11.4042, 11.4043
Überwachung mittels Trojanern (1) / Überwachung mittels Trojanern (2)
Nidegger Yves · Mit-M · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le 14 octobre 2011, la Commission des affaires juridiques a vu dans la presse qu'un certain émoi était constaté en Allemagne et ailleurs au sujet de l'utilisation par les autorités de poursuite de logiciels de surveillance à distance qu'on appelle, par exemple, des chevaux de Troie. La commission a demandé à pouvoir auditionner des représentants de l'administration, afin de se faire une idée sur l'existence ou non d'une telle pratique en Suisse. L'administration fédérale s'est rapidement mise à disposition et trois constats ont résulté des auditions.
1. Les services compétents ont effectivement accès ou eu accès à de tels instruments et ils les ont utilisés à plusieurs reprises dans des affaires du terrorisme sous l'empire de l'ancienne loi fédérale de procédure pénale.
2. Une controverse existe, puisque le droit a changé, quant au contenu des nouvelles règles qui sont présentes en cette matière dans le Code de procédure pénale fédéral qui est entré en vigueur récemment, le 1er janvier 2011.
3. La révision de la loi fédérale sur la surveillance de la correspondance donnera l'occasion de s'interroger sur la possibilité de modifier le droit actuel sur ce point.
Le 11 novembre 2011, forte de ces constats, la Commission des affaires juridiques a adopté à une très large majorité deux postulats. Le premier charge le Conseil fédéral d'établir un rapport - c'est plutôt la question du passé - relatif à l'utilisation des instruments de surveillance électronique, en particulier des chevaux de Troie, et de s'interroger sur les bases légales qui, à l'époque, ont prévalu à cette utilisation, à la fois au niveau fédéral et, si possible parce que les autorités de poursuite fédérales ne sont pas les seules concernées, également dans les cantons.
Le Conseil fédéral a proposé de traiter cette question dans le cadre du message qu'il prévoit pour le milieu de l'année 2012, relativement à la révision de la loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication.
Le Conseil fédéral adopte la même position s'agissant du second postulat qui le charge d'examiner cette fois-ci l'opportunité d'adapter la réglementation actuelle pour qu'elle traite de manière plus précise, si nécessaire, de l'utilisation de ces programmes de surveillance et qu'elle fasse rapport à ce sujet.
La Commission des affaires juridiques vous recommande d'adopter les deux postulats, ce dont je vous remercie par avance.
Leutenegger Oberholzer Susanne · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Sie haben vor sich zwei Postulate, die sich mit dem Einsatz von sogenannten Trojanern zur Überwachung beschäftigen. Sie wissen vielleicht noch und können sich erinnern, was Anlass für diese Diskussionen gewesen ist: Die Medien haben herausgefunden, dass der Einsatz von Trojanern vor allem in Deutschland erfolgt ist. Im Gefolge der Medienberichterstattung wurde dann auch klar, dass diese Software zur Überwachung, die ja dann in die EDV-Systeme der Überwachten eingeschleust wird, auch in die Schweiz verkauft worden und zur Anwendung gelangt ist.
In der Kommission für Rechtsfragen haben wir zweimal hierüber debattiert. Im Oktober 2011 hat uns die Verwaltung eine breite Auslegeordnung über die Rechtsgrundlagen wie auch über die Anwendungen dargelegt. In der Sitzung vom 10. und 11. November 2011 haben wir dann beschlossen, die beiden Postulate einzureichen.
In der Kommission ist dargelegt geworden, dass diese Software in vier Fällen zur Anwendung gelangt ist, und zwar gestützt, wie der Berichterstatter französischer Sprache gesagt hat, auf Artikel 66 der alten Strafprozessordnung, welche die Einhaltung der engen Voraussetzungen einfordert, dass es sich zum Ersten um ein laufendes Strafverfahren handeln muss und dass zum Zweiten das Zwangsmassnahmengericht die Anwendung der Trojaner bewilligt. Jetzt haben wir die neue Strafprozessordnung, wobei aber unklar bzw. bestritten ist, ob mit Artikel 280 eine genügende Rechtsgrundlage besteht, um diese Trojaner überhaupt einsetzen zu können.
Die Kommission hat über die Notwendigkeit und Wünschbarkeit des Einsatzes von Trojanern eine Debatte geführt und sich vor allem mit den Fragen auseinandergesetzt, wie der Stand der Dinge ist und ob die gesetzliche Grundlage für den Einsatz von Trojanern ausreicht. Es ist uns, wie Sie wissen, dargelegt worden, dass eine Revision des Gesetzes betreffend die Überwachung des Post- und Fernmeldeverkehrs bzw. der entsprechenden Verordnung derzeit in Arbeit ist. Wir haben dann in diesem Rahmen beschlossen, die beiden Postulate einzureichen, mit denen wir eine umfassende Auslegeordnung in Bezug auf den Stand wie auch in Bezug auf die bestehenden Gesetzesgrundlagen fordern.
Der Bundesrat beantragt die Annahme dieser Postulate. Auch ich bitte Sie, die Postulate anzunehmen.
Walter Hansjörg · P-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
11.4042, 11.4043
Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Annahme beider Postulate.
Angenommen - Adopté