11.001
Rapporto del Consiglio federale sulla sua gestione 2010
Roth-Bernasconi Maria · Mit-F · Consiglio nazionale · Ginevra · Gruppo socialista
Suite à l'affaire Dominique Strauss-Kahn, une question m'a été posée: un tel scandale pourrait-il se produire en Suisse? On n'est jamais sûr de rien, mais j'ai répondu ceci: chez nous, le pouvoir est dilué, le président ou la présidente de la Confédération n'étant qu'un "primus inter pares" ou qu'une "prima inter pares", contrôlé par ses collègues du collège gouvernemental et aussi par le peuple. Parce que trop de pouvoir tue le sens des réalités et favorise les dérapages, le contrôle du pouvoir est essentiel, y compris la haute surveillance exercée par les Commissions de gestion. Des Commissions de gestion qui, cette année, ont modifié la procédure de traitement du rapport de gestion du Conseil fédéral: nous avons en effet proposé à chaque membre du gouvernement de nous annoncer trois points cruciaux de ses travaux en 2010, pour nous permettre ensuite de poser nos questions et de mener une discussion.
Le chef du Département fédéral de l'intérieur a souligné l'importance de maîtriser les coûts de la santé, d'assainir les assurances sociales, ainsi que de promouvoir la recherche, la formation de pointe et la culture.
Pour le Département fédéral de l'économie, la politique économique extérieure forme un axe fondamental, si l'on pense, par exemple, aux tensions dans les relations du couple Suisse-Union européenne.
Celles-ci sont également au coeur des préoccupations de la présidente de la Confédération et cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, de même que l'aide au développement et la coopération internationale, notamment avec les pays d'Afrique du Nord, que la Suisse doit accompagner dans leur route, belle mais périlleuse, vers la démocratie.
Quant au chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, il nous a expliqué quelles difficultés il a rencontrées pour élaborer le rapport sur la politique de sécurité et procéder aux changements nécessaires au sein de son département.
Le Département fédéral des finances, qui était l'an passé sous les feux de la rampe avec l'affaire UBS - car oui, la Suisse aussi a ses affaires! -, doit gérer les problèmes qui en découlent avec les Etats-Unis.
La chancelière de la Confédération a évoqué la réforme du gouvernement.
Quant au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, l'un des "noyaux" de son travail, si j'ose dire, c'est bien sûr la question de l'énergie atomique.
Pour le Département fédéral de justice et police, enfin, la politique migratoire pose de grands défis.
Nous avons également soumis deux thèmes transversaux à chaque conseiller fédéral et à chaque conseillère fédérale. Notre première question portait sur l'unité de doctrine, en lien avec le programme de la législature. Chaque membre du Conseil fédéral a indiqué qu'il ou elle faisait en sorte de mieux mettre en oeuvre dans son département ce qui était prévu dans ce programme. Nous voulions aussi connaître la position du gouvernement quant à l'incapacité à trouver une majorité pour adopter certains projets. Sur ce point, tous les conseillers fédéraux nous ont renvoyé la balle: au Parlement de trouver le moyen de négocier des solutions qui soient adoptées! Oserais-je dire qu'ils n'ont pas complètement tort?
Comme c'est désormais l'usage, nous traitons le rapport de gestion du Conseil fédéral en présence de chaque chef et cheffe de département et de la chancelière de la Confédération pour les points qui les concernent. Le débat est donc structuré en quatre blocs de 60 minutes, réunissant chacun deux départements fédéraux ainsi que la Chancellerie fédérale. Pour chacun des blocs, la commission a désigné deux rapporteurs.
J'espère que ce débat vous convaincra que la surveillance des Commissions de gestion sur la gestion du Conseil fédéral n'est pas un exercice ennuyeux pour les premières, qui aurait pour seul but de causer des ennuis au second, mais que c'est, au contraire, une mission passionnante et constitutive d'une démocratie vivante.
Germanier Jean-René · P-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo liberale-radicale
Le président (Germanier Jean-René, président): Nous entamons maintenant le débat sur le bloc no 1 qui concerne la gestion du DFAE et du DDPS.
Glanzmann-Hunkeler Ida · Mit-F · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo PCD/PEV/glp
Ich berichte über die Aussenbeziehungen der Schweiz in der Mediationsarbeit und über die Reorganisation der Direktion für Entwicklung und Zusammenarbeit (Deza) und des Eidgenössischen Departementes für auswärtige Angelegenheiten.
In früheren Jahren wurde der Schweiz bei Krisensituationen zwischen verschiedenen Ländern oft die Rolle einer Vermittlerin zugeteilt; in letzter Zeit nahm man dies nicht mehr so wahr. Meine Frage an die Bundespräsidentin war deshalb, ob die Schweiz als neutrales Land in diesen Situationen heute nicht mehr beigezogen werde oder ob dies vom Departement oder von den Medien nicht mehr kommuniziert werde. Ist die Kommunikation aus dem Departement zurückhaltender, oder interessieren sich die Medien nicht mehr für diese Vermittlerrolle? Erstaunlicherweise sind die Medien, so teilte uns die Bundespräsidentin mit, sehr zurückhaltend. Auch sie wünschte sich in diesen wichtigen Fragen mehr mediales Interesse.
In der Zeit, in der wir unsere Sitzung abhielten, war beispielsweise der armenische Präsident in der Schweiz. Die Medien interessierten sich jedoch kaum dafür und platzierten auch keine Interviews über die Situation in Armenien. Die Bundespräsidentin pflegt sehr guten Kontakt mit Georgien, mit Aserbaidschan, mit Armenien, aber niemand interessiert sich für die Krisen in diesen Gebieten, die oft auf das Vorhandensein natürlicher Ressourcen zurückzuführen sind - es gibt dort sehr viel Erdöl und Gas. Die Schweiz versucht, zwischen diesen Ländern als Verhandlungspartnerin zu agieren, leider aber interessiert sich niemand für die wirtschaftlichen, energetischen und sicherheitstechnischen Fragen dieser Länder.
Die Schweiz als neutrales Land muss auch in Zukunft Mediationsaufgaben wahrnehmen können. Es gibt andere Länder, die diese Rolle gerne übernehmen würden, beispielsweise Österreich. Daher ist es wichtig, dass man eine Vertragsunterzeichnung, wie sie zwischen Armenien und der Türkei in Anwesenheit von Sergei Lawrow, dem russischen Wirtschaftsminister, Herrn Solana von der EU und Frau Clinton, der amerikanischen Aussenministerin, in Zürich erfolgte, in Zusammenarbeit mit der Schweiz durchführen kann.
Die Schweiz muss mit guten Beziehungen und guten Kontakten das Vertrauen der Grossmächte bewahren, damit sie mit Blick auf diese Rolle auch in Zukunft als Partner anerkannt wird.
Zu meinem zweiten Thema: Im vergangenen Jahr wurde die Reorganisation der Deza weitergeführt. Es erfolgte damit auch eine Zentralisierung der Strukturen. Uns interessierte, ob diese Zentralisierung nun funktioniert und ob das Departement von dieser Reorganisation profitieren konnte. Verschiedene Dienste wurden von der Deza ins EDA-Generalsekretariat überführt: die Informationsdienste, die Gleichstellungsbeauftragte und das Inspektorat. Diese Änderung führte dazu, dass die Deza gegenüber dem EDA besser und offener informieren muss und Fälle wie die Unregelmässigkeiten in Tschad so nicht mehr einfach passieren können. Das Inspektorat ist aber gleichzeitig auch unabhängiger geworden und umfasst heute das konsularische, das diplomatische und das Entwicklungsinspektorat.
Bei dieser Reorganisation legt man Wert darauf, dass die Personalpolitik homogener wird. Bisher gab es eine Personalpolitik für die Deza und eine Personalpolitik für die Diplomaten. Diese versucht man nun zusammenzuführen, was allerdings nicht immer leicht ist, weil vor allem die Diplomaten Angst haben, dass sie damit gewisse Privilegien verlieren. Da aber diese beiden Bereiche vermehrt zusammenarbeiten, muss die Personalfrage auch gemeinsam geklärt und eine einheitliche Lösung erarbeitet werden.
Eine Überprüfung der Präsenz der Schweiz in den verschiedenen Ländern gehörte ebenfalls zur Reorganisation des EDA. Die Schweiz ist in China, Russland und Zentralasien mit zu wenig Aussenstellen vertreten. Traditionellerweise sind wir in Europa sehr gut vertreten. Man hat regionale konsularische Zentren geschaffen, um nicht überall mit Botschaften vertreten sein zu müssen. Mit der Schengen-Politik müssen auch nicht mehr in jedem Land selber Visa und Identitätspapiere ausgestellt werden. In Budapest beispielsweise wurden noch etwa zehn Visa im Jahr ausgestellt. Mit der Umstrukturierung versuchte man, in Europa Personal abzubauen, um Ressourcen für neue Stellen zu schaffen.
Die Reorganisationen der Deza und des EDA waren grosse Projekte. Die Subkommission EDA/VBS der GPK hat für den Herbst einen Besuch bei der Deza geplant, um sich vor Ort ein Bild von den Ergebnissen zu machen. Wir werden dann auch mit Betroffenen sprechen können, und wir werden im Jahresbericht der GPK sicher von diesen Besuchen und den Ergebnissen berichten.
Wir danken der Bundespräsidentin für die interessante ergänzende Berichterstattung zum Geschäftsbericht und hoffen, dass die Schweiz ganz besonders im Bereich der Mediation in Zukunft wieder vermehrt als Vermittlerin wahrgenommen wird.
Veillon Pierre-François · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Je vais traiter deux points qui concernent le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports:
1. l'informatique du DDPS, en relation avec l'objectif 5 du rapport de gestion du Conseil fédéral 2010 pour le département;
2. le contrôle de sécurité des personnes, en relation avec l'objectif 3 du rapport de gestion du Conseil fédéral 2010 pour le département.
Tout d'abord, l'informatique du DDPS. Il s'agit d'un vaste sujet qui fait l'objet de beaucoup de critiques depuis plusieurs années. Le développement de l'informatique s'est fait de manière anarchique et avec des coûts extrêmement élevés. Le constat concerne des lacunes en matière de capacité de gestion et de savoir-faire, des problèmes de personnel. Il concerne un flou en matière de responsabilités, des règles de conduite inexistantes ou ignorées, des acquisitions sans coordination, donc incompatibles entre elles. Il concerne enfin des dépassements de coûts, du retard, des besoins non satisfaits.
L'objectif 5 traite cette question de l'informatique de l'armée avec des termes choisis. Il est formulé comme suit: "L'équilibre entre les ressources et la fourniture de prestations s'est sensiblement amélioré à la Base d'aide au commandement" - en allemand FUB. Cet objectif est déclaré "partiellement atteint" par le Conseil fédéral avec les commentaires suivants: "L'armée a fait des progrès dans le domaine TIC (réduction des plate-formes, harmonisation de l'architecture, réduction des exigences, mise à jour des logiciels, etc.) ... Dans le domaine de la gestion financière, le commandement de l'armée a pris les décisions qui s'imposaient ... Le déséquilibre entre les attentes en matière de prestations et les ressources internes en personnel subsiste ... La résolution des problèmes dans le domaine de l'aide au commandement exige encore du temps." Monsieur le conseiller fédéral Maurer a confirmé en commission, et je le remercie, que l'informatique du DDPS restait un gros problème.
La task force mise en place en 2010 et son comité de pilotage sous la direction de Jens Alder, ancien président de la direction de Swisscom, font un gros travail de recadrage et de mise en place d'une nouvelle organisation. Il s'agit d'une restructuration majeure, avec des économies attendues de l'ordre de 20 millions de francs en 2012. Ces économies devraient décharger de 25 pour cent le budget de l'informatique du DDPS pour 2014.
Les économies sont une chose! Nous pouvons imaginer que la task force mène surtout une appréciation des prestations informatiques en termes de rapport coût/utilité, c'est-à-dire une appréciation du prix de la prestation par rapport à sa plus-value effective.
L'informatique connaît trois contraintes - et non seulement au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports - qui l'empêchent de fonctionner à temps, à moindres coûts et correctement.
La première contrainte est l'utilisateur, le bénéficiaire de la prestation. C'est lui qui exprime ses besoins et définit la prestation. Cet utilisateur établit généralement un cahier des charges qui donne ses propres besoins spécifiques en perdant de vue le standard moyen. L'utilisateur demande à l'informatique de combler jusqu'à son dernier voeu de détail, d'exécuter cent pour cent des tâches qu'il lui assigne. Il s'ensuit souvent des problèmes d'incompatibilité d'un programme à l'autre. Cette propension à la perfection et au confort augmente la complexité des solutions et les coûts de l'application. Le dernier pour cent est toujours celui qui coûte le plus cher.
La deuxième contrainte est le prestataire, c'est-à-dire l'entreprise informatique. C'est l'entreprise informatique qui traduit les besoins en applications et exécute le travail. L'entreprise a tout intérêt à programmer des solutions ad hoc pour son client, clés en main, à solutionner le dernier pour cent. Cela justifie les coûts et cela garantit surtout une dépendance entre l'utilisateur et le prestataire.
La troisième contrainte est l'obsolescence extrêmement rapide des applications informatiques. C'est une réalité contre laquelle il n'y a rien à faire. Elle concerne et le matériel et les applications.
Le succès d'une application informatique est tributaire de la manière avec laquelle on traite ces trois contraintes. Le succès présuppose que l'on définisse les besoins de manière modeste et raisonnable, que l'on renonce au perfectionnisme, que l'on recherche la collaboration avec des partenaires, que l'on privilégie des solutions standard ayant fait leur preuve et que l'on ne cherche pas à réinventer la roue.
Prenons l'exemple du Système d'information et de conduite des Forces terrestres (SIC FT), qui devrait permettre de diriger des batailles depuis un écran d'ordinateur. Comment apprécier ce projet sous l'angle des trois contraintes précitées?
Ce projet a démarré en 2006 et était considéré comme stratégique pour l'armée; il a déjà usé quatre chefs de projet; il devrait coûter 700 millions de francs; il n'est pas achevé et ne devrait pas rejoindre la troupe avant 2013-2015. Il est démontré que sa maintenance ne pourra pas être faite par des militaires miliciens, mais qu'elle devra être exécutée par des spécialistes civils. Ce projet va bientôt nécessiter le remplacement du premier matériel et des premières applications, d'où la question: ce projet est-il sous contrôle?
Et comment apprécier le rapport coût/utilité du SIC FT? Ce projet ne sera-t-il pas tout simplement dépassé au jour de sa mise en fonction? Une inspection interne a été menée au sujet du SIC FT. Les résultats ont conduit au lancement d'une enquête administrative. La Commission de gestion va suivre ce dossier dans le cadre de son programme annuel.
Le deuxième thème, c'est le contrôle de sécurité des personnes.
L'affaire Nef, en été 2008, est encore dans toutes les mémoires, tout comme les conclusions de la Commission de gestion qui avait mené son enquête. Il s'agit de l'histoire d'un fiasco dans la manière dont le Conseil fédéral choisit ses très hauts cadres - en l'occurrence le chef de l'armée - et d'un fiasco dans la procédure de contrôle de sécurité des personnes.
La Commission de gestion avait émis des recommandations visant l'indépendance et la subordination du service chargé du contrôle de sécurité des personnes, après avoir constaté qu'il n'était pas raisonnable que le futur chef de l'armée soit examiné par des collaborateurs de son propre département. Ces recommandations visaient aussi l'examen lui-même: une décision doit impérativement intervenir avant la nomination, et la consultation de dossiers d'un candidat relatifs à une procédure pénale close ou suspendue doit être possible. Le Conseil fédéral a largement pris à son compte les propositions de la Commission de gestion.
L'objectif 3 fait le point sur ce thème, avec une appréciation "partiellement atteint" de la part du Conseil fédéral.
S'agissant de la subordination du service chargé du contrôle de sécurité des personnes, le Conseil fédéral a décidé de rattacher à la Chancellerie fédérale une partie de ces contrôles et d'exiger leur exécution avant toute nomination ou transfert dans une fonction de cadre de la Confédération à très haute responsabilité.
La Commission de gestion espère que les conditions requises sont remplies, puisque cette nouvelle mission a été donnée à la Chancellerie fédérale dès le 1er janvier 2011.
S'agissant des autres mesures proposées, elles sont en cours de traitement au Conseil des Etats avec la révision de la "LMSI light".
La Commission de gestion effectuera cet automne le contrôle de suivi du rapport sur l'affaire Nef du 28 novembre 2008. En l'occurrence, la Commission de gestion va mener un examen approfondi sur le terrain pour apprécier les améliorations apportées par les décisions du Conseil fédéral.
Enfin, permettez-moi une dernière remarque en marge de l'examen de la gestion du DDPS. Le rapport sur l'affaire Nef avait mis en exergue les insuffisances dans le processus de sélection des hauts cadres de l'administration. La Commission de gestion avait entre autres recommandé au Conseil fédéral de réfléchir à sa responsabilité de collège dans le choix de ses "tout grands commis", c'est-à-dire des personnes amenées à occuper des postes à très haute responsabilité à la tête de l'Etat. Le Conseil fédéral n'a pas vraiment répondu à cet aspect de la recommandation.
La Commission de gestion mène actuellement une enquête sur la nomination des cadres. C'est donc une affaire à suivre.
Miesch Christian · Mit-M · Consiglio nazionale · Basilea-Campagna · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
In der GPK werden ja in erster Linie Geschäfte behandelt, die vor allem in den Medien für negative Schlagzeilen sorgen - nicht so bei der Behandlung des Geschäftsberichtes des Bundesrates. Bei der Behandlung besteht die einmalige Gelegenheit, Einblick in die aktuellen Themen der Departemente zu erhalten.
Im ersten Block - und vor allem bei meinem Votum - geht es um das VBS. Es ist natürlich unmöglich, die aktuellen Probleme und Schwerpunkte innerhalb von zwei Minuten abzuhandeln, ich kann sie nur ansprechen. Bundesrat Ueli Maurer ist es mit seinen Erläuterungen gelungen, glaubwürdig dazustellen, wie die aktuellen Probleme angegangen und gelöst werden. Wir konnten zur Kenntnis nehmen, dass Sicherheit - eben eine Kernaufgabe des Staates - von Tag zu Tag umgesetzt wird, und zum Teil konnte, den vielen Unkenrufen zum Trotz, einiges positiv erläutert werden.
Das VBS hat Riesenprobleme bei der EDV und bei der Logistik, das ist bekannt; bei der Logistik ist alles noch komplexer, als man angenommen hat. Der sicherheitspolitische Bericht - wir haben schon darüber gesprochen - und, nicht zu vernachlässigen, der Bevölkerungsschutzbericht enthalten alle aktuellen Themen, die im Moment behandelt und umgesetzt werden; ständig wird jetzt daran gearbeitet. Die Art und Weise, wie wir von der GPK informiert wurden, stimmt uns zuversichtlich, dass die aktuellen Probleme in naher Zukunft gelöst werden.
Wir wünschen dem zuständigen Bundesrat, Ueli Maurer, weiterhin eine glückliche Hand; im Moment ist wirklich alles im Umbruch. Wir sind aber überzeugt, dass die Ziele, die noch nicht erreicht sind, wahrscheinlich erreicht werden können und dass wir das im Geschäftsbericht 2011 sehen werden. Wir vonseiten des Parlamentes sind ebenfalls dazu aufgerufen, alles dafür zu tun, dass diese Ziele erreicht werden können.
Lustenberger Ruedi · Mit-M · Consiglio nazionale · Lucerna · Gruppo PCD/PEV/glp
Es ist dem Bundesrat sehr wohl beizupflichten, wenn er in der Einleitung seines Geschäftsberichtes für 2010 schreibt, dass die Schweizer Wirtschaft relativ glimpflich durch die Rezession 2009 kam und dass 2010 eine kräftige Erholung mit einem BIP-Wachstum von über 2,5 Prozent erfolgte. Dieses Wachstum schlug sich dann auch in den Rechnungen der öffentlichen Hand nieder. Nicht nur der Bund, auch die Kantone und die Gemeinden konnten fast durchwegs erfreulich gute Rechnungen präsentieren. Frau Bundespräsidentin, Herr Bundesrat, wir haben also guten Grund, zufrieden und dankbar zu sein. Mein Dank richtet sich an die Landesregierung, an die Verwaltung und selbstverständlich auch an alle Mitbürgerinnen und Mitbürger, welche im vergangenen Jahr ihre staatspolitischen Verantwortungen und Verpflichtungen wahrgenommen haben.
Nun, ganz so problemlos, wie es den Anschein macht, war das verflossene Jahr aus der Sicht der parlamentarischen Oberaufsicht natürlich nicht. Es sollte in einer demokratisch gelebten Gewaltenteilung eigentlich nicht nötig sein, dass sich die GPK ihre Informationsrechte bei der Exekutive im wahrsten Sinn des Wortes erstreiten muss. Aber genau das war im vergangenen Jahr mehr als einmal der Fall. Sowohl in der Libyen-Affäre wie auch bei der Untersuchung zum Behördenverhalten im Zusammenhang mit der Herausgabe von UBS-Kundendaten an die USA hätte sich die GPK eine etwas bessere Kooperation durch die Landesregierung vorstellen können. Natürlich, Frau Bundespräsidentin, Herr Bundesrat, der Streit um die Kompetenzverteilung zwischen Legislative und Exekutive ist genauso alt wie die Demokratien, welche auf diesem Prinzip aufgebaut sind. Dass sich der Bundesrat um die Diskretion und um das Kommissionsgeheimnis sorgt, ist nicht nur gut, sondern auch sein gutes Recht. Aber dieser Vorwand greift zu kurz. Die Aufsichtsorgane der Eidgenossenschaft müssen ihren verfassungsmässigen Auftrag auch dann ausüben können, wenn es sich um delikate und heikle Dossiers handelt. Gerade dann, wenn die Sachlage schwierig ist, hat die Arbeit der Oberaufsicht Priorität.
Ich möchte Ihre Anwesenheit, Frau Bundespräsidentin und Aussenministerin, noch benutzen, um ganz kurz einen zweiten Punkt anzufügen. Die neusten Zahlen in der Asylstatistik geben zu grossen Bedenken Anlass. Im Mai dieses Jahres ersuchten total 2250 Menschen in der Schweiz um Asyl. 545 davon kommen aus Eritrea, und die meisten davon sind vermutlich sogenannte Dienstverweigerer. Erledigt wurden in dieser Zeitspanne 1515 Fälle. Meine Frage ist die: Wie gedenkt der Bundesrat, im Fall dieser Eritreer in Zukunft vorzugehen? Ich stelle nämlich fest, dass die Besorgnis, um nicht zu sagen der Unmut, in der Bevölkerung zunimmt, gerade auch vis-à-vis des Migrationsdrucks aus Afrika. In diesem Zusammenhang interessiert eine Aussage auf Seite 24 des Geschäftsberichtes. Der Bundesrat schreibt dort, 14 Prozent der Widerhandlungen gegen das Strafgesetz würden durch Ausländer "ohne längerfristige Aufenthaltsregelung in der Schweiz" verübt. Was bedeutet "ohne längerfristige Aufenthaltsregelung"? Sind das Sans-Papiers?
Calmy-Rey Micheline · BPR-F · Consiglio federale · Ginevra
La clôture d'un exercice permet de dresser un bilan, de regarder les objectifs que l'on s'est fixés et la manière dont on les a atteints, ainsi que les événements d'importance qui se sont produits de manière imprévue au cours de l'année sous revue. Le rapport de gestion constitue également pour le Conseil fédéral une opportunité de dialoguer avec le Parlement.
Avec ce rapport de gestion 2010, le Conseil fédéral fait une comparaison entre ce qui est et ce qui aurait dû être. Il évalue ses activités à l'aune des objectifs qu'il s'était fixés pour l'année 2010. Il ne s'agit pas d'une simple rétrospective, mais d'une véritable analyse de l'année écoulée qui doit permettre de tirer les enseignements qui s'imposent et éventuellement de faire mieux à l'avenir.
L'année 2010, c'est la troisième de la 48e législature, et je souhaite donc commencer par faire un rappel de ce cadre de la politique du Conseil fédéral, puis je me pencherai ensuite sur l'exercice 2010.
Fin janvier 2008, le Conseil fédéral a défini dans son message sur le programme de la législature les axes prioritaires des quatre années suivantes, par l'intermédiaire de cinq lignes directrices: premièrement, renforcer la place économique suisse; deuxièmement, garantir la sécurité; troisièmement, renforcer la cohésion sociale; quatrièmement, exploiter les ressources dans le respect du développement durable; et cinquièmement, consolider la position de la Suisse dans un monde globalisé. Afin de concrétiser ces lignes et les objectifs fixés, différentes priorités et différentes mesures sont fixées chaque année; des priorités et des mesures sur lesquelles le Conseil fédéral se concentrera ensuite toute l'année durant; et à la fin de celle-ci, le Conseil fédéral explique son activité dans le rapport de gestion pour dire si les objectifs annuels ont été atteints.
Je souhaiterais tout d'abord faire un état des lieux général et parler des derniers développements conjoncturels aux Etats-Unis et au sein de l'Union européenne. Au cours de l'hiver 2010/11, l'évolution de l'économie mondiale s'est montrée relativement dynamique. Le moteur conjoncturel semble reparti. Dans la zone euro, la reprise économique modérée s'est maintenue malgré les graves problèmes de surendettement que connaissent certains pays, et ce alors que subsistent quelques différences entre les Etats membres de l'Union européenne. Quant à la croissance économique des pays émergents, elle est restée très élevée majoritairement. Selon les prévisions du groupe d'experts de la Confédération, du printemps 2011, pour les prévisions conjoncturelles, la croissance du PIB américain devrait s'élever à 3 pour cent pour l'année 2011. Il en va autrement pour la zone euro, dont les prévisions de croissance du PIB 2011 restent modestes, c'est-à-dire se fixent à 1,6 pour cent.
En Suisse, la conjoncture reste au beau fixe en ce printemps 2011. Au quatrième trimestre 2010, la croissance a été soutenue - et ce dans plusieurs secteurs - et supérieure à la moyenne en comparaison européenne. Les indicateurs conjoncturels du début de 2011, c'est-à-dire de janvier et février, sont favorables, de même que le résultat des sondages auprès des entreprises privées, et le moral des consommateurs reste relativement bon. Pour 2011, le groupe d'experts de la Confédération mise sur une croissance économique de 2,1 pour cent. Selon les experts, la reprise helvétique sera tempérée par des facteurs extra-économiques ou monétaires, par exemple par le franc fort. Le ralentissement devrait rester modéré au cours des prochains trimestres vu la vigoureuse dynamique conjoncturelle actuelle. Pour 2012, la croissance devrait s'établir aux alentours de 1,9 pour cent.
En ce qui concerne les axes prioritaires de 2010, j'aimerais aborder certaines des priorités de 2010 plus en détail. Alors que 2009 était placé sous le signe de la stabilisation de la conjoncture et des conséquences de la crise financière, ce sont les négociations et les accords en tous genres et dans tous les domaines qui ont occupé le devant de la scène en 2010. En 2010, nous avons finalisé de nombreuses conventions de double imposition, ainsi que plusieurs accords de libre-échange avec différents partenaires commerciaux extra-européens.
Dans le domaine de la sécurité, au sens large, nous avons approuvé le rapport sur la politique de sécurité de la Suisse ainsi que, et c'est une première, un rapport sur l'armée.
En matière de politique sociale, nous nous sommes principalement concentrés sur le domaine de la santé et des migrations.
Pour ce qui concerne la politique énergétique, nous avons donné la priorité à la mise en oeuvre cohérente de notre politique énergétique étrangère.
Par ailleurs, une révision de la loi sur l'aménagement du territoire devrait permettre de gérer de manière optimale l'urbanisation et de coordonner cette dernière au niveau régional.
Concernant la politique européenne, notre action a porté, d'une part, sur la clarification des questions institutionnelles de fond et, d'autre part, sur des négociations concrètes relatives à la coopération avec l'Union européenne dans différents secteurs.
J'ajoute quelques mots pour exposer de façon plus approfondie ce qui ressortit aux questions de sécurité. La sécurité au sens large du terme a été l'un des axes prioritaires du Conseil fédéral au cours de l'exercice sous revue. L'approbation, le 23 juin 2010, du rapport sur la politique de sécurité de la Suisse a été au coeur de l'activité du Conseil fédéral. Il s'agit avant tout d'intensifier et d'améliorer la collaboration entre les instruments de sécurité de la Confédération et des cantons, notamment en créant un réseau national de sécurité. La collaboration avec d'autres Etats et les organisations internationales doit elle aussi permettre de renforcer la sécurité de la Suisse et de sa population. Le rapport stipule par ailleurs explicitement que la Suisse doit accroître son effort pour fournir des prestations de qualité et se concentrer sur un nombre limité de domaines pour lesquels elle dispose de bonnes capacités et où la demande internationale est forte.
Et pour la première fois, le 1er octobre 2010, le Conseil fédéral a approuvé le rapport dit rapport sur l'armée. Le modèle décrit dans le rapport prévoit une armée de 80 000 hommes et satisfait avec un plafond de dépenses de 4,4 milliards de francs aux exigences du Conseil fédéral en matière de politique financière. Enfin, la modification de la législation militaire doit garantir que dorénavant les personnes présentant un danger pour leur entourage ne reçoivent plus de formation militaire.
Concernant les questions de la migration: celle-ci a également été au coeur de l'action du Conseil fédéral en 2010. Elle s'est concentrée dans ce domaine sur le message relatif à la révision partielle de la loi sur l'asile approuvée le 26 mai 2010. Le système relatif à la procédure de non-entrée en matière a été adapté. Le gouvernement a également conduit des négociations visant à conclure des partenariats dans le domaine migratoire.
Quant aux questions précises qui viennent d'être posées dans le domaine de la migration, je prie son auteur de les poser lors du prochain bloc examiné, à savoir celui du Département fédéral de justice et police. En effet, je ne suis pas à même de fournir les détails qui ont été demandés.
Permettez-moi enfin de présenter de façon plus approfondie quelques points de politique extérieure, à savoir les objets que je traite au Département fédéral des affaires étrangères.
En ce qui concerne la politique européenne - je vous l'ai dit -, notre activité a porté sur la clarification des questions institutionnelles et sur des négociations sectorielles. Le gouvernement a consacré plusieurs séances aux relations avec l'Union européenne dans l'année sous revue, c'est-à-dire en 2010. Nous avons eu une séance spéciale le 18 août 2010 durant laquelle nous avons examiné différents scénarios et instruments pour la poursuite de la politique européenne de la Suisse qui, vous le savez, est la voie des Bilatérales. Sur la base de notre rapport du 17 septembre 2010, en réponse au postulat Markwalder 09.3560, nous sommes parvenus à la conclusion que la Suisse devrait poursuivre ses relations avec l'Union européenne sur la base d'accords sectoriels bilatéraux. Nous sommes d'avis que cette approche est la mieux à même de concilier les intérêts de la Suisse avec ceux de l'Union européenne.
Parallèlement, nous avons approuvé un rapport sur les relations entre la Suisse et les agences européennes. Ce document examine les relations de la Suisse avec ces agences, l'importance de ces relations pour notre pays, l'influence que ce dernier peut avoir au sein de ces institutions.
Enfin, le Conseil fédéral a approuvé plusieurs mandats de négociation, notamment dans les domaines de la navigation par satellite, de l'échange de quotas d'émission, de la sécurité des produits chimiques et sur la conclusion d'un Accord sur l'énergie avec l'Union européenne exhaustif.
J'ajoute enfin que les réflexions du Conseil fédéral se poursuivent et qu'il a notamment décidé de suivre, dans ses relations avec l'Union européenne, une approche d'ensemble et coordonnée. Cette approche est partagée par l'Union européenne; elle implique en particulier que les négociations sur les différents dossiers soient en principe conduites parallèlement, l'objectif étant de parvenir à des négociations plus favorables pour la Suisse. Une telle démarche permet en effet de défendre au mieux nos intérêts sur l'ensemble des dossiers.
Dans ce cadre, le Conseil fédéral a également décidé d'approfondir les questions institutionnelles - ce sera fait avec le concours du Département fédéral des affaires étrangères, du Département fédéral de l'économie et du Département fédéral de justice et police - et de poursuivre les entretiens exploratoires engagés sur ces questions avec l'Union européenne à l'automne 2010. Nous prendrons connaissance des résultats de ces travaux et déciderons ensuite de la marche à suivre de notre politique européenne.
En plus des liens avec l'Union européenne, la Suisse, vous le savez, attache une importance particulière aux bonnes relations avec les pays voisins en raison de sa position géostratégique et des liens économiques, politiques et culturels étroits qu'elle entretient avec eux. Au-delà de cet accent naturel, la Suisse cherche aussi à approfondir et à systématiser les relations bilatérales avec ses principaux partenaires. Des partenariats renforcés ont été mis en place avec ces pays, notamment avec les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Brésil, l'Afrique du Sud, le Japon et l'Inde. Ces accords visent à renforcer la coopération bilatérale et à structurer les dialogues politiques menés avec ces pays.
Nous avons enfin essayé de positionner la Suisse - vous l'avez évoqué, Madame la rapporteure - dans son rôle de médiatrice sur le plan international, qui est un rôle traditionnel de la Suisse. Nous représentons, vous le savez, depuis récemment les intérêts géorgiens en Russie et les intérêts russes en Géorgie et menons une médiation pour l'entrée de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce.
Dans le domaine de la politique de développement, le Conseil fédéral a approuvé plusieurs projets majeurs: ainsi, le 8 septembre 2010, le message relatif à la participation de la Suisse aux augmentations de capital des banques multilatérales de développement; nous avons également prolongé, le 1er septembre 2010, le crédit-cadre pour la poursuite de la coopération avec les Etats d'Europe de l'Est et de la CEI et approuvé, le 17 septembre 2010, un message présentant la manière d'atteindre, d'ici à 2015, l'objectif de porter à 0,5 pour cent la part du revenu national brut consacrée à l'aide publique au développement.
Par ailleurs, une nouvelle loi doit régler la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite de personnes politiquement exposées: c'est la lex Duvalier. Comme vous pouvez le voir, nous sommes là aussi au coeur de l'actualité politique. Nous avons récemment bloqué les comptes concernés de Messieurs Ben Ali, Mubarak, Kadhafi, Gbagbo, pris des mesures immédiates aussi en faveur des relations juridiques qui nous lient avec les pays d'Afrique du Nord concernés et allons soutenir d'éventuelles procédures d'entraide judiciaire. A la suite de l'Union européenne, nous avons également pris des sanctions à l'égard de la Syrie.
En matière de droits humains, les bases des mesures pour une promotion civile de la paix, pour un renforcement des droits humains et pour une politique extérieure qui tienne compte des droits humains ont été établies dans le cadre du Rapport sur la politique extérieure 2010 approuvé par vous le 10 décembre 2010.
Le respect des droits humains est une condition essentielle pour préserver la stabilité et la paix dans le monde. Notre engagement reflète la tradition helvétique dans ce domaine et permet parallèlement de préserver nos intérêts. Afin que les droits humains ne soient pas seulement valables de manière universelle, mais aussi appliqués de manière universelle, il convient de se concentrer sur le renforcement de leur respect. C'est la raison pour laquelle la Suisse s'engage en faveur du renforcement normatif des droits humains et s'attache à promouvoir la mise en oeuvre des normes internationales.
Voilà en bref et en survol les activités du Conseil fédéral dans l'année sous revue 2010 et, peut-être de façon un tout petit peu plus détaillée, les événements qui ont touché le DFAE et le DDPS.
Maurer Ueli · BR-M · Consiglio federale · Zurigo
Im vergangenen Jahr haben uns im Departement im Besonderen die EDV-Probleme und die Logistik beschäftigt.
Um kurz auf das Votum Ihres Kommissionssprechers einzugehen: Bei der EDV geht es in der Regel - das hat sich auch bei uns bestätigt - nicht um technische Probleme, sondern in EDV-Problemen äussern sich Führungsprobleme. Wir haben versucht, diese zu lösen, indem wir zum Ersten neu eine Strategie festgelegt und zum Zweiten die Verantwortlichkeiten klar geregelt und das Ganze neu organisiert haben. Das funktioniert jetzt seit dem 1. April dieses Jahres in Projektform, Ende Jahr überführen wir es in eine endgültige Organisation. Zum Dritten geht es darum, Transparenz herzustellen, insbesondere Transparenz der Kosten. So erreichen wir Einsparungen von bis zu 60 Millionen Franken pro Jahr ab 2014.
Bei der Informatik haben wir die wesentlichen Massnahmen also getroffen. Auf dem Papier sieht es gut aus, jetzt kommt die Umsetzung im Alltag. Es ist ein mindestens ebenso grosses Problem, das Ganze auch mit der notwendigen Hartnäckigkeit umzusetzen.
Bei der Logistik haben wir ebenfalls Massnahmen getroffen. Wir können sagen: Seit dem 1. Januar dieses Jahres funktioniert die Logistik zugunsten der Truppe im materiellen Bereich wieder. Bis Ende dieses Jahres werden wir auch die Fahrzeuge wieder im Griff haben, und bis 2014 sind die Logistikprobleme so gelöst, dass wir auch aus dem Stand wieder aussergewöhnliche Dinge werden realisieren können. Hier sind die Massnahmen getroffen, nun geht es darum, sie umzusetzen. Die Schwäche der Verwaltung besteht meines Erachtens vor allem darin zu glauben, es werde schon funktionieren, wenn das Kreuzchen auf dem Papier am richtigen Ort sei - aber dort beginnt dann eben die Detail-, die Knochenarbeit. Das werden wir in den kommenden Monaten umzusetzen versuchen.
Das Gleiche gilt, um auch diese Ausführungen Ihres Sprechers aufzunehmen, bei der Umsetzung der Personensicherheitsprüfung. Wir haben sie gemäss Ihren Empfehlungen umzusetzen begonnen. Auf dem Papier sieht es gut aus, die Umsetzung ist angelaufen. Es geht jetzt darum, auch in der Praxis nachhaltige Erfolge zu erzielen.
In den strategischen Bereichen haben wir uns insbesondere mit dem sicherheitspolitischen Bericht befasst; diesen haben Sie mit Murren und Knurren zur Kenntnis genommen. Wir sind daran, die Vorgaben umzusetzen. Was haben wir konkret getan? Der sicherheitspolitische Bericht geht davon aus, dass alle Sicherheitsinstrumente zusammenspielen - Sicherheitsverbund Schweiz ist das Stichwort. Wir haben aufgrund der Risiko- und Bedrohungsanalyse gehandelt, wir haben den Dschihadismus, den Terrorismus, als Probleme lokalisiert. Inzwischen haben Sie uns verdankenswerterweise neun zusätzliche Stellen im Nachrichtendienst bewilligt, um bei der Aufklärung Zeit zu gewinnen. Das ist nötig, weil wir nach wie vor davon ausgehen, dass Terrorismus eine unmittelbare Gefahr sein kann. Je rascher man darauf reagiert und je früher man ihn erkennt, desto besser ist es.
Ein weiterer Gefahrenbereich ist die Cyberdefence und der Cyberwar. Wir haben auf Bundesstufe mit dem Projekt Cyberdefence reagiert. Wir werden Ende dieses Jahres ein Konzept vorlegen, wie man dem Problem begegnen kann. Wir sprechen in diesem Bereich von Cyberdefence, also von Abwehr. Die Schwierigkeit besteht ja darin, dass man immer erst dann entdeckt, dass etwas passiert ist, wenn es schon passiert ist. Hier versuchen wir, mit entsprechender Ausbildung und entsprechenden Investitionen darauf zu reagieren; wir werden Ende dieses Jahres darüber informieren.
Im Bereich der Früherkennung geht es darum, hinsichtlich des Nachrichtendienstbereichs, der zum ersten Mal im sicherheitspolitischen Bericht erscheint, Zeit zu gewinnen. Wir haben 2010 die beiden Nachrichtendienste in unserem Departement zum Nachrichtendienst des Bundes fusioniert. Bei den beiden Nachrichtendiensten handelte es sich um den Dienst für Analyse und Prävention, also den Inlandnachrichtendienst, eigentlich einen Polizeinachrichtendienst, den wir vom EJPD übernommen hatten, und um den Strategischen Nachrichtendienst, den Auslandnachrichtendienst. Diese Fusion hat recht gut funktioniert. Da geht es vom Kleinen ins Grosse. Es gibt immer noch Mentalitätsunterschiede, aber ich bin zuversichtlich, dass wir diese überwinden werden. Im Nachrichtendienst haben wir nicht nur die Fusion vollzogen, sondern wir haben auch in der Gesetzgebung vorwärtsgemacht; die Gesetzgebung zu BWIS II liegt inzwischen bei den Räten - sie scheint auf gutem Wege zu sein.
Ein weiterer Bereich besteht in der Aufarbeitung der Einträge, der sogenannten Fichen. Hier haben wir im letzten Jahr wesentliche Fortschritte erzielt. Wir haben inzwischen die Einträge von 240 000 auf unter 90 000 gesenkt. Wir werden die Pendenzen der letzten zehn Jahre, die wir übernommen haben, bis Ende 2012 erledigt haben. Gleichzeitig ging es darum, den Neuzufluss zu regulieren, damit wir nicht alte Einträge abbauen und neue aufbauen. Das haben wir mit entsprechenden Massnahmen ebenfalls erreicht. Wir halten zurzeit noch etwa die Hälfte der bisherigen Daten fest. Man kann dazu insgesamt sagen, dass über 90 Prozent der festgestellten Personendaten Ausländer betreffen. Hier, meine ich, sind wir auf gutem Wege, das zu sanieren und übersichtlich zu gestalten. Ich möchte mich bei dieser Gelegenheit herzlich für die Unterstützung der GPDel bedanken. Wir arbeiten im Bereich Nachrichtendienst in der Umsetzung des Gesetzes sehr eng mit Ihrer GPDel zusammen. Ich kann feststellen, dass die Zusammenarbeit offen ist und funktioniert - ich möchte mich dafür herzlich bedanken, sie hat uns hier ganz wesentlich unterstützt.
Wie geht es jetzt beim Sicherheitsverbund weiter? Wir haben zwei weitere Projekte aufgegleist - anschliessend an den sicherheitspolitischen Bericht. Das ist einerseits das Konsultativ- und Koordinationsgremium zwischen Bund und Kantonen. Wir werden in den nächsten Wochen einen entsprechenden Delegierten wählen. Die Zusammenarbeit zwischen Bund und Kantonen im Sicherheitsbereich soll wesentlich verbessert werden. Die Wege sollen verkürzt werden. Wir arbeiten daran und sind eigentlich auf gutem Wege. Andererseits haben wir gleichzeitig das Projekt "Bevölkerungsschutz 2015" lanciert. Der erste Zwischenbericht wird Ende dieses Monats vorliegen. Präsident dieser Arbeitsgruppe ist Herr Regierungsrat Dittli. Es geht darum, auch den Bevölkerungsschutz weiterzuentwickeln: Wo geht der Bevölkerungsschutz hin; welche Kompetenzen muss er haben, welche Mittel, und wie arbeiten wir zusammen?
Schliesslich haben wir in diesem Bereich die Sicherheitsverbundsübung 2014; das soll sozusagen die Krone der Schöpfung werden. Folgende Fragen stehen dabei im Mittelpunkt: Wie funktioniert der Sicherheitsverbund tatsächlich? Wie arbeiten diese sicherheitspolitischen Instrumente dann auch in einer längeren Übung zusammen? Wir sehen vor, im November 2014 sozusagen eine Volltruppenübung zu machen, mit zivilen Führungsorganen, mit den Exekutiven, mit Zivilschutz, mit anderen Bevölkerungsschutzelementen und mit Volltruppenbesetzung der Armee - also eine grosse Übung, um das alles auszutesten.
Ich gehe nicht weiter auf den Armeebericht ein. Die Bundespräsidentin hat die Eckwerte erwähnt. Im Moment herrscht in Bezug auf diesen Armeebericht - etwas frei interpretiert - ein Basar. Sie werden im September darüber beraten können, und dann gibt es die Gelegenheit, all diese Fragen ausführlich zu behandeln.
Ich bedanke mich für die Zusammenarbeit mit Ihrer GPK.
Walter Hansjörg · 1VP-M · Consiglio nazionale · Turgovia · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
Präsident (Walter Hansjörg, erster Vizepräsident): Wir kommen nun zum zweiten Block, der das Eidgenössische Justiz- und Polizeidepartement sowie die Bundeskanzlei umfasst.
Français Olivier · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo liberale-radicale
Il a été demandé à la Commission de gestion, depuis cette législature, de rapporter sur ses travaux en présence des conseillers fédéraux - on les remercie de leur présence. Cela permet à ceux-ci de réagir directement aux commentaires des membres de la Commission de gestion. Le groupe libéral-radical a pris acte en son temps de cette manière de faire. Il n'était pas d'accord avec cette méthode et a fait part de ses commentaires. Aujourd'hui, au moment même où je vous parle, nous sommes tout juste quarante; on peut se demander quelle est la portée des propos que nous tenons ici à la tribune, sachant que sur les quarante parlementaires ici présents, plus de la moitié sont membres de la Commission de gestion. Je vous laisse réfléchir à tout cela. Je remercie les parlementaires qui ne sont pas membres de la Commission de gestion de nous faire le plaisir de nous écouter.
Cela étant dit, j'ai reçu la mission de vous faire part des observations de la commission, plus spécifiquement sur le Département fédéral de justice et police et en particulier sur le bilan des accords de Schengen et de la clause de sauvegarde.
Je tiens à relever les points suivants.
En premier lieu, dans le cadre des accords Schengen/Dublin, la politique migratoire, telle que celle liée à l'actualité en Afrique du Nord, a retenu notre attention; on a pu constater la mise en application de la politique migratoire à l'intérieur de l'Europe. Elle a fait l'objet non pas de débats, mais plus d'informations de la part de la conseillère fédérale en charge du département - on la remercie. Dans le cadre du bilan de l'accord Schengen/Dublin, la politique migratoire nous a particulièrement préoccupés. Nous avons notamment pu apprendre par Madame la conseillère fédérale Sommaruga que, structurellement, la Confédération, avec les cantons, avait anticipé les moyens à mettre en oeuvre en cas d'afflux massif de citoyens suite aux événements ayant eu lieu en particulier en Afrique du Nord. Depuis, la coopération avec les Etats voisins nous est profitable, et l'on peut s'en réjouir. Nous avons pu obtenir des informations quantitatives sur les flux migratoires de ces derniers mois, en particulier pour les personnes venant de Libye et de Tunisie.
Force est de constater que les craintes relayées par la presse et certains partis sont erronées ou largement exagérées. De plus, des anecdotes telles que celles rapportées depuis le canton de Neuchâtel sont erronées: il n'y a pas de discrimination pour les réfugiés accueillis dans ce canton; il n'y a pas lieu de s'attendre à ce que l'accueil soit différent de celui fait aux astreints à la protection civile et il est faux de penser que l'on offre le confort d'un cinq-étoiles - l'accueil est digne, sans excès.
Un autre phénomène anecdotique a retenu mon attention, qui souligne les excès du droit cantonal et qui mérite d'être relevé. En effet, la convention modèle qui lie les cantons au Corps des gardes-frontière n'a toujours pas été signée par six cantons, ce qui a pour conséquence en particulier que vous pouvez circuler sur la ligne du Saint-Gothard par exemple, ou sur la ligne Lausanne-Berne, et que les gardes-frontière qui exécutent leur mission doivent interrompre celle-ci lorsque le train entre sur le territoire fribourgeois ou zougois. On ose espérer que les cantons du Tessin et du Valais signent rapidement la convention modèle et surtout que les cantons de Fribourg, d'Obwald, de Nidwald, de Zoug, de Glaris et de Lucerne entreprennent les négociations rapidement afin que le Corps des gardes-frontière puisse - enfin! - assurer dignement la mission qui lui est confiée, je le rappelle, sur tout notre territoire, et non pas sur une partie uniquement de celui-ci.
Sur Schengen de manière générale, on ne peut que recommander au Conseil fédéral de poursuivre sa stratégie plutôt que de vouloir remettre en cause l'accord, comme certains le suggèrent. En effet, cet accord fait aujourd'hui ses preuves dans le cadre des crises nord-africaines et le Conseil fédéral doit utiliser toutes les possibilités de négociations et d'échanges dont il dispose avec ses partenaires des Etats membres de l'Union européenne afin que le contrôle de l'Espace Schengen fonctionne, que les expériences que font les uns servent aux autres et que les missions de surveillance dans l'espace soient mises en application selon des procédures et moyens appropriés, sans différences et particularités, afin que chacun respecte les règles décidées.
Le Conseil fédéral doit garantir quels accords internationaux conclus avec la Communauté européenne sont appliqués. C'est la garantie des accords futurs, et c'est la garantie de la confiance de notre population envers le monde politique.
L'accord de Schengen doit être un instrument commun pour résoudre des problèmes répandus au sein du continent européen, en particulier dans l'Union européenne et en Suisse, et non pas un sujet de discorde permanente entre les Etats signataires dans le cadre de conflits liés à sa mise en oeuvre. De notre point de vue, les efforts entrepris par le Conseil fédéral, et en particulier par Madame la conseillère fédérale Sommaruga, pour réduire la durée de la procédure concernant les demandes déposées par les réfugiés politiques sont à saluer, et nous espérons qu'ils pourront aboutir.
Je mentionnerai encore un autre point: la Commission de gestion a pu prendre connaissance du bilan des dernières modifications structurelles qui ont été apportées depuis 2009 à l'Office fédéral des migrations. Avec le changement de cheffe de département, nous avions la crainte que ces réformes structurelles soient remises en question et provoquent des effets néfastes sur la motivation du personnel, fortement sollicité aujourd'hui comme hier. Nous sommes sur ce point rassurés par la volonté manifestée de poursuivre la mise en application de ces modifications structurelles et saluons la volonté du Conseil fédéral d'être à l'écoute du personnel dans cet office déjà soumis à rude épreuve.
Wyss Brigit · Mit-F · Consiglio nazionale · Soletta · Gruppo dei Verdi
Ich möchte gerne einige Ausführungen zur laufenden Regierungsreform machen, dies im Zusammenhang mit den Arbeiten in der GPK.
Die GPK beschlossen im Rahmen ihres Jahresprogramms 2008, die strategisch-politische Steuerung des Bundesrates und die Rolle der Bundeskanzlei vertieft zu untersuchen. Sie beauftragten die Parlamentarische Verwaltungskontrolle mit einer entsprechenden Evaluation. Am 15. Oktober 2009 konnte die PVK ihren Schlussbericht vorlegen. Sie stellte im Wesentlichen fest, dass die strategisch-politische Steuerung des Bundesrates einzelfallorientiert und sektoriell ausgerichtet ist, dass die Führungsinformationen primär für die departementale Führung der Bundesverwaltung relevant sind und der Bundesrat dem strategisch-politischen Führungsprozess eher eine untergeordnete Bedeutung zumisst und damit seine verfassungsmässig vorgesehene Führungsfunktion zu wenig wahrnimmt.
Diese Ergebnisse waren für die GPK nicht wirklich überraschend, stimmen sie doch mit den Erkenntnissen überein, zu welchen sie im Rahmen ihrer Tätigkeit in den letzten Jahren regelmässig gelangt waren. Die GPK überwiesen den Bericht der PVK mit einem kurzen Schreiben, d. h. ohne Empfehlungen, an den Bundesrat, in der Überzeugung, dass die Erkenntnisse der GPK in der einen oder anderen Form in der angekündigten Regierungsreform ihren Niederschlag finden würden.
Der Bundesrat hat dann am 13. Oktober 2010 die seit Längerem angekündigte Zusatzbotschaft zur Regierungsreform verabschiedet, im Wesentlichen ohne Berücksichtigung der Erkenntnisse der GPK - leider! Der Bundesrat hat beispielsweise zwar geprüft, ob die Wahl der Bundeskanzlerin bzw. des Bundeskanzlers im Interesse einer Stärkung der Bundeskanzlei durch den Bundesrat statt durch das Parlament erfolgen soll. Er kam wenig überraschend selber zum Schluss, dass damit die Bundeskanzlei wohl eher geschwächt als gestärkt würde. In seiner jetzigen Regierungsreform sieht der Bundesrat für die Bundeskanzlei als Stabsstelle des Bundesrates wenige bis keine Veränderungen vor. Er will einzig gesetzlich verankern, was heute schon bestehende Praxis ist. Die Bundeskanzlerin bzw. der Bundeskanzler ist für die Ausfertigung der Beschlüsse des Bundesrates verantwortlich, und im Weiteren sollen die Geschäftskontrolle und die Protokollführung optimiert werden.
Die Bundeskanzlei selber war naturgemäss an der Erarbeitung dieser Zusatzbotschaft beteiligt, wie aus dem Geschäftsbericht des Bundesrates von 2010 hervorgeht. Ob und welche Vorschläge die Bundeskanzlei selber in die Diskussion eingebracht hat, steht nicht im Geschäftsbericht. Sicher ist, dass die Rolle der Bundeskanzlei weiterhin unklar und offensichtlich umstritten ist. Einen Hinweis darauf gibt die Zuteilung der Sekretariate der Dreierausschüsse: Der Bundesrat will diese Vorbereitungsorgane zwar stärken. Gleichzeitig aber müsse sichergestellt werden, dass die Ausschüsse den Gesamtbundesrat über ihre Tätigkeiten informierten, damit wichtige Geschäfte auch tatsächlich diskutiert werden könnten. Hier zieht der Bundesrat also die Lehren daraus, dass die einzelnen Mitglieder des Bundesrates in kritischen Situationen bislang nicht immer über die gleichen Informationen verfügten. Die GPK haben das wiederholt festgestellt, beispielsweise im Zusammenhang mit der Finanzkrise und der Libyen-Krise. Der Bundesrat hat deshalb folgerichtig beschlossen, dass jeder Ausschuss ein Protokoll führen und den Gesamtbundesrat regelmässig informieren muss und deswegen über ein Sekretariat verfügen soll.
Leider hat es der Bundesrat aber gleichzeitig verpasst, das unbestrittenermassen vorherrschende Departementalprinzip bei dieser Gelegenheit etwas aufzuweichen. Indem er nämlich die jeweiligen Sekretariate der Dreierausschüsse beim federführenden Departement ansiedelte, bleibt die Bundeskanzlei als Stabsstelle des Bundesrates einmal mehr aussen vor.
Auch in Bezug auf die kommende Legislaturplanung scheint sich das vorherrschende Departementalprinzip erneut durchzusetzen. Zwar hat der Bundesrat erkannt, dass es sich bei der Arbeit und bei der Legislaturplanung um einen Top-down-Prozess handelt, und hat deshalb entsprechende Änderungen vorgenommen. Offen bleibt hingegen, ob es den Bundesratsmitgliedern auch gelingen wird, den Legislaturplanungen in ihren jeweiligen Departementen die nötige Nachachtung zu verschaffen. Wenn das aber nicht gelingt, müssen sich alle Beteiligten ernsthaft fragen, ob sich der Aufwand für eine solch aufwendige Planung wirklich lohnt.
Wie bereits angetönt, sind die GPK über die nun vorliegende Regierungsreform enttäuscht. Um zu retten, was zu retten ist, haben die GPK den vorberatenden Legislativkommissionen einen Mitbericht zur Regierungsreform zukommen lassen, allerdings ohne allzu grosse Erwartungen, da es offensichtlich keinen wirklichen Reformwillen gibt oder, wie es René Rhinow treffend auf den Punkt brachte, Reformbedarf und Reformchancen eklatant auseinanderklaffen.
Die Erkenntnisse der GPK fanden also bis jetzt in der Politik keinen grossen Widerhall. Erfreulicherweise fanden sie aber mindestens Eingang in die kürzlich erschienene Studie "Wie weiter mit dem Bundesrat?" des emeritierten und bereits zitierten Staatsrechtsprofessors René Rhinow. Er listet in seiner Studie die zahlreichen bis heute gescheiterten Regierungsreformen auf. Staatsleitungs- und Regierungsreformen sind seit Jahrzehnten ein eigentlicher Dauerbrenner. Trotzdem erachtet Herr Rhinow einen weiteren Versuch als unerlässlich, da die Vergrösserung und Chaotisierung des Politikfeldes, die Internationalisierung, die Konfliktualisierung und Polarisierung sowie die Mediatisierung geradezu nach einer Staatsleitungsreform rufen. Der Autor plädiert aufgrund der gemachten Erfahrungen für einen gestuften Prozess und dafür, dass in einer ersten Phase das gesamte Verbesserungspotenzial ausgeschöpft werden soll, das das geltende Verfassungsrecht eröffnet, um dem Vorrang der strategischen Regierungspolitik Nachachtung zu verschaffen.
Das ist auch ganz im Sinne der Erkenntnisse der GPK. In ihrer Untersuchung kommen sie nämlich zum Schluss, dass der Bundesrat bereits über einen erheblichen Handlungsspielraum für die Optimierung seiner strategischen politischen Steuerung im Rahmen der gesetzlichen Vorgaben verfügt. Bleibt also zu hoffen, dass die Erkenntnisse der GPK und/oder die Studie von René Rhinow doch noch Eingang in die laufende Regierungsreform finden und dass damit der Regierungsreform 2010 eventuell etwas mehr Glück beschieden ist als ihren zahlreichen gescheiterten Vorgängerinnen.
Veillon Pierre-François · Mit-M · Consiglio nazionale · Vaud · Gruppo dell'Unione democratica di Centro
J'interviens moi aussi, et sans concertation avec Madame Wyss Brigit, sur l'objectif 5 du DFJP, "Institutions de l'Etat", en particulier sur le message additionnel sur la réforme du gouvernement.
Il est vrai que ce thème préoccupe la Commission de gestion. Cet objectif est considéré par le Conseil fédéral comme atteint puisqu'il a adopté ce message additionnel le 13 octobre 2010. Madame la conseillère fédérale, le 13 octobre 2010 était à peu près la date de votre entrée en fonction et je suis conscient que ce message a été rédigé sans votre participation. Il n'empêche que je ne le considère pas comme satisfaisant, tant s'en faut.
Depuis plusieurs années et au travers de plusieurs enquêtes, les Commissions de gestion ont constaté des manquements dans la gestion par le Conseil fédéral de gros dossiers politiques, en particulier de dossiers comprenant des aspects internationaux et entraînant des situations de crise. Souvenez-vous des affaires UBS, Tinner et libyenne. Je ne reviens pas sur ces enquêtes et sur leurs conclusions qui avaient permis aux Commissions de gestion de proposer plusieurs recommandations.
Cette situation aurait pu être l'occasion pour le Conseil fédéral d'entreprendre une réflexion en profondeur sur son fonctionnement et de se poser la question suivante: "Comment notre système gouvernemental doit-il évoluer, compte tenu des exigences croissantes des dossiers et des agendas?" Je veux parler d'une réflexion visant à renforcer l'autorité et l'efficacité du collège gouvernemental, à améliorer sa cohérence et son fonctionnement, à revoir la répartition de la charge de travail, à redéfinir le rôle et l'organisation de la présidence et de la Chancellerie fédérale.
Notre système gouvernemental a fait ses preuves. Je suis persuadé que la bonne situation dans laquelle se trouve la Suisse aujourd'hui est due entre autres au système de gouvernance que l'on trouve à la tête de la Confédération. Participation des principaux partis au gouvernement, politique du compromis, collégialité sont des réalités qui ont fait leurs preuves au-delà des couacs, des inévitables tensions, des difficultés de tout ordre et de cette sacro-sainte prédominance départementale.
Le message du Conseil fédéral est totalement dépourvu de vision, et je le regrette. Il est pourtant présenté par le Conseil fédéral comme sa réponse aux critiques et aux recommandations des Commissions de gestion. Les deux seules propositions avancées par le Conseil fédéral, novatrices par rapport à la situation actuelle, sont d'augmenter le nombre de secrétaires d'Etat et de prolonger la présidence à deux ans. Ces propositions sont lâchées hors contexte d'une véritable réorganisation. L'essentiel semble être pour le Conseil fédéral de ne rien toucher à l'organisation en place.
Il y a pourtant des pistes qui mériteraient un pesage des avantages et inconvénients ainsi qu'un vrai débat. Pourquoi ne pas augmenter le nombre de conseillers fédéraux à huit ou neuf, par exemple? Pourquoi ne pas étudier une nouvelle répartition des départements? Pourquoi ne pas réfléchir à la mise en place d'un département présidentiel, un département ad hoc auquel serait rattachée la Chancellerie fédérale, voire d'autres services transversaux? Pourquoi ne pas redéfinir le rôle de la présidence, avec l'idée de renforcer une fonction de chef d'orchestre, avec une durée de deux ou de quatre ans, comme c'est le cas dans le canton de Vaud? Pourquoi ne pas se doter d'une chancellerie qui soit le véritable état-major du Conseil fédéral, capable de faire trembler les départements lorsque c'est nécessaire?
Je sais que toute réforme est une atteinte au pré carré des sensibilités politiques, aux prérogatives des chefs de département et à celles des départements eux-mêmes. Je disais tout à l'heure que notre système de gouvernance suisse est une force et que cela a servi les intérêts de notre pays jusqu'à aujourd'hui. Mais alors, attention à ce que notre gouvernement ne devienne pas une source de blocage pour des réformes qui sont nécessaires et attendues.
Ce message additionnel est aujourd'hui dans les mains de la Commission des institutions politiques de notre conseil. Je lui souhaite de l'audace dans la recherche de nouvelles pistes.
Sommaruga Simonetta · BR-F · Consiglio federale · Berna
Ich werde wie abgemacht nicht zur Regierungsreform sprechen, das wird Frau Bundeskanzlerin Casanova tun.
Ich möchte mich beim Sprecher für das EJPD ganz herzlich für die gute Aufnahme unserer Arbeit bedanken und möchte kurz auf das Thema Schengen/Dublin zu sprechen kommen, weil in den letzten Wochen und Monaten im Zusammenhang mit diesem Thema zwei Fragen doch immer wieder interessiert haben. Die erste ist die Frage der Kosten: Wie viel kostet uns Schengen, wie viel hat uns der Schengen-Vertrag in den letzten Jahren gekostet? Ich glaube, es ist wichtig, dass wir uns bewusst sind, dass die Kosten für Schengen höher ausgefallen sind, als das anlässlich der Erstellung der Botschaft und der Abstimmungsunterlagen erwartet worden war. Ich glaube, man kann heute auch sagen, dass die Kosten damals konservativ geschätzt wurden, dass es aber in keiner Art und Weise Anzeichen dafür gibt, dass man damals nicht auf die Kosten zu sprechen kommen wollte. Die Mehrkosten, die im Zusammenhang mit dem Schengen-Vertrag in den letzten Jahren entstanden sind, hat der Bundesrat stets ausgewiesen; sie sind seit Längerem bekannt.
Ich möchte die Gründe für die Kostenentwicklung bei Schengen vielleicht doch nochmals in Erinnerung rufen; es sind verschiedene Faktoren: Es kamen neue Beitragsverpflichtungen hinzu; es gab Erneuerungsbedarf bei den nationalen Informatiksystemen; die Schweiz musste beim Schengen-Informationssystem eine Parallelumsetzung vornehmen, weil das neue System nicht bereit war; es gab Probleme in den EU-Informatikprojekten, das heisst, es gab Verzögerungen - das ist bei Informatikprojekten nichts Aussergewöhnliches, aber immer etwas sehr Ärgerliches. Gleichzeitig muss man aber auch sagen, dass die Zusammenarbeit innerhalb von Schengen in den letzten Jahren massiv verstärkt worden ist und dass das für die Schweiz auch mit beträchtlichen Vorteilen verbunden ist.
Ich möchte deshalb noch ein paar Sätze zur zweiten Frage sagen, nämlich zum Nutzen von Schengen, weil man im Zusammenhang mit den Kosten versucht ist, den Nutzen dieses Vertrages für unser Land etwas in den Hintergrund zu rücken.
Ein erster Aspekt: Die Kriminalität ist heute immer international. Wenn Sie heute Kriminalität bekämpfen wollen, sind Sie auf eine intensive internationale Zusammenarbeit angewiesen. Schengen ist, mit den Möglichkeiten, die es bietet, das richtige Instrument, um heute die internationale Kriminalität wirksam bekämpfen zu können.
Ein zweiter Aspekt im Hinblick auf den Nutzen von Schengen betrifft die Einsparungen, die ebenfalls immer wieder vergessen gehen. Der Schengen/Dublin-Vertrag ermöglicht es uns, sämtliche Asylsuchende, die bereits in einem anderen europäischen Land ein Asylgesuch gestellt haben, in ebendieses Land zurückzuschicken und das Asylgesuch in diesem Land abwickeln zu lassen. Das hat in den letzten Jahren massive Vorteile für die Schweiz gebracht. Stellen Sie sich vor, die Schweiz wäre nicht Mitglied von Dublin: Dann könnte jeder Asylsuchende, der in einem europäischen Land ein Asylgesuch gestellt hat und dort abgewiesen worden ist, in der Schweiz noch einmal ein Asylgesuch stellen. Sie können sich vorstellen, auf welche Anzahl von Asylgesuchen die Schweiz eintreten müsste. Mit dem Schengen/Dublin-System haben wir aber die Möglichkeit, die Abklärungen geteilt durchzuführen. Die Schweiz hat in den letzten Jahren sechsmal mehr Personen in andere Dublin-Staaten zurückschicken können, als sie selber von andern Staaten hat übernehmen müssen.
Ich möchte im Zusammenhang mit Schengen auch auf ein anderes Thema zu sprechen kommen: Man war im Zusammenhang mit den Veränderungen in Nordafrika der Meinung, dass das zu grösseren Migrationsbewegungen führen könnte und dass damit auch das Schengen/Dublin-System unter starken Druck kommen könnte. Ich möchte nicht verheimlichen, dass das ein Stück weit geschehen ist: Es sind zwar nicht viele Migranten und Asylsuchende in die Schweiz gekommen, aber in Italien und vor allem in Malta sowie zum Teil auch in Griechenland haben die Migrationsbewegungen massiv zugenommen. Die Schengen-Staaten haben hier einander einmal mehr versichert, dass man ein gemeinsames Interesse habe: nämlich die Grenzen innerhalb der Schengen-Staaten offenzuhalten. Es ist eine der grössten Errungenschaften der Europäischen Union, dass wir bereit sind, in diesen Staaten Hilfe vor Ort zu leisten, gleichzeitig aber auch die Aussengrenzen gemeinsam zu kontrollieren.
An den Ministertreffen der Schengen-Staaten, die regelmässig stattfinden und an denen ich teilnehme, wird immer bekräftigt, dass wir den Schengen-Raum gemeinsam verteidigen. Trotzdem hat sich die Europäische Kommission Gedanken darüber gemacht, unter welchen Bedingungen einzelne Staaten ihre Binnenkontrollen allenfalls wieder einführen könnten. Darüber wird nach wie vor diskutiert. Die Schweiz hat aber sehr klar zum Ausdruck gebracht, dass sie auch in Zukunft autonom entscheiden wird, wann Grenzkontrollen wiedereingeführt werden und dass das sicher keine Kompetenz ist, welche sie abzugeben bereit ist.
Ein Wort noch zu Schengen: Wenn man Befürchtungen hat, die Zahl von Personenkontrollen an unseren Grenzen habe aufgrund von Schengen abgenommen, so möchte ich daran erinnern, dass vor der Einführung von Schengen lediglich 3 Prozent der Personen, die unsere Grenzen übertreten haben, kontrolliert worden sind. Es ist also nicht so, dass seit der Einführung von Schengen die Kontrollen abgenommen hätten; vielmehr sind die Kontrollen seit der Einführung von Schengen wirksamer, weil sie nicht an bestimmten Punkten stationiert, sondern mobil sind und weil sie in enger Zusammenarbeit zwischen Kantonspolizeien und dem Grenzwachtkorps erfolgen. Das funktioniert in den allermeisten Kantonen hervorragend, in einigen Kantonen kann man es noch verbessern. Die gemeinsamen Grenzkontrollen haben für die Sicherheit unseres Landes sehr viel gebracht.
Ich möchte noch eine letzte Bemerkung machen: Der Kommissionssprecher hat den Bericht zur Verkürzung der Asylverfahren erwähnt. Die SPK-SR ist auf die Asylgesetzrevision des Bundesrates eingetreten, hat das EJPD aber beauftragt, in einem Bericht der Frage nachzugehen, wie Asylverfahren massiv verkürzt werden könnten. Das Bundesamt für Migration hat diesen Bericht in der Zwischenzeit erstellt und verschiedene Vorschläge unterbreitet. Die SPK-SR hat uns jetzt beauftragt, im Hinblick auf eine Vernehmlassungsunterlage bis Ende des nächsten Jahres zu konkretisieren, wie unser Asylverfahren massiv verkürzt und wie gleichzeitig der Rechtsschutz ausgebaut werden könnte, denn eine Verkürzung der Asylverfahren und ein Ausbau des Rechtsschutzes gehören zusammen und bedingen einander. Wir werden die Vernehmlassungsunterlage bis Ende des nächsten Jahres ausarbeiten. Gleichzeitig haben wir einen Zusatzauftrag erhalten, damit die Asylgesetzrevision zumindest in einem Teil weiterverfolgt werden kann. Die SPK-SR wird die Arbeit im Herbst dieses Jahres aufnehmen und die laufende Asylgesetzrevision fortsetzen.
Casanova Corina · BK-F · Grigioni
Besten Dank für die wohlwollende Aufnahme der Berichterstattung der Bundeskanzlei über die Aktivitäten der Bundeskanzlei. Es wurde jetzt vor allem über die Regierungsreform gesprochen und darüber, dass die GPK über die Zusatzbotschaft enttäuscht ist, die der Bundesrat unterbreitet hat. Ich möchte dazu ein paar Ausführungen machen.
Die Bundeskanzlei hat hier mitgewirkt und zusammen mit dem EJPD diese Zusatzbotschaft verfasst. Viele Anträge der Bundeskanzlei wurden übernommen, nicht alle, aber doch viele. Es gibt darin auch Bestimmungen, die zur Stärkung der Bundeskanzlei beitragen sollen. Es wurde gesagt, dass das eigentlich nur Status quo sei, aber festgelegt in einem Gesetz. Das ist aber mehr. Zum Beispiel hat die Bundeskanzlei neu die Pflicht, die Bundesratsbeschlüsse auszufertigen; auch die Protokollierung und das Controlling gehören dazu. Bis jetzt hatte die Bundeskanzlei diese Pflichten nicht; das sind doch wichtige Stärkungen und auch Pflichten für die Bundeskanzlei.
Der Bundesrat ist überzeugt, dass eine Reform in kleinen Schritten vorangehen soll. Er ist gewillt, das zu machen und eine Reform durchzuziehen. Andererseits ist er auch für die Beibehaltung des heutigen Systems, schlägt aber Optimierungen vor. Wichtig ist ihm das gegenseitige Vertrauen der Mitglieder des Bundesrates.
Mit dieser Vorlage sind noch andere Vorschläge unterbreitet worden, z. B. die Stärkung der Kommunikation des Bundesrates. Das bedeutet auch eine zusätzliche Aufgabe, eine Stärkung der Aufgabe der Kommunikation der Bundeskanzlei. Zusätzlich wurde auch eine Pflicht zur Information festgeschrieben. Das ist bis anhin kritisiert worden, was uns eigentlich überrascht, denn gerade die fehlende Information hat eigentlich auch zu den schwierigen Situationen geführt.
Der Bundesrat hat auch schon Neuerungen eingeführt. Seit Anfang des letzten Jahres, also seit Anfang des Jahres 2010, wird die Traktandenliste anders geführt. Der Bundesrat führt mehr Sitzungen durch, er nimmt sich mehr Zeit für die Sitzungen, und vor allem widmet er den Diskussionen bei wichtigen Geschäften mehr Zeit. Er hat auch die Ausschüsse bereits neu geordnet: Anstelle von siebzehn Ausschüssen, die früher existierten - wobei nur ein Ausschuss regelmässig tagte, nämlich einmal im Monat, während ein anderer sporadisch tagte -, gibt es jetzt neun Ausschüsse, und diese tagen regelmässig. Zu diesen Ausschusssitzungen gibt es auch Protokolle, die allen Mitgliedern des Bundesrates und der Bundeskanzlei verteilt werden. Der Bundesrat ist gewillt, die Kritiken und Vorschläge aufzunehmen. Jetzt ist aber die Zusatzbotschaft im Parlament.
Germanier Jean-René · P-M · Consiglio nazionale · Vallese · Gruppo liberale-radicale
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 21.20 Uhr
La séance est levée à 21 h 20