05.421
Considerare con serietà il problema dell'amianto
Intervento procedurale
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Menétrey-Savary, Aeschbacher, Bruderer, Graf Maya, Nordmann, Rechsteiner-Basel, Stump, Wyss)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Menétrey-Savary, Aeschbacher, Bruderer, Graf Maya, Nordmann, Rechsteiner-Basel, Stump, Wyss)
Donner suite à l'initiative
Teuscher Franziska · Mit-F · Consiglio nazionale · Berna · Gruppo dei Verdi
Vor zwei Jahren machten Globus und Sulzer Schlagzeilen - nicht wegen hoher Firmengewinne, sondern weil ihre Gebäude Asbest enthielten. Den Fussballstadien erging es nicht besser. Wegen Asbest wurde die Sanierung des Basler Fussballstadions 2 Millionen Franken teurer als geplant. Im Frühling 2006 machte dann das Paul-Scherrer-Institut negative Schlagzeilen. Arbeiter wurden bei Bauarbeiten mit Asbest verseucht. Selbst in bundeseigenen Liegenschaften stiessen im Sommer 2005 Bauarbeiter bei Sanierungsarbeiten zufällig auf asbesthaltiges Material. 160 Personen der Logistikbasis der Armee mussten deshalb kurzfristig ausquartiert werden.
Diese Beispiele zeigen: In sehr vielen Gebäuden in der Schweiz ist Asbest enthalten, und wir wissen es nicht. Wenn Arbeiter dann bei einem Umbau, Abbruch oder einer Renovation zufällig auf Asbest stossen, sind sie einer riesigen Gesundheitsgefährdung ausgesetzt. Experten schätzen, dass in unserem Land rund 100 Kilogramm Asbest pro Einwohner und Einwohnerin verbaut wurden. Asbest war lange Zeit ein sehr beliebter Baustoff, deshalb verwundert es nicht, dass er auch heute noch häufig in Gebäuden anzutreffen ist.
Die Gesundheitsgefährdung durch Asbest - dass man nach Asbestkontakt an Krebs erkrankt und schnell stirbt - hat man jahrzehntelang unterschätzt, oder man hat das Problem auf die lange Bank geschoben. Auch Private können bei einem Umbau schnell zu Schaden kommen. Bei Renovationen, wo sie selber Hand anlegen, stossen sie unerwartet auf Asbest.
Das Bewusstsein bezüglich der gravierenden Problematik ist immer noch ungenügend, und die nötigen Grundlagen fehlen. Deshalb habe ich zusammen mit André Daguet diese parlamentarische Initiative eingereicht. Wir fokussieren dabei zum einen auf die Asbestopfer und zum anderen auf die Prävention.
Zum ersten Punkt, der Entschädigung der Asbestopfer: Wer mit Asbest in Kontakt gekommen ist, erkrankt häufig erst zehn, zwanzig, dreissig Jahre später an Krebs. In der Schweiz, wo die Verwendung von Asbest seit fünfzehn Jahren verboten ist, sind bisher über 750 Menschen an den Folgen von Asbest gestorben. Jährlich sterben im Durchschnitt 200 Menschen an den Folgen von Asbest. Grund zur Sorge besteht weiterhin, weil nach Schätzungen der Suva in den nächsten zwanzig bis dreissig Jahren in der Schweiz weitere 3500 Menschen an asbestbedingten Krankheiten sterben werden. Die Opfer und deren Angehörige müssen betreut und entschädigt werden, denn die Opfer kamen meist unverschuldet mit Asbest in Kontakt. Daher verlangen wir mit unserer parlamentarischen Initiative, dass ein Fonds geschaffen wird. Dieser soll gespiesen werden mit Geldern des Bundes, der Kantone, der Suva und der Unternehmen, welche mit dem Material gearbeitet haben. Die Idee, einen Fonds einzurichten, ist überhaupt nicht neu; sie wird in Frankreich bereits umgesetzt.
Zum zweiten Punkt, dem Register als Instrument der Vorsorge: Ein Register soll es ermöglichen, dass alle Gebäude, die Asbest enthalten, zentral registriert werden. Dazu braucht es eine gesetzliche Meldepflicht für alle Eigentümer von asbesthaltigen Gebäuden, privaten wie öffentlichen. Anhand dieses Registers soll dann festgelegt werden, ob eine Sanierung nötig ist, wenn ja, mit welcher Priorität sie anzugehen ist und wie der Zeitplan für die Sanierung aussieht.
Die Forderung nach einem Register wird von der Eidgenössischen Koordinationskommission für Arbeitssicherheit, welche dem Bundesrat als beratendes Gremium zur Seite steht, unterstützt. Diese Kommission verlangt ein nationales Inventar bzw. eine Meldepflicht. Aus der Sicht dieser Kommission kann nur damit verhindert werden, dass bei einer Renovation oder einem Umbau aus Unwissen Asbest freigesetzt wird.
Von den Gegnern eines solchen Registers wird immer wieder gesagt, es sei zu teuer, wir könnten es uns nicht leisten. Die Kosten muss aber unsere Generation übernehmen, wir haben das Problem geschaffen. Es ist unfair, die Kosten auf eine kommende Generation zu überwälzen, denn Asbest, das in einem Gebäude vorhanden ist, können wir nicht einfach aus der Welt schaffen; da nützt es nichts, wenn Sie den Kopf in den Sand stecken und dieses Problem nicht wahrnehmen wollen.
Ich bitte Sie daher, meiner parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Menétrey-Savary Anne-Catherine · Mit-F · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dei Verdi
Seize ans après son interdiction en Suisse, l'amiante tue toujours. Affirmer que c'est un problème sérieux et qu'il faut agir ne devrait pas être perçu comme une déclaration de guerre aux employeurs et aux milieux de la construction. Et c'est pourtant ce qui est arrivé en commission. Les propositions de l'initiative parlementaire Teuscher ont a priori été déclarées irréalistes et trop coûteuses. Finalement, à court d'arguments, la majorité de la commission s'est retranchée derrière le vote négatif du Conseil des Etats sur la motion Brunner Christiane 05.3320, "Prévenir l'exposition à l'amiante", qui comportait les mêmes demandes. Ce faisant, elle n'a pas voulu tenir compte du fait que le Conseil fédéral, dans sa réponse à ladite motion, reconnaissait explicitement la nécessité d'agir, réponse confirmée par une lettre adressée à notre commission en octobre 2005 par le conseiller fédéral Pascal Couchepin qui faisait état de la requête de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail en faveur de nouvelles mesures légales.
Le problème de l'amiante - ma collègue Franziska Teuscher l'a rappelé - a deux aspects: la prévention par l'information et l'indemnisation des victimes.
Sur le premier point, on dit que 4000 bâtiments contiennent encore de l'amiante. Mais ce chiffre est tout à fait incertain, car on trouve de l'amiante à peu près dans tous les bâtiments datant de la première moitié du siècle dernier. Quelques tentatives d'inventaire ont été faites, mais de l'aveu même de l'administration, elles ne sont ni fiables, ni mises à jour, ni complètes. De ce fait, à tout moment, les ouvriers occupés à assainir des bâtiments peuvent se trouver sans protection en présence d'amiante, sans compter les bricoleurs qui se lancent eux-mêmes dans des travaux de rénovation. La nécessité de sensibiliser la population à ces risques ne saurait être contestée.
L'initiative parlementaire propose un inventaire exhaustif. Cette exigence a été jugée irréaliste et trop dispendieuse par la majorité de la commission. C'est pourtant bien ce qui se fait dans certains cantons suisses ou ailleurs en Europe. Et c'est d'autant plus important que d'ici quinze à vingt ans, plus personne ne se souviendra dans quels bâtiments on trouve de l'amiante. Cela dit, la minorité admet qu'on peut discuter la portée et l'ampleur de cette demande. Une obligation d'annoncer en cas de rénovation ou des contrôles en cas de présomption seraient aussi possibles.
Quant aux victimes, la réalité des problèmes tient en quelques chiffres: 1635 personnes atteintes de maladies dues à l'amiante, 750 décès, 3500 nouveaux cas probables dans les 20 prochaines années - 80 cas à peu près sont répertoriés chaque année. La SUVA a versé jusqu'ici 377 millions de francs d'indemnisations, mais il faut souligner qu'elle est très restrictive dans sa prise en compte des cas annoncés. Beaucoup ne sont pas reconnus, soit parce que la personne n'est pas assurée à la SUVA, soit parce que la maladie est attribuée, à tort ou à raison, à une autre cause. Il faut dire que le délai de latence pour l'apparition d'un cancer de la plèvre peut aller jusqu'à 40 ans. L'identification des victimes aujourd'hui à la retraite et vivant à l'étranger est donc très lacunaire, malgré les efforts d'information.
Pour tous ces cas non recensés et donc non indemnisés, l'initiative demande la création d'un fonds d'indemnisation, pour que ce ne soient pas seulement l'assurance ou les employeurs ou l'Etat qui contribuent, mais tous les responsables au sens large, dans ce problème de santé publique de portée large.
"La chimie paie mais n'avoue pas!", c'est le titre donné à un article paru dans le journal "L'Hebdo" à propos du Galecron, un autre produit cancérigène. Quelques ouvriers ont été indemnisés, mais Novartis déclare que c'est une aide volontaire et en aucun cas l'aveu d'un lien scientifique entre la production de la substance et le développement du cancer. Cette attitude est très typique, mais c'est encore plus grave du côté de l'amiante. La tendance, chez Eternit, c'est de ne rien avouer, mais de ne rien payer non plus!
Pour toutes ces raisons, la minorité vous demande de donner suite à l'initiative parlementaire Teuscher.
Reymond André · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
La commission s'est réunie le 20 février 2006 pour l'examen préalable de l'initiative parlementaire Teuscher 05.421, "Amiante. Prendre le problème au sérieux". Cette initiative désire un recensement obligatoire des bâtiments contenant de l'amiante, la liste des entreprises ayant travaillé avec l'amiante, la mise en place d'un plan d'assainissement et surtout la création d'un fonds pour indemniser les victimes.
La création d'un fonds pour indemniser les victimes n'est tout simplement plus réalisable vu la longueur du temps qui s'est écoulé depuis. En commission, il a été rappelé que presque tout bâtiment construit avant 1990 peut contenir de l'amiante avec la diversité des produits utilisés. Depuis 1990, des dispositions sévères sont imposées quant à l'utilisation de l'amiante pour la construction des bâtiments et la protection des travailleurs.
Mettre sur pied un registre des constructions contaminées n'est pas possible pour une question de prix et de bureaucratie surdimensionnée. Il a aussi été rappelé en commission que la fréquentation des bâtiments contenant de l'amiante est sans danger tant que les matériaux amiantés ne sont pas endommagés. Par contre, une minorité de la commission soutient l'initiative indiquant que près de 4000 bâtiments pollués sont un danger pour les particuliers et les ouvriers qui entreprennent des rénovations. Cette minorité aimerait que les entreprises du bâtiment mettent en place à titre préventif un dispositif de protection lié à ce matériau.
C'est par 14 voix contre 9 et 1 abstention que la commission propose de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire et que, au nom de la commission, je vous propose d'en faire de même, c'est-à-dire de ne pas y donner suite.
Cathomas Sep · Mit-M · Consiglio nazionale · Grigioni · Gruppo popolare-democratico
Die Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie beantragt Ihnen mit 14 zu 9 Stimmen, der parlamentarischen Initiative Teuscher keine Folge zu geben.
Die Initiative will eine verbindliche gesetzliche Regelung für die Errichtung eines nationalen Fonds zur Entschädigung und umfassenden Betreuung von Asbestopfern und deren Familien. Zusätzlich soll eine gesetzliche Meldepflicht für alle Eigentümer von asbesthaltigen öffentlichen und privaten Gebäuden an die zuständige Behörde eingeführt werden. Zudem verlangt die Initiative, dass alle Unternehmen, welche mit Asbest gearbeitet haben, die notwendigen Angaben an die zuständige Behörde liefern, um die Erfassung sämtlicher asbesthaltiger Gebäude zu ermöglichen. Das Asbestregister soll öffentlich einsehbar sein. Die Erarbeitung von Sanierungsmassnahmen soll an die Hand genommen werden, und Eigentümern von privaten Gebäuden soll die finanzielle Unterstützung bei mangelnden Mitteln gewährleistet werden.
Seit dem Jahr 1986 besteht eine vom damaligen Bundesamt für Umwelt verfasste Liste der mit Spritzasbest kontaminierten Gebäude. Diese Liste ist jedoch nicht vollständig und basiert nicht auf systematischen Untersuchungen aller infrage kommenden Gebäude. Aus der Sicht der Initianten müssen die Daten heute erfasst werden, weil man in zehn bis fünfzehn Jahren nicht mehr auf das Wissen der Unternehmen zurückgreifen kann, die seinerzeit Asbest verarbeitet haben.
Die Mehrheit der Kommission erachtet Asbest im Zusammenhang mit dem Rückbau und der Sanierung von alten Bauten als ein ernstzunehmendes Problem. Trotzdem lehnt sie die in der Initiative vorgesehenen Massnahmen ab. Es bestehen für den beruflich bedingten aktiven Asbestkontakt bereits heute sehr strenge Vorschriften zum Schutz der Arbeitnehmer. Bereits im Jahr 1990 wurde zum Schutz der Arbeitnehmer ein generelles Asbestverbot verfügt. Die systematische Untersuchung, Kennzeichnung und Inventarisierung aller mit Asbest verseuchten Gebäude würde gemäss Auskunft von Fachleuten pro Projekt Kosten in Höhe von mehreren Tausend Franken verursachen und eine grosse bürokratische Übung mit weiteren Kosten nach sich ziehen. Auf den Gebäudebestand der Schweiz umgerechnet ergäben sich Kosten in Milliardenhöhe.
Die Anwendung von Asbest ist zudem äusserst vielfältig: Nebst dem Spritzasbest wurden auch mehrere Millionen Quadratmeter asbesthaltige Bodenbeläge, Rohrisolationen und Leichtbauplatten verlegt. Praktisch jedes Gebäude, das vor 1990 errichtet wurde, steht in Verdacht, asbesthaltiges Material zu enthalten. Damit besteht, sobald an diesen Gebäuden gearbeitet wird, immer auch die Möglichkeit, mit Asbest in Kontakt zu geraten.
Die geltenden Arbeitsschutz- und Umweltschutzbestimmungen verlangen die getrennte Entsorgung von asbesthaltigem und nichtasbesthaltigem Material. Das heisst nichts anderes, als dass man die entsprechenden Vorabklärungen in Bezug auf Asbest im Zusammenhang mit Bausanierungen und Abbrüchen bereits heute vornehmen muss. Aus diesem Grunde erachtet die Kommissionsmehrheit die Registrierung von sämtlichen asbesthaltigen öffentlichen und privaten Gebäuden, unabhängig davon, ob Bauarbeiten vorgenommen werden oder nicht, als unzweckmässig und sehr kostspielig.
Betreffend die in der Initiative vorgesehene Errichtung eines Fonds sieht die Kommissionsmehrheit eine grosse Problematik bezüglich der Fondsfinanzierung. Nachdem eine Finanzierung durch den Staat eher unwahrscheinlich sein wird, müssten die Unternehmer und Handwerker zur Kasse gebeten werden, welche früher mit asbesthaltigem Material gearbeitet haben. Auch diese Option ist eher unmöglich, handelt es sich doch um rückwirkende Zahlungen für Arbeiten, die in den Sechziger- und Siebzigerjahren mit damals zulässigen Produkten erbracht worden sind.
Aufgrund dieser Überlegungen beantrage ich im Namen der Kommissionsmehrheit - das Verhältnis betrug 14 zu 9 Stimmen -, der Initiative keine Folge zu geben.
Votazione
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben .... 65 Stimmen
Dagegen .... 116 Stimmen