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Conciliabilità dei lavori familiari con l'attività lucrativa. Riconoscimento delle competenze acquisite nella sfera familiare

Binder-Keller Marianne · Mit-F · Consiglio nazionale · Argovia · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Ich spreche hier zu einem Vorstoss, der in ähnlicher Form auch anlässlich der morgigen Gleichstellungsdebatte traktandiert ist. Es geht mir um die Aufwertung der Familienarbeit.

Die Debatte zur Vereinbarkeit von Familien- und Erwerbsarbeit richtet sich in der Regel vornehmlich darauf, wie und in welcher Form Strukturen geschaffen werden können, damit unsere gut ausgebildeten Mütter und Väter in möglichst hohen Pensen einer Erwerbsarbeit nachgehen können. Familienergänzende Betreuungsstrukturen sind dafür unumgänglich. Meines Erachtens braucht es jedoch bei diesem Thema einmal verstärkt einen Fokus auf das Potenzial der Familienarbeit selbst. Die dabei erworbenen Kompetenzen und Fähigkeiten sollten Teil der Arbeitsbiografie und als Wiedereinstiegskriterium anrechenbar sein.

Dass der gesellschaftliche Nutzen der Familienarbeit hoch ist, ist wohl unwidersprochen. Man stelle sich vor, sie würde fehlen. Wer sich einmal in der Situation befindet, jemanden dafür einstellen zu müssen, weiss, wovon ich spreche. In die Familienarbeit werden jährlich 6,5 Milliarden Arbeitsstunden investiert. Sie ist also auch volkswirtschaftlich gesehen unersetzlich. Angesichts der Tatsache, dass sich heutzutage 85 Prozent aller Paare Familienarbeit und Erwerbsarbeit aufteilen, sind es eben mehr und mehr auch die Männer, welche darin involviert sind.

2010 hat das Eidgenössische Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann (EBG) die Aufwertung und Anerkennung der Familienarbeit gefordert. Es sei eine Verschwendung der Ressourcen, wenn Familienarbeit vorwiegend als Biografielücke fungiere und die dabei erworbenen Schlüsselkompetenzen wie Belastbarkeit, Flexibilität, Kommunikations- und Organisationsfähigkeit keine Rolle spielten. Diese Kompetenzen sind grundsätzlich auf dem Arbeitsmarkt gefragt, und ihre Bedeutung für die Wirtschaft hat signifikant zugenommen.

Es braucht Rahmenbedingungen, um Lücken im CV zu schliessen und um beiden Elternteilen bessere Chancen auf Teilhabe an der Erwerbstätigkeit zu ermöglichen; aktuelle Studien bestätigen dies auch. Der Arbeitsmarkt erleidet durch die mangelnde Anerkennung der Familienarbeit einen Kompetenz- und Fachkräfteverlust von etwa 50 Prozent. Die vom EBG verwendete Formulierung "Verschwendung von Ressourcen" kann klar adressiert und belegt werden. Die Anerkennung der informell in der Familie erworbenen Kompetenzen im Sinne einer allgemeingültigen und breit anerkannten Zertifizierung ist daher in einer Gesamtstrategie zur Verbesserung der Vereinbarkeit von Familien- und Erwerbsarbeit zu berücksichtigen. Damit meine ich selbstverständlich nicht, dass jemand zuhause kontrolliert, ob man die Pasta versalzt. Es geht darum, dass die Kompetenzen einmal grundsätzlich analysiert werden, beispielsweise von einer Fachhochschule, und dann in die Arbeits- und Bewertungsprozesse integriert werden.

Die Aufwertung der Familienarbeit stärkt die Gleichstellung, da in der Familienarbeit Kompetenzen unabhängig vom Geschlecht erworben werden. Sie erhöht die Chancen von Eltern beim Wiedereinstieg in den Beruf oder für eine Aufstockung des Pensums. Sie steigert somit mittel- und langfristig die Beschäftigungsquote vor allem von Frauen.

Der Bundesrat ist also gebeten, den volkswirtschaftlichen Nutzen der Familienarbeit aufzuzeigen und mittels Zertifizierung oder anderer geeigneter Massnahmen der Familienarbeit die notwendige Anerkennung zukommen zu lassen, dies gerade unter dem Aspekt der besseren Vereinbarkeit von Familienarbeit und Erwerbsarbeit und unter dem Aspekt der Gleichstellung.

Ich bitte Sie also, meinen Vorstoss zu unterstützen.

Parmelin Guy · BR-M · Consiglio federale · Vaud

L'importance du travail domestique et familial est bien connue de tous. L'une des composantes de cette importance est l'utilité économique. Cette utilité a été calculée par l'Office fédéral de la statistique pour l'année 2016. La valeur monétaire de l'ensemble du travail non rémunéré accompli en 2016 est estimée à 408 milliards de francs. Le travail domestique en constitue la majeure partie, soit 293 milliards de francs, soit environ 72 pour cent de la valeur totale. Ainsi, la valeur ajoutée brute du travail non rémunéré des ménages privés représentait en 2016 près de 41 pour cent de la valeur ajoutée brute totale, augmentée de la production des ménages.

Bon nombre de compétences acquises de manière informelle dans la sphère familiale en matière de planification ou d'organisation, par exemple, sont aussi prisées sur le marché du travail rémunéré. Il n'est toutefois pas judicieux d'introduire un certificat pour que ces compétences acquises de manière informelle soient mieux reconnues sur le marché du travail. Les personnes concernées ont déjà la possibilité de faire reconnaître les compétences et les expériences acquises de manière informelle dans le domaine des soins et de l'accompagnement.

Une certification n'est pas forcément la bonne manière d'attester les compétences transversales d'ordre général que le travail familial permet d'accomplir et d'acquérir. De plus, afin de pouvoir bénéficier d'une certaine valeur, les certificats devraient être délivrés de manière sélective. Qui évaluera et certifiera la qualité de votre travail familial? Qui peut et même qui a le droit de le faire? Et par rapport à quels standards?

Indépendamment du manque de praticabilité d'un certificat, il est d'ores et déjà dans l'intérêt des employeurs de prendre en considération les compétences informelles de manière adéquate. Les employeurs agiraient contre leur propre intérêt s'ils ne tenaient pas dûment compte des compétences informelles. L'importance d'une compétence spécifique varie selon la profession. Les parties contractantes savent probablement mieux que personne quelles compétences peuvent être mises à profit à un poste donné. Dans l'administration fédérale, par exemple, la détermination du salaire de départ doit prendre en compte, dans une juste mesure, la formation et l'expérience professionnelle et extraprofessionnelle nécessaires à l'exercice de la fonction.

Pour le Conseil fédéral, une autre réalité évoquée par l'auteure du postulat est plus importante. Les obstacles à la conciliation entre vie familiale et activité professionnelle font perdre au marché de l'emploi une main-d'oeuvre jouissant également d'excellentes qualifications, y compris formelles. C'est pourquoi d'autres mesures sont prioritaires. Les soins et l'assistance représentent une part importante du travail familial. Dans ce domaine, le nouveau programme de promotion et la nouvelle loi fédérale sur l'amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches améliorent la situation. Le projet d'imposition individuelle vise, d'une part, la création d'incitations au travail aussi fortes que possible pour les personnes qui gagnent le revenu secondaire au sein de leur couple et, d'autre part, la promotion de l'égalité des chances entre femmes et hommes. La procédure de consultation s'est terminée en mars dernier.

Vu ce qui précède, le Conseil fédéral ne juge pas utile de rédiger un rapport et vous recommande de rejeter le postulat.

Votazione

Präsident (Candinas Martin, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 109 Stimmen

Dagegen ... 74 Stimmen

(5 Enthaltungen)