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L’Armée suisse sert du vin étranger : le CF doit faire respecter ses propres engagements !
Texte déposé
La viticulture suisse traverse une situation difficile. Face aux difficultés rencontrées par la branche, la Confédération et le Parlement ont renforcé leur soutien. En 2025, le Parlement a notamment débloqué 10 millions de francs supplémentaires en faveur du secteur viticole.
Dans ce contexte, il est pour le moins paradoxal que des institutions de la Confédération servent du vin étranger lors de leurs manifestations officielles, alors même que l’État consacre des moyens considérables à la promotion des vins suisses.
Cette situation avait déjà été dénoncée en 2024 dans le cadre de ma question 24.1018. Dans sa réponse, le CF avait indiqué que « les cadres ont été par la suite sensibilisés à l’importance d’utiliser des produits suisses en tout temps » et qu’ils « veilleront à l’avenir à acheter des vins helvétiques ».
Or, lors du rapport annuel du CLA-G, organisé cette année à Aigle, du vin étranger était à nouveau servi. Cette situation démontre que le message donné en 2024 n’a manifestement pas été suffisamment suivi d’effets.
Il est difficilement compréhensible que la Confédération demande aux consommateurs de privilégier les produits suisses, qu’elle investisse des moyens importants pour promouvoir les vins helvétiques et que, dans le même temps, l’Armée suisse mette en avant des vins étrangers lors de manifestations officielles.
Le CF est dès lors prié de répondre aux questions suivantes :
A-t-il connaissance du fait que du vin étranger a été servi lors du rapport annuel 2026 du CLA-G à Aigle ?
Comment explique-t-il que, malgré sa réponse à la question 24.1018, cette situation se reproduise ?
Quelles directives sont actuellement applicables au sein du DDPS et de l’Armée suisse concernant l’achat et le service de vins lors de manifestations et réceptions officielles ?
Le CF est-il prêt à garantir que les vins suisses soient systématiquement privilégiés lors des manifestations officielles de l’Armée, lorsque cela est possible ?
Quelles mesures entend-il prendre pour que les engagements pris en 2024 soient effectivement respectés et que la Confédération donne elle-même l’exemple en matière de soutien à la viticulture suisse ?