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Introduzione di una base legale per l’abbattimento regolato dei lupi al superamento di una soglia numerica definita
Farinelli Alex · Mit-M · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo liberale radicale
Prima di entrare nel merito di questa mozione, dichiaro i miei legami d'interesse. Sono infatti presidente della Società ticinese per l'economia alpestre (Stea), l'associazione ticinese dei produttori di formaggio d'alpe. Parlo quindi con la consapevolezza diretta di una realtà fatta di lavoro, sacrificio, tradizione e responsabilità verso il territorio. Una realtà che oggi è sempre più sotto pressione e che merita grande rispetto, grande ascolto e sostegno concreto.
Con la mozione chiedo al Consiglio federale di creare le basi legali necessarie affinché sia data la possibilità di procedere all'abbattimento regolato di lupi o di branchi quando la popolazione raggiunge una soglia prestabilita. Questa soglia dovrà essere definita e intesa con i Cantoni e tenere conto delle particolarità territoriali, ambientali e socioeconomiche delle diverse regioni.
Ringrazio il Consiglio federale per aver proposto di accogliere la mozione e desidero sottolineare che - è un elemento importante - una mozione identica, presentata dal consigliere agli Stati Fabio Regazzi, è stata accettata senza alcuna opposizione.
Oggi vorrei rivolgermi soprattutto a chi vive questa realtà ogni giorno: gli agricoltori di montagna, gli alpigiani, le famiglie che salgono sugli alpi, che curano gli animali, che mantengono aperti i pascoli, i sentieri, e che curano i nostri paesaggi. A loro voglio dire una cosa semplice: vi ascoltiamo, vediamo il vostro lavoro, sappiamo che dietro ogni forma di formaggio, dietro ogni animale portato all'alpe, dietro ogni estate passata in quota, ci sono fatica, competenza, passione e amore per il nostro territorio. Queste persone non chiedono privilegi. Chiedono di poter continuare a lavorare. Chiedono che il loro impegno venga preso sul serio. Chiedono che la politica non arrivi sempre dopo, quando i danni sono già stati fatti, quando gli animali sono già stati predati, quando la paura e lo scoraggiamento hanno già spinto qualcuno a abbandonare. Siamo a un punto di non ritorno. Se non agiamo nei prossimi anni, una parte intera dell'agricoltura di montagna rischia di sparire e, con essa, non perderemo soltanto le aziende agricole. Perderemo anche cultura, paesaggio, biodiversità curata dall'uomo, presidio del territorio, tradizioni che fanno parte della nostra identità e delle nostre regioni alpine.
Il lupo è una specie protetta. Nessuno lo nega. Ma protezione non significa assenza di gestione. Protezione non significa lasciare che la popolazione cresca senza limiti in un territorio densamente abitato e intensamente utilizzato come il nostro. Protezione significa responsabilità verso la specie, ma anche verso le persone che vivono e lavorano in montagna. L'attuale sistema è ancora troppo reattivo. Spesso permette di intervenire solo dopo danni ripetuti, attraverso procedure complesse e tempi troppo lunghi. Per chi è sul terreno questo significa vivere nell'incertezza. Significa investire in misure di protezione che non sempre sono sufficienti o realisticamente realizzabili. Significa sentirsi soli di fronte a un problema che non può più essere scaricato unicamente sulle spalle degli elevatori.
La mia mozione propone quindi un cambio di paradigma: passare da una gestione prevalentemente reattiva a una gestione proattiva, regolata e trasparente. Confederazione e Cantoni devono poter definire soglie chiare, adatte alle realtà regionali. Quando queste soglie sono superate, i Cantoni devono poter intervenire in modo rapido, proporzionato e coordinato con la Confederazione. Questo non significa eliminare il lupo, ma significa gestirlo. Significa cercare un equilibrio sostenibile tra la presenza del predatore e l'agricoltura di montagna. Significa riconoscere che la convivenza non può essere imposta solo a chi ne paga il prezzo più alto, cioè gli elevatori e i loro animali.
Care e cari colleghi, questa mozione è un atto di responsabilità. È un segnale alle regioni di montagna, è un segnale agli agricoltori, agli alpigiani e ai giovani che vorrebbero cominciare o continuare a svolgere questo mestiere difficile ma prezioso. Dobbiamo dire a loro che non sono soli, che il Parlamento li ascolta e che il loro lavoro ha un valore per tutto il Paese.
Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Le président (Page Pierre-André, président): La motion est combattue par M. Christophe Clivaz et M. Jauslin.
Clivaz Christophe · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dei Verdi
Pour un sujet aussi émotionnel que la gestion du loup, il est difficile de raison garder, et cette motion en est une nouvelle illustration. Cette motion est le reflet d'un débat mal mené sur les loups. L'idée selon laquelle il serait possible de réguler un phénomène écologique complexe à l'aide de seuils résulte d'une méconnaissance de la réalité et de l'ignorance des acquis de la recherche scientifique, qui est pourtant financée par de l'argent public et devrait servir à orienter nos choix politiques. Que le Conseil fédéral propose d'accepter cette motion est tout simplement incompréhensible et montre le peu d'intérêt qu'il porte, sur ce dossier, aux connaissances scientifiques en la matière.
Cette motion est problématique à plusieurs égards, que ce soit en matière d'appauvrissement de la diversité génétique de l'espèce ou de respect de la Convention de Berne. J'aimerais concentrer mon argumentaire sur la question des attaques de loups sur les troupeaux. Quelles sont les connaissances actuelles en la matière ? Premièrement, le discours prônant une croissance effrénée des populations de loups n'est pas défendable d'un point de vue scientifique. Dans le débat politique, on dépeint sans cesse une population de loups qui, sans intervention régulière, exploserait de manière incontrôlée. Cependant, les populations de loups sont, elles aussi, soumises à des limites naturelles, notamment le gibier à disposition et la concurrence entre les meutes. Ceux qui continuent malgré tout à véhiculer l'idée d'une croissance infinie des populations de loups ne font que dramatiser la situation, ce qui contribue à envenimer le débat plutôt qu'à trouver des solutions.
Deuxièmement, le loup est un bouc émissaire facile pour expliquer les difficultés des filières ovine et bovine. Bien sûr, les attaques de loups contre les troupeaux sont préoccupantes et doivent être prises au sérieux. Cependant, le débat politique donne souvent l'impression que le loup est le problème central de l'économie alpestre. C'est une vision déformée de la réalité. En 2024, hors animaux conduits à l'abattage, seuls 2 pour cent des moutons sont morts à cause d'attaques de loups ; dans ces situations, les éleveurs ont été dédommagés. 98 pour cent, soit 57 000 moutons, sont morts à l'étable ou à l'alpage ; un chiffre en constante hausse ces dernières années. Cependant, cette mortalité élevée n'intéresse pas le monde politique. C'est pourtant là que nous devrions trouver des solutions et plus généralement améliorer la valorisation de la viande et de la laine des moutons.
Troisièmement, le tir proactif du loup est une solution qui peut se révéler contre-productive. Les meutes de loups sont socialement structurées. Par conséquent, si l'on détruit des structures de meutes stables, cela peut entraîner une augmentation du nombre de loups isolés et inexpérimentés qui seront plus enclins à s'attaquer à des animaux de rente.
Quatrièmement, le loup est bénéfique pour la protection des forêts. Le loup est un prédateur naturel. Sa présence est gage d'un meilleur équilibre écologique. Là où il est présent, on constate que les forêts peuvent mieux se régénérer et assurer notamment leurs fonctions de protection ; ce qui signifie également des coûts en moins pour l'État, qui ne doit pas recourir à des mesures coûteuses pour protéger les jeunes arbres de l'abroutissement par les ongulés.
Cinquièmement, la régulation proactive coûte cher tout en étant inefficace. Prenons l'exemple de mon canton, le Valais : en 2024, 16 400 heures ont été consacrées par l'administration valaisanne à la gestion et aux tirs de régulation du loup. La régulation proactive coûte donc cher et on peut légitimement se demander si l'argent du contribuable est bien utilisé et s'il est utile que des gardes-chasse consacrent des journées et des nuits entières à tirer des loups sans que l'effet bénéfique de ces tirs de régulation soit démontré. Malgré la centaine de loups abattus ces deux dernières années en raison d'une régulation proactive, les dégâts sur les troupeaux sont stables.
Sixièmement, les mesures de protection des troupeaux fonctionnent. Il faut une mise en oeuvre conséquente des mesures de protection des troupeaux qui se révèlent être les seules à permettre de diminuer les dégâts. La grande majorité des dégâts ont en effet lieu dans des alpages non protégés. C'est dans la protection des troupeaux que la Confédération doit investir de l'argent, pas dans des mesures de régulation proactive inefficaces. En Suisse, la diminution des dégâts aux troupeaux a bien eu lieu avant la mise en oeuvre de la régulation proactive, et cette dernière n'a pas fait baisser le nombre d'attaques, comme je viens de le souligner.
Tirer tous les loups et meutes de loups qui dépassent un seuil maximal défini a priori, y compris tous ceux qui ne posent aucun problème, est une solution à la fois cruelle pour ces animaux sauvages, contre-productive en matière de réduction des attaques sur les troupeaux, non fondée sur le plan scientifique et extrêmement coûteuse pour le contribuable.
Je vous prie par conséquent de mettre fin à l'obscurantisme dans ce dossier et de rejeter cette motion. Le loup se prête certes bien à l'indignation politique et à l'électoralisme, mais cela ne suffit pas pour apporter des solutions efficaces ; des solutions que les éleveurs méritent.
Pfister Martin · BR-M · Consiglio federale · Zugo
Mit den beiden gleichlautenden Motionen Farinelli und Regazzi soll die Wolfspopulation reguliert werden können, wenn sie eine bestimmte Anzahl Tiere übersteigt. Dieser Schwellenwert soll in Absprache mit den Kantonen und unter Berücksichtigung der Besonderheiten der einzelnen Regionen festgelegt werden. Der Bundesrat beantragt die Annahme der beiden Motionen. Die Motion Regazzi wurde in der Frühjahrssession dieses Jahres bereits diskutiert und am 19. März im Ständerat angenommen.
Wir stellen heute fest, dass das starke Wachstum mit einer Verdoppelung des Wolfsbestandes alle zwei bis drei Jahre gebremst werden konnte und dass die Nutztierschäden seit 2022 wieder zurückgehen. Diese Entwicklung ist erfreulich. Wir verdanken sie sowohl den Anstrengungen im Herdenschutz als auch der proaktiven Regulierung der Rudel. Dennoch nimmt der Wolfsbestand weiterhin zu, und der Druck auf die Alpwirtschaft bleibt gross. Der Bundesrat ist deshalb bereit, das Anliegen der Motion aufzunehmen, dies mit folgenden Überlegungen.
Bislang legte die Jagdverordnung eine untere Schwelle, einen Mindestbestand von zwölf Rudeln, fest. Gemäss der Motion soll die proaktive Regulierung neu mit regional differenzierten oberen Schwellenwerten ergänzt werden, was im Falle der Überschreitung ein erleichtertes Eingreifen der Kantone ermöglicht. Damit erhalten die Kantone mehr Spielraum, um ihre Massnahmen auf die regionalen Verhältnisse abzustimmen. Dies soll zu einer stabilen Koexistenz zwischen Wolf und Nutztierhaltung beitragen. Der Wolf wird dabei nicht in seinem Bestand gefährdet, und das Vorgehen bleibt im Einklang mit den Vorgaben der Berner Konvention.
Wie vom Motionär in seiner Begründung erwähnt, führt die Umsetzung der Motion zu einem Paradigmenwechsel. Deshalb möchten wir, sollte die Motion überwiesen werden, die dazu nötigen Arbeiten breit abstützen und in eine umfassende Revision des Jagdgesetzes aufnehmen. Diese Revision würde auch die Schlussfolgerungen aus dem Bericht in Erfüllung des Postulates 25.3027 der UREK-N, "Evaluation des Jagdgesetzes und des Verteidigungsabschusses als mögliche Ergänzung", berücksichtigen. Zugleich liegen mit den Motionen Friedli Esther 25.3715, "Abschüsse von Wölfen in Jagdbanngebieten ermöglichen", und Broulis 25.3549, "Im Rudel lebender Problemwolf. Handeln muss möglich sein!", entsprechende Vorstösse vor. Sie wurden bereits in der vergangenen Wintersession deutlich angenommen, und sie verlangen auch eine Anpassung des Jagdgesetzes. Zur Umsetzung dieser beiden Motionen beabsichtigen wir, sehr rasch eine einzige, auf die beiden Anliegen begrenzte Vorlage auszuarbeiten und dem Parlament die entsprechende Botschaft zur Behandlung in der Sommersession des nächsten Jahres vorzulegen. Damit können wir die Aufträge aus dem Parlament rasch umsetzen und den anhaltenden Problemdruck auf die Alpwirtschaft mindern.
Der Bundesrat würde das Anliegen der Motion nachgelagert zur punktuellen Teilrevision in Umsetzung der Motionen Friedli Esther und Broulis in die umfassende Revision des Jagdgesetzes aufnehmen, die auch die Evaluation aus dem Postulatsbericht berücksichtigt. Wir möchten dann diese Revision breit abgestützt und auch mit den Umweltorganisationen konsolidiert durchführen.
Der Bundesrat beantragt Ihnen deshalb, die Motion anzunehmen.
Clivaz Christophe · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dei Verdi
Monsieur le conseiller fédéral, je suis conscient du fait qu'il ne sera pas forcément évident pour vous de répondre à ma question, mais je la formule de manière très large. Vous avez évoqué la révision globale en cours, qui intègrera différentes motions, ainsi que le postulat en cours de traitement. Vous avez parlé d'intégrer dans la discussion les ONG environnementales. Le Conseil fédéral a-t-il l'intention d'intégrer dans les réflexions les scientifiques, c'est-à-dire les experts en biologie de la faune qui travaillent, dans les hautes écoles et les universités, à cette révision ?
Pfister Martin · BR-M · Consiglio federale · Zugo
Das ist für mich etwas schwierig zu beantworten, aber werden wir die Experten sicher in die Erarbeitung mit einbeziehen.
Votazione
Le président (Page Pierre-André, président): Le Conseil fédéral propose d'adopter la motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 117 Stimmen
Dagegen ... 74 Stimmen
(2 Enthaltungen)