10.111, 10.023
Rapporto sulla politica estera 2010 / Delegazione parlamentare svizzera presso il Consiglio d'Europa. Rapporto
Reymond André · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Depuis 2007, la crise économique et financière qui frappe le monde a eu un impact destructeur sur de nombreux pays vulnérables. Les effets de cette crise planétaire continuent d'ébranler les systèmes politiques et sociaux, même si certains pays semblent se diriger vers un retour à la croissance. C'est dans ce contexte défavorable que la Suisse a choisi de poursuivre et d'amplifier son aide aux pays les moins favorisés.
Dans les années 2007 à 2009, les prix de certaines matières premières se sont effondrés, ce qui a réduit la principale source de devises de nombreux Etats. Durant la même période, les investissements et les transferts financiers vers les pays émergents ont brutalement chuté, ce qui a entraîné l'explosion de la dette de ces Etats bien souvent incapables de se refinancer sur les marchés financiers. C'est pour cela que les Etats développés ont dû intervenir par une aide rapide et massive. En 2009, les pays membres du Comité d'aide au développement de l'OCDE ont alloué un montant total de 119 milliards de dollars à l'aide au développement. La Suisse y a aussi contribué pour 0,47 pour cent de son produit national brut.
Les catastrophes naturelles ne font qu'affaiblir les pays les plus fragiles. L'appauvrissement des sols, la baisse des rendements agricoles, la pollution chimique des terres arables ou la réduction des cheptels conduisent des populations entières à la famine, alors que l'accroissement démographique exige chaque jour de nouvelles ressources alimentaires.
Comme objectif prioritaire, il y a surtout le problème de la gestion des ressources en eau et des problèmes qui s'y réfèrent. Il est alarmant de constater qu'un peu plus de 1 milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable et que plus de 2,6 milliards d'habitants de notre planète ne disposent pas d'installations sanitaires de base.
A la lecture de ce rapport, il semble que tout va de mieux en mieux. On laisse un peu de côté les choses qui vont moins bien.
Je considère que les fonds affectés à l'aide suisse au développement sont mal répartis. On aimerait une distribution plus ciblée de ces engagements financiers. Par exemple, aider les villes chinoises à maîtriser les émissions de gaz à effet de serre me semble être une dépense superflue, tant les ressources financières chinoises sont importantes. De même, l'argent consacré à la reconstruction d'Haïti est un exemple flagrant d'argent gaspillé. A quoi ont servi tous ces millions de francs envoyés à Port-au-Prince? Plus d'un an après le séisme, rien n'a bougé, aucun logement n'a été bâti. Les réseaux sanitaires sont dans le même état lamentable qu'il y a un an. Où sont donc passés ces fonds?
Cela, les communiqués triomphants de la DDC n'en font pas mention et c'est bien dommage, car c'est la même chose pour les fonds affectés directement aux Etats d'Asie centrale. La centaine de millions de francs que l'entourage des potentats ouzbeks et kazakhs vient dépenser dans nos boutiques de luxe ne sortent pas de nulle part! Aider ces régimes corrompus n'est pas symbolique d'une bonne gestion de l'aide au développement.
Je souligne que, dans bien des cas, le droit européen est en contradiction avec le droit suisse. Plus nous allons de l'avant, plus nous perdons notre souveraineté. Le Conseil fédéral pourrait-il nous présenter un concept de souveraineté suisse, plutôt que de vouloir s'aligner uniquement sur le droit européen?
Il y a aussi le problème de l'euro et des rétorsions que nous pourrions subir si nous ne nous alignions pas sur l'Europe dans bien des domaines. Comment fonctionnent nos contrôles dans la distribution de fonds depuis les prêts jusqu'aux bénéficiaires qui souvent ne reçoivent rien? L'argent reste sur les comptes ou dans les administrations qui, elles, utilisent ces fonds surtout pour des frais administratifs souvent surdimensionnés.
John-Calame Francine · Mit-F · Consiglio nazionale · Neuchâtel · Gruppo dei Verdi
Le groupe des Verts prendra acte du rapport sur la politique extérieure et du rapport de la Délégation parlementaire auprès du Conseil de l'Europe.
Dans le contexte géopolitique actuel, certains pays comme la Russie et la Turquie, qui ne peuvent envisager de devenir membres de l'Union européenne très prochainement, s'investissent davantage au sein du Conseil de l'Europe. Ces pays acquièrent un nouveau poids et une nouvelle reconnaissance internationale pour les compétences qu'ils ont réussi à développer en matière de démocratie, d'Etat de droit et de respect des droits de l'homme. Ainsi, ce n'est pas un hasard si c'est la Turquie qui est montrée en exemple en Afrique du Nord pour avoir su développer sur son territoire une démocratie conciliant un Etat laïc et un islam modéré. Même si des progrès restent à faire pour améliorer les droits de l'homme, notamment à l'égard de la communauté kurde, cette nouvelle place occupée par la Turquie sur la scène internationale est intéressante.
La Suisse aussi acquiert une remarquable reconnaissance quant à ses compétences et à son expertise dans les domaines du développement de la démocratie et des droits de l'homme. Le rapport sur le Kosovo de notre collègue du Conseil des Etats Dick Marty a été unanimement apprécié.
Durant son semestre de présidence du Comité des ministres au Conseil de l'Europe, la Suisse s'est engagée à réformer la Cour européenne des droits de l'homme, à la rendre plus efficace et à rendre ses décisions plus crédibles. Cette année, notre pays va devoir élire un nouveau juge, car Monsieur Giorgio Malinverni a atteint l'âge de la retraite. Je me plais à relever que la Suisse soumet à l'élection une liste sur laquelle figurent deux femmes et un homme. Une présence féminine majoritaire pour une élection à un poste aussi prestigieux est un vrai bonheur en cette année durant laquelle les femmes fêtent divers anniversaires marquant l'évolution de leurs droits.
Un défi de taille nous attend cette année, c'est celui de développer nos relations avec l'Union européenne, qui reste encore et toujours notre principal partenaire économique. Et pourtant, les pressions de l'UE ne font que croître, car tant que les problèmes institutionnels ne seront pas résolus et l'application du droit ne sera pas garantie, les blocages persisteront.
Vu le climat financier et économique actuel et l'endettement de certains pays de la zone euro, les pressions sur la Suisse auront tendance à s'accentuer. Notre pays annonce des Bilatérales III, soit; mais encore faut-il, pour négocier, avoir un interlocuteur qui veuille bien entrer en matière! Et ici force est de constater qu'il n'y a pas réellement d'équilibre entre les forces en présence: l'UE représente un marché de 480 millions de consommateurs et la Suisse de 7 millions; dès lors nous ne devons pas perdre de vue que l'UE peut fonctionner sans la Suisse alors que l'inverse n'est même pas envisageable. Si la Suisse a toujours pu compter sur la compréhension de ses voisins, comme l'Allemagne, la France ou l'Autriche, on observe aussi que ce soutien commence gentiment à s'étioler, même en Italie, car les Etats de l'Est qui ont fourni des efforts conséquents pour participer au grand marché intérieur de l'UE ne veulent pas que des cadeaux nous soient accordés. C'est bien compréhensible!
A ces problèmes s'ajoutent encore ceux liés aux enquêtes menées par le fisc américain sur les avoirs des ressortissants américains dans nos banques.
Vous l'aurez compris, la Suisse perd de l'influence sur la scène internationale et le repli sur soi que nous observons n'est pas là pour nous rassurer.
Il y a pourtant une enceinte où notre pays pourrait exploiter ses compétences. La Suisse peut en effet mettre à profit sa présidence à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie pour fédérer des forces parmi les membres de l'organisation afin de venir en soutien aux pays du Maghreb, qui vivent une transition vers la démocratie exaltante et courageuse, mais pas sans risques. De plus, l'expérience fraîchement acquise par la Tunisie et l'Egypte pourrait, pourquoi pas, être utilisée en Libye. Alors, saisissons cette occasion pour nous profiler!
Lang Josef · Mit-M · Consiglio nazionale · Zugo · Gruppo dei Verdi
Ich will auf drei Fragen eingehen: erstens auf die Schweiz und den Nahen und Mittleren Osten, zweitens auf die Neutralität und die Uno, drittens auf das Verhältnis von nationalem und internationalem Recht. Zuallererst aber will ich, auch im Namen der Fraktion, Dick Marty die grösste Anerkennung für seinen Kosovo-Bericht aussprechen, den er im Auftrag des Europarates ausgearbeitet hat. Die Grünen unterstützen selbstverständlich die in diesem Zusammenhang von der APK eingereichte Motion.
Niemand konnte den demokratischen Aufbruch in der arabischen Welt voraussehen. Trotzdem ist es richtig und wichtig, die Sichtweise des Berichtes mit den aktuellen Entwicklungen zu vergleichen. Der Bericht enthüllt eine Schwäche, welche der Westen insgesamt und insbesondere die EU hatten: Er legt ein übermässiges Gewicht auf Stabilität. Das hängt mit der Abwehr von Flüchtlingen und der Sicherung der Energieversorgung zusammen. Besser als der Westen insgesamt steht die Schweiz bezüglich des Nahost-Konflikts da: Sie beharrte stärker auf Rechtsgrundsätzen gegenüber Machtverhältnissen. Jetzt bestätigen die veränderten Kräfteverhältnisse die schweizerische Aussenpolitik.
So schlecht wie die meisten westlichen Länder steht die Schweiz aber in Sachen Rüstungs- und Bunkerexporten zugunsten von arabischen Potentaten da. Leider ist diese Frage - zumindest im Zusammenhang mit den aktuellen Entwicklungen - realpolitisch wichtiger als die Diplomatie.
Eines der stärksten Kapitel des aussenpolitischen Berichtes ist jenes über die Neutralität. Die Grundaussage lautet: Neutralität ist kompatibel mit Universalität. Folgerichtig hat die Uno ein grosses Gewicht. Nicht folgerichtig sind hingegen das am Schluss dieses Kapitels betonte Mitmachen bei Partnership-for-Peace-Programmen der Nato und die andernorts erwähnte Beteiligung bei G-20-Aktivitäten. Die Nato und die G-20 sind Sonderbünde der Reichen und Mächtigen dieser Welt. Sie konkurrenzieren die Uno, den einzigen universell legitimierten Bund.
Die Minderheit Schlüer baut einen Gegensatz zwischen nationalem und internationalem Recht auf, wie wenn die Schweiz nicht der Welt angehören würde. Kürzlich, am 7. Februar, feierten wir den vierzigsten Geburtstag des Frauenstimmrechts. Wissen Sie, was den Bundesrat 1969 dazu brachte, dem Parlament und dem Volk die politische Gleichberechtigung der Frauen zu beantragen? Als die Schweiz 1963 dem Europarat beitrat, konnte sie wegen dem fehlenden Frauenstimmrecht die Europäische Menschenrechtskonvention nicht unterzeichnen. Als sie dann 1968, in dem Jahr, das auch das Internationale Jahr der Menschenrechte war, beschloss, die EMRK mit dem Vorbehalt des Frauenstimmrechts zu unterzeichnen, brachte das das Fass zum Überlaufen. Unter dem dreifachen Druck der alten Frauenbewegung, der neuen Frauenbewegung und der Europäischen Menschenrechtskonvention blieb dem Schweizer Männervolk nichts anderes mehr übrig, als das internationale Recht ins nationale Recht zu überführen.
Lehnen Sie - dies drängt sich nicht zuletzt im Hinblick auf diese Erfahrung auf - den Minderheitsantrag aus der SVP-Fraktion ab!
Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Consiglio nazionale · Sciaffusa · Gruppo socialista
Wir hatten gestern ja Gelegenheit, die ausserordentlichen Vorkommnisse in der arabischen Welt zu besprechen, sodass wir uns heute bei der Besprechung des aussenpolitischen Berichtes sozusagen wieder dem Courant normal zuwenden können. Ich benutze die Gelegenheit gerne, um ein paar Bemerkungen zu den europapolitischen Aspekten des Berichtes zu machen. Es ist ja unverkennbar Sand im Getriebe, wir haben unverkennbar grosse Mühe, mit der Europäischen Union überhaupt wieder in Verhandlungen zu treten. In dieser Phase ist es mir ein Anliegen, einige Pflöcke einzuschlagen, einige Positionierungen vorzunehmen.
Zum ersten Pflock, den ich hier einschlage: Wir dürfen bei den flankierenden Massnahmen zur Personenfreizügigkeit keine Konzessionen machen. Diese flankierenden Massnahmen sind materiell mehr als berechtigt, sie haben uns den besten Arbeitnehmerschutz gebracht, den die Schweiz je kannte, und sie haben der Bevölkerung bewiesen, dass die Öffnungspolitik mit sozialem Fortschritt verbunden werden kann. Das zeigt eben auch, dass die flankierenden Massnahmen politisch berechtigt sind. Denn nur dank ihnen war eine Mehrheit in unserer Bevölkerung bereit, dem Personenfreizügigkeitsabkommen zuzustimmen. Wenn wir der Europäischen Union in diesem Bereich Konzessionen machen würden, hätten wir die Mehrheit für die Freizügigkeit verloren; das dürfen wir nicht tun.
Eine zweite Bemerkung: Wir sollten so schnell wie möglich das Steuerproblem Nummer eins lösen, das wir mit der Europäischen Union haben. Wir können es schnell lösen, weil es gar keine Verhandlungen braucht, weil das ausschliesslich in unserer eigenen Kompetenz ist. Wir müssen jene kantonalen Steuerregimes, die man als Beihilfe zur Steuerhinterziehung kennzeichnen muss, durch Besteuerungsmethoden ohne unzulässige Begünstigungen ersetzen. Das geht sehr wohl, wenn Bund und Kantone hier richtig anpacken. Wir von der Sozialdemokratischen Partei haben eine Lösung skizziert, die europakompatibel ist und erst noch dafür sorgt, dass der Standort Schweiz bezüglich Besteuerung der Unternehmensgewinne hochattraktiv bleibt.
Meine dritte Bemerkung, Frau Bundespräsidentin, Frau Aussenministerin: Es darf keinen automatischen Nachvollzug von EU-Recht geben. Es darf keinen Deal geben zwischen sektoriellen Abkommen und den institutionellen Abkommen. Das heisst: Wir dürfen keinen Tausch von Souveränität gegen wirtschaftliche Zugeständnisse vornehmen. Wenn wir bei der Übernahme von EU-Recht schon Zugeständnisse machen müssen, dann nur gegen Zugeständnisse bei der Beschlussfassung von EU-Recht. Wir sind lieber Aktivmitglied der Europäischen Union mit vollen Rechten und vollen Pflichten als Passivmitglied mit vollen Pflichten ohne Rechte; das wollen wir nicht sein. Wir haben lieber Mitbestimmung als Fremdbestimmung.
Das führt mich zum Schluss meiner Bemerkungen, und ich richte mich jetzt in erster Linie an die Parteien da direkt vor mir, also an die sogenannte Ratsmitte: Wir sind jetzt in einer Phase, in der wir nicht mehr sicher sein können, ob es auf dem bilateralen Weg weitergeht. Wenn man diese Gewissheit nicht mehr hat, dann ist man strategisch gut beraten, in Szenarien zu denken; dann darf man sich nicht auf eine einzige Option beschränken, dann muss man einen Plan B haben. Dieser Plan B - das wissen Sie so gut wie ich - wäre der Beitritt. Ich bitte Sie: Hören Sie auf, die Beitrittsfrage in der Tabuzone zu parkieren! Holen Sie dieses Thema wieder aus der Tabuzone heraus, und behandeln Sie es so, wie es das verdient, nämlich als eine andere europapolitische Option, die wir ernsthaft diskutieren müssen, wenn der von Ihnen bevorzugte bilaterale Weg nicht mehr funktioniert.
Leutenegger Filippo · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo liberale-radicale
Herr Kollege Hans-Jürg Fehr, Sie wollen keinen autonomen Nachvollzug, Sie wollen flankierende Massnahmen, Sie wollen Schutz gegenüber der EU. Wie wollen Sie denn das machen, wenn Sie in der EU sind? Wollen Sie dann auch Schutz vor der EU?
Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Consiglio nazionale · Sciaffusa · Gruppo socialista
Herr Leutenegger, Sie haben mir nicht richtig zugehört. Ich habe gesagt: Wir wollen keine Fremdbestimmung, wir wollen keinen automatischen Nachvollzug, ohne dabei zu sein, wenn dieses Recht beschlossen wird. Die Alternative zur Übernahme von EU-Recht ist, am Entscheidungstisch in Brüssel mitzubestimmen. Nur das geschieht auf der gleichen institutionellen Ebene. Alles andere, etwa die flankierenden Massnahmen, ist Innenpolitik; das ist an uns. Wir können die Öffnung, sei es ein Beitritt oder eine bilaterale Öffnung, so flankieren - im Bereich des Arbeitsmarktes machen wir es ja, wir könnten es auch im Bereich des Wohnungsmarktes machen -, dass für unsere Bevölkerung aus der Öffnung ein Vorteil entsteht und nicht ein Nachteil.
Fehr Hans · Mit-M · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Herr Namensvetter, Sie reden grosszügig von Mitbestimmung, Mitentscheidung. Ist Ihnen klar, dass in allen wesentlichen Gremien der Europäischen Union unsere Stimmkraft weniger als 3 Prozent ausmachen würde?
Fehr Hans-Jürg · Mit-M · Consiglio nazionale · Sciaffusa · Gruppo socialista
Herr Fehr, mir sind die Entscheidungsmechanismen in der Europäischen Union sehr wohl bekannt. Die meisten Entscheidungen unterlagen bis vor Kurzem dem Einstimmigkeitsprinzip. Das hat sich mit dem Vertrag von Lissabon ein bisschen geändert. Die entscheidenden Politikbereiche unterliegen immer noch dem Einstimmigkeitsprinzip und alle anderen der sogenannten doppelten Mehrheit. In der Europäischen Union ist der Minderheitenschutz - das sage ich hier - ausgeprägter als in der Schweiz, und wir haben ja mit dem Ständemehr und dem Ständerat schon einen extrem weit gediehenen Minderheitenschutz. Minderheitenschutz - Herr Fehr, da dürfen wir uns nichts vormachen - ist übrigens demokratiebeschränkend. Aber er ist richtig, damit eben kleine Mitglieder eine bevorzugte Stellung geniessen, und das ist in der Europäischen Union mit den kleinen Ländern nicht anders als in der Schweiz mit den kleinen Kantonen.
Sommaruga Carlo · Mit-M · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista
Alors que le siège de Benghazi par les troupes de Kadhafi a lieu en ce moment, nous nous trouvons ici à nous "prendre la tête" sur la question de savoir comment il faut interpréter l'un ou l'autre des passages de ce rapport. Je crois que l'essentiel, en cet instant, est surtout d'avoir une pensée pour celles et ceux qui cherchent à retrouver la liberté en Libye. Permettez-moi quelques remarques. Au cours de cette session, nous avons eu à traiter, lors de la première semaine, l'aide publique au développement, avec le crédit-cadre complémentaire pour mettre finalement en oeuvre l'objectif d'atteindre 0,5 pour cent du revenu national brut d'ici 2015. Nous avons également évoqué les garanties pour les contributions extraordinaires et ordinaires au Fonds monétaire international. Nous avons, hier, évoqué la problématique des soulèvements populaires en Afrique du Nord. Aujourd'hui, nous avons évoqué la question de la sécurité. Et nous avons également évoqué, la semaine passée, le rapport sur la politique extérieure 2010.
En d'autres termes, la problématique de la politique étrangère de la Suisse a été au coeur de nos débats pendant cette session. C'est dire l'importance que la politique extérieure revêt dans nos débats politiques, même quand ceux-ci portent sur la politique intérieure. Mais c'est dû, aussi et surtout, à l'ampleur des enjeux internationaux dans notre politique. C'est la conséquence de la mondialisation, de l'ouverture de la Suisse, des questions migratoires et de la pluralité de problématiques qui traversent aujourd'hui l'ensemble des pays.
Il n'aura échappé à personne qu'à chaque fois qu'un vote devait avoir lieu, les clivages se marquaient avec force et les majorités n'étaient jamais acquises d'avance. Elles se sont faites sur certains objets, à deux ou trois voix d'écart. La construction de majorités pour chaque objet politique est une particularité de notre système politique. Toutefois, cette particularité ne permet pas d'assurer une prévisibilité et une lisibilité de notre politique extérieure lorsque celle-ci concerne les questions des bons offices, de la promotion des droits de l'homme, du développement, de la promotion économique, de la fiscalité, de la sécurité et de la défense ou de la sécurité collective. La stratégie ou la ligne d'action sont toujours remises en question lors des débats sur les rapports, sur les budgets, sur les crédits-cadres ou lors de crédits ad hoc, et la situation n'est jamais stabilisée.
Quand bien même nous avons voté pour que les crédits alloués à l'aide publique au développement atteignent 0,5 pour cent du revenu national brut d'ici à 2015, nous aurons encore cinq votes au minimum pour que cet objectif soit atteint: budget 2012, budget 2013, budget 2014, budget 2015, crédits-cadres, sans compter les votes sur la levée du frein aux dépenses. Ce sont autant de batailles politiques en perspective. Mais cette répétition de batailles partielles aura également lieu pour l'engagement de la Suisse en matière de bons offices, pour la politique de promotion de la paix et des droits de l'homme. Ce sera encore le cas en matière de défense collective. Nous avons connu cela avec Navfor Atalanta; cela se répète chaque fois qu'il faut renouveler le mandat de la Swisscoy au Kosovo et pour chaque programme d'armement. Il en est ainsi lors des débats sur les crédits-cadres pour la promotion de la paix, comme je l'ai dit.
Ce qui manque manifestement, c'est un consensus politique minimum en matière de politique extérieure, un consensus minimum autour de trois points: les objectifs diplomatiques, les objectifs de développement et les objectifs de sécurité collective; un consensus sur un compromis politique qui puisse stabiliser les orientations stratégiques de notre politique extérieure, qui permette à la Suisse, comme cela se produit dans d'autres pays européens, d'assurer une continuité, notamment en matière de développement et de sécurité collective, alternance politique ou, chez nous, changement de la cheffe ou du chef de département, voire de la majorité au Conseil fédéral, mis à part, et d'éviter la répétition perpétuelle dans cette enceinte du même débat et des mêmes votes incertains à chaque objet.
La responsabilité de la construction politique de ce consensus n'incombe pas en priorité au Conseil fédéral, mais à notre Parlement et aux partis politiques qui mettent au centre de leur programme l'ouverture de la Suisse sur le monde. Le Parti socialiste et son groupe aux Chambres fédérales sont prêts à s'engager dans cette voie.
Fiala Doris · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo liberale-radicale
Im Namen der FDP danke ich für den aussenpolitischen Bericht, der einen Gesamtüberblick über die Schweizer Aussenpolitik gibt. Meine Kollegin Martine Brunschwig Graf und ich werden die Würdigung durch die freisinnig-liberale Fraktion gemeinsam vornehmen.
Im Wesentlichen teilt die FDP die Einschätzung der Berichterstatter, insbesondere die Ansicht, dass sich die globalen Entwicklungen und Herausforderungen, welche der Bundesrat bereits im letzten Bericht darlegte, bestätigt haben. Hierzu zählen wir die politische Gewichtsverschiebung in Richtung Asien, die Komplexität und die Interdependenzen globaler Krisen sowie die globalen Umweltveränderungen.
Die Risiken, die heute unser Land bedrohen, sind global - ich denke an Terrorismus, Cybercrime, organisiertes Verbrechen, Menschenhandel und Flüchtlingsströme -, und es kann ihnen nur mit mehr und nicht mit weniger internationaler Kooperation begegnet werden. Die Schweiz hat auf diese Trends reagiert und sich international entsprechend ihren Möglichkeiten eingebracht. Der Bericht spricht auch klar an, was unser Land punkto internationaler Finanz- und Wirtschaftspolitik, menschlicher Sicherheit und Migration fordert.
Die nationale Selbstbestimmung mit der Notwendigkeit zur Kooperation in Einklang zu bringen ist eine zentrale Herausforderung. Die FDP-Liberale Fraktion nimmt positiv zur Kenntnis, dass der Bundesrat in nationaler Souveränität und internationaler Einflussnahme keinen Widerspruch sieht. Aussenpolitik ist Interessenpolitik, es muss also zwingend auch um Zusammenarbeit gehen, um Solidarität und um einen Blick, der sich in die Ferne richtet.
Aussenpolitik ist für die Schweiz aber auch Europapolitik. Die EU ist einer unserer wichtigsten Handelspartner überhaupt, für uns also keine Bedrohung, sondern eine Chance. Trotz globaler Ausrichtung geht es dabei massgebend um Stabilität. Wir möchten den Bundesrat motivieren, als guter Unterhändler die Legitimität von Volksentscheiden und unser föderalistisches System künftig vermehrt einzubringen.
Die FDP-Liberalen sind dezidiert der Meinung, dass unser Land den bilateralen Weg weiterverfolgen muss. Weder eine Abschottung noch ein EU-Beitritt sind für uns Optionen. Das Beitrittsgesuch von 1992 ist aus Sicht der FDP-Liberalen gegenstandslos. Wir ermutigen den Bundesrat in aller Form, den Abschluss weiterer bilateraler Verträge, insbesondere in den Bereichen Elektrizität, öffentliche Gesundheit, geschützte Ursprungsbezeichnungen, Agrarfreihandel sowie Chemikalienkontrolle, voranzutreiben.
Als Mitglied unserer Delegation beim Europarat in Strassburg verdanke ich aber auch den Bericht betreffend Europarat allerherzlichst. Nachdem nicht nur die breite Bevölkerung zu wenig darüber weiss, was die Mitglieder der Schweizer Delegation beim Europarat überhaupt leisten, ja, nachdem oft nicht einmal klar ist, dass der Europarat in Strassburg nichts mit dem EU-Parlament in Brüssel zu tun hat, scheint mir dieser Bericht besonders wichtig zu sein. Jene unter Ihnen, die sich effektiv die Zeit genommen haben, den Bericht zu lesen, werden erstaunt gewesen sein, wie intensiv gearbeitet wird, in welchen Kommissionen Ihre Kolleginnen und Kollegen Einsitz genommen haben, dass wir vier Sessionswochen im Jahr in Strassburg verbringen und dass die Schweizer Delegation mit einer Teilnahmequote von 82,4 Prozent auf Rang 4 von 47 Mitgliedstaaten steht, hinter den Delegationen von Schweden, Norwegen und Armenien.
Der Bericht unterlässt es leider, die Kosten des Europarates für die Schweiz zu benennen. Ich erlaube mir deshalb, den Betrag zu erwähnen. Ich denke, dass es wichtig ist, dass Sie sich vor Augen führen, wo und wie viel Geld überhaupt investiert wird. Es handelt sich um knapp einen Schweizerfranken pro Einwohner, also um 7 Millionen Franken pro Jahr.
Nebst einer Verdeutlichung der behandelten Geschäfte zeigt der Bericht auf, welche Bedeutung es hatte, dass die Schweiz mit Bundespräsidentin Calmy-Rey ausgerechnet im Jubiläumsjahr des Europarates das Präsidium innehatte und im Vorsitz des Ministerkomitees des Europarates aktiv wirkte. Als inhaltliche Schwerpunkte der Beratungen in der Parlamentarischen Versammlung im Jahr 2009 sind die Finanzkrise, die Krise zwischen Russland und Georgien und die Überlastung des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte zu nennen. Bei ihrem Vorsitz konzentrierte sich die Schweiz hauptsächlich auf drei Bereiche: Gewährleistung des Menschenrechtsschutzes und der Rechtsstaatlichkeit, Stärkung der demokratischen Institutionen sowie Erhöhung der Transparenz und der Effizienz im Europarat. Ein Evaluationsbericht zum Vorsitz der Schweiz im Europarat dürfte voraussichtlich im Juni 2011 von der GPK verabschiedet werden.
Brunschwig Graf Martine · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo liberale-radicale
Le hasard du calendrier veut que nous débattions du rapport sur la politique extérieure au moment où les mouvements populaires dans certains pays d'Afrique du Nord viennent bouleverser la donne et nous interpellent. A certains égards, il peut paraître dérisoire de faire un commentaire sur le passé à l'heure où l'actualité nous apporte des espoirs, mais aussi beaucoup d'interrogations.
Nous voyons plus que jamais que la Suisse doit mener une politique de défense de ses intérêts et combien cette politique passe par la coopération et la solidarité, dans la mesure où aucun pays, la Suisse pas plus qu'un autre, ne peut trouver la stabilité et la prospérité dans un monde totalement déstabilisé. Cette coopération et cette solidarité passent bien sûr par nos engagements financiers, mais aussi par notre capacité à intervenir avec efficacité et compétence, ce que la Suisse s'efforce de faire.
Pour le groupe libéral-radical, il convient néanmoins de saisir l'occasion d'un débat tel que celui-ci pour évoquer brièvement quelques questions qui nous paraissent importantes pour l'avenir du pays et de sa place dans le monde. La façon dont la Suisse organise son réseau de représentations à l'étranger constitue un élément important. La nécessité de renforcer notre présence au sein des pays du BRIC n'est pas contestée. Mais le groupe libéral-radical demande aussi que l'on ne déshabille pas Paul pour habiller Jean, ou tout au moins pas sans motifs.
Les difficultés relationnelles avec les Etats-Unis et l'Union européenne dans son ensemble ou avec certains pays pris isolément nous montrent combien il est important de pouvoir détecter à temps certains signes précurseurs. Nous recevons pour l'heure beaucoup d'explications sur les raisons d'organiser le réseau de telle ou telle façon, mais nous avons encore un peu de peine à voir la stratégie pour le futur et les conséquences qui en découlent. Il est donc très important que le Conseil fédéral nous montre une stratégie plus visible, et, surtout, plus lisible. Cela ne peut rester qu'une simple question d'organisation.
En politique étrangère, on a rarement beaucoup d'amis ou, si on en a, ils ne sont pas toujours fidèles. En revanche, nous avons des partenaires et il nous appartient d'essayer de les fidéliser ou en tout cas de traiter avec eux sur des bases aussi fiables que possible. Il est donc important que la Suisse ait une présence forte dans les organes où elle est représentée; c'est le cas notamment à l'OCDE. A quoi sert-il sinon d'être politiquement membre si une instance parallèle et d'origine autoproclamée devient le véritable centre des décisions - je veux parler du G-20? C'est un vrai défi, nous en sommes conscients, car le G-20 menace de devenir sinon un cabinet fantôme. Pour être respectées, les décisions qui engagent les pays se doivent d'être transparentes dans leur contenu comme dans leur mode de décision.
Notre présence dans les institutions internationales implique aussi quelques devoirs. Les événements qui se déroulent en Libye chaque jour nous poussent à nous demander comment nous avons pu accepter tacitement de voir l'Assemblée générale de l'ONU présidée en juin dernier par un "chef d'Etat" qui a profité de cette tribune pour critiquer de façon violente la Charte de l'ONU. Comment avons-nous pu accepter tacitement que la Libye entre au Conseil des droits de l'homme? Et comment avons-nous pu, sans broncher, voir la présidence libyenne lors d'une séance préparatoire à la conférence de Durban II s'efforcer d'enlever le droit de parole à un représentant d'origine palestinienne venu présenter son témoignage?
Nous sommes certainement plus intelligents une fois les événements connus, et c'est sans doute aussi valable pour la Libye, mais pas totalement. Cela devra nous inciter à nous interroger sur la manière dont on pourra renforcer la crédibilité des organes que nous défendons et dans lesquels nous siégeons.
Le Conseil des droits de l'homme ne sort pas indemne des événements libyens. Les efforts faits récemment pour suspendre la Libye sont à mettre à son crédit. Mais cela nous amène à nous demander aussi s'il n'était pas possible d'empêcher qu'elle en devienne membre à un moment où chacun savait déjà que ceci était pour le moins inconvenant.
Les Libéraux-radicaux sont des partisans convaincus de la présence active de la Suisse sur la scène internationale, dans ses domaines de compétences et dans le cadre de son mandat constitutionnel, mais ils attendent aussi que le Conseil fédéral tire les conséquences des événements que nous vivons et des questions qu'ils entraînent pour notre politique future.
Riklin Kathy · Mit-F · Consiglio nazionale · Zurigo · Gruppo PCD/PEV/glp
Ich beginne mit einem Zitat aus dem aussenpolitischen Bericht, den ich bei dieser Gelegenheit bestens verdanken möchte: "Die grossen kommunikativen Herausforderungen im Berichtsjahr drehten sich um das Amtshilfeverfahren im Fall UBS, um die Minarett-Abstimmung und um die bilateralen Probleme mit Libyen." So steht es im Aussenpolitischen Bericht 2010 des Bundesrates.
Die Herausforderungen sind so gross geworden, dass der aussenpolitische Bericht neu und zum ersten Mal ein Kapitel "Medienarbeit" enthält. Damit ist unsere Aussenpolitik definitiv im Medienzeitalter angekommen. Wir haben den Eindruck, dass viele Aktionen des EDA medial ausgerichtet sind. Es wäre etwas mehr Zurückhaltung angebracht, vor allem bei gewissen Aktionen der Aussenministerin. Als aktuelles Beispiel diene die eben erst in der Sonntagspresse vom 6. März 2011 geäusserte Ansicht unserer Bundespräsidentin, die Schweizer Justiz sollte ein Strafverfahren gegen den Ghaddafi-Clan einleiten. Eine unsinnige Forderung!
Die politische Agenda der Schweiz prägten also im vergangenen Jahr die Beziehungen zu Libyen, die internationalen Diskussionen zu Finanzplatz, Bankgeheimnis und Steuerpolitik sowie die Reaktionen des Auslandes auf die Abstimmung über die Minarett-Initiative. Im Jahr 2011 werden wir vor ganz anderen Herausforderungen stehen. Konstant aktuell bleiben die globalen Risiken wie Klimawandel, Pandemien, Hunger, aber auch die mangelnde Stabilität der internationalen Finanzmärkte. Ein besonderes Augenmerk sollten wir auf die regierungslos gewordenen Staaten, die sogenannten Failed States, legen. Gemäss einem im aussenpolitischen Bericht erwähnten Forschungsbericht leben rund zwei Milliarden Menschen in "prekären und unsicheren Staaten" - eine alarmierende Situation. Von den zehn besonders gefährdeten Staaten liegen sieben auf dem afrikanischen Kontinent.
Die Lage hat sich seit einigen Wochen nun aber schlagartig verschlechtert. Nordafrika steht im Brennpunkt. Es ist nur zu hoffen, dass es im nordafrikanischen Raum nicht zu weiteren Failed States kommen wird. Eines ist aber offensichtlich: Der Weg zu demokratischen Strukturen im Maghreb, in Ägypten und im Nahen Osten ist lang und ungewiss. Im zurzeit speziell gefährdeten Maghreb sollte neben Nothilfe, Unterstützung der Flüchtlinge vor Ort und Wiederaufbauhilfe auch eine Analyse der aussenpolitischen Herausforderungen vorgenommen werden.
Einige interessante Aspekte der durch die Ereignisse in Nordafrika entstandenen aktuellen Aufgaben findet man im aussenpolitischen Bericht. Wo sind die Institutionen, die hier die führende Rolle übernehmen sollen? Die Arabische Liga hat zwar den Vorteil, dass sie eine rein arabische Vereinigung ist. Sie hat aber keine Instrumente, um in Nordafrika einzugreifen. Hier ist vor allem die Afrikanische Union gefordert, ihr ist im Aussenpolitischen Bericht 2010 eine ganze Seite gewidmet. Als Nachfolgerin der Organisation für afrikanische Einheit hat sich die Afrikanische Union seit ihrer Gründung 2002 stark weiterentwickelt und ihre Visibilität deutlich erhöht. Sie umfasst mit Ausnahme Marokkos alle 53 afrikanischen Staaten. Sie versteht sich als Organisation der panafrikanischen Integration und will als solche die Probleme des Kontinents im Innern lösen und dessen Stellung gegen aussen stärken. Die Afrikanische Union verfügt bei den afrikanischen Ländern über ein beträchtliches Prestige und moralisches Gewicht und stellt einen wichtigen Bezugspunkt für die Aussenpolitik der Mitgliedstaaten dar. Sie agiert auf dem Kontinent als wesentliche friedenspolitische Akteurin und ist bei praktisch allen entwicklungspolitischen Themen wie zum Beispiel Armutsbekämpfung, aber auch Migration involviert. Die Afrikanische Union geht paradoxerweise auf eine Initiative Ghaddafis zurück, hat ihn aber überlebt.
Die Schweiz hat 2006 als Beobachterin formelle Beziehungen zur Afrikanischen Union aufgenommen. Es liegt im eigenen Interesse der Schweiz, ihre Beziehungen zur Afrikanischen Union zu vertiefen und eine weitere Zusammenarbeit zu suchen. Dies zeigt, wie wir in schwierigen aussenpolitischen Situationen ohne Beistand anderer Staaten kaum etwas erwirken können.
Von Afrika nun zu unseren Beziehungen zur EU: Zur Aussen- und zur Sicherheitspolitik unterhält die Schweiz keinen institutionalisierten Dialog mit der EU. Im Bereich Schengen/Dublin sind wir eingebunden. Die Vorteile überwiegen die Nachteile bei Weitem. In der Libyen-Krise konnten wir nur dank der Mitgliedschaft der Schweiz bei Schengen und dank der damit verbundenen Möglichkeiten zu Visa-Restriktionen für den ganzen Schengen-Raum eine direkte Unterstützung der europäischen Partner, vor allem Deutschlands und Spaniens als EU-Vorsitzland sowie Italiens, erwirken. Ohne diese Hilfe wäre die Befreiung der Schweizer Geiseln in Libyen kaum möglich gewesen.
Das Dublin-Abkommen wird bei den möglichen Flüchtlingsströmen aus Nordafrika eine grosse Rolle spielen. Dublin hat die Einreichung von Mehrfachgesuchen unterbunden. Es gibt uns die nötigen Daten zur Überprüfung der Asylbewerber und hilft bei der Rückführung, wenn wir dies wollen. Wir dürfen aber nach wie vor selber direkte Rückführungen vornehmen. Die Vorteile sind evident. Wer Schengen/Dublin künden will, zeigt wenig Sachkenntnisse und handelt gegen wirtschaftliche Interessen unseres Landes: Schengen erlaubt uns Schweizerinnen und Schweizern, uns frei im Schengen-Raum zu bewegen, dient auch unseren Grenzgängern und hilft damit der Wirtschaft, ermöglicht aber auch, mehr Touristen, mehr Gäste in unser Land zu bringen.
Die CVP/EVP/glp-Fraktion lehnt die Rückweisung des Aussenpolitischen Berichtes 2010 ab und dankt für den interessanten und sehr umfassenden Jahresrückblick.
Calmy-Rey Micheline · BPR-F · Consiglio federale · Ginevra
Je suis très heureuse de pouvoir débattre aujourd'hui avec vous du rapport sur la politique extérieure 2010. Le document porte sur une période qui va de mi-2009 à mi-2010, et il comprend deux annexes, l'une consacrée aux activités de la Suisse au Conseil de l'Europe, l'autre à la politique extérieure menée par la Suisse dans le domaine des droits humains de 2007 à 2010.
Etant donné que ce rapport n'a pas pu prendre en compte les événements de politique extérieure après mi-2010, le Conseil fédéral a décidé de soumettre une note complémentaire sur l'actualité de politique extérieure qui a marqué le second semestre 2010 dans les domaines importants pour la Suisse. Cette note vous a été transmise séparément.
Le rapport sur la politique extérieure 2010 a pour thème directeur l'exercice par la Suisse de son influence dans un contexte international aux fins de défendre au mieux ses intérêts nationaux. Exercer son influence dans le monde globalisé et interdépendant dans lequel nous évoluons aujourd'hui, c'est contribuer activement à relever les défis mondiaux auxquels la communauté internationale doit faire face. Exercer notre influence, c'est aussi et d'abord préserver nos intérêts nationaux et donc notre souveraineté.
Dans cet ordre d'idées, la coopération internationale constitue avant tout une chance pour la Suisse, une chance d'intervenir dans les débats mondiaux, dans le sens de ses propres intérêts et dans le sens d'assumer ses responsabilités. De nombreuses organisations et conventions internationales, nées dans le contexte de la mondialisation, nous offrent à cet égard diverses tribunes pour faire valoir nos préoccupations et influer sur ces questions. Nous disposons d'une large palette de possibilités pour exercer notre souveraineté, par la participation aux discussions et aux décisions.
Le monde change. La crise économique et financière a jeté une lumière crue sur un phénomène qui se dessinait déjà depuis quelques années: les centres de gravité économiques et politiques se déplacent et ils se déplacent durablement. Aujourd'hui, la Chine et l'Inde sont entrées dans le cercle des grandes puissances, y compris dans le domaine économique.
L'émergence de nouveaux pôles de puissance est favorisée par les évolutions démographiques. D'ici 2050, l'Europe ne représentera plus que 7 pour cent de la population mondiale. De ces évolutions découle un certain nombre de défis, à la fois pour l'Europe et pour la Suisse.
Le premier de ces défis réside dans le fait que la prééminence des pays occidentaux, ininterrompue depuis le XVIIIe siècle, pourrait prendre fin.
Le deuxième défi qui se pose à nous est celui de la place de la Suisse sur le continent européen. La réponse du continent européen au changement des rapports de force mondiaux a été l'intégration régionale et, bien sûr, la création de l'Union européenne. A maints égards, la Suisse a su réagir à ces tendances. Au cours des dernières décennies, la politique européenne de la Suisse, grâce à d'âpres négociations dans différents dossiers bilatéraux, lui a permis d'asseoir sa place, d'assurer notre bien-être dans nos relations avec nos voisins.
La Suisse s'est imposée comme un acteur au sein de la communauté internationale, y compris dans des enceintes multilatérales. Les traditionnels mandats de représentation que la Suisse assume pour le compte de plusieurs Etats, notamment les Etats-Unis et la Russie, nous permettent d'avoir des contacts privilégiés avec les gouvernements concernés.
Notre pays a par ailleurs joué un rôle important de médiateur dans le cadre du processus de rapprochement entre l'Arménie et la Turquie, un rôle de médiateur entre la Russie et la Géorgie, et il a contribué à préserver les canaux de communication entre les différentes parties dans le conflit au Proche-Orient.
La Suisse a participé aux efforts de stabilisation et d'aide dans différents pays et régions. Elle a pu souligner son engagement, tant en Europe en assurant la présidence du Comité des ministres du Conseil de l'Europe qu'au sein des Nations Unies où elle a, pour la première fois, présidé la Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires, et où l'ancien conseiller fédéral, Monsieur Josef Deiss, a été désigné pour présider l'Assemblée générale en 2010/11.
Dans ce monde globalisé et interdépendant, la politique étrangère de la Suisse s'est déployée ces dernières années sur plusieurs fronts. Nous avons intensifié notre participation au sein des structures et organisations multilatérales, nous avons conclu de nouveaux accords internationaux ou contribué à l'aboutissement de ceux-ci, nous avons, de concert avec d'autres pays, apporté des solutions à des problèmes et à des crises, nous avons facilité, participé activement à de nombreuses rencontres et conférences internationales, nous avons apporté notre aide, déployé notre aide humanitaire, nous avons lutté pour le respect du droit international humanitaire, du droit international et nous avons condamné les violations des droits humains. Et dans ce contexte, nous avons aussi lutté contre l'impunité. C'est la raison pour laquelle j'ai espéré voir le Ministère public de la Confédération pouvoir ouvrir une enquête contre la séquestration de nos deux otages suisses en Libye. Une violation des droits fondamentaux est une violation des droits fondamentaux, qu'elle s'exerce à l'égard de deux personnes ou qu'elle s'exerce à l'égard de toute une population.
Ce formidable engagement est utile pour la Suisse. Il est utile pour notre économie, pour la science, pour la culture; il est utile pour la société en général et, à cette fin, cet engagement international est profitable pour les Suissesses et les Suisses.
Aujourd'hui, pour défendre ses multiples intérêts, chaque Etat se doit, là où il est concerné et où il se sent menacé, de faire valoir son influence et de pouvoir participer aux décisions. Partant, l'objectif de la politique étrangère de la Suisse dans un contexte globalisé est d'identifier les possibilités d'augmenter son influence sur la scène internationale et de définir les instruments pour y parvenir. Prendre de l'influence en s'engageant davantage sur le plan international soulève, bien sûr, la question de la souveraineté de la Suisse. Et c'est reconnaître aussi le champ de tensions qui existent entre l'exercice de la souveraineté nationale et la nécessité de la coopération internationale.
Réconcilier la capacité de se déterminer librement avec le besoin de coopérer avec d'autres acteurs de la vie internationale est un vrai défi. Et précisément dans une période d'insécurité et de crise économique, la difficulté est grande, car nombreux sont les pays et les politiciens tentés par le protectionnisme et le repli sur soi, réticents à développer des règles de travail en commun.
Ces évolutions nous obligent à expliquer les enjeux de politique extérieure en termes d'intérêts nationaux, de prioriser les intérêts nationaux, de les rendre présents, compréhensibles pour nos concitoyens et nos concitoyennes. La médiation entre politique étrangère et politique intérieure est impérative parce que, de fait, il n'y a pas d'alternative à la défense de nos intérêts par la coopération internationale. Nous devons apporter nos préoccupations nationales dans les enceintes internationales, là où se prennent les décisions. Nous devons rechercher des solutions de compromis à des problèmes globaux, agir de façon constructive et solidaire. Permettez-moi d'affirmer que l'exercice de la souveraineté nationale et la prise d'influence internationale ne sont pas forcément contradictoires.
Le débat entre souveraineté et indépendance d'un côté et coopération internationale de l'autre se pose de manière très concrète à propos de nos relations avec l'Union européenne. La situation peut se résumer ainsi: la Suisse cherche l'accès le plus large possible aux marchés de l'Union européenne, alors que l'Union européenne cherche à imposer à la Suisse la reprise la plus automatique possible de l'acquis communautaire. Jusqu'ici, les accords bilatéraux ont permis à la Suisse d'obtenir une collaboration intense dans une multitude de domaines, notamment économiques, tout en préservant une indépendance formelle s'agissant de l'acquis communautaire et de ses aspects institutionnels.
La politique menée jusque-là par la Suisse a permis à notre pays de très bien réaliser ses objectifs en matière de prospérité, de sécurité nationale. Et les accords entrés en vigueur au cours des dix dernières années constituent des composantes de ce succès partiel. Ce dernier est d'autant plus remarquable que la faisabilité, tant en matière de politique intérieure que de politique extérieure, de ces rapprochements successifs était très difficile, que ce n'était pas garanti et que chaque phase a requis des efforts considérables.
Le bilan en matière de souveraineté et d'indépendance est plus mitigé. Dans de nombreux domaines, la Suisse reprend le droit de l'UE sans avoir participé à son élaboration ou tout au moins sans avoir bénéficié d'une participation à la formation de la décision. En tant qu'Etat non membre de l'UE, elle est de plus exposée à un risque élevé de discrimination aussi bien économique que politique, d'où une réduction parfois importante de sa souveraineté réelle. Aujourd'hui, le principal enjeu de la politique européenne consiste de fait à maintenir les conditions de notre prospérité tout en préservant notre liberté d'action et notre souveraineté.
Considérant ces évolutions, le Conseil fédéral doit trouver une voie par laquelle il pourra adapter ses relations avec l'UE aux nouveaux besoins. La voie choisie devra aussi garantir que la Suisse obtienne des droits de participation dans l'évolution du droit européen. Le Conseil fédéral a donc défini les principes qu'il entend appliquer lors des négociations actuelles et futures.
Les efforts déployés par le Conseil fédéral en vue de consolider et d'accroître l'influence de la Suisse dans les institutions mondiales représentent un volet très important de notre politique extérieure. Des enceintes comme le G-20 et le Fonds monétaire international figurent au premier plan. En effet, elles jouent un rôle essentiel dans la résolution de la crise financière et servent de cadre aux discussions sur des questions de gouvernance internationale. Il est donc dans l'intérêt de la Suisse de prendre une part active aux discussions qui sont menées. La Suisse peut envoyer un signal fort pour l'avenir en manifestant sa volonté de développer ses activités de politique extérieure qui sont reconnues et qui sont appréciées dans le monde entier.
Le Conseil fédéral poursuivra cette année aussi ses efforts qui visent à étendre la marge de manoeuvre de la Suisse en matière de politique extérieure et à intensifier de nouveaux leviers d'influence dans l'environnement international. A cet égard, le Conseil fédéral continuera d'attacher une grande importance à ses relations avec l'Europe, avec l'Union européenne et avec les pays voisins. Parallèlement seront consolidés les contacts multilatéraux ainsi que les relations extraeuropéennes, notamment avec les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Brésil que le Conseil fédéral continue de considérer comme des partenaires prioritaires.
La réforme de l'architecture internationale restera un thème important. La Suisse doit s'engager de manière adéquate dans ce domaine et parvenir à faire entendre sa voix. Les tendances globales que j'ai évoquées tout à l'heure vont se poursuivre et la Suisse a donc tout intérêt à être préparée à ces changements pour pouvoir se positionner au mieux.
Nous vivons aujourd'hui dans un monde d'interconnexions, d'interdépendances, un monde où les distances s'amenuisent. Et, pour être en mesure de défendre au mieux nos intérêts nationaux dans un tel environnement, il nous faudra redoubler d'efforts pour identifier et mettre à profit tous les leviers d'influence. Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un réseau de relations qui se distingue tant par sa qualité que par sa diversité. Il est nécessaire de cultiver des contacts, que ce soit avec d'autres pays, au sein des organisations internationales ou dans le cadre d'échanges avec de multiples acteurs internationaux. La plupart des défis internationaux auxquels nous serons confrontés ces prochaines années sont trop grands pour qu'un pays, même une très grande puissance, puisse les relever tout seul.
Une manière d'exercer notre influence consiste à participer aux efforts de stabilisation politique et économique, que ce soit au travers de la promotion de la paix, au travers de médiations, de l'aide humanitaire, de la coopération au développement ou de l'engagement en faveur des droits humains. La Suisse a réussi à cet égard à bien se positionner sur la scène internationale. Il est primordial aux yeux du Conseil fédéral qu'elle reste bien positionnée à l'avenir aussi.
Müller Walter · Mit-M · Consiglio nazionale · San Gallo · Gruppo liberale-radicale
Aussenpolitik wird immer wichtiger. Ich glaube, diese Erkenntnis setzt sich langsam, aber sicher durch, obwohl die Präsenz im Saal eigentlich nicht für diese Sicht spricht. Das hat wohl auch damit zu tun, dass dieser Bericht, wie gesagt wurde, ein gutes Stück Vergangenheitsbewältigung ist und zu wenig prospektiv in die Zukunft schaut. Diese Frage haben wir in der Kommission auch besprochen, und ich glaube, hier gibt es Verbesserungsbedarf.
Aber in einem Punkt möchte ich Sie schon noch ermahnen: Wir können nach innen streiten, soviel wir wollen. Aber bei schwierigen aussenpolitischen Herausforderungen sollten wir nach aussen geschlossen oder zumindest geschlossener auftreten. Ich glaube, das ist auch etwas sehr Wichtiges. Ich habe manchmal den Eindruck, dass das Volk, das das Parlament hier vertreten muss und soll, geschlossener ist als das Parlament. In diesem Punkt appelliere ich an Sie; Sie sollten die Geschlossenheit nach aussen mehr pflegen. Das hilft unserer Verhandlungsposition in schwierigen Fällen.
Noch zum Minderheitsantrag Schlüer: Ich bitte Sie, diesen Minderheitsantrag abzulehnen. Der Aussenpolitische Bericht 2010 schliesst etwa im August ab. Man ist bereits für den nächsten Bericht an der Arbeit. Wir haben in der Kommission aber besprochen, und die Bundespräsidentin hat das auch zugesagt, dass wir in Zukunft im Rahmen des aussenpolitischen Berichtes ein Schwerpunktthema behandeln wollen. Ihre APK wird an einer der nächsten Sitzungen dieses Thema besprechen. Es könnte auch die Frage der Souveränität sein. Das wird die Kommission dann besprechen, und die Bundespräsidentin wird das so entgegennehmen. Ich denke, das ist die richtige Lösung.
Nehmen Sie vom Bericht Kenntnis, lehnen Sie den Minderheitsantrag ab, es macht keinen Sinn, hier reine Papierübungen zu machen.
Votazione
Le président (Germanier Jean-René, président): La majorité de la commission propose de prendre acte des rapports 10.111 et 10.023. Une minorité propose de renvoyer le rapport 10.111 au Conseil fédéral.
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 103 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 32 Stimmen