09.3452
Lex Helvetica
Freysinger Oskar · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Cette motion a été déposée lors de cette fameuse affaire de l'accord UBS/Etats-Unis où le Parlement a été mis devant le fait accompli, le gouvernement ayant pris une décision contraire à la législation suisse. Nous avons dû par la suite modifier la loi pour qu'elle corresponde à la décision de notre gouvernement, qui avait évidemment livré des données sensibles aux Etats-Unis. C'est ce qui a déclenché le dépôt de cette motion, par laquelle je demande au Conseil fédéral de n'accorder l'entraide judiciaire et l'entraide administrative en matière fiscale qu'aux Etats ayant une structure juridique comparable à celle de la Suisse, qui respectent le principe de la neutralité de la Suisse et de son indépendance de toute influence étrangère, qui observent une stricte réciprocité et qui respectent pleinement la souveraineté de la Suisse à tous les niveaux de l'Etat. Les informations dont dispose notre pays ne doivent pas être obtenues par des moyens illicites au regard de notre législation ni être utilisées par l'Etat d'une manière qui ressemble fort au recel, y compris à des fins d'imposition.
Afin d'empêcher, de prévenir et de neutraliser efficacement et durablement les violations du droit étrangères commises sur le territoire suisse, il faut prendre toutes les mesures qui s'imposent et veiller notamment à ce que l'ensemble de nos intérêts soient défendus loyalement à tous les niveaux d'organisation du pays. Je demande donc de réintroduire la "commission consultative", selon le message no 12 071 du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale (FF 1974 II 632), qui examinera d'office ou sur demande toutes les mesures juridiques pertinentes prises en Suisse ou à l'étranger pour vérifier qu'elles sont compatibles avec le droit suisse. Cette commission contrôlera d'office que toute demande d'entraide judiciaire ou administrative est traitée dans le strict respect de la souveraineté, de la sécurité et des autres intérêts importants de la Suisse ou, au besoin, que cette demande n'est pas acceptée par une voie détournée ou sous un prétexte quelconque.
Ainsi nous aurions, nous parlementaires, un plus grand contrôle sur notre exécutif qui, en tout cas dans l'affaire avec les Etats-Unis qui nous a divisés, a pris des libertés par rapport à notre législation qui sont intolérables.
Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna
Der Motionär verlangt, dass die Amts- und Rechtshilfeverfahren der Schweiz auf Staaten beschränkt werden, die rechtsstaatliche Grundsätze kennen, welche mit jenen in der Schweiz vergleichbar sind.
Aus Sicht des Bundesrates drängen sich die verlangten Massnahmen nicht auf, weil das geltende Recht bereits mehrere Klauseln hat, die in Rechts- und Amtshilfeverfahren zu einer Verweigerung der Zusammenarbeit führen können. Die Schweiz hat bereits heute die Möglichkeit, die Rechtshilfe abzulehnen, wenn der Vollzug des ausländischen Ersuchens wesentliche schweizerische Interessen verletzen könnte oder wenn Anhaltspunkte vorliegen, dass das ausländische Verfahren elementare rechtsstaatliche Grundsätze oder Menschenrechte verletzt. Zudem besteht die Möglichkeit, die Zusammenarbeit an Auflagen zu knüpfen. Wenn diese nicht erfüllt werden, kann auch dies zur Ablehnung des Ersuchens führen. Ein weiterer Grundsatz ist die Gegenseitigkeit. Er kommt auch im Amtshilfeverfahren zum Tragen und soll einseitigen Massnahmen vorbeugen. Ferner kann die Amtshilfe bei Verletzung des Grundsatzes von Treu und Glauben auch verweigert werden.
Der Bundesrat ist überzeugt, dass die Schweiz über das nötige Instrumentarium verfügt, um im Einzelfall von der Zusammenarbeit in Rechts- und Amtshilfeverfahren abzusehen. Mit dem geltenden Rechtsmittelverfahren ist ausserdem auch ein Kontrollmechanismus gewährleistet. Für zusätzliche Massnahmen sieht der Bundesrat keinen Handlungsbedarf.
Er beantragt deshalb die Ablehnung der Motion.
Freysinger Oskar · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Frau Bundesrätin, Sie waren damals nicht in der Regierung, als das passiert ist. Aber wie erklären Sie sich, dass trotz all dieser Mechanismen dieser unselige Deal gemacht wurde, ohne die Respektierung unseres eigenen Gesetzes immerhin, und dass das Parlament dies dann nachträglich gutheissen musste? Wie erklären Sie sich das, wenn die Instrumente genügen?
Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna
Ich gehe davon aus, dass der Bundesrat freiwillig gehandelt und entschieden hat, dass dieser Weg in einer schwierigen Situation der für unser Land beste war.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 51 Stimmen
Dagegen ... 118 Stimmen