdiskutiert werden. Aber klar ist: Die Probleme, die wir ohne Personenfreizügigkeit in der Wirtschaft und in der Gesellschaft hätten, wären viel grösser. Die Stichworte: zu wenig Lehrlinge in verschiedenen Branchen, zu wenig Junge, zu wenig Personal in Spitälern und Altersheimen, zu wenig Ärzte usw. Also, lassen wir die Träume, und kommen wir in der Realität an!

Reymond André · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Les limites de la solidarité européenne sont visibles depuis que la crise économique frappe l'Union européenne: les travailleurs européens qui songent à venir travailler en Suisse sont plus nombreux. Situation paradoxale pour ceux qui, en 1992, prédisaient l'écroulement de notre économie en cas de refus d'adhérer à l'Europe! Non seulement notre économie se porte globalement bien, mais, en plus, elle apparaît toujours comme un îlot de prospérité dans un continent en pleine faillite financière. Remercions pour sa sagesse le peuple suisse qui a refusé de nous soumettre aux banquiers de Francfort, à leur euro en plein naufrage et aux virevoltes tragicomiques du tandem Paris-Berlin!

Mais, ce constat étant fait, il ne faut pas s'endormir sur un "matelas d'autosatisfaction". Les remous de la zone Europe, la chute libre de l'économie américaine font peser de lourdes menaces sur l'avenir. Si notre économie a résisté aux turbulences financières qui affectent les pays qui nous entourent, rien ne garantit la situation future de nos entreprises ni le maintien de la stabilité de nos comptes publics. Un ralentissement de notre activité industrielle reste toujours possible et ses conséquences sur l'emploi doivent être anticipées.

L'initiative du 1er août n'a rien de commun avec celle restée fameuse dans les années 1970, celle de Schwarzenbach. Il s'agit d'éviter un afflux massif de travailleurs étrangers sur notre territoire en légiférant d'une manière anticipative. En seulement quatre ans, faut-il le rappeler, les accords de Schengen et celui sur la libre circulation des personnes nous ont valu l'arrivée de plus de 330 000 citoyens européens sur notre territoire.

Imaginez le coût de cette nouvelle immigration: nouvelles infrastructures pour les transports, l'éducation ou la santé, nouveaux logements à bâtir, alors qu'on arrive à peine à loger ceux qui vivent déjà ici! Plus d'écoles, de collèges et d'enseignants; plus d'hôpitaux et de personnel hospitalier, et ceci à quel prix? Imaginez la hausse des cotisations sociales, l'explosion des primes d'assurance-maladie et l'envolée des budgets des retraites!

Si le rêve d'une expansion économique européenne s'est évanoui, est-ce à nous de payer pour l'inconséquence de nos voisins? Dès maintenant, il faut établir des limites strictes à l'arrivée de nouveaux citoyens étrangers sur notre territoire et, surtout, dans nos entreprises.

Mais il n'y a pas que nos voisins européens qui piaffent à nos frontières: toute une population, venant pêle-mêle d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud, se presse à l'entrée de notre territoire, faisant fi des lois sur l'asile et le séjour des étrangers. Tous ces immigrés, sans qualifications professionnelles, vont vite grossir les rangs de l'assistance sociale ou le relevé quotidien des interventions de la police. Notre pays ne peut pas en accueillir plus! Les bénéficiaires de l'aide sociale sont déjà légion!

Quant aux restrictions à l'entrée de notre territoire, n'oublions pas d'englober également les travailleurs frontaliers, qui occupent aussi des postes que nombre de Suisses aimeraient bien repourvoir: rien qu'à Genève, ils sont 110 000 à franchir la frontière. Converti en euros, leur salaire helvétique leur assure un confort financier sans égal. C'est pour eux que les cantons romands rétrocèdent aux départements de France voisine une partie des recettes fiscales prélevées à la source. Ces sommes conséquentes augmentent avec le nombre de frontaliers engagés dans nos entreprises. Il ne s'agit pas de récupérer des thèses populistes ou haineuses, mais simplement de regarder les problèmes de l'emploi avec bon sens!

Nous ne savons pas de quoi seront faits les lendemains qui s'approchent. Il faut agir aujourd'hui plutôt que de subir demain. "Gouverner, c'est prévoir."

van Singer Christian · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dei Verdi

Cher collègue, vous parlez des assurances sociales. Mais ignorez-vous vraiment que ces étrangers sont des contributeurs nets et que, sans leur apport, nos assurances sociales présenteraient un grave déficit?

Reymond André · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Monsieur van Singer, vous savez très bien qu'il est vrai que si des personnes cotisent actuellement aux assurances sociales, il n'est pas prouvé qu'elles resteront chez nous. Elles ne sont là que temporairement.

Leuenberger Ueli · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dei Verdi

Die Asylpolitik der letzten dreissig Jahre trägt den Stempel einer andauernden Verhärtung. Die eindrückliche Zahl von Revisionen und Teilrevisionen des Asylgesetzes hat vor allem viel Härte, sehr viel Härte für schutzsuchende Menschen gebracht - Männer, Frauen, Kinder. In den letzten dreissig Jahren, in dieser Verhärtung und in den andauernden Kampagnen, die Asylsuchende in die politische Propaganda einbinden, hat man in den Reihen der SVP sogar einen neuen Ausdruck für Schutzsuchende geschaffen: Die Asylsuchenden wurden zu "Asylanten" - "Asylanten" wie "Querulanten", wie "Vaganten". Und die ganze Schweizer Presse braucht das heute; die politische Gesellschaft in der Schweiz ist zum "Asylanten" übergegangen.

Die Debatte scheint sehr oft sehr weit von der Realität, der schweizerischen Realität, aber vor allem auch der internationalen Realität entfernt. Die heutige Asylpolitik gleicht sicher mehr jener der Vierzigerjahre des 20. Jahrhunderts als jener des 19. Jahrhunderts im neuen Bundesstaat, der sehr offen war.

Seit Anfang dieses Jahres haben 13 000 Menschen um Asyl in der Schweiz nachgesucht. Sie kommen aus Eritrea, Tunesien, Nigeria, Afghanistan und Syrien. Das sind ja alles Länder, von denen bekannt ist, dass dort die Demokratie herrscht, dass es keine Probleme gibt, dass die Menschenrechte respektiert werden usw. Ich wiederhole noch einmal: Eritrea, Tunesien, Nigeria, Afghanistan, Syrien. Nehmen Sie den Rapport von Amnesty International, und schauen Sie dort mal nach, wie es in diesen Ländern aussieht!

Weniger als 40 000 Menschen im Asylverfahren, darunter übrigens auch die vorläufig Aufgenommenen - das ist nicht einmal ein halbes Prozent der Schweizer Bevölkerung. Ich lade Sie heute ein, vor allem die fünf Vorschläge unserer grünen Kollegin Katharina Prelicz-Huber wohlwollend zu prüfen. Es geht um die Situation von Kindern, es geht um die Situation von Minderjährigen, die besonderen Schutz benötigen. Und denken Sie dann mal an Ihre Kinder, denken Sie mal an Ihre Grosskinder. Wie wäre es, wenn man mit diesen irgendwo auf der Welt, irgendwo in einem Land so umgehen würde? Die Schweiz ist ja Sitz der Uno, des Menschenrechtsrates der Uno, des Flüchtlingshochkommissariats, die Schweiz ist Depositärstaat der Genfer Konvention; beachten wir auch das.

Wir Grünen sind für ein schnelles Asylverfahren, aber nur, wenn es mit einem genügenden Rechtsschutz gekoppelt ist. Dann kann man auch diese Verfahren schneller durchführen. Das geht zusammen, und nur in diesem Zusammenhang ist das schnellere Asylverfahren für uns möglich. Wenn dieser Rechtsschutz nicht ausgebaut wird, wenn er nicht besteht, gehen wir auf die Barrikaden.

Die zwischenstaatlichen Abkommen müssen ausgebaut werden, auch wenn es sicher sehr schwierig ist. Wir finden auch, dass man mit der heutigen Beherbergungspolitik, bei der man die Leute zuhinterst in ein Tal schickt, zuoberst auf einen Pass, in der Bevölkerung nur zusätzliche Probleme und Spannungen schafft, die ja dann immer wieder in politischen Kampagnen populistisch ausgenützt werden. Auch bei der Beherbergungspolitik müssen wir sicher über die Bücher gehen; da gibt es viel zu tun.

Ich appelliere an Sie, Kolleginnen und Kollegen: Auch wenn Sie keinen grossen Schritt machen wollen, dann denken Sie mindestens an die Situation von Minderjährigen und Kindern, und stimmen Sie diesen Vorschlägen zu!

Lumengo Ricardo · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Non iscritto

Il va de soi qu'une certaine réglementation, un certain contrôle efficace est nécessaire pour maintenir la qualité dans les domaines de l'asile et du droit des étrangers en ce qui concerne la procédure, entre autres choses. Néanmoins, notre politique en matière de migration donne lieu à plusieurs contradictions, c'est le moins qu'on puisse dire, par rapport au droit interne et aux conventions internationales que nous avons signées à un moment donné.

Tel est le cas de la scolarisation des enfants de requérants d'asile déboutés. Sans énumérer tous les cas où il y a des contradictions, en tout cas le droit des enfants à la scolarisation, tel qu'il est garanti par la Convention relative aux droits de l'enfant, n'est pas respecté. Chaque canton y va de sa méthode et de ses principes, et la Confédération laisse faire. Elle ne propose pas de démarche qui pourrait aboutir à une certaine harmonisation au niveau cantonal dans ce domaine. Tel est également le cas du traitement des requérants d'asile qui doivent être renvoyés. Nous avons tous vu il y a quelques semaines comment des requérants d'asile nigérians ont été maltraités. Ce sont des exemples de ces contradictions, de ces violations des traités internationaux que la Suisse a signés.

Ce n'est donc pas par un durcissement des mesures, comme le propose le camp bourgeois, que nous allons résoudre les problèmes en rapport avec la migration. La solution ne passe pas non plus par le fait de barricader l'Europe, ce que justement la Suisse approuve en soutenant l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l'Union européenne (Frontex).

En fait, la solution ne peut passer que par les deux voies que nous avons toujours suivies jusqu'à présent. D'une part, il est judicieux de s'attaquer aux causes de la migration dans les pays mêmes d'où viennent ces personnes en renforçant la politique d'aide au développement et en favorisant l'acquisition de principes démocratiques fondamentaux et ceux de la bonne gouvernance pour combattre la corruption, etc. D'autre part, il convient de traiter avec respect et dignité les personnes étrangères vivant en Suisse. Ces personnes sont des sujets de droit comme toute autre catégorie de personnes, comme toutes les autres personnes qui vivent chez nous. Il est en outre nécessaire - on ne le répétera jamais assez - d'intégrer le plus rapidement possible les personnes qui vivent déjà chez nous. C'est par ces deux voies-là que nous pouvons trouver des solutions sur le plan de la migration et du droit d'asile.

Lustenberger Ruedi · Mit-M · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo PCD/PEV/glp

Die Schweiz hat seit je eine solidarische Haltung gegenüber Frauen, Kindern und Männern gezeigt, welche an Leib und Leben bedroht waren und sind. Was sich allerdings heute in unserer Asylpraxis abspielt, hat nur noch teilweise mit unserer humanitären Tradition zu tun, und die Probleme häufen sich. Es sind Probleme, welche unser Volk häufig in äusserst unangenehmer Art und Weise zu spüren bekommt. Unsere Bevölkerung hat die Bilder von pöbelnden Asylanten in Chiasso satt; unsere Bevölkerung hat es auch satt, von organisierten Banden aus Osteuropa ausgeraubt zu werden; und unsere Bevölkerung hat es satt, Asylsuchende aufzunehmen, welche nur in der Absicht, hier Drogen zu dealen, einen Asylantrag stellen. Die Kriminalstatistiken sprechen eine deutliche, eine überdeutliche Sprache.

Frau Bundesrätin, wir brauchen eine strengere Praxis im Vollzug. Ich stelle nämlich bei den Vollzugsbehörden der Kantone und Gemeinden eine ganz grosse Verunsicherung fest. Der Zufall wollte es, dass ich heute Morgen in der Wandelhalle den verantwortlichen Regierungsrat des Kantons Luzern angetroffen habe. Dieser hat mir eine Botschaft zur Übermittlung hier am Mikrofon, am Rednerpult, in dieser Debatte mitgebracht: Frau Bundesrätin, die Kantone erwarten eine viel bessere Unterstützung bei der Problemlösung durch den Bund. Die Tatsache, dass die Hälfte der abgewiesenen Asylbewerber untertaucht, wenn sie ausgeschafft werden sollen oder ausreisen müssen, ist ein Alarmzeichen. Nehmen wir alle dieses Zeichen ernst. Unsere Bevölkerung hat in jüngster Zeit mit dem Stimmzettel mehr als einmal einen Warn- und Hilferuf an die Politik gesandt, und diesen Hilferuf müssen wir ernst nehmen. Wir alle, nicht nur Sie, Frau Bundesrätin, nicht nur der Bundesrat, nicht nur die Kantonsregierungen, sondern wir alle sind aufgefordert, bei diesen Vollzugsproblemen eine konsequente Haltung einzunehmen, sonst gibt es irgendeinmal - diese Zeit könnte relativ rasch kommen - ein böses Erwachen vis-à-vis unserer Bevölkerung.

Frehner Sebastian · Mit-M · Consiglio nazionale · Basilea-Città · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Ich werde mich zum Schengener und zum Dubliner Übereinkommen äussern.

Als Vertreter eines Grenzkantons kann ich Ihnen versichern, dass das Schengener Übereinkommen ein erhebliches Sicherheitsproblem darstellt. Wir in Basel-Stadt - und das ist in anderen Grenzregionen nicht anders - haben vermehrt mit bandenmässigen Einbrüchen und Diebstählen zu kämpfen. Darunter leidet die Bevölkerung sehr. Banden aus dem grenznahen Frankreich und Deutschland kommen ungehindert über die Grenze in unser Land. Sie machen in der Region Basel zwei bis drei Diebstähle und Einbrüche und verschwinden dann wieder. Sie zu ergreifen ist für die Polizei beinahe ein Ding der Unmöglichkeit.

Die Zuwachsraten von Einbruchdiebstählen in Grenzkantonen sind klar auf die Aufhebung der Grenzkontrollen zurückzuführen. Bandenmässige Diebstähle und Einbrüche gab es zwar schon immer, früher konnten aber durch stichprobenartige Kontrollen an der Grenze immer wieder Täter erwischt werden. Zudem hatten diese Kontrollen eine abschreckende Wirkung. Die SVP hat schon vor der Einführung von Schengen/Dublin vor genau diesen Problemen gewarnt. Wir in der Grenzregion sind nun die Leidtragenden dieser Verträge.

Es kommt hinzu, dass das Schengener Informationssystem (SIS) fehleranfällig ist und nicht von allen Mitgliedstaaten sauber nachgeführt wird. Zudem kommt das Abkommen den Steuerzahler viel teurer zu stehen, als angenommen und im Abstimmungskampf vom Bundesrat versprochen wurde.

Noch etwas zum Dublin-Vertrag: Grundsätzlich wäre es ja zu begrüssen, wenn die Schweiz praktisch alle Asylsuchenden zurück in den Erststaat schicken könnte. Wenn Dublin nur funktionieren würde - und das tut es nicht. Solange Staaten wie Italien sich nicht an den Vertrag halten, Personen nicht registrieren und einfach gegen Norden schicken, so lange bleibt die gutgemeinte Theorie eine Utopie.

Aus den genannten Gründen sind Neuverhandlungen dringend nötig. Und auch den sklavischen Gehorsam, den die Schweiz an den Tag legt, was die Handhabung der Abkommen anbelangt, dürfen wir ruhig ablegen. Andere Schengen-Mitgliedstaaten haben auch den Mut aufgebracht und gehandelt. So hat Dänemark Schengen ausser Kraft gesetzt und Grenzkontrollen wieder eingeführt. Was ist passiert? Nichts, Dänemark existiert immer noch.

Die SVP-Fraktion lehnt ausserdem das Postulat Humbel 11.3220, "Stärkung des Schengen/Dublin-Systems. Steuerung der Migration", ab. Darin wird unter anderem gefordert, dass die Asylsuchenden proportional auf die Schengen/Dublin-Staaten aufgeteilt werden. Damit würde die Schweiz den einzigen, zumindest theoretischen Vorteil aus der Hand geben, der durch das Dubliner Abkommen erreicht wurde, nämlich die Rückführung von Asylanten in das Erstland. Auch die Forderung, personelle und finanzielle Ressourcen nach Italien zu verlagern, erscheint uns definitiv der falsche Weg zu sein.

Markwalder Christa · Mit-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo liberale-radicale

Herr Frehner, ist Ihnen bekannt, dass die Schweiz erstens aufgrund dessen, dass wir nicht in der Zollunion sind, wegen der Warenkontrollen immer noch Grenzkontrollen durchführt und dass zweitens die Schweiz noch nie in der Lage war, alle ihre Landesgrenzen systematisch zu kontrollieren?

Frehner Sebastian · Mit-M · Consiglio nazionale · Basilea-Città · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Zu Ihrer zweiten Frage: Ich habe ja gesagt, es seien nur Stichproben gewesen, die durchgeführt werden konnten. Und zu den Warenkontrollen: Sie dürfen nicht mehr die Identität einer Person kontrollieren. Sie dürfen die Person eben nur anhalten, wenn Sie das Gefühl haben, sie deklariere Waren nicht; das ist das Problem.

Tschümperlin Andy · Mit-M · Consiglio nazionale · Svitto · Gruppo socialista

Ich erlaube mir, einige Sätze aus dem Positionspapier der CVP vom August 2011 mit dem Titel "Familien stärken" zu zitieren: "Die Familie ist und bleibt das Fundament unserer Gesellschaft. In Familien wird eine sehr bedeutende, unverzichtbare Erziehungs- und Betreuungsarbeit geleistet, diese muss von der Gesellschaft anerkannt werden. Starke und gesunde Generationenbeziehungen sind ein wichtiges und wertvolles Gut unserer Gesellschaft."

Artikel 8 der Konvention zum Schutze der Menschenrechte und Grundfreiheiten (EMRK) garantiert den Familien das Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens. Dieses Recht gilt nicht absolut, es kann jedoch nur eingeschränkt werden, wenn ein überwiegendes öffentliches Interesse gegeben ist. Ein solches ist nicht gegeben, weil eine Mehrheit der Bevölkerung der Schweiz mit dem Abkommen zwischen der Schweiz und der EU über die Personenfreizügigkeit und mit einer mit Kontingenten geregelten Zuwanderung aus Drittstaaten eine aktive Zuwanderungspolitik will.

Seit dem 1. Januar 2008 sind die Fristen für den Familiennachzug des AuG in Kraft. Sie sind in der Revision des AuG massiv verschärft worden. Der Anspruch auf Familiennachzug muss innerhalb von fünf Jahren geltend gemacht werden. Kinder über 12 Jahre sind im Interesse einer raschen schulischen und beruflichen Integration innerhalb von zwölf Monaten nachzuziehen. Zudem besteht ein Höchstalter von 18 Jahren. Diese Regelung gilt aber nur für Familien aus Drittstaaten, also zum Beispiel für Familien aus Kanada, Eritrea oder Südafrika. Andere Rechte haben Familien, die aus der EU bzw. aus Efta-Staaten in die Schweiz ziehen. Gemäss dem Freizügigkeitsabkommen besteht ein Rechtsanspruch von Verwandten in absteigender Linie, die noch nicht 21 Jahre alt sind oder denen Unterhalt gewährt wird. Dieser Anspruch ist nicht an eine Nachzugsfrist gebunden.

Aufgrund dieser unterschiedlichen Rechtsansprüche beim Familiennachzug für Personen aus der EU oder aus Drittstaaten ergeben sich Schwierigkeiten für den Familiennachzug von Schweizerinnen und Schweizern, die mit einer Partnerin oder einem Partner aus dem Ausland verheiratet sind. Gemäss einem Bundesgerichtsurteil vom 22. Januar 2010 darf es nicht sein, dass der Nachzug von Familienangehörigen von Schweizerinnen und Schweizern einschränkender geregelt ist als bei Personen aus der EU. Das ist Inländerdiskriminierung.

Die SP-Fraktion lehnt darum alle Vorstösse, die eine Einschränkung der bereits mit dem AuG stark eingeschränkten Familiennachzugsrechte vorsehen, ab. Wenn die Familie das Fundament unserer Gesellschaft ist, wie es die CVP formuliert, dann gilt diese Position für alle Familien, ob sie aus der Schweiz, aus der EU oder aus einem Drittstaat kommen.

Müller Philipp · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo liberale-radicale

Einmal mehr frage ich mich, warum wir uns mit der Migrationspolitik so schwertun. Einmal mehr frage ich mich, ob wir da nicht die Relationen verloren haben. Ich kann Ihnen hier keine schlauen Rezepte darbieten, ich kann Ihnen auch nicht das Parteiprogramm der FDP herunterbeten oder irgendeine neue Ideologie verkünden. Aber ich möchte wieder einmal darzustellen versuchen, mit welchen Grössenordnungen wir es zu tun haben. Sie werden dann sehen, wo Handlungsbedarf besteht - wenn Sie etwas tun wollen.

Wir müssen etwas tun, da bin ich mit den meisten Rednerinnen und Rednern einig; wir müssen etwas tun, das ist für mich klar. Wir sehen, dass in den letzten fünf Jahren mehr als 660 000 Menschen neu in die Schweiz eingewandert sind. Sie haben die Koffer gepackt und leben jetzt bei uns, gehören zur ständigen ausländischen Wohnbevölkerung. Gleichzeitig haben aber etwa 280 000 Menschen das Land verlassen, was allein in den letzten fünf Jahren zu einer Wanderungsbilanz von etwa 360 000 Menschen geführt hat. Wenn Sie feststellen, dass in diesen fünf Jahren über den Asylbereich, der uns zugegebenermassen am meisten Ärger macht, lediglich 33 000 Menschen in die Schweiz gekommen sind - inklusive anerkannter Flüchtlinge, humanitärer Bewilligungen und dergleichen -, dann sehen Sie doch die Relationen. Gleichzeitig wissen wir, dass von dieser Einwanderung zwei Drittel über die Personenfreizügigkeit erfolgen und immerhin ein Drittel - es sind 40 000 bis 45 000 pro Jahr, das ist eine hohe Zahl - aus Staaten, die nicht dem Freizügigkeitsabkommen unterstellt sind.

Wenn Sie all das zusammenfügen und in Relation setzen, dann sehen Sie, wo Handlungsbedarf besteht. Zusammengefasst heisst das, dass wir genau in jenem Segment der Einwanderung, welches die kleinsten Zahlen aufweist, nämlich im Asylbereich, den grössten Ärger haben. Das ist zweifellos so. In jenem Segment, welches uns die grössten Zahlen bringt - zwei Drittel der Einwanderung, sowohl brutto als auch netto -, haben wir den kleinsten Ärger. Ich will damit nicht sagen, dass die Personenfreizügigkeit ärgerfrei sei. Wir wissen es, und die FDP hat schon vor zwei Jahren darauf hingewiesen und an einer Medienkonferenz Massnahmen vorgeschlagen, um in der Personenfreizügigkeit Verbesserungen hinzukriegen, die man ohne Vertragskündigung einseitig, also ohne Brüssel zu fragen, durchsetzen kann. Der Bundesrat hat sie teilweise aufgenommen und umgesetzt, aber eben nur teilweise.

Wo sollten wir den Hebel ansetzen? Es ist völlig klar, dass uns der Asylbereich mit den wenn auch kleinen Zahlen am meisten Probleme bringt. Hier muss vor allem die Akzeptanz der schweizerischen Migrationspolitik wiederhergestellt werden. Es darf nicht sein, dass renitente Asylsuchende ganze Bahnhöfe füllen und wir das einfach so hinnehmen. Die Leute müssen von der Strasse geholt werden, sie müssen in Bundeszentren untergebracht werden.

Damit ist der Schlüssel für das Asylwesen innenpolitisch auch schon klar: Unterkunftssituation, Bundeszentren. Es hat sich auch im Bericht des Bundesrates über Beschleunigungsmassnahmen im Asylbereich - übrigens ein sehr guter Bericht - gezeigt, dass die Unterkunft in vom Bund betriebenen Zentren eine bessere Akzeptanz der Erstentscheide zur Folge hätte und dass wir auch eine bessere Kooperation erreichen könnten, wenn die Leute in Bundeszentren untergebracht werden könnten.

Verlieren Sie also bitte die Relationen nicht; setzen wir dort den Hebel an, wo die Probleme wirklich da sind - ideologiefrei und parteiprogrammfrei. Wir können sie nicht negieren. Es ist völlig klar, dass Handlungsbedarf gegeben ist, da sind wir uns wohl einig, über die Rezepte jedoch eher nicht.

Ineichen Otto · Mit-M · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo liberale-radicale

Lieber Kollege Philipp Müller, glauben Sie, dass die zuständigen Migrationsbehörden die gesetzlichen Möglichkeiten voll ausschöpfen? Ich zweifle daran.

Müller Philipp · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo liberale-radicale

Ich könnte jetzt provokativ sagen: Lasst uns ein Gesetzesmoratorium einführen, wir kennen das aus anderen Bereichen, und setzen wir um, was wir in den Gesetzen haben, im Asylgesetz und im Ausländergesetz! In der Tat haben wir dort Fristen: Behandlungsfristen, Verfahrensfristen und Ordnungsfristen. Man könnte die Verfahren also beschleunigen, das wäre heute nach Gesetz möglich. Das Problem ist nicht zuletzt das Bundesverwaltungsgericht, das sich, auch unter dem Titel der Gewaltentrennung, nicht drängen lässt.

Wir müssen uns bewusst sein: Wir haben eine hohe Einwanderung. Wir müssen es ernst nehmen, wenn die Bevölkerung in der Schweiz innert zehn Jahren um über 620 000 Menschen wächst. Es ist völlig klar, dass Handlungsbedarf herrscht. Und ich zweifle daran, dass die Behörden - vor allem die Vollzugsbehörden, nicht die Legislativen, und in diese Richtung geht ja Ihre Frage - erkannt haben, dass es wirklich brennt, dass die Akzeptanz der schweizerischen Migrationspolitik im Lande draussen verlorengeht oder schon verlorengegangen ist.

Mörgeli Christoph · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Herr Kollege Müller, Sie sind wegen Ihrer 18-Prozent-Initiative in diesen Ratssaal gewählt worden. Heute haben wir 22 Prozent Ausländer. Können Sie mir ein für alle Mal erklären, warum Sie den grössten Zustrom, jenen aus dem EU-Raum, der uns Richtung 30 Prozent treibt, so ziemlich ärgerfrei finden?

Müller Philipp · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo liberale-radicale

Herr Mörgeli, gut zuhören hätte Ihnen die Frage erspart. Ich habe gesagt, dass wir zwei Drittel der Einwanderung über den Freizügigkeitsbereich haben. Ich habe auch gesagt, dass die FDP - aber Sie hören wahrscheinlich nicht zu, wenn die FDP eine Medienkonferenz macht - vor zwei Jahren bereits diverse Punkte aufgezeigt hat, fünf an der Zahl, an denen man auch im Bereich der Freizügigkeit ansetzen kann, um migrationspolitisch Einfluss zu nehmen. Wir haben das vor über zwei Jahren aufgezeigt; damals hat man noch nicht von Wahlkampf usw. gesprochen.

Wenn Sie sich zur 18-Prozent-Initiative äussern, muss ich Ihnen sagen: Sie und ich sind ja Demokraten. 750 000 Menschen in diesem Land haben dieser Initiative zugestimmt - eine hohe Zahl für ein Amateur-, Einmann-, Einfrau-, Mitfrau- oder Mitmannprojekt, oder wie immer Sie das nennen wollen. Aber wir haben zu akzeptieren, dass die Initiative damals abgelehnt worden ist. Sie ist abgelehnt worden, das heisst, das Schweizervolk hat sich gegen eine konkrete Zahlenbegrenzung ausgesprochen.

Wir haben das System, wie es heute ist - also arbeiten wir doch an diesem System! Sie wissen es: Es ist eben schon so, dass ein Drittel der Einwanderer über Drittstaaten in die Schweiz kommt, jedes Jahr 40 000 bis 45 000 Menschen; ich wiederhole das gerne. Hier hätten wir Möglichkeiten, ohne gleich die bilateralen Verträge - und darum geht es bei der Freizügigkeit - auch nur zu gefährden; hier müssen wir ansetzen.

Im Asylbereich, da sind wir uns wohl einig, liegt vieles im Argen. Hier ist es vor allem ein Problem des Vollzugs, nicht ein Problem der Gesetzgebung. Gesetze haben wir mittlerweile sehr gute und auch genug. Weitere Verschärfungen sind kritisch zu beurteilen, weil sie in der Regel der Prüfung in der Praxis nicht standhalten.

Hodgers Antonio · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dei Verdi

Monsieur Müller, vous avez dit - et je partage votre constat - que beaucoup de requérants d'asile ne font rien, traînent dans les gares, et ceci pendant des mois, voire des années. Seriez-vous d'accord que ces requérants d'asile, qui sont souvent de jeunes hommes actifs, puissent avoir un emploi pour ne pas dépendre de la société et pour ne pas traîner dans la rue, ce que vous avez critiqué?

Müller Philipp · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo liberale-radicale

Herr Hodgers, da bin ich total dagegen. Stellen Sie sich einfach vor, warum die Leute zu uns kommen. Sie haben es selber gesagt, es sind junge Männer. Sie kommen her - und das können Sie in einschlägigen Rapporten von Befragerinnen und Befragern von Asylsuchenden nachlesen -, um einen Geld- und Warenfluss in ihr Herkunftsland zu organisieren. Sie kommen nicht her, weil sie an Leib und Leben im Sinne des Asylgesetzes und der internationalen Konventionen bedroht sind. Da sind wir uns einig, sonst wäre ja die Anerkennungsquote viel höher. Bei Eritrea ist sie sehr hoch, aber da sind wir uns auch einig, da muss sie wahrscheinlich hoch sein, 75 Prozent, das ist enorm.

Aber stellen Sie sich vor, wir würden diese Leute beschäftigen, wir würden den Zugang zum Arbeitsmarkt zulassen! Das hätte eine immense Sogwirkung. Das können Sie nicht machen. Im Übrigen haben wir heute die Möglichkeit, dass die Leute nach einer bestimmten Zeit in der Schweiz arbeiten können, sofern genügend Arbeit da ist. Aber eine Sogwirkung können Sie nicht absprechen, die eintreten würde, wenn sie von Beginn an, wenn sie als Asylsuchende in der Schweiz sind und ein Asylverfahren eingeleitet wurde, arbeiten könnten. Dann hätten Sie genau das getan, was wir nicht wollen: eine Einwanderung über den Asylbereich in den Arbeitsmarkt. Das ist falsch.

Leuenberger Ueli · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dei Verdi

Je ne partage pas votre avis et votre réponse, Monsieur Müller, mais si vous voulez être logique, ne pensez-vous pas que vous devriez au moins vous engager pour qu'il y ait des programmes d'occupation? Le pire des poisons, particulièrement pour de jeunes hommes, est d'être condamné à ne rien faire et d'être pointé du doigt parce qu'on ne fait rien. Engagez-vous pour des programmes d'occupation solides et sérieux, et uniquement ainsi vous serez crédible dans votre réponse!

Müller Philipp · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo liberale-radicale

Herr Leuenberger, den mittleren Teil Ihres Statements - es war keine Frage - kann ich unterschreiben: Es ist ein Problem, wenn die Leute beschäftigungslos in der Schweiz herumhängen. Nur: Die Stadt Zürich hat mit einem enormen Aufwand von etwa 100 Millionen Franken vor einigen Jahren erfolglos versucht, ein Beschäftigungsprogramm durchzuführen. Die Situation ist problematisch - es nützt nichts, wenn Sie den Kopf schütteln, Herr Leuenberger, bleiben wir bei den Fakten, es ist so; Sie können sich nachher bei mir die Unterlagen holen.

Das Problem ist, dass Sie die Leute nicht zur Arbeit zwingen dürfen, da steht Völkerrecht dagegen. Sie müssen die Leute ortsüblich entschädigen. Da sind wir in der Situation, dass die Leute nur arbeiten können, wenn sie entschädigt werden. Wenn man das macht, dann haben wir die Situation, dass sie eben nicht im Sinne des Asylgesetzes - weil sie an Leib und Leben bedroht sind usw. - in der Schweiz bleiben können, aber wieder eine Sogwirkung generiert wird. Zürich hat das damals unter dem Stadtpräsidenten Estermann versucht und dann die erfolglose Übung abgebrochen. Sie war teuer und hat den gegenteiligen Effekt bewirkt. So geht es nicht, Herr Leuenberger, es tut mir leid.

Bänziger Marlies · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dei Verdi

Nach dieser ganzen Vollzugsdiskussion von Kollege Müller, der quasi auf dem Asylmissbrauch herumstampft, möchte ich auf die humanitäre Tradition der Schweiz zurückkommen. Die Schweiz ist mit ihrer humanitären Tradition, die wir schon über Jahre pflegen, auch im Rahmen der internationalen Zusammenarbeit mit anderen Staaten vorbildlich. Diese humanitäre Tradition gilt es zu wahren und zu verteidigen. Und es gilt, den Fokus etwas zu öffnen und nicht auf einer ganz kleinen Anzahl von sogenannten Missbrauchsbetreibenden herumzuhacken.

Wir sind hier im nationalen Parlament. Das nationale Parlament hat nicht den Vollzug in den Kantonen zu prüfen, sondern Gesetze zu verabschieden und namentlich auch die humanitäre Tradition der Schweiz zu wahren. Die Schweiz ist auf dem internationalen Parkett mit internationalen Verträgen bestens vernetzt. Wir sind auf diese Vernetzung angewiesen, sei es bei Handelsverträgen, sei es bei Freihandelsverträgen, sei es im Rahmen der Forschungs- und Entwicklungszusammenarbeit. Als Konsequenz liegt auf der Hand, dass wir damit auch ein attraktives Land für all jene sind, die einerseits an Leib und Leben gefährdet sind, die andererseits aber ihr eigenes Brot schlichtweg nicht mehr verdienen können.

Wo also sind hier aus Sicht des nationalen Parlamentes unsere Handlungsspielräume? Ich weise Sie auf die Diskussion hin, die wir morgen führen werden: Morgen werden wir zwei wesentliche Fragen diskutieren: einerseits die Weiterführung der humanitären Hilfe, über 120 Millionen Franken - Sie auf der rechten Seite wollen das nicht -, andererseits die Fortführung der Friedens- und Sicherheitspolitik im internationalen Rahmen. Sie auf dieser Seite werden sich der Stimme enthalten oder diese Fortführung der internationalen Sicherheits- und Friedenszusammenarbeit ablehnen. Sie wollen das nicht. Das heisst, Sie wollen im Rahmen der internationalen Zusammenarbeit keine humanitäre Hilfe, weil Ihnen das zu viel kostet, und Sie wollen keine Friedenspolitik. Das heisst, Sie stehen ein für grössere internationale, globale Unterschiede.

Wir könnten aber auch einfach im Rahmen von Freihandelsabkommen, dann, wenn wir mit Drittstaaten Handelspolitik betreiben, ökologische und soziale Standards einführen und so dafür sorgen helfen, dass es in diesen Ländern zu besseren Bedingungen kommt, dass die Leute eher ein Auskommen haben, ihr Brot verdienen können. Es ist ausgesprochen anspruchsvoll, eine Mehrheit davon zu überzeugen, dass soziale und ökologische Standards in der internationalen Zusammenarbeit wichtig sind.

Innerhalb Europas, also für die meisten Menschen, die zu uns kommen, haben wir, wenn es um die Zuwanderung geht, die bilateralen Verträge. Und da spreche ich wiederum Sie auf dieser Seite an, den Bauernverband zum Beispiel: Sie wollen immer Ihre zusätzlichen Kontingente von Leuten ausserhalb des EU-Raums haben, weil Sie nicht mehr bereit sind, die 5 Franken Stundenlohn zu bezahlen, die den Portugiesen und den Polen jetzt zu wenig sind. Deshalb wollen Sie aussereuropäische Kontingente von Billigstarbeitskräften. Das heisst, Sie sorgen für die Zuwanderung, die Sie dann wieder bekämpfen.

Oder bei den bilateralen Verträgen legen Sie den Fokus auf die, welche die Arbeit annehmen, oder auf die, welche Arbeit vergeben, das Baugewerbe zum Beispiel. Der Präsident des Gewerbeverbandes sitzt jetzt leider nicht im Saal. Ich lege den Fokus auf die, welche die Arbeitsverträge ausarbeiten, und ich fordere von ihnen eine interne Weiterbildung, damit die Arbeitsverträge so gestaltet werden, dass zuerst die Leute aus dem entsprechenden Land, die sie ja wollen, beschäftigt werden und erst anschliessend die Leute aus den Drittstaaten. Ohne Arbeitsvertrag ist niemand bei uns in der Schweiz.

Noch ein allerletztes Wort: Mich stört am meisten, dass wir diese Migrationsdiskussion heute unter anderem auch unter dem Eindruck dieser widerlichen Plakate führen, mit denen die Schweiz zurzeit tapeziert ist. Diese widerlichen Plakate werden ja explizit von einer steuerbefreiten Stiftung aus Ihren Reihen finanziert.

Aebi Andreas · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Bei meinen Ausführungen zu Zuwanderung, Asylwesen und Migrationspolitik möchte ich mich auf die Integration und die Einbürgerungen beschränken. Gut integrierte und letztendlich eingebürgerte Leute haben einen wesentlichen Anteil am Wohl unseres Landes in den letzten Jahrzehnten. Das sehe ich so, das sieht auch meine Partei so, und dafür sind wir dankbar.

Wie ich aber den Voten des heutigen Tages entnehmen kann, ist die Bandbreite der Wahrnehmung bezüglich erfolgreicher Integration enorm gross. Selber stelle ich fest, dass bei jährlich 80 000 neuen Zuwanderern unsere Infrastrukturen, Kindergärten und Schulen an den Rand ihrer Belastbarkeit kommen. Erfolgreiche Integration bei Jugendlichen beinhaltet ein Wir-Gefühl, wie wir es zeitweise bei unseren multikulturellen Jugendsportmannschaften erleben dürfen. Leider müssen wir aber auch feststellen, dass oft unter Schweizern und balkanstämmigen Jugendlichen ein Klima besteht, das es klar zu verbessern gilt, zum Wohle einer gemeinsamen, erspriesslichen und unbelasteten Zukunft.

Wir unterstützen Vorstösse, mit denen der Bundesrat beauftragt wird, im Bürgerrechtsgesetz Grundlagen zu schaffen, damit einbürgerungswillige Personen vor der Einbürgerung eine Charta unterzeichnen. Damit sollen die einbürgerungswilligen Personen bekunden, dass sie unsere Grundwerte respektieren. Wir verlangen bei Nichteinhaltung der Charta oder bei einem Verstoss, dass die Einbürgerung nochmals überprüft wird. Vorstösse, welche Bund und Kantone zu weiteren Integrationsbemühungen verpflichten, lehnen wir ab, da mit dem Bericht zur Weiterentwicklung der Integrationspolitik des Bundes vom 5. März 2010 Antworten auf die betreffenden Fragen gegeben werden.

Ich möchte betonen: Wenn den Zuwanderern die betreffenden Informations- und Integrationsangebote sowie die Rechte und Pflichten klar sind, ist es an ihnen, unseren Gästen, den Schritt zur Integration zu machen, so, wie wir es alle bei einem Wohnortswechsel innerhalb unseres Landes auch erleben.

Zu guter Letzt unterstützen wir auch die in diesem Block behandelte Motion Freysinger 10.3173, "Runter mit den Masken!". Integration heisst sich an die Regeln des betreffenden Landes halten. In Bezug auf die Vermummung betrifft das natürlich Schweizer wie Ausländer, damit die innere Sicherheit gewährleistet ist und sich die Einwohnerinnen und Einwohner unseres Landes nicht bedroht, sondern wohlfühlen.

Streiff-Feller Marianne · Mit-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo PCD/PEV/glp

Die EVP negiert in keiner Weise, dass sich die Stimmung in der Schweiz gegenüber der ausländischen Bevölkerung in den letzten Jahren massiv verschlechtert hat. Die Gründe dafür sind hinlänglich bekannt. Sie werden uns in teilweise allzu abstrakter, ja unzumutbar verkürzter Form vor Augen geführt. Viele Bürgerinnen und Bürger fühlen sich zum Beispiel in den Bereichen Wohnen und Arbeiten bedroht.

Von der Politik werden zu Recht Lösungen gefordert. Wer diese sofort verspricht, hat natürlich Stimmenerfolg. Wir brauchen aber nicht Versprechen, die nicht eingehalten werden können, sondern wir brauchen nachhaltige Lösungen.

Ich und die EVP sind überzeugt, dass die Politik und die Verwaltung über genügend lösungsorientierte Ansätze verfügen, um zweckmässige, wirtschaftlich tragbare und wirksame Massnahmen durchzusetzen. Beim Thema Freizügigkeit zum Beispiel muss das Aufenthaltsrecht konsequent durchgesetzt werden; es darf nicht unterlaufen werden. Dazu müssten die Migrationsämter aufgestockt, aber auch die Koordination und der ungehinderte Datenaustausch zwischen den verschiedenen Behörden erleichtert werden. Die Aufenthaltsbewilligung darf zum Beispiel nur dann verlängert werden, wenn jemand Arbeit hat. Weiter gilt es, jede Form von Lohndumping zu bekämpfen, und schärfere Sanktionen gegen Scheinselbstständigkeit sind unerlässlich. Dafür aber, Kolleginnen und Kollegen von der SVP, muss man das Abkommen nicht aufkünden.

Zum Thema Asylsuchende: Die EVP will, dass Asylgesuche künftig deutlich schneller bearbeitet werden können. Wir werden hier die notwendigen Massnahmen unterstützen.

Zu all den vorliegenden Vorstössen kann ich zusammenfassend sagen: Wir wollen unseren Spielraum konsequent ausnützen, wir wollen aber einen fairen und respektvollen Umgang mit unserer ausländischen Bevölkerung.

Moret Isabelle · Mit-F · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo liberale-radicale

Les Bilatérales sont le moteur de notre croissance économique, mais il faut en limiter les effets secondaires, notamment en renforçant les mesures d'accompagnement et en luttant contre la sous-enchère salariale. C'était l'objet de nos discussions de la semaine passée et les votes du groupe libéral-radical visent à renforcer les mesures d'accompagnement. Mais il y a d'autres effets secondaires qu'il faut corriger: il faut permettre la construction de plus de logements et investir dans le rail et la route.

Par contre, l'immigration provenant des zones extérieures à l'Union européenne doit être maîtrisée. D'une part, cette immigration doit être restreinte aux personnes particulièrement qualifiées ou ayant étudié dans une haute école suisse. D'autre part, la tradition humanitaire de la Suisse doit être conservée, mais la procédure d'asile doit être restreinte aux réfugiés politiques.

Une immigration maîtrisée, oui! mais comment?

1. D'abord, il faut maintenir la promotion de la paix dans la tradition des bons offices de la Suisse, et cela aussi dans les zones de crise. L'objectif est d'agir en amont pour limiter l'immigration. C'est pourquoi je vous remercie de soutenir le postulat Hiltpold 11.3689, qui demande un rapport sur la migration en provenance des pays nord-africains.

2. Il faut ensuite accélérer les procédures d'asile. Par exemple, je vous demande de soutenir la motion Müller Philipp 11.3732, qui demande la restructuration beaucoup plus rapide du domaine de l'asile - une restructuration beaucoup plus rapide que celle proposée actuellement par le Conseil fédéral. Je vous propose de soutenir la motion Müller Philipp 10.3174 demandant que la procédure Dublin soit exécutée dès l'étape du centre de transit de la Confédération et donc avant la répartition dans les cantons.

3. En outre, il faut conclure des accords de réadmission dans les pays d'origine des requérants d'asile déboutés. Pour cela, je vous remercie de soutenir la motion du groupe libéral-radical 11.3510, qui demande que l'aide que la Suisse accorde aux pays du Maghreb soit désormais liée à la conclusion d'accords de réadmission des requérants d'asile déboutés.

4. Enfin, une politique d'intégration plus efficace doit être lancée: elle doit être axée sur la maîtrise d'une langue nationale et le respect des lois suisses. Pour cela, je vous remercie de soutenir la motion du groupe libéral-radical 10.3248 demandant de lier l'octroi d'une autorisation de séjour à la conclusion d'une convention d'intégration. Cette convention pourrait prévoir l'obligation de suivre un cours de langue ou un cours d'intégration, dont le non-respect pourrait être sanctionné par le retrait de l'autorisation de séjour.

Heim Bea · Mit-F · Consiglio nazionale · Soletta · Gruppo socialista

In einem Grundgedanken sind wir uns, meine ich, hier in diesem Saal sicher einig: Flüchtlinge, die in ihrem Heimatland bedroht sind und bei uns Schutz suchen, sollen hier auch Schutz finden. Ganz besonders gilt dies für Jugendliche und Kinder, die ohne ihre Eltern, unbegleitet, Asyl suchen. Jugendliche Flüchtlinge und Kinderflüchtlinge sind eine besonders verletzliche Gruppe. Die zahlreichen Vorstösse und die Berichte von NGO zeigen, dass die Schweiz den Rechtsschutz und die Bedürfnisse schutzsuchender Kinder ohne Begleitung zu wenig beachtet. Der Schattenbericht schweizerischer Nichtregierungsorganisationen fordert uns auf, dafür zu sorgen, dass im ganzen Land, in allen Kantonen, Schutzmassnahmen getroffen werden, die sich einheitlich an kindergerechten Kriterien orientieren.

In den Antworten auf die Motionen betreffend Kindeswohl, zur Unterbringung und betreffend gesetzliche Vertretung unbegleiteter Minderjähriger vertrat der Bundesrat im letzten Jahr noch die Ansicht, das sei Kantonssache. Wir meinen, Kindeswohl und Rechtsschutz darf der Bund nicht länger nur auf dem Papier monieren, sondern die gemachten Beobachtungen sind ernstzunehmende Signale, dass die Situation der Kinderflüchtlinge vom Bund zu untersuchen ist, wie er es für die Gruppe der Sans-Papiers gemacht hat. Vor allem sind zusammen mit den Kantonen Verbesserungen an die Hand zu nehmen: für eine generell kindergerechte Praxis bei unbegleiteten Minderjährigen bei der Unterbringung; für die Übernahme einer gesetzlichen Vertretung unbegleiteter Minderjähriger durch Personen mit Sachkenntnis und mit klar vorgegebenen Pflichten; für die besondere Gewichtung des Kindeswohls bei der Zumutbarkeitsprüfung einer Wegweisung dieser Asylsuchenden; für eine persönliche Anhörung der Kinder bei der Härtefallprüfung, und zwar von Personen mit Erfahrung.

Wir dürfen einfach nicht zulassen, dass es weiterhin reine Glückssache ist respektive vom Wohnkanton abhängt, ob Flüchtlingskinder zu ihrem Recht kommen, ob sie also zu ihrem Recht auf eine kindergerechte Unterkunft und Betreuung, zu ihrem Recht auf Bildung - sprich zu einem Platz in der Krippe, in der Schule oder in der Lehre - und zu ihrem Recht auf eine Beschäftigung kommen; das braucht es. Die Jungen, die Kinder haben dieses Recht, und es ist durchzusetzen. Wir meinen, es gilt, minderjährigen Asylsuchenden in der Zeit hier in der Schweiz möglichst viel Wissen und Fähigkeiten mitzugeben, damit sie für ihren weiteren Lebensweg, ob hier oder anderswo, gestärkt sind.

Die SP-Fraktion wird allen Vorstössen zustimmen, die Verbesserungen für die Kinder und Minderjährigen fordern, die auf unseren Schutz angewiesen sind.

Baettig Dominique · Mit-M · Consiglio nazionale · Giura · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Le peuple suisse a besoin de protection contre les mouvements migratoires. Ceux-ci sont un phénomène en accélération constante, en raison de la globalisation, de la mondialisation, des facilités d'échanges, de la libre circulation des personnes et bien sûr aussi de la croissance inégale de certaines régions du monde. Il y a attraction de forces de travail meilleur marché, et recherche d'avantages sociaux de la part de ressortissants de pays moins développés qui veulent profiter des bienfaits de sociétés plus développées. On assiste de plus en plus aujourd'hui à une migration économique, et même carrément de peuplement. Ce phénomène complexe et multiple - parce qu'il y a une immigration légale et une immigration illégale, un droit d'asile politique ou humanitaire - inquiète par son importance la population, qui voit se dessiner une modification importante de son cadre de vie. La migration est devenue une sorte de mouvement brownien complètement désorganisé, qui entraîne des déplacements absurdes de forces de travail moins chères, qui en remplacent d'autres devenues trop coûteuses. Il y a de plus en plus sous-enchère salariale, culturelle aussi, de formation, écologique, politique, démocratique, avec insécurité, perte d'identité, concurrence déséquilibrée, menace sur les assurances sociales.

Les milieux de l'économie veulent systématiquement imposer leur opinion, selon laquelle une immigration choisie est bénéfique à la croissance, parce qu'on a affaire à une main-d'oeuvre motivée, formée et sélectionnée selon les besoins spécifiques de l'économie nationale. Mais il existe aussi une autre facette de l'immigration, que j'appelle imposée ou qui s'impose, selon des règles qui vont au-delà des besoins du pays d'accueil. Il est d'ailleurs difficile de chiffrer cette immigration illégale ou cachée: on parle de 70 000 à 300 000 personnes, c'est le groupe des sans-papiers, des requérants d'asile et autres clandestins. Cette immigration qui s'impose choisit en fait - il ne faut pas cacher les choses - son lieu d'implantation selon les avantages économiques et sociaux escomptés. Illégaux, clandestins, sans-papiers bénéficient de filières extérieures et sur place, et s'installent en passagers clandestins, bénéficiant de complicités ou de collusions, de laisser-faire, de laxisme, d'opportunisme, et se font régulariser sur la durée en jouant sur la corde émotionnelle de la scolarité ou de la formation des enfants. L'installation forcée et hors la loi est finalement ainsi récompensée.

Cette migration imposée alimente particulièrement l'inquiétude des citoyens qui voient que l'Etat de droit n'est pas respecté. Elle est la cause de trafics en tous genres. On peut citer le travail au noir - avec le développement de l'économie informelle; l'insécurité; la délinquance; le trafic de drogue; le trafic de papiers d'identité; l'esclavagisme moderne. Les migrants sont victimes de marchands d'esclaves.

Cette immigration a un coût que la gauche et les bien-pensants minimisent, rechignent à quantifier pour ne pas faire de discrimination ou pour ne pas susciter un rejet de la population. C'est là qu'est le problème. Nous savons, et certains experts l'ont dit, que l'immigration illégale coûte deux fois plus cher que l'immigration légale.

Il ne faut pas non plus sous-estimer le fait qu'un certain nombre de secteurs de l'économie bénéficient des sans-papiers puisque, au lieu de délocaliser, ils peuvent faire venir des forces de travail meilleur marché d'autres régions du monde.

La population suisse a besoin de protection; elle redoute par-dessus tout une Suisse à 10 millions d'habitants avec toutes sortes d'atteintes à l'environnement et à la démocratie. Je suis de ceux qui pensent que la croissance incontrôlée aboutira, un jour ou l'autre, à un déficit de démocratie.

Lumengo Ricardo · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Non iscritto

Monsieur Baettig, vous êtes contre l'immigration, la "migration économique", comme vous dites. Dès lors, pourquoi vous opposez-vous par exemple à une augmentation de l'aide au développement, qui serait un moyen d'alléger la misère de ces populations-là?

Baettig Dominique · Mit-M · Consiglio nazionale · Giura · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Cher collègue, je ne suis pas contre l'aide au développement, sous une forme qui serait intelligente, d'accords bilatéraux et d'aide directe aux gens. Mais je crains par-dessus tout le fonctionnement de l'aide internationale, qui transite par les gouvernements, qui sert en fait plutôt à alimenter les trafics mafieux ou des clans au pouvoir et qui ne va pas directement à la population.

Freysinger Oskar · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

J'ai une minute pour vous convaincre de soutenir ma motion 10.3173, "Bas les masques!" Vous savez que différentes initiatives ont abouti, dont une au Tessin, qui a été acceptée par le peuple, et qu'une autre est prévue au niveau national, pour interdire la burqa sur tout le territoire suisse. Or ma motion essaie d'éviter une guerre de religion à ce sujet. Au lieu d'une interdiction générale, qui me semble être difficilement applicable, cette motion définit des situations où un citoyen doit apparaître à visage découvert devant l'autorité. On définit donc des situations, c'est une sorte de contrat minimaliste pour prévoir les situations dans lesquelles on ne peut pas avoir le visage couvert, que ce soit par un masque ou par autre chose. Et ça évitera évidemment des problèmes de guerre de religion, parce que ce n'est pas ce que nous recherchons.

Ce minimum consensuel doit s'appliquer lorsqu'il y a un acte officiel devant un officier de l'Etat, devant un fonctionnaire, et qu'il est nécessaire de connaître l'identité de la personne. Dans ce cas, on peut automatiquement exiger que le visage soit découvert. C'est aussi le cas lors d'un contrôle d'identité - c'est la même chose pour tous les citoyens -, dans les transports publics - on doit tout de même pouvoir contrôler l'identité du titulaire d'un abonnement général -, et lors de manifestations - évidemment hors carnaval, où il est d'usage de se masquer le visage!

Voilà en définitive un moyen d'éviter d'entrer dans une grande guerre de religion, comme ç'a été le cas en France, en Belgique et aux Pays-Bas, où la burqa a été interdite sur tout le territoire national.

Robbiani Meinrado · Mit-M · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo PCD/PEV/glp

Rimanendo agganciato a quello che è l'asse portante della nostra politica migratoria, cioè la libera circolazione, desidero attirare la vostra attenzione su un aspetto che tende a passare inosservato e sul quale sarebbe errato lasciare cumulare un ritardo di riflessione. Si tratta della nota clausola di salvaguardia che consente oggi di limitare le entrate di stranieri nella misura in cui il loro numero risulti eccessivo. Questa clausola, ricordiamolo, scadrà nel corso del 2014. Sarebbe a mio avviso miope lasciare scadere questa clausola senza cercare di dare forma ad un meccanismo che ne riprenda almeno in parte lo spirito e anche la finalità. È indispensabile disegnare un nuovo quadro di provvedimenti che possano essere messi in vigore qualora il numero di entrate dall'estero risulti tale da comportare anche degli squilibri nel mercato del lavoro.

In questo quadro, in questo corpo di provvedimenti dovrebbero in primo luogo figurare delle misure volte ad evitare che la manodopera estera entri in diretta concorrenza con la manodopera locale sottraendo occasioni di lavoro a quest'ultima. Dovrebbe cioè trattarsi di misure che incentivino le aziende a riconoscere una effettiva priorità all'assunzione di manodopera locale, soprattutto alle categorie più sfavorite. Potrebbe poi, in secondo luogo, anche trattarsi di un'accentuazione di un livello superiore delle attuali misure di accompagnamento volte a combattere gli abusi in materia salariale. È opportuno disporre di strumenti aggiuntivi, sia a sostegno dell'occupazione sia di lotta contro le pressioni sui salari, che possano essere applicati almeno temporaneamente, qualora ci siano degli scompensi sul mercato del lavoro.

Quindi, un meccanismo interno di salvaguardia oltretutto consentirebbe anche di superare quelle che sono le lacune odierne della clausola di salvaguardia, cioè consentirebbe, da un lato, di tener conto delle realtà regionali attraverso un'applicazione anche in singole regioni di una simile clausola e consentirebbe, dall'altro lato, soprattutto anche di tenere in considerazione la manodopera frontaliera, che oggi non rientra nel computo della clausola di salvaguardia. Quindi, invito il Consiglio federale a riflettere su dei possibili meccanismi alternativi alla clausola di salvaguardia che consentono di tutelare gli equilibri del mercato del lavoro.

Roth-Bernasconi Maria · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista

Dans ce débat, je crois que l'on se trompe de problème. Contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, les étrangers ne sont pas un problème en eux-mêmes. Ni criminels innés, ni abuseurs forcenés, les migrants et les migrantes sont constitués d'une large majorité de personnes en provenance des pays soumis à l'Accord sur la libre circulation des personnes.

Loin d'être un problème, l'immigration de personnes peu qualifiées pour faire les "sales boulots" et de personnes plus qualifiées pour contrer la pénurie dans certains secteurs est positive pour la Suisse. Avant la crise financière et suite à l'introduction de la libre circulation des personnes, la Suisse a connu une très forte croissance avec la création annuelle de 85 000 emplois.

Ce que certains oublient par contre, ce sont les problèmes rencontrés par les migrants, et en particulier par les migrantes. Parmi ces problèmes, la violence conjugale, qui n'est pas, selon la loi, un motif suffisant pour donner le droit à ses victimes de rester en Suisse après la dissolution du couple. Le résultat est le suivant: trop souvent, en Suisse, des ressortissantes de pays hors UE doivent choisir entre les coups et l'expulsion.

Le Conseil fédéral me dit que les autorités chargées d'appliquer le droit sont liées par l'interprétation du Tribunal fédéral qui a reconnu que la violence conjugale peut être un motif suffisant. Mais des lacunes persistent.

Le Conseil fédéral a d'ailleurs proposé d'accepter le postulat Goll, retiré par son auteure, lui demandant de faire rapport sur l'application des dispositions qui régissent le droit de séjour des migrantes victimes de violence. Je remercie le Conseil fédéral de sa volonté d'améliorer la protection de ces femmes, et d'avoir pris diverses mesures dans ce sens.

Or, comme il le reconnaît, "l'ODM n'est pas complètement en mesure de garantir l'harmonie de la pratique des cantons". C'est pour garantir cette harmonie que ma motion demande une modification de la loi, également recommandée à la Suisse par le Comité contre la torture.

Je vous invite donc à accepter ma motion. A tout le moins, je remercie le Conseil fédéral de procéder à l'évaluation des dispositions légales en la matière sous l'angle d'un objectif fondamental: le devoir étatique de protection des personnes.

Rickli Natalie Simone · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Einmal mehr diskutieren wir heute über das Thema Zuwanderung, und einmal mehr stelle ich fest, dass die Mehrheit in diesem Saal die Probleme nicht erkennen will und sich weigert, konkrete Lösungen zu beschliessen.

In den Bereichen Gewalt und Kriminalität haben wir nach wie vor ein massives Problem. Die polizeiliche Kriminalstatistik des vergangenen Jahres zeigt, dass die Ausländerkriminalität nach wie vor eines unserer Hauptprobleme ist. Unter den Beschuldigten ist nahezu jeder Zweite ein Ausländer: 30 Prozent sind Ausländer mit Wohnsitz in der Schweiz, 15 Prozent Ausländer ohne Wohnsitz in der Schweiz und 4 Prozent Asylbewerber. Bei schweren Gewaltdelikten wie Tötungen, schweren Körperverletzungen oder Vergewaltigungen liegt der Ausländeranteil zwischen 53 und 57 Prozent - und dies bei einem Ausländeranteil an der Gesamtbevölkerung von rund 22 Prozent. Dies sind Zahlen, welche nachdenklich stimmen.

Diese Zahlen zeigen: Es ist nicht die SVP, welche den Leuten einredet, Angst zu haben, wenn sie abends alleine auf dem Heimweg sind; es ist nicht die SVP, welche die Verunsicherung von Schweizer Eltern erfindet, deren Kinder in Schulklassen mit bald 90 Prozent Ausländern sitzen; und es ist nicht die SVP, welche Zahlen zur Ausländerkriminalität in die Welt setzt, die nicht stimmen. Nein, es ist die düstere, brutale Realität, die so ist. Trotzdem blockieren die anderen Parteien konkrete Lösungen.

Mit der Ausschaffungs-Initiative hat die SVP die Ausländerkriminalität frühzeitig thematisiert und einen klaren Lösungsweg vorgezeichnet. Ausländische Straftäter, welche die öffentliche Ordnung und Sicherheit gefährden, sollen unser Land verlassen. Die Landesverweisung muss direkte und zwingende Folge der Verurteilung wegen einer schweren Straftat sein.

Die EJPD-Expertenkommission zur Umsetzung der Ausschaffungs-Initiative hat vom Bundesamt für Statistik konkrete Zahlen zu den einzelnen Delikten angefordert. Die Resultate sind noch schlimmer als angenommen: Bei einer Umsetzung des Deliktkatalogs des Initiativkomitees - das war ja das Ziel der Initiative - wären 16 408 Ausländer betroffen. Die Zahlen sind zehnmal höher als vom Bundesamt für Migration zuerst geschätzt.

Es ist darum absolut nicht einzusehen, weshalb die Umsetzung der Ausschaffungs-Initiative so schleppend vorangeht. Nachdem die SVP-Vertreter in der EJPD-Expertenkommission ausgebremst wurden, verzögert der Bundesrat die Behandlung dieser Vorlage unnötig. Die Arbeiten bzw. die Verhinderung der Arbeiten zur Ausschaffungs-Initiative ist symptomatisch für die Behandlung des Themas Ausländerpolitik in der Schweiz. Der Volksentscheid vom 28. November 2010 ist klar ausgefallen. Die Ausschaffungs-Initiative wurde mit 52,3 Prozent der Stimmen angenommen: an sich eine klare Ausgangslage. Wenn Bundesrätin Sommaruga nun verlauten lässt, die Vorlage solle im Bundesrat möglichst im ersten Quartal 2012 behandelt werden, so ist das eine Zumutung für jeden Stimmbürger. Es gibt, ich habe es erwähnt, keinen Grund, warum der Bundesrat diese Vorlage nicht bereits im August behandelt hat.

Fluri Kurt · Mit-M · Consiglio nazionale · Soletta · Gruppo liberale-radicale

Soeben haben wir wieder einmal den Standpunkt einer einseitigen Darstellung der gesamten Situation im Migrations- und Asylwesen gehört. Es gibt je positive und negative Aspekte. Beispielsweise haben wir in Voten die positiven Auswirkungen der wirtschaftlichen Migration auf die Sozialversicherungen, auf den Arbeitsmarkt, auf die Wirtschaft gehört; die negativen betreffen selbstverständlich die Dumpinglöhne und die Scheinselbstständigkeit. Zu den Asylfragen gibt es ebenfalls einseitig positive oder negative Stellungnahmen: humanitäre Tradition, positive Integration endgültig Aufgenommener einerseits, kriminelle Aktivitäten, unkooperatives Verhalten und Verzögerungshaltung bzw. Verweigerungshaltung andererseits.

Alle diese Stellungnahmen haben etwas gemeinsam: Alle haben einen zutreffenden Aspekt, und die negativen Aspekte prägen natürlich das Gesamtbild der wirtschaftlichen Immigration und der Immigration auf dem Asylweg. Es ist unsere Aufgabe, eine gesamtheitliche Politik zu betreiben, die nicht an einem Aspekt aufgezogen ist. Wir haben drei Interpellationen eingereicht, die vom Bundesrat teilweise befriedigend beantwortet worden sind, beispielsweise zur Frage nach den wirtschaftlichen Folgen einer Kündigung des Personenfreizügigkeitsabkommens. Wir danken für diese Schilderung der eindrücklichen negativen Konsequenzen für unsere Wirtschaft.

Bei der Interpellation betreffend die Stärkung der tripartiten und paritätischen Kommissionen würde uns interessieren, inwieweit die Arbeitsgruppe, die eingesetzt worden ist, um Schwerpunkte zu orten und Verbesserungsvorschläge zu machen, bereits ihre Arbeit vorangetrieben hat. Wir wissen, dass im Volkswirtschaftsdepartement eine Vorlage unterwegs ist, welche gewissermassen die Beweissituation bei den sogenannten Scheinselbstständigen umkehren will. Heute ist es so, dass ein angeblich Selbstständiger arbeiten darf, beispielsweise auf einer Baustelle, bis man ihm bewiesen hat, dass er nicht selbstständig ist. Die erwähnte Vorlage sieht offenbar die Beweislastumkehr vor, dass man ihn also von der Arbeit abhalten können soll, bis er seine Selbstständigkeit bewiesen hat. Die Inkraftsetzung dieser Vorlage ist auf 2013 vorgesehen. Das ist unseres Erachtens viel zu spät. Es würde mich interessieren, ob es hier nicht schnellere Möglichkeiten gibt.

Schliesslich haben wir noch eine Interpellation 11.3744 betreffend Lampedusa eingereicht. Wir sind nicht derselben Meinung wie der Bundesrat; wir sind der Meinung, dass Italien seine strengen Dublin-Pflichten nach wie vor eher schleppend als beförderlich erfüllt. Wir wissen, dass vor Kurzem Gespräche in Rom stattgefunden haben. Es würde uns interessieren, was daraus resultiert hat, und es würde uns interessieren, was die europäische Unterstützungskommission für Vorschläge hat, um exponierte Länder besser als heute zu unterstützen.

Im Anschluss an Frau Rickli möchte ich einfach sagen: Die erwähnten Probleme bestehen tatsächlich, aber sie bestehen vor allem dann, wenn diese illegalen Immigranten einmal im Lande sind. Uns ginge es darum, sie nicht hereinzulassen. Wenn sie einmal hier sind, ist es nicht mehr so einfach, sie wieder ausweisen zu können und sie zu bestrafen, wie das da und dort angetönt wird.

Brunner Toni · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Die Fakten liegen auf dem Tisch. So wurde in dieser Debatte, der ich jetzt zugehört habe, auch mehrfach erwähnt, dass wir eine grosse Zuwanderung haben. Das wird nicht bestritten; 380 000 Personen netto waren es in den letzten fünf Jahren. Sie kennen die Zahlen des Bundesamtes für Statistik: Man rechnet bis in dreissig Jahren mit bis zu 10 Millionen Einwohnern in der Schweiz. Sie wissen auch, dass wir in der Schweiz ungelöste Probleme haben, aber wenn ich hier zugehört habe, dann muss ich feststellen, dass halt viele immer noch die rosarote Brille aufhaben, wenn es um das Thema Migration und Zuwanderung geht.

Wenn man hier im Parlament nicht mehr weiterkommt, dann muss man vor das Volk; das ist ja das Privileg in der Schweiz. Dieses Privileg darf man in Anspruch nehmen, wenn man glaubt, dass man hier im Parlament keine Mehrheit findet. Das tun wir jetzt mit der Initiative "gegen Masseneinwanderung" - wir sind am Sammeln -, mit der wir nichts anderes fordern, als dass wir die Handlungshoheit wieder zurückbekommen, wenn es um die Zuwanderung in die Schweiz geht. Das ist etwas, das die liberalsten Staaten der Welt als Selbstverständlichkeit betrachten, nämlich dass sie selber steuern können. Wer selber steuern kann, der muss auch begrenzen können.

Die Europäische Union macht es ja vor. Sie war es ja, die gesagt hat, dass sie die Grenzen für Bulgarien und Rumänien noch nicht öffnen werde. Wie arbeitet sie, wie begrenzt sie? Sie begrenzt mit Kontingenten. Kontingente sind eine Möglichkeit, mit der man festlegen kann, wie viele Zuwanderer man will. Man kann auch mit Höchstzahlen arbeiten, das ist auch ein Vorschlag in unserer Initiative. Dann sagen wir noch, dass wir der Schweizer Wirtschaft jene Arbeitskräfte zur Verfügung stellen wollen, die sie braucht. Jetzt haben wir aber eine Zuwanderung vor allem auch über einen sehr grosszügig ausgelegten Familiennachzug, und zwar nicht nur aus der Europäischen Union, sondern auch aus den Drittstaaten, aber dort können wir nicht mehr steuern.

Es ist mitunter ein Problem in unserem Land, dass wir jetzt eben auch eine explosionsartige Zunahme der Zuwanderung haben. Wenn wir sagen, wir möchten für den Arbeitsmarkt selektionieren, dann wollen wir Leute in der Schweiz, die sich integrieren, die sich an unsere Spielregeln halten. Wir wollen Leute in der Schweiz, die für eine ausreichende Existenzgrundlage selber aufkommen. Wir wollen Leute in der Schweiz, die letztlich auch das Gesuch eines Arbeitgebers nachweisen können; dann entsprechen sie nämlich einem Bedürfnis. Wenn wir vor diesem Hintergrund unsere Initiative anschauen, dann sehen wir, dass es logisch ist, dass wir sowieso mit der Europäischen Union Nachverhandlungen führen müssen, weil die Ventilklausel obsolet geworden ist. Sie ist gar kein Steuerungsinstrument, weil der Bundesrat es verpasst hat, sie anzurufen. Jetzt sind die Zahlen so hoch, dass sie wirkungslos wäre. Also brauchen wir eben Instrumente, die wir wieder in den eigenen Händen halten. Hier ist die Initiative der SVP ein Lösungsvorschlag, über den wir dann mit der Bevölkerung diskutieren können. Sie können die Initiative bekämpfen. Aber letztlich - und das müssen Sie der SVP zugutehalten - sind wir eine der wenigen Parteien hier im Saal, die einen Lösungsvorschlag präsentieren, der letztlich auch das Problem der Massenzuwanderung lösen würde.

Schenker Silvia · Mit-F · Consiglio nazionale · Basilea-Città · Gruppo socialista

In der Frage der Sans-Papiers verhalten wir uns wie die berühmten drei Affen. Wir sehen nichts, wir hören nichts, wir sprechen nicht darüber. Ich widme die mir zustehenden drei Minuten diesen Menschen, die es nicht geben sollte, die es aber dennoch gibt.

Sie putzen für uns. Sie lesen unsere Kartoffeln auf. Sie pflegen unsere betagten Eltern. Sie hüten unsere Kinder. Und sie werden von uns als Menschen zweiter Klasse behandelt, weil sie über keinen legalen Aufenthaltstitel hier in der Schweiz verfügen. Gleichzeitig geben wir ihnen Arbeit. Wenn dies nicht so wäre, könnten die Sans-Papiers gar nicht existieren. Genau diese Widersprüchlichkeit ist es, die uns so unglaubwürdig macht und die so beschämend ist. Unsere Gesetzgebung ist es, die im Wesentlichen darüber entscheidet, ob jemand einen Aufenthaltstitel erhält oder nicht. Aber sie haben Rechte, die sogenannten Sans-Papiers. Sie haben das Recht auf ein menschenwürdiges Leben, und die Europäische Menschenrechtskonvention gilt auch für sie. Wir können und dürfen uns also nicht gestatten, den Sans-Papiers die wesentlichen Grundrechte wie das Recht auf medizinische Versorgung und ihren Kindern das Recht auf Bildung zu versagen.

Wir sollten aber weiter gehen. Wir sollten uns endlich der Frage stellen, wie wir mit den Tausenden von Sans-Papiers in unserem Land umgehen. Wollen wir sie tatsächlich langfristig in ihrem illegalen Status bleiben lassen, wollen wir nicht endlich einen Schritt Richtung Regularisierung machen? In diesem dicken Vorstosspaket finden Sie mehrere Vorstösse zum Thema Sans-Papiers, z. B. die Motion Rielle 10.3740.

Mir wurden von meinen Eltern wichtige, grundlegende Werte mit auf den Lebensweg gegeben. Wenn ich mich an diesen Werten orientiere, dann muss ich Menschen, die in Not sind, beistehen und darf ihnen die Hilfe, die sie brauchen, nicht versagen. Das gilt für Kranke, das gilt für Betagte, das gilt aber auch für Menschen, die in unser Land gekommen sind, weil sie in ihrer Heimat in grosser Not sind und keine Existenzgrundlage finden. Wie viel Mut braucht es, in eine ungewisse Zukunft und in ein Land aufzubrechen, das einen nicht aufnehmen will? Wir können es nur erahnen. Auch mir ist bewusst, dass wir nicht alle Menschen aufnehmen können, die in die Schweiz kommen möchten. Aber ein bisschen mehr Menschlichkeit würde uns gut anstehen.

Schibli Ernst · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Frau Schenker, sagen Sie mir bitte, was mit Schweizerinnen und Schweizern passieren würde, die sich so, wie sich die Sans-Papiers jetzt in der Schweiz aufhalten, illegal in anderen Ländern aufhalten würden.

Schenker Silvia · Mit-F · Consiglio nazionale · Basilea-Città · Gruppo socialista

Herr Schibli, ich bin dafür, dass in allen Ländern dieser Welt die elementaren Menschenrechte eingehalten werden - bei uns in der Schweiz und überall.

Moser Tiana Angelina · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PCD/PEV/glp

Wir Grünliberalen stehen zu den bilateralen Verträgen und somit zur Personenfreizügigkeit. Unsere Wirtschaft ist auf die Fachkräfte aus dem Ausland angewiesen; wir lehnen deshalb alle Vorstösse ab, die eine Rückkehr zu den Kontingenten anstreben.

Es gibt Probleme bei den Scheinselbstständigen oder beim Lohndumping. Auch darf die Zuwanderung bei den akademischen und den Berufsabschlüssen nicht zu einer Nivellierung gegen unten führen. Diese Probleme müssen bekämpft werden.

Wir beklagen uns alle über den Dichtestress. Die Zuwanderung ist aber nur ein Faktor. Der Ressourcenverbrauch pro Person nimmt nach wie vor stark zu. Wir beanspruchen immer mehr Wohnraum, wir haben immer mehr Kleinsthaushalte, wir verbrauchen immer mehr Strom, und dasselbe gilt für die Mobilität. Das alles der Zuwanderung zuzuschreiben ist zu einfach.

Beim Fachkräftemangel müssen wir auch unsere Gesellschaftsstruktur hinterfragen. Nach wie vor arbeitet ein grosser Teil der Mütter nicht, weil die Alternativen der Kinderbetreuung schlicht unbefriedigend sind. Bessere Angebote an Tagesschulen würden helfen, dass mehr weibliche Fachkräfte, die wir für teures Geld ausbilden, unserer Wirtschaft zur Verfügung stünden.

Zum Familiennachzug: Eine Familie hat das Recht zusammenzuleben. Sie muss aber für die Lebensunterhaltskosten aufkommen, und Missbrauch, wie z. B. Scheinehen, muss bekämpft werden. Kinder müssen zudem so früh wie möglich in die Schweiz kommen, damit eine Integration auch möglich ist. Wir Grünliberalen teilen die Meinung, dass die Kinderrechte bei unbegleiteten minderjährigen Asylsuchenden besonders sensibel sind, und unterstützen deshalb die entsprechenden Vorstösse. Eine kollektive Legalisierung der Sans-Papiers lehnen wir ab. Eine Berufsausbildung oder Praktika sollen hingegen möglich sein.

Wir werden in diesem Sinne die betreffenden Vorstösse annehmen bzw. ablehnen.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Sie haben in den letzten zwei Jahren rund zweihundert Vorstösse zur schweizerischen Asyl- und Ausländerpolitik eingereicht, über achtzig Vorstösse stehen heute auf der Traktandenliste, Sie werden in Kürze darüber befinden. Diese Vorstösse decken das ganze Spektrum der Migrationspolitik ab: von der Migrationskontrolle und der Zulassung aus Drittstaaten über den Wegweisungsvollzug und die Asylpolitik bis hin zu Integrations- und Bürgerrechtsfragen. Viele dieser Vorstösse wurden unter dem Eindruck der Veränderungen in Nordafrika eingereicht, und sie bringen einmal mehr zum Ausdruck, wie unterschiedlich die Positionen in der Migrationspolitik sind. Wir haben also heute nicht nur das Spektrum der verschiedenen Themen gehört, sondern wir haben auch das Spektrum der verschiedenen politischen Positionen gehört.

Ich bin froh um diese Debatte. Ich halte diese Debatte für notwendig, und ich möchte Ihnen für diese Debatte danken. Ich möchte Ihnen dafür danken, dass sie differenziert geführt worden ist, dass sie sachlich geführt worden ist. In mehreren Voten wurden gewisse Verhältnisse wieder etwas zurechtgerückt. Für mich ist die Grundlage jeder vernünftigen politischen Diskussion über die Migration, dass wir uns auf Fakten stützen, dass wir alle versuchen, sachlich an diese Thematik heranzugehen.

Ich möchte, dass wir etwas nicht vergessen: Die Migrationspolitik kann das Verhalten von Menschen, von Migrantinnen und Migranten, nur zum Teil beeinflussen, aber nicht gänzlich. Deshalb sollten wir gerade bei dieser Thematik ehrlich sein. Es wird uns nie gelingen, alle Probleme zu beseitigen. Was wir hingegen tun können, ist, die Glaubwürdigkeit unserer Migrationspolitik zu verbessern. Das muss unser gemeinsames Ziel sein.

Ich möchte vor diesem Hintergrund zuerst die Ziele der bundesrätlichen Migrationspolitik kurz erläutern. Der Bundesrat hat drei Ziele in der Migrationspolitik formuliert:

1. Wohlstand für alle in unserem Land. Wir wollen diesen Wohlstand sichern und fördern.

2. Sicherheit: Die Sicherheit steht im Vordergrund. Sie ist die Grundbedingung für ein friedliches Zusammenleben. Die Sicherheit verlangt, dass alle Menschen, die in unserem Land leben, die rechtsstaatlich festgelegten Grundregeln einhalten.

3. Das dritte Ziel der bundesrätlichen Migrationspolitik ist die Solidarität: die Solidarität mit all denjenigen, die in ihren Heimat- und Herkunftsstaaten verfolgt werden und an Leib und Leben bedroht sind. Sie sollen in unserem Land Schutz bekommen. Dieser Schutz ist mehr als eine Verpflichtung aus völkerrechtlichen Verträgen. Der Bundesrat hat anlässlich der Aufarbeitung unserer Politik während des Zweiten Weltkrieges immer wieder betont, dass die Asylgewährung nicht nur eine Tradition in unserem Land ist, sondern auch eine staatspolitische Maxime. Sie ist Ausdruck der schweizerischen Auffassung von Freiheit und Unabhängigkeit. Diese Maxime hat an ihrer Gültigkeit nichts eingebüsst. Die Schweiz gewährt Menschen, die in ihrer Heimat an Leib und Leben bedroht sind, Schutz. Diese humanitäre Tradition ist Teil unserer nationalen Identität. Dazu gehört aber auch, dass eine Person, die diesen Schutz nicht braucht und bei welcher eine Rückführung in den Herkunftsstaat zumutbar und möglich ist, zurückgehen muss. Sie muss zurückgehen, wenn immer möglich freiwillig; wenn das nicht möglich ist, muss als allerletzte Massnahme allenfalls auch Zwang angewendet werden.

Ich möchte jetzt auf die vier Themen, die Sie in den verschiedenen Voten und auch in Ihren Vorstössen ansprechen, gerne kurz eingehen.

Zuerst zum Thema der Zuwanderung im Rahmen der Personenfreizügigkeit: Wir haben immer wieder gehört - auch heute Morgen -, dass die Personenfreizügigkeit zu einem massiven Schub an Einwanderung geführt hat. Man hört auch den Begriff "Masseneinwanderung". Man kann diese Aussage immer wieder wiederholen, sie wird dadurch nicht wahrer. Die Zuwanderer und Zuwanderinnen kommen nicht wegen der Personenfreizügigkeit in unser Land, sondern sie kommen, weil sie von der Wirtschaft geholt werden. Auch zwischen den Fünfziger- und den Siebzigerjahren des letzten Jahrhunderts kamen Hunderttausende von Migranten in unser Land. Sie kamen nicht wegen der Personenfreizügigkeit. Wir hatten ja damals keine Personenfreizügigkeit, sondern wir hatten ein Kontingentsystem. Die Steuerung funktionierte damals so, dass die Regierung gewisse Kontingente festlegte; das waren immer harte Verhandlungen. In der Mitte der Siebzigerjahre nahm dann die Zuwanderung stark ab, aber nicht weil die Kontingente gekürzt worden sind, sondern weil die Wirtschaft getaucht ist. Später nahm dann die Zuwanderung wieder zu. Ich glaube, es ist nicht gewagt, daraus das Fazit zu ziehen: Die Wirtschaft hat sich in der Vergangenheit immer so viele Arbeitskräfte geholt, wie sie gebraucht hat, ob mit oder ohne Kontingente, ob mit oder ohne Personenfreizügigkeit.

Wir haben die Forderung gehört - auch heute Morgen -, dass man das Zuwanderungssystem mit einer Nachfragesteuerung vonseiten der Wirtschaft, wie wir es heute haben, abschafft und dass wieder Instrumente eingeführt werden sollten, die man auch bürokratisch nennt und bei denen eine Behörde die Kontingentspolitik, die Zuwanderungspolitik steuert. Ich kann mir nicht vorstellen, dass wir von der heutigen, nachfrageorientierten Zuwanderungspolitik abrücken wollen, weil es Zuwanderung wie gesagt auch mit den Kontingenten gab. Daran hat sich bis heute nichts geändert.

Hingegen macht es Sinn, dass wir uns über die Folgen der Zuwanderung Gedanken machen. Zu diesen Folgen gibt es kein einheitliches Bild. Wir wissen, dass wir von der Zuwanderung einerseits profitieren - es gibt die ökonomischen Vorteile -, dass wir andererseits in gewissen Bereichen aber auch negative Auswirkungen haben; ich denke z. B. an die Entwicklung bei den Mietkosten oder den Bodenpreisen. In anderen Bereichen sind die Folgen vermutlich weniger gravierend, als sie heute dargestellt werden. Sie verstärken aber unter Umständen hausgemachte Probleme; ich denke hier an den Verkehrsbereich.

Der Bundesrat hat aufgrund der Überlegungen und Diskussionen über die Folgen der Zuwanderung eine interdepartementale Arbeitsgruppe beauftragt, genau diese Analyse jetzt durchzuführen. Der Bundesrat ist der Meinung, dass nebst den flankierenden Massnahmen die Massnahmen in den Bereichen der sozialen Sicherheit, der Siedlungsentwicklung, der Verkehrsinfrastruktur jetzt analysiert und Ihnen entsprechende Massnahmen vorgeschlagen werden sollten - das wird im Übrigen ja auch von Vorstössen der Herren Bischof, Brändli und Girod so verlangt. Der entsprechende Bericht wird Ihnen fristgerecht vorgelegt werden.

Der Bundesrat stellt die Personenfreizügigkeit nicht infrage; diese wurde auch von der Bevölkerung mehrfach gestützt. Er ist aber bereit, zusätzliche Massnahmen zu prüfen, gerade auch im Bereich der flankierenden Massnahmen. Die Wirksamkeit dieser Massnahmen soll noch verbessert werden. Ich kann hier vielleicht dazu sagen: Es wurde die Frage nach dem Stand der Arbeiten der tripartiten Kommission gestellt. Diese Kommission macht sich Gedanken, wie wir die Kontrollen im Rahmen der flankierenden Massnahmen und im Rahmen des Entsendegesetzes verbessern können. Ich kann Ihnen heute so viel dazu sagen: Um Massnahmen zu finden und zu beschliessen, müssen sich die drei beteiligten Partner finden, und das ist nicht immer so einfach. Aber Sie wissen, der Bundesrat hat am letzten Freitag auf Antrag des EVD bereits eine Vernehmlassungsvorlage verabschiedet, um die Probleme im Zusammenhang mit den Selbstständigerwerbenden zu beheben. Sie werden in Kürze darüber befinden können.

Ich komme zum Themenkomplex der Zuwanderung aus Drittstaaten. Man kann davon ausgehen, dass sich die Politik für die Zulassung von Drittstaatenangehörigen weitgehend bewährt hat. Die Kontingentspolitik orientiert sich am Bedarf des Arbeitsmarktes. Übrigens habe ich da eine interessante Erfahrung gemacht: Als der Bundesrat im letzten Frühling erneut Kontingente für die Drittstaaten festlegen musste, wurde ich auch in diesem Saal mehrfach aufgefordert, mehr und grössere Kontingente zuzulassen. Auch die Kantone haben interveniert. Wenn wir auf der einen Seite die Bedürfnisse des Arbeitsmarktes decken sollen und auf der anderen Seite die Ängste der Bevölkerung ernst nehmen wollen, sind wir in einem Dilemma. Dafür gibt es aus Sicht des Bundesrates nur eine Politik: die Integrationspolitik. Die Integrationspolitik als Querschnittspolitik kann uns helfen, die Konflikte, die mit der Zuwanderung verbunden sind, zu entschärfen.

Wir bezahlen heute für die Versäumnisse der Integrationspolitik der letzten Jahre und Jahrzehnte. Wir bezahlen einen hohen Preis. Der Bundesrat ist jetzt bereit, die Integrationspolitik zu stärken, und wir hoffen auf Ihre Unterstützung, denn die Integration ist eine der wichtigsten Investitionen für die Zukunft unseres Landes. Wir werden Ihnen in Kürze einen Integrationsplan vorlegen, der zusammen mit den Kantonen, den Gemeinden und den Städten erarbeitet wurde. Integration findet in den Gemeinden, in den Kantonen, in den Schulen und am Arbeitsmarkt statt. Wenn wir die Integration verbessern wollen, müssen wir diese Arbeit deshalb zusammen mit den Kantonen, den Gemeinden und den Städten machen. Wir wollen die Integration verbindlicher regeln, im Sinne einer Forderungs-, aber auch im Sinne einer Förderpolitik. Wenn uns das gelingt und wenn wir uns hier finden können, werden wir einen wichtigen Beitrag für das friedliche Zusammenleben in unserem Land leisten.

Ich komme zur Asylpolitik. Es ist eigentlich bemerkenswert, dass gerade bei dem Thema, bei dem man meinen könnte, dass die Wogen am höchsten gingen und die Uneinigkeit auch innerhalb des Parlamentes am grössten sei, nämlich bei der Asylpolitik, in Bezug auf Verbesserungen und Massnahmen weitgehend Einigkeit herrscht. Das habe ich schon in der Staatspolitischen Kommission des Ständerates festgestellt. Diese hatte uns damit beauftragt, einen Bericht vorzulegen und Massnahmen zur Beschleunigung vorzustellen. Dieser Bericht und die entsprechenden Massnahmen wurden in der ständerätlichen Kommission einstimmig verabschiedet.

Der Bundesrat ist damit beauftragt worden, eine grundlegende Reform der Asylpolitik vorzubereiten, indem die Verfahren massiv verkürzt werden, eine örtliche und zeitliche Zusammenlegung der Verfahren erfolgt und gleichzeitig ein professioneller und umfassender Rechtsschutz festgelegt wird. Das ist kein Widerspruch; ein umfassender Rechtsschutz und beschleunigte Verfahren gehören zusammen. Es kann beim Bundesverwaltungsgericht nur dann eingefordert werden, dass es innerhalb weniger Tage oder Wochen entscheidet, wenn die Grundlagen für den Entscheid von guter Qualität sind, wenn sie also professionell aufgearbeitet sind. Deshalb bedingen sich ein guter und umfassender Rechtsschutz und massiv beschleunigte Verfahren. Wir werden diese Reform jetzt zügig an die Hand nehmen. Ich bitte Sie aber zu bedenken: Das ist eine komplexe Aufgabe, diese Aufgabe können wir nur zusammen mit den Kantonen erledigen.

Wenn wir sagen, wir legen Ende 2012 den Vernehmlassungsentwurf vor, dann zeigt das, dass wir die Sache jetzt rasch anpacken. Ich bitte Sie, die nötige Geduld aufzubringen, weil wir diese Reform nur zusammen mit den Kantonen machen können. Wir sind auf die Unterstützung der Kantone angewiesen. Die Asylpolitik ist eine Verbundaufgabe von Bund, Kantonen, Gemeinden und Städten; darauf muss ich Sie immer wieder aufmerksam machen. Wir können diese Veränderungen nur gemeinsam angehen. Deshalb werden wir für diese Arbeit auf die Unterstützung der Kantone angewiesen sein, insbesondere wenn es um die Suche von zusätzlichen Unterkünften geht.

Es ist aber nicht so, dass wir in der Zwischenzeit nichts tun würden. Sie haben gesehen, dass der Bundesrat am letzten Freitag eine Zusatzbotschaft zur laufenden Asylgesetzrevision verabschiedet hat. Der Ständerat wird sofort damit beginnen, die Asylgesetzrevision zu beraten. Wir haben auch bereits Massnahmen beschlossen, die wir ohne Gesetzes- und ohne Verordnungsänderung anpacken können. Ich möchte Ihnen nur ein Beispiel nennen: Das Bundesamt für Migration hat die Dauer des Dublin-Verfahrens vom Anfang bis zum erstinstanzlichen Entscheid von 120 Tagen auf 80 Tage verkürzt. Das ist eine beträchtliche Beschleunigung, das haben wir ohne Gesetzesänderung gemacht. Wir werden weitere Massnahmen treffen, die in unserer Kompetenz liegen.

Vielleicht in diesem Zusammenhang noch eine Bemerkung zu den unbegleiteten Minderjährigen - es wurde heute die Frage gestellt -: Wir sind uns der Problematik bewusst. Wenn Minderjährige - fünfzehn-, sechzehnjährige junge Menschen - in unser Land kommen und hier ein Asylgesuch stellen, dann brauchen sie unsere spezielle Aufmerksamkeit. Ich kann Ihnen sagen, wir sind uns dessen sehr bewusst. Wir werden das zusammen mit den Kantonen tun müssen, weil auch hier die hauptsächliche Zuständigkeit bei den Kantonen ist.

Ich möchte jetzt noch etwas zum Bundesamt für Migration sagen, das auch heute Morgen mehrfach erwähnt worden ist. Es ist richtig, dass das Bundesamt für Migration in diesen letzten Jahren immer wieder und beträchtliche Veränderungen erfahren hat. Dass das für das Personal eine Herausforderung ist, ist eine Selbstverständlichkeit. Ich muss Ihnen aber sagen: Was für die Mitarbeitenden im Bundesamt für Migration viel belastender ist, sind die Dauerkritiken, die auf dieses Amt herabprasseln, die Dauerkritiken von allen Seiten.

Die Mitarbeitenden des Bundesamtes für Migration haben eine äusserst anspruchsvolle Aufgabe zu erfüllen. Sie entscheiden täglich zum Teil über Leben und Tod von Menschen, von Männern, Frauen und Kindern. Sie versuchen, diese Arbeit mit der notwendigen Sorgfalt zu machen. Ich möchte sie bei dieser Arbeit unterstützen. Ich muss Ihnen auch sagen: Es ist einfacher, das Bundesamt für Migration und die Mitarbeitenden zu kritisieren, als Asylsuchenden direkt in die Augen zu schauen und ihnen zu sagen, dass sie nicht in unserem Land bleiben können, sondern in ihr Herkunftsland zurückgehen müssen. Es ist unglaublich anspruchsvoll, auch beim Vollzug der Wegweisung, diesen Leuten in die Augen zu schauen und diese Massnahmen auch umzusetzen. Das ist anspruchsvoller, als zu kritisieren. Ich habe den allergrössten Respekt vor der Arbeit, die in diesem Amt geleistet wird, und für die Arbeit der Polizei, die bei der Wegweisung auch involviert ist. Die Betreffenden übernehmen die Verantwortung, und sie haben es verdient, dass sie von uns auch den nötigen Respekt bekommen.

Damit will ich nicht verschweigen, dass in diesem Bundesamt auch noch Handlungsbedarf besteht, dass es Probleme gibt, dass es Verbesserungsmöglichkeiten gibt und dass wir nach der Reorganisation noch nicht dort sind, wo wir sein wollen. Aber ich möchte, dass wir diese Aufgabe und diese Arbeit in Ruhe erledigen können, dass wir die Leute im BFM unterstützen und sie nicht ununterbrochen kritisieren.

Ich komme zu einem letzten Bereich, zur internationalen Migrationszusammenarbeit. Mehrere von Ihnen haben es erwähnt: Ohne Vollzug der Wegweisungen nützt die beste nationale Politik nichts. Schengen/Dublin ist gerade im Zusammenhang mit den Veränderungen in Nordafrika unter Druck geraten. Das haben aber nicht nur wir festgestellt, das haben alle Schengen- und Dublin-Mitgliedstaaten festgestellt. Deshalb wird jetzt auch innerhalb dieser Staaten intensiv über die Frage diskutiert: Wo braucht es Anpassungen? Wie können wir Frontex, die Unterstützungsorganisation, stärken? Wie können wir allenfalls überlegen, in welchen Situationen die Kontrolle der Binnengrenzen wiedereingeführt werden soll? Die Schweiz ist dabei involviert; wir haben die Möglichkeit, dort intensiv mitzudiskutieren. Sie hören auch, dass wir Veränderungsmöglichkeiten diskutieren, beispielsweise, wie wir die Schengen-Aussengrenze stärken können - Schengen ist nur so stark wie seine Aussengrenzen -, aber auch, wie wir das Dublin-System verbessern können.

Zu den Überlegungen, ob wir das Schengen- und das Dublin-Abkommen besser kündigen würden, weil heute nicht alles perfekt läuft, möchte ich gerne noch etwas sagen: Was würde es bedeuten, wenn wir das Schengen-Abkommen kündigen und die systematischen Personenkontrollen wiedereinführen würden? Bevor wir in unserem Land das Schengen-Abkommen hatten, kontrollierten wir genau 3 Prozent der Personen, die täglich unsere Grenze passierten. 97 Prozent der Personen sind vor Schengen bei der systematischen Personenkontrolle unkontrolliert in unser Land gekommen. Ich möchte hier einfach die Verhältnisse zurechtrücken. Wenn Sie die systematischen Personenkontrollen wiedereinführen wollen, riskieren Sie, dass Sie 97 Prozent der Personen unkontrolliert in unser Land lassen.

Noch eine zweite Überlegung zu Schengen: Ich nehme die Kriminalität sehr ernst, und ich nehme auch die Probleme, die damit verbunden sind, sehr ernst. Aber die Kriminalität findet heute grenzüberschreitend statt. Nur mit Schengen haben wir die Möglichkeit und die Instrumente, um die Informationen rasch auszutauschen. Jemand hat heute gesagt, das Schengen-Informationssystem funktioniere nicht perfekt. Ja, es funktioniert nicht perfekt. Wenn wir aber Schengen nicht mehr haben, dann haben wir keinen Zugang mehr zu wichtigen europäischen Datenbanken. Dann haben wir hier keine Möglichkeit mehr, die grenzüberschreitende Kriminalität auch grenzüberschreitend anzugehen. Das wäre die Folge, wenn wir Schengen kündigen würden.

Wie verhält es sich mit dem Dublin-Abkommen? Auch das Dublin-Abkommen funktioniert nicht perfekt. Aber ich sage Ihnen jetzt einmal eine Zahl: Wir haben im Jahr 2010 im Rahmen des Dublin-Abkommens 1368 Personen von der Schweiz nach Italien überstellt. Ich sage diese Zahl nur für Italien; ich komme nachher noch kurz darauf zu sprechen. In die umgekehrte Richtung, von Italien in die Schweiz, wurden 2010 gerade mal 10 Personen überstellt. Ich sage Ihnen noch die Zahlen für die beiden vergangenen Monate in diesem Jahr, für Juli und August: Aus Italien ist im Rahmen des Dublin-Abkommens keine einzige Überstellung in die Schweiz erfolgt. Die Schweiz hat hingegen im Juli 197 und im August 173 Personen nach Italien überstellt - einfach, damit Sie wissen, wie Dublin funktioniert.

Es ist aber so, dass Dublin ein Verfahren mit Fristen ist. Italien hält sich an diese Fristen, aber diese dauern zum Teil zwei Monate, und es ist so, dass Italien dann die zwei Monate auch nutzt. Ich bin mir aber bewusst, dass wir gerade mit Italien die Zusammenarbeit verbessern könnten. Ich habe deshalb letzte Woche meinen italienischen Kollegen, Herrn Maroni, besucht. Wir haben abgemacht, dass wir eine Verbindungsperson nach Italien schicken. Das wird die Welt nicht verändern, aber die internationale Zusammenarbeit funktioniert immer so, dass man versucht, punktuell miteinander zu sprechen und zu schauen, was man verbessern kann. Wir haben bei den italienischen Behörden Offenheit gespürt und die Bereitschaft, Verbesserungen anzustreben. Mehr können wir im Moment nicht tun.

Dublin zu kündigen würde bedeuten, dass wir keine Überstellungen mehr haben. Das würde bedeuten - ich bitte Sie, sich das einmal in aller Schärfe bewusstzumachen! -, dass alle Asylsuchenden, deren Gesuch in einem anderen europäischen Land abgelehnt wurde, in die Schweiz kommen und hier noch einmal ein Asylgesuch stellen könnten. Das wären Zehntausende, wenn nicht unter Umständen Hunderttausende von Personen, die zusätzlich in der Schweiz ein Asylgesuch stellen könnten. Ich glaube, damit sollte die Diskussion über die Kündigung des Dublin-Abkommens endgültig vom Tisch sein.

Ich komme zum Schluss und möchte noch etwas in Erinnerung rufen: Diese Zuwanderungs- und Asyldebatten, die jetzt geführt werden, sind vornehmlich - ich habe es eingangs gesagt - auch durch die Veränderungen in Nordafrika ausgelöst worden. Wir haben uns zuerst alle über die Veränderungen in Nordafrika gefreut. Wir haben allen Respekt vor dem Mut dieser Personen, die für den Kampf um Demokratie und um die Freiheit zum Teil ihr Leben aufs Spiel gesetzt oder verloren haben.

Ich bitte Sie hier, diesen Aspekt nicht zu vergessen, und ich bitte Sie auch, die Relationen zu wahren. Im Mittelmeer sind in der Zwischenzeit mehr Menschen ertrunken, als jemals die Schweiz erreicht haben, um hier ein Asylgesuch zu stellen; dessen müssen wir uns bewusst sein. Und ich sage Ihnen noch eine weitere Zahl: Im Zusammenhang mit dieser Veränderung, diesen Revolten in Nordafrika, sind 500 000 Personen aus Libyen nach Tunesien geflüchtet, und es sind in der Zwischenzeit über 200 000 Personen nach Niger geflüchtet. Wenn wir über Migration sprechen, wenn wir über Asyl sprechen, dann müssen wir uns bewusst sein, dass der allergrösste Teil der Migration in den Ländern des Südens stattfindet und nicht in Europa.

Das bedeutet aber nicht, dass wir gleichzeitig die Probleme, die wir in unserem Land haben, sowie die Ängste und die Befürchtungen nicht ebenso ernst nehmen. Von den Personen, die in unser Land kommen und hier ein Asylgesuch stellen, verlangen wir, dass sie unsere Regeln respektieren, und wir setzen unsere Regeln auch durch.

Ich danke Ihnen für Ihre engagierte Debatte! Ich stehe Ihnen jetzt für Fragen zur Verfügung.

Lustenberger Ruedi · Mit-M · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo PCD/PEV/glp

Frau Bundesrätin, ich habe Ihr Votum zum Bereich der Asylverfahren als einen Appell an die Kantone verstanden, besser zu kooperieren. Wenn ich mit Vertretern der Kantone rede, tönt es genau gleich, aber in die umgekehrte Richtung: Die Kantone fühlen sich manchmal vom Bund etwas im Stich gelassen. Ich habe das Gefühl, dass das Verhältnis zwischen den Vollzugsbehörden des Bundes und der Kantone in diesem Bereich auch schon besser war. Täuscht dieser Eindruck?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Ich möchte festhalten, dass die Kantone unter Druck stehen, sie haben eine sehr schwierige Aufgabe zu lösen. Ich bin mir bewusst, dass sie die Unterstützung des Bundes brauchen, und ich möchte, dass sie diese Unterstützung bekommen. Ich bin mir auch bewusst, dass im Bereich des Vollzugs zum Teil grössere Probleme aufgetaucht sind. Ich will diese Probleme nicht kleinreden. Sie haben zum Teil mit der Reorganisation im Bundesamt für Migration zu tun. Wir setzen alles daran, dass die Zusammenarbeit wieder sehr gut funktioniert, denn am Schluss haben wir genau die gleichen Interessen: Wir wollen den Vollzug, dazu brauchen wir eine sehr gute Zusammenarbeit. Ich bin mir der Problematik also bewusst, und es geht mir in keiner Art und Weise darum, den Schwarzen Peter hin- und herzuschieben. Es ist eine Verbundaufgabe, wir wollen zusammenarbeiten.

Freysinger Oskar · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Frau Bundesrätin, die Situation vor Schengen war doch an der Grenze die, dass zwar an 3 Prozent der Personen gründliche Kontrollen durchgeführt wurden - das bedeutete, dass ganze Wagen auseinandergenommen wurden usw. -, dass es aber 17 Prozent Teilkontrollen und dazu dann noch den Rest, also die Augenkontrolle, gab. Denken Sie nicht, dass es besser ist, die Leute zu kontrollieren, wenn sie an der Grenze an einem Fixpunkt vorbeimüssen, als ihnen im ganzen Land nachlaufen zu müssen - wobei die Drogendealer immer mit drei Wagen operieren: vorne ist einer mit dem Handy, die Droge ist im mittleren Wagen, hinten ist wieder einer mit Handy -, wo sie nie auf irgendeine Strassenkontrolle stossen?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Danke für Ihre Frage. Sie kennen sich sicher in der Kriminalität ebenso gut aus wie ich. Ich muss Ihnen sagen: Wenn Sie unkontrolliert in ein Land kommen wollen, dann ist das Beste, was Ihnen passieren kann, dass Sie wissen, wo die fixen Kontrollen sind. Dann können Sie auswählen, wo Sie hineinwollen. Die beste Kontrolle ist diejenige, bei der Sie nicht wissen, wo Sie kontrolliert werden. Das ist eben die mobile Kontrolle. Die funktioniert unendlich viel besser, und das hat Schengen auch gezeigt.

Das Zweite, was uns Schengen bringt, ist, dass Sie im Moment, wo Sie eine Person aufgreifen, die Möglichkeit haben, sofort abzuklären - eins zu eins, auf Platz -, ob diese Person im ganzen Schengen-Raum gesucht wird, ob sie eine Straftat begangen hat und ob sie illegal anwesend ist. Diese Möglichkeit haben Sie ohne Schengen nicht.

Sie haben mit Schengen also die Instrumente, um gegen Kriminelle vorzugehen. Das haben Sie mit den fixen Kontrollpunkten nicht.

Fehr Hans · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Frau Bundesrätin, sind Sie nicht auch der Meinung, dass Sie etwas falsch interpretiert haben, nämlich die Kritik am Migrationsamt? Ich habe nicht die Leute, das Migrationsamt an sich, kritisiert, sondern die "Reformitis", vor allem unter Frau Bundesrätin Eveline Widmer-Schlumpf. Diese "Reformitis" geht offenbar auch bei Ihnen weiter. Sie hat das Bundesamt praktisch lahmgelegt. Also, es geht bei der Kritik nicht um die Leute, die ihre Arbeit machen, sondern um die "Reformitis", die das Ganze lahmlegt.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Danke, Herr Nationalrat Fehr. Ich glaube, die Mitarbeitenden des Bundesamtes für Migration sind froh zu hören, was Sie jetzt gerade gesagt haben. Ich muss Ihnen einfach sagen, dass das Bundesamt für Migration nicht lahmgelegt ist. Die Leute arbeiten täglich intensiv, und sie verrichten ihre Arbeit. Ich habe Ihnen aber gesagt, dass die mehrfachen Reorganisationen die Arbeitsabläufe zum Teil erschwert haben in dem Sinne, dass jetzt noch gewisse Klärungen notwendig sind. Was wir jetzt sicher nicht tun können, ist, eine neue grosse Reorganisation vorzunehmen. Wir müssen jetzt versuchen, Ruhe hineinzubringen; wir müssen versuchen, dort die Fragen zu klären, wo es Klärungsbedarf gibt. Wir machen das mit einer gewissen Ruhe, denn wir möchten, dass die Leute arbeiten können. Wir brauchen diese Ruhe, und wir brauchen auch Ihre Unterstützung, um diese Arbeiten jetzt in Ruhe vornehmen zu können. Ich danke Ihnen für Ihre Unterstützung.

Müller Geri · Mit-M · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo dei Verdi

Frau Bundesrätin, ich bin sehr froh über Ihre Worte, insbesondere zur Frage Schengen/Dublin. Ich komme ja bei dieser Frage nicht ganz mit der gleichen Argumentation wie die rechte Ratsseite. Ich bin froh über Ihre Feststellung dazu, was wirklich am Mittelmeer abläuft, z. B., dass dort sehr, sehr viele Leute ertrinken.

Meine Frage ist die: Kann ich sicher sein, dass Sie und Ihre Leute alles tun, damit die Abwehr der Flüchtlinge mehr auf Rettung beruht als auf Bekämpfung der Überfahrten, sodass die vielen Leute, die dort ertrinken, gleichsam ein menschliches Gesicht bekommen?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Ich kann Ihnen das wirklich bestätigen. Wir haben am letzten Treffen der Schengen/Dublin-Minister und -Ministerinnen darüber gesprochen, dass wir den gemeinsamen Kampf gegen das Schlepperwesen verstärken wollen. Das Schlepperwesen ist, das müssen wir wissen, heute eines der lukrativsten Geschäfte, die es gibt, und es ist ein menschenverachtendes Geschäft. Wenn die Schengen/Dublin-Staaten gemeinsam mit den Staaten Nordafrikas - mit Tunesien, Ägypten und, sobald es sich etwas stabilisiert hat, auch mit Libyen - gegen das Schlepperwesen vorgehen können, können wir auch im Hinblick auf die Menschlichkeit sehr viel tun.

Hurter Thomas · Mit-M · Consiglio nazionale · Sciaffusa · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Frau Bundesrätin, ich kann Ihnen erklären, wie Schengen/Dublin funktioniert. Ich war vor drei Wochen als Pilot unterwegs. Wir wollten acht Personen nach Italien bringen; nur sechs wurden gebracht, und zwei sind zusätzlich noch abgehauen. Jetzt würde mich interessieren, wie viele von diesen nach Italien Zurückgeführten nicht schon einmal in der Schweiz waren.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Danke für Ihre Frage, Herr Nationalrat Hurter. Wir sind uns der Problematik bewusst. Dass im Rahmen des Dublin-Verfahrens Personen nach Italien zurückgeschickt werden, dann wieder in die Schweiz kommen und hier wieder ein Asylgesuch stellen, sodass das Verfahren wieder zu laufen beginnt, habe ich auch mit meinem italienischen Kollegen besprochen. Wir sind beide der Meinung, dass wir Mittel finden müssen, um das zu verhindern, weil das für beide Länder nur eine Belastung darstellt und der Glaubwürdigkeit von Dublin schadet. Ich habe gesagt, dass es bei Dublin auch Themen gibt, die wir anschauen müssen. Dublin funktioniert nicht perfekt - aber nennen Sie mir die Alternative. Wenn Sie Dublin nicht mehr haben, dann bringen Sie nicht einmal die sechs Personen zurück.

Fiala Doris · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo liberale-radicale

Geschätzte Frau Bundesrätin, zuerst dies: Ich teile absolut Ihre Ansicht, dass es keine Alternative zu Schengen/Dublin gibt, bin aber auch besorgt ob der Überforderung Griechenlands und Italiens, eigentlich der Schengen-Aussengrenze. Nun meine Frage: Denken Sie nicht, dass es uns gelingen könnte, die Situation zu entschärfen, wenn wir mit anderen europäischen Staaten noch mehr "burden sharing" im Sinne von Finanzmitteln und Aufstockung von Frontex leisten würden? Teilen Sie die Meinung, dass ein Afrikaner, in seinem Land unterstützt, einen Franken kostet, und wenn er in unserem Land ist, eben 200 Franken und dass wir deswegen mehr "burden sharing" machen müssten?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Besten Dank, Frau Fiala. Es ist in der Tat so, und die Situation in Griechenland macht uns und auch den anderen Schengen-Staaten grosse Sorgen. Wir haben zwei Probleme: Erstens gibt es immer noch die Einwanderung, die für Griechenland sehr belastend ist, und zweitens können wir im Moment aufgrund eines Gerichtsentscheides keine Personen nach Griechenland zurückbringen. Das setzt natürlich auch das ganze Dublin-System unter Druck.

Die Schengen-Staaten wollen ja - das ist sicher auch im Interesse der Schweiz - Frontex verstärken. Eine Revision der Frontex-Verordnung ist geplant. Es wurde auch eine europäische Asylagentur geschaffen. Ich werde Ihnen nächstens einen entsprechenden Antrag stellen, damit wir Verhandlungen aufnehmen können, mit dem Ziel, dass die Schweiz mitmachen kann. Wir müssen, das ist eine wichtige Forderung, dafür sorgen, dass alle Dublin-Staaten auch den Anforderungen von Dublin gerecht werden und die Personen zurücknehmen können.

Aber im Hinblick auf die Menschlichkeit ist es im Moment einfach nicht möglich, Menschen nach Griechenland zurückzubringen, und ich glaube, auch wir sollten uns daran halten. Nach Italien hingegen schicken wir die Menschen im Rahmen von Dublin zurück; es gibt keinen Grund, davon Abstand zu nehmen.

Sie haben aber richtigerweise erwähnt, dass die Entwicklungszusammenarbeit, die Unterstützung der Länder vor Ort, die beste und günstigste Massnahme ist. Ich glaube, wenn wir Migrationspolitik und Entwicklungszusammenarbeit etwas näher zusammenbringen könnten, könnten wir mit wenig Geld sehr viel Gutes erreichen, auch im Zusammenhang mit einer glaubwürdigen Migrationspolitik.

Lumengo Ricardo · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Non iscritto

Une des conditions générales exigées concernant la régularisation des personnes "illégales" est de prouver le fait d'avoir travaillé durant une année au moins. Ne voyez-vous pas là une contradiction: le statut d'une personne "illégale" ne donne pas le droit de travailler, et cette personne doit apporter la preuve d'avoir travaillé pour pouvoir régulariser sa situation et obtenir un droit de séjour? N'est-ce pas un argument en faveur de la recherche d'une solution globale au lieu d'une solution individualisée?

Je répète ma question. Une des conditions pour régulariser la situation des personnes en situation illégale, c'est d'apporter la preuve qu'elles ont travaillé au moins pendant une année. Je vois là une contradiction, je ne sais pas si vous partagez ce point de vue! Comment une personne qui n'a justement pas le droit de travailler peut-elle apporter la preuve qu'elle a travaillé durant une année? Ne serait-ce pas un argument en faveur d'une solution globale plutôt qu'individuelle?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Monsieur Lumengo, je vous remercie pour cette question. J'aimerais d'abord préciser qu'il n'existe pas de personnes "illégales"; il existe uniquement des personnes qui séjournent illégalement dans un pays. J'aimerais aussi préciser un deuxième point concernant les personnes sans papiers qui sont ici illégalement: il y a beaucoup d'hypocrisie, car ces gens ont souvent un travail, ils sont employés par quelqu'un, mais ils n'ont pas un statut leur permettant de rester ici.

Une motion de Monsieur Barthassat demande que les sans-papiers puissent au moins rester pour suivre un apprentissage: nous sommes en train d'examiner cette question, et je peux vous dire que ce n'est pas facile à régler. Dès que vous commencez à régulariser une situation, par exemple celle d'un jeune homme pour qu'il fasse un apprentissage, la question se pose également pour sa famille, ses frères et ses soeurs. Nous devons essayer de régler un point après l'autre, mais il est très difficile de trouver des solutions.