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Heure des questions. Question Cuche Fernand. ESB. Mesures préventives tardives

Couchepin Pascal · BR-M · Consiglio federale · Vallese

L'ESB est en recul en Suisse depuis 1996. La situation de la Suisse est donc très favorable en comparaison internationale. Ce résultat est dû, d'une part, aux mesures ciblées et efficaces prises par le Conseil fédéral à la faveur de plusieurs révisions de l'ordonnance sur les épizooties. Mais l'éradication définitive n'est pas encore acquise: elle est difficile. L'Office vétérinaire fédéral, dans cet esprit, a envoyé une circulaire à tous les éleveurs de Suisse pour solliciter une collaboration accrue, notamment pour leur demander d'annoncer tous les cas d'animaux présentant des symptômes d'ESB.

Une rétrospective de la dernière décennie montre que les mesures ont toujours été adaptées aux dernières connaissances scientifiques, mais aussi que les voies de transmission se sont progressivement révélées plus complexes, et que les doses pouvant provoquer une infection étaient plus minimes que ne l'avaient laissé supposer les premières données scientifiques à disposition au début de la crise.

La circulaire que M. Cuche propose d'envoyer à tous les détenteurs de bétail bovin est superflue, puisque les mesures prises par la Confédération ont toujours été conformes aux derniers résultats de la recherche scientifique.

Cuche Fernand · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo ecologista

Monsieur le Conseiller fédéral, vous dites qu'il n'y a pas de raison d'envoyer une circulaire aux agriculteurs pour expliquer les motifs pour lesquels, selon nous, certaines décisions ont été prises trop tardivement. Je pose une question complémentaire: est-ce que, derrière les arguments que vous évoquez, vous n'avez pas voulu sauvegarder, pendant un certain nombre d'années, les intérêts des moulins et des fournisseurs de denrées alimentaires pour le bétail bovin?

Couchepin Pascal · BR-M · Consiglio federale · Vallese

Je ne peux pas parler pour la période pendant laquelle je n'étais pas à la tête de ce département, dont dépend l'Office fédéral de l'agriculture, et je n'ai d'ailleurs pas beaucoup de doutes que la réponse aurait été la même que celle que je vais vous donner dans un instant. Jamais, au grand jamais, lorsqu'il s'est agi de santé animale ou de santé humaine, nous n'avons laissé entrer dans notre décision des considérations bassement mercantiles, en vue de protéger des intérêts matériels. La priorité absolue a toujours été donnée aux décisions favorables à la protection de la santé animale ou humaine. Jamais, jamais des intérêts mercantiles ne sont entrés en jeu et ont contrebalancé des intérêts de santé publique.