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Überproportionale Nachfrage nach IV-Leistungen
Brändli Christoffel · 1VP-M · Ständerat · Graubünden · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich frage den Interpellanten an, ob er von der schriftlichen Antwort des Bundesrates befriedigt ist oder ob er Diskussion beantragt.
Reimann Maximilian · Mit-M · Ständerat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Herr Präsident, ich beantrage Diskussion, um erklären zu können, wo ich teilweise befriedigt bin und wo nicht.
Brändli Christoffel · 1VP-M · Ständerat · Graubünden · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Herr Reimann beantragt Diskussion. - Sie sind damit einverstanden.
Reimann Maximilian · Mit-M · Ständerat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Meine Interpellation zielt darauf ab, Transparenz bei den IV-Leistungen herzustellen, denn nur wenn wir über korrektes Zahlenmaterial verfügen, können wir offen und korrekt darüber diskutieren. Im Volk scheiden sich bekanntlich mangels besagter Transparenz die Geister.
Seit Beginn der Neunzigerjahre verzeichnen wir ein massives Wachstum der IV-Renten. Hatten wir 1990 noch eine IV-Rentnerzahl von gut 164 000, betrug sie im vergangenen Jahr bereits 300 000; das ist also fast eine Verdoppelung in anderthalb Jahrzehnten. Die Konsequenzen für die IV-Finanzen waren verheerend. Wir haben bereits rund 11 Milliarden Franken IV-Schulden im AHV-Fonds, und es ist heute ein Faktum, dass bei den Staatsangehörigen gewisser Nationen eine stärkere IV-Nachfrage zu verzeichnen ist als bei anderen. Leider ist die Transparenz über diese übermässige Nachfrage seitens der Staatsangehörigen bestimmter Nationalitäten aber nach wie vor mangelhaft. Obwohl der Bundesrat die Nationalitäten der IV-Bezüger erhebt, weigert er sich, diese allgemein offenzulegen, und dieses Verhalten finde ich unverständlich.
In meinem Heimatkanton Aargau beispielsweise wird die Kriminalitätsstatistik im Sinne der Transparenz nach Nationalitäten erhoben, und dies ist der Transparenz förderlich. Auch bei der Invalidenversicherung verfügen wir teilweise über kantonale Statistiken. So hat beispielsweise der Kanton Zug die Häufigkeit der IV-Neurentner nach Nationalitäten untersuchen lassen und dabei festgestellt, dass Personen aus Ex-Jugoslawien stark übervertreten sind. Sie stellen dort einen Bevölkerungsanteil von 6,1 Prozent und beziehen 20,8 Prozent der Neurenten.
Wie ich nachlesen konnte, hatten Sie sich, Herr Bundesrat, in der Fragestunde des Nationalrates am 21. Juni des letzten Jahres ebenfalls dahingehend geäussert, dass Personen aus Serbien, Montenegro, Kroatien, Bosnien-Herzegowina und Mazedonien abgesehen von den Schweizern zu den häufigsten IV-Bezügern gehören. In seiner Antwort vom letzten Freitag, dem 28. September 2007, auf einen parlamentarischen Vorstoss im Nationalrat schliesslich hat der Bundesrat ebenfalls eingestanden, dass die Anzahl IV-Bezüger aus Ex-Jugoslawien von 1993 bis 2007 von 4000 auf 24 000 angestiegen sei, was einer Versechsfachung der Bezügerzahl in nur 14 Jahren entspricht. Zweifellos waren die Kriegswirren in jener Region eine Mitursache, aber wie ausgeprägt diese Ursache ist, entzieht sich nach wie vor unserer Kenntnis.
Wir haben ein Problem mit Personen aus gewissen Herkunftsländern, welche übermässig IV-Leistungen beanspruchen. Darüber muss man sprechen können, offen, ehrlich und ohne gleich der Ausländerfeindlichkeit bezichtigt zu werden. Tabus darf es in der Politik keine geben. Ich frage daher den Bundesrat, ob er nun bereit oder nach wie vor nicht bereit ist, im Rahmen der jährlichen und bereits heute detaillierten IV-Statistik die IV-Bezüger nach Nationalität aufzuführen. Die Daten liegen ja ohnehin vor, auch sind sie in die Antwort des Bundesrates auf meine Interpellation hier eingeflossen. Es wäre also kaum ein grosser Zusatzaufwand, wenn man sie nun wirklich öffentlich darlegen würde. Der Erkenntnisgewinn für den Gesetzgeber könnte erheblich sein. Als Volks- und Standesvertreter sind wir es der Bevölkerung schuldig, die Probleme, sofern solche bestehen, offen anzusprechen. Bei der übermässigen Vertretung von Personen aus dem ehemaligen Jugoslawien in der Invalidenversicherung haben wir offensichtlich ein solches Problem. Dieses gilt es zu erkennen und dann einer Lösung zuzuführen.
Ich hoffe, Herr Bundesrat, dass das in den Ziffern 4 und 5 der Antwort erwähnte Forschungsprogramm zu Invalidität und Behinderung und zur Umsetzung des Invalidenversicherungsgesetzes uns nun diese Transparenz ab dem Jahr 2008 bringen wird. Noch schreiben wir das Jahr 2007; Ihr Zieljahr mit dem Forschungsprogramm ist das Jahr 2008. Sorgen Sie also zwischenzeitlich bitte dafür, Herr Bundesrat, dass auch der Nationalitätenfrage die ihr gebührende Beachtung beigemessen wird und meine Erwartung erfüllt werden kann.
In dieser positiven Erwartung erkläre ich mich von der Antwort des Bundesrates teilweise befriedigt. Unbefriedigend ist für mich aber nach wie vor der Ist-Zustand beim Grundsachverhalt.
Couchepin Pascal · VPBR-M · Bundesrat · Wallis
Je remercie Monsieur Reimann de se déclarer partiellement satisfait. Je crois qu'une discussion de ce type est intéressante. La transparence est certes utile, mais un peu de transparence apporte de la confusion, et beaucoup de transparence conduit probablement à tirer des conclusions différentes de celles que vous avez tirées.
Il y a surreprésentation, dites-vous, des citoyens de l'ancienne Yougoslavie dans le nombre des rentiers AI. Par rapport à quoi? Si vous prenez l'ensemble de la population suisse, vous avez beaucoup plus de personnes qui ont l'âge d'être à la retraite que parmi les citoyens de l'ancienne Yougoslavie. Par conséquent, comparer la proportion d'assurés AI originaires de l'ancienne Yougoslavie, qui sont pratiquement tous issus de la classe active, avec l'ensemble de la population suisse où plus de 16 pour cent des personnes sont âgées de plus de 65 ans et où on compte aussi un nombre relativement important de jeunes âgés de moins de 20 ans, ce n'est pas établir la transparence: c'est établir des statistiques qui faussent la réalité.
S'il y a trop d'assurés AI issus de l'ancienne Yougoslavie, par rapport à quelles sortes de maladies est-ce? Si vous prenez la population AI suisse et la population AI de l'ancienne Yougoslavie et que vous observez le nombre de rentes accordées pour des raisons psychiques, vous constaterez que les citoyennes et les citoyens issus de l'ancienne Yougoslavie sont sous-représentés par rapport aux Suisses. En pourcentage, il y a plus de Suisses à l'AI pour des raisons psychiques que de citoyens de l'ancienne Yougoslavie. Si vous voulez la transparence, il faut aller jusqu'au bout et dire que les Suisses sont surreprésentés et que les gens issus de l'ancienne Yougoslavie sont sous-représentés en ce qui concerne les maladies psychiques.
Par contre, il est vrai - là, vous avez raison - que les rentes accordées pour des maladies des os et des organes du mouvement sont plus nombreuses en pourcentage parmi les citoyens de l'ancienne Yougoslavie que parmi les citoyens suisses. Je n'ai pas beaucoup de difficultés à vous expliquer - je suis sûr que vous le savez aussi - que probablement, le travail standard d'un citoyen de l'ancienne Yougoslavie est plus de nature à provoquer des difficultés et des invalidités des os et du mouvement que celui du citoyen suisse moyen. Par conséquent, on doit le constater. Mais probablement qu'il est plus facile de décider d'attribuer une rente dans le cas de difficultés ou d'invalidité dues à une maladie des os ou du mouvement que dans le cas de maladies psychiques. Par conséquent, on peut dire que dans un domaine où les choses sont relativement facilement observables, il est exact que les citoyennes et les citoyens de l'ancienne Yougoslavie sont surreprésentés par rapport aux Suisses. Mais ils sont aussi surreprésentés dans les métiers durs qui sont susceptibles de provoquer ce type d'invalidités.
Cela étant dit, il y a aussi probablement des abus dans ce milieu comme dans d'autres milieux, et nous avons mis en place un programme pluriannuel de recherche sur l'invalidité et le handicap, qui étudiera s'il y a une problématique de la nationalité dans l'AI. Mais il faudra aller loin dans la transparence parce que des comparaisons globales ne sont pas équitables pour les raisons que je vous ai indiquées.
Les premières conclusions qu'on est en train de tirer sont qu'à situation socioprofessionnelle égale, les citoyennes et les citoyens de l'ancienne -Yougoslavie ne sont pas surreprésentés par rapport aux Suisses parmi les bénéficiaires de prestations d'invalidité. Finalement, si vous êtes dans le bâtiment, si vous avez un travail dur, vous courez à peu près le même risque de tomber à l'AI, que vous soyez Suisse ou ressortissant de l'ancienne Yougoslavie. Ce n'est pas une surprise que de penser que si vous travaillez dans la banque ou les assurances, vous aurez probablement moins de problèmes de dos que si vous travaillez sur les chantiers. Et c'est ça qui est le point essentiel.
Donc, analyser le phénomène uniquement sous l'angle du critère de la nationalité, sans tenir compte du type de travail, de l'origine sociale et du genre de maladie, n'apporte aucune transparence, mais au contraire une certaine confusion.
Mais allons jusqu'au bout! Vous voulez de la transparence? Je partage votre point de vue, mais allons jusqu'au bout de la transparence, et pas seulement jusqu'à cette première transparence, qui est une fausse transparence parce qu'elle vise seulement une caractéristique d'une personne, alors que la problématique est beaucoup plus large. Dans ce sens, nous sommes prêts, comme vous le souhaitez, à continuer à approfondir ces questions, non seulement en fonction de la nationalité, mais aussi en fonction du type de travail effectué.