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Interpellation Meyer Thérèse. Mesures contre le feu bactérien
Meyer Thérèse · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo popolare-democratico
Mon interpellation traduisait le souci de voir se propager le feu bactérien dans de nouvelles régions. Cela peut être fatal, vous le savez bien Monsieur le Conseiller fédéral, pour la production arboricole et par là même pour le revenu provenant de ces cultures, qui est très important dans certains cantons.
J'étais partiellement satisfaite de la réponse du Conseil fédéral parce qu'elle donnait beaucoup de renseignements. Cependant, je trouvais qu'elle proposait peu d'actions concrètes. Depuis, j'ai vu qu'il y a eu un progrès. Le Conseil fédéral a modifié l'ordonnance pertinente et a donné la compétence aux cantons d'interdire ces fameuses plantes hôtes qui favorisent la dissémination de la maladie.
Je demande à M. Couchepin, conseiller fédéral, si des mesures ont été prises, s'il a des informations sur ce que les cantons ont entrepris et si des progrès ont été enregistrés dans la lutte contre le feu bactérien. Un des buts serait atteint en interdisant au moins la culture de nouvelles plantes hôtes, même si cela ne résout pas entièrement le problème.
Couchepin Pascal · BR-M · Consiglio federale · Vallese
Comme l'a dit Mme Meyer Thérèse, depuis l'adoption de la réponse à son interpellation, le Conseil fédéral a été sollicité pour venir en aide aux exploitations ayant subi des pertes causées par le feu bactérien. En réponse à cette demande, le département a promulgué, le 22 janvier 2001, l'ordonnance du DFE sur les contributions fédérales aux indemnités versées à la suite de l'application des mesures phytosanitaires officielles à l'intérieur du pays.
Entre 2000 et 2001, le feu bactérien s'est encore propagé. Il a fait une entrée en force en Suisse romande et au Tessin. Tous les cantons sont atteints, à l'exception d'un canton béni des dieux, le canton du Valais, vous n'en êtes pas surpris! Mais rien n'est sûr pour l'avenir; après tout, même les plus hautes montagnes ne nous protègent pas de certains dangers! La situation n'est pas alarmante, mais quand même pas agréable et pas satisfaisante. Les constatations que nous avons faites ne justifient cependant pas un changement dans la stratégie de lutte.
A la fin décembre 2001, une procédure de consultation dont l'échéance est à fin février 2002 a été lancée au sujet du projet d'ordonnance du département sur les végétaux interdits. Cette ordonnance vise à l'interdiction de produire, de mettre en circulation et d'importer des plantes ornementales particulièrement sensibles au feu bactérien. Il s'agit du cotoneaster; en particulier, le Cotoneaster salicifolius est très inquiétant. Les prises de position reçues à ce jour indiquent que les cantons et les milieux intéressés soutiennent dans une large mesure le projet. Donc, on devrait pouvoir aller dans ce sens. Les cantons ont passé à l'acte, comme vous l'avez dit, et ils ont interdit la plantation du Cotoneaster salicifolius. Mais il y a aussi les stranvaesia qui sont dangereux, raison pour laquelle on a interdit l'importation de cette autre plante.
Les choses en sont là. Une première analyse nous montre que nous irons dans le sens de l'interdiction, mais la décision n'est pas encore prise et nous pensons pouvoir enrayer la progression du mal, mais ça va prendre un certain temps si on ne veut pas recourir à des moyens qui ont des effets collatéraux mauvais.