13.408

Beschränkung der Löschung der DNA-Profile von Personen

Hêche Claude · P-M · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion

Antrag der Kommission

Der Initiative keine Folge geben

Antrag Föhn

Der Initiative Folge geben

Proposition de la commission

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition Föhn

Donner suite à l'initiative

Le président (Hêche Claude, président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission.

Cramer Robert · Mit-M · Ständerat · Genf · Grüne Fraktion

Vous avez pris connaissance du rapport écrit de la commission. Donc je pourrai être bref. Je me permettrai simplement de revenir sur les éléments suivants.

Tout d'abord, le cheminement de l'initiative parlementaire Geissbühler a été laborieux. Le 23 janvier 2014, la Commission des affaires juridiques du Conseil national a décidé, par 15 voix contre 9, de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire. Au Conseil national, le résultat en faveur de l'initiative n'a été acquis que de justesse: le 6 mai 2014, le Conseil national a décidé, par 88 voix contre 84 et 2 abstentions, d'y donner suite. A l'instar de ce qui s'était produit à la commission du Conseil national, notre commission a décidé, par 8 voix contre 3 et 1 abstention, de pas donner suite à l'initiative parlementaire.

Pourquoi? Pour une raison de fond et pour une raison de forme. La raison de fond tient à la loi sur les profils d'ADN. Cette loi prévoit, à l'article 16, que "l'office efface les profils d'ADN établis en vertu des articles 3 et 5 ... sitôt qu'il s'avère, au cours de la procédure, que la personne en cause ne peut être l'auteur du crime ou du délit".

En d'autres termes, ce que prévoit la loi, c'est de mettre la récolte du profil d'ADN et sa conservation en rapport avec la culpabilité de l'auteur. On comprend donc bien que le but de cette loi n'est pas de constituer un grand fichier de profils d'ADN de toute la population suisse, qui permettrait dans le cadre d'une procédure à tout un chacun d'être disculpé ou incriminé. C'est tout au contraire une législation qui se situe dans la perspective de la poursuite; dès l'instant où une personne s'avère être innocente, dès le moment où il s'avère qu'une personne ne peut pas être en cause, il faut effacer son profil d'ADN.

On reconnaît là le système du casier judiciaire. Le système de notre ordre juridique est un système de la conservation des preuves. On garde les rapports de police, les traces de la culpabilité ou d'une enquête aussi longtemps que nécessaire. Notre système juridique veut qu'à partir d'un certain moment une personne, même condamnée dans le cadre d'une procédure, a un droit à l'oubli, a le droit que son dossier disparaisse et a le droit de ne plus avoir de mention dans le casier judiciaire. Il en va de même en matière de profils d'ADN, pour les mêmes motifs exactement, parce que l'ADN est recueilli dans une perspective d'enquête et de culpabilité. Le profil d'ADN doit être à un moment donné effacé, de la même façon que l'on efface les mentions au casier judiciaire. Voilà la raison de fond: le profil d'ADN est en lien avec la culpabilité d'une personne à la suite d'une enquête.

A côté de cette raison de fond, vous l'avez lu également dans le rapport de la commission, il y a une question de forme. Votre commission est frappée de voir que, dans le domaine de la procédure pénale, à peu près à chaque session, une nouvelle proposition nous est transmise du Conseil national. On a le sentiment que, lorsque certains élus lisent la presse, dès l'instant où ils découvrent quelque chose qui choque l'opinion publique, immédiatement, cela se traduit par le dépôt d'une motion ou d'une initiative parlementaire. Il nous semble que cette façon de procéder est un peu trop pointilliste pour faire du bon droit.

C'est la raison pour laquelle vous avez adopté la motion 14.3383 qui prévoit que notre droit de procédure fasse l'objet d'un examen approfondi par le Conseil fédéral et, ensuite, que nous ayons un rapport précisant s'il y a lieu de changer un certain nombre de choses et présentant des propositions dans ce sens. C'est la seule méthode pour travailler de façon sérieuse. On ne peut pas continuer, session après session, de modifier ici ou là tel ou tel point du Code pénal ou telle ou telle disposition de la procédure.

C'est pour cette raison également que nous vous proposons de ne pas donner suite à la présente initiative.

Si le Conseil fédéral estime qu'il y a lieu de revoir les pratiques et la législation en matière de profil d'ADN, il aura l'occasion de le dire dans le cadre du rapport précité. C'est donc dire que suivre la commission ne signifie pas totalement enterrer l'initiative parlementaire Geissbühler, mais plutôt faire en sorte qu'elle soit le cas échéant réexaminée dans le cadre d'une refonte complète de notre procédure pénale.

Föhn Peter · Mit-M · Ständerat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Auf vielseitigen Wunsch verschiedenster Polizeikorps, aber auch von Staatsanwaltschaften in den Kantonen bitte ich Sie, dieser parlamentarischen Initiative Folge zu geben.

Ich weiss, es handelt sich um einen Bereich, der eng mit dem Strafprozessrecht verbunden ist oder gar Teil dieser Strafprozessordnung ist. Ich weiss auch, dass dieses Strafprozessrecht in den nächsten Jahren einer Gesamtüberprüfung unterzogen werden soll. Ein Teil der vorberatenden Kommission ist der Auffassung, dass das Thema der Aufbewahrung von DNA-Analysen oder DNA-Profilen dann aufgegriffen werden könne. Ja, das ist gut und recht. Aber wenn wir jetzt die parlamentarische Initiative ablehnen, heisst das, dass kein Handlungsbedarf besteht. Das wäre ein sehr schlechtes Signal, welches wir so in die Kantone zurücksenden würden. Denn es besteht wohl und dringend Handlungsbedarf. Mir wurde mehrfach gesagt, dass es, wenn man als Löschbehörde dem heutigen Gesetz nachkommen wolle, sehr grosse - ich betone: sehr grosse - Personalressourcen binde. Denn weder innerkantonal noch über die Kantonsgrenzen hinweg funktioniere dieses System. Die Fälle gehen durch verschiedene Instanzen, teilweise bis hin zum Bundesgericht. Der Rückfluss, der schlussendlich geschehen sollte, ist meist zufällig. So müssen jährlich Tausende von Fällen gesucht und abgeklärt werden, weil das Löschdatum nicht bekannt ist. Polizei und Staatsanwaltschaften sind deshalb sehr stark daran interessiert, dass die Daten unbeschränkt aufbewahrt werden können.

Im Jahre 2012 wurden über 5850 Täter anhand der DNA ermittelt. Sie sehen, DNA-Profile sind für die Polizei und die Strafverfolgungsbehörden sehr, sehr wichtig. Sie dienen aber nicht nur als Indiz, dass eine Person eine Tat begangen hat, sondern auch dafür, dass eine Person für eine Tat nicht infrage kommt.

Die parlamentarische Initiative fordert, dass bei rechtskräftig verurteilten Straftätern DNA-Daten nicht gelöscht werden. Bei toten Straftätern würden die DNA-Daten dreissig Jahre aufbewahrt werden. Dies würde bei der Aufklärung von Vergehen und Verbrechen erheblich helfen. Denn gemäss Kriminalstatistik werden rechtskräftig Verurteilte mit hoher Wahrscheinlichkeit erneut straffällig. Die vorhandenen DNA-Profile würden den Strafverfolgungsbehörden helfen, eine Tat aufzuklären und andere Verdächtige allenfalls auszuschliessen. Es darf auch nicht vergessen werden, dass die Aufnahme von DNA-Profilen mit Kosten und einem grossen Zeitaufwand verbunden ist. Darum ist es sinnvoll, einmal erhobene Daten nicht zu löschen. Auch verstorbene Personen können bei hängigen Strafverfahren als Täter infrage kommen. Die Löschung der DNA-Profile direkt nach dem Tod einer Person kann dazu führen, dass Straftaten nie aufgeklärt werden. Darum ist es wichtig und richtig, diese DNA-Daten erst dreissig Jahre nach dem Tod einer Person zu löschen.

Noch ein paar Sätze zum Datenschutz, aber auch zur Verhältnismässigkeit: Die erhobenen Daten werden nur nummeriert und im Institut für Rechtsmedizin in Zürich aufbewahrt. Die aufgeschlüsselten Daten sind bei der Bundesstelle gespeichert. So sind die DNA-Daten von keiner Stelle alleine einzusehen. Wenn ein verurteilter Täter nicht mehr straffällig wird, kommen seine gespeicherten Daten nie mehr zum Vorschein. Aber Täter und besonders Wiederholungstäter sind nicht zu schützen; diese sind nie zu schützen. Verhältnismässig für mich ist, sich nichts zuschulden kommen zu lassen.

Im Sinne der damit beschäftigten Fachstellen, d. h. der Polizeikorps und der Staatsanwaltschaften in unseren Kantonen, bitte ich Sie dringendst, zumindest jetzt in dieser ersten Phase der parlamentarischen Initiative Folge zu geben, denn Handlungsbedarf besteht.

Häberli-Koller Brigitte · Mit-F · Ständerat · Thurgau · Fraktion CVP-EVP

DNA-Profile werden immer wichtiger für die Polizei und die Strafverfolgungsbehörden. Sie können eine Person nicht nur belasten, sondern - und das ist auch ganz wichtig - auch entlasten. Ich habe deshalb Verständnis für diese parlamentarische Initiative und habe dieser in der Kommission auch Folge gegeben. Das Anliegen ist wichtig und verdient es, genauer angeschaut zu werden. Weil aber, wie wir vom Kommissionssprecher gehört haben, das Strafprozessrecht in nächster Zeit einer Gesamtprüfung unterzogen wird, erscheint auf unseren Unterlagen keine Minderheit. Das Thema der Aufbewahrung von DNA-Profilen soll in dieser Gesamtprüfung einfliessen und genau geprüft werden. Dann soll auch die Forderung dieser parlamentarischen Initiative, die DNA-Profile von verurteilten Straftätern nicht mehr zu löschen, angegangen werden.

Deshalb bitte ich Sie, hier der Kommissionsmehrheit zu folgen und dieser parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 12 Stimmen

Dagegen ... 25 Stimmen

(2 Enthaltungen)

Schluss der Sitzung um 11.25 Uhr

La séance est levée à 11 h 25