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KFOR. Una strategia coerente per l'Europa del Sud-Est

Tornare Manuel · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista

Je regrette une chose, c'est que, comme c'est souvent le cas dans notre conseil, ce postulat soit traité aujourd'hui alors qu'il a été déposé il y a une année. Il est donc clair que si ce qu'il défend est toujours d'actualité, il convient de le resituer dans l'actualité. C'est donc dommage d'avoir attendu une année avant de pouvoir traiter ce postulat.

J'aimerais rappeler que cela fait tout juste vingt ans que le Kosovo a acquis son indépendance. Vous avez peut-être vu les manifestations de joie qui ont été organisées dernièrement en présence de Bill Clinton à Pristina. Dans cette affaire douloureuse, la Suisse - grâce à Micheline Calmy-Rey, il faut bien le reconnaître - a joué un rôle important pour l'indépendance du Kosovo et a permis, peut-être, d'éviter un génocide, puisque c'était l'intention d'extrémistes de l'autre bord, c'est-à-dire côté serbe.

J'en viens à la KFOR. J'ai eu l'occasion à deux reprises d'aller au Kosovo pour voir ce que fait la KFOR dans ce pays. J'ai oublié de déclarer mes liens d'intérêts: je suis président depuis cinq ans de l'Université populaire albanaise de Genève, après avoir succédé à notre ancien collègue Ueli Leuenberger.

J'ai vu au Kosovo l'efficacité du travail de la KFOR pour apaiser le débat mais, à mon avis, comme de l'avis de certains de mes collègues, la KFOR est un pansement provisoire, et il faudrait avoir sur ce dossier une stratégie à moyen et à long terme. Revenant d'un voyage à Belgrade dans le cadre de mon activité au sein du Conseil de l'Europe, je puis vous dire que, en ce moment, dans les Balkans, la situation est extrêmement explosive et que, en tout temps - on peut le regretter bien évidemment -, une guerre ou des guerres pourraient éclater entre les différentes ethnies et peuples qui habitent dans la région.

Ce que je demande, c'est que la Suisse, qui a été - je l'ai dit il y a un instant - exemplaire il y a vingt ans dans ce débat, propose une stratégie un peu plus cohérente que ce pansement provisoire qu'est la KFOR, cela en discussion avec toutes les parties. Je pense que, du côté serbe, puisque la Serbie aimerait faire partie de l'Europe, il y a peut-être une volonté de passer à autre chose, une volonté de paix qu'il faudrait utiliser; du côté kosovar, même si la lutte contre la corruption est toujours de mise, il y a peut-être aussi une volonté de trouver une solution, mais je sais que c'est extrêmement délicat.

Le Conseil fédéral, dans un premier temps - c'était le prédécesseur de Madame la conseillère fédérale Viola Amherd -, avait répondu par la négative à mon postulat, ce que je trouve regrettable. Peut-être n'avait-on pas compris la teneur de ce postulat; pour preuve la dernière phrase de sa réponse écrite, dans laquelle le Conseil fédéral déclare que "l'évolution de la situation ne semble pas requérir de nouvelles analyses". Eh bien si!

Il faut une nouvelle analyse. Il faut un nouveau monitoring, parce que, comme je vous le redis, cette situation est explosive: à un moment donné, le couvercle qui recouvre les tensions kosovares - dans la partie serbe et dans la partie albanaise - peut de nouveau exploser et on pourra peut-être, malheureusement, assister à des persécutions ou à des génocides, comme on les a connus dans les années 1990.

Je demande donc au Conseil fédéral d'avoir une vision politique. Je sais qu'on a la chance d'avoir une conseillère fédérale qui est une politicienne avec une vision claire quant à l'avenir de cette région.

Je demande donc au Conseil fédéral de revenir sur sa décision et de faire une nouvelle analyse de la situation, en concertation avec d'autres pays et avec des organisations internationales. Une nouvelle analyse me paraît essentielle et le rôle de la Suisse est prépondérant. On ne pourra pas, après, nous accuser de n'avoir rien fait si nous prenons ce problème à bras-le-corps.

Amherd Viola · BR-F · Consiglio federale · Vallese

Die politische Lage in Südosteuropa ist unbefriedigend. Es besteht nach wie vor erhebliches Konfliktpotenzial, der Postulant hat es dargelegt. Die Schweiz ist vor Ort engagiert und tauscht sich regelmässig mit ihren Partnern von EU und Nato über die politischen Perspektiven und sicherheitspolitischen Herausforderungen in der Region aus. Das aussen- und sicherheitspolitische Engagement der Schweiz auf dem Westbalkan verfolgt das Ziel, Stabilität und wirtschaftliche Entwicklung zu fördern und die demokratischen Institutionen zu stärken. Dies entspricht auch den Zielen der EU. Die generelle Strategie der Schweiz in der militärischen Friedensförderung ist im Sicherheitspolitischen Bericht 2016 beschrieben, das umfassendere Engagement im Balkan auch im Aussenpolitischen Bericht 2018. Der Balkan ist und bleibt demnach eine Schwerpunktregion für die Schweiz. Es gibt eine breite Palette von Instrumenten zur Förderung von Stabilität, Sicherheit und wirtschaftlichem Fortschritt. Die militärische Friedensförderung ist eines und ein wichtiges davon.

Weil die Schweiz sich in Kosovo im Nato-Rahmen an der KFOR beteiligt und in Bosnien-Herzegowina Teil der EU-Operation Eufor Althea ist, wird sie, wie alle Truppensteller, regelmässig zur Zukunft dieser Operationen konsultiert. Über die Westbalkan-Strategie der EU entscheidet diese selber. Das Gleiche gilt auch für die Nato, wenn es um Beschlüsse der KFOR geht.

Eine mit der EU abgestimmte schweizerische Strategie, die Voraussetzungen für ein Ende der KFOR-Präsenz in Kosovo formuliert, ist nicht möglich. Die Schweiz will ihre Handlungsfreiheit wahren. Sie muss frei entscheiden können, ob sie sich weiter an diesen Operationen beteiligen will. Implizit regt der Postulant an, das Engagement der multinationalen Friedenstruppe KFOR zu beenden und stattdessen mehr zivile Friedensförderung zu betreiben.

Im Bericht "Swisscoy: Möglichkeiten einer Umverteilung von Mitteln für die militärische Friedensförderung zugunsten der zivilen Friedensförderung" vom 11. Dezember 2018 haben das VBS und das EDA dargelegt, dass militärische und zivile Friedensförderung zwar das gleiche Ziel verfolgen, aber unterschiedliche Aspekte der Instabilität angehen. Solange reale Sicherheitsprobleme vor Ort bestehen, kann man sich nicht nur um den Aufbau demokratischer Institutionen und die Rechtsstaatlichkeit kümmern, zumal die Sicherheit dafür die Voraussetzung ist. Diesen Bericht und seine Erkenntnisse haben die Sicherheits- und die Aussenpolitischen Kommissionen beider Räte Anfang 2019 diskutiert und zur Kenntnis genommen.

Anfang Mai dieses Jahres habe ich Kosovo und Bosnien-Herzegowina besucht, um mir vor Ort ein Bild zu machen - ein Bild von der Sicherheitslage. Die Gespräche, die ich dort geführt habe, und die Eindrücke, die ich gewonnen habe, bestärken mich in der Überzeugung, dass es auf absehbare Zeit nicht ohne die internationale militärische Präsenz vor Ort geht. Die stabilisierende Wirkung von KFOR braucht es weiterhin. Für mich ist klar, dass die Swisscoy weiterhin Teil dieser Operation sein muss - aus Solidarität mit der internationalen Gemeinschaft und aus direktem Interesse der Schweiz an der Stabilität in dieser Region.

Aus diesen Gründen beantragt Ihnen der Bundesrat, das Postulat abzulehnen, weil die entsprechenden Arbeiten und Bemühungen laufen. Der Bundesrat und das Parlament werden dieses Jahr allerdings Gelegenheit haben, diese Fragen eingehend zu besprechen, wenn das VBS die Botschaft für die Verlängerung des Swisscoy-Einsatzes vorlegen wird.

Votazione

La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Il Consiglio federale propone di respingere il postulato.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 50 Stimmen

Dagegen ... 123 Stimmen

(0 Enthaltungen)