15.4080, 16.3004

Abilitare le imprese di trasporto a infliggere multe / Abilitare le imprese di trasporto a infliggere multe

Egloff Hans · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Mit der vom Ständerat angenommenen Motion soll der Bundesrat beauftragt werden, dem Parlament eine Vorlage zu unterbreiten, welche die Übertragung von Bussenkompetenzen auf die Sicherheitsorgane von Transportunternehmen beinhaltet. Die Motion sieht vor, dass der Bundesrat die Sicherheitsorgane von Transportunternehmen bezeichnet, welche die vom Bundesrat festzulegenden Übertretungen anhand eines Bussenkataloges mit Busse bestrafen können.

Es sind etwa rechtsstaatliche Bedenken, denen mit dieser Idee ungenügend Beachtung geschenkt wird. Der Strafanspruch muss möglichst ausschliesslich ein staatlicher sein, und das gilt auch für dessen Durchsetzung. Wird diese Aufgabe ganz oder teilweise auf Private oder parastaatliche Organisationen übertragen, so kann das dem Rechtsfrieden abträglich sein. Diese Problematik wird etwa dann evident, wenn das Transportunternehmen gleichzeitig Geschädigter ist. Die Interessenkollision zwischen Strafenden und Geschädigten muss jedoch ausschliesslich dem Staat vorbehalten bleiben. Im Übrigen teilt die Kommission insbesondere auch die bundesrätlichen Vorbehalte gegen diese Motion, nämlich bezüglich der Problematik bei den Antragsdelikten. Auch die verfahrensökonomischen Fragen hinsichtlich der Schadenersatzansprüche müssten sehr genau geklärt werden.

Die Kommission beantragt mit 13 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen, diese Motion abzulehnen. Die Kommission ist aber der Meinung, dass die Frage der Übertragung von Bussenkompetenzen auf die Sicherheitsorgane von Transportunternehmen genauer zu prüfen sei; sie teilt diesbezüglich die Auffassung des Ständerates. Allerdings vertritt die Kommission die Ansicht, dass die Prüfung der Frage nicht mittels Motion in Auftrag zu geben sei, sondern auf dem weniger zwingenden Weg des Postulates zu erfolgen habe. Angesichts dessen beantragt die Kommission die Ablehnung der Motion. Sie hat gleichzeitig das Kommissionspostulat 16.3004 eingereicht, mit welchem der Bundesrat beauftragt wird, einen Bericht vorzulegen, der die Möglichkeiten, die Sachdienlichkeit sowie die Machbarkeit einer Änderung der einschlägigen Gesetzgebung hinsichtlich der Übertragung dieser Kompetenzen auf die Sicherheitsorgane erörtern soll.

Noch einmal, die Kommission beantragt Ihnen mehrheitlich, die Motion abzulehnen, und macht Ihnen die Annahme des Postulates beliebt.

Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista

La motion 15.4080, "Habiliter les entreprises de transport à infliger des amendes", charge le Conseil fédéral de présenter un projet visant à modifier la législation concernée, constituée de plusieurs lois, dont la loi sur le transport de voyageurs et la loi fédérale sur les chemins de fer, afin d'habiliter des services de sécurité d'entreprises de transports publics à punir d'amendes un certain nombre d'infractions.

Rappelons à l'occasion du présent débat que le Parlement s'est déjà penché sur la question. La Commission des transports et des télécommunications s'est prononcée contre l'idée d'une révision de la loi sur le transport des voyageurs, ce qu'a fait également le Conseil fédéral, dans le cadre de la révision de la loi sur les amendes d'ordre. Les réflexions du Parlement et du Conseil fédéral sont toujours d'actualité et plaident pour le rejet de la motion. Les principaux arguments sont les suivants:

Tout d'abord, les amendes d'ordre concernent des infractions poursuivies d'office; or, les infractions liées à la loi sur le transport des voyageurs sont plutôt des infractions poursuivies sur plainte. Il paraît donc difficile de transformer ce type d'infractions en infractions poursuivies d'office. Cela entraînerait des incohérences au sein du système pénal.

En outre, les organes de sécurité d'entreprises de transports ne sont pas des autorités de l'Etat, mais relèvent du secteur privé. Le fait de confier à des privés la compétence d'infliger des amendes peut engendrer des conflits d'intérêts. Ce serait, par exemple, le cas lorsqu'un employé de l'entreprise lésée inflige une amende à un tiers.

La commission était assez partagée sur la motion, bien qu'elle l'ait au final rejetée. Le même type d'arguments a été invoqué. Je citerai d'abord les arguments en sa défaveur: Peut-on donner à une entité privée la compétence d'infliger des amendes? Dans l'exercice de la justice, on a donné des compétences à l'administration. Veut-on maintenant en accorder à des institutions privées? Plusieurs membres ont relevé qu'il n'était pas question d'instaurer des sortes de shérifs des transports publics qui n'auraient pas de légitimité de l'Etat. Les services privés n'ont pas la même formation que les services de police; en conséquence, ils ne doivent pas avoir les mêmes compétences.

Toutes les infractions à la loi sur les transports sont poursuivies sur plainte, cela est donc peu compatible avec les amendes d'ordre. Donc, pour être cohérent, il faudrait qu'un certain nombre d'infractions mineures soient poursuivies d'office, par exemple le fait d'actionner indûment le dispositif d'arrêt d'urgence ou de quitter le véhicule en marche, etc. Cela conduirait à une surcharge, car l'employé compétent qui constate une infraction poursuivie d'office se devrait de la sanctionner. Le résultat risque donc d'être contraire à l'objectif d'efficience qui était prévu préalablement.

Enfin, certains députés craignent que le fait d'accorder à des privés la compétence d'infliger des amendes dans le domaine des transports risque d'ouvrir la porte à des compétences dans d'autres domaines, et ils estiment cela dangereux.

Rappelons maintenant quelques arguments qui ont été relevés par les députés en faveur de la modification de la législation: elle se justifierait par le fait qu'il était déjà prévu, dans certains cas, de donner la possibilité, à des privés et à des communes, de déléguer la compétence d'infliger des amendes d'ordre. On observe qu'il peut y avoir des solutions cantonales et communales qui seraient déjà applicables. En plus, certains membres de la commission estiment qu'on exige toujours plus d'efficience de la part de l'Etat et que cette modification serait l'opportunité de décharger certains offices de police des cas d'infractions mineures. Enfin, la modification se justifierait par le fait que les transports publics sont de plus en plus utilisés et qu'il est nécessaire de discipliner les utilisateurs de la manière la plus simple possible.

Finalement, la motion du Conseil des Etats a été rejetée par 13 voix contre 7 et 2 abstentions.

Comme la commission était divisée sur le sujet, son président a proposé de déposer un postulat moins contraignant que la motion. Monsieur Bauer a déposé une proposition de postulat de commission à la teneur suivante: "Le Conseil fédéral est chargé de présenter un rapport dans lequel il évaluera les possibilités, la pertinence et la faisabilité (mise en oeuvre) de modifier la législation concernée, dans le but d'habiliter des organes de sécurité d'entreprises de transports publics à punir d'amendes d'ordre certaines infractions". Cette proposition a été acceptée par 13 voix contre 1 et 7 abstentions.

La commission vous propose donc de rejeter la motion et d'accepter le postulat.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna

Die Motion, die Sie jetzt behandeln, geht auf ein Anliegen zurück, das die SBB in der Kommission für Rechtsfragen des Ständerates vorgebracht haben. Die SBB verlangen nämlich, dass die Sicherheitsorgane des öffentlichen Verkehrs bestimmte Delikte gleich selber mit einer Ordnungsbusse ahnden können. Die Kommission hat dann erkannt, dass die notwendigen Änderungen von bestehenden Erlassen und des Ordnungsbussengesetzes so komplex sind, dass sie das nicht in das Ordnungsbussengesetz mitnehmen wollte; sie hat dieses Anliegen sozusagen in eine Motion ausgelagert. Mit der Motion sind jedoch noch nicht wirklich alle Probleme gelöst. Es erscheint zwar einleuchtend und auch bestechend, dass die Sicherheitsorgane des öffentlichen Verkehrs bestimmte Delikte gleich selber mit einer Ordnungsbusse ahnden können. Das erspart Aufwand. Auch die Staatsanwaltschaften würden entlastet, und für die betroffenen Personen käme es ebenfalls günstiger, weil es keine Verfahrenskosten gäbe.

Wenn man die Sache aber etwas näher anschaut, dann sieht man, dass einiges nicht mehr so klar ist. Vielmehr ergeben sich Zweifel an der Annahme, dass die Ausweitung der Kompetenz zur Erhebung von Ordnungsbussen auf Sicherheitsorgane des öffentlichen Verkehrs am Ende mehr Vorteile als Nachteile aufweist. Ich möchte Ihnen hier ein paar dieser heiklen Punkte aufzählen:

1. Heute sind jene Übertretungen des Personenbeförderungsgesetzes, die sich für ein Ordnungsbussenverfahren eignen, allesamt als Antragsdelikte ausgestaltet. Demgegenüber eignen sich zur Ahndung im Ordnungsbussenverfahren ausschliesslich Offizialdelikte. Das heisst, man müsste also bestimmte Antragsdelikte zu Offizialdelikten umgestalten. Das kann man natürlich machen. Aber dann riskiert man wieder, dass es zu Ungereimtheiten im Strafrechtssystem kommt. Ich nenne Ihnen nur zwei Beispiele: Das Verweilen in einem Wartsaal wäre dann ein Offizialdelikt, während das Eindringen in eine fremde Wohnung als Hausfriedensbruch nur auf Antrag verfolgt wird. Das können Sie einem Bürger kaum erklären. Ein anderes Beispiel: Das Verschmutzen eines Sitzpolsters im Zug wäre dann ein Offizialdelikt, während das Beschädigen des gleichen Sitzpolsters als Sachbeschädigung nur auf Antrag verfolgt würde. Diese Ungereimtheiten müsste man sicher noch anschauen.

2. Sobald es nicht mehr um Antragsdelikte geht, sondern um Offizialdelikte, besteht dann auch die Pflicht zur Strafverfolgung. Andernfalls können sich die Behörden oder Sicherheitsorgane der Begünstigung schuldig machen. In der täglichen Praxis kann es aber durchaus sinnvoll oder angezeigt sein, statt einer Sanktion zuerst eine Verwarnung auszusprechen. Ein Beispiel ist eine Person, die sich im Wartsaal aufhält, ohne eine Fahrkarte zu besitzen; das darf man nicht. Aber statt hier sogleich eine Busse auszusprechen, scheint es angezeigt, die Person auf die Regel hinzuweisen und sie aus dem Wartsaal zu weisen. Ein anderes Beispiel: Wenn ein Musiker oder eine Musikerin in der Bahnhofunterführung Musik macht, obwohl das nicht erlaubt ist, oder wenn jemand mit dem Skateboard oder mit dem Trottinett in der Bahnhofhalle fährt, dann sollten diese Leute doch zuerst verwarnt werden. Das erscheint sinnvoller, als sie gleich zu büssen.

Wenn man bestimmte Antragsdelikte in Offizialdelikte umwandeln würde, müsste man also gleichzeitig sicherstellen, dass die Sicherheitsorgane unter bestimmten Voraussetzungen von einer Ahndung absehen könnten. Eine Norm zu gestalten, die auf der einen Seite hinreichend bestimmt, also klar, ist und auf der anderen Seite gleichzeitig genügend flexibel ist, das ist also nicht ganz einfach.

3. Die Sicherheitsorgane der Transportunternehmen sind ja nicht staatliche Behörden, sondern Teil der Transportunternehmen und somit letztlich Private. Das ist schon auch ziemlich systemfremd. Es könnte auch zu Interessenkollisionen führen, wenn jene Personen Ordnungsbussen ausstellen, die selber Angestellte des Unternehmens sind, dessen Interessen durch ein Delikt beeinträchtigt werden.

4. Schliesslich wäre festzulegen, wer dann diese Bussenerträge am Schluss bekommt. Sollen dies, wie heute, die Kantone sein? Dann braucht es aber eine Regelung für die Bussenerhebung in fahrenden Zügen. Oder soll neu der Bund profitieren? Das würde ich Ihnen dann natürlich gern ans Herz legen, falls es so weit kommt. Oder sollen die Bussen etwa den Transportunternehmungen zufallen, deren Angestellte diese Bussen selber erheben?

Sie sehen, da gibt es noch eine ganze Reihe von Fragen abzuklären und zu prüfen. Deshalb haben wir Ihnen beantragt, diese Motion abzulehnen. Denn das wäre ja dann ein Gesetzgebungsauftrag. Wir haben Ihnen beliebt gemacht, einen Prüfauftrag vorzusehen, also ein Postulat. Ihre Kommission ist zum gleichen Schluss gekommen.

Wir empfehlen Ihnen in Übereinstimmung mit Ihrer Kommission, die Motion abzulehnen und das Postulat anzunehmen. Dann können wir diese vielen komplexen Fragen in Ruhe anschauen und müssen nicht für nichts arbeiten.

Markwalder Christa · P-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo liberale radicale

15.4080

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin):Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Kommission beantragt mit 13 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen, die Motion abzulehnen.

Abgelehnt - Rejeté

16.3004

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Kommission und der Bundesrat beantragen die Annahme des Postulates.

Angenommen - Adopté