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Vietare il velo alle bambine nelle scuole e negli asili. Una questione di parità di trattamento e di protezione dei minori, non di religione

Riniker Maja · 1VP-F · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo liberale radicale

Präsidentin (Riniker Maja, erste Vizepräsidentin): Das Postulat Binder wurde von Frau de Quattro übernommen.

de Quattro Jacqueline · Mit-F · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo liberale radicale

Dans ce postulat, notre ancienne collègue Marianne Binder demande au Conseil fédéral d'examiner la possibilité de créer une base légale, fondée sur les articles 8 alinéas 1 à 3, 10 alinéa 2, 11 alinéa 1, 19 et 41 alinéa 1 lettre g de la Constitution, permettant de garantir que tous les enfants aient les mêmes droits et les mêmes libertés dans nos écoles maternelles et nos écoles obligatoires et d'assurer la protection de ces enfants. Tous les enfants doivent pouvoir se développer sans entraves dans nos établissements de formation, notamment sans devoir porter le voile pendant les cours. La laïcité de nos écoles et l'égalité des chances doivent primer sur la religion.

Nos écoles sont des espaces de liberté où les valeurs de notre Etat de droit - la liberté et l'égalité des droits et des chances - doivent être respectées. Il n'est pas admissible que des enfants soient obligées de porter le voile dès leur plus jeune âge, une pièce vestimentaire qui les sexualise clairement et les discrimine, ce qui est contraire aux buts de nos écoles maternelles et obligatoires. Le port du voile entrave l'intégration et la liberté de mouvement des petites filles et les empêche notamment de participer pleinement aux cours de gymnastique ou de natation. Cela les met vite de côté et en fait des camarades de classe qui ne jouent pas avec les autres.

On nous répond volontiers que seule une petite minorité de petites filles serait concernée. Certes, mais une minorité, aussi petite soit-elle, ne peut être ignorée dans nos sociétés occidentales qui se targuent d'être particulièrement progressistes en matière d'émancipation.

Enfin, si le Tribunal fédéral a effectivement dit, dans un arrêt de 2015, comme le Conseil fédéral le relève, qu'une interdiction générale était problématique, il a précisé dans cette même jurisprudence qu'il n'exclut pas une interdiction ponctuelle fondée sur un intérêt public prépondérant. Une interdiction semble donc possible, notamment afin de permettre aux petites filles d'accéder aux leçons de sport et de piscine.

C'est cette marge de manoeuvre que le Conseil fédéral est invité à examiner dans ce postulat.

Jans Beat · BR-M · Consiglio federale · Basilea-Città

Geschätzte Frau Nationalrätin de Quattro, Sie wollen, dass muslimische Mädchen in schweizerischen Bildungseinrichtungen kein Kopftuch tragen. Dazu soll der Bundesrat berichten, wie eine entsprechende gesetzliche Grundlage geschaffen werden kann.

Der Bundesrat beantragt, das Postulat abzulehnen, denn es würde gleich vierfach gegen die Bundesverfassung verstossen: Erstens liegt die Kompetenz für Regelungen im Bereich der Religionsausübung bei den Kantonen. Zweitens sind die Kantone auch für das Schulwesen zuständig. Drittens entschied das Bundesgericht in einem Fall aus St. Gallen, dass ein generelles Kopftuchverbot für Schülerinnen in öffentlichen Schulen verfassungswidrig ist. Das Bundesgericht prüfte öffentliche Interessen wie einen störungsfreien Schulbetrieb, die Integrationsfunktion der Schule, die staatliche Neutralität in Religionsfragen und die Gleichstellung von Frau und Mann, und es befand, dass ein Verbot des Kopftuchs bei Schülerinnen zum Schutz dieser Interessen nicht notwendig ist. Ein Verbot des muslimischen Kopftuchs im Unterricht sei "nicht erforderlich, um die für die Wahrung der Chancengleichheit so wichtigen Lerninhalte zu vermitteln". Der Bundesrat befasste sich viertens schon im Bericht "Getragene und an Bauten angebrachte religiöse Zeichen und Symbole" in Erfüllung des Postulates Aeschi Thomas 13.3672, "Abklärung religiöser Fragestellungen", mit dem Kopftuch an Schulen. Der Bericht kommt zum Schluss, dass kein Handlungsbedarf besteht. Bei einer Gefährdung des Kindeswohls oder der Chancengleichheit verfügen die kantonalen und kommunalen Behörden über die nötigen Instrumente, um ein Kind zu schützen. Das ist zielführender als ein Kopftuchverbot an Schulen.

Ich bitte Sie deshalb, das Postulat abzulehnen.

Votazione

Präsidentin (Riniker Maja, erste Vizepräsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 104 Stimmen

Dagegen ... 77 Stimmen

(10 Enthaltungen)