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Il 30 ottobre deve diventare la Giornata nazionale dei familiari assistenti

Herzog Eva · P-F · Consiglio degli Stati · Basilea-Città · Gruppo socialista

Antrag der Kommission

Ablehnung der Motion

Antrag Crevoisier Crelier

Annahme der Motion

Proposition de la commission

Rejeter la motion

Proposition Crevoisier Crelier

Adopter la motion

Präsidentin (Herzog Eva, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Müller Damian · Mit-M · Consiglio degli Stati · Lucerna · Gruppo liberale radicale

Angehörigen zu helfen, falls dies nötig sein sollte, ist für die meisten Menschen selbstverständlich. In der Schweiz übernehmen etwa 600 000 Menschen Betreuungsaufgaben; das entspricht rund 8 Prozent der gesamten Bevölkerung. Sie betreuen unterstützungsbedürftige Personen in der Familie, aber auch im Freundeskreis oder in der Nachbarschaft und übernehmen damit eine unverzichtbare Aufgabe in der Gesundheitsversorgung und der Gesellschaft.

Im Jahr 2012 hat der Kanton Waadt den Tag der betreuenden Angehörigen lanciert; dieser findet jeweils am 30. Oktober statt. Mittlerweile haben verschiedene Kantone nachgezogen: Bern, Freiburg, Genf, Graubünden, Jura, Neuenburg, Tessin und Wallis. Über dreissig nationale und regionale Organisationen nutzen dieses Datum inzwischen ebenfalls, um betreuenden Angehörigen Dank und Anerkennung auszusprechen und bestehende Unterstützungsmöglichkeiten bekannt zu machen.

Mit der vorliegenden Motion soll der Bundesrat beauftragt werden, den 30. Oktober zum nationalen Tag der betreuenden Angehörigen zu erklären. Der Bundesrat und die Bundeskanzlei sehen sich jedoch ausserstande, einen solchen Tag zu erklären. Nach der Annahme der Motion im Nationalrat wurde diese Frage noch einmal mit der Bundeskanzlei abgeklärt.

Die Sachlage ist klar: Es gibt heute kein Instrument, das es dem Bundesrat ermöglichen würde, nationale Tage festzulegen. Der Tag der Kranken wurde beispielsweise vom gleichnamigen Trägerverein initiiert und wird mittlerweile von einer Vielzahl von Organisationen aus dem Gesundheits- und Sozialwesen getragen. Ein weiteres Beispiel für die Entstehung eines nationalen Tages ist der Zukunftstag. Dieser wurde im Jahr 2001 als nationaler Tochtertag im Rahmen des Lehrstellenprojekts 16 plus der Schweizerischen Konferenz der Gleichstellungsbeauftragten initiiert. Zudem wäre eine Lancierung eines nationalen Tages der betreuenden Angehörigen durch den Bundesrat vor dem Hintergrund der Gleichbehandlung von anderen relevanten Themen und Anliegen problematisch.

Die Kommission hat die Motion mit 9 zu 3 Stimmen bei 0 Enthaltungen abgelehnt. Ich bitte Sie, der Mehrheit der Kommission zu folgen und den Einzelantrag Crevoisier Crelier abzulehnen.

Crevoisier Crelier Mathilde · Mit-F · Consiglio degli Stati · Giura · Gruppo socialista

On dit souvent que les proches aidants fournissent à la collectivité une contribution inestimable. C'est juste, mais sa valeur sonnante et trébuchante peut toutefois être évaluée et elle mérite largement d'être citée: 3,7 milliards de francs, qui viennent chaque année soulager les finances publiques et la collectivité. C'est le montant de l'aide fournie par les proches aidants.

Cette contribution vaut sans doute bien un hommage. C'est précisément ce que vise la motion Maillard, qui charge le Conseil fédéral de créer la Journée nationale des proches aidants, afin de permettre une meilleure reconnaissance et une meilleure visibilité de leur travail et d'encourager leur soutien à l'échelle nationale. Le rapporteur l'a dit: plusieurs cantons ont déjà mis en place cette journée et se sont déjà mobilisés pour faire connaître le travail des proches aidants et le soutenir. Maintenant, il est temps de faire un pas supplémentaire en uniformisant cette pratique; en généralisant, à l'échelle suisse, la Journée nationale des proches aidants.

Je l'ai dit en préambule: les proches aidants fournissent une contribution de 3,7 milliards de francs par année. Il existe donc un intérêt public à encourager leur travail. C'est peut-être cela la différence, pour le Conseil fédéral, par rapport à d'autres journées, comme la Journée des malades ou la journée "Futur en tous genres". C'est pourquoi, face à cet intérêt public prépondérant, il serait intéressant pour le Conseil fédéral de soutenir la Journée nationale des proches aidants.

Je vous prie donc, contrairement à l'avis de la commission, d'accepter cette motion.

Maillard Pierre-Yves · Mit-M · Consiglio degli Stati · Vaud · Gruppo socialista

Madame la conseillère fédérale, excusez-moi d'intervenir lors de cette première session, mais Mme la présidente m'y a autorisé dans la mesure où je suis l'auteur de cette motion.

J'aimerais dire juste ici quelques mots. M. le président de la commission Damian Müller a très bien résumé la problématique. Je crois que personne ici ne nie l'importance du travail des proches aidants. Nous avons tous, dans nos histoires de vie, dans nos histoires de famille, vécu cette évolution de la société qui veut que le travail rémunéré prenne de plus en plus de place dans la vie des familles, ce qui fait que la disponibilité de la société pour aider un proche, pour aider un grand-parent, pour aider un enfant malade, s'est évidemment réduite, dans la mesure où maintenant, dans la plupart des familles, les deux parents, les deux adultes travaillent. C'est une évolution de la société que nous connaissons, et qui est d'ailleurs à bien des égards positive, mais qui a comme conséquence de rendre le travail pour les proches, le dévouement pour les proches toujours plus difficile.

Malgré tout, il y a des dizaines, des centaines de milliers de personnes qui, en plus du travail, aident un enfant malade, aident un parent atteint d'Alzheimer, aident un parent handicapé. Et ces personnes le font, évidemment, par amour pour leurs proches, dans une relation privée. Ils ou elles n'attendent souvent rien de l'Etat. Pour autant, cela ne veut pas dire que l'Etat ne peut pas faire quelque chose pour eux. Ce qui est fait dans les cantons qui ont lancé cette journée des proches aidants, c'est notamment de donner des conseils, donner des appuis, expliquer ce qui est à disposition pour les aider, éviter qu'ils ne s'épuisent dans cette situation et qu'à la fin leur aide ne soit plus possible. L'Etat peut donc faire quelque chose pour eux de léger, qui ne coûte quasiment rien: c'est du conseil.

Le seul point qui, au fond, pose problème dans cette proposition, selon le Conseil fédéral, c'est que ce n'est pas à lui de déclarer cette journée, parce que, dans d'autres cas, ce sont les associations elles-mêmes qui ont déclaré une journée nationale.

Mais, en l'occurrence, c'est justement l'Etat qui doit faire la démarche. Vous ne pouvez pas imaginer que les associations de proches aidants se remercient elles-mêmes. Ici, il s'agit non seulement de donner du conseil, mais aussi d'exprimer de la reconnaissance. L'Etat peut, parfois, simplement dire merci. C'est original, mais il peut le faire et, dans cette occasion, c'est bienvenu. Et les associations de proches aidants ne vont pas se dire merci à elles-mêmes. Ici, c'est bien l'Etat qui doit dire merci à celles et ceux qui font un effort, dans le domaine privé, soulageant le service public et les assurances sociales. C'est la raison pour laquelle on peut faire une exception et inviter le Conseil fédéral à déclarer le 30 octobre journée des proches aidants.

C'est la raison pour laquelle je vous invite à accepter cette modeste motion.

Amherd Viola · VPBR-F · Consiglio federale · Vallese

Les proches aidants jouent un rôle primordial dans notre système social et tout le monde s'accordera sur la reconnaissance qu'ils méritent pour leur travail extrêmement important. Aussi le Conseil fédéral partage l'avis de l'auteur de la motion.

Il importe en effet que le travail des proches aidants gagne en visibilité, que la société témoigne sa reconnaissance pour leur engagement et que les collectivités et la société civile fassent connaître les offres de soutien qu'elles leur destinent.

Ce n'est donc pas par indifférence pour les proches aidants que le Conseil fédéral propose le rejet de la motion, mais tout d'abord parce qu'il n'est pas de sa compétence de déclarer des "journées nationales". Concrètement, il ne dispose pas d'instrument formel pour le faire.

Vous avez pu lire dans l'avis du Conseil fédéral que de telles journées, comme la Journée des malades ou la journée "Futur en tous genres", sont lancées par des associations parties prenantes de ces grandes causes. De plus, le Conseil fédéral souhaite éviter de créer un précédent. En effet, on peut naturellement s'attendre à d'autres demandes du même ordre concernant d'autres journées nationales tout aussi justifiées et qu'il serait tout aussi difficile de refuser, mais, surtout, une journée des proches aidants a déjà lieu chaque année le 30 octobre. A cette date, le canton de Vaud a sa Journée des proches aidants, qui a été lancée en 2012. Depuis lors, cette journée a évolué vers un format intercantonal avec la participation des cantons de Berne, de Fribourg, de Genève, des Grisons, du Jura, de Neuchâtel, du Tessin, de Vaud et du Valais.

Les organisations utilisent elles aussi cette journée pour sensibiliser le public aux préoccupations et aux besoins des proches aidants et leur exprimer leur reconnaissance et leur gratitude.

Le Conseil fédéral apprécierait que les associations et les organisations nationales concernées mettent sur pied une Journée nationale des proches aidants.

Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion. Il se réjouit du fait que votre commission arrive à la même conclusion et vous recommande de rejeter la motion.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 15 Stimmen

Dagegen ... 24 Stimmen

(4 Enthaltungen)