23.3205

Haben wir ein Problem mit Jugendkriminalität?

Häberli-Koller Brigitte · P-F · Ständerat · Thurgau · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Präsidentin (Häberli-Koller Brigitte, Präsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Engler Stefan · Mit-M · Ständerat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Die Stellungnahme des Bundesrates zum Postulat kann mich nicht zufriedenstellen. Der vermittelte Eindruck, es sei alles in bester Ordnung und es gebe keinen Anlass, sich erneut damit zu befassen, steht in krassem Widerspruch zum Empfinden der Bevölkerung. Dort wächst nämlich der Eindruck, man könne sich an manchen Orten nicht mehr sicher bewegen. Ursache dafür ist auch das Verhalten von Gruppen von Jugendlichen, die aggressiv auftreten, regelmässig Straftaten begehen, Gleichaltrige mitziehen, in Prügeleien verwickelt sind und sich scheinbar an keine Regeln halten.

Das einfach hinzunehmen, ist doppelt falsch: Zum einen ist das Sicherheitsempfinden wichtig für das Zusammenleben. Die Menschen, auch die Jugendlichen selber, sollen sich auf den Plätzen und Anlagen, auch an Veranstaltungen, sicher fühlen können. Zum andern dürfen uns auch die Jugendlichen - Opfer wie Täter - nicht gleichgültig sein. Die Vorstellung, dass Letztere alles unverbesserliche Schwerkriminelle sind, die eigentlich nur weggesperrt gehören, geht weit an der Realität vorbei. Sie blendet auch aus, wie es dazu kommen konnte, dass sich Jugendliche mit Gewalt zu behaupten versuchen, Verletzungen von Persönlichkeitsrechten in Kauf nehmen und fremdes Eigentum geringschätzen.

Oder stimmt es etwa doch, dass jede Gesellschaft die Jugendlichen hat, die sie verdient? Zum Glück benimmt sich aber nur ein kleiner Teil der Jugendlichen so daneben. Der überwiegende Teil der Jugendlichen verhält sich gut und positiv; sie sind wertvolle Mitglieder der Gesellschaft.

Die Beantwortung des Postulates erfolgte nach dem Erledigungsprinzip, es fehlte die Bereitschaft, sich mit dem Phänomen der Jugendkriminalität zu befassen. Die oft jugendlichen Opfer hätten wahrlich Besseres verdient. Wo sind wir angekommen, wenn Kinder Kinder verletzen und sogar töten oder sie mit perfiden Beschuldigungen und Hasskommentaren in den sozialen Medien in den Tod treiben?

Mit keinem Wort erwähnt die Stellungnahme des Bundesrates die neuen Phänomene drohender jugendlicher Kriminalität. Sie verweist auf Statistiken, Kriminalstatistiken, Studien zur Gewaltprävention, Jugendbefragungen und auf eine mehr als zehn Jahre alte Wirksamkeitsüberprüfung des Jugendstrafrechts. Es bestünden gemeinsame stationäre Einrichtungen für strafrechtlich verurteilte und zivilrechtlich eingewiesene Jugendliche, und Prävention falle ohnehin in die Zuständigkeit der Kantone und Gemeinden, basta; dies die Antwort des Bundesrates.

Nein, mir genügt das nicht. Eine neuerliche Aufarbeitung von Ursachen, neuen Entwicklungen, Wirkungen von Strafen und Massnahmen beinhaltet nämlich die Chance, sich mit der Frage der Prävention und der Effektivität von Verfahren und Sanktionen im Umgang mit Jugenddelinquenz zu befassen. Wie lässt sich eine Optimierung der behördenübergreifenden Zusammenarbeit zwischen Elternhaus, Schule, Kindes- und Erwachsenenschutzbehörden, Polizei und Strafjustiz erreichen? Erfolgt die staatliche Reaktion auf delinquentes Verhalten bei Ersttätern schnell genug? Was ist vorzukehren, um ein dauerhaftes Abgleiten in die Kriminalität zu verhindern? Tun wir genug dafür, um traumatisierten Jugendlichen, die Opfer von Jugenddelinquenz geworden sind, wirksam zu helfen? Wie sind die Erfahrungen im Ausland, etwa mit den Häusern des Jugendrechts, wie sie in Deutschland stark verbreitet sind und die einen integrativen Ansatz verfolgen?

Vielleicht ist die Antwort des Bundesrates deshalb so abwehrend ausgefallen, weil sich in der Verwaltung niemand so richtig dafür zuständig und angesprochen fühlt, da verschiedene Departemente und Bereiche betroffen sind. Es geht um Kindesschutz, Strafrecht, Strafvollzug, Integration, Medien, Berufsbildung, Prävention, Datenschutz und anderes mehr.

Ich möchte Sie, liebe Kolleginnen und Kollegen, bitten, dieses Postulat zum Anlass zu nehmen, den Bereich der Jugendkriminalität wieder näher unter die Lupe zu nehmen. Der letzte entsprechende Bericht ist mehr als zehn Jahre alt.

Berset Alain · BPR-M · Bundesrat · Freiburg

Je crois que, concernant le problème que peut poser la délinquance juvénile, il n'y a pas de différence. On voit bien que c'est un thème de grande importance, et ce n'est pas un hasard s'il existe, justement - alors on a peut-être une différence à ce sujet -, une très bonne documentation de ces situations et de ces phénomènes. C'est précisément parce que c'est un phénomène qui est préoccupant que l'on a, de temps en temps, des cas qui sont discutés sur le plan public et qui donnent une impression de la situation. Mais il faut revenir ensuite aux faits et aux statistiques. Si l'on regarde l'évolution de la délinquance juvénile, et, je le redis, elle est bien documentée par des statistiques, par des rapports de recherche et d'autres études, cette documentation montre que la violence juvénile, de manière générale, n'a pas augmenté au cours des dernières années.

C'est cela que l'on a vu en préparant l'avis en réponse au postulat et pour le débat d'aujourd'hui. Je dois dire encore, dans ce cadre, qu'il existe aussi des études et des rapports sur l'efficacité des sanctions du droit pénal des mineurs. C'est une question que vous posez dans votre postulat et qui est une question importante: est-ce que ce droit pénal des mineurs permet d'avoir un effet positif sur les jeunes en question et sur ces situations? D'après les experts qui ont été consultés, il existe, dans ce cadre, suffisamment de possibilités pour réagir face à la violence des jeunes.

Pour ce qui concerne la prévention - c'est peut-être le troisième élément que je peux prendre après les statistiques et après la question de l'efficacité des sanctions pénales -, la Confédération a donné des impulsions pour le développement de la prévention de la violence avec le programme national Jeunes et violence qui avait été mené de 2011 à 2015. Il s'agit d'un domaine dans lequel on pourrait envisager que, si nécessaire, la Confédération redevienne une fois active. On essaie toujours, dans ce type de domaine, de ne pas être actif "ad aeternam", parce que sinon l'on donne le signal que l'on prend la place et le financement à la place des cantons, à la place des villes, des communes, qui sont directement concernés. On l'a fait durant quatre ans et, en refrénant ce programme, on a rappelé que c'est aux cantons, aux villes et aux communes de faire ce travail.

C'est dans ce cadre que se pose la question de l'adoption d'un postulat. Si le postulat devait être adopté, que ferait-on? On ferait une sorte de compilation de ces statistiques pour arriver à la conclusion - ce qu'on a montré là - que la violence juvénile n'a pas augmenté au cours des dernières années. Bon, on peut le faire, si vous voulez, mais j'aimerais rappeler que l'on essaie, dans tous les moyens qui sont investis, dans tous les moyens qui sont mis à disposition par le Parlement pour le fonctionnement de l'administration, on essaie toujours de se concerter sur ce qui nous paraît essentiel, où il y a vraiment des manques, où il y a des éléments qui n'existent pas, où il y a des statistiques qui font défaut. Or, compiler des choses existantes dans un rapport, nous aurions franchement fixé d'autres priorités, c'est la raison pour laquelle je vous propose de rejeter le postulat.

Rien n'empêcherait une commission qui serait concernée, et ce thème concerne aussi plusieurs de vos commissions parlementaires, si c'était un problème aujourd'hui, de faire une audition ou l'autre, de consulter des spécialistes, de voir où est le problème, avant de donner des mandats de rédiger des rapports.

C'est avec ces arguments, et en estimant que nous disposons, que les cantons et les communes disposent de suffisamment d'informations pour suivre l'évolution du phénomène et pour prendre les mesures nécessaires, que j'aimerais vous inviter, au nom du Conseil fédéral à rejeter ce postulat.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 24 Stimmen

Dagegen ... 2 Stimmen

(6 Enthaltungen)