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Nessuna riduzione dei premi delle casse malati per i sans-papiers

Reimann Lukas · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Die vorliegende Motion möchte, dass Personen ohne gültige Aufenthaltsbewilligung für die Schweiz zukünftig von der Krankenkassenprämienverbilligung ausgeschlossen werden. Wir sprechen hier von Personen, welche sich rechtswidrig und illegal in der Schweiz aufhalten. Diese Personen sollen nicht auch noch Anspruch auf eine Verbilligung der Krankenkassenprämien haben. Ein solcher Anspruch ist ungerecht gegenüber allen rechtschaffenen Prämienzahlern, welche - ob nun mit oder ohne Prämienverbilligung - unter den steigenden Krankenkassenprämien leiden. Es ist ein falsches Zeichen gegenüber den Steuerzahlern, und es bringt zusätzliche Kosten und Belastungen für die Kantone. Ein finanzieller Beitrag an die Prämien für die obligatorische Krankenversicherung soll Personen vorbehalten sein, die in bescheidenen wirtschaftlichen Verhältnissen leben. Sie sollen eine Prämienverbilligung erhalten.

Die Prämienverbilligung ist aus verschiedenen Gründen sehr problematisch. Erstens besteht ein grosses Missbrauchspotenzial bei den Sans-Papiers, denn die Ämter können mangels Papieren gar nicht prüfen, ob die betreffende Person überhaupt existiert. Zweitens sind aufgrund des in der Realität oftmals fehlenden festen Wohnsitzes die Zustellung der Korrespondenz sowie die Sicherstellung des Zahlungsverkehrs erschwert. Schliesslich zeigt die Versicherungspraxis, dass Sans-Papiers erst bzw. nur dann gemeldet werden, wenn hohe medizinische Kosten anfallen oder angefallen sind, zum Beispiel bei Schwangerschaften, und eben gerade nicht dann - entgegen der Begründung des Bundesrates -, wenn keine Kosten anfallen.

Ämtern ist es aus datenschutzrechtlichen Gründen unter Androhung von Sanktionen verwehrt, die kantonalen Fremdenpolizeien über Personen ohne geregeltes Aufenthaltsrecht in der Schweiz zu informieren. De facto hindert so die eine staatliche Behörde die andere am Vollzug ihrer gesetzlichen Aufgaben.

Festzuhalten bleibt ebenfalls, dass das verfassungsmässig garantierte Recht auf Hilfe in Notlagen selbstverständlich gewährleistet bleibt.

Interessant ist ein Blick auf die Kantone: Es gibt verschiedene Kantone, die Krankenkassenprämien für Sans-Papiers bezahlen, es gibt aber auch Kantone, die das bewusst nicht machen. So hat der Regierungsrat des Kantons Zug auf eine Anfrage vom 13. November 2012, ob Sans-Papiers im Kanton Zug Prämienverbilligungen verlangen können, Folgendes geantwortet: "Grundvoraussetzung für den Bezug von Prämienverbilligung ist im Wesentlichen ein steuerrechtlicher Wohnsitz oder eine Aufenthaltsbewilligung im Kanton Zug ... Sans-Papiers erfüllen diese Bedingung naturgemäss nicht. Sie können somit keinen Anspruch auf Prämienverbilligung geltend machen." Die Kantone, die diese Prämienverbilligungen für Sans-Papiers nicht kennen, haben tiefere Kosten, tiefere Ausgaben, und sie halten, im Gegensatz zu den anderen Kantonen, das Recht ein.

Ich bitte Sie, die Motion anzunehmen, damit das Recht in allen Kantonen eingehalten wird und die Kosten gesenkt werden können.

Berset Alain · BR-M · Consiglio federale · Friburgo

Monsieur Reimann, si on suivait le dernier élément de votre argumentation, cela reviendrait à dire que cette question est purement cantonale, si je vous ai bien compris. A partir de ce moment-là, on doit aussi se poser la question de savoir pourquoi ce n'est pas réglé sur le plan cantonal et pourquoi il y a une motion sur le plan fédéral.

Mais je vous réponds quand même sur le fond. Le Conseil fédéral a publié un rapport en 2012 qui concerne l'assurance-maladie ainsi que l'accès aux soins des sans-papiers. A cette occasion, le Conseil fédéral a rappelé que les sans-papiers sont soumis à l'obligation de s'assurer. Il a également déclaré que le taux de couverture d'assurance-maladie pour les sans-papiers, qui est actuellement très bas, doit augmenter. Cela n'est pas seulement bénéfique pour les personnes concernées, mais c'est aussi une affaire de santé publique. Cela concerne dans notre pays l'ensemble de la population. Or, avec votre proposition, si celle-ci était appliquée à l'ensemble du pays, on aurait probablement une diminution du nombre de sans-papiers qui sont assurés, tout en sachant que diminuer le nombre de personnes assurées peut retarder ou retarde le moment où, en cas de problème, les personnes se font soigner, ce qui, souvent, crée de nouveaux problèmes, des complications et occasionne de nouveaux coûts.

L'autre élément concerne la santé publique. Nous avons un intérêt massif dans notre pays à protéger la santé de l'ensemble de la population, donc à ce que l'ensemble des personnes vivant sur le territoire soient assurées correctement, ou puissent s'assurer correctement, en fonction aussi de leurs moyens, afin de pouvoir accéder aux services médicaux disponibles et aussi de manière à pouvoir soigner des maladies et à ne pas les laisser se propager.

La question qui se pose ensuite est de savoir, en cas d'une diminution du nombre des assurés, qui paie les coûts élevés qui en découlent, qui en paie les conséquences sociales. Ce serait donc plutôt les pouvoirs publics, peut-être les cantons, les communes ou les prestataires de service qui seraient sollicités. C'est une question que l'on s'est déjà posée tout à l'heure dans le cadre d'une autre motion. Nous sommes d'avis que la suppression de la réduction de primes pour les sans-papiers n'aurait pas les effets escomptés. Au contraire, on risquerait de voir des coûts découlant de ce refus dépasser le montant des subsides qui ne seraient plus accordés, ce qui, dans le système d'assurance-maladie, ne nous paraît pas souhaitable.

C'est l'argumentation avec laquelle le Conseil fédéral a proposé de rejeter la motion.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 63 Stimmen

Dagegen ... 116 Stimmen

(9 Enthaltungen)