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Per far valere il diritto di credito diretto nei confronti di un assicuratore per la responsabilità civile bisogna poterne conoscere il nome
Caroni Andrea · P-M · Consiglio degli Stati · Appenzello Esterno · Gruppo liberale radicale
Präsident (Caroni Andrea, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Poggia Mauro · Mit-M · Consiglio degli Stati · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Cette motion a pour but qu'une disposition, qui a été adoptée le 1er janvier 2022 et appliquée par le Parlement, puisse tout simplement être appliquée dans la pratique. Le 1er janvier 2022 est entré en vigueur l'article 60 alinéa 1bis de la loi sur le contrat d'assurance, qui accorde désormais un droit direct du tiers lésé contre l'assureur responsabilité civile, s'il y en a un, et non pas seulement lorsque cet assureur responsabilité civile doit obligatoirement exister selon la loi. Cette disposition a été adoptée par notre Parlement pour permettre au tiers lésé d'avoir en face de lui une entité solvable et capable aussi de trouver des solutions transactionnelles.
Nous le savons, très souvent, lorsque le responsable ou la personne qui est mise en cause pour sa responsabilité se trouve seule face au tiers lésé dans une procédure, il est très difficile de trouver une solution, ce d'autant que la position première d'une personne mise en cause est souvent de refuser sa responsabilité. Le fait d'avoir des professionnels du droit de la responsabilité civile que sont les assureurs dans ce domaine permet justement au tiers lésé de trouver parfois des solutions et aussi de décharger nos instances judiciaires. Or, pour que l'on puisse agir simultanément ou uniquement contre l'assureur responsabilité civile, encore faut-il le connaître. Aujourd'hui, il n'y a aucun moyen de savoir s'il y a un assureur et qui est cet assureur, ne serait-ce que pour le contacter, afin de savoir quelle est la position qu'il veut adopter dans un cas de sinistre, ne serait-ce que pour l'amener à exiger de son assuré qu'il fasse une déclaration de sinistre, ce à quoi s'oppose généralement la personne mise en cause. Pour cela, il faut un registre, lequel n'a évidemment pas à indiquer autre chose que le nom d'un assureur pour un type de sinistre particulier. Nous n'avons pas besoin d'aller au-delà; c'est, le cas échéant, si l'assureur considère que la prétention est légitime ou crédible qu'il peut entrer en matière et donner des réponses plus pertinentes aux cas particuliers.
Aujourd'hui, il n'existe pas ce type de registre lorsque l'assureur responsabilité civile n'est pas obligatoire. Le Conseil fédéral nous dit simplement qu'il est conscient que, dans la pratique, le tiers lésé doit déployer des moyens considérables pour obtenir ce type de renseignement. Il n'en tire pas la conclusion logique qui est de faire en sorte que ces efforts considérables puissent être atténués par la mise en place d'un système pratique qui permette d'obtenir ce type de renseignement. On nous dit que tout le monde n'a pas d'assurance responsabilité civile lorsqu'elle n'est pas obligatoire. Certes, cela veut dire que lorsque l'on posera la question, on nous répondra qu'il n'y a pas d'assureur responsabilité civile. Tous les assurés, au sein d'une assurance, ne sont pas déterminés, bien évidemment. D'ailleurs, dans le cadre d'une assurance ménage ou de responsabilité dans un ménage, n'importe qui peut être, à un moment donné, lésé par un acte couvert par cette assurance. Il n'y a donc pas besoin que l'on individualise, que l'on identifie à l'avance, dans la police d'assurance, les personnes lésées. C'est d'ailleurs le propre d'une assurance d'être ouverte à un nombre indéterminé de tiers lésés potentiels. Il faudrait que l'on puisse tout simplement, dans le cadre d'un registre qui pourrait être organisé sans frais excessifs, demander aux assureurs qui sont actifs sur le territoire suisse de fournir ces renseignements, puisqu'on ne va, évidemment, pas demander aux assureurs ayant leur siège à l'étranger d'être soumis à la loi sur ce point. Mais cela fait déjà passablement d'assureurs qui pourraient être amenés à donner ces renseignements. Lorsque la police d'assurance serait conclue, les informations, par le biais d'un formulaire électronique type, seraient transmises dans un fichier avec le nom de l'assuré et le type d'assurance, ce qui permettrait à ce moment-là, à un gestionnaire de fichiers, de répondre qu'il y a effectivement une assurance et qu'il s'agit de tel assureur ayant son siège à tel endroit.
C'est pour cela que je ne comprends pas la réticence du Conseil fédéral qui, bien que conscient qu'une disposition en vigueur est aujourd'hui lettre morte, ne fait rien pour qu'elle puisse être réellement mise en oeuvre, alors que telle était la volonté du Parlement pour faciliter la tâche des personnes lésées.
C'est la raison pour laquelle je vous demande de soutenir cette motion.
Keller-Sutter Karin · BPR-F · Consiglio federale · San Gallo
Sie haben es gehört: Die Motion verlangt ein Instrument, das der geschädigten Person ermöglicht, sich über die Versicherungsdeckung des Schädigers zu informieren. Dieses Informationsrecht besteht heute bereits bei der obligatorischen Haftpflichtversicherung. Die Motion möchte dieses Informationsrecht auch auf Bereiche ausserhalb der obligatorischen Haftpflichtversicherung ausweiten. Der Bundesrat möchte nicht, dass diese Motion angenommen wird. Er erachtet diese Ausweitung als nicht verhältnismässig und lehnt die Motion deshalb ab.
Die Ausweitung des Informationsrechts erscheint aus den folgenden Gründen nicht verhältnismässig: In den weitaus meisten Fällen bestehen gar keine Probleme. Der Schädiger ist kooperativ und nennt dem geschädigten Dritten seinen Haftpflichtversicherer. Die versicherte Person muss ihrer Haftpflichtversicherung einen Schaden melden; das ist so geregelt in Artikel 38 Absatz 1 VVG. In der Regel sucht dann das Versicherungsunternehmen selber den Kontakt zum geschädigten Dritten, und nicht alle haben eine Haftpflichtversicherung. Deshalb hat der Gesetzgeber die Informationspflicht auf das Obligatorium beschränkt. Das war ein bewusster Entscheid bei der Revision des VVG.
Haftpflichtversicherungspolicen können auch mehrere Personen gleichzeitig mitversichern, ohne dass die Auskunftsstelle oder die Versicherungsgesellschaft die Namen kennt. Man hat das zum Beispiel bei der Privathaftpflichtversicherung, wenn eine ganze Familie eingeschlossen ist, oder bei einer Wohngemeinschaft. Es kann auch bei einer Kollektivversicherungspolice eines Altersheims sein, oder es kann bei einem Verband sein, der seine Mitglieder versichert. Also in diesen Fällen kennt die Auskunftsstelle oder der Versicherer die einzelnen Versicherten nicht. Auch ausländische Schädiger, zum Beispiel Touristen oder ausländische Subunternehmer auf einer Baustelle, würden nicht erfasst, denn diese verfügen in der Regel nicht über eine Haftpflichtversicherung in der Schweiz. Die Umsetzung der Motion wäre, wenn überhaupt, nur mit grossem administrativem Aufwand und entsprechend hohen Kosten bei der Auskunftsstelle zu bewältigen und auch von den Haftpflichtversicherern umzusetzen.
Ich bitte Sie deshalb im Namen des Bundesrates, das Begehren abzulehnen.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 16 Stimmen
Dagegen ... 22 Stimmen
(3 Enthaltungen)