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Continuare a coinvolgere il settore agroalimentare svizzero negli sforzi per ridurre le situazioni di carestia a livello mondiale. Portare avanti in modo adeguato gli aiuti alimentari con prodotti lattieri di origine svizzera

Hausammann Markus · Mit-M · Consiglio nazionale · Turgovia · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Mit meiner Motion wird der Bundesrat beauftragt, gestützt auf den massgebenden Bericht der Hochschule für Agrar-, Forst- und Lebensmittelwissenschaften an der Berner Fachhochschule die Nahrungsmittelhilfe mit Schweizer Milchprodukten in geeigneter Form weiterzuführen.

Die Nahrungsmittelhilfe über die Lieferung von Milchpulver wird in der genannten Studie grundsätzlich als gut beurteilt. Es gibt aber Möglichkeiten, um die Wirkung, die Relevanz und die Effizienz des Programms zu verbessern. Die Studienautoren schlagen darum in drei von vier Szenarien die Weiterführung des Programms mit Anpassungen vor. Die Deza will aber ausgerechnet das extremste Szenario gemäss Studie, nämlich die Streichung, umsetzen. Die Studie legitimiert eine Weiterführung des Programms aber durchaus, und diesen Weg gilt es aus meiner Sicht zu beschreiten. Im Gegensatz zu Massnahmen anderer Länder werden die Schweizer Milchprodukte dort eingesetzt, wo nicht ausreichend Milchprodukte zur Verfügung stehen. Der Milchmarkt vor Ort wird daher nicht beeinträchtigt.

Die Deza hat sich erst letztes Jahr mit der Milchbranche über die Modalitäten des Programms geeinigt. Es kann nicht sein, dass diese Abmachungen schon nach kürzester Zeit ersatzlos aufgekündigt werden. Statt nur Geld zu liefern, tut die Schweiz gut daran, das Überbringen nachhaltig produzierter Lebensmittel als symbolische Geste des Teilens zu verstehen. In vielen Kulturkreisen dieser Welt wird dieser Unterschied sehr wohl verstanden. Es ist einiges einfacher, das Schweizerkreuz auf einer Milchpulverpackung anzubringen als auf einem US-Dollar!

Wenn wir die jetzt vom EDA beim Milchpulver eingeleitete Praxis in letzter Konsequenz umsetzen wollten, könnten wir jede - ich betone: jede - in der Schweiz für die Schweizer Entwicklungshilfe tätige Person durch eine billigere im Ausland ersetzen. Etwas plakativ ausgedrückt, könnte die Deza ganz aufgelöst werden, weil wir es der Finanzverwaltung durchaus zutrauen könnten, unser verbleibendes Entwicklungshilfebudget direkt an die internationalen Organisationen zu überweisen. Wäre diese Entwicklung tatsächlich in Ihrem Sinne, oder möchten Sie da etwa mit ungleich langen Ellen messen?

Alliance Sud betitelt unsere Lebensmittelhilfe im Rahmen der humanitären Hilfe der Schweiz als Exportsubvention für die Landwirtschaft und betrachtet sie darum als verfehlt. In diesem Fall wäre es wohl die richtige Alternative, diese Budgetposition zu streichen und die Mittel unmittelbar dem gemäss Alliance Sud eigentlichen Zweck zuzuführen, nämlich den Agrarkrediten. Wäre das in Ihrem Sinne? Sie sehen, die Alternativen wären vorhanden, sie finden aber wahrscheinlich auch keine Mehrheiten.

Darum bitte ich Sie, die bestehende Lösung zu optimieren und entsprechend meine Motion anzunehmen.

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Je ne sais pas si vous êtes du même avis que moi, mais je trouve que, ce matin, on a vraiment des sujets très intéressants. Cette motion est aussi un sujet très intéressant.

On est d'accord sur le fait qu'il convient de poursuivre ce programme d'aide alimentaire. Jusque-là, on est d'accord. Mais nous sommes d'avis qu'il faudrait l'adapter, pour le rendre plus efficace. Et les moyens de le rendre plus efficace sont impressionnants, j'y reviendrai tout à l'heure. Mais sachez dès le départ que le but ici est, tout simplement, concrètement, d'aider beaucoup plus de gens qui souffrent de la faim avec le même nombre de francs. C'est uniquement cela. Donc, vous avez à décider si vous voulez ou non, avec le même nombre de francs, aider plus de gens qui souffrent de la faim.

Tout cela part d'une évaluation de notre programme d'aide alimentaire, comme cela a été dit par Monsieur le conseiller national Hausammann. Jusqu'ici, le programme consistait principalement - j'essaie de faire simple - en l'achat de lait en poudre auprès des producteurs suisses au prix A, soit le prix prévu pour le marché intérieur suisse, et la livraison de ce lait en poudre depuis la Suisse à certaines ONG suisses et au Programme alimentaire mondial. C'est le système actuel.

La conclusion du rapport d'évaluation, c'est, d'une part, que la livraison de produits laitiers ne constitue pas toujours la modalité d'aide la plus adéquate. Ce n'est pas la modalité la plus adéquate, par exemple, dans un contexte de crise alimentaire aiguë, comme on en a actuellement dans plusieurs endroits du monde. Il faut des instruments qui permettent une aide rapide, la distribution de produits riches en protéines, plus rapidement disponibles, meilleur marché et plus efficaces.

D'autre part, il est logique que le Programme alimentaire mondial continue d'approvisionner en lait en poudre des pays dans lesquels il ne s'agit pas d'une crise aiguë mais d'un problème chronique. C'est le cas en Corée du Nord, pour prendre un exemple particulier; c'est la réalité: là-bas, il y a une pénurie alimentaire chronique.

Si on modifie le système et qu'on accorde directement les moyens financiers au Programme alimentaire mondial, alors la Suisse peut atteindre un plus grand nombre de personnes, dont souvent des enfants qui souffrent de la faim. C'est pourquoi nous avons décidé de la politique suivante.

Premièrement, nous avons décidé d'accorder les moyens directement au Programme alimentaire mondial, c'est vrai. Nous avons décidé d'en faire un partenaire qui reçoit directement ces moyens.

Deuxièmement, si ce partenaire décide d'acheter du lait en poudre, eh bien, il devra prendre en considération, à terme, toute offre de lait en poudre suisse qui correspond aux exigences du prix B, et non du prix A. C'est le prix qui est fixé par les producteurs de lait pour les exportations. C'est un prix qui est plus bas que le prix A; c'est le prix qu'on utilise pour l'exportation et pas pour le marché suisse.

Troisièmement, l'achat de lait en poudre par le Programme alimentaire mondial en 2018 se fera toujours au prix négocié pour 2017, soit un prix se situant entre le prix A et le prix B. Il y a eu un accord qui sera poursuivi en 2018; il ne va donc pas s'arrêter immédiatement. Le prix se situe donc un peu entre les deux, entre le prix du lait pour l'exportation et celui pour le marché suisse. Cela veut dire que, concrètement, à partir de 2019, avec 13 millions de francs - si les budgets permettent que ce montant reste inchangé, mais c'est normalement comme cela que c'est prévu - eh bien, on pourra aider 1 million de personnes de plus pour une crise de trois mois. Cela fait presque le double de ce qui est fait actuellement.

L'enjeu est simple, il dépend de l'objectif. C'est un beau projet dans le sens qu'il aide les paysans suisses et, en même temps, les personnes pauvres qui souffrent de la faim, mais actuellement nous estimons que nous devons aller plus loin et ne pas assurer pour ce lait en poudre, qui part à l'étranger, le prix du marché suisse. Je sais que c'est quelque chose qui n'est pas très agréable à entendre, mais c'est quelque chose qui est juste. Nous vous le proposons, mais c'est à vous de décider.

Grin Jean-Pierre · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Monsieur le conseiller fédéral, vous avez dit qu'on avait augmenté le volume mais pas les montants. Depuis que je siège dans ce conseil, c'est-à-dire depuis 2007, dans les budgets, on a pratiquement toujours le même montant pour le crédit alloué à l'aide alimentaire en produits laitiers et en céréales, alors que, pour tous les autres postes, le crédit prévu a augmenté de manière importante. Ne pensez-vous pas qu'il serait peut-être temps d'augmenter quelque peu ce montant qui est inscrit au budget?

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Non, Monsieur Grin. Ce que vous dites, venant de vous, est un peu contradictoire. Vous nous dites tout le temps que nous dépensons trop dans ce domaine, or, vous demandez de dépenser plus dans le seul domaine pour lequel l'efficacité n'est actuellement pas bonne - il y a peut-être d'autres domaines où nous pourrions faire mieux, mais, dans ce cas, l'efficacité n'est pas bonne.

Notre proposition visant à augmenter cette efficacité, nous le savons, est très peu populaire dans ce Parlement. Toutefois, elle permet d'aider 1 million de personnes de plus. Il faut choisir! L'objectif premier du Conseil fédéral, dans ce cadre, n'est pas de soutenir l'agriculture, mais il n'est pas question non plus d'agir de manière incorrecte vis-à-vis de celle-ci. C'est une question d'appréciation, or, nous estimons que le prix indicatif pour le segment B - le prix qui s'applique pour l'exportation - est correct. Si nous appliquons ce prix B, cela veut dire que nous n'aurons pas besoin d'augmenter le montant à disposition pour avoir plus de lait, mais que nous baissons le prix à payer pour ce lait puisqu'il sera exporté. Objectivement, je m'étonne qu'on ne l'ait pas fait plus tôt, et j'y suis très favorable. Si vous estimez que c'est faux, alors acceptez la motion. A ce moment-là, nous achèterons le lait au prix indicatif valable pour le segment A et nous déciderons de payer au prix suisse du lait en poudre à envoyer à l'étranger à des personnes qui crèvent de faim! A vous de décider.

Aebi Andreas · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Herr Bundesrat, die A-, B- und C-Preise sind ja Erfindungen der Schweizer Milchindustrie. Bekanntlich hat unser Land auch keine A-, B- und C-Löhne. Ich glaube, Sie verstehen unseren Unmut über das Vorhaben, dass wir mit B- und C-Milch mehr Leute ernähren können. Meine Frage an Sie: Sind das dann auch Nichtschweizer, die das Ganze umsetzen? Das wären ja dann auch niedrigere Löhne, wenn wir Drittweltorganisationen im Ausland damit beauftragen würden, weil das unser Ziel wäre; das gäbe dann auch mehr Milch.

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Nein, eben nicht. Nochmals: Die Frage ist, ob Sie den Preis A oder den Preis B für eine Milch wollen, die exportiert wird. Der Preis A ist für den Konsum im Inland, und der Preis B ist für die Exportmärkte bestimmt. Sachlich handelt es sich schon um einen Export. Dazu noch etwas, Herr Nationalrat: Niemand zwingt die Schweizer, diese Milch zu liefern. Wenn die Lieferung aus der Schweiz zu einem bestimmten Preis nicht möglich ist, dann wird sie irgendwo anders durchgeführt. Was jetzt diskutiert wird, betrifft weniger als ein Prozent des Milchmarktes. Nochmals: Mit dem Preis B für den Export in diese Länder werden wir in der Schweiz keine niedrigeren Löhne haben. Das ist ein Preis für den Export; es ist ein Export, der da gemacht wird. Es ist einfach eine Frage der Kohärenz.

Wenn wir - das ist auch richtig - die Bauern unterstützen wollen, machen wir es klar mit den verschiedenen Instrumenten, die wir für diese Unterstützung haben. Machen wir es nicht genau dort, wo wir die Mittel für Leute brauchen, die vom Verhungern bedroht sind. Nochmals: Mit diesem System, mit dieser Anpassung, die wir jetzt vorschlagen, können wir von der Schweiz aus zweimal mehr Leuten, also einer Million Leute mehr, während drei Monaten in einer Hungersituation helfen - und das ist richtig.

Bourgeois Jacques · Mit-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo liberale radicale

Monsieur le conseiller fédéral, vous venez de dire qu'il fallait aussi tenir compte des producteurs de lait de ce pays et leur venir en aide. Ne pensez-vous pas que ces producteurs sont en droit d'attendre, eux aussi, que leurs coûts de production soient couverts?

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Monsieur Bourgeois, le prix indicatif du segment B couvre les coûts de production. C'est le prix pour l'exportation. Si la couverture n'est pas suffisante, il faut être clair et transparent en politique.

L'objectif de cette mesure est d'aider les gens qui souffrent de la faim; l'objectif n'est pas d'aider l'agriculture! Si vous voulez aider l'agriculture à travers ce projet, alors le soutien devra venir d'ailleurs. Mais il ne faut pas supprimer un peu d'aide aux plus pauvres. Ce serait une faute.

Il n'y a pas de problème pour soutenir l'agriculture. Il y a ici une large majorité, assez systématique, qui lui est favorable. Le Conseil fédéral est prêt à proposer systématiquement ces soutiens, mais dans le cadre de la politique agricole et pas dans le cadre d'une politique d'aide aux plus pauvres. La politique d'aide aux plus pauvres, c'est un choix. Vous devez décider si vous voulez lui donner la priorité ou si vous voulez utiliser cette aide pour soutenir aussi les paysans. On ne peut pas justifier systématiquement un processus qui se réfère au prix suisse pour envoyer du lait dans les régions d'Afrique où les gens meurent de faim!

Page Pierre-André · Mit-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Monsieur le conseiller fédéral, je suis surpris par vos propos. Finalement, vous défendez l'idée que ce sont les producteurs de lait suisses qui doivent produire à bas prix afin de soutenir l'aide alimentaire aux pays étrangers, alors qu'ils souffrent déjà sur le marché suisse de cette problématique des prix bas. Je ne comprends pas cela.

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Vous pouvez voir cela de cette manière. Si vous estimez qu'il faut opposer les paysans suisses aux gens les plus pauvres de la planète - car c'est de cela qu'il s'agit, vraiment des gens les plus pauvres, ceux qui meurent de faim -, faites-le. Ce n'est pas du tout l'approche du Conseil fédéral.

Le Conseil fédéral est d'accord de trouver des solutions avec la branche pour remédier à la situation critique dans le domaine laitier pour les paysans. Nous sommes d'accord avec vous tous et nous faisons tout le temps des efforts dans ce sens. Là où nous avons de la peine à vous suivre, c'est d'agir en utilisant un moyen qui, visiblement, n'est pas en relation avec l'objectif principal. L'objectif principal n'est pas le soutien à l'agriculture. Nous ne sommes pas d'accord avec le fait que le prix B serait un prix de dumping: c'est un prix à l'exportation. Il y a même un prix encore plus bas, que nous ne proposons pas; nous proposons le prix B.

Cette proposition, on le sait, est impopulaire. Mais ne soyez pas populistes et ne dites pas que c'est simplement pour dresser les uns contre les autres. Si vous dressez systématiquement les Suisses contre les étrangers, vous n'aurez jamais une bonne politique. Il ne s'agit pas de cela ici: il s'agit de fixer une priorité claire, et cette mesure doit toucher en priorité les gens les plus pauvres.

Les paysans suisses, par la production de lait, peuvent apporter une aide. C'est une possibilité. S'ils estiment que le prix proposé ne leur permet pas de s'en sortir, ils ne vendront pas à ce prix, et nous utiliserons cet argent de la meilleure manière possible. Mais ce que nous ne pouvons pas faire, lorsque nous avons le choix entre aider un peu plus de 1 million de personnes et un peu plus de 2 millions de personnes avec le même argent, c'est de choisir d'en aider seulement 1 million. Cela, nous ne pouvons pas le faire. Vous pouvez le décider, mais nous pas.

Portmann Hans-Peter · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo liberale radicale

Herr Bundesrat, ist es so, dass Sie in der APK immer von den genau gleichen Leuten, die jetzt hier Klientelpolitik machen, aufgefordert werden, jeden Franken in der Nothilfe und der Entwicklungshilfe dreimal umzudrehen und nur dort einzusetzen, wo es wirklich effizient ist? Und ist es so, dass es jetzt, wo Sie das Geforderte machen, die gleichen Leute sind, die Sie dafür kritisieren?

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Oui, Monsieur Portmann, c'est exactement le sentiment que j'ai dans le cadre de ce débat. Je pense que nous devons réfléchir comme cela et je suis d'accord avec votre analyse.

Nicolet Jacques · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Monsieur le conseiller fédéral, vous avez dit que le prix B du lait couvrait les frais de production. Pouvez-vous m'indiquer le coût de production d'un litre de lait en Suisse et le prix B pratiqué?

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Ces chiffres sont tous en ma possession, mais je ne les ai pas en tête. Si votre question a pour seul but de jouer sur ce sujet, vous pouvez le faire. Ce dossier a été examiné très sérieusement, des analyses très sérieuses ont été faites. Tous ces coûts sont connus, mais je ne les ai pas en tête.

Salzmann Werner · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Herr Bundesrat, ich möchte an die Frage von Kollege Aebi anschliessen. Mit Ihrer Aussage teilen Sie mit, dass es Ihnen egal sei, wenn die Bauern wegen Ihrer Politik den Paritätslohn in der Schweiz nicht erzielen. Sie sind aber nicht bereit, Ihre Mitarbeiter, die dort arbeiten, zu diesem Tieflohn arbeiten zu lassen. Damit könnten Sie nämlich auch mehr Armen und Hungernden helfen.

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Nein, wir im Bundesrat sind nicht dieser Meinung. Es ist sicher sehr wichtig, eine Lösung zu finden, die für die Landwirtschaft, in diesem Fall vor allem für die Milchlandwirtschaft, und die Bauern, die in diesem Bereich arbeiten, gerecht ist. Dafür gibt es entsprechende Instrumente, und darüber wird eine transparente Diskussion geführt. Am Ende wird dann politisch entschieden, in welchem Umfang der Staat hier unterstützen soll - das werden am Schluss sowieso Sie entscheiden.

Das Problem in diesem Bereich ist folgendes: Es ist nur ein kleiner Bereich, der einen ganz direkten Link zu den Milchbauern hat - wenn die Nahrungsmittelhilfe schon in der Schweiz bestellt wird, was aber auch nicht absolut zwingend ist. Aber das Problem ist, dass das System, das wir gemacht haben, nicht effizient ist. Wir sollten, wie gerade angemerkt wurde, überall die Evaluation unserer Projekte durchführen. Die Evaluation wurde hier gemacht, und sie hat gezeigt, dass wir dort eigentlich den grössten Effizienzgewinn hätten bezüglich unseres Ziels - also noch einmal: die Hilfeleistung für Leute, die am Verhungern sind. Wir könnten ungefähr 50 Prozent mehr Leuten helfen - es sind ein bisschen weniger, aber fast 50 Prozent.

Aber es stimmt, das heisst, dass eine Entscheidung getroffen werden muss: Führen wir in diesem Bereich noch immer den Export der Pulvermilch mit dem A-Preis durch, dem Inlandpreis, oder schwenken wir zum B-Preis um? Der Bundesrat ist der Meinung, dass der B-Preis gerecht ist. Gleichzeitig ist er offen für alle Diskussionen über die Unterstützung der Bauern. Das heisst nicht, dass wir das eine gegen das andere ausspielen, sondern vielmehr, dass wir nach Wegen suchen - wie es auch unsere Aufgabe ist -, um alle staatlichen Massnahmen so effizient wie möglich zu entwickeln.

de Buman Dominique · 1VP-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo PPD

Le président (de Buman Dominique, premier vice-président): Avant de passer la parole à Monsieur Hausammann, puis-je vous demander de mener vos discussions à l'extérieur de la salle?

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Et d'aller boire un verre de lait! (Hilarité)

Hausammann Markus · Mit-M · Consiglio nazionale · Turgovia · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Sehr geehrter Herr Bundesrat, Sie haben es selber gesagt: Die Milchbauern sind Ihnen bei der Preisgestaltung bereits entgegengekommen. Wir haben das als unseren Beitrag zur Lösungsfindung und eben auch als unseren Beitrag für die Entwicklungshilfe oder die humanitäre Hilfe angeschaut. Sie verunmöglichen uns jetzt in Zukunft, uns da zu beteiligen. Wie schauen Sie es an - bitte antworten Sie mit Ja oder Nein -: Ist das eine Subvention an die Bauern, was wir bis jetzt gemacht haben, oder ist es ein humanitäres Projekt? Ist es zweitens nicht blauäugig, daran zu glauben, dass wir, wenn wir Schweizer Offerten unterbreiten müssen, auf dem Weltmarkt mit unseren Angeboten überhaupt bestehen können?

Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel

Nochmals: Wir wollen, dass hier unterstützt wird, aber nicht prioritär mit diesem Instrument. Es war beides, Herr Nationalrat: Es war eine humanitäre Aktion, und gleichzeitig war es auch eine Unterstützung für die Bauern, für die Landwirtschaft. Aber es ist jetzt mit dem neuen Vorschlag ganz klar prioritär eine humanitäre Aktion.

Votazione

Le président (de Buman Dominique, premier vice-président): Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 93 Stimmen

Dagegen ... 94 Stimmen

(4 Enthaltungen)