19.3671
Destinare le eccedenze della Confederazione al Fondo di compensazione AVS
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista
Par cette motion, je demande au Conseil fédéral de modifier la base légale liée au frein l'endettement afin de pouvoir affecter une partie des excédents du compte de la Confédération au fonds de compensation de l'AVS.
En effet, depuis 2006, le compte d'Etat de la Confédération présente des excédents structurels importants. En 2017, la Confédération a enregistré un excédent que le Conseil fédéral avait lui-même qualifié "d'étonnamment élevé", soit de 2,8 milliards de francs. Et cela a continué pendant les années suivantes.
Cette santé financière est certes réjouissante, mais compte tenu des besoins qui se font sentir dans de nombreux domaines, j'estime que l'on ne peut plus se contenter d'affecter les excédents à la réduction de la dette. Il faut prévoir un mécanisme plus souple pour affecter les excédents. Le Conseil fédéral a régulièrement alerté le Parlement sur la baisse régulière du fonds de l'AVS, en particulier avec l'arrivée à la retraite des personnes de la génération du "baby-boom".
Néanmoins, le Conseil fédéral propose de rejeter cette motion pour des raisons qui ne me semblent pas pertinentes.
En effet, il rappelle que depuis l'introduction du frein à l'endettement, les excédents structurels ont entraîné une nette réduction de la dette. Elle ne représente actuellement que 14,5 pour cent du PIB. C'est un fait. Mais la doxa selon laquelle il faut rembourser le plus possible la dette n'est pas partagée par tout le monde. L'absence de dette peut aussi être un problème à l'échelle d'un Etat, car elle représente un actif de référence pour les marchés financiers et un placement sans risque pour les investisseurs. Les investisseurs sont prêts à payer pour pouvoir placer leurs avoirs auprès de la Confédération, et ce même sur de très longues périodes.
C'est l'avis notamment du professeur d'économie reconnu Cédric Tille, qui estime aussi que le frein à l'endettement est appliqué de manière trop restrictive. Dans le même sens, les prévisions budgétaires sont toujours trop prudentes et on s'aperçoit que les erreurs vont toujours dans le même sens, à savoir que l'on prévoit régulièrement un boni beaucoup plus faible que le résultat final, avec des écarts considérables.
Le Conseil fédéral argumente aussi qu'avec l'acceptation par le peuple de la réforme de la fiscalité des entreprises couplée au financement de l'AVS, qui prévoit le versement annuel de 2 milliards de francs au fonds AVS, il y a déjà une contribution importante, tout en reconnaissant qu'il faut d'autres mesures pour stabiliser l'AVS.
Faut-il rappeler que le premier pilier, qui est basé sur le principe de la solidarité, n'est malheureusement pas suffisant pour vivre, et que de nombreux retraités, en particulier des femmes, doivent avoir recours aux prestations complémentaires, même si elles ont travaillé toute leur vie ou contribué sans être rémunérées au bien-être de la société? Cette situation n'est pas digne d'un pays riche comme la Suisse.
Parmi les autres mesures, le Conseil fédéral évoque, dans sa réponse, le projet de réforme AVS 21, qui permettrait de maintenir le niveau des prestations de la prévoyance vieillesse. Sans entrer dans ce débat, qui sera mené lors de cette session, je trouve très problématique de tabler sur cette réforme qui va gravement pénaliser les femmes et qui devra très probablement passer par un vote populaire.
Pour toutes ces raisons, je vous recommande d'accepter ma motion.
Maurer Ueli · BR-M · Consiglio federale · Zurigo
Es gibt viele Ideen, was man mit den Bundesüberschüssen tun könnte. Die Motion, die hier vorliegt, ist - abgesehen von der grundsätzlichen Frage, ob es richtig ist, diese Überschüsse in die AHV zu leiten - auch terminlich etwas schwierig. Wir müssen Ihnen ja im dritten Quartal eine Vernehmlassungsvorlage zum Abbau der Bundesschulden zustellen. Überschüsse und Defizite haben eigentlich einen gewissen Ausgleich. Natürlich haben wir jetzt in sehr guten Jahren, in wirtschaftlich guten Jahren in einer hohen Folge Überschüsse erzielt. Es kann aber durchaus sein, dass das in Zukunft nicht der Fall sein wird.
Aktuell haben wir mit dem letzten Jahr jetzt ein Defizit von 15 Milliarden Franken produziert. Für dieses Jahr haben wir im Budget ein Defizit von insgesamt rund 23 Milliarden. Ich hoffe, dass wir das nicht ganz brauchen werden. Wir haben immer noch ein geltendes Finanzhaushaltgesetz, das verlangt, dass diese ausserordentlichen Defizite innerhalb von sechs Jahren abzubauen sind. Das ist grundsätzlich nicht möglich. Wir brauchen also schon zum Abbau dieser Schulden eine Lösung. Es wird irgendwo einen Kompromiss brauchen, damit wir diese abbauen können und dafür auch die möglichen Überschüsse verwenden können, die wir erzielen, wenn es gutgeht. Es macht also wohl keinen Sinn, jetzt etwas, was wir noch nicht haben, für etwas einzusetzen, an das wir auch andere Anforderungen haben, nämlich die Defizite abzubauen.
Dazu kommt, dass im Moment die Vorlage der AHV-Revision im Parlament liegt. Auch diese Revision sollte zuerst entschieden werden, bevor wir neue Mittel zuführen. Über eines müssen wir uns immer im Klaren sein: Die AHV hat ein mittel- und längerfristiges strukturelles Problem. Da können Sie noch so viele vorübergehende Finanzspritzen in die AHV leiten, es wird nicht genügen. Die Frage, die wir mittel- und längerfristig zu lösen haben, ist: Wollen wir länger arbeiten, oder wollen wir wesentlich mehr bezahlen, oder finden wir in dieser Frage eine Mischlösung? Wir werden nicht darum herumkommen, diese Frage für die nächsten zehn, fünfzehn, zwanzig Jahre zu klären. Mit allen zusätzlichen finanziellen Leistungen, die wir der AHV zukommen lassen, verschieben wir dieses Problem nur. Wenn wir an die kommende Generation denken, dann wird deutlich, dass wir das Problem nicht zu verschieben, sondern zu lösen haben, so unangenehm das auch sein mag.
Mit dieser Lösung durch die möglichen Überschüsse lösen Sie einfach das andere Problem der Verschuldung gemäss Finanzhaushaltgesetz nicht. Ich würde Ihnen empfehlen, auf die Annahme dieser Motion zu verzichten, die Gesamtsituation des Bundes - Sanierung der Schulden, Änderung des Finanzhaushaltgesetzes - aber durchaus anzuschauen. Ich würde nicht vorgreifen und Geld, das noch nicht vorhanden ist - wir wissen ja nicht, ob Überschüsse entstehen -, jetzt theoretisch der AHV zuweisen und damit eine strukturelle Reform der AHV weiter verzögern. Je länger wir das mit der AHV verzögern, desto grösser wird das Problem, und wir kommen nicht darum herum, das einmal zu lösen.
Ich bitte Sie also, diese Motion nicht anzunehmen. Wenn Sie - was ich nicht hoffe! - das tatsächlich möchten, sollten Sie das in einer grösseren Diskussion im Rahmen der gesamten finanziellen Situation des Staates behandeln.
Die Ablehnung der Motion wäre also im Moment das Richtige, um, wenn schon, dann eine Gesamtbeurteilung vorzunehmen.
Votazione
Präsident (Candinas Martin, zweiter Vizepräsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 58 Stimmen
Dagegen ... 117 Stimmen
(10 Enthaltungen)