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Migliorare le relazioni con Taiwan

Kälin Irène · 1VP-F · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo dei Verdi

Antrag der Kommission

Annahme des Postulates

Antrag der SVP-Fraktion

Ablehnung des Postulates

Proposition de la commission

Adopter le postulat

Proposition du groupe UDC

Rejeter le postulat

Walder Nicolas · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dei Verdi

Taïwan est aujourd'hui le septième marché d'exportation de produits suisses en Asie, ce qui représente environ 10 pour cent du total des exportations à destination de la Chine. L'île de Taïwan est également un partenaire culturel, scientifique et académique d'importance. C'est un partenaire avec qui nous pouvons collaborer en toute confiance et avec qui nous partageons des valeurs de démocratie libérale respectueuses des droits humains, des minorités et des règles de marché qui fondent l'ordre libéral que nous connaissons en Suisse.

Par ailleurs, le monde connaît actuellement des bouleversements géostratégiques caractérisés par un bras de fer de plus en plus marqué entre les deux premières puissances mondiales. Ce bras de fer donne lieu, entre autres, à une réorganisation très rapide de nombreuses chaînes d'approvisionnement, comme par exemple la fabrication de circuits intégrés et de puces, secteur dans lequel Taïwan occupe une place centrale.

Pourtant, malgré ce potentiel de croissance dans nos relations et en dépit de l'importance de Taïwan en tant que partenaire économique et culturel de la Suisse, la stratégie du Conseil fédéral pour la Chine n'évoque qu'à deux reprises nos liens avec Taïwan, et ce de manière très alambiquée. A la page 15 de la "Stratégie Chine 2021-2024", le Conseil fédéral exprime le souhait d'une coopération technique, économique et culturelle avec Taïwan. A la page 25, il est fait mention d'une approche de collaboration pragmatique avec Taïwan et il est précisé que l'objectif est le "maintien des échanges économiques, scientifiques et culturels étroits avec Taïwan sur le plan technique". Si les relations entre la Suisse et Taïwan sont effectivement bonnes et méritent d'être préservées, de nombreux membres de la commission se sont étonnés de cette quasi-absence et ont relevé l'importance pour la Suisse de clarifier rapidement sa relation présente et future avec Taïwan.

C'est pourquoi, par 19 voix contre 6, notre commission a demandé au Conseil fédéral de compléter la stratégie pour la Chine en détaillant la façon dont il entend façonner et développer les relations entre la Suisse et Taïwan.

Toutefois, afin de ne pas contraindre le Conseil fédéral à modifier sa stratégie d'ores et déjà publiée, notre commission a opté pour un rapport séparé. D'où le postulat qui vous est soumis aujourd'hui.

Une minorité de la commission considère au contraire qu'il n'est pas opportun de rendre publique la volonté de la Suisse de renforcer ses relations avec Taïwan. Elle estime que cela pourrait irriter le gouvernement chinois et affecter nos bonnes relations. Dès lors, il convient, selon cette minorité, de ne rien dire qui pourrait fâcher la Chine et de poursuivre une relation pragmatique, qui ne dit pas son nom.

La majorité de la commission ne partage pas cet avis et considère qu'un tel rapport est plus que nécessaire et qu'il ne faut pas craindre les foudres de Pékin. De nombreux pays ont en effet rendu publique leur relation encore plus étroite avec Taïwan sans subir de sanctions particulières de la part de Pékin.

Par ailleurs, une fois cette politique devenue officielle et publique, nos liens avec Taïwan perdront en importance pour la Chine qui, ne pouvant les modifier, n'aura plus de raison de recourir à des pressions.

La commission a aussi estimé qu'un tel rapport ne remettait aucunement en question la politique de la Chine unique et allait pleinement dans le sens de la stratégie pour la Chine du Conseil fédéral, qui dit vouloir traiter les questions qui fâchent avec la Chine, tels les droits humains ou nos liens avec Taïwan, de manière plus ouverte et transparente.

C'est pour toutes ces raisons et afin de montrer à nos amis Taïwanaises et Taïwanais qu'ils méritent mieux que deux petites mentions dans un rapport de 40 pages, que je vous invite, au nom de la majorité de la Commission de politique extérieure, à soutenir ce postulat.

Portmann Hans-Peter · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo liberale radicale

Um es gleich vorwegzunehmen: Die Mehrheit der APK-N bestreitet die Ein-China-Strategie nicht; sie bestreitet diese nicht.

Nun ist aber China weltweit ein Sonderfall. China hat verschiedenste Regionen, die international anerkannt einen souveränen Sonderstatus - wenn man dem so sagen will - geniessen. Das sind Regionen wie Taiwan, die innerhalb der Weltengemeinschaft aufgrund ihrer speziellen Konstellation zum Beispiel als regionale Demokratie und als regionale und liberale Märkte eine grosse und gewichtige Verantwortung übernehmen. Sie sind auch für uns sehr wichtige Handelspartner. Hier gilt es, einen Spagat zu machen; das gilt für den Bundesrat wie für unser Land.

Wenn wir international vergleichen, wie andere Länder - die EU, Australien, Neuseeland, Singapur - mit Taiwan sich in die Zukunft bewegen, dann ist es eben genau das, was dieses Kommissionspostulat will: In Bereichen und Interessengebieten von Wirtschaft, Politik, Wissenschaft und Kultur soll die Beziehung zur Republik China (Taiwan) vertieft und graduell verbessert werden. Hier hat die Schweiz noch viele Möglichkeiten, ohne damit China zu brüskieren. Wir tasten die Frage der Ein-China-Politik damit nicht an.

Es waren 19 zu 0 Stimmen bei 6 Enthaltungen. Jene, die sich enthalten haben, haben heute doch einen Antrag auf Ablehnung gestellt. Sie führen die Frage der Neutralität an. Wir haben das auch in der Kommission besprochen. Hier stehen aber nicht zwei Länder miteinander in einem kriegerischen Konflikt. Die Frage der Neutralität stellt sich gar nicht. Es stellt sich aber die Frage, ob es denn verboten ist, dass die Schweiz zum Beispiel mit Wirtschaftsregionen wie Baden-Württemberg besondere Beziehungen unterhält. Das können Sie damit vergleichen. Das will dieses Postulat. Es ist, wie wenn wir fragen würden: Wie können wir die Beziehungen zur Wirtschaftsregion Baden-Württemberg noch verbessern? Genau das will dieses Postulat.

Ich komme zum Schluss. Ja, es ist so: Seit diese Frage wieder im Raum steht, wird von vielen Seiten - ich will sie nicht benennen - wieder auf die souveräne schweizerische Aussenpolitik Druck gemacht. Es wird Druck gemacht, es heisst, man möge nicht diesen Weg gehen, man möge sich mit Taiwan nicht besonders auseinandersetzen.

Wenn Sie heute diesem Postulat zustimmen, stimmen Sie auch einer souveränen schweizerischen Aussenpolitik zu. Wir lassen uns nicht unter Druck setzen, und wir machen keinen Rückzug von irgendwelchen politischen, parlamentarischen und demokratischen Vorstössen, von denen wir finden, dass sie für unser Land richtig sind. Wenn Sie heute dieses Postulat ablehnen, geben Sie ein total falsches Zeichen gegenüber anderen Ländern, auch gegenüber Globalmächten. Es würde zeigen, dass wir in die Knie gezwungen werden können. Das darf wohl nicht sein.

Ich bitte Sie im Namen der Kommission, dieses Kommissionspostulat anzunehmen.

Cassis Ignazio · VPBR-M · Consiglio federale · Ticino

Der Bundesrat ist sich der Bedeutung Taiwans bewusst, speziell im Hinblick auf den bilateralen Handel. Der Bundesrat hat sich mehrfach dahingehend geäussert, dass er den demokratischen Charakter der taiwanesischen Behörden und Gesellschaft anerkennt. Die China-Strategie ändert nichts an der Haltung des Bundesrates zu Taiwan. Die Schweiz verfolgt seit 1950 eine One-China Policy, eine Ein-China-Politik. Aus diesem Grund erkennt sie Taiwan nicht als unabhängigen Staat an. Damit sind politische Beziehungen ausgeschlossen; deswegen haben wir auch keine Botschaft von Taiwan in der Schweiz.

Die zentrale Frage in Bezug auf das Anliegen Ihrer Aussenpolitischen Kommission ist: Dient es der Sache Taiwans, wenn der Bundesrat explizit eine Weiterentwicklung und Vertiefung der Beziehungen postuliert? Das ist die Grundsatzfrage, die wir uns stellen müssen. Oder ist die Fortsetzung der pragmatischen Politik der Schweiz nicht vielversprechender? Für den Bundesrat ist die Antwort auf diese Frage klar.

Gerne nehme ich als Beispiel die Wirtschaftsbeziehungen: Das hohe bilaterale Handelsvolumen zeigt, dass der wirtschaftliche Austausch und der Handelsaustausch zwischen den WTO-Mitgliedern Schweiz und Taiwan - ja, Taiwan ist WTO-Mitglied - weitgehend reibungslos funktioniert. Eine Formalisierung der bilateralen Wirtschaftsbeziehungen über das WTO-Niveau hinaus wäre mit Risiken, gar mit Friktionen verbunden. Auch hinsichtlich der kulturellen und wissenschaftlichen Beziehungen bestehen bereits heute verschiedene intensive Austausche auf privater, also auf akademischer Ebene. Somit kann festgestellt werden, dass der pragmatische Ansatz zu guten Resultaten geführt hat.

Compte tenu de cette bonne coopération et des relations actuelles entre la République populaire de Chine et Taïwan, le Conseil fédéral estime qu'une discussion approfondie sur les relations avec Taïwan sous la forme d'un rapport n'est pas appropriée pour le moment.

Pour cette raison, il propose de rejeter le postulat.

Kälin Irène · 1VP-F · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo dei Verdi

Präsidentin (Kälin Irène, erste Vizepräsidentin): Die Kommission beantragt die Annahme des Postulates. Die SVP-Fraktion und der Bundesrat beantragen die Ablehnung des Postulates.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 129 Stimmen

Dagegen ... 43 Stimmen

(5 Enthaltungen)