10.531
Organizzazione della professione di mediatore in Svizzera
Intervento procedurale
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Hardegger, Hiltpold, Jositsch, Kiener Nellen, Leutenegger Oberholzer, Schwaab, Sommaruga Carlo, von Graffenried)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Hardegger, Hiltpold, Jositsch, Kiener Nellen, Leutenegger Oberholzer, Schwaab, Sommaruga Carlo, von Graffenried)
Donner suite à l'initiative
Hiltpold Hugues · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo liberale radicale
Cette initiative parlementaire vise à garantir la libre circulation des médiateurs et fixe les principes applicables à l'exercice de la profession de médiateur en Suisse. Permettez-moi de vous rappeler que la médiation est définie comme un processus au cours duquel deux ou plusieurs parties conviennent de désigner un tiers que l'on appelle médiateur, ou médiatrice si c'est une femme, afin de les aider à résoudre pacifiquement leurs différends en parvenant à un accord, sans qu'une décision judiciaire ne soit rendue.
Depuis le 1er janvier 2011, les articles 213 et suivants du Code de procédure civile prévoient que la médiation remplace la procédure de conciliation si toutes les parties en font la demande. Cette initiative parlementaire vise à fixer les règles de l'exercice de cette profession.
Le médiateur ne rend pas de sentence, ni de jugement, ce qui n'est pas le cas du juge ou de l'arbitre. La médiation repose sur la seule volonté des parties de trouver une solution au différend qui les oppose et chacune des parties est libre de mettre fin à la procédure lorsqu'elle le souhaite. Les parties peuvent décider de suivre cette procédure qui est rapide, financièrement avantageuse et qui, surtout, préserve les relations entre les personnes, tout en les responsabilisant.
Aujourd'hui, dans un contexte où la médiation va connaître un essor qui sera notamment lié au bon fonctionnement de l'application du Code de procédure civile, il devient nécessaire d'anticiper les effets pervers qui pourraient survenir et de protéger le port du titre de médiateur en Suisse. Il n'est pas souhaitable que la profession de médiateur soit exercée par des personnes qui ne sont pas formées au bon usage des outils de la médiation ou qui ne sont pas au bénéfice de l'indépendance, de la neutralité et de l'impartialité du médiateur, lorsqu'elles utilisent à tort le titre de médiateur ou de médiatrice.
Le législateur se doit de manifester son intérêt pour l'avenir de la médiation et sa légitimation vis-à-vis de la population et des autorités qui doivent pouvoir faire appel à des médiateurs et à des médiatrices sachant participer à la prévention des conflits et au renforcement de la paix sociale. Il appartient aussi au législateur d'aider au bon développement de la médiation comme outil à la disposition des magistrats du pouvoir judiciaire dans la recherche d'un règlement pacifique des différends.
Je vous invite donc à donner suite à cette initiative parlementaire qui permettra de réglementer l'exercice de la profession des médiateurs en suisse et protègera les personnes qui font appel à un médiateur ou à une médiatrice en les assurant de recevoir une prestation de qualité.
Hardegger Thomas · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo socialista
Seit Inkrafttreten der neuen Zivilprozessordnung am 1. Januar 2011 steht mit dem Mediationsverfahren ein wichtiges Instrument für die Streitbeilegung zur Verfügung. Mediationen können vom Gericht empfohlen oder von den Parteien gemeinsam beantragt werden. Unbestritten ist, dass die Mediation ein schneller und kostengünstiger Weg ist, um gerichtliche Verfahren abzukürzen oder zu verhindern. Darum ist es unverständlich, dass die Kommissionsmehrheit der parlamentarischen Initiative keine Folge geben will.
Die parlamentarische Initiative hat zum Ziel, die Qualität der Mediatorentätigkeit sicherzustellen. Wir müssen uns vor Augen halten, dass viele Personen, die sich auf eine Mediation einlassen, in juristischen Belangen unerfahren sind, sei es bei Familiensachen, insbesondere bei Scheidungen, oder in kinderrechtlichen Angelegenheiten und bei Unterhaltsverpflichtungen. Die Mediation ist für die meisten eine einmalige, ausserordentliche Situation. Die betroffenen Personen befinden sich auch emotional in einer Ausnahmesituation. Im Gegensatz zum Gerichtsverfahren ist es aber bei einer gelungenen Mediation möglich, die Beziehungen zu den Familienangehörigen intakt zu halten oder wenigstens korrekt weiterzuführen. Gerade für diese Personen ist es wichtig, dass sie sich darauf verlassen können, dass der Mediator oder die Mediatorin fachkundig und fähig ist. Solange sich jeder und jede Mediator oder Mediatorin nennen kann, ist das kaum gewährleistet.
Bedenken Sie, dass das Scheitern einer Mediation und die Einwilligung in eine einseitige Vereinbarung zusätzlich sowohl persönliche wie auch wirtschaftliche Belastungen verursacht. Darum sind für die Ausübung der Mediationstätigkeit Fachkenntnisse zu Verfahren, aber auch psychologisches Verständnis notwendig. Auch bei den Architekten, den Anwälten oder den Medizinalberufen gibt es gesetzliche Regelungen; das sind auch alles Berufe, bei denen der Laie die Qualifikation nur schwerlich erkennen kann. Die Folgen einer dilettantischen Berufsausübung können aber unter Umständen schwerwiegend sein. Darum sind Ausbildungs- und Freizügigkeitsregelungen schweizweit geregelt.
Wenn Sie das ausformulierte Gesetz zu umfangreich finden, so überlassen Sie es der Kommission, sinnvolle Straffungen vorzunehmen. Es kann durchaus Sinn machen, dass in einem Bundesgesetz insbesondere die Qualifikation, das Register und die Freizügigkeit geregelt werden. Detailliertere Regelungen, wie sie in der parlamentarischen Initiative vorgeschlagen sind, könnten aber den Kantonen überlassen werden.
Aus all diesen Gründen bitte ich Sie, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Freysinger Oskar · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
L'initiative parlementaire Hiltpold prévoit une réglementation de l'activité de médiateur au niveau fédéral. Elle a été rejetée par 13 voix contre 8 en commission.
La minorité, qui veut y donner suite, argumente de la manière suivante: quoique la réglementation proposée par Monsieur Hiltpold soit considérée comme trop détaillée, elle trouve que l'objectif est quand même correct. Il s'agit de régler la libre circulation intercantonale des médiateurs - déjà rien que ce déplacement - et ensuite de définir les critères de base pour la formation des médiateurs - c'est quelque chose qui prend de plus en plus d'envergure. Donc en définissant les critères de base, cela permet de garantir une certaine qualité et de protéger ceux qui ont recours à un médiateur.
Cependant, la majorité de la commission vous recommande de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire pour les raisons suivantes: la majorité reconnaît que la médiation est un outil important de règlement pacifique des différends, c'est un outil qui jouera peut-être un rôle de plus en plus important dans le futur. Mais le Code de procédure civile n'étant en vigueur que depuis un an, la majorité pense qu'on ferait mieux d'en attendre les effets avant de décider si une réglementation plus stricte est nécessaire. La médiation est un outil trop récent, et il est trop tôt pour réglementer.
Un deuxième argument qui a motivé la majorité est que, ce qui est prévu, c'est l'institution d'un registre et d'une autorité de surveillance dans chaque canton, ce qui est un investissement considérable et qui poserait un problème financier pour les cantons.
Finalement, on se pose aussi la question de savoir si la loi fédérale est le meilleur moyen d'aborder la problématique ou s'il ne serait peut-être pas mieux d'instaurer une formation de médiateur sanctionnée par un examen supérieur qui serait reconnu au niveau fédéral, donc par l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie. Ce biais semblait plus prometteur à la majorité que de passer par une loi fédérale.
C'est pour ces raisons que la commission, par 13 voix contre 8, vous recommande de rejeter l'initiative parlementaire 10.531.
Huber Gabi · Mit-F · Consiglio nazionale · Uri · Gruppo liberale radicale
Die Kommission für Rechtsfragen hat an ihrer Sitzung vom 12. Januar 2012 die von Hugues Hiltpold am 16. Dezember 2010 eingereichte parlamentarische Initiative vorgeprüft. Die Initiative verlangt eine bundesrechtliche Regelung der Mediatorentätigkeit. Sie zielt einerseits auf den Schutz der Tätigkeit an sich ab, und andererseits soll die Mediation als neues Instrument der friedlichen Streitbeilegung gefördert werden.
Die parlamentarische Initiative kommt als Entwurf eines ausformulierten Erlasses daher, und zwar in Form des Gesetzes, das im Kanton Genf für Mediatoren gilt. Genf ist der einzige Kanton, der ein solches Gesetz hat. Der Kanton Wallis hat eine Vernehmlassung zu einem entsprechenden Erlass durchgeführt.
Der Initiant beruft sich auf die am 1. Januar 2011 in Kraft getretene Zivilprozessordnung. Nach ihrem Artikel 213 tritt auf Antrag sämtlicher Parteien eine Mediation an die Stelle des Schlichtungsverfahrens. Mit dem in der parlamentarischen Initiative vorgeschlagenen Bundesgesetz soll nun die Ausübung ebendieser Tätigkeit geregelt werden. Es ist richtig, dass die Zivilprozessordnung nur das Verfahren der Mediation regelt und keine weiteren Angaben zu den fachlichen und persönlichen Anforderungen an die Mediatoren beinhaltet. Das war und ist so gewollt. Es war die Absicht des Gesetzgebers, ein niederschwelliges Angebot zu machen, eine Konfliktregelung ausserhalb der Behörden anzubieten.
Die Zivilprozessordnung ist erst seit einem Jahr in Kraft. Deshalb sollte man abwarten und schauen, ob sich Probleme ergeben, ob sich ein Bedarf für eine stärkere Regulierung ergibt. Eine Regelung der Tätigkeit mit der Einführung kantonaler Register und Aufsichtsbehörden würde zu einem grossen Aufwand führen. Dem gilt es vorzubeugen, wenn es denn nicht unbedingt nötig ist.
Heute sind ganz wenige Berufe auf Bundesebene gesetzlich geregelt. Bei diesen Gesetzen handelt es sich um das Anwaltsgesetz, das Medizinalberufegesetz sowie das Psychologieberufegesetz und das Bundesgesetz über das Bergführerwesen und Anbieten weiterer Risikoaktivitäten. Die beiden letztgenannten Gesetze sind noch nicht in Kraft. Bei den erwähnten Gesetzen ging es primär um den Schutz der Klienten. Das heisst: Wenn diese Berufsangehörigen einen Fehler machen, hat das für die Klienten weitreichende Konsequenzen. Bei der Mediation ist nichts verloren. Die Mediation ist freiwillig, und die Parteien können selbst eine Person als Mediatorin oder Mediator bestimmen. Wenn es dieser Person nicht gelingt, den Konflikt zu lösen, können sich die Parteien an die Schlichtungsbehörde wenden und das gerichtliche Verfahren einleiten. Es gilt auch noch zu bemerken, dass sich die Frage stellt, welche verfassungsrechtliche Grundlage für ein solches Bundesgesetz herangezogen werden könnte.
Die Kommissionsmehrheit zweifelt grundsätzlich daran, dass die Schaffung eines Bundesgesetzes der richtige Weg ist. Sinnvoller als ein flächendeckendes Gesetz erschiene es ihr, wenn es denn schon sein müsste, die Ausbildung und Anerkennung über das Bundesamt für Berufsbildung und Technologie als höhere Fachprüfung zu organisieren und festzulegen. Da die Mediation in der Schweiz noch ein neues Instrument ist, welches sich erst entwickelt, ist eine Regelung zum heutigen Zeitpunkt aber unter allen Titeln zu früh.
Die Kommissionsmehrheit ist deshalb der Ansicht, dass zurzeit kein gesetzgeberischer Handlungsbedarf besteht - und nur um diese Frage geht es heute. Die Kommission beantragt Ihnen mit 13 zu 8 Stimmen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 63 Stimmen
Dagegen ... 115 Stimmen