18.011
Delegazione presso l'Assemblea parlamentare dell'OSCE. Rapporto
de Buman Dominique · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo PPD
Le président (de Buman Dominique, président): Vous avez reçu le rapport écrit de la délégation. Elle vous propose de prendre acte de ce rapport.
Aebi Andreas · Mit-M · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Die APK hat beschlossen, den Bericht der Delegation bei der Parlamentarischen Versammlung der OSZE kurz vorzustellen. Die Parlamentarische Versammlung der OSZE umfasst 323 Mitglieder aus 57 Ländern, welche nach Stärke der Bevölkerung delegiert werden. Die Schweiz stellt sechs stimmberechtigte Parlamentsmitglieder, welche je zur Hälfte aus dem Nationalrat und dem Ständerat stammen. Zudem sind zwei weitere Mitglieder als Ersatzmitglieder nominiert.
Die wichtigsten Organe der Versammlung sind der Vorsitz, das Präsidium, der Ständige Ausschuss und die drei Allgemeinen Ausschüsse. Jedes Organ hat unterschiedliche Aufgaben. Dass Wahlen ihre Tücken haben, erlebte die höchste Autorität der Versammlung, die Österreicherin Christine Muttonen, welche bei den nationalen Wahlen in Österreich abgewählt wurde und das Amt dem Georgier Giorgi Zereteli übergeben musste, welcher die Organisation nun ad interim führt.
Die drei Allgemeinen Ausschüsse tagen zweimal pro Jahr und beraten die sicherheitspolitischen Angelegenheiten der OSZE. Die Tätigkeitsbereiche dieser Ausschüsse entsprechen den drei sicherheitspolitischen OSZE-Dimensionen: der politisch-militärischen, der wirtschaftlich-ökologischen und der menschlichen Dimension.
Im Mittelpunkt der OSZE-Tätigkeiten stehen die drei jährlichen Tagungen, die Wintertagung, die Jahrestagung und die Herbsttagung. Die Jahrestagung, welche 2017 vom 5. bis 9. Juli in Minsk stattgefunden hat, ist der einzige Anlass, an dem Resolutionen verabschiedet werden. Themenschwerpunkte der Delegation im Berichtsjahr waren der Umgang mit den Migrations- und Flüchtlingsbewegungen, die politische Lage in Belarus, Good Practices im Bereich privater Militär- und Sicherheitsfirmen, Terrorismusbekämpfung und die Meinungsäusserungsfreiheit im OSZE-Raum.
Der Zustrom von Migrantinnen und Migranten über das Mittelmeer, die Türkei, Griechenland und den Balkan führte zur grössten Flüchtlingskrise seit dem Zweiten Weltkrieg. Eine von Ständerat Lombardi präsidierte Ad-hoc-Gruppe legte in Minsk eine Resolution vor, die auch verabschiedet wurde und das Ziel hat, mit einer Reihe von Massnahmen das Engagement der OSZE gezielt zu verstärken. Dieses Engagement habe ich in den letzten Jahren in der OSZE vermisst. Diese Flüchtlingsströme waren praktisch ein Tabu. Und dennoch: Welches Organ, wenn nicht die OSZE, kann hier etwas tun? Die OSZE ist nämlich die einzige Organisation, in der sämtliche Player mit dabei sind, das heisst die europäischen, die zentralasiatischen Staaten, aber auch Russland, mit Stimmrecht - das ist im Europarat nicht mehr der Fall -, sowie die USA und Kanada.
Die belarussischen Behörden setzten mit der erstmaligen Organisation einer interparlamentarischen Veranstaltung ein Zeichen der Öffnung. Wir hatten auch Gelegenheit, mit belarussischen Parlamentsabgeordneten über die Verfolgung politischer Gegner, politische Gefangene und die Todesstrafe zu sprechen. Belarus ist das einzige europäische Land, in dem die Todesstrafe noch existiert. Auf Wunsch belarussischer Parlamentsmitglieder wurde dann im Herbst 2017 hier in diesem Parlamentsgebäude eine Freundschaftsgruppe ins Leben gerufen, sodass wir uns gegenseitig austauschen und auch die heissen Probleme, wie eben diese Todesstrafe, diskutieren können.
Im Bereich privater und militärischer Sicherheitsfirmen reichte die Schweizer Delegation einen Resolutionsentwurf ein. Er soll in Erinnerung rufen, dass das humanitäre Völkerrecht und die Menschenrechte auch dann einzuhalten sind, wenn Staaten sicherheitspolitische Aufgaben privaten und militärischen Sicherheitsfirmen anvertrauen.
Noch zur Meinungsäusserungsfreiheit im OSZE-Raum: Tatsache ist, dass im Rahmen der Terrorismusbekämpfung die Meinungsäusserungsfreiheit stark gelitten hat. Medienschaffende wurden inhaftiert, ebenso Parlamentsmitglieder, deren Immunität aus dem genannten Grund aufgehoben wurde.
Unser Generalsekretär Thomas Greminger hat an der Ministertagung in Wien gesagt, die Welt stehe am Abgrund. Das sind starke Worte. Was meinte er damit? Er meinte damit, dass sich Europa entsprechend aufrüstet, dass wir hier auf einem Pulverfass sitzen, dass im Ukraine-Konflikt nichts vorwärtsgeht und er grössten Respekt hat vor diesen Herausforderungen.
Die Schweiz geniesst innerhalb der OSZE - das kann ich so sagen - grosses Ansehen. Vor allem die tragende Rolle der Schweiz, also unseres Landes, 2014 während des Vorsitzes in der Ukraine-Krise wirkte sich sehr positiv auf das Renommee unseres Landes aus. Dieses Niveau gilt es natürlich zu halten. Wir sollten auch nicht vergessen, dass ein Schweizer, Alexander Hug, den Vorsitz der Special Monitoring Mission in der Ukraine hat. Das heisst, er hat Hunderte von Leuten, die ihm entsprechende Informationen liefern, und ist dort absolut am Brennpunkt dieses Pulverfasses Ukraine.
Zu guter Letzt freut sich die Delegation, dass mit Filippo Lombardi und, wie bereits gesagt, mit Botschafter Thomas Greminger zwei Schweizer ganz, ganz wichtige Ämter in der OSZE übernommen haben.
Béglé Claude · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo PPD
Dans les années 1990, la Suisse a complètement revu sa politique de sécurité et développé une stratégie de sécurité par la coopération. Parallèlement, en quinze ans, l'environnement sécuritaire mondial a basculé: menaces terroristes depuis le 11 septembre 2001, crime organisé, trafics en tout genre, migrations massives, atteintes à l'environnement, conflits ethniques. Toutes les organisations internationales promeuvent désormais la paix par la coopération, que ce soit l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, le Conseil de sécurité de l'ONU, le Conseil de l'Europe, l'Union interparlementaire ou l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
La Suisse participe à l'OSCE depuis ses débuts dans les années 1970. Actuellement, notre Parlement y est représenté par une délégation de trois conseillers nationaux et trois conseillers aux Etats, qui nous livrent aujourd'hui le rapport d'activités 2017. Ce rapport nous montre tout d'abord que l'OSCE est utile, car c'est une organisation qui compte au niveau international. Elle représente plus d'un milliard de personnes, réunit 57 pays d'Europe et d'Asie centrale, et se félicite de contribuer à la relation russo-américaine, puisqu'elle inclut les Etats-Unis.
Mais, en réalité, le plus important aujourd'hui, c'est que l'OSCE est l'unique lieu de dialogue entre Russes et Européens, ce qui permet d'aborder les problèmes que posent les conflits gelés dans l'espace post-soviétique. La crise ukrainienne, qui dure depuis 2014, se déroule aux portes de l'Europe et fait régulièrement des morts. C'est un défi majeur pour l'OSCE et l'occasion pour l'instance de mettre en oeuvre tous ses outils: présence sur le terrain, médiation, expertise électorale et promotion des droits de l'homme.
L'OSCE contribue aussi au développement de la démocratie dans l'ancien bloc soviétique, notamment en assurant une méthodologie transparente en matière d'élections au travers de l'ODIHR.
Enfin, alors que depuis une dizaine d'années le dialogue international est de plus en plus difficile, qu'il y a une tendance massive au réarmement, l'OSCE est aujourd'hui le seul forum international, où, malgré les tensions entre certains Etats, on se regarde encore droit dans les yeux, où on se parle encore, même si c'est parfois un peu chaotique. La Suisse a toujours été très active à l'OSCE. Son rôle s'est fortement renforcé depuis 2014, année où Monsieur Didier Burkhalter a exercé la présidence de l'OSCE et a réussi à imposer une mission d'observateurs dans le conflit en Ukraine, et ce malgré les réticences des Russes. Il est vrai que, à l'heure où les principales démocraties sont de plus en plus écornées, la Suisse, grâce à sa démocratie directe, à sa grande stabilité politique et à son engagement continu pour les droits humains, jouit d'une très bonne crédibilité à l'OSCE.
Le bilan 2017 confirme l'influence réelle de la Suisse en matière de sécurité européenne. Ainsi, plusieurs postes clés sont aujourd'hui occupés par des Suisses - l'orateur précédent vient de le rappeler. Monsieur le conseiller aux Etats Filippo Lombardi préside la Commission des affaires politiques et de la sécurité, une des trois commissions permanentes. Il préside aussi depuis 2016 la commission ad hoc sur les migrations. Il s'agit là de deux thématiques cruciales pour l'avenir de l'Europe. Le secrétaire général de l'organisation est également suisse puisqu'il s'agit de Monsieur l'ex-ambassadeur Thomas Greminger. Il s'agit du poste clé de cette organisation. C'est aussi un Suisse, Monsieur Alexander Hug, qui dirige la Mission spéciale d'observation en Ukraine. Aujourd'hui, cet organisme ne compte pas moins de 700 observateurs.
Ils sont pratiquement les seuls à informer les diplomates et la communauté internationale de façon objective.
Enfin, je signale que plusieurs membres clés de l'OSCE souhaitent que la Suisse reprenne la présidence de l'OSCE en raison de sa crédibilité et de son efficacité.
En 2017, la Suisse a été très active, puisque la délégation
a soutenu l'abolition de la peine de mort dans la zone OSCE, quand bien même les Etats-Unis et la Biélorussie la pratiquent encore;
a présenté les mesures de protection de la place financière suisse contre le blanchiment d'argent et les flux financiers du terrorisme;
a défendu dans une proposition la liberté d'expression pour les parlementaires de tous les pays de l'OSCE;
a demandé une meilleure anticipation des flux migratoires dus à des catastrophes naturelles;
a contribué à un vaste rapport sur la politique migratoire et à une résolution pour un renforcement du rôle de l'OSCE en matière migratoire.
Enfin, notre délégation s'est engagée pour que les entreprises militaires et de sécurité privée, actives dans les zones de conflits armés, respectent les droits humains selon le Document de Montreux de 2008, lui-même issu d'une démarche initiée par le CICR.
En conclusion, tout n'est pas parfait au sein de l'OSCE. La crise ukrainienne a empêché l'OSCE d'entreprendre des réformes internes. La collaboration de l'OSCE avec les autres organismes internationaux de sécurité pourrait sans doute être améliorée, mais retenons toutefois que cette organisation nous concerne au premier plan, puisqu'elle s'occupe de la sécurité européenne, qu'elle permet un dialogue avec la Russie et que la Suisse y exerce une vraie influence. Veillons donc à toujours lui accorder le soutien approprié.
de Buman Dominique · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo PPD
Vom Bericht wird Kenntnis genommen
Il est pris acte du rapport