10.3015
Per un'organizzazione nazionale della qualità nel settore della sanità pubblica
Schenker Silvia · Mit-F · Consiglio nazionale · Basilea-Città · Gruppo socialista
"Die Kraft steckt in der Qualität." Dieses Zitat von Friedrich Nietzsche steht über dem Bericht zur Qualitätsstrategie des Bundes im schweizerischen Gesundheitswesen, den der Bundesrat im Oktober 2009 verabschiedet hat. Das schweizerische Gesundheitswesen ist im weltweiten Vergleich ganz sicher von einer hohen Qualität. Dies darf durchaus auch wieder einmal gesagt werden, wo wir doch in diesem Saal sehr häufig über die Kosten des Gesundheitswesens klagen. Dennoch: Verbesserungspotenzial ist vorhanden; vor allem mangelt es an Koordination und an Steuerung. Zwar ist es inzwischen allen klar, dass jeder Leistungserbringer und jede Leistungserbringerin die Verantwortung hat, die Leistung in einer hohen Qualität zu erbringen. Wie diese Anstrengungen der Leistungserbringenden zu einem sinnvollen Ganzen zusammengefasst und unter einheitliche Regeln gestellt werden, ist aber nach wie vor offen.
Die SGK befasst sich schon seit längerer Zeit mit dem Thema Qualitätssicherung und Patientensicherheit im Gesundheitswesen. Bereits im Jahre 2004 verabschiedete sie eine Motion zu diesem Thema. Mit der Motion 04.3624 gab die SGK dem Bundesrat den Auftrag, eine nationale Plattform zu schaffen, um zusammen mit den Kantonen, Leistungserbringern, Krankenkassen und Patientenorganisationen Massnahmen zur Realisierung der Qualitätssicherung zu treffen. Auch die GPK des Ständerates befasste sich mit der Frage der Qualitätssicherung und äusserte sich dahingehend, dass der Bundesrat seine Führungsrolle bei der Qualitätssicherung stärker wahrnehmen solle. Der Bundesrat präsentierte in der Folge vor etwa einem Jahr seine Strategie zur Qualitätssicherung.
Frau Heim reichte am 5. Oktober 2007 die parlamentarische Initiative 07.486 ein, welche verlangt, dass die rechtlichen Grundvoraussetzungen für eine nationale Organisation für Qualität und Patientensicherheit zu schaffen seien. Die SGK befasste sich an zwei Sitzungen mit der parlamentarischen Initiative Heim. In einer ersten Sitzung im Juni 2008 entschied die Kommission, die parlamentarische Initiative zu sistieren, weil der Bundesrat in Aussicht stellte, die eingangs erwähnte Qualitätssicherungsstrategie zu erarbeiten. Im Februar 2010 befasste sich die Kommission ein zweites Mal mit der Initiative. Zu diesem Zeitpunkt lag der Bericht zur Qualitätsstrategie vor.
In der Kommission wurde darüber diskutiert, ob es zu diesem Zeitpunkt sinnvoll sei, die parlamentarische Initiative Heim zu unterstützen, oder ob dies möglicherweise zu Doppelspurigkeiten führen würde. Die Mehrheit der Kommission war der Meinung, es sei sinnvoller, die Anliegen der parlamentarischen Initiative in einer Kommissionsmotion aufzunehmen und damit der Verwaltung den Auftrag zu geben, die entsprechende Gesetzgebung zu erarbeiten. Dies erschien der Mehrheit als das sinnvollere Vorgehen, kann doch so vermieden werden, dass am gleichen Thema zweispurig gearbeitet wird.
Enttäuschend ist jedoch die Antwort des Bundesrates: Er ist nicht bereit, die Motion der SGK anzunehmen. Etwas befremdend ist, dass der gleiche Bundesrat eine Motion der FDP-Liberalen Fraktion entgegennimmt, die fast das Gleiche verlangt. Und ebenso nimmt der Bundesrat eine Motion der SGK des Ständerates an, die praktisch identisch ist mit derjenigen der SGK des Nationalrates. Ich gehe davon aus, dass Bundesrat Burkhalter diese Diskrepanz in seinen Entscheiden in seinem Votum erklären kann.
Der Bundesrat hat zwar eine Strategie zur Qualitätssicherung erarbeitet; diese kann jedoch nur dann wirkungsvoll umgesetzt werden, wenn der Bund das Steuer in die Hand nimmt und den vielen Akteuren in diesem Bereich klar eine Richtung vorgibt.
Ich bitte Sie namens der Kommissionsmehrheit - der Motion wurde mit 18 zu 7 Stimmen zugestimmt -, die Motion anzunehmen.
Cassis Ignazio · Mit-M · Consiglio nazionale · Ticino · Gruppo liberale-radicale
La qualità delle cure, la qualità del sistema sanitario è un elemento di centrale importanza per tutti noi cittadini, che da un giorno all'altro possiamo anche essere pazienti. Oggi riteniamo che in Svizzera la qualità delle cure sia buona, se non addirittura ottima. Quasi tutti i testi specialistici in materia partono dal presupposto che in Svizzera disponiamo di un sistema sanitario di ottima qualità. Ed è abbastanza vero, ce ne accorgiamo quando abbiamo bisogno di cure mediche: i nostri ospedali, i nostri medici e i nostri servizi sanitari ci accolgono praticamente subito, senza liste d'attesa. Abbiamo dei contatti diretti con professionisti che sono imperniati sul massimo rispetto e molto spesso su una grande competenza. Vediamo molto bene la differenza quando ci troviamo all'estero, anche soltanto nei Paesi dell'Unione europea, e abbiamo bisogno di cure mediche.
In altre parole, la sensazione che noi cittadini abbiamo del livello di qualità del nostro sistema sanitario è che essa sia molto elevato. Che cosa sappiamo in realtà di questa qualità? Questa sensazione ha un riscontro statistico e un riscontro scientifico oppure si fonda unicamente su un'emozione, per vera che possa essere? La questione è attualmente al centro dell'interesse, perché dal 1996, con l'entrata in vigore della LAMal, la qualità è diventata un tema esplicito della legge.
C'est donc avec l'entrée en vigueur de la LAMal que la qualité a été soudainement mise au centre de l'attention du système de santé, alors qu'avant elle était plutôt implicite. A partir du 1er janvier 1996, la loi dit, à l'article 58, que les fournisseurs de prestations et les payeurs, les assureurs, doivent établir des normes de qualité pour justement assurer une bonne qualité du système de santé aux citoyens.
Où en sommes-nous quatorze ans après? C'est une question qui doit être posée dans le sens d'une évaluation de l'entrée en vigueur de la LAMal. En 2006, la Commission de gestion du Conseil des Etats s'est posé cette question; elle a établi un rapport sur la question de la qualité et elle est arrivée à la conclusion que, dix ans après l'entrée en vigueur de la LAMal - on était en 2006 -, la qualité n'avait pas été suffisamment prise au sérieux par les partenaires sanitaires, par les partenaires tarifaires. Il y a eu dans les conditions tarifaires des éléments qui touchaient à la qualité, mais une véritable approche globale de la qualité n'existait pas. Donc l'idée initiale de notre Parlement, qui était celle de confier au Conseil fédéral le rôle subsidiaire si jamais les partenaires tarifaires n'arrivaient pas à s'entendre, a dû être soulevée par ce rapport de la commission, et on a dit que la Confédération, le Conseil fédéral en particulier, devait assumer un rôle de pilotage bien plus important que ce qu'il avait fait au cours des dix dernières années après l'entrée en vigueur de la LAMal. C'est donc à partir de ce rapport de la commission que le Conseil fédéral a commencé à élaborer une stratégie nationale de qualité qui nous a été présentée à la fin de l'année passée, donc en 2009.
Entre-temps, plusieurs interventions parlementaires ont été présentées, qui allaient un peu dans le même sens que le rapport. En particulier l'initiative parlementaire Heim 07.486, "Organisation nationale pour l'assurance qualité et la sécurité des patients", d'octobre 2007 qui a soulevé la question et qui a finalement été traitée par votre commission en février de cette année. Nous avons étudié cette initiative parlementaire et nous avons, en même temps, pris connaissance de la stratégie qualité de la Confédération. La conclusion de votre commission a été de transformer l'initiative parlementaire Heim en motion de commission pour accélérer le processus qui était déjà en cours au niveau de l'exécutif.
Cette motion, comme l'a dit ma collègue rapporteure de langue allemande, a été déposée en février 2010 et le Conseil fédéral a proposé de la rejeter. Par la suite, deux autres motions ont été déposées. La première est la motion CSSS-CE 10.3353, "Garantie de la qualité AOS", et la motion du groupe libéral-radical 10.3450, "Pour une organisation indépendante nationale garantissant la qualité", déposée en juin 2010. Ces deux motions avaient plus ou moins la même teneur que celle de votre Commission de la sécurité sociale et de la santé publique déposée le 25 février 2010. Ces deux dernières motions ont été acceptées par le Conseil fédéral. Je suis donc curieux d'entendre la position du Conseil fédéral qui, sur trois motions qui avaient plus ou moins le même contenu, était favorable aux deux dernières et opposé à la toute première. J'espère qu'il s'agit là d'une évolution de l'avis du Conseil fédéral dont nous pourrons directement prendre connaissance par la voix de Monsieur le conseiller fédéral Burkhalter.
Donc, la commission est arrivée à la conclusion que cette stratégie qualité suivie par la Confédération est non seulement importante mais qu'elle est aussi essentielle. Elle doit être soutenue dans l'idée de créer un organisme, une institution indépendante de qualité au niveau national pour coordonner toute la discussion sur la qualité.
La commission vous invite donc à soutenir cette motion qui va dans le même sens que les deux motions précitées et qui donne aussi du poids à un autre problème qu'elle ne touche pas directement, mais qui est bel et bien là: l'évaluation technologique des soins médicaux - la procédure Health Technology Assessment - qui a aussi fait l'objet d'une motion 10.3451 du groupe libéral-radical, "Pour une véritable agence nationale de Health Technology Assessment", qui vise à améliorer la qualité et l'économicité des soins en Suisse.
En conclusion, au nom de la commission, je vous invite à soutenir cette motion sur la qualité qui était une réponse indirecte à l'initiative parlementaire Heim 07.486, "Organisation nationale pour l'assurance qualité et la sécurité des patients".
Je vous prie donc de suivre votre commission.
Burkhalter Didier · BR-M · Consiglio federale · Neuchâtel
Tout d'abord, la qualité sera, j'en suis convaincu, l'élément essentiel pour mener à bien les réformes de la santé. On a toujours dit que la qualité de notre système était bonne. Je crois qu'on doit admettre aussi que si l'on veut vraiment un système efficient, cette qualité doit encore être améliorée, et ce sera le cas avec la mise en oeuvre d'une série de mesures. Au fond, il nous faut apprendre à réellement mieux soigner ou mieux prévenir - si je peux me permettre, puisque nous débattrons aussi prochainement de la loi sur la prévention. Ce seront les éléments décisifs pour les évolutions et les réformes de la santé.
Dans un premier temps, en effet, le Conseil fédéral proposait de rejeter cette motion. C'était lié au fait que le Conseil fédéral voulait procéder par étapes à la concrétisation de la Stratégie fédérale en matière de qualité dans le système de santé. Sur le fond, il est en fait largement d'accord avec la direction proposée par la motion. Le Conseil fédéral entend instaurer une organisation nationale ou attribuer des mandats de prestations à des organismes existants. En approuvant ladite stratégie à la fin de l'année passée, le Conseil fédéral a en fait chargé le Département fédéral de l'intérieur de la concrétiser, d'en définir les priorités, de rédiger un rapport, lequel devait être remis cette année. Comme le Conseil fédéral souhaitait tout d'abord prendre connaissance des résultats du rapport, il avait à l'origine recommandé le rejet formel de la motion de votre commission.
La situation a évolué en bien depuis le mois de mai. En particulier, la commission du Conseil des Etats a déposé la motion 10.3353 dont la teneur est proche. Celle-ci charge le Conseil fédéral non pas de modifier la loi, mais de créer une institution qui traiterait de façon transparente les questions fondamentales ayant trait à la qualité et à l'économicité des prestations fournies dans le cadre de l'assurance obligatoire des soins. Cette motion va en fait plus loin au niveau de la garantie de la qualité telle qu'on l'entend dans la stratégie. Cette institution devrait traiter plutôt des questions de fond ayant trait à la qualité et à l'économicité des prestations ainsi que des questions essentielles qui se poseront à propos de l'utilité des coûts des prestations, avec l'introduction du nouveau régime de financement des hôpitaux et avec l'introduction du "managed care".
Le Conseil fédéral estime qu'il serait en principe judicieux de créer une institution indépendante chargée de traiter pour les autorités et fournisseurs de prestations ces questions relatives à la qualité et à l'économicité des prestations. Il a donc émis un avis positif sur la motion de la commission du Conseil des Etats. De son côté, le Conseil des Etats a déjà examiné la motion et l'a adoptée.
Le Conseil fédéral constate que la motion de la commission du Conseil national, même si elle est formellement un peu différente, va dans la même direction. Cette direction est bonne, c'est celle de la qualité au sens large, et le Conseil fédéral y est totalement acquis, puisqu'il en a fait l'objectif de sa stratégie. Il faut donc maintenant laisser de côté les aspects purement formalistes qui étaient mis en évidence au début de l'année et ne plus s'opposer à la direction générale visée par ces motions. C'est pourquoi nous ne nous opposons plus à la motion du Conseil national, nous l'intégrons à la prise de position que nous avons déjà faite par rapport à la motion adoptée par le Conseil des Etats.
Bruderer Wyss Pascale · P-F · Consiglio nazionale · Argovia · Gruppo socialista
Der Bundesrat wehrt sich nicht gegen die Annahme der Motion.
Angenommen - Adopté