22.3888

Nessuna riduzione dell'assegno per grandi invalidi destinato ai figli di genitori che sostengono i costi della permanenza in istituto

Candinas Martin · P-M · Consiglio nazionale · Grigioni · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(de Courten, Aeschi Thomas, Amaudruz, Glarner, Herzog Verena, Rösti, Schläpfer)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(de Courten, Aeschi Thomas, Amaudruz, Glarner, Herzog Verena, Rösti, Schläpfer)

Rejeter la motion

Prelicz-Huber Katharina · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dei Verdi

Die Mehrheit der SGK beantragt Ihnen, mit einer Motion den Bundesrat zu beauftragen, die Rechtsgrundlagen zu ändern, sodass Kinder mit einer Behinderung - natürlich über ihre Eltern - Anspruch auf eine ungekürzte Hilflosenentschädigung haben, wenn sie zur Entlastung in einer Institution übernachten, die als Heim benannt wird. Auch hier in diesem Fall geht es, wie bei der letzten Vorlage, um wenige Menschen. Es geht um die Fälle, in denen der Aufenthalt durch die Eltern selbst bezahlt werden muss und nicht von den Sozialversicherungen bzw. der öffentlichen Hand übernommen wird.

Eltern mit einem Kind mit Behinderung, die ihr Kind zuhause betreuen, haben es von Zeit zu Zeit nötig, eine Entlastung in Anspruch nehmen zu können, sei es für ein Wochenende, sei es für einige Tage, sei es für Übernachtungen, sei es regelmässig - vielleicht einmal pro Woche -, sei es für eine kurze Auszeit. Dies dient den Eltern zur Regeneration oder zum Erhalt ihrer langfristigen psychischen Gesundheit und auch - das wird gerade auch in der Verordnung erwähnt - zur Vereinbarung von Beruf und Betreuung und damit letztendlich auch zur Verhinderung eines Heimaufenthalts des Kindes, weil sie sich dann ihrer Aufgabe gewachsen fühlen.

Die Betreuung eines Kindes mit einer Beeinträchtigung - das ist eine Realität - ist aufwendiger als die Betreuung eines Kindes ohne eine Beeinträchtigung. Sind die Entlastungsangebote öffentlich finanziert, ist für die Eltern kein Problem da. Sind die Angebote aber nicht öffentlich finanziert, müssen die Eltern also selbst bezahlen, kann ein Problem entstehen. Eigentlich hätten Eltern, die ihr Kind zuhause betreuen, Anspruch auf Hilflosenentschädigung für ihren zusätzlichen Aufwand - auch wieder nur für den Teil, der nicht schon von Sozialversicherungen übernommen ist -, sei das für Transport, für zusätzliche Kleidung, für Einrichtungen in der Wohnung, für spezielle Verpflegung, für Pflegematerial, für Ferien- und Freizeitangebote oder eben für die Betreuung. In den Erläuterungen der Verordnung heisst es, die Betreuung soll mit der Hilflosenentschädigung zur Vereinbarkeit oder eben dann zur Verbesserung der Vereinbarkeit von Betreuung und Erwerbsleben unterstützt werden, aber auch zur Entlastung der Eltern.

Wählen nun aber die Eltern ein Entlastungsangebot, das als Heim gilt, wird ihnen zurzeit die Hilflosenentschädigung auf einen Viertel gekürzt. Sehr oft wird für Kinder mit einer starken Beeinträchtigung zuerst einmal nur eine Hilflosenentschädigung bei Hilflosigkeit leichten Grades gesprochen. Die Eltern werden dann noch mit 4 Franken pro Tag unterstützt. Es kann nach Meinung der Mehrheit der Kommission nicht sein, dass Eltern, die ihr Kind zuhause betreuen, mit weniger finanzieller Unterstützung bestraft werden. Im Gegenteil: Sie sollen Wertschätzung spüren und Entlastungsmöglichkeiten haben.

Es werden, auch das ist in den Erläuterungen zur Verordnung ausgeführt, nur sehr bescheidene Kosten anfallen, weil auch da gilt: Es geht um einige wenige Fälle. Für diese aber ist die Entschädigung elementar.

Wenn Eltern selbst zahlen müssen, sie aber nur tiefe oder mittlere Löhne haben, kann es sein, dass es für sie nicht erschwinglich ist, das Angebot beziehen zu können, und sie müssen verzichten. Die Folgen können vielfältig sein: Ausbrennen der Eltern; die Beziehung zu den Kindern macht es auch nicht einfacher; es ist wider das Ziel der Vereinbarkeit von Erwerbstätigkeit und Angehörigenbetreuung; und eine Heimplatzierung oder Fremdplatzierung wird wahrscheinlicher, womit die Kosten deutlich höher ausfallen, weil das Heim dann von der öffentlichen Hand bezahlt wird. Da sprechen wir also nicht von Gleichbehandlung.

Im Namen der Mehrheit der SGK bitten wir Sie deshalb, dieser Motion zuzustimmen, damit Eltern, die selbst bezahlen, die volle Hilflosenentschädigung erhalten.

Die Minderheit lehnt die Motion ab. Die Begründung wird noch vorgetragen.

Roduit Benjamin · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Par 18 voix contre 7, notre commission recommande l'adoption d'une motion visant à mettre fin à une injustice. Il s'agit en effet de faire en sorte que l'allocation pour impotent ne soit plus réduite à un quart lorsqu'un enfant passe une ou plusieurs nuits dans un home et que cela est financé par les parents eux-mêmes.

Permettez-moi tout d'abord quelques explications. L'allocation pour impotent sert à financer les frais supplémentaires dus au handicap de l'enfant que les assurances sociales ne couvrent pas. Il s'agit des frais liés au matériel, transport, vêtements, logement, repas, soins, vacances et loisirs de l'enfant - ainsi que les frais liés à sa prise en charge. S'agissant de la prise en charge, les parents ont le choix de s'occuper en continu de leur enfant, 24 heures sur 24, ou de confier, pour quelques heures ou certains jours, cette tâche à des tiers - ce qui leur permet de respirer un peu.

Il faut savoir aussi que l'allocation pour impotent allouée aux enfants est calculée quotidiennement. Les parents doivent ainsi indiquer, pour chaque nuit, si l'enfant a dormi dans un home ou à son domicile. Si l'enfant passe la nuit dans un home financé par l'Etat, l'allocation pour impotent est évidemment supprimée. Mais il arrive aussi que les enfants passent parfois des nuits dans une crèche ou une institution spécialisée privée assimilée à un home. Dans ce cas, ces offres, destinées rappelons-le à décharger temporairement les parents, doivent être financées à titre privé. Or, l'allocation pour impotent est réduite à un quart pour ces nuits de décharge, pourtant payées par les parents.

D'où notre motion, qui repose sur trois éléments majeurs. Premièrement, la réduction de l'allocation pour impotent à un quart n'est pas justifiée. Les frais à la charge des parents pour ces nuits de décharge en milieu privé sont même plus élevés. En effet, les parents paient souvent pour une nuit un montant bien supérieur, environ 100 francs, à celui de l'allocation pour impotent perçue durant la même période, 16 francs pour une impotence légère. Certes des fondations privées apportent parfois une aide, ce qui permet de faire baisser le prix de la nuit de 350 à 100 francs.

De plus, certains coûts fixes à domicile sont maintenus, par exemple des achats spéciaux comme un lit médical qu'aucune assurance sociale ne finance. Dans de telles situations, l'allocation pour impotent est très appréciée et c'est d'ailleurs sa fonction prioritaire que de permettre d'utiliser de telles offres.

Deuxièmement, la question de savoir quand un séjour destiné à décharger les parents est à considérer comme un séjour en home est complexe et entraîne des démarches bureaucratiques compliquées, au point que de nombreux parents ne savent pas à quoi s'en tenir. Cette situation provoque aussi des injustices difficiles à comprendre. Ainsi lorsqu'une crèche spécialisée qui ne dispose pas d'une autorisation cantonale propose par exemple une nuit de décharge, il s'agit, selon le règlement de l'AI, d'un séjour en home. Mais, la participation à un camp spécialisé destiné à des enfants avec handicaps, par exemple ceux qui sont organisés par Procap, n'est en revanche pas considérée comme un séjour en home. C'est incompréhensible!

Troisièmement, les frais supplémentaires sont insignifiants. Dans ses explications relatives à l'ordonnance sur la prise en charge des proches, le Conseil fédéral précise que le versement de prestations à titre d'allocation pour impotent en faveur de mineurs en institution n'entraîne pratiquement pas de frais, un total de 50 000 francs pour 118 assurés depuis le 1er janvier 2021. Par contre les conséquences sont réelles pour les parents concernés. A terme, on prend même le risque de voir davantage de parents confier leur enfant à des institutions subventionnées, donc aux frais de la collectivité. Dans ces conditions, les coûts supplémentaires seraient bien supérieurs à ceux de la modification proposée ici.

Avant de conclure, je voudrais clarifier encore un point: cette motion, contrairement à ce qu'affirme la minorité de la commission, n'introduit pas de nouvelle contribution de la Confédération aux institutions. Elle n'entre pas en concurrence avec le financement correspondant des cantons et des communes. Lorsque les pouvoirs publics financent entièrement une offre visant à décharger les parents, l'allocation pour impotent continue d'être supprimée. Mais dans les cas où l'Etat ne finance pas un tel séjour, au moins les parents ne seront plus pénalisés par la réduction de l'allocation à un quart.

Pour ces raisons, je vous demande, au nom d'une grande majorité de la commission, de soutenir cette motion.

de Courten Thomas · Mit-M · Consiglio nazionale · Basilea-Campagna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Die Schweiz verfügt über ein sehr dichtes soziales Netz, um auch den Schwächeren im Lande beizustehen. Teil dieses sozialen Netzes ist auch die Hilflosenentschädigung für Kinder mit einer Behinderung. In der betreffenden Verordnung ist diese Hilflosenentschädigung klar geregelt. Im Grundsatz gilt für eine externe Betreuung, die zu einer Entlastung der Eltern führen soll, was Frau Kommissionssprecherin Prelicz-Huber auch ausgeführt hat: Wenn ein Heimaufenthalt von der öffentlichen Hand finanziert wird, dann besteht kein zusätzlicher Anspruch für die Eltern. Wenn die Eltern diesen Heimaufenthalt finanzieren, dann erhalten sie die Hilflosenentschädigung. So weit, so gut; so weit sind wir uns alle einig.

Die Kommission will jetzt hier eine spezifische Situation bzw. ein kleines Problem separat lösen. Sie schafft damit aber auch neue Ungerechtigkeiten. In der Verwaltungspraxis, die im Jahr 2021 eingeführt worden ist, wurde eine Analogie zur Regelung der Hilflosenentschädigung in leichten Fällen hergestellt, bei der Pflege von sozialen Kontakten zum Zweck von Eingliederungsmassnahmen. Der Bundesrat hat das in seiner Antwort auf die Frage 22.7077 auch entsprechend ausgeführt. Diese Antwort war dann auch der Auslöser für die vorliegende Kommissionsmotion.

Ich möchte Ihnen beantragen, diese Motion nicht anzunehmen, weil Sie, wenn Sie das eine Problem lösen, gleichzeitig neue Ungleichheiten schaffen. Sie können dieses System nicht bis zur Endlosigkeit perfektionieren, ohne dass Sie am Schluss andere Situationen schaffen, die wieder Ungerechtigkeiten verursachen. In diesem Sinne bitte ich Sie, die Motion abzulehnen.

Berset Alain · VPBR-M · Consiglio federale · Friburgo

Si vous regardez le texte de cette motion - et les rapporteurs l'ont rappelé -, il ne vise en fait pas à introduire une nouvelle subvention ou de nouveaux paiements. Il vise simplement à changer le critère qui permet ou non de réduire l'allocation concernée. Actuellement, ce critère est le suivant: y a-t-il ou non un séjour en home? Ce critère, du point de vue de celles et ceux qui ont déposé la motion - et le Conseil fédéral partage cette appréciation -, n'est pas le bon. Le bon critère, c'est de se demander qui paie. Si ce sont les parents qui paient pour un séjour en home, il ne devrait y avoir aucune raison de réduire l'allocation. Tandis que si ce ne sont pas les parents mais une autorité publique qui paie, alors il y a une raison justifiée pour réduire cette allocation. C'est cela qu'il s'agit ici de régler, et il nous semble effectivement que cette motion mérite en ce sens d'être suivie.

C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral vous invite à soutenir la motion.

Candinas Martin · P-M · Consiglio nazionale · Grigioni · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Präsident (Candinas Martin, Präsident): Die Mehrheit der Kommission sowie der Bundesrat beantragen die Annahme der Motion. Eine Minderheit de Courten beantragt die Ablehnung der Motion.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 154 Stimmen

Dagegen ... 23 Stimmen

(7 Enthaltungen)