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Für ein gesundes Klima. Volksinitiative. CO2-Gesetz. Revision

17149 · Amtliches Bulletin

Del 17 mar 2010

https://lexipedia.io/it/docs/ch/ab-bo-bu/17149/de/fur-ein-gesundes-klima-volksinitiative-co2-gesetz-revision

Consultato il 4 set 2026

  1. Documenti
  2. Confederazione
  3. Bollettino ufficiale
Fonte

Oggetto parlamentare: Per un clima sano. Iniziativa popolare. Legge sul CO2. Revisione (09.067)

09.067

Für ein gesundes Klima. Volksinitiative. CO2-Gesetz. Revision

Rutschmann Hans · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die eidgenössische Volksinitiative "für ein gesundes Klima" wurde vom Verein Klima-Initiative lanciert. Sie wurde am 29. Februar 2008 mit 115 700 gültigen Unterschriften eingereicht. Die Volksinitiative will, dass Bund und Kantone eine wirksame Klimapolitik betreiben. Zu diesem Zweck ist die Menge der landesweiten, vom Menschen verursachten Treibhausgasemissionen bis zum Jahr 2020 gegenüber dem Stand von 1990 um mindestens 30 Prozent zu senken. Gemäss Volksinitiative legt der Bundesrat dabei Zwischenziele fest.

Die Forderung nach einem inländischen Reduktionsziel von mindestens 30 Prozent bis zum Jahr 2020 begründen die Initiantinnen und Initianten damit, dass die Schweiz als Industrieland ihren Treibhausgasausstoss markant reduzieren müsse, um ihren Beitrag zur Stabilisierung der globalen Temperatur zu leisten. Den Hintergrund bildet die Forderung, die globale Klimaerwärmung sei auf maximal 2 Grad Celsius im Vergleich zum vorindustriellen Niveau zu beschränken. Damit sollen gemäss Initianten auch die schlimmsten Klimaauswirkungen auf Mensch und Umwelt vermieden werden. Gemäss den Initianten ist die Schweiz als Alpenland besonders von der Klimaänderung betroffen. Weiter wird die Initiative damit begründet, dass die Schweiz als reiches Industrieland überdurchschnittlich hohe Pro-Kopf-Emissionen aufweise und deshalb auch eine besondere Verantwortung trage. Die Initianten bemängeln auch, dass die im Gesetz vorgesehene CO2-Abgabe im Brennstoffbereich nicht ausgeschöpft und bei den Treibstoffen noch gar nicht eingeführt worden sei. Sie beurteilen die im Inland erzielten CO2-Reduktionen als ungenügend und fordern weiterführende Ziele und weiterführende Massnahmen.

Der Bundesrat beantragt dem Parlament, die Volksinitiative abzulehnen, obwohl er einen klimapolitischen Handlungsbedarf durchaus anerkennt. Nach seiner Ansicht ist eine verfassungsrechtliche Verankerung eines Inlandreduktionsziels jedoch zu wenig flexibel. Er schlägt deshalb dem Parlament eine Änderung des CO2-Gesetzes mit ähnlichen klimapolitischen Zielen vor. Die in dieser Gesetzesänderung vorgeschlagenen Massnahmen sind so ausgestaltet, dass ein Reduktionsziel von minus 20 Prozent per 2020 im Vergleich zu 1990 erreicht wird. Allerdings behält sich der Bundesrat vor, das Reduktionsziel je nach Verlauf der internationalen Verhandlungen bis auf 30 Prozent zu erhöhen. Die UREK beschäftigt sich schon seit einigen Sitzungen mit dieser Gesetzesänderung. Vorgängig fanden auch Anhörungen mit Vertretern des Initiativkomitees statt. Die Revision des CO2-Gesetzes soll in der kommenden Sommersession hier im Nationalrat behandelt werden.

Die Detailberatung über die heute vorliegende Volksinitiative fand in der UREK anlässlich der Sitzung vom 2. Februar dieses Jahres statt. Die Kommissionsmehrheit sprach sich gegen die Volksinitiative aus. Eine Reduktion des CO2-Ausstosses von 30 Prozent im Inland erscheint zu hoch. Hier werden Wettbewerbsnachteile für unsere Wirtschaft befürchtet; dies insbesondere auch, weil zum heutigen Zeitpunkt keine bindende internationale Vereinbarung vorliegt, welche auch die anderen, vor allem die umliegenden Länder auf dieses Reduktionsziel verpflichtet. Sodann wurde in der Kommission auch darauf hingewiesen, dass die Schweiz lediglich für etwa 0,1 Prozent des weltweiten CO2-Ausstosses verantwortlich ist. Deshalb könnten auch einschneidende Massnahmen in der Schweiz das globale CO2-Problem ohnehin nicht alleine lösen. Die Kommission teilte auch die Auffassung des Bundesrates, dass sich die Reduktionsziele gezielter und auch wirksamer im CO2-Gesetz umsetzen lassen als mit einer Änderung der Bundesverfassung, wie sie die Volksinitiative ja zwingend anstreben muss; deshalb der Vorschlag des Bundesrates für einen indirekten Gegenvorschlag.

Eine Kommissionsminderheit unterstützt die Volksinitiative. Für sie ist die Umsetzung des Reduktionsziels nicht nur notwendig, sondern auch machbar. Ein Teil der Befürworter der Minderheit unterstützt die Initiative auch, weil zum jetzigen Zeitpunkt die Revision des CO2-Gesetzes, welche vom Bundesrat als indirekter Gegenvorschlag vorgesehen ist, vom Parlament noch nicht beraten werden konnte. Um die gesetzlichen Fristen einhalten zu können, muss das Parlament jedoch bis Ende August dieses Jahres zur Klima-Initiative Stellung nehmen und eine entsprechende Abstimmungsempfehlung abgeben. Deshalb wird die Volksinitiative im Nationalrat bereits in dieser Session behandelt. Die Abstimmungsempfehlung muss zudem von beiden Räten beschlossen werden; der Ständerat wird dies in der Sommersession tun.

Die Kommission beantragt Ihnen mit 17 zu 9 Stimmen, die Volksinitiative "für ein gesundes Klima" abzulehnen.

Favre Laurent · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion

La loi sur le CO2 en vigueur jusqu'à fin 2010, qui constitue la base légale de la politique climatique nationale, exige que le Conseil fédéral soumette en temps voulu à l'Assemblée fédérale des objectifs plus poussés en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En conséquence, le Conseil fédéral soumettra aux Chambres fédérales un contre-projet indirect à l'initiative populaire "pour un climat sain" qui fait l'objet de ce rapport. Ce contre-projet indirect est actuellement en phase de finalisation en commission. Il sera soumis à votre sagacité lors de la prochaine session d'été. La mise en vigueur de la loi est prévue au 1er janvier 2013.

De son côté, l'initiative populaire "pour un climat sain", signée par plus de 150 000 citoyens, demande une réduction d'ici à 2020 des émissions de gaz à effet de serre produites en Suisse d'au moins 30 pour cent par rapport à leur niveau de 1990. Cette exigence s'inscrit dans une volonté de limiter le réchauffement climatique de 2 degrés Celsius au maximum par rapport aux températures de l'ère préindustrielle.

Aux yeux de la majorité de la commission, l'idée d'inscrire dans la Constitution fédérale un objectif de réduction des émissions de 30 pour cent en Suisse d'ici à 2020 va beaucoup trop loin. C'est ainsi que, par 17 voix contre 9, la commission propose de recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative.

Une minorité propose de soutenir l'initiative, car celle-ci irait selon elle dans la bonne direction pour répondre aux défis à venir en ce qui concerne les changements climatiques. La minorité s'exprimera en détail à ce sujet.

La majorité de la commission estime donc que l'objectif d'atteindre une réduction des émissions de 30 pour cent de l'initiative serait insupportable du point de vue socioéconomique, cela vu le renchérissement très important des énergies fossiles provoqué par une compensation des émissions de CO2 réalisable en Suisse uniquement. En effet, la différence apparaît clairement dans le prix moyen des certificats d'émission. Dans le système européen, une tonne de CO2 coûtait un peu plus de 30 dollars par tonne en 2009 contre 16 dollars pour des mesures prises dans les pays en voie de développement. En Suisse, la réduction des émissions des entreprises industrielles coûte environ 100 francs par tonne. Dans le bâtiment, on atteint même en moyenne plus de 600 francs par tonne. Ainsi, d'après ses estimations, le Conseil fédéral annonce que l'application de l'initiative provoquerait une diminution du PIB de l'ordre de 1,7 pour cent à l'horizon 2020.

Par ailleurs, bien que reconnaissant l'importance de prendre des mesures pour contribuer à limiter le réchauffement climatique, la commission estime qu'il s'agit d'une problématique mondiale qui doit être traitée d'une manière globale; elle rappelle que la Suisse est responsable de 1 pour mille des émissions planétaires de CO2. Il n'est dès lors pas réaliste, même par des mesures indigènes ambitieuses, de prétendre régler la question pour la terre entière. Par ailleurs, en comparaison internationale, la Suisse peut démontrer un bilan positif, tout d'abord par une production électrique pauvre en émissions de CO2, puis en étant l'un des rares pays qui parviendra à réaliser les objectifs de Kyoto, principalement grâce aux mesures volontaires prises par l'économie. A noter que les deux tiers des réductions demandées seront réalisés grâce aux mesures du centime climatique prises à l'étranger.

Dans ce débat, il est aussi adéquat de se remémorer le relatif échec du sommet de Copenhague, qui se résume à une déclaration politique sans objectifs contraignants en matière de réduction des émissions de CO2. En conséquence, c'est logiquement que l'Union européenne a pris l'engagement de réduire ses émissions de 20 pour cent d'ici à 2020. Pour ce qui est des Etats-Unis, l'objectif fixé est de 17 pour cent de réduction au maximum sur la base de 2005 puisque, à l'époque, ils n'étaient pas signataires des accords de Kyoto.

Comme le Conseil fédéral, la commission estime toutefois qu'il est important de prendre des mesures en matière de politique climatique. En effet, avec son écosystème montagneux, la Suisse est un pays sensible aux changements climatiques. Elle a donc un grand intérêt à ce qu'une politique climatique internationale efficace soit adoptée. Une limitation de la hausse de la température mondiale moyenne permettrait à la Suisse d'éviter des dommages à long terme dus aux changements climatiques qui se chiffreraient en milliards de francs.

Dès lors, la majorité - à géométrie variable - de la commission s'est ralliée fondamentalement aux grandes lignes proposées par le Conseil fédéral, même si de nombreuses propositions de minorité ont été déposées. En l'état des discussions, l'objectif de réduction des émissions est fixé à 20 pour cent en Suisse avec une possibilité pour le Conseil fédéral d'augmenter l'objectif à 40 pour cent, dont au maximum 75 pour cent des réductions peuvent être réalisées à l'étranger. La commission doit encore examiner deux sections de la loi lors de sa prochaine rencontre. Il s'agit, d'une part, de la section concernant les mesures techniques de réduction des émissions s'appliquant aux voitures de tourisme et, d'autre part, de celle concernant la compensation s'appliquant aux centrales thermiques à combustibles fossiles.

Au final, on peut considérer que la position de la majorité de la commission reprend concrètement la volonté des initiants de voir une réduction substantielle des émissions de CO2 se mettre en place en Suisse. Elle est même plus exigeante que le projet du Conseil fédéral. En l'état, le contre-projet représente donc une alternative crédible à l'initiative populaire.

Pour toutes ces raisons, la commission vous recommande, par 17 voix contre 9, de recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative populaire.

Teuscher Franziska · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion

Der Klimagipfel in Kopenhagen war für viele von uns eine grosse Enttäuschung. Es wäre aber nun falsch, wenn wir die Hände in den Schoss legen würden, bis sich die internationale Staatengemeinschaft auf den kleinsten gemeinsamen Nenner geeinigt hat. Wir Parlamentarierinnen und Parlamentarier müssen das Heft selber in die Hand nehmen, weil der Bundesrat einen griffigen Klimaschutz verschläft.

Im Jahr 2012 läuft das Kyoto-Protokoll aus, das völkerrechtlich bindende Reduktionsmassnahmen vorsieht. Für die Zeit danach brauchen wir verbindliche Ziele. Verschiedene Länder in Europa haben sich ehrgeizige Klimaschutzziele für diese Zeit vorgegeben, auch ohne neues internationales Abkommen. Hier muss die Schweiz ansetzen, und das können wir heute mit der Unterstützung der Klima-Initiative tun. Im Namen der Kommissionsminderheit bitte ich Sie alle, der Klima-Initiative heute im Parlament zum Durchbruch zu verhelfen. Dies ist nicht nur im Interesse des Klimas, sondern auch in jenem der Schweizer Wirtschaft. Denn diese braucht verlässliche Rahmenbedingungen, wenn sie längerfristig in nachhaltige Arbeitsplätze und ressourcenschonende Technologien investieren soll. Hier ist also die Politik gefordert. Es gibt keine Alternative zu einer schnellen und deutlichen Emissionsreduktion. Wenn wir langfristig die Erwärmung unter der Problemgrenze von 2 Grad Celsius halten wollen, müssen wir für die Schweiz schleunigst verbindliche und ehrgeizige Ziele zur Reduktion der Treibhausgasemissionen festlegen.

In vielen Gebieten der Schweiz hat sich die mittlere Jahrestemperatur in den vergangenen hundert Jahren bereits um 1 bis 2 Grad erhöht, insbesondere in den Alpen. Studien der Universität Zürich kommen zum Schluss, dass die Alpengletscher 80 Prozent ihrer Fläche verlieren könnten, wenn die Sommertemperaturen um durchschnittlich 3 Grad steigen. Damit schmilzt den Ferienorten in unseren Berggebieten quasi das touristische Kapital unter den Füssen weg. Wenn die Klimaerwärmung fortschreitet, müssten wir in Zukunft in der Schweiz vermehrt Murgänge, Überschwemmungen und Steinschläge in Kauf nehmen. Europa wird mit Millionen von Klimaflüchtlingen konfrontiert sein, deren Heimat wegen des Anstiegs des Meeresspiegels verschwunden sein wird. Es kommt uns billiger, ja sehr viel billiger zu stehen, wenn wir heute schon vorbeugen, als morgen die Schäden zu reparieren. Ich erinnere Sie hier an die entsprechenden Berechnungen des früheren Chefökonomen der Weltbank, Sir Nicholas Herbert Stern.

Wenn das Wetter nach Regen ausschaut, dann nehmen wir alle einen Regenschirm mit. Im Winter montieren diejenigen, die ein Auto haben, Winterpneus. Wir müssen auch beim Klima vorsorgen. Wir müssen vorsorgen, damit das Fieberthermometer der Erde nicht weiter klettert. So gesehen ist die Klimaschutz-Initiative eine Risikovorsorge. Das Reduktionsziel, welches uns die Klimaschutz-Initiative für das Jahr 2020 vorgibt, können wir mit effizienter Nutzung der Energieträger und mit der Förderung der erneuerbaren Energien erreichen. Wir schaffen damit Arbeitsplätze in Zukunftsbranchen. Eine Studie von McKinsey, die vor ein paar Wochen veröffentlicht worden ist, schätzt, dass die Schweiz mit der Umsetzung von griffigen Klimaschutzmassnahmen zusätzlich 11 000 Arbeitsplätze schaffen kann. Wenn wir noch den Exportbereich dazunehmen und hier vor allem in den Bereich der klimaverträglichen Technologien investieren, dann kann die Schweiz ihren Umsatz hierin verdreifachen und damit zusätzliche 16 000 Arbeitsplätze schaffen.

Der Klimawandel ist keine Glaubensfrage. Die Klimaforscher haben klar aufgezeigt, dass der beobachtete Temperaturanstieg mit mehr als 90-prozentiger Wahrscheinlichkeit auf die menschlichen Aktivitäten zurückzuführen ist. Unsere Vorfahren waren Naturereignissen gegenüber hilflos ausgeliefert. Heute haben wir die Mittel, das Wissen und die Technologien, rechtzeitig Vorkehrungen zu treffen. Wir können problemlos den Übergang zu einer klimaschonenden Wirtschaftsweise schaffen. Einen konkreten Schritt dazu können Sie selber heute mit der Annahme der Klimaschutz-Initiative machen.

Im Namen der Kommissionsminderheit bitte ich Sie, die Klimaschutz-Initiative zur Annahme zu empfehlen und die Debatte nicht durch die Natur entscheiden zu lassen.

Leutenegger Filippo · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Freisinnig-demokratische Fraktion

Die Volksinitiative "für ein gesundes Klima" verlangt, dass die Schweiz bis zum Jahr 2020 ihre Treibhausgasemissionen gegenüber 1990 um nicht weniger als 30 Prozent reduziert, und dies, und das ist entscheidend, alleine im Inland, ganz ohne Auslandzertifikate. Um ein solches Ziel zu erreichen, müsste die Schweiz in der Klimapolitik einen völligen Alleingang unternehmen und einen Strauss von drakonischen Massnahmen verfügen. Die Schweiz müsste die Brenn- und Treibstoffpreise ganz massiv erhöhen, eventuell sogar Rationierungen durchführen und verbrauchsintensive Autos und Fahrzeuge gar verbieten.

Die Folgen einer solchen Rosskur wären für die Schweizer Wirtschaft kaum absehbar. Sicher müsste die Schweizer Wirtschaft sie mit einer hausgemachten Rezession bezahlen. Vom Jahr der Abstimmung bis 2020 werden es keine zehn Jahre mehr sein, und Sie können sich vorstellen, was es heissen würde, von 2012 bis 2020 die Emissionen aus der Verbrennung von Brenn- und Treibstoffen um 30 Prozent zu senken! Zum Vergleich - das scheint mir interessant zu sein -: Das heutige Reduktionsziel von 10 Prozent sollten wir bis 2012 erreichen, indem wir im Inland 2,2 Millionen Tonnen CO2 vermeiden. Die von der Klima-Initiative geforderte Inlandreduktion von 30 Prozent bedeutet, dass wir 29 Millionen Tonnen CO2, also mehr als zehnmal mehr, einsparen müssten. Das ist einfach unrealistisch, ausser wir würden Kriegsvorsorge- oder ähnliches Recht anwenden.

Die FDP steht hinter der Erhöhung des Reduktionsziels des Bundesrates von 10 auf 20 Prozent weniger CO2-Ausstoss im In- und Ausland auf der Basis von 1990 bis ins Jahr 2020, und dies, obwohl in Kopenhagen kein verbindliches Klimaabkommen für die Zeit nach 2012 zustande gekommen ist. Wie auch immer, die FDP ist der Meinung, dass wir auch für die Zeit nach 2012 ein Reduktionsziel brauchen, wie das der Bundesrat auch vorsieht. Allerdings sind wir der Meinung, dass dieses Reduktionsziel nicht mit einem Gegenvorschlag zur Initiative durch ein totalrevidiertes CO2-Gesetz angestrebt werden soll. Die Initiative ist nämlich so überrissen, dass sie ohne Gegenvorschlag alleine zur Abstimmung gelangen sollte und dann auch abgelehnt würde; davon sind wir überzeugt.

Die Erhöhung des Reduktionsziels des Bundesrates hätten wir lieber in einer separaten, kleinen Revision des CO2-Gesetzes gesehen. Nun, leider hat die Kommission des Nationalrates einen anderen Weg gewählt, eine Totalrevision des CO2-Gesetzes beschlossen und dieses bisher ebenfalls mit übertriebenen und leider auch sehr unrealistischen Reduktionszielen versehen.

Die Initiative ist sicher gut gemeint, weil sie von der Schweiz ein starkes Zeichen im Klimaschutz verlangt. Da die Schweiz aber lediglich 2 Promille an den globalen Ausstoss von Treibhausgasen beiträgt, sind ihre Möglichkeiten verschwindend klein, eine Trendwende bei der Klimaerwärmung herbeizuführen. Das Klimaschicksal der Schweiz ist vor allem vom Tun und Lassen der grossen Emittenten wie den USA, China, Russland, Indien und der EU abhängig. Es ist völlig klar, dass auch die Schweiz hier vorwärtsmachen muss. Deshalb ist auch dieses Reduktionsziel des Bundesrates sehr ambitiös.

Es ist interessant: Wenn wir den CO2-Ausstoss der Schweiz in Relation zum Bruttosozialprodukt anschauen, dann sehen wir, dass die Schweiz hier eine Vorbildrolle einnimmt. Mit einem Wert von 0,12 Kilogramm CO2 je produzierten Franken Bruttoinlandprodukt hat sie eigentlich den Weltmeistertitel bei der Klimafreundlichkeit ihrer Produktion erobert, gefolgt von Norwegen und Schweden. Selbst wenn wir keine fossilen Brennstoffe mehr, also nichts mehr, verbrauchen würden, könnten wir das Treibhausproblem der Welt in keiner Art und Weise lösen. Wir müssen also Klimaschutz mit Augenmass betreiben, ehrgeizig, aber vor allem auch international koordiniert. Die Initiative will einen Alleingang - mit schweren negativen wirtschaftlichen Folgen.

Ich bitte Sie deshalb, die Initiative abzulehnen.

Wyss Ursula · Mit-F · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion

"Kopenhagen ist gescheitert!", so lauteten im letzten Dezember die Schlagzeilen. Wir können uns darum fragen, wozu es überhaupt noch eine aktive nationale Klimapolitik braucht.

Erstens brauchen wir eine aktive Klimapolitik, weil wir ein ökologisches Interesse daran haben. Als Alpenstaat sind wir besonders von der Klimaerwärmung betroffen. Es sind unsere Gletscher, die als Erstes schmelzen. Die Schneefallgrenze steigt, der Permafrost taut auf, unser Wasserhaushalt gerät aus den Fugen.

Zweitens haben wir aber vor allem ein wirtschaftliches Interesse an einer aktiven nationalen Klimapolitik. Bei der Endlichkeit der Ressourcen werden diejenigen belohnt, die rasch handeln. Heute schon fliessen über 13 Milliarden Franken in die erdölexportierenden Länder. Je höher der Ölpreis ist, desto mehr Geld, desto mehr Kaufkraft wird aus der Schweiz abfliessen - Geld, Kaufkraft, die hier zur Wirtschaft fliessen könnten, die hier in der Schweiz Arbeitsplätze schaffen könnten.

Die Frage, die sich heute also stellt, ist nicht, ob es in Zukunft Solarpanels, Solartechnologie geben wird oder nicht. Die Frage, die sich heute stellt, lautet: Wo werden diese Panels hergestellt werden, wo werden die Hightechfirmen im Energiebereich hinziehen? Werden sie nach Deutschland, Spanien, Österreich gehen, oder wird es der Schweiz gelingen, diese Firmen hier in der Schweiz anzusiedeln? Wird es der Schweiz gelingen, die Arbeitsplätze hier im Land zu behalten und hier neue zu schaffen?

Darum, aus den ökologischen, aber vor allem auch aus den wirtschaftlichen Gründen, unterstützen wir von der SP die Klima-Initiative. Wir arbeiten aber auch an einem guten Gegenvorschlag in der Kommission mit. Vor allem werden wir nächste Woche unsere eigene Volksinitiative lancieren, die Cleantech-Initiative, die eine Verdreifachung des Anteils der erneuerbaren Energien bis 2030 verlangt. Damit wird sie für die Zukunft Zehntausende guter Arbeitsplätze schaffen.

Wir wollen die Effizienz bei den Geräten, wir wollen Fahrzeuge, die wenig Treibstoff brauchen, und wir wollen energieproduzierende Gebäude. Wir wollen die Innovation und die Investitionen hier in der Schweiz. Darum ist die SP für die Klima-Initiative, und darum wird die SP nächste Woche ihre eigene Volksinitiative, die Cleantech-Initiative, lancieren.

Nordmann Roger · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion

L'initiative populaire "pour un climat sain" demande une chose toute simple: faire un premier pas pour libérer notre pays de sa dépendance par rapport aux énergies fossiles. L'initiative fixe un premier cap, qui consiste à réduire de 30 pour cent nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.

Le climat se réchauffe, et les ressources fossiles s'épuisent: ce sont donc deux bonnes raisons d'avancer dans cette direction. Ici, vous me permettrez d'ouvrir une petite parenthèse: il faudrait être de mauvaise foi pour nier qu'il y a une incertitude au sujet de l'évolution exacte du climat et de l'état exact des réserves d'énergies fossiles dans le sous-sol. Mais l'avenir est par nature empreint d'incertitudes, et on ne peut pas prendre prétexte du fait qu'on ne connaît pas encore tous les détails pour ne rien faire.

Aux yeux du groupe socialiste, tous les arguments brandis pour ne pas agir sont en réalité des arguments pour agir. J'aimerais vous le démontrer sur la base de quatre exemples - en réalité maintenant cinq, parce que le rapporteur de langue française m'a tendu une perche:

1. On nous objecte que ça coûte cher d'assainir les bases énergétique et climatique de notre économie. Mais en réalité, c'est d'y renoncer qui coûte beaucoup plus cher, tant en termes de dommages que d'achats d'énergies fossiles. La vraie bonne affaire, c'est d'économiser chaque année 30 pour cent des 13 milliards de francs que nous dépensons pour acheter du gaz et du pétrole.

2. On nous objecte qu'il faut des investissements importants. C'est juste, et ces investissement sont justement une chance pour notre économie: cela crée des emplois et une vraie plus-value! Sans surprise, ceux qui critiquent le fait qu'il faille investir dans les infrastructures privées et publiques sont souvent les mêmes pour qui un investissement se fait uniquement à la Bourse. Depuis longtemps, ces milieux-là ont oublié qu'un vrai investissement se fait dans l'économie réelle, sous la forme d'un projet entrepreneurial qui crée une valeur durable, et pas uniquement dans la finance.

3. On nous objecte que l'on vivra moins bien si l'on consomme moins d'énergies fossiles. Ici aussi, c'est exactement l'inverse qui est vrai: en cas d'épuisement des ressources fossiles, nous ne pourrons maintenir notre niveau de vie que si nous modernisons radicalement notre système énergétique. Il s'agit d'en augmenter l'efficacité et d'utiliser davantage les énergies renouvelables. C'est au contraire si nous ne faisons rien que notre niveau de vie baissera inéluctablement.

4. En commission, l'Union pétrolière, qui est l'association des importateurs de pétrole, a objecté que l'initiative menaçait notre sécurité. Or la sécurité, c'est justement le meilleur argument en faveur de notre initiative. Moins dépendre du pétrole, c'est réduire notre exposition au risque de hausse des prix, de rupture d'approvisionnement et de chantage. Il suffit de se souvenir de nos mésaventures de l'autre côté de la Méditerranée pour s'en rendre compte. Réduire d'un tiers notre consommation d'énergies fossiles, c'est finalement augmenter d'un tiers notre sécurité. Car quoi qu'en dise le chef de l'armée dans la presse dominicale, notre principal problème de sécurité ne se trouve pas dans l'UE.

5. C'est le point que je rajoute et qui est la question de savoir s'il est plus intéressant économiquement de réduire les émissions à l'étranger ou en Suisse. Les réduire à l'étranger, cela peut paraître une bonne affaire, parce que la tonne de CO2 coûte un peu moins cher. Mais c'est oublier que cette tonne qu'on réduit à l'étranger, on doit la racheter chaque année et on doit aussi racheter l'énergie correspondante. Donc en réalité, c'est un attrape-nigaud, c'est un peu comme le petit crédit: on croit qu'on fait une bonne affaire la première année, et en réalité, finalement, cela revient beaucoup plus cher, sans parler de toute la dynamique économique. Donc il faut réduire les émissions à l'intérieur de nos frontières.

Certains d'entre vous se demandent sincèrement - et la question est légitime - s'il est possible de réduire de 30 pour cent nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Oui, c'est possible. D'une part, nous savons exactement où nous gaspillons les énergies fossiles, à savoir dans le secteur des transports et dans celui du bâtiment. D'autre part, nous savons construire des bâtiments qui ne consomment aucune énergie extérieure. Nous savons aussi procéder à des rénovations qui réduisent de plus de moitié la consommation d'énergie - et encore, après assainissement, la consommation d'énergie ne repose pas forcément sur les énergies fossiles. Dans le secteur de l'automobile, sans même passer à des technologies modernes comme l'électricité, nous savons aujourd'hui déjà construire des voitures qui émettent environ 100 grammes de CO2 par kilomètre, alors qu'en moyenne le parc automobile actuel émet environ 215 grammes de CO2 par kilomètre.

Les technologies sont là, il faut les mettre en oeuvre pour sauvegarder notre prospérité. Et si après l'acceptation de cette initiative, on s'aperçoit que ce ne sera pas en 2020, mais seulement en 2023 qu'on atteindra l'objectif, on ne regrettera pas pour autant d'avoir accepté cette initiative. Rappelez-vous l'initiative des Alpes!

En conclusion, aux yeux du groupe socialiste, notre pays mérite que l'on se fixe des objectifs ambitieux, car assainir les bases énergétiques de notre économie est un fabuleux projet pour la Suisse. Il est infiniment plus porteur pour l'avenir de notre pays que de s'engager dans une danse autour du totem de la dépouille du secret bancaire. Je vous prie donc de soutenir cette initiative.

Girod Bastien · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Die Unterstützung dieser Initiative ist eigentlich eine logische Folge einer verantwortungsvollen Klimapolitik. Das Ziel der Klimapolitik wurde eigentlich bereits 1992 in der Klimarahmenkonvention festgehalten und in Rio de Janeiro von der Staatengemeinschaft unterzeichnet. Es lautet: "Das Endziel ... ist es, ... die Stabilisierung der Treibhausgaskonzentrationen in der Atmosphäre auf einem Niveau zu erreichen, auf dem eine gefährliche anthropogene Störung des Klimasystems verhindert wird. Ein solches Niveau sollte innerhalb eines Zeitraums erreicht werden, der ausreicht, damit sich die Ökosysteme auf natürliche Weise den Klimaänderungen anpassen können, die Nahrungsmittelerzeugung nicht bedroht wird und die wirtschaftliche Entwicklung auf nachhaltige Weise fortgeführt werden kann."

Das ist das Ziel der Klimapolitik. Für die Definition, was das genau heisst, brauchte es eine gewisse Zeit. Fünfzehn Jahre untersuchte die Wissenschaft, wie das Klimasystem wirklich funktioniert. In Kopenhagen ist man dann auch zu einem breiten Konsens gekommen, wonach dieses Schutzziel in eine maximale Erwärmung um 2 Grad gegenüber der vorindustriellen Temperatur übersetzt werden muss, dass eine solche Erwärmung nicht überschritten werden sollte. 2 Grad: Dazu ist zu sagen, dass sich die Ozeane viel weniger schnell erwärmen als das Festland. Somit wird eine Erwärmung um durchschnittlich 2 Grad eine stärkere Erwärmung für das Festland bedeuten, für die Schweiz beispielsweise eine Erwärmung um bis zu 4 Grad. Wie sich eine Erwärmung um 4 Grad anfühlt, führte eigentlich der Hitzesommer 2003 vor. Der Hitzesommer 2003 wurde als ein extremes Phänomen wahrgenommen. Gesamteuropäisch war er im Vergleich zum Mittelwert der Jahre 1970 bis 2000 aber alleine um diese 2 Grad wärmer. Vielleicht sei hier auch noch daran erinnert, dass die Hitzewellen während jenes Sommers zu schätzungsweise 35 000 Toten geführt haben. Es geht hier also wirklich um eine Erwärmung, welche vieles verändern wird. Es gäbe hier noch eine lange Liste dessen, was sich alles verändern würde.

Dass wir rasch handeln müssen, zeigt die Tatsache, dass die Erwärmung, die wir bis jetzt schon verursacht haben, global 0,7 Grad beträgt. Die Erwärmung, die auch nicht mehr aufzuhalten wäre, wenn wir heute alle CO2-Emissionen stoppen würden, beträgt 0,6 Grad. Wir müssen sehr rasch handeln, damit wir dieses 2-Grad-Ziel erreichen können. Das führt uns vom 2-Grad-Ziel zum Reduktionsziel für die Emissionen. Diese Übersetzung vom 2-Grad-Ziel zum Reduktionsziel ist relativ einfach zu machen. Die Vorgaben sind klar: Wir müssen bis 2050 die CO2-Emissionen auf eine Tonne pro Kopf und Jahr reduzieren. Für industrialisierte Länder bedeutet das eine Reduktion von 40 Prozent bis 2020. Das ist das, was wir anstreben müssen, um das 2-Grad-Ziel zu erreichen. Mit allem anderen visieren wir das Ziel an, unternehmen aber nicht das Nötige, damit das Ziel erreicht wird.

Die Klima-Initiative verlangt 30 Prozent anstelle der 40 Prozent; von dem her gesehen ist das ein Kompromiss. Es wurde gesagt, das sei extrem; aber im Vergleich zum Ziel, das wir erreichen müssen, ist es eben nicht extrem. Es ist einfach konsistent.

In Bezug auf Kopenhagen ist zu sagen: Das Dilemma von Kopenhagen werden wir nie überwinden, wenn wir einfach auf die anderen warten. Das Dilemma von Kopenhagen kann nur überwunden werden, wenn sich eine Allianz der Verantwortung bildet, eine Allianz von Ländern, welche sich entscheiden, eine konsequente Klimapolitik zu machen und in diesem Bereich vorwärtszugehen.

Ich möchte noch kurz etwas zum Thema "Reduktion von Emissionen im Inland versus Emissionen im Ausland" sagen. Aus klimapolitischer Sicht ist es wichtig, dass wir die Emissionen im Inland reduzieren, weil wir aufzeigen müssen, dass es möglich ist, hohen Wohlstand mit tiefen CO2-Emissionen zu erreichen. Zudem ist es auch zumindest umstritten, wie wirkungsvoll die Zertifikate wirklich sind, die wir im Zusammenhang mit Reduktionen im Ausland einkaufen. Ich möchte da nicht ins Detail gehen, aber dennoch ein grosses Fragezeichen setzen: Kaufen wir uns da nicht einfach Papiere ein, welche am Schluss, unter dem Strich, gar nichts bringen und so gesehen eine Illusion sind?

Ein weiterer wichtiger Punkt, welcher für die Reduktion der Emissionen im Inland spricht, ist der wirtschaftliche; einige Vorredner haben es schon gesagt. Wenn wir die Emissionen um 30 Prozent reduzieren, dann reduzieren wir auch unseren Erdölkonsum um 30 Prozent. Damit findet in der Schweiz eine grosse Wertschöpfung statt, die vorher nicht in der Schweiz stattgefunden hat. Die Haushalte geben ihr Geld nicht mehr für das Erdöl aus, sondern für Technologien wie effizientere Häuser, effizientere Fahrzeuge. Das erlaubt eine Wertschöpfung in der Schweiz. Da wird Schweizer Hirnschmalz verwendet statt libyschen Erdöls - im Moment ist es zwar nicht mehr libysch, aber Sie wissen ja, woher das Erdöl kommt. In diesem Sinne ist es auch eine Strategie, welche den Werkplatz Schweiz stärkt, indem Innovationen in diesem Bereich gefördert werden. Diese Innovationen werden - da können Sie sicher sein - früher oder später global nachgefragt werden, früher oder später wird global die Nachfrage nach solchen Produkten steigen.

Aus diesen Gründen bitte ich Sie, diese Initiative und somit eine verantwortungsvolle Klimapolitik zu unterstützen.

van Singer Christian · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion

Après un hiver tel que celui que nous venons de passer, certains d'entre nous se demanderont: "Pourquoi parler encore de réchauffement climatique? On a eu froid!" Je vous surprendrai en disant que nous venons de vivre l'un des hivers les plus chauds au niveau planétaire: plus 4 degrés Celsius dans le nord de l'Europe; moins 2 degrés, il est vrai, en Suisse et en Europe centrale; plus 3 degrés en moyenne dans le Sud; ce qui fait, au niveau global, un hiver très chaud.

Mais ces bouleversements climatiques sont perceptibles même chez nous - nous avons eu des sécheresses - et ils sont surtout très dangereux au niveau global. On a vu des pays qui en souffrent beaucoup plus que la Suisse. Ce sont bien sûr les îles très basses sur l'océan; ce sont les régions côtières; et on prévoit déjà pour ces prochaines décennies des dizaines de millions de réfugiés climatiques.

La Suisse doit contribuer à lutter contre les changements climatiques. Fixer un objectif de réduction des émissions de 30 pour cent n'est même pas si ambitieux que cela. Nous avons entendu à Copenhague que pour atteindre l'objectif de ne pas dépasser 2 degrés de réchauffement en moyenne, il faudrait viser 40 pour cent de réduction. C'est d'ailleurs l'objectif que se sont fixé plusieurs pays européens: la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Suède, la Norvège ainsi que d'autres pays dans le monde.

Ce n'est pas seulement pour des raisons climatiques que nous devons viser cet objectif ambitieux. Vous savez certainement que toutes les énergies fossiles s'épuisent; vous savez que des pays comme l'Inde et la Chine vont consommer toujours plus d'énergie ces prochaines années. Donc, le prix des énergies non renouvelables va renchérir. Par conséquent, nous avons intérêt, en Suisse, à prendre des mesures pour moins gaspiller d'énergie. Cela nous permettra aussi de créer des milliers d'emplois et d'être moins dépendants de l'étranger.

Voilà pourquoi je vous invite à recommander au peuple et aux cantons d'accepter cette initiative.

Cathomas Sep · Mit-M · Nationalrat · Graubünden · Fraktion CVP/EVP/glp

Die Klimabelastung und die dadurch verursachte globale Erwärmung und deren Folgen haben im Verlauf des letzten Jahrzehntes in der öffentlichen Diskussion an Bedeutung gewonnen. Nicht zuletzt verursachen die zum Teil widersprüchlichen Prognosen über die längerfristig zu erwartenden Auswirkungen unterschiedliche Auffassungen bezüglich der zu treffenden Massnahmen, trotz der bereits heute in verschiedenen Bereichen spürbaren Folgen. Auch wenn die Klimakonferenz von Kopenhagen nicht die grossen Erwartungen erfüllen konnte, muss doch festgehalten werden, dass alle an der Konferenz anwesenden Staaten ausnahmslos den Klimawandel als die grösste Herausforderung unserer Zeit anerkannt haben. Als Folge haben sie darum einstimmig der Beschränkung der globalen Erwärmung auf den Grenzwert von maximal 2 Grad zugestimmt.

In der Schweiz war die Erwärmung im vergangenen Jahrhundert stärker als im globalen Mittel. Die Temperatur stieg je nach Landesgegend zwischen 1 und 1,6 Grad an, und gemäss den Modellrechnungen ist zu erwarten, dass die durchschnittlichen Temperaturen bis im Jahre 2050 um Werte zwischen 3 und 4 Grad ansteigen werden. Als Folge der Veränderungen ist mit einer Zunahme der Häufigkeit und Intensität von Extremereignissen zu rechnen. Die Schneefallgrenze wird einige Hundert Höhenmeter ansteigen, bis 2050 werden 75 Prozent der alpinen Gletscherfläche weggeschmolzen sein. Die dadurch verursachte Aufweichung des Permafrostes wird zu einer Abnahme der Hangstabilität und als Folge zu vermehrten Rutschungen, Murgängen, Felsstürzen usw. führen. All diese Veränderungen werden sich spürbar auf die Gesellschaft und die Wirtschaft unseres Landes auswirken. Die Bergregionen werden durch die Naturereignisse, aber auch durch die negativen wirtschaftlichen Auswirkungen insbesondere im Tourismusbereich am stärksten betroffen sein.

Die von 192 Staaten unterzeichnete Klimakonvention der Vereinten Nationen aus dem Jahre 1992 verpflichtet die Staatengemeinschaft, die Treibhausgaskonzentration auf ein Mass zu reduzieren, welches eine Störung des Klimasystems verhindert. Um dieses Ziel zu erreichen, müssen die globalen Treibhausgasemissionen von heute 5,8 Tonnen auf maximal 1 bis 1,5 Tonnen CO2-Äquivalent pro Kopf gesenkt werden. Das entspricht einer Reduktion um mindestens 50 Prozent bis zum Jahr 2050. Die Schweiz hat sich mit dem Kyoto-Protokoll verpflichtet, die Treibhausgasemissionen im Durchschnitt der Jahre 2008 bis 2012 im Vergleich zu 1990 um 8 Prozent zu reduzieren. Gemäss aktuellen Berechnungen des Bundesamtes für Energie wird dieses Ziel dank den bereits getroffenen Massnahmen wie zum Beispiel der CO2-Abgabe auf Brennstoffen, der Förderung der Energieeffizienz, dem Klimarappen usw. erreicht werden. Dabei darf aber nicht übersehen werden, dass die Massnahmen im Ausland den grössten Teil zum Reduktionsziel beitragen, nämlich 4,2 Prozent, die Massnahmen im Inland dagegen nur 3,1 Prozent und die Waldsenken 0,7 Prozent.

Auch wenn das Ziel von 8 Prozent voraussichtlich erreicht wird, sind wir von den global anzustrebenden Reduktionswerten noch weit entfernt. Die CVP/EVP/glp-Fraktion ist sich der Dringlichkeit und der Bedeutung einer Reduktion der Klimabelastung sehr bewusst und steht überzeugt für weiter gehende Reduktionsziele ein. Darum hat unsere Fraktion bereits im Jahr 2007 eine parlamentarische Initiative (07.468) mit der Forderung nach einer Reduktion der CO2-Emissionen um 20 Prozent gegenüber dem Stand von 1990 eingereicht. Trotzdem lehnt die CVP/EVP/glp-Fraktion die Volksinitiative "für ein gesundes Klima" grossmehrheitlich ab. Sie unterstützt dagegen den vom Bundesrat verabschiedeten indirekten Gegenvorschlag, die Revision des CO2-Gesetzes. Die vorgeschlagenen Massnahmen enthalten Elemente, die die Senkung der CO2-Belastung differenzierter und auf breiterer Basis ermöglichen. Es gilt, nicht nur die Treibhausgasemissionen zu senken, sondern auch Massnahmen und Strategien zu entwickeln, die den nachteiligen Folgen der Emissionen rechtzeitig und wirkungsvoll entgegenwirken können.

Die Diskussionen, die in der UREK in diesem Zusammenhang in den beiden letzten Sitzungen geführt wurden, und die bis heute gefassten Beschlüsse wie zum Beispiel die Zielsetzung, den Temperaturanstieg auf 2 Grad zu begrenzen, die Festlegung eines Reduktionsziels auf 20 Prozent im Inland bis 2020 mit der Option, dieses Ziel auf 40 Prozent zu erhöhen, wobei maximal 75 Prozent der Massnahmen im Ausland erfolgen dürfen, oder auch die Beibehaltung des Emissionshandelssystems usw. sind ein eindeutiger Beweis dafür, dass die Klimaproblematik auch von der Mehrheit der UREK ernst genommen wird. Das Ziel einer angemessenen und wirtschaftlich verantwortbaren Reduktion der Klimabelastung kann somit mit der Revision des CO2-Gesetzes ohne die einseitig ausgerichtete Volksinitiative erreicht werden. Die CVP/EVP/glp-Fraktion ist überzeugt, dass die geförderten Massnahmen im Gebäudebereich und die zunehmende Elektrifizierung der Mobilität, die Energieeffizienz im Allgemeinen und die technologische Innovation zu einer massiven Senkung der Treibhausgasemissionen und gleichzeitig zu einer wirtschaftlichen Entwicklung führen werden.

Aufgrund dieser Überlegungen lehnt die CVP/EVP/glp-Fraktion grossmehrheitlich die Initiative "für ein gesundes Klima" ab und wird die voraussichtlich in der nächsten Sommersession als Gegenentwurf zu behandelnde Revision des CO2-Gesetzes unterstützen.

Killer Hans · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Es sind keine Neuigkeiten, und es wird Sie auch nicht überraschen, dass die SVP-Fraktion diese Volksinitiative ablehnen wird. Wir lehnen das Ansinnen dieser Initiative ebenso ab, wie dies der Bundesrat bereits im Dezember 2008 getan hat, allerdings machen wir dafür andere Gründe geltend.

Klimaänderungen sind für unseren Planeten keine neuen Erscheinungen. Wenn wir uns Zeit nehmen, können wir erkennen, dass solche klimatische Änderungen in der Geschichte der Erde immer wieder vorgekommen sind, lange bevor der Mensch seinen Einfluss ausüben konnte. Über lange Zeiträume betrachtet haben sich Kälteperioden und warme Phasen über Jahrhunderte immer wieder abgelöst. Sie waren eine natürliche Erscheinung, ausgelöst durch was auch immer. Nun ist die Wissenschaft dazu übergegangen, Entwicklungen der Erdtemperatur über sehr kurze Zeiträume zu betrachten und mit peinlich genauen Methoden Veränderungen in einzelnen Jahren oder Jahrzehnten zu ergründen, in kurzen Zeiträumen also, die in der Entwicklungsgeschichte der Erde völlig unbedeutend sind. Es wird schon fast in Hysterie verfallen, wenn es einen heissen Sommer oder einen schneearmen Winter gibt.

Es ist auch etwas erstaunlich, mit welcher Vehemenz wissenschaftliche Kreise die Studien und Publikationen des IPCC als das einzig Wahre vertreten und mit welcher Heftigkeit sie anders argumentierende Wissenschaftler als Klimalügner und als Nichtgläubige bezeichnen. Selten ist uns eine Differenz zwischen wissenschaftlichen Meinungen in der Form derart heftiger Attacken in der Presse begegnet. Wissenschaftlich Andersdenkende werden als Klimalügner klassiert. Es erstaunt auch, dass der Film eines amerikanischen Politikers mit gewagten Perspektiven von vielen Leuten als Tatsachendokument verstanden wird. Ebenso verunsichert die Tatsache, dass elektronische Dokumente publik geworden sind, in denen involvierten Wissenschaftlern das Verhalten gegenüber der Öffentlichkeit vorgegeben worden ist.

Auch wir von der SVP stellen nicht infrage, dass Änderungen im Weltklima im Gange sind, aber es ist für uns nach wie vor offen, ob es sich dabei nicht doch um periodische Erwärmungen und kältere Phasen handelt, da Messungen ergeben haben, dass die Welttemperatur in den letzten zehn Jahren nicht angestiegen ist. Aber was sind schon zehn Jahre im Leben unserer Erde? Weiter sind wir der Meinung, dass die Weltmeere, die Sonnenaktivität und die Vulkanausbrüche ihre Wirkungen haben und diese von der Menschheit nicht beeinflusst werden können. Die Frage also, wer oder was für Klimaveränderungen verantwortlich ist und wieweit menschliches Verhalten dazu beiträgt, sehen wir in der SVP etwas weniger dramatisch. Wir sollten jedenfalls nicht in Hyperaktivität verfallen und uns selber gesamtwirtschaftlichen Schaden zufügen.

Wir haben hier in diesem Haus in den vergangenen zwei Jahren verschiedene Massnahmen beschlossen, um den Energieverbrauch zu optimieren und zu reduzieren. Es ist beschlossen worden, CO2-Reduktionen durch Beiträge an Gebäudesanierungen zu forcieren, und wir werden hoffentlich in absehbarer Zeit beschliessen, unsere seit Jahrzehnten bewährte CO2-freie Stromproduktion auch mit grossen Kernkraftwerken und mit dem Ausbau der Wasserkraft weiterzuführen. Dabei können in beschränktem Rahmen auch neue erneuerbare Energien ihren Anteil leisten. Die Automobilindustrie steht bei den elektrisch betriebenen Personenwagen kurz vor dem Durchbruch. Also wird sich auch in der Mobilität in absehbarer Zeit eine merkliche Entlastung der CO2-Mengen ergeben, jedenfalls dann, wenn wir den Strom für den vermehrten Verbrauch CO2-frei produzieren. Dies alles sind Massnahmen, für die es keine neuen Gesetze und keine Initiative braucht.

Die Initiative "für ein gesundes Klima" verlangt, dass unser Land den Ausstoss an schädlichen Treibhausgasen bis zum Jahr 2020 im Vergleich zum Stand von 1990 um 30 Prozent reduziert. Das heisst, dass wir in unserem Land mit einer relativ bescheidenen intern produzierten Emissionsmenge einige zusätzliche Kraftakte vornehmen müssten, die zu den bereits getätigten grossen Bemühungen unserer Industrie hinzukämen. Solche Kraftakte aber schaden unserer Wirtschaft, schwächen unsere Wettbewerbsfähigkeit und würgen Entwicklungen ab.

Wo stehen denn die grossen Industrienationen, und wo stehen wir in der globalen Menge solcher schädlichen Emissionen? In Kopenhagen wurde als kleinster gemeinsamer Nenner in einer Notaktion noch festgelegt, dass man ein Ansteigen der Welttemperatur um über 2 Grad vermeiden wolle. Die USA haben Ziele formuliert, die im Jahr 2050 gemessen werden, weil, wie es hiess, im Moment die eigene Wirtschaft prioritär andere Sorgen habe. Man will es dann wieder mit gemeinsamen Zielen und Massnahmen im kommenden Dezember in Mexiko versuchen. Also ist eigentlich nichts festgelegt, was ein gemeinsames Verhalten aller Staaten in dieser Sache garantiert und was einzelne Staaten in ihrer Konkurrenzfähigkeit benachteiligt.

Wir sollten uns nicht unnötig kasteien und behindern, dies auch unter der Optik, wie viel unser Land an die globale Belastung durch Klimagase beiträgt; das liegt in der Grössenordnung von 0,1 Prozent, also von einen Tausendstel der Weltproduktion. Wenn alle Staaten der Welt in einem einvernehmlichen Vorgehen Ziele formulieren und gemeinsame Massnahmen beschliessen, sollte unser Land auch mitmachen. Aber unser kleiner Anteil an der globalen Gesamtmenge rechtfertigt es sicher nicht, Einzelaktionen zu beschliessen, die unsere Wirtschaft zu tragen haben würde. Solches Musterknabenvorgehen wird in der Wirtschaftswelt kaum zur Kenntnis genommen und würde auch Klimaveränderungen, soweit sie wirklich durch menschliche Tätigkeit verursacht sind, nicht spürbar beeinflussen.

Aus all diesen Gründen bitte ich Sie im Namen der SVP-Fraktion, die Initiative dem Volk zur Ablehnung zu empfehlen.

Grunder Hans · Mit-M · Nationalrat · Bern · Fraktion BD

Die Klima-Initiative, die eingereicht wurde und die wir heute hier behandeln, verlangt bekanntlich ein CO2-Reduktionsziel von 30 Prozent bis ins Jahr 2020. Diese Zielsetzung ist wahrscheinlich gut gemeint, aber sie geht zu weit.

Die BDP-Fraktion ist ganz klar der Meinung, dass Handlungsbedarf besteht. Wir müssen zur Kenntnis nehmen, dass die Klimaerwärmung eine Tatsache ist. Wer das negiert, denke ich, versteckt sich irgendwo im Schneckenhaus und will der Wahrheit nicht ins Auge schauen.

Es ist aber eigentlich schade - Sie haben es vom Kommissionssprecher gehört -, dass wir heute über diese Klima-Initiative debattieren müssen. Der Zeitpunkt ist deshalb unglücklich, weil die UREK-NR ja beschlossen hat, eine Totalrevision des CO2-Gesetzes zu machen, und die Arbeit dort doch schon recht weit fortgeschritten ist. Die Totalrevision, die dann als indirekter Gegenvorschlag dieser zu weit gehenden Klima-Initiative gegenübergestellt werden soll, hat griffige Massnahmen, ist, denke ich, auch differenziert ausgestaltet, sodass das schlussendlich auch für die Wirtschaft in der Schweiz eine Chance darstellt, um neue Arbeitsplätze zu schaffen. Deshalb sind wir von der BDP-Fraktion mehrheitlich klar der Meinung, dass diese Initiative im Moment nicht zur Annahme empfohlen werden kann. Wir lehnen sie zum heutigen Zeitpunkt ab, weil sie klar zu weit geht. Sie wäre unserer Wirtschaft ganz klar abträglich; es würde eine Wettbewerbsverzerrung gegenüber dem Ausland geben, was unverantwortlich wäre. Wir haben im indirekten Gegenvorschlag, bei der Totalrevision, im Moment auch sehr hohe Ziele gesetzt, die aber auch in Bezug auf die Grösse für die Wirtschaft wahrscheinlich noch zu verkraften sind.

Darum setzt die BDP-Fraktion ganz klar auf die Variante des indirekten Gegenvorschlags und bittet Sie, dem Volk bei der Klima-Initiative in dieser Form hier ganz klar ein Nein zu empfehlen. Wir hoffen natürlich immer noch, dass die Initianten Vernunft walten lassen und die Initiative noch zum richtigen Zeitpunkt zurückziehen werden, wenn der indirekte Gegenvorschlag dann vorliegen wird.

Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion

Die globale Klimaerwärmung ist die grösste Herausforderung des 21. Jahrhunderts. Weltweit flüchten die meisten Menschen heute schon infolge der Klimaveränderungen. Wir steuern, und dessen sind sich immer mehr Menschen auf dieser Welt bewusst, auf eine von der Natur gesetzte Grenze zu, deren Überschreitung katastrophale Folgen für die menschliche Zivilisation haben wird. Daher ist heute nicht mehr die Frage, ob wir etwas tun sollen, sondern nur noch, was wir zur Schadensbegrenzung tun können.

Dabei muss globaler Klimaschutz als weltweite Klimagerechtigkeit verstanden werden. Das heisst, wir haben sowohl als reiches Land wie auch als Land, das einen grossen Pro-Kopf-Verbrauch an CO2 aufweist, eine grosse Verantwortung. Wir müssen in unserem eigenen Land handeln, unsere Klimaziele verbindlich in unsere Bundesverfassung schreiben und die Instrumente zur raschen Umsetzung festlegen; dies ist umso dringender nach den mageren Ergebnissen an der Klimakonferenz in Kopenhagen. Genau das will die Klima-Initiative und die dahinterstehende breite Allianz von Organisationen, Parteien und Persönlichkeiten. Viele Menschen sind besorgt, dass die Politik ihre dringendsten Aufgaben nicht wahrnimmt.

Die Schweiz ist aufgrund ihrer geografischen Lage und ihrer Topografie mehr als andere europäische Länder vom Klimawandel betroffen. Dabei betrifft der anhaltende Temperaturanstieg die Landwirtschaft und somit unsere Lebensmittelversorgung erheblich. Ich würde sogar behaupten, dass die Landwirtschaft hier und weltweit Hauptbetroffene des Klimawandels sein wird. Rund 80 Prozent des landwirtschaftlichen Ertrages hängen direkt vom Wetter ab. Temperaturschwankungen und Extremereignisse wie Hitzeperioden, starke Niederschläge und Hagel, wie wir sie in den letzten Jahren zunehmend erlebt haben, stellen die landwirtschaftliche Produktion vor grosse Probleme. Ebenso beunruhigen die Auswirkungen auf den Wasserhaushalt und die Wasserverfügbarkeit, wenn es trockener und heisser wird. Ebenso sollte uns dabei der Abbau der Humusschicht Sorgen machen, wodurch langfristig die Bodenfruchtbarkeit gefährdet ist. Eine Publikation des Bafu aus dem Jahr 2007, "Die Klimaänderung und die Schweiz 2050", fasst denn auch in einer fundierten Analyse zusammen, dass sich zwar ein Temperaturanstieg um bis zu 2 Grad durch längere Vegetationsperioden zuerst auf die Landwirtschaft positiv auswirken könnte, dass aber bei einer weiteren Klimaerwärmung die Nachteile klar überwiegen würden und dringender Handlungsbedarf bestehe.

Die Klima-Initiative ist also auch für die Landwirtschaft zentral wichtig, weil sie mit dem Ziel, 30 Prozent Treibhausgase gegenüber dem Stand von 1990 einzusparen, erreichen will, dass die Erwärmung nicht über 2 Grad ansteigt. Das ist für unsere zukünftige Ernährung zentral wichtig. Die Biobäuerinnen und Biobauern der Schweiz haben das begriffen. Sie kämpfen zusammen mit den Grünen für die Klima-Initiative. Ich bitte Sie, dasselbe zu tun.

Riklin Kathy · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp

Die Klimaerwärmung ist ein Fakt. Der IPCC-Bericht zeigt die wissenschaftlichen Grundlagen ausführlich und eindrücklich auf. Die wenigen Fehler im zweiten Berichtsteil und die daraus entstandene Polemik sind bedauerlich.

Wenn die Gletscher in der Schweiz langsam abschmelzen und in einigen Jahrzehnten nur noch kleine Eisfelder unsere Alpen bedecken werden, wird die Klimaerwärmung für alle evident sein. Dann ist es aber bereits zu spät. Wir brauchen eine rasche und spürbare CO2-Reduktion, aber auch eine Anpassungsstrategie gegen die Folgen der Erwärmung. Das 2-Grad-Ziel ist bereits international akzeptiert. Doch wie schaffen wir es, dass die Erdtemperatur nicht um 3 oder 4 Grad zunimmt?

War die Schweiz in den Achtzigerjahren in der Umweltschutzpolitik noch Pionierin, so ist sie in den letzten fünfzehn Jahren zurückgefallen. Wir verpassen eine grosse Chance, wenn wir heute nicht mutige Entscheide fällen. Bei langfristigen politischen Lenkungsmassnahmen können sich die Gesellschaft und die Wirtschaft auf die beschlossenen Massnahmen einrichten und auch die wirtschaftlichen Chancen, die daraus entstehen, wahrnehmen. Dabei könnten wir uns Schweden zum Vorbild nehmen: Im Zusammenhang mit der Ölkrise der Siebzigerjahre wurde die Reduktion der Ölabhängigkeit angestrebt. Eine CO2-Steuer existiert in Schweden seit 1990, und der Verbrauch von fossilen Energien sinkt kontinuierlich. Im Gegensatz zur weitläufigen Meinung, dass wirtschaftliche Entwicklung und Umweltschutz nicht vereinbar seien, zeigt das Beispiel der wirtschaftlichen Entwicklung Schwedens deutlich: Ein markantes BIP-Wachstum ist mit einem starken Rückgang des Verbrauchs von fossiler Energie kompatibel.

Auch in der Schweiz ist diese Chance gegeben. Die neueste Studie der ETH-Ökonomen unter Professor Lucas Bretschger, "How rich is the 2000-watt society?", zeigt dies deutlich auf. Wir können unseren hohen wirtschaftlichen Lebensstandard auch mit massgeblichen CO2-Abgaben und einer strengen Reduktionspolitik halten. Für gewisse Industriebereiche und den tertiären Sektor wird diese Klimapolitik sogar zur Chance. Das Zauberwort heisst "Cleantech", und die Cleantech-Initiative unserer Bundespräsidentin, Doris Leuthard, ist sehr zu begrüssen.

Die Zielsetzungen Schwedens für das Jahr 2020 gehen über die Ziele der Europäischen Union hinaus: Die CO2-Emissionen sollen um 40 Prozent reduziert werden, und zwar mindestens zu zwei Dritteln in Schweden und zu höchstens einem Drittel im Ausland. Die gesamte Energieerzeugung soll mindestens zu 50 Prozent aus erneuerbaren Quellen stammen, und es wird eine Energieeffizienzsteigerung von 20 Prozent angestrebt. Zudem sollen 0 Prozent an fossilen Energien zur Erwärmung von Gebäuden verwendet werden. Schweden könnte für die Schweiz ein Vorbild sein!

Zur Klima-Initiative: Sie bleibt vage. 2 Grad Celsius Erwärmung und 20 oder 30 Prozent CO2-Reduktion sind Zahlen, die mit Inhalt gefüllt werden müssen, und die Reduktion muss mit einem konkreten Absenkplan an die Hand genommen werden. Wir brauchen ein griffiges Post-Kyoto-Abkommen und Massnahmen im Inland und im Ausland. Heute verbrauchen wir Schweizerinnen und Schweizer rund 6 Tonnen CO2 pro Kopf. Das langfristige weltweite Ziel muss 1 Tonne CO2 pro Erdenbürger sein. Diese Massnahmen sind auch eine Chance für unser Land! Wir können die Abhängigkeit von den fossilen Energieträgern und den unsicheren Erdölförderländern reduzieren, wir können auch vom Sekundärnutzen profitieren: Investitionen im Inland, Modernisierung der Infrastruktur, technologische Innovation und weniger Luftverschmutzung.

Die Klima-Initiative ist das Pfand für ein gutes neues Klima-/CO2-Gesetz.

Bigger Elmar · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die Klima-Initiative will 30 Prozent CO2-Reduktion; dies in der kleinen Schweiz, die mit CO2-Emissionen sonst schon sorgfältig umgeht. Das ist hirnverbrannt.

Auch sind die Initiative sowie die CO2-Gesetzgebung für mich nicht nachvollziehbar. Grundsätzlich sind wir alle für eine Reduktion des CO2-Ausstosses. Nun gibt es verschiedene Möglichkeiten: nur Vorschriften - Sie hören richtig; es gibt Vorschriften - oder Vorschriften und dazu grosse Abgaben. Beim Katalysator war die Regulierung ohne Abgaben, nur mit Vorschriften möglich. Aber anscheinend ist es für die Politik nicht wichtig, das Problem zu lösen, sondern wichtiger, Abgaben zu realisieren.

Ich bin auch nicht überzeugt, dass wir auf dem richtigen Weg sind. Es gibt verschiedene Professoren, die mit der Klimapolitik nicht einverstanden sind und die den CO2-Ausstoss anders kommentieren. Ich sehe eher, dass die Wirtschaftskrise in den meisten Ländern einen Akt der Verzweiflung auslöst und dass sich diese Länder nur noch auf die Klimapolitik abstützen. Die Klimapolitik zum Thema CO2 ist nicht so schnell nachvollziehbar. Vor einigen Jahren wurde das Waldsterben prophezeit, und daran war nichts wahr. Die Erde war schon zweimal ohne Eis, ohne dass Autos, Ölheizungen, Traktoren oder Lastwagen in Betrieb waren.

Eine solche Initiative ist nicht korrekt: Ist es gerechtfertigt, dass die sonst schon saubere Schweiz ihren CO2-Ausstoss noch um 30 Prozent reduzieren will und dabei nicht einmal das Wachstum seit 1990, also seit zwanzig Jahren, berücksichtigt?

Wenn ich sehe, dass der Gipfel von Kopenhagen auch unter den Wissenschaftlern nicht zur Erreichung eines Ziels geführt hat, finde ich, dass die Klimapolitik falsch aufgegleist worden ist. Man könnte unsere Klimapolitik auch mit der Abzocker-Initiative vergleichen. Was machen wir? Wir machen Gesetze, die die Kaufkraft des Bürgers eindämmen, ohne einen grossen Einfluss auf den CO2-Ausstoss zu haben.

Da die Schweiz höchstens für 1 bis 2 Promille des weltweiten CO2-Ausstosses verantwortlich ist, kann die Initiative auch vom Volk nicht akzeptiert werden. Der Gegenvorschlag argumentiert mit Zahlen, z. B. mit einer Abgabe von 9 Rappen pro Liter Heizöl, mit Stromverteuerung, Klimarappen usw. Das sind sichere Werte, wenn es darum geht, das Volk zu sensibilisieren und gegen die Initiative einzunehmen. Zurzeit ist der Gegenvorschlag zur Behandlung in der UREK. Nach den ersten Sitzungen ist festzustellen, dass der Gegenvorschlag noch schlimmer ist als die Initiative. Es kann doch nicht sein, dass gegen die verrückte Initiative mit einem noch verrückteren Gegenvorschlag gepokert und der Bürger somit unter Umständen gezwungen wird, gegen den Gegenvorschlag das Referendum zu ergreifen.

Bitte empfehlen Sie die Initiative zur Ablehnung. Der Kommission wünsche ich viel Erfolg und vernünftige Zusammenarbeit.

van Singer Christian · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion

Lieber Kollege, Sie haben gesagt, dass die Erde schon damals ohne Eis, ohne Gletscher war. Aber wissen Sie, dass es damals keine Menschen gab, sondern nur Dinosaurier?

Bigger Elmar · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich war damals noch nicht als Mensch auf der Erde, das stimmt.

Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion

Ich möchte Herrn Bigger fragen: Wenn die Extremereignisse zunehmen, z. B. Stürme wie Lothar, oder wenn die Auswirkungen der Hagelstürme oder der Niederschläge für die Landwirtschaft zunehmen - und das wird zweifelsfrei so sein -, kann mir Herr Bigger heute versprechen, dass er und seine Kollegen dann nicht beim Bund Geld für die Entschädigung ihrer Ausfälle verlangen, sondern dass sie sich vorausschauend heute schon dafür einsetzen, etwas zu tun, damit diese Ereignisse gar nicht eintreten?

Bigger Elmar · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Es freut mich, dass Sie mir diese Frage gestellt haben. Sie wissen bestimmt auch, dass es früher ebenfalls Unwetter gegeben hat, bevor der Bund Beiträge gezahlt hat, die niemand nachgefragt hat. Wir wissen, dass der Bodensee, der Zürichsee und der Walensee bis nach Chur gereicht haben. Einmal hat es Unwetter gegeben, sonst wäre dieses Land nicht aufgeschwemmt worden. Dafür brauchen wir jetzt nicht schon Vorsorge zu treffen. Lothar und andere starke Winde hat es früher auch gegeben. Als der Wald abgeholzt war und es keine Wälder mehr gab, konnte kein Baum mehr umfallen. Das war auch ein Argument.

Stump Doris · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Ein chinesisches Sprichwort sagt: "Wenn der Wind des Wandels weht, bauen die einen Mauern und die anderen Windmühlen."

Der Wind des Wandels, der heute weht, ist der Klimawandel, der immer stärker spürbar wird und den menschlichen Lebensraum bedroht. Überschwemmungen und Bergrutsche bedrohen Siedlungsgebiete. Als Folge davon entstehen neue Migrationsbewegungen. Auch heute gilt, was das chinesische Sprichwort sagt: Die einen bauen Mauern, Mauern im eigentlichen und im übertragenen Sinn. Sie bauen Betonmauern gegen Überschwemmungen und Erdrutsche, und sie bauen symbolische Mauern, indem sie die Einwanderung aus ökonomischen und ökologischen Gründen mit Gesetzen nicht zulassen wollen. Sie betreiben Schadensbegrenzung statt Ursachenbekämpfung. Sie bauen aber auch geistige Mauern gegen die Einsicht, dass der Klimawandel menschengemacht ist und griffige Massnahmen zur Vermeidung der schlimmsten Folgen des Klimawandels notwendig sind. Und sie verweigern der technischen Entwicklung zur Reduktion des CO2-Ausstosses, der für den Wandel mitverantwortlich ist, die Förderung.

Das zitierte Sprichwort spricht aber auch von den anderen, von denjenigen, die im eigentlichen und übertragenen Sinn Windräder bauen und den Wind der Veränderung nutzen. Sie bauen im eigentlichen Sinn Windräder, aber auch Solar- und Biogasanlagen, um erneuerbare Energien zu produzieren. Sie bauen im übertragenen Sinn Windräder bzw. energieeffiziente Häuser, Maschinen, Geräte und Autos, die dazu beitragen, dass die Treibhausgase reduziert werden.

Der Klimawandel, der durch die Zunahme der Treibhausgase CO2, Methan und anderer in der Atmosphäre verursacht wird, ist bereits spürbar. Die zu erwartenden Verschlechterungen der Lebensbedingungen auf der Erde sind dramatisch. Nur eine konsequente Änderung unserer Politik und unseres Verhaltens kann die Folgen minimieren. Der Bundesrat anerkennt den Handlungsbedarf, weist er doch in der Botschaft auf den Einfluss der Klimaveränderung auf terrestrische und maritime Ökosysteme und die daraus folgenden Veränderungen der sozioökonomischen Systeme hin; er unterbreitet in der Folge die Revision des CO2-Gesetzes zur Senkung der CO2-Emissionen in der Schweiz. Dieses Gesetz geht aber meines Erachtens zu wenig weit und wurde von unserer Kommission auch noch nicht verabschiedet, sodass wir darüber noch gar nicht befinden können.

Die heute vorliegende Klima-Initiative verlangt die Verankerung einer griffigen Klimapolitik in der Verfassung und legt ein konkretes Ziel fest: Die Schweiz soll die Treibhausgasemissionen bis 2020 gegenüber 1990 um mindestens 30 Prozent reduzieren. Dabei werden keine konkreten Massnahmen festgelegt. Diese Reduktion ist möglich. Minergie-Bauten tragen dazu bei, dass unser Brennstoffverbrauch massiv reduziert werden kann. Das Passivhaus der Zukunft wird mehr Energie produzieren, als es selber verbraucht - ohne Komforteinbusse. Würden wir ebenso konsequent nur noch Autos fahren, die 130 Gramm statt 180 Gramm CO2 pro Kilometer ausstossen, könnten wir gegenüber heute den treibstoffbedingten CO2-Ausstoss um 30 Prozent reduzieren - ohne Komforteinbusse. Mit Elektroautos, betrieben mit erneuerbaren Energien, lässt sich der CO2-Ausstoss des Verkehrs, der Mobilität massiv vermindern - ohne Komforteinbusse.

Die Technologien für die Reduktion des Energieverbrauchs sind vorhanden, und zwar für mindestens 30 Prozent, wie sie die Initiative auch fordert. Weitere Entwicklungen werden die Sparpotenziale und die Potenziale der erneuerbaren Energien und damit die Wettbewerbsfähigkeit der schweizerischen Wirtschaft auf dem internationalen Markt noch verbessern. Es wird auch zunehmend deutlich, dass die Verringerung der Emissionen uns heute billiger kommt, als wenn wir in Zukunft den Kampf gegen ihre Folgen antreten und dann im Nachhinein Reparaturarbeiten leisten müssen.

Ich bitte Sie deshalb, die Initiative zu unterstützen, denn es ist wichtig, dass wir weniger Mauern bauen, dafür mehr Windräder erstellen.

Lang Josef · Mit-M · Nationalrat · Zug · Grüne Fraktion

Die grösste Ungerechtigkeit im Zusammenhang mit der Klimaerwärmung liegt im Umstand, dass die Menschen und Länder, die am wenigsten dafür verantwortlich sind, die grössten Folgen zu tragen haben. Misst man die kumulierten weltweiten CO2-Emissionen seit 1850, so sieht man, dass der Anteil der ärmeren Länder gerade einmal 2 Prozent beträgt, derjenige der Länder mit mittleren Einkommen 33 Prozent. Die restlichen zwei Drittel gehen auf die reichen Industrieländer zurück, in denen knapp 16 Prozent der Weltbevölkerung leben. Trotzdem sind es vor allem die Entwicklungsländer, die unter den Folgen des Klimawandels zu leiden haben. In den letzten Jahren nahmen Überschwemmungen, Wirbelstürme, Dürreperioden und Buschfeuer massiv zu. In Bangladesch standen im Sommer 2004 zwei Drittel des Landes unter Wasser, während es in Afghanistan, Irak, Eritrea und Äthiopien zu Dürren von historischem Ausmass kam. In der Sahelzone haben die durchschnittlichen jährlichen Regenfälle über die letzten 30 Jahre um 25 Prozent abgenommen. Dieser Wert entspricht genau den Prognosen der jüngsten Modelle zum Klimawandel, ist also nicht durch temporäre Besonderheiten zustande gekommen.

Die wirtschaftlichen und sozialen Folgen solcher Umweltkatastrophen sind verheerend, denn die Entwicklungsländer sind stark von der Agrarproduktion und Subsistenzwirtschaft abhängig. Sie haben keine Finanzreserven für staatliche Notprogramme und zu wenig technologisches Know-how für Schutzmassnahmen. In den Siebzigerjahren waren 740 Millionen Menschen von Umweltkatastrophen betroffen, in den Neunzigerjahren waren es bereits 2 Milliarden, also fast das Dreifache. Die grosse Mehrheit der Betroffenen lebt in Entwicklungsländern.

Das alles ist aber erst der Anfang. Selbst mit griffigen Gegenmassnahmen in den Industrieländern wird das globale Klima voraussichtlich um 2 Grad wärmer werden. Dies bedeutet, dass die Ernteerträge in Südasien um rund 10 Prozent abnehmen werden, im subsaharischen Afrika sogar um 20 Prozent. Es wird geschätzt, dass im Jahr 2025 voraussichtlich 6 Milliarden Menschen keinen genügenden Zugang zu sauberem Trinkwasser mehr haben werden. 75 bis 80 Prozent der gesamten wirtschaftlichen Folgekosten der Klimaerwärmung fallen in den ärmsten Ländern an.

Ein besonders eindrückliches Beispiel für die Folgen der 2-Grad-Klimaerwärmung - und die Beschränkung auf 2 Grad ist ja ein Ziel - ist Bangladesch. Es besteht die Gefahr, dass der Anstieg des Meeresspiegels bis 2050 rund ein Zehntel der Landesfläche Bangladeschs unter Wasser setzen und 5,5 Millionen Menschen zur Flucht zwingen wird. Die mageren Ernteerträge des Landes werden bis dahin noch einmal um etwa 40 Prozent zurückgegangen sein. Solche dramatischen Folgen ergeben sich für dieses Land, obwohl sein CO2-Ausstoss pro Kopf ein Dreissigstel des schweizerischen und ein Hundertstel des US-amerikanischen beträgt.

Angesichts der besonders dramatischen Folgen der Klimaerwärmung für die ärmsten Menschen und Länder unseres Planeten und angesichts der schreienden Ungerechtigkeit, dass die Unschuldigsten am meisten in ihrer Existenz bedroht sind, wäre es unheimlich beschämend, wenn wir Schweizerinnen und Schweizer als mitverantwortliche Profiteure des Industrialisierungsprozesses der letzten 160 Jahre - historisch und aktuell - nicht einmal zu den Änderungen bereit wären, welche die Klima-Initiative verlangt.

Schibli Ernst · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ja, Herr Lang, gehen Sie mit mir einig, dass sich das Zeitdenken der Natur nicht nach dem kleinkarierten Zeitdenken der Menschheit richtet?

Lang Josef · Mit-M · Nationalrat · Zug · Grüne Fraktion

Herr Schibli, als Historiker weiss ich, dass sich das Klima in den letzten paar Hundert Jahren sehr wohl geändert hat. Beispielsweise fand die Zuger Landeswallfahrt nach Einsiedeln, die seit sechshundert Jahren immer an Auffahrt stattfindet, während etwa fünfzig Jahren häufig im Schnee statt. Das war die kleine Eiszeit in der Schweiz. Aber das, was wir in den letzten zehn, zwanzig, dreissig Jahren erlebt haben, hat mit diesen historischen Langzeitveränderungen nichts zu tun. Das sind, historisch gesehen, relativ kurzfristige, von Menschen gemachte Veränderungen.

Müller Walter · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion

Ich weiss nicht, ob das jetzt eine Gabe oder eine Belastung ist, wenn man derart grosse hellseherische Fähigkeiten hat wie Kollege Jo Lang; ich denke, es sei eher eine Belastung.

Wenn Sie dieser Volksinitiative "für ein gesundes Klima" zustimmen, so bekunden Sie wohl eine gute Absicht, missachten aber gleichzeitig die staatspolitische Gesamtsicht und damit auch die staatspolitische Ausgewogenheit. Mehr noch: Sie legen damit unser Land in klima- und wirtschaftspolitische Handschellen. Das ist verheerend. Unser Land könnte auf veränderte Herausforderungen nicht mehr flexibel reagieren. Niemand kann heute mit Sicherheit sagen, wie sich unsere Wirtschaft, die Rohstoffmärkte und damit die Umweltbedürfnisse und finanziellen Möglichkeiten entwickeln werden. Gerade die nächsten zehn Jahre werden wohl enorme wirtschaftspolitische Herausforderungen bringen. Der Wettbewerb dürfte härter werden.

Die Bundesverfassung verpflichtet uns - Herr Kollege Jo Lang, ich bitte Sie zuzuhören - im Zweckartikel, auch die gemeinsame Wohlfahrt zu fördern und für eine nachhaltige Entwicklung zu sorgen. Der Begriff Nachhaltigkeit verpflichtet uns, für ein ausgewogenes Verhältnis zwischen Ökonomie, Ökologie und Sozialem zu sorgen. Mit diesem neuen Verfassungsartikel würden wir einseitig die Ökologie in den politischen Fokus stellen und somit unsere verfassungsmässigen Grundsätze und Pflichten verletzen.

Aus einer gewissen Wohlstandsgefälligkeit heraus ist es durchaus zu verstehen, dass solch extreme Forderungen an uns gestellt werden. Das eidgenössische Parlament hat aber die Aufgabe, ausgewogen zu handeln und zu legiferieren. Mit einem CO2-Gesetz, das den wirtschaftlichen und klimapolitischen Anliegen ausgewogen gerecht wird, haben wir ohne neues Verfassungskorsett genügend Handlungsspielraum.

Vermeiden Sie eine klimapolitische Zwangsjacke auf Verfassungsstufe, und empfehlen Sie diese Volksinitiative zur Ablehnung.

Meier-Schatz Lucrezia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion CVP/EVP/glp

Wir haben es gehört: Das Weltklima ist in Bewegung. Die Anzeichen sind sichtbar und können von allen in diesem Saal, mindestens von allen, welche die Augen aufmachen, gesehen werden. Sintflutartige Regenfälle, lange Trockenperioden und heftige Wirbelstürme sind einige der extremsten Folgen. Als Alpenland wird in Zukunft auch die Schweiz stark vom Klimawandel betroffen sein. Hitzesommer wie der Jahrhundertsommer 2003 werden häufiger. Um Folgekosten nicht nur im Umweltbereich, sondern auch im Gesundheits- und im Infrastrukturbereich niedrig halten zu können, müssen grössere Anstrengungen unternommen werden.

Professor Andreas Fischlin von der ETH Zürich, der unser Land jeweils in den internationalen Gremien vertritt, wiederholt mit Recht immer wieder, dass alle aufgerufen sind, jetzt zu handeln. Einiges wurde zwar bereits gesagt, aber die Zeiten der leeren Versprechen oder des Vertröstens auf das kommende Gesetz sind vorbei. Wir alle, auch die Regierung, sind aufgefordert, endlich verbindliche Reduktionsziele zu definieren. Es ist höchste Zeit; alle müssen jetzt handeln, auch wir im Inland, denn mit dem Zertifikatehandel allein können wir keine nachhaltige Klimapolitik betreiben.

Bereits letztes Jahr verlangte ich, damals allerdings aus exklusiv entwicklungspolitischer Sicht, eine griffige Klimapolitik in unserem Land. Die endlosen Diskussionen darüber, wer wann wie viel kompensieren soll, und vor allem die Diskussionen darüber, dass man nicht mehr kompensieren will als der andere, sind schlicht nutzlos. Ohne klare Ziele, ohne klar einforderbare Indikatoren verkommt jede Politik und jede Position, ja auch jede Verhandlung zu einer Farce.

Ich möchte noch kurz an den Einführungstext der Klimakonvention erinnern. Er hält fest, dass alle Länder gemäss ihren technischen und wirtschaftlichen Fähigkeiten handeln müssen. Die Schweiz verfügt über grosse finanzielle Mittel und auch über grosse technische Fähigkeiten. Deshalb müssen wir uns für höhere Ziele als die vom Bundesrat anvisierten 20 Prozent starkmachen.

Die Volksinitiative ermöglicht es uns, einen weiteren Schritt in die richtige Richtung zu tun. Dieser Schritt ist auch aus einem anderen Grund notwendig. Die Schweiz ging nämlich 1990 Verpflichtungen ein. Um die damals festgelegten Ziele wirklich erreichen zu können, müssten wir laut Berechnungen der ETH nicht nur 20 Prozent, sondern mindestens 40 Prozent der Reduktion im Inland erreichen. Die Volksinitiative geht nicht so weit; sie geht aber, indem sie ein etappenweises Vorgehen vorsieht, in die richtige Richtung.

Es steht aufgrund der gemachten Erfahrungen fest, dass die Reduktion im Inland nicht nur auf Freiwilligkeit beruhen kann. Dies zeigen die Erfahrungen aus der jüngsten Vergangenheit. Von 1990 bis 2007 gingen die Emissionen mit einer Politik, die auf freiwilligen Massnahmen und Verpflichtungen gegründet war, gerade mal um 2,7 Prozent zurück. Mit dem aktuellen Gesetz sollen die CO2-Emissionen bis zu diesem Jahr um 10 Prozent gegenüber dem Referenzjahr 1990 gesenkt werden. Wir sind jedoch immer noch weit von diesem Reduktionsziel entfernt. Ohne vermehrtes Engagement und ohne eine gezielte Klimapolitik werden wir unseren Verpflichtungen gegenüber den kommenden Generationen, gegenüber unseren Kindern schlicht nicht gerecht. Nehmen wir uns doch ein Beispiel an Schweden, einem Land, welches ab 1990 auf die Green Technology und eine konsequente Reduktion der CO2-Emissionen gesetzt hat. Dies erfolgte nicht etwa zum Nachteil der Wirtschaft; das Bruttoinlandprodukt von Schweden ist in der gleichen Zeit um 44 Prozent gestiegen. Schweden gehört wie die Schweiz nicht zu den grossen Umweltverschmutzern unseres Planeten. Doch hat Schweden auf eine nachhaltige und erfolgreiche Klimapolitik gesetzt, eine Klimapolitik, von der die Wirtschaft direkt profitiert.

Ich wünsche mir, dass wir die Chance nutzen und in Verantwortung gegenüber den kommenden Generationen eine griffige, kohärente CO2-Politik, eine griffige Klimapolitik machen. Ich wünsche mir, dass wir diese Initiative hier und heute zur Annahme empfehlen, und zwar, wie meine Kollegin dies vorhin bereits gesagt hat, als Pfand für ein griffiges CO2-Gesetz.

Vischer Daniel · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Diese Klima-Initiative bringt ja einen Schutz der Umwelt auf Verfassungsstufe. Vielleicht kommt mit dieser Klima-Initiative ein neuer Typ von ökologischem Grundrechtsschutz in die Verfassung. Der Klimawandel ist real, er ist wissenschaftlich erwiesen, und er ist politisch erhärtet. Bei aller Kritik am Kopenhagen-Gipfel: Letztlich war man sich beim Faktum des Klimawandels einig; die Differenzen bestanden in den Konsequenzen, die aus der drohenden Klimakatastrophe zu ziehen sind.

Im Grunde genommen haben wir heute vier Lager: Wir haben zunächst jene, die den Klimawandel überhaupt bestreiten, die ihn als eine Mär ansehen. Ich glaube, sie verdienen wenig Beachtung, weil sie keine Argumente auf ihrer Seite haben. Wir haben weiter jene, die wie Herr Müller vorher sagen: Wir räumen zwar ein, dass es Probleme gibt; irgendetwas müssen wir tun, aber irgendwann wird es schon richtig kommen; die Wirtschaft ist auf dem richtigen Weg; ja keine griffigen Gesetze, die engen ein. Wir haben eine dritte Gruppe, die anerkennt, dass drastische Massnahmen nötig sind, aber davon ausgeht, dass das Problem letztlich technisch lösbar ist, dass unsere zivilisatorischen Errungenschaften gewissermassen tel quel in die Zukunft übernommen werden können, einfach mit einer neuen ökologischen Technologie. Es gibt eine vierte Gruppe, die sagt - vielleicht ist das ein gewisses Markenzeichen der Grünen -: Um den Problemen des Klimawandels gerecht werden zu können, braucht es auch ein gewisses Infragestellen unseres zivilisatorischen Gebarens.

Ein einfaches Beispiel: Sie müssen davon ausgehen, dass im Grunde genommen jeder Erdenbürger, jede Erdenbürgerin das gleiche Recht hat, ein Auto zu benützen. Wenn alle Chinesen das gleiche Recht, Auto zu fahren, irgendwann einmal in Anspruch nehmen, ist leicht einsehbar, dass der Klimakollaps programmiert ist. Nun ist es vornehm, wenn wir sagen, die Chinesen sollten nicht den gleichen Fehler machen wie wir, es gebe noch andere Glücksmomente als Autofahren, derweil wir fröhlich daran basteln, die Autos einfach ein bisschen ökologischer auszugestalten. Genau da liegt das Problem: Wir kommen nicht darum herum, nicht nur unseren CO2-Ausstoss, sondern auch die mit ihm verbundene Lebensweise grundsätzlich infrage zu stellen. Das heisst, wir müssen uns fragen, ob der jetzige Gang der Entwicklung nicht grössere Bremsen verdient, etwa bezüglich einer Einschränkung des Automobilverkehrs.

Herr Lang hat mit Recht darauf hingewiesen: Die Hauptleidtragenden sind die Bewohnerinnen und Bewohner der Dritten Welt, und wir sind die Hauptverantwortlichen. Die Schweiz ist es vielleicht etwas weniger als andere westliche Länder, aber wir dürfen uns nicht allzu vornehm gebärden. Die gesamte westliche Zivilisation hat diese Klimakatastrophe verursacht. Massgeblich ist im Übrigen nicht der Gesamtausstoss eines Landes, sondern massgeblich ist der Pro-Kopf-Ausstoss in einem Land. Das sind die Richtzahlen, die weiterhin im Vordergrund stehen müssen.

Ich gehe davon aus, dass diese Initiative in der Verfassung ein Wegzeichen für einen neuen Typ ökologischen Grundrechtsschutzes setzt, eines Schutzes nämlich für eine ökologische Lebensweise. Das wird den Bundesrat in einem gewissen Sinn - das ist immerhin überprüfbar, einklagbar - zum Handeln zwingen. Das ist ja das Wesentliche dieser Initiative. Da geht es nicht nur einfach um Kosmetik, sondern da geht es um einen einklagbaren Weg zur Reduktion; ohne die Initiative haben wir diesen nicht. Sagen Sie also Ja.

Pedrina Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

L'iniziativa popolare "per un clima sano" è sostenuta da una moltitudine di organizzazioni ambientaliste e partiti che rappresentano oltre un milione e mezzo di persone. Sono tutte persone altamente preoccupate della piega altalenante e poco convincente presa dalla politica climatica svizzera, fatta sin qui di troppi bei propositi e di risultati comunque insufficienti. L'obiettivo Kyoto per il 2012 sembra - sembra - potrà essere rispettato, ma non quello datoci con la corrente legge sul CO2. Questa politica è stata purtroppo codificata nella vecchia legge dalla maggioranza di questo Parlamento con una flessibilità tale da non disturbar troppo. Non si è agito sin qui con strumenti incisivi e commisurati alle esigenze del caso e alla gravità della situazione. Il clima ci manda da parecchi anni e a scadenze regolari dei messaggi di allarme, e vi risparmio l'elenco, sotto gli occhi di tutti; la maggioranza politica valuta e aspetta, sembra aspettare Godot.

Su questo sfondo è stata lanciata l'iniziativa "per un clima sano", che in breve tempo ha raccolto un notevole numero di adesioni, il che evidenzia come la politica non può più cincischiare e deve pertanto proporre a breve soluzioni e azioni concrete.

La Svizzera ha una grossa responsabilità verso i propri figli, figli di questa idilliaca terra di montanari vien da dire, figli e figlie che sono altresì e viepiù cittadini di questo mondo sempre più fragile e scosso, che produce scosse fin nelle più sperdute piane e vallate di questa nostra idilliaca Svizzera. Allora, anzitutto, non possiamo tenere le mani in tasca in attesa che si giunga ad un accordo internazionale sul clima, ma dobbiamo subito investire in una politica climatica proattiva e grazie a ciò riposizionare la Svizzera quale paese altamente innovativo.

E' un investimento intelligente e produttivo in posti di lavoro orientati al futuro e in qualità di vita: questo il compito, questa la sfida per la Svizzera di oggi che guarda al domani.

Questa iniziativa chiede di ridurre le emissioni di CO2 di almeno il 30 per cento rispetto al 1990. Essa ci offre l'occasione di prendere il toro per le corna e di farne parecchio per il nostro Paese. Mi limito ad evidenziare tre aspetti:

1. L'iniziativa è necessaria e praticabile: La scienza ci indica che occorre assolutamente impedire un aumento oltre i 2 gradi della temperatura globale, se si vogliono evitare le più drammatiche conseguenze dovute ai cambiamenti climatici. La scienza ci indica pure che per rispettare questo limite occorre ridurre del 40 per cento le emissioni globali. L'iniziativa propone in forma di compromesso un minimo del 30 per cento di riduzione a livello nazionale che potrà essere volontariamente completato da ulteriori misure aventi un'incidenza di reduzione all'estero.

2. L'iniziativa crea posti lavori e promuove l'innovazione: Fissando condizioni quadro chiare e stabili per un lungo periodo si promuove l'innovazione, nuove tecnologie e la capacità concorrenziale delle imprese. In questo settore saranno proprio le piccole e medie imprese che andranno a creare parecchi posti di lavoro in forma decentralizzata, con un grosso beneficio per la piazza lavorativa svizzera. Solo nel settore dell'efficienza energetica e delle energie alternative lo studio McKinsey appena pubblicato stima l'effetto cumulato in oltre 30 000 nuovi posti di lavoro qualificati. Questa è perciò la via da seguire.

3. L'iniziativa porta benefici alle Alpi, alle regioni di montagna e indirettamente anche all'Altopiano e alle aree cittadine: Le aree alpine in quanto spazi sensibili sono già oggi particolarmente toccate dai cambiamenti climatici a seguito di un aumento delle temperature medie quasi doppio rispetto al resto del mondo. Erosione, scioglimenti dei ghiacciai e altri fenomeni richiedono grossissimi investimenti protettivi; inoltre l'attrattività dei paesaggi, quindi il turismo, ne risulta minacciata, come pure la qualità degli ampi spazi alpini di ricreazione al servizio di tutta la popolazione, quindi anche delle città. Città e montagna sono in questo senso su una stessa barca ed è mia convinzione che debbano remare assieme e cogliere la sfida comune per contenere i danni e per trovare nuove vie d'uscita.

In conclusione, il mio auspicio è che i lavori in corso sulla nuova legge sul CO2 trattata in parallelo in commissione possano portare risposte adeguate alle sfide climatiche e che si possa perciò giungere al più presto alla messa in atto di una politica più incisiva ed efficace di quanto si è visto sin qui.

Un sì all'iniziativa per un clima sano è il necessario stimolo per raggiungere questo obiettivo e vi invito pertanto a sostenerla.

Brunner Toni · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die "Abzocker-Initiative Nummer zwei": Wir haben es heute mit der zweiten Abzocker-Initiative zu tun, nur dieses Mal im wahrsten Sinne des Wortes, denn unter dem Deckmantel des Klima- und Umweltschutzes wird hier Fiskalpolitik betrieben. Die Klima-Abzocker-Initiative suggeriert zwar hehre Ziele, die jedoch weder Einfluss auf die Verbesserung des Weltklimas haben werden noch die Temperatur auf dieser Erde beeinflussen werden. Auf der anderen Seite wird die Klimaschutz-Initiative der Schweiz und unserer Wirtschaft jedoch weitere Bevormundungen, Fesseln und Einschränkungen bringen. Staatlicher Dirigismus, mehr und höhere Steuern und Abgaben hätten dann weiter Hochkonjunktur und würden durch die vorliegende Initiative zwangsläufig weiter etabliert.

Orientieren wir uns also an den Fakten. Die Fakten sind, dass die Schweiz in der Klimapolitik im internationalen Vergleich zu den führenden Nationen gehört - wir müssen uns nicht immer schlechterreden, als wir tatsächlich sind. So ist die Schweiz, und das ist ein Faktum, gemessen am CO2-Ausstoss pro Kopf im Vergleich zu den übrigen Industrieländern einer derjenigen Staaten, die den tiefsten Wert vorweisen, und das, obwohl wir nicht unbedingt eine bevorzugte, sondern eher eine ungünstige topografische und auch klimatologische Lage haben. Wir haben eine spezifische schweizerische Eigenheit, die löblich zu erwähnen ist, nämlich dass wir eine praktisch CO2-freie Stromproduktion haben. Und auch bei der Energieeffizienz nimmt die Schweiz einen Spitzenplatz ein, immer im Bewusstsein, dass wir uns verbessern können und dass wir uns verbessern wollen. Aber unsere Luftreinhalte-Gesetze und -Verordnungen gehören zu den strengsten der Welt. Der Anteil der Schweiz an menschengemachten CO2-Emissionen auf der Welt liegt im Bereich von 0,1 Prozent. Und die Schweiz ist mit ihren Massnahmen im Rahmen des Kyoto-Protokolls weiter gegangen als viele andere Staaten; sie hat sich grössere Reduktionsziele gesetzt. Man muss also nicht so tun, als hätte die Schweiz nichts getan und würde sich dem Klimaschutz verschliessen.

Vonseiten der SVP-Fraktion setzen wir den Schwerpunkt einerseits bei der Freiwilligkeit und andererseits bei steuerlichen Anreizen und nicht vorab bei den Verboten und Zwangsabgaben, die eine logische Folge und Konsequenz der vorliegenden Initiative wären. Unsere Stossrichtung ist klar die - dies sollte eigentlich allen klar sein -, dass die Reduktion der Emissionen letztlich eine globale Aufgabe ist, bei der die Hauptsünder in die Pflicht genommen werden müssen. Solange sich nämlich Staaten wie die USA, China, Russland oder Indien einen Deut um die Vorgaben kümmern, die im Kyoto-Protokoll gemacht wurden, so lange müssen wir Schweizer uns nicht durch einseitige Massnahmen im Wettbewerb der internationalen Standorte und der Arbeitsplätze selber in Rücklage bringen.

Aus diesen Gründen bitte ich Sie, diese Initiative zur Ablehnung zu empfehlen.

Leuenberger Ueli · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion

La protection du climat est aujourd'hui un devoir: toutes les régions de notre planète sont menacées par le réchauffement climatique. La Suisse, en tant que pays alpin, avec ses beautés naturelles et son tourisme, est particulièrement concernée. Nos régions de montagne sont déjà touchées et le seront encore plus durement si le réchauffement climatique continue. Tout soutien au secteur touristique est vain si nous ne prenons pas les mesures nécessaires nous permettant de mener une politique climatique vigoureuse, qui protège nos montagnes et nos glaciers. Si nous ne prenons pas enfin les mesures qui s'imposent, la facture des coûts inhérents au changement climatique sera extrêmement salée pour notre pays.

Cette initiative populaire offre une chance de freiner les effets néfastes du réchauffement climatique. Monsieur Brunner, ce sont finalement les émissions par personne qui sont importantes et pas tant les émissions globales. Grâce au niveau élevé des sciences dans notre pays, au niveau de développement et à la capacité innovatrice de notre économie, notre pays est bien loti pour développer une protection du climat efficace. Nous sommes dans une position de départ bien plus favorable que l'immense majorité des pays du monde. L'initiative populaire "pour un climat sain" ne profite pas seulement au climat, mais aussi à notre économie. Elle aura un effet de stimulation de l'innovation, en particulier dans le secteur des technologies propres, seules technologies d'avenir. Cette initiative permet de créer des milliers de nouveaux emplois, tant dans le secteur des arts et métiers que dans celui de l'industrie d'exportation. Le "new green deal", la transformation écologique de l'économie va être mise à l'ordre du jour.

En acceptant l'initiative, nous avons l'occasion d'affirmer clairement notre solidarité avec le reste du monde. Les pays du Sud sont particulièrement touchés par le réchauffement climatique. La Suisse fait partie du groupe de pays qui émettent du CO2 en quantité excessive. La Suisse n'a pas d'excuse; elle a fortement contribué à l'augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère. Nous avons heureusement toutes les technologies nécessaires pour protéger activement le climat.

Je me fie aux vrais climatologues. Je me fie aux scientifiques suisses - par exemple à Martin Beniston, Andreas Fischlin, Thomas Stocker et d'autres - et me méfie comme la peste des climatologues autoproclamés, même s'ils s'appellent Hans Killer, Elmar Bigger et Toni Brunner.

En acceptant l'initiative, nous assumerons notre responsabilité; notre responsabilité vis-à-vis de notre pays, de la planète et du monde. En acceptant l'initiative, vous prouvez que l'avenir des générations futures vous tient vraiment à coeur.

Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion CVP/EVP/glp

Für Klimaskeptiker ist es klar: Die heutige Erderwärmung sei nichts Besonderes, Abkühlungen und Erwärmungen seien normale Zyklen in der Erdgeschichte. Die Klimaskeptiker liegen falsch. Richtig ist: Kälte- und Wärmeperioden haben sich zwar mehrfach abgelöst, aber dies äusserst langsam und mit Übergangszeiten von vielen Zehntausend Jahren. Das hat Pflanzen und Tieren erlaubt, sich an die Veränderungen anzupassen. Eine solche Anpassung ist bei einer derart schnellen Erderwärmung, wie sie in den letzten hundert Jahren bei uns eingetreten ist, aber schlicht und einfach nicht möglich.

Für Klimaskeptiker ist unser in diesen Tagen endlich endender harter und kalter Winter der Beweis dafür, dass die Aufheizung der Erde gar nicht stattfindet. Falsch, sage ich, denn sie blenden aus, dass der Klimawandel in unseren Breiten zu extremeren Verhältnissen mit kälteren Wintern und heisseren, trockeneren Sommern führt und dass die globale Gesamttemperatur auch in diesem Januar und Februar nochmals deutlich über die bisherigen weltweiten Durchschnittswerte gestiegen ist. Keine Frage: Die Klimaerwärmung findet vor dem Hintergrund der viele Jahrmilliarden alten Erdgeschichte statt und noch dazu unglaublich schnell und einmalig rasant; mit ihren ökologischen, gesellschaftlichen und ökonomischen Auswirkungen - ich erinnere an den Stern-Bericht - ist das hochdramatisch. Diesen Prozess können wir kurzfristig nicht mehr stoppen, aber wir können ihn verlangsamen und in den nächsten zwanzig bis dreissig Jahren auf einem noch einigermassen zu überlebenden Niveau stabilisieren. Voraussetzung ist allerdings schnelles, engagiertes Handeln.

Parlament und Bundesrat haben die Zeichen lange nicht erkannt oder nicht wahrhaben wollen, obwohl die entscheidenden Fakten schon seit Jahren bekannt sind. Vor diesem Hintergrund ist die Klima-Initiative entstanden. Ich habe als Mitglied des Initiativkomitees mitgeholfen, die Initiative auf den Weg zu bringen, und meine Partei, die EVP, hat sie von Anfang an ohne Wenn und Aber mitgetragen. Die Klima-Initiative verlangt, den Ausstoss der klimaschädigenden Gase bis zum Jahr 2020 gegenüber dem Stand von 1990 um 30 Prozent zu reduzieren. Dies reicht gerade noch knapp, den globalen Temperaturanstieg zu dämpfen, und zwar so weit, dass die drohenden schweren, irreparablen Schäden für Mensch, Umwelt und Wirtschaft noch einigermassen in Grenzen gehalten werden können.

Die Klima-Initiative hat mitgeholfen, dass sich nun auch Bundesrat und Parlament bewegen: der Bundesrat mit seiner Botschaft zur Revision des CO2-Gesetzes; das Parlament mit der nationalrätlichen UREK, die daran ist, den Entwurf des Bundesrates deutlich zu verschärfen. Deshalb wollen wir mit der Initiative und deren Unterstützung deutliche Zeichen setzen: In die Verfassung soll ein klares und nachprüfbares Ziel geschrieben werden; mit der Gesetzgebung, die im Gange ist, sollen die entsprechenden notwendigen Massnahmen getroffen und Instrumente bereitgestellt werden. Die bis jetzt erzielten Verbesserungen haben schon einiges gebracht, aber wir werden auch weiterhin noch Verbesserungen machen müssen, auch in der Kommission. Anders gelingt es nicht, unsere natürlichen Lebensgrundlagen auf die Dauer zu erhalten und den Umbau zu einer Green Economy rechtzeitig voranzutreiben.

Zum Schluss möchte ich sagen: Die EVP hat schon seit Jahren vor den Folgen dieses Ölverschwendens gewarnt. Wir haben vor fünf Jahren, verbunden mit einer Medienkonferenz, im Parlament die entsprechenden Vorstösse deponiert: wegen der verheerenden Klimafolgen, wegen der weltweit abnehmenden Ölvorräte, wegen der Verknappung, die uns schon im nächsten Jahrzehnt höchste Preise bescheren wird, aber auch wegen der Milliarden Schweizerfranken, die heute in den Nahen Osten fliessen anstatt in die Projekte für nachhaltige, alternative Energieerzeugung im eigenen Land. Einmal mehr waren die damals warnenden Stimmen vielleicht etwas zu früh und wurden nicht gehört. Wenigstens haben wir in der laufenden Session nun mit der Annahme der Motion Studer 06.3190 dafür sorgen können, dass wir einen kleinen Schritt weiterkommen und vielleicht dann doch noch eine ökonomisch und eine ökologisch ausgerichtete Revision unserer Steuergesetze erhalten.

Ich danke Ihnen, wenn Sie die Initiative unterstützen und sie dem Volk zur Annahme empfehlen.

Wobmann Walter · Mit-M · Nationalrat · Solothurn · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Die vorliegende Volksinitiative trägt den Titel "für ein gesundes Klima". Die Frage ist doch: Was ist ein gesundes Klima? Ist ein gesundes Klima das bitterkalte Klima in Sibirien oder das sehr heisse Klima in Afrika? Was ist gesund? Das ist eine Grundsatzfrage.

Spass beiseite: Teile der Wissenschaft behaupten, die Klimaerwärmung sei von Menschen verursacht. Immer mehr Wissenschaftler bezweifeln jedoch diese These. Schliesslich hat es seit Bestehen der Erde Klimaveränderungen gegeben, auch solche in kurzen Zeitabständen. So lag die Durchschnittstemperatur vor tausend Jahren deutlich höher als heute, und um 1600 lag sie deutlich tiefer. Dazwischen gab es grosse Schwankungen, genauso wie heute. Aber meines Wissens gab es damals weder Industrie noch Autos. Begriffe wie "Klimaschwindel" oder "bluff" tauchen immer häufiger auf. Gerade heute konnte man sie in den Medien lesen.

Trotzdem bin auch ich der Meinung, dass die Umwelt möglichst wenig belastet werden soll. Allerdings ist eine schlagartige und radikale Einschränkung durch die Senkung des CO2-Ausstosses um 30 Prozent, wie sie die vorliegende Initiative verlangt, definitiv der falsche Weg. Die dazu notwendigen Einschränkungen, Verbote und Abgaben würden die Wirtschaft wettbewerbsunfähig machen und die Bevölkerung unnötig belasten. Insgesamt käme unser Wohlstand in Gefahr. Die CO2-Reduktion hat meiner Meinung nach auf natürlichem Weg zu erfolgen, nämlich durch technische Weiterentwicklungen. Dieser Prozess ist in vollem Gang, sei es bei der Industrie, im Gebäudebereich, bei den Fahrzeugen oder im Privathaushalt.

Gerade bei den Motorfahrzeugen wurde schon sehr viel gemacht. Zurzeit ist sehr viel in Bewegung und in Entwicklung. Ein Beispiel: 1995 verbrauchte ein Auto mit einer Leistung von 90 PS rund 8 Liter Benzin auf 100 Kilometer; heute hat ein Auto der gleichen Klasse rund 115 PS, verbraucht aber nur noch etwa 6 Liter auf 100 Kilometer. Wir haben also eine Leistungssteigerung und trotzdem weniger Verbrauch. Es gibt heute Hybridfahrzeuge, die weniger als 4 Liter auf 100 Kilometer verbrauchen. Der Elektroantrieb hält immer mehr Einzug. In Japan fahren heute sogar mehrere Tausend Fahrzeuge versuchsweise mit Brennstoffzellen.

Sie sehen also, dass die Entwicklung läuft. Das ist gut so, das ist richtig so, hinter dieser Entwicklung stehe ich. Aber mit realitätsfremden Initiativen wie der vorliegenden wird genau diese Entwicklung verhindert. Denn wenn es der Wirtschaft schlechtgeht, können die Firmen gar nicht mehr innovativ sein, und der Umwelt kann so erst recht nicht geholfen werden.

Der CO2-Ausstoss in der Schweiz macht weltweit gesehen nur gerade 1 Promille aus. Die Schweiz hat für die Reduktion schon sehr viel gemacht und auch schon einiges erreicht. Dies ist so, obwohl die Bevölkerung seit 1990 um mehr als eine Million Menschen - vorwiegend aufgrund der Zuwanderung; es ist wichtig, das zu wissen - zugenommen hat. Der Motorfahrzeugbestand ist in der gleichen Zeit von 3,8 Millionen auf über 5,2 Millionen, also um 1,4 Millionen Einheiten, gewachsen. Das ist die Entwicklung, und die muss auch berücksichtigt werden, damit die CO2-Bilanz einigermassen ernst genommen werden kann.

Ich bitte Sie, die Initiative abzulehnen. Sie ist schädlich für unser Land, und sie ist eben auch insgesamt gesehen für die Umwelt schädlich.

Girod Bastien · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Kollege Wobmann, Sie haben gesagt, dass die These der menschengemachten Klimaerwärmung immer mehr von Wissenschaftern auch angezweifelt wird. Haben Sie denn einige Namen von Schweizer Wissenschaftern, die diese These anzweifeln? Ich will Sie nicht testen, es würde mich wirklich interessieren, was für Leute, was für Wissenschafter das denn sind.

Wobmann Walter · Mit-M · Nationalrat · Solothurn · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Es gibt ganz viele Wissenschafter, die das vertreten, deren Namen ich nicht alle im Kopf habe. Aber Sie können das ja nachher anschauen.

Rechsteiner Rudolf · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion

Die Ablösung von Erdöl und Erdgas durch erneuerbare Energien ist die grösste Geschäftsgelegenheit seit der Erfindung der Dampfmaschine. Dieser Strukturwandel lässt sich nicht aufhalten. Auch jene, die schon immer den Umweltschutz für unnötig hielten und die messbar steigenden Temperaturen und die messbare Versauerung der Ozeane und der Böden als Hysterie diffamieren, können den Wandel der Energiesysteme nicht länger aufhalten. Denn es ist einfach so: Die nichterneuerbaren Energien sind endlich, und die Verknappungserscheinungen sind schon heute nicht zu übersehen. Sie manifestieren sich in den vervielfachten Preisen für Erdöl, und sie treffen die ganze Bevölkerung und die ganze Wirtschaft und ganz besonders die Leute mit kleinen Einkommen. Die Frage, die die Klima-Initiative uns stellt, ist nun, ob wir von nun an richtig investieren, ob die Schweiz zu jenen Ländern gehört, die Lösungen umsetzen und anzubieten haben, oder ob wir die Missstände einfach verwalten.

Die Klima-Initiative will das Mögliche tun, denn die Zeit ist die eigentlich knappe Ressource. Wir wissen, dass die Bauern von der SVP, die uns heute einmal mehr verhöhnen, die Ersten sind, die die hohle Hand machen, wenn der nächste Sturm die Wälder umfegt und an ihren Bauernhäusern herumrupft. Sie haben schon nach dem Sturm Lothar die hohle Hand gemacht - mit Erfolg: Sie haben Geld bekommen. Und es sind die Städter, die dafür zahlen, jene, die man üblicherweise als Umweltschützer verhöhnt. Wenn wir jetzt Klimaschutz empfehlen, dann deshalb, weil wir der Meinung sind, dass Schaden verhüten billiger ist als Schaden reparieren und dass wir möglicherweise in eine Eigendynamik hineinlaufen, die uns völlig entgleitet, wenn wir nicht rechtzeitig handeln.

Die bisherige Klimapolitik ist von der bürgerlichen Mehrheit in diesem Saal völlig blockiert worden. Es regieren die Sonderinteressen der Erdöl-Vereinigung, der Brennstoffhändler, der Atomlobby und der Automobilverbände. Dabei wären die technischen Lösungen längst da; sie sind inzwischen auch erschwinglich. Auch das CO2-Gesetz enthält vor allem leere Versprechungen und gutgemeinte Handlungsanweisungen. Was wir vermissen, ist ein Bundesrat, der die Führung übernimmt, der die CO2-Abgabe für den stark wachsenden Teil der Treibstoffe vorschlägt und eine Vision hat, die Vision einer Vollversorgung mit erneuerbaren Energien.

Ich verweise auf folgende Tatsache: In der Nordsee werden in den nächsten Jahrzehnten etwa 200 bis 300 "Gösgen" gebaut, und der Wind wird nicht ausgehen. Wenn das Öl längst schon weg ist, werden Wind und Sonne bleiben. Wir haben eine leistungsfähige Solarwirtschaft. Sie exportiert bereits für 1,5 Milliarden Franken. In unserem Land selber aber kann sie nichts verkaufen, weil wir Weltmeister für Wartelisten sind, statt Investitionen zu realisieren; nichts kann wirklich realisiert werden.

Die Vollversorgung bis 2030 ist perfekt möglich. Die erneuerbaren Energien sind daran, den ganzen Kraftwerksmarkt zu erobern. China ist inzwischen der grösste Investor bei sauberen Technologien, und die Bauzeiten sind extrem kurz. Reden Sie mit Oerlikon Solar, und Sie werden feststellen, dass sich eine Produktionslinie für Solarzellen in einem halben Jahr aufbauen lässt und die Anlage während 24 Stunden und 365 Tagen läuft. Das Teuerste an den Solarzellen von Oerlikon Solar ist das Glas; alle anderen Materialien sind bereits billiger. Das kommt im nächsten Jahrzehnt, es ist gar nicht aufzuhalten.

Die Frage hier ist: Weshalb blockieren Sie das in der Schweiz? Weshalb sagen Sie Nein zum Klimaschutz? Weshalb sind Sie verliebt in Erdöl, in Atomenergie und in Erdgas, statt die sauberen Energien zu nutzen? Ich kann das nicht nachvollziehen.

Ich empfehle Ihnen ein Ja zur Klima-Initiative.

Pfister Theophil · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Herr Kollege Rechsteiner, ich möchte Sie schon fragen: Ist es nicht ein bisschen zu billig, wenn man jeden Sturm und vielleicht jeden Erdrutsch in der Vergangenheit und in der Zukunft als Folge von Klimaänderungen darstellt?

Rechsteiner Rudolf · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion

Herr Pfister, sicher ist nicht jeder Sturm eine Folge der Klimaveränderung. In den Alpen ist es jetzt aber so, dass der Permafrost grossflächig verschwindet und dass vielleicht einige Talschaften, die jetzt noch besiedelbar sind, in den nächsten Jahrzehnten evakuiert werden müssen. Wir werden in den nächsten vierzig Jahren die Gletscher verlieren, wir werden starke Landschaftsveränderungen und eine Reduktion der Biodiversität erleben, die auch unsere Lebensgrundlagen infrage stellen wird. Ich habe das nicht erfunden.

Bruderer Wyss Pascale · P-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Haben Sie eine Frage, Herr Amstutz?

Amstutz Adrian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Nein, ich habe keine Frage, ich habe eine Bemerkung, und ich deponiere sie jetzt: Es ist eine verdammte Frechheit, Herr Rechsteiner ...

Bruderer Wyss Pascale · P-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Herr Amstutz, Sie können eine Frage stellen, wenn Sie möchten; eine Bemerkung können Sie nicht machen. Sie können Herrn Rechsteiner eine Frage stellen.

Amstutz Adrian · Mit-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Es ist unglaublich, Herr Rechsteiner, dass Sie die Landbevölkerung so diffamieren, die Bauern bezichtigen, die hohle Hand zu machen, und behaupten, die Städter bezahlten die Kosten für Lothar. Bitte entschuldigen Sie sich bei der Landbevölkerung!

Rechsteiner Rudolf · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion

Herr Amstutz, ich komme aus Basel, und ich habe diese Karte in meinen fast fünfzehn Jahren als Bundesparlamentarier, die jetzt zu Ende gehen, nie ausgespielt. Doch wenn Sie den Finanzausgleich ansehen, dann ist es so, dass die Basler mehr zahlen als die Berner und dass in der UREK, wenn Sie ein Problem mit Lawinen, Erdrutschen oder Wäldern haben, zusätzliche Mittel und Entschädigungen traktandiert werden; diese sind mehrheitsfähig und kommen durch. Das bezahlen wir überproportional.

Binder Max · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Herr Rechsteiner, mit Ihrer Äusserung zum Sturm Lothar haben Sie mich natürlich schwer getroffen. Wissen Sie, wie viele Bauern damals geschädigt wurden, wissen Sie, wie viele private Waldeigentümer - nicht Bauern - und wie viele Wälder in öffentlichem Besitz geschädigt wurden? Sind Sie bereit, sich für diese Aussage zu entschuldigen? Oui ou non?

Rechsteiner Rudolf · Mit-M · Nationalrat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion

Ich wüsste nicht, wofür ich mich entschuldigen sollte. Ich stelle fest: Der Sturm Lothar hat dreissig Todesopfer gefordert, und wenn Sie beim Klimawandel weiter nur zuschauen, werden es noch mehr werden.

Bruderer Wyss Pascale · P-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen

Le débat sur cet objet est interrompu

Schluss der Sitzung um 18.55 Uhr

La séance est levée à 18 h 55