26.022

Legge federale sul sostegno alle vittime dell’incendio di Crans-Montana del 1° gennaio 2026

Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Antrag der Mehrheit

Eintreten

Antrag der Minderheit

(Nicolet, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Golay Roger, Nantermod, Riner, Steinemann, Tuena)

Nichteintreten

Proposition de la majorité

Entrer en matière

Proposition de la minorité

(Nicolet, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Golay Roger, Nantermod, Riner, Steinemann, Tuena)

Ne pas entrer en matière

Le président (Page Pierre-André, président): Nous allons mener un seul débat sur l'entrée en matière et la discussion par article.

Bally Maya · Mit-F · Consiglio nazionale · Argovia · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Ihre Kommission für Rechtsfragen hat das Geschäft 26.022 am 2. und 3. Juli ausführlich beraten. Es ging um die Entscheidung, ob sich der Bund mit einem subsidiären Beitrag von höchstens 20 Millionen Franken an allfälligen Vergleichen im Zusammenhang mit der Brandkatastrophe von Crans-Montana vom 1. Januar 2026 beteiligen kann, die aus dem Austausch am runden Tisch hervorgehen könnten.

In der Kommission wurde insbesondere die Rolle des Bundes diskutiert. Es wurde die Frage gestellt, ob sich der Bund beteiligen soll, wenn auch der Kanton Wallis oder die Gemeinde Crans-Montana als mögliche Leistungspflichtige infrage kommen. Dazu wurde festgehalten, dass eine staatliche Haftung keinesfalls feststehe und die Beteiligung des Bundes subsidiär ausgestaltet sei. Letztere solle zugleich einen Anreiz dazu schaffen, dass die Beteiligten am runden Tisch gemeinsam nach einer Lösung suchten.

Weiter wurde die Gleichbehandlung der Opfer diskutiert. Aufgrund der unterschiedlichen persönlichen und versicherungsrechtlichen Situationen könne Gleichbehandlung nicht einfach bedeuten, alle identisch zu behandeln. Schliesslich ging es um die Zusammensetzung des runden Tischs. Bei rund 400 anerkannten Opfern sei eine repräsentative Zusammensetzung notwendig, wobei die unterschiedlichen Opfergruppen und das erforderliche Fachwissen berücksichtigt werden sollten. Die Kommission beschloss schliesslich mit 15 zu 9 Stimmen, auf die Vorlage einzutreten.

In der Detailberatung stand Artikel 5a im Zentrum. Bei Artikel 5a Absatz 1bis Buchstabe a wurde beantragt, im Zusammenhang mit den Vergleichsbeiträgen neben den Versicherungen und weiteren leistungspflichtigen Personen ausdrücklich auch die Gemeinden Crans-Montana und den Kanton Wallis zu nennen. Begründet wurde dies insbesondere damit, dass damit auch politisch ein klares Signal zur Verantwortung von Kanton und Gemeinde gesetzt werde. Dem wurde entgegengehalten, dass Kanton und Gemeinde rechtlich bereits unter die weiteren leistungspflichtigen Personen fallen würden, sofern sich eine entsprechende Leistungspflicht ergebe. Eine ausdrückliche Nennung würde deshalb rechtlich nichts verändern. Gleichzeitig wurde diskutiert, wie das im Beschluss des Ständerates enthaltene angemessene Verhältnis der Beiträge konkret ausgelegt werden soll. Der Antrag wurde mit 14 zu 9 Stimmen bei 2 Enthaltungen abgelehnt.

Es wurde beantragt, Absatz 1bis Buchstabe f zu streichen. Hier bestand insbesondere die Befürchtung, dass die Bestimmung den Eindruck erwecken könnte, gegen einen Entscheid des runden Tischs könne ein Rechtsmittel ergriffen werden, was nicht zutrifft. Die Kommission stimmte der Streichung von Buchstabe f einstimmig zu.

Anschliessend wurde Absatz 1bis insgesamt diskutiert. Ein Antrag zielte darauf ab, die detaillierten Vorgaben des Ständerates zu streichen und es bei der Formulierung zu belassen, dass der Bundesrat über die Beteiligung entscheidet. In der Diskussion wurde insbesondere darauf hingewiesen, dass der runde Tisch genügend Spielraum brauche, um seine Organisation und die Art der Beteiligung der Betroffenen selbst zu gestalten. Zusätzliche gesetzliche Vorgaben könnten zu Auslegungsproblemen führen. Demgegenüber wurde die Auffassung vertreten, gewisse gesetzliche Mindeststandards seien notwendig, um die politische und finanzielle Ausgestaltung der Bundesbeteiligung abzusichern. Der Antrag, die detaillierten Bestimmungen von Absatz 1bis zu streichen, wurde mit 14 zu 10 Stimmen bei 1 Enthaltung abgelehnt.

Auch die vollständige Streichung von Artikel 5a wurde beantragt. Dabei wurden insbesondere die Höhe des Bundesbeitrags von 20 Millionen Franken und die Frage der Gleichbehandlung von anderen Unfallopfern thematisiert. Die Mehrheit erachtet Artikel 5a als zentral für die vorgeschlagene Lösung. Der runde Tisch soll eine pragmatische, möglichst rasche Lösung ermöglichen und eine breite Beteiligung der verschiedenen Akteure fördern. Der Antrag auf Streichung von Artikel 5a wurde mit 14 zu 11 Stimmen abgelehnt.

Bei Artikel 6 Absatz 1bis ging es um die Organisation und die Verfahrensregeln des runden Tischs. In der Kommission wurde betont, dass diese bereits im laufenden Gespräch mit möglichen Beteiligten berücksichtigt werden müssten und die Beteiligten gemeinsam festlegen sollten, wie der runde Tisch funktioniert. Zugunsten einer grösseren Rechtssicherheit wurde beantragt, dass die Leitung die Organisations- und Verfahrensregeln gemeinsam mit den Teilnehmenden definieren solle. Dieser Antrag wurde einstimmig angenommen.

In der Gesamtabstimmung nahm die Kommission die Vorlage mit 13 zu 10 Stimmen bei 2 Enthaltungen an.

Im Namen der Kommission bitte ich Sie, überall der Mehrheit zu folgen und der Vorlage zuzustimmen.

Mahaim Raphaël · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dei Verdi

Le drame de Crans-Montana du 1er janvier dernier continue à hanter notre pays. Les familles des victimes et les victimes blessées sont dans une longue phase de reconstruction. À notre modeste niveau, au Parlement, nous faisons ce que nous pouvons pour leur venir en aide ou appuyer les efforts permettant d'atténuer la douleur immense survenue en ce début d'année 2026.

Nous parlons d'une partie du projet qui avait été séparée de la contribution de solidarité immédiate. Vous vous rappelez les débats que nous avons eus précédemment. La partie du projet dont nous parlons maintenant, c'est la fameuse table ronde, cette instance dont la Confédération prendra le "lead", comme on dit en bon français, pour faciliter la survenance de transactions amiables. Cette table ronde est importante, elle est dans l'intérêt national, non seulement pour tenter au mieux de faciliter la survenance de transactions amiables, mais aussi pour décharger les tribunaux et pour tenter d'éviter une surcharge de la justice, car tant de victimes, tant de familles de victimes et tant de procédures amèneront inévitablement des procédures dans plusieurs tribunaux jusqu'à l'échelle fédérale. Nous souhaitons autant que possible éviter cette surcharge. Le projet dont nous parlons aujourd'hui fixe donc dans la loi le principe d'une participation de la Confédération jusqu'à 20 millions de francs pour ces transactions. Les frais de fonctionnement de la table ronde sont couverts par le budget de fonctionnement de l'État et sont donc en sus de ce montant de 20 millions. On parle de 1,25 million déjà budgétés en 2026 et de 1,25 million déjà prévus en 2027.

La commission de notre conseil a abordé ce débat en deuxième conseil. Elle salue la suppression décidée par le Conseil des États de la condition de la majorité. Il y avait dans la proposition initiale l'idée que c'était seulement si une majorité des victimes acceptait la solution de la table ronde que ces transactions pouvaient entrer en force. À juste titre, le Conseil des États n'a pas repris cette condition. C'est par 15 voix contre 9 et aucune abstention que notre commission est entrée en matière.

J'en viens maintenant à la discussion par article. Par 14 voix contre 11 et 0 abstention, notre commission a rejeté la proposition défendue par la minorité III (Nicolet) à l'article 5a, qui consiste à biffer ce mécanisme. Cela revient à une non-entrée en matière. C'est pourquoi on retrouve à 1 voix près le même rapport dans les votes que lors du vote d'entrée en matière.

Ensuite, à l'article 5a, a eu lieu la discussion principale. C'est la question de savoir s'il faut fixer dans la loi un certain nombre de principes pour guider l'attribution des montants aux différentes victimes ou familles de victimes. Le Conseil des États a ajouté un certain nombre de principes, comme l'égalité de traitement ou la prise en compte des lacunes d'indemnisation. Sur le principe, notre commission partage l'avis du Conseil des États sur l'importance de ces principes, mais estime néanmoins que les fixer dans la loi pourrait contraindre de manière trop importante la marge de manoeuvre de la table ronde. Il s'agit de trouver des solutions qui conviennent au plus grand nombre dans une optique transactionnelle et de ne pas entrer dans une logique de droit à une prestation dans la loi. C'est la raison pour laquelle nous avons aussi décidé de biffer à l'unanimité la lettre f qui donnait l'impression qu'il y avait une voie de droit à l'encontre des décisions de la table ronde. Quant à savoir s'il faut fixer dans la loi les principes d'attribution des montants aux victimes et familles de victimes, par 14 voix contre 10 et 1 abstention, notre commission propose de s'en tenir à la version du Conseil des États, c'est-à-dire de fixer ces principes qui ont toutefois été un peu limités, comme je viens de le dire, par rapport à la variante initiale du Conseil des États.

La proposition défendue par la minorité I (Gianini) a été rejetée par 14 voix contre 9 et 2 abstentions. Elle propose de mentionner spécifiquement le rôle du canton du Valais et des communes dans les critères d'attribution de ces montants transactionnels. Pour les raisons que j'ai évoquées, la majorité de la commission estime que cela reviendrait à contraindre de façon trop importante et à rigidifier le processus sans savoir du reste comment la commune et le canton participeront à ces discussions et financièrement ensuite aux transactions.

Encore un dernier mot sur l'article 6 alinéa 1bis : la variante que nous privilégions au sein de notre commission est plus souple que la variante du Conseil des États qui donne au président la compétence de définir les règles d'organisation. Nous souhaitons que cela se fasse en collaboration avec les partenaires.

Au vote sur l'ensemble, par 13 voix contre 10 et 2 abstentions, notre commission a approuvé le projet tel qu'il ressort de ses travaux.

Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Le président (Page Pierre-André, président): M. Gianini va présenter sa proposition de minorité. Il s'exprimera également au nom du groupe libéral-radical.

Gianini Simone · Mit-M · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo liberale radicale

Presento innanzitutto la mia minoranza I relativamente all'articolo 5a capoverso 1bis lettera a. In seguito dirò anche due parole sulla posizione del mio gruppo parlamentare.

Questa parte di legge che - come è stato ben indicato dai relatori della commissione - è stata tolta dalla prima trattazione relativamente al contributo per le vittime, ha l'obiettivo di favorire la composizione bonale delle vertenze giudiziarie civili. I compiti, gli obiettivi sono plurimi, e due obiettivi sono particolarmente importanti: da un lato si tratta di evitare una impasse ai tribunali del Canton Vallese, in particolare a quelli locali. Ricordo che 41 persone hanno perso la vita e 115 sono state ferite - sono quindi 156 vittime di reato. Vi sono poi una settantina di avvocati. Lascio quindi pensare a cosa vuol dire la trattazione di tutte queste pratiche giudiziarie. Dall'altro lato vi è poi anche l'obiettivo di offrire alle vittime una possibilità di composizione, quindi di arrivare ad un risarcimento senza dover attendere la sicuramente lunga procedura giudiziaria ordinaria.

Ebbene, l'articolo 5a indica, da un lato, che la Confederazione partecipa a questa soluzione finanziaria con uno stanziamento di 20 milioni di franchi, che dovrebbe favorire ulteriormente gli accordi, e che gli stanziamenti, in questo caso singoli, tengono segnatamente conto di tutta una serie di principi, tra cui quello della partecipazione proporzionale tramite contributi transattivi conferiti dalle imprese di assicurazione coinvolte e da altre persone tenute a versare prestazioni, quindi vuol dire responsabili dal punto di vista civile.

La mia proposta, come avete sentito purtroppo soltanto di minoranza, è che vengano esplicitamente indicati in quella lettera a anche il Canton Vallese e il Comune di Crans-Montana. Ciò vuol dire che, oltre al gesto che fa la Confederazione, è idealmente richiesto che anche il Comune e il Cantone di sede della tragedia partecipino, come peraltro già hanno annunciato di voler fare per altri canali, ma che partecipino attivamente a questa soluzione transattiva finanziaria. È una questione di coinvolgimento da parte della Confederazione e anche degli enti pubblici inferiori. È, come è stato anche detto, un segnale politico. È una questione di equità. Ed è anche la soluzione che il Consiglio federale ha trovato per la partecipazione da parte della Confederazione al sostegno finanziario a seguito delle catastrofi naturali dello scorso anno. Siamo in attesa, Signor consigliere federale, del messaggio del governo per lo stanziamento di questi crediti supplementari che sono agganciati alla partecipazione paritaria da parte del Cantone.

Quindi mi sembra che sia un elemento che si possa introdurre nella legge. Tra l'altro, supererebbe magari la contrarietà di alcune colleghe, alcuni colleghi, o di alcuni gruppi allo stanziamento dei 20 milioni di franchi - devo qui annunciare la contrarietà del gruppo liberale-radicale -, ritenendo che la Confederazione, con gli 8,5 milioni di franchi ai Cantoni per l'aiuto alle vittime in caso di reati e i 7,8 milioni di franchi per l'aiuto diretto alle singole vittime, abbia già espletato la propria funzione pur non essendo responsabile dal punto di vista civile.

Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Le président (Page Pierre-André, président): M. Nicolet va présenter ses propositions de minorité. Il s'exprimera également au nom du groupe UDC.

Nicolet Jacques · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Avec ma minorité, je vous propose de rejeter l'entrée en matière sur cet objet. Les coûts de fonctionnement de 5 millions de francs pour la table ronde ne sont pas contestés. Ils ont été validés pour 1,25 million pour l'année 2026 et durant quatre ans, pour arriver aux 5 millions. Ils ont été validés par notre conseil, notamment pour le budget, et seront inscrits aux budgets 2027-2029.

C'est par contre la contribution de la Confédération de 20 millions de francs destinée à l'indemnité des victimes du drame de Crans-Montana que nous souhaitons refuser, la Confédération n'étant aucunement responsable de ce tragique événement. Au cas où l'entrée en matière serait acceptée, c'est l'article 5a que je vous invite à biffer avec ma proposition de minorité III soutenue par des représentants des groupes du Centre et libéral-radical.

Je le répète : nous ne sommes pas opposés à l'organisation de la tenue de la table ronde de la Confédération pour laquelle le budget de 5 millions de francs est assuré. Il n'y a par contre aucune raison que la Confédération accorde une contribution supplémentaire pour une participation subsidiaire de 20 millions de francs destinée à l'indemnisation des victimes du drame de Crans-Montana. Pour rappel, la Confédération, bien qu'aucunement responsable de ce tragique incendie, a déjà contribué de manière importante en validant un montant de 7,8 millions destinés au financement d'une indemnité forfaitaire de 50 000 francs par victime blessée ou décédée. Par ailleurs, la Confédération assure, en application de l'article 32 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes, une indemnisation aux cantons concernés d'un montant de 5,5 millions de francs pour 2026 et 3 millions de francs pour 2027.

Tenant compte de l'indemnité forfaitaire des frais de fonctionnement sur quatre ans de la table ronde, évoquée précédemment, de 5 millions de francs, c'est plus de 21 millions de francs que la Confédération aura déjà déboursés. Je le répète, il n'y a aucune explication rationnelle qui plaide pour que la Confédération se substitue aux responsables et aux assurances avec cette contribution supplémentaire de 20 millions pour indemniser les victimes.

D'ailleurs, où sont les indemnités de la Confédération pour les victimes de la route en Suisse ? Où sont les indemnités pour les Suisses victimes du drame de Chiètres, de l'effondrement dramatique d'un échafaudage à Prilly ou plus dernièrement à Zernez ? Je vous demande donc de soutenir ma proposition de minorité III, qui vise à dire non au montant de 20 millions de francs destiné au financement d'indemnités pour les victimes. Je le répète, ce n'est pas à la Confédération de se substituer aux assurances.

Concernant les autres minorités, au nom du groupe UDC, nous vous invitons à soutenir la proposition de minorité I (Gianini) qui vient d'être défendue.

Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Le président (Page Pierre-André, président): Mme Barbara Portmann va présenter sa proposition de minorité. Elle s'exprimera également au nom du groupe vert'libéral.

Portmann Barbara · Mit-F · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo verde liberale

Heute geht es in dieser Revision primär noch um zwei Punkte: die Ausgestaltung der Teilnahme des runden Tischs und die subsidiäre Beteiligung des Bundes an Vergleichslösungen.

Der Antrag meiner Minderheit II, die ich hier vertrete, betrifft die Ausgestaltung des runden Tischs in Artikel 5a Absatz 1bis. Ein runder Tisch ist unserer Meinung nach ein offenes Format, ein Dialoggefäss - kein Entscheidungsgremium. Die Teilnahme ist freiwillig. Der angesichts der komplexen Situation und der vielen verschiedenartig betroffenen Personen herausfordernde Prozess soll möglichst ergebnisoffen und flexibel funktionieren, damit man gemeinsam einen Konsens finden kann. Ein Gelingen kann zu einer Entlastung des Justizsystems beitragen.

Meine Minderheit II erachtet es nicht als zielführend, viele Regelungen zur Ausgestaltung des runden Tischs ins Gesetz aufzunehmen, auch wenn sie die Absicht dahinter anerkennt. Diese Regelungen laufen der gewünschten Flexibilität zuwider und bringen nicht den gewünschten Nutzen. Der runde Tisch hat zudem die Arbeit bereits aufgenommen. Das bedingt Vertrauen: Vertrauen, dass die Aufgabe am runden Tisch verantwortungsvoll, umsichtig und nach bestem Wissen und Gewissen angegangen wird; Vertrauen, dass er zu angemessenen und gerechten Lösungen führt. Die Minderheit II hat dieses Vertrauen und bittet Sie daher, ihr bei Artikel 5a Absatz 1bis zu folgen.

Ich kann hier auch gleich erwähnen, dass die Grünliberale Fraktion auf das Geschäft eintreten und aufgrund der vorgebrachten Argumente dem Antrag der Minderheit II zustimmen wird. Bei Artikel 5a Absatz 1 wird sie der Mehrheit folgen. Wir bitten Sie, dies ebenfalls zu tun.

Jaccoud Jessica · Mit-F · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo socialista

Nous revenons aujourd'hui sur les conséquences du drame de Crans-Montana. À chaque étape, le groupe socialiste a défendu la même ligne : agir rapidement, concrètement et dignement pour les victimes et leurs proches, sans jamais prétendre que l'aide publique ne pouvait ou ne devait se substituer à l'établissement des faits et des responsabilités. Ce troisième projet concerne la table ronde et, surtout, la possibilité pour la Confédération de participer, à hauteur de 20 millions de francs au maximum, aux transactions qui pourraient en résulter.

Le groupe socialiste soutient clairement cette participation. Pourquoi cela ? Parce que derrière les débats juridiques et financiers, il y a des centaines de personnes dont la vie a basculé le 1er janvier. Certaines devront vivre durablement avec de très lourdes séquelles. Des familles ont perdu un enfant, un proche et à cette souffrance ne doit pas s'ajouter, lorsque cela peut être évité, une décennie de procédures civiles complexes, coûteuses et éprouvantes.

La table ronde ne remplace pas la justice. Elle n'efface aucune responsabilité. Elle ne prive personne de ses droits et de ses devoirs. Elle cherche à ouvrir une autre voie : celle d'accords négociés, volontaires, susceptibles d'apporter des réponses plus rapides et plus équitables. La contribution fédérale peut être décisive pour rendre cette voie crédible et pour inciter l'ensemble des acteurs concernés à s'engager réellement dans la recherche d'une solution.

Nous rejetterons donc la proposition de minorité III (Nicolet), qui vise à supprimer purement et simplement cette participation fédérale. Dire que la Confédération n'est pas responsable du drame ne suffit pas à clore la discussion. Personne, ici, ne prétend qu'elle l'est. Son intervention relève de la solidarité et de sa responsabilité politique face à une catastrophe d'une ampleur exceptionnelle. Sa participation est en outre subsidiaire : les personnes et institutions tenues de contribuer devront intervenir en premier lieu. Les 20 millions de francs constituent un plafond, pas un chèque automatiquement versé.

Sur les conditions posées à cette participation, notre groupe suivra la minorité II (Portmann) à l'article 5a alinéa 1bis. Nous partageons évidemment les objectifs de subsidiarité, d'équité et d'égalité de traitement, mais vouloir inscrire à l'avance dans la loi une liste détaillée de critères risque précisément de rigidifier ce processus dont la réussite dépend de sa capacité à s'adapter à des situations extrêmement différentes. Nous parlons de victimes d'âges différents, de dommages très différents, de couvertures d'assurance très différentes, de situations familiales et sociales différentes. Nous ne connaissons encore ni le nombre exact de personnes qui participeront aux accords, ni les montants qui seront reconnus, ni les contributions que les différents acteurs accepteront de payer. À force de vouloir tout prévoir aujourd'hui, nous risquons de rendre la recherche d'un accord encore plus difficile demain. C'est pourquoi nous préférons une règle simple : le Conseil fédéral décide de la participation de la Confédération dans la limite des 20 millions prévus. Il est évidemment lié par la Constitution et par la loi. Laissons en revanche à la table ronde la marge de manoeuvre dont elle a besoin pour construire des solutions concrètes.

Nous soutenons également une organisation qui repose sur la collaboration entre la présidence et les participants à la table ronde. C'est ce que prévoit la proposition de notre commission à l'article 6 alinéa 1bis. Une table ronde n'est ni un tribunal ni une autorité administrative. Elle ne fonctionnera que si les personnes concernées ont confiance dans le processus et dans les règles qu'elle contribue elle-même à définir.

Nous devons garder en vue l'objectif de ce troisième paquet. Il ne s'agit ni de désigner aujourd'hui les responsables ni de solder politiquement le drame de Crans-Montana. Il s'agit de donner une chance réelle à une solution qui puisse épargner aux victimes et à leurs proches des années supplémentaires d'incertitudes et de confrontations. Le groupe socialiste vous invite donc à entrer en matière, à garantir la participation de la Confédération et, donc, à rejeter la proposition de minorité III (Nicolet) et à soutenir la proposition de minorité II (Portmann) à l'article 5, et à suivre notre commission à l'article 6 alinéa 1bis.

Schneider Meret · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dei Verdi

Während für uns die Brandkatastrophe in Crans-Montana in den letzten Monaten in den Hintergrund gerückt ist, ist sie für die Angehörigen und Betroffenen noch immer täglich präsent und hat tiefgreifende Folgen für ihren Alltag. Ich kann kein Votum zu dieser Thematik halten, ohne einmal mehr mein tiefes Mitgefühl für die Betroffenen auszudrücken. Ich denke, vielen in diesem Saal geht es genauso, und mit diesem Empfinden sollten wir Entscheide fällen.

Mit dem Entwurf 3 soll ein runder Tisch einberufen werden, um in Streitfragen und Uneinigkeiten zu einer aussergerichtlichen Einigung zu kommen. Ziel dieses runden Tisches ist es, alle Beteiligten - Opfer, Angehörige und diejenigen, die für die Wiedergutmachung des Schadens aufkommen sollen - dazu zu bewegen, eine aussergerichtliche Einigung zu finden, um ein langwieriges Zivilverfahren zu vermeiden, das bis zu 15 Jahre dauern könnte. Im Idealfall fühlen sich alle Betroffenen gehört und ernst genommen. Gemeinsam können sie zu einer Lösung kommen, die fairer und schneller ist als ein Rechtsstreit, der alle Seiten finanziell und psychisch jahrelang belasten würde.

Der runde Tisch soll entsprechend wirtschaftliche Schäden teilweise ausgleichen und den Betroffenen quälende Unsicherheit ersparen. Dabei ist die finanzielle Beteiligung des Bundes an der Vergleichslösung essenziell. Sie sendet ein politisches Signal, dass die Betroffenen nicht allein gelassen werden. Zudem ist sie ein Zeichen der Solidarität und kann andere Beteiligte motivieren, die Betroffenen ebenfalls finanziell zu unterstützen. Wir sprechen hier von einer Schadenssumme von mehreren hundert Millionen Franken. Die 20 Millionen Franken vom Bund wären daher ein sehr kleiner Teil.

Entsprechend wenig Verständnis habe ich daher für den Minderheitsantrag, der auf die Vorlage nicht eintreten möchte. Diese Vorlage würde nicht nur einer kompletten Überlastung der Gerichte vorbeugen, sondern auch zu befriedigenderen Lösungen für Betroffene führen, sodass diese in Frieden mit dem Prozess abschliessen können und sich gerecht behandelt fühlen. Das muss uns diese 20 Millionen Franken wert sein.

Es besteht noch eine letzte Differenz, die die Beteiligung des Bundes an Vergleichen betrifft. Die Minderheit I (Gianini) möchte konkrete Kriterien für die Beteiligung des Bundes festlegen, wie beispielsweise das Verhältnis zu den Vergleichsbeiträgen der betroffenen Versicherungsunternehmen und weiterer leistungspflichtiger Personen. Die Minderheit II (Portmann Barbara) möchte von diesen Kriterien absehen, da die Ausgestaltung der Beiträge und der Vergleiche im Rahmen des runden Tisches erfolgen soll. Genau dieser Prozess soll dazu führen, dass Einigungen gefunden werden und sich im Endeffekt alle gerecht behandelt fühlen.

Wir von der Grünen Fraktion bitten daher darum, die Minderheit II zu unterstützen und den unverständlichen Antrag auf Nichteintreten abzulehnen. Wir sparen damit nicht nur Kosten, sondern ersparen den Betroffenen auch langwierige und zermürbende Gerichtsprozesse.

Bregy Philipp Matthias · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Die Stärke einer Gesellschaft zeigt sich darin, wie sie auf Krisen reagiert, und der Bundesrat hat gut reagiert. Er hat Verantwortung übernommen und dem Parlament einen Weg aufgezeigt, wie wir als Politik und als Land mit diesem tragischen Unglück umgehen können. Ich möchte dem Bundesrat hierfür herzlich danken. Es ist in Krisen wichtig, dass man diese Verantwortung übernimmt und solidarisch hinsteht.

Den ersten Schritt hat das Parlament im Februar dieses Jahres mit der Verabschiedung des dringlichen Bundesgesetzes getan. Es war ein erster und wichtiger Schritt. Nun geht es darum, in einem zweiten Schritt noch die Modalitäten des runden Tischs zu definieren. Es ist ein runder Tisch, wie es meine Vorrednerin Meret Schneider gesagt hat, der Hoffnung weckt: Hoffnung auf gütliche Einigung, auf Hilfe und auf Regeln, die nicht erst nach langwierigen Prozessen zustande kommen, in denen schlussendlich die Opfer und die Opferfamilien im Mittelpunkt stehen.

Dieser Aufgabe werden wir gerecht, wenn wir den runden Tisch so ausgestalten, dass er diesen Gegebenheiten Rechnung trägt. Der Bundesrat hat eine gute Vorlage präsentiert, der Ständerat hat sie in verschiedenen Punkten verbessert, und Ihre Kommission macht nun eine weitere, letzte Korrektur. Ich bitte Sie daher im Namen der Mitte-Fraktion, den Anträgen der Mehrheit zuzustimmen.

Ich gehe kurz auf die Fragen ein, die sich hier stellen. Dass wir für Eintreten sind, ist für die Mitte-Fraktion selbstverständlich.

Bei Artikel 5a sind wir klar der Meinung, dem Bundesrat die Möglichkeit zu geben, dass sich der Bund mit 20 Millionen Franken in diese Vergleichsverhandlungen einbringen kann. Es ist nicht etwas, das er zum ersten Mal macht. Er hat es schon bei anderen Gelegenheiten gemacht, unter anderem beim tragischen Terrorangriff in Luxor oder beim Flugzeugunglück in Überlingen. Das ist richtig und wichtig und kann ein zusätzlicher Anreiz sein, dass man Lösungen findet. Ich bitte Sie daher, dem Bund und dem Bundesrat diese Möglichkeit zu geben und diese Solidarität zu zeigen.

Ich weiss: Mit Geld alleine - schon gar nicht mit 20 Millionen Franken - schafft man bei einem so grossen Unglück keine Gerechtigkeit. Aber man kann Leid mindern, und man kann mithelfen, dass die Dinge in Zukunft besser werden.

Für mich ist auch klar, dass wir an den Kriterien festhalten, die der Ständerat beschlossen hat. Der Ständerat hat klare Kriterien festgelegt. Das ist im Sinne der Transparenz und der Garantierung einer Gleichberechtigung wichtig.

Wir lehnen sowohl die Ergänzung gemäss Antrag der Minderheit I (Gianini) wie auch den Antrag der Minderheit II (Portmann Barbara) auf Streichen ab. Wir glauben - nein, wir sind überzeugt -: Der Ständerat hat hier einen guten Weg gefunden, Klarheit zu schaffen und damit auch dafür zu sorgen, dass man die Dinge nicht nur richtig, sondern richtig gut macht.

Da bliebe zum Schluss noch Artikel 6 und die Frage, wer denn die Leiterin oder den Leiter dieses runden Tischs ernennt. Der Bundesrat sah vor, dass er das macht. Der Ständerat hat eine Konsultation vorgesehen, und Ihre Kommission beantragt nun, dass die Teilnehmenden des runden Tisches gemeinsam die Leitung definieren. Das stärkt insbesondere auch die Rolle der Opfer und Opferfamilien. Wir sind überzeugt, dass damit eine gute Regelung getroffen wird und eine gute Leitung garantiert ist.

Die Stärke einer Gesellschaft zeigt sich darin, wie sie mit Krisen und mit tragischen Unglücken umgeht. Ich bin überzeugt und auch dankbar, dass wir in dieser Krise solidarisch zusammengestanden sind und nun einen Weg suchen, wie wir als Land, als Region, aber auch als Gesellschaft auf dieses Ereignis reagieren können. All jenen, die sich dafür eingesetzt haben und es weiterhin tun, gilt ein herzliches Dankeschön.

Weichelt Manuela · Mit-F · Consiglio nazionale · Zugo · Gruppo dei Verdi

Kollege Bregy, ich habe eine Frage. Sie haben zweimal die Passage aus der Präambel unserer Bundesverfassung paraphrasiert, "dass die Stärke des Volkes sich misst am Wohl der Schwachen". Das sage ich auch immer. Wie sehen Sie es denn beim Opferhilfegesetz? Gilt für Sie dieses Prinzip nur hier als Ausnahme, weil es den Kanton Wallis betrifft? Oder werden Sie sich auch dafür einsetzen, dass das Opferhilfegesetz so geändert wird, dass ähnliche Beiträge auch für andere Opfer gesprochen werden?

Bregy Philipp Matthias · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Il Gruppo del Centro. Alleanza del Centro. PEV.

Sehr geehrte Frau Kollegin Weichelt, ich habe gesagt: Die Stärke einer Gesellschaft zeigt sich darin, wie sie mit Krisen umgeht. Ich hätte mir nicht angemasst, die Bundesverfassung umzuschreiben. Würden Sie meine Haltung in der Kommission kennen, dann wüssten Sie, dass ich immer Hand geboten habe, wenn es darum ging, Lösungen bei der Opferhilfe zu finden. Nicht jede Lösung war letztlich richtig, aber ich habe Hand geboten, um Verbesserungen zu erzielen, selbstverständlich nicht nur in einem Einzelfall, sondern immer dann, wenn wir eine gute Lösung gebraucht haben, um den Menschen, insbesondere den Opfern, zu helfen - eben ganz im Sinne des Gedankens, dass sich die Stärke einer Gesellschaft darin zeigt, wie sie mit Krisen umgeht.

Jans Beat · BR-M · Consiglio federale · Basilea-Città

Auch ich möchte hier zuerst noch einmal meine Anteilnahme gegenüber den Betroffenen übermitteln. Wir haben in dieser schwierigen Krise gehandelt: In der Frühjahrssession haben Sie den rechtlichen Rahmen geschaffen, damit der Bund den Opfern der schrecklichen Tragödie in Crans-Montana und den Angehörigen rasch und unbürokratisch helfen kann. Die Auszahlung der Solidaritätsbeiträge des Bundes an die am stärksten betroffenen Opfer und Familien läuft über den Kanton Wallis und hat im Frühsommer begonnen. Bis jetzt wurden rund 114 Solidaritätsbeiträge ausbezahlt.

Mit dem Bundesgesetz haben Sie auch die Grundlage für einen runden Tisch geschaffen. Es fanden bereits mehrere Vorbereitungssitzungen statt, um seine Zusammensetzung und seine Arbeitsweise festzulegen. Der Leiter des runden Tisches, Herr Laurent Kurth, hat ausserdem bereits zahlreiche bilaterale Kontakte geknüpft - insbesondere mit Vertretungen der Opfer. Die Arbeiten sind sehr komplex, sehr herausfordernd, aber sie schreiten voran.

Heute behandeln wir verschiedene Fragen, die diesen runden Tisch betreffen. Die wichtigste ist: Soll sich der Bund an Vergleichslösungen finanziell beteiligen? Wenn ja, unter welchen Voraussetzungen?

Eine Vergleichslösung ist für den Bundesrat von zentraler Bedeutung. Eine Vergleichslösung erspart den Opfern langwierige und sehr belastende Gerichtsverfahren. Sie entlastet aber auch die Gerichte von vielen komplizierten, langjährigen und sehr teuren Prozessen, die die Gerichte der Kantone und des Bundes überlasten können. Wir haben also ein grosses Interesse, Vergleichslösungen anzuregen. Beschreiten alle Anwälte einzeln den Rechtsweg, bedeutet das eine gewaltige zusätzliche Belastung unserer Gerichte. Sie laufen bereits jetzt am Anschlag.

Damit solche Vergleiche eben möglich sind, braucht es ein klares Signal, und genau deshalb ist die Beteiligung des Bundes wichtig. Sie soll einen gezielten Anreiz setzen, damit die beteiligten Parteien Vergleichsgespräche aufnehmen und sie dann auch ernsthaft führen. Die im Gesetzentwurf vorgesehenen 20 Millionen Franken, die der Bund an Vergleichslösungen beitragen soll, werden entscheidend sein, um eine mögliche Vergleichsvereinbarung zu erreichen. Der Ständerat und die Mehrheit Ihrer Kommission für Rechtsfragen befürworten diesen Ansatz. Ich bin überzeugt, dass das der richtige Weg ist. Ich bitte Sie deshalb, auf die Vorlage einzutreten und der Beteiligung des Bundes mit höchstens 20 Millionen Franken an Vergleichslösungen zuzustimmen.

Das Herzstück der Vorlage ist Artikel 5a. Der Ständerat und die Mehrheit Ihrer Kommission für Rechtsfragen sind der Auffassung, dass die Grundsätze, nach denen der Bundesrat über die Beteiligung entscheidet, im Gesetz zu nennen sind. Die ausführlichen Diskussionen über diese Grundsätze zeigen aber, wie schwierig es ist, Kriterien abstrakt festzulegen. Die Grundsätze, die der Ständerat aufgestellt hat, sind an frühere Fälle von Vergleichslösungen angelehnt, können aber bestenfalls Anhaltspunkte liefern. Die Kriterien, die in den Fällen Luxor oder Überlingen angewendet wurden, waren auf den jeweiligen konkreten Fall zugeschnitten. Sie wurden auch nicht vorgängig abstrakt in einem Gesetz festgelegt. Hier haben wir einen Fall, der sich ganz anders präsentiert.

Die Minderheit II (Portmann Barbara) ist der Ansicht, dass das Gesetz dem Bundesrat keine Grundsätze vorgeben soll. Ich bitte Sie, der Minderheit zu folgen und bei der Formulierung der bundesrätlichen Botschaft zu bleiben, und zwar aus folgenden Gründen: Vergleichslösungen lassen sich nicht am Reissbrett entwickeln, sie entstehen im Dialog der beteiligten Akteure. Vergleichsverhandlungen sind von vielen Faktoren abhängig. Nach dem Verständnis des Bundesrates funktioniert ein runder Tisch nur, wenn er möglichst ergebnisoffen ist. Das ist seine Stärke. Eine Einigung setzt immer einen Konsens voraus. Zentrale Faktoren - wer teilnimmt, wie verhandelt wird, wer wie viel beiträgt, worauf verzichtet wird - entwickeln sich erst im Prozess selbst, genau dafür macht man ja einen runden Tisch.

Was ich betonen will, und das ist mir wirklich wichtig zu sagen: Mir scheint hier immer wieder ein Missverständnis im Raum zu sein. Der Bundesrat ist in seinem Entscheid über eine finanzielle Beteiligung immer an die Verfassung und an die Gesetze gebunden, und dazu gehören eben die Grundsätze der Gleichbehandlung und der Subsidiarität. Das heisst, zuerst müssen die Täter bezahlen, dann die Versicherungen, und der Bund ist dann nur komplementär in der Pflicht. Das gilt in jedem Fall. Der Antrag der Minderheit II (Portmann Barbara) belässt dem runden Tisch die Freiheit, die es für die guten Lösungen im Einzelfall braucht. Ich bitte Sie deshalb, wie bereits erwähnt, dem Antrag der Minderheit II zu folgen und auf die Festlegung von Grundsätzen für die Bundesbeteiligung zu verzichten.

Hingegen bitte ich Sie, den Antrag der Minderheit I (Gianini) abzulehnen. Er ist gut gemeint und völlig nachvollziehbar. Er würde den Kanton Wallis und die Gemeinde Crans-Montana indirekt zur Teilnahme am runden Tisch und an einer Vergleichslösung verpflichten, damit sich der Bund überhaupt beteiligen kann. Das lässt sich aber nicht mit Artikel 5 des Gesetzes vereinbaren, nämlich mit dem Grundsatz, dass alle freiwillig am runden Tisch teilnehmen sollen. Wir wollen dem runden Tisch die Möglichkeit eröffnen, dass er auch ohne die direkte Teilnahme von Kanton und Gemeinde zu einer fairen und tragfähigen Lösung kommt. Es ist auch die Konstellation denkbar, dass es Anwältinnen und Anwälte gibt, die sagen: Wenn dieser Kanton oder diese Gemeinde am Tisch sitzt, dann kommen wir nicht. Das ist zum jetzigen Zeitpunkt nicht auszuschliessen. Deshalb wäre die Annahme dieses Minderheitsantrages nicht im Sinne des runden Tisches und des Bundes. Ich bitte Sie, hier dem runden Tisch wirklich die nötige Autonomie und Selbstorganisation zu ermöglichen. Bitte geben Sie dem runden Tisch die besten Voraussetzungen mit, damit er seine Aufgabe erfüllen kann, mit Freiraum und auch Vertrauen in den Prozess.

Addor Jean-Luc · Mit-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Monsieur le conseiller fédéral, j'ai une question concernant les règles d'organisation et de procédure de cette table ronde. On voit à l'article 6 que, dans son projet, le Conseil fédéral n'avait rien prévu à ce sujet. La commission du Conseil des États a imaginé que le président de cette table ronde définirait ces règles après avoir consulté les participants. La majorité de notre commission pense que la présidence doit définir ces règles en collaboration avec les participants. Quelle est la différence entre ces différentes solutions et quelle est la position du Conseil fédéral, qui, je le rappelle, avait proposé de ne rien préciser dans le projet de loi ?

Jans Beat · BR-M · Consiglio federale · Basilea-Città

Der Bundesrat hat hier möglichst grosse Freiheit beantragt, das ist ihm wichtig. Ich habe es dargestellt: Es soll darum gehen, dem Verhandlungsführer, Laurent Kurth, die Möglichkeit zu geben, die Spielregeln zusammen mit den möglichen Teilnehmern am runden Tisch festzulegen. Dieser Grundsatz ist dem Bundesrat besonders wichtig, weil er überzeugt ist, dass nur dann eine Lösung gefunden werden kann.

Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

Le président (Page Pierre-André, président): Les rapporteurs renoncent à prendre la parole. Nous votons sur la proposition de non-entrée en matière de la minorité Nicolet.

Votazione

Abstimmung - Vote

Für Eintreten ... 121 Stimmen

Dagegen ... 69 Stimmen

(7 Enthaltungen)

Page Pierre-André · P-M · Consiglio nazionale · Friburgo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro

3. Bundesgesetz über die Unterstützung der Opfer der Brandkatastrophe in Crans-Montana vom 1. Januar 2026

3. Loi fédérale sur le soutien en faveur des victimes de l'incendie de Crans-Montana du 1er janvier 2026

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung, Art. 5

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Titre et préambule, ch. I introduction, art. 5

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des États

Angenommen - Adopté

Art. 5a

Antrag der Mehrheit

Abs. 1, 1ter

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Abs. 1bis

...

f. Streichen

Antrag der Minderheit I

(Gianini, Buffat, Bühler, Gobet Nadine, Golay Roger, Nantermod, Nicolet)

Abs. 1bis Bst. a

a. ... und weiterer leistungspflichtiger Personen sowie der Gemeinde Crans-Montana sowie des Kantons Wallis.

Antrag der Minderheit II

(Portmann Barbara, Arslan, Dandrès, Funiciello, Jaccoud, Locher, Mahaim, Schmezer, Schneider Meret)

Abs. 1bis Einleitung

Über die Beteiligung entscheidet der Bundesrat. (Rest streichen)

Abs. 1bis Bst. a-c, e, , Abs. 1ter

Streichen

Antrag der Minderheit III

(Nicolet, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Maitre, Nantermod, Riner, Steinemann, Tuena)

Streichen

Art. 5a

Proposition de la majorité

Al. 1, 1ter

Adhérer à la décision du Conseil des États

Al. 1bis

...

f. Biffer

Proposition de la minorité I

(Gianini, Buffat, Bühler, Gobet Nadine, Golay Roger, Nantermod, Nicolet)

Al. 1bis let. a

a. ... et les autres personnes tenues de verser des prestations, ainsi que de la commune de Crans-Montana et du canton du Valais.

Proposition de la minorité II

(Portmann Barbara, Arslan, Dandrès, Funiciello, Jaccoud, Locher, Mahaim, Schmezer, Schneider Meret)

Al. 1bis introduction

Le Conseil fédéral décide de la participation. (Biffer le reste)

Al. 1bis let. a-c, e, al. 1ter

Biffer

Proposition de la minorité III

(Nicolet, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Gobet Nadine, Golay Roger, Maitre, Nantermod, Riner, Steinemann, Tuena)

Biffer

Votazione

Erste Abstimmung - Premier vote

Für den Antrag der Mehrheit ... 101 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit I ... 95 Stimmen

(1 Enthaltung)

Votazione

Zweite Abstimmung - Deuxième vote

Für den Antrag der Mehrheit ... 120 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit II ... 74 Stimmen

(3 Enthaltungen)

Votazione

Dritte Abstimmung - Troisième vote

Für den Antrag der Mehrheit ... 105 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit III ... 88 Stimmen

(4 Enthaltungen)

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Art. 6

Antrag der Kommission

Titel

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Abs. 1bis

Die Leitung definiert gemeinsam mit den Teilnehmenden des runden Tisches ...

Art. 6

Proposition de la commission

Titre

Adhérer à la décision du Conseil des États

Al. 1bis

La présidence définit, en collaboration avec les participants à la table ronde, ...

Angenommen - Adopté

Art. 6a, Ziff. II

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Art. 6a, ch. II

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des États

Angenommen - Adopté

Votazione

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

Für Annahme des Entwurfes ... 106 Stimmen

Dagegen ... 87 Stimmen

(4 Enthaltungen)

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Le président (Page Pierre-André, président): L'objet retourne au Conseil des États.