15.3000

Promozione delle nuove leve scientifiche in Svizzera

Intervento procedurale

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Portmann, Keller Peter, Monnard, Mörgeli, Müri, Pieren)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Portmann, Keller Peter, Monnard, Mörgeli, Müri, Pieren)

Rejeter la motion

Maire Jacques-André · Mit-M · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo socialista

Notre commission a pris connaissance avec beaucoup d'intérêt du rapport du Conseil fédéral établi en réponse au postulat de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats 12.3343, "Mesures pour promouvoir la relève scientifique en Suisse". Ce rapport dresse un état des lieux pertinent, qui confirme que les hautes écoles de notre pays sont confrontées depuis longtemps à un problème de relève interne dans les carrières professorales.

En effet, si la Suisse dispose d'un système de hautes écoles différencié - écoles polytechniques, universités, hautes écoles spécialisées -, complémentaire, perméable, d'un excellent niveau et complété par de très hautes performances en matière de recherche et d'innovation -, il est frappant de constater que la plupart des diplômés de nos hautes écoles quittent les structures académiques une fois leur titre obtenu. Bien entendu, cela s'explique notamment par les bonnes conditions d'embauche offertes par les entreprises et institutions de notre pays ainsi que par les conditions malheureusement plus précaires qui règnent dans nos hautes écoles pour les jeunes chercheurs désireux d'embrasser une carrière académique. A cela s'ajoute aussi l'incertitude quant à la possibilité réelle d'obtenir un poste de professeur dans une haute école.

Pour pallier ce phénomène, les hautes écoles suisses recrutaient jusqu'ici essentiellement à l'étranger. Elles n'avaient aucune peine à le faire puisque les conditions-cadres offertes par notre pays sont très attractives pour les professeurs étrangers. Tout cela fonctionnait très bien jusqu'au résultat de la votation du 9 février 2014, qui posera de très gros problèmes en cas de limitation de l'accès des professeurs étrangers à nos hautes écoles.

Par conséquent, les hautes écoles doivent impérativement relever le défi de la relève professorale en leur sein en recourant aux doctorants qui y sont engagés. Il faut être conscient que cela impliquera un changement de culture et d'habitudes dans nos hautes écoles. Par conséquent, il faudra vaincre les résistances de certains milieux académiques qui, il faut le dire, ne sont pas toujours très ouverts aux changements, en particulier une certaine caste de professeurs ordinaires ne voyant pas forcément d'un bon oeil l'arrivée d'un nombre important de jeunes provenant de l'intérieur de leurs hautes écoles.

Un problème annexe, mais que je me permets tout de même de relever, concerne les hautes écoles spécialisées (HES). Là aussi il y a un problème de relève, mais pour d'autres raisons. Pour qu'elles puissent conserver leur caractère propre, à savoir ce lien, auquel nous tenons beaucoup, avec la pratique professionnelle, il faut que les candidats aux postes de professeurs HES puissent acquérir, d'une part, une formation académique de niveau doctoral et, d'autre part, une expérience professionnelle, dans une entreprise ou une institution. Il faudra par conséquent changer les habitudes, en particulier que les jeunes qui sont assistants dans une HES puissent avoir plus de temps pour mener des recherches appliquées et moins d'heures d'enseignement à dispenser. Ceci permettrait de préparer une relève endogène.

Face à ces différents défis, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats a adopté un postulat, que le Conseil fédéral propose d'adopter, pour que les très bonnes intentions qui sont présentes dans le rapport du Conseil fédéral soient traduites en objectifs concrets.

La motion de notre commission, qui vous est soumise aujourd'hui, vous demande de faire encore un pas de plus, c'est-à-dire d'appuyer nos hautes écoles dans ces importants changements structurels, qui ne seront pas évidents à mettre en oeuvre. La motion vise à instaurer une commission composée de représentants des différents milieux concernés, à savoir le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation, le Conseil des hautes écoles, Swissuniversities, le Fonds national suisse, la Commission pour la technologie et l'innovation et - je me permets de l'ajouter - l'Association des professeurs des hautes écoles, qui ne figure pas dans le texte. Puisqu'elle est aujourd'hui commune à toutes les hautes écoles, c'est certainement un partenaire qu'il serait intéressant de consulter et d'impliquer dans ce processus de changements.

La commission, par 13 voix contre 6, vous prie d'accepter cette motion qui doit donner les moyens de concrétiser rapidement - j'insiste sur ce point - ce changement de culture. Il faut pouvoir offrir des perspectives très claires aux jeunes chercheurs en leur montrant que la carrière académique est possible, mais surtout, il faut la rendre prévisible. C'est là que des mesures concrètes doivent être prises pour que les jeunes sortent de cette période d'incertitude durant laquelle ils vont quitter nos hautes écoles pour faire carrière dans d'autres domaines. Il faut donc rendre ces filières d'accès au professorat beaucoup plus attractives, beaucoup plus prévisibles; la motion doit donner une impulsion pertinente pour réaliser ces objectifs.

Je vous invite, au nom de la majorité de la commission, à accepter cette motion.

Riklin Kathy · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PPD-PEV

Wie kann wissenschaftlicher Nachwuchs in der Schweiz gefördert werden? Dieses Thema hat die Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur des Nationalrates beraten und dabei einen Bericht des Bundesrates zur Kenntnis genommen. Der Bericht wurde in Erfüllung eines Postulates der WBK-SR (12.3343) erstellt; die Schwesterkommission hatte eine Bilanz zur Effizienz und Effektivität der bisher ergriffenen Massnahmen zur Förderung des wissenschaftlichen Nachwuchses verlangt.

Am 15. Januar 2015 hat die WBK-NR, nach einer vertiefenden Debatte zum Thema, eine Kommissionsmotion eingereicht, die den Bundesrat beauftragt, eine Kommission für den langfristigen, strukturellen Umbau der wissenschaftlichen Karrierestrukturen an Schweizer Hochschulen einzusetzen. Die wissenschaftlichen Karrierestrukturen in der Schweiz sind nicht attraktiv genug, um junge Forschende mit Schweizer Bildungshintergrund und mit Familie an den Hochschulen zu halten. Nach der Annahme der Masseneinwanderungs-Initiative und der konsequenten Kürzung der Drittstaatenkontingente für hochqualifizierte Arbeitskräfte ist es noch wichtiger, in der Schweiz Akademiker auszubilden. Das inländische Potenzial soll nicht nur besser genützt werden, sondern die Forschenden sollen auch entsprechend ausgebildet sein. Für promovierte Wissenschafter gibt es viele befristete Postdoc-Stellen, aber wenig Beschäftigungsmöglichkeiten mit einer längerfristigen Karriereperspektive. Wie der Bericht des Bundesrates feststellt, hat die Anzahl Postdocs in den letzten Jahrzehnten überproportional zugenommen, wodurch die Chancen auf eine erfolgreiche Karriere noch einmal gesunken sind. Die Hierarchien an Schweizer Hochschulen haben den volkswirtschaftlichen Nachteil, dass viele Forschende in einem Alter aus der universitären Forschung ausscheiden, in dem sie ihre Ausbildung nicht mehr für eine zweite Karriere nutzen können.

Ihre WBK verlangt daher, dass eine Kommission gebildet wird, die aus Expertinnen und Experten für Tenure-Track-Assistenzprofessuren sowie aus Vertretern von Universitäten, Hochschulen, dem Schweizerischen Nationalfonds und dem Staatssekretariat für Bildung, Forschung und Innovation bestehen und ein Anreizprogramm ausarbeiten soll, das die Umstellung auf ein mehrstufiges Karrieremodell mit den Stellenkategorien Postdoc, Assistenzprofessur, assoziierte Professur und ordentliche Professur ermöglicht. Dabei soll die Autonomie der Hochschulen respektiert werden, indem sie nicht zur Teilnahme verpflichtet sind. Diese Aufgabe ist wichtig für unseren wissenschaftlichen Nachwuchs. Wir wollen eigene junge Leute fördern. Das hilft auch der Abstützung der Universitäten in der Gesellschaft.

Die WBK-NR hat die Motion mit 13 zu 6 Stimmen angenommen. Wir bitten Sie, diese Motion ebenfalls anzunehmen.

Portmann Hans-Peter · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo liberale radicale

Die Minderheit Ihrer Kommission empfiehlt Ihnen, diese Motion abzulehnen.

Auch die Minderheit unterstützt selbstverständlich den Ansatz einer Erhöhung der Anzahl Assistenzprofessuren mit Tenure Track, dies natürlich unter Einbindung dieser Professuren in eine Mehrstufen-Karriereleiter. Es soll auch den internationalen Qualitätsstandards entsprechen. Die Frage, die sich uns aber stellt, ist: Mit welchen gesetzlichen Instrumenten können wir diesen Zielen gerecht werden? Es kann ja kaum die BFI-Botschaft sein, denn dort können wir nur Mittel zur Verfügung stellen; wir können dort keine anderen Vorgaben machen. Was also soll eine solche eidgenössische Kommission schlussendlich? Sie wird nur Empfehlungen abgeben können, die irgendwann einmal in der Luft verpuffen. Die Minderheit der Kommission möchte vermeiden, dass wir Ressourcen zur Verfügung stellen, die zu keinem konkreten Ziel führen.

Ganz falsch ist es, wenn man diese Thematik, die Förderung des wissenschaftlichen Nachwuchses, jetzt mit der Masseneinwanderungs-Initiative zu verbinden versucht und glaubt, hiermit ein Gegenmittel zu haben. Ich gebe Ihnen ein Beispiel: Auf dem Dienstplan der Frauenklinik des Spitals Zimmerberg gibt es vierzehn Ärztinnen und Ärzte. Davon sind neun Frauen und gerade mal zwei hier geborene Schweizerinnen oder Schweizer. Ansonsten kommen alle diese Ärztinnen und Ärzte aus dem Ausland. Wo ist das Problem? Das Problem ist, dass die Klinik nur Teilzeitstellen anbietet, das heisst, für viele Ärztinnen und Ärzte, die gerne dort arbeiten würden, ist es so gar nicht lukrativ; sie bleiben in Privatpraxen, sie wollen nicht eine Teilzeitstelle haben. Wenn Sie dann die Situation bei den gynäkologischen Praxen anschauen, sehen Sie, dass diese mit Arbeit überlastet sind.

Die Verwaltung hat uns klar und deutlich aufzeigen können, dass man hier nicht auf die Hochschulautonomie einwirken kann, dass eine solche Kommission nichts bringt, nein, dass sie angesichts der heutigen Zusammenarbeit sogar schädlich wäre. Es ist nämlich so, dass das Bundesamt mit den Universitäten und den ETH auf einem sehr guten Weg ist. Man ist daran, hier mit den Grundbeiträgen etwas zu machen; diese müssen die Universitäten und die Hochschulen aber am Schluss selber einstellen. Man ist daran, hier projektgebundene Beiträge einzustellen, zu denen die einzelnen Hochschulen aber auch Anträge stellen müssen. Man ist zudem daran, ein neues Nationalfondsprogramm aufzugleisen, und hier hat man wieder alle Partner im Boot. Man befürchtet, dass sich diese Partner verabschieden, wenn man jetzt noch eine zusätzliche Kommission einsetzt, und nicht mehr bereit sind, hier aus eigener Kraft mitzuarbeiten.

Ich komme zum Fazit der Minderheit: Eine eidgenössische Kommission würde nur Kosten ohne Wirkung produzieren. Ich persönlich finde es etwas bedenklich, dass eigentlich nur noch bei den zwei verbleibenden bürgerlichen Parteien in diesem Hause die Sorgfaltspflicht in Bezug auf gesunde Bundesfinanzen wirklich ernst genommen wird. Ich finde es auch erschreckend, wie all jene hier, die eine solch nutzlose Motion unterstützen - es ist eine nutzlose Motion, die nur Geld kosten, aber nichts bringen wird -, eigentlich sehr sorglos mit den ihnen anvertrauten Steuerfranken unserer Bürgerinnen und Bürger umgehen.

Die Minderheit ersucht Sie, diese Motion abzulehnen. Ich kann Ihnen mitteilen, dass die FDP-Liberale Fraktion diese Motion ebenfalls ablehnen wird.

Schneider-Ammann Johann N. · VPBR-M · Consiglio federale · Berna

Über die Zielsetzung, den wissenschaftlichen Nachwuchs mit Anreizmodellen zu fördern, sind sich der Bundesrat und die Kommission zweifellos einig. Wir brauchen den wissenschaftlichen Nachwuchs; wir haben internationale Vergleiche gemacht und festgestellt, dass wir einen Nachholbedarf haben, er ist ausgewiesen. Wir sind an der Arbeit. Das Staatssekretariat für Bildung, Forschung und Innovation (SBFI), Swissuniversities und der Schweizerische Nationalfonds (SNF) erarbeiten seit einigen Monaten ein anreizorientiertes Massnahmenpaket. Es geht also um die Schaffung von Anreizen zur Förderung von Assistenzprofessuren mit Tenure Track. Die Schweizerische Hochschulkonferenz wird diese Massnahmen diskutieren und auch in Kraft setzen - unter Einbezug des Mittelbaus, der durch die Actionuni von Anfang an bei der Gestaltung vertreten ist.

Es wurde soeben gesagt: Die Autonomie der Hochschulen muss hochgehalten werden. Ich bitte Sie, auch das bei Ihrer Entscheidung zu bedenken. Die Hochschulen sind bereit, die Massnahmen, die durch den SNF, Swissuniversities und das SBFI erarbeitet werden, mitzutragen. Wenn Sie fragen: "Genügen die vorgeschlagenen Massnahmen, damit die Hochschulen ihre Karrierestrukturen auch tatsächlich umbauen werden?", dann antworte ich Ihnen mit Ja. Es sollen im Rahmen der BFI-Botschaft 2017-2020 Anreize über mehrere Finanzierungskanäle geschaffen werden. Die Hochschulen haben ihre Unterstützung bestätigt und sind bereit, die Massnahmen mitzutragen und ihre Karrierestrukturen umzubauen. Ich empfehle Ihnen, nicht in diesen vielversprechenden Prozess, in diese laufenden Arbeiten einzugreifen.

Der Bundesrat empfiehlt Ihnen also die Ablehnung der Motion. Eine weitere Expertenkommission würde den Prozess tendenziell verschleppen. Sie bringt nichts an zusätzlicher Kompetenz. Unsere Institutionen sind allesamt in die Lösungssuche eingebunden. Die vorgeschlagene Lösung verspricht keine besseren Modelle und schon gar nicht die Anerkennung der Vorschläge durch die Hochschulträger.

Der langen Rede kurzer Sinn: Es können auch zu viele Köche im Brei rühren. Sehen Sie bitte davon ab, und stimmen Sie mit der Minderheit der Kommission.

Rossini Stéphane · P-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo socialista

Le président (Rossini Stéphane, président): La commission propose d'adopter la motion. Une minorité et le Conseil fédéral proposent de la rejeter.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 82 Stimmen

Dagegen ... 78 Stimmen

(3 Enthaltungen)