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Vollständige Zweckbindung der CO2-Abgabe an die Gebäudesanierung

28060 · Amtliches Bulletin

Del 17 set 2013

https://lexipedia.io/it/docs/ch/ab-bo-bu/28060/de/vollstandige-zweckbindung-der-co2-abgabe-an-die-gebaudesanierung

Consultato il 11 set 2026

  1. Documenti
  2. Confederazione
  3. Bollettino ufficiale
Fonte

Oggetto parlamentare: Destinare tutti i proventi della tassa sul CO2 al risanamento energetico degli edifici (11.3898)

11.3898

Vollständige Zweckbindung der CO2-Abgabe an die Gebäudesanierung

Bourgeois Jacques · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion

Le Conseil fédéral, dans le cadre de sa Stratégie énergétique 2050, dont le message vient d'être rendu public, s'est fixé comme axe stratégique de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles en améliorant l'efficience énergétique. Parmi les mesures d'efficacité énergétique prévues figurent celles liées à l'assainissement des bâtiments, des bâtiments qui consomment actuellement près de 40 pour cent de toute l'énergie consommée en Suisse.

Ce ne sont pas les nouvelles constructions qui posent problème mais bien les anciens bâtiments. Leur taux de rénovation, actuellement de 0,9 pour cent, est trop faible. Avec un parc immobilier composé d'environ 1,6 million de bâtiments, il faudra des décennies pour aboutir à leur rénovation et contribuer ainsi à diminuer notre dépendance aux énergies fossiles.

Le message du Conseil fédéral, relatif au premier paquet de mesures de la Stratégie énergétique 2050, prévoit de faire passer la taxe sur le CO2 sur les combustibles de 36 à 84 francs la tonne afin de pouvoir dégager suffisamment de moyens à allouer à l'assainissement énergétique des bâtiments. Il faut savoir que seulement un tiers du montant y est affecté. Or, ne devrait-on pas plutôt se poser la question d'une affectation totale de cette taxe limitée dans le temps? Simplement, sur la base de 36 francs par tonne de CO2, ceci permettrait de dégager 600 millions de francs par année et de ne pas grever encore plus le porte-monnaie des entreprises et des personnes concernées au travers d'une augmentation de la taxe CO2 sur les combustibles, comme le prévoit le Conseil fédéral afin d'inciter à assainir les anciens bâtiments.

D'autre part, si l'on veut atteindre les objectifs fixés, il faut également veiller à assouplir les prescriptions plutôt qu'à les durcir. Savez-vous qu'actuellement, depuis le 27 avril 2012, le Programme Bâtiments de la Confédération et des cantons prévoit que vous devez, si vous voulez remplacer vos fenêtres, en même temps faire une isolation périphérique de votre maison? Ce n'est pas comme cela qu'on va inciter les propriétaires à procéder à l'assainissement de leurs bâtiments.

Le rapport exigé dans ce domaine pourra nous permettre:

1. de faire toute la lumière sur les effets qu'aurait une affectation totale de la taxe sur le CO2 sur le taux de rénovation des bâtiments, en matière d'économie d'énergie, de réduction des émissions de CO2, des besoins en électricité et en biomasse;

2. de mettre en exergue les effets sur notre économie locale, maître d'oeuvre de ces ouvrages, et sur les possibilités d'améliorer l'efficacité des mesures prises, comme pour l'exemple cité tout à l'heure du changement des fenêtres et de l'exigence de l'isolation périphérique du bâtiment;

3. de définir les démarches à entreprendre pour atteindre cet objectif tant sur le plan constitutionnel que sur le plan législatif. Le peuple doit pouvoir dire son mot et statuer sur cette future politique énergétique qui le concerne au premier degré. Nous devrions soumettre au peuple l'ensemble des mesures prévues dans ce premier paquet de la Stratégie énergétique 2050, y compris une modification de notre Constitution, prévoyant d'affecter, pour une durée déterminée, la totalité de la taxe sur le CO2 actuelle sur les combustibles.

Au vu de ces considérations, je vous demande de soutenir ce postulat qui ne peut que contribuer à apporter une nouvelle pierre à l'édifice de notre future politique énergétique.

Leuthard Doris · BR-F · Bundesrat · Aargau

Ich bitte Sie, dieses Postulat abzulehnen.

Wir hatten schon die Motion Freitag 11.3696, mit demselben Anliegen einer vollständigen Zweckbindung, die abgelehnt wurde, und wir haben jetzt dieses Postulat. Die Argumente bleiben immer dieselben.

Die CO2-Abgabe ist eine Lenkungsabgabe, die so vor das Volk gebracht und so angenommen worden ist. Wenn Sie diese Abgabe vollständig zweckgebunden verwenden wollen, ist sie eine Steuer. Ich bin doch erstaunt, dass ausgerechnet der Freisinn eine Steuererhöhung beantragt. Die Abgabe wird nämlich mit einer vollständigen Zweckbindung zu einer Steuer, und das ist klar verfassungswidrig.

Wir haben deshalb bei diversen Vorstössen zu dieser Thematik immer gesagt: Wenn man das will, muss man die Bundesverfassung anpassen. Dann muss man die Energieabgabe neu konzipieren, neu auslegen. Die Analysen haben aber immer klar gezeigt, dass der Drittel, der jetzt für das Gebäudeprogramm zweckgebunden ist, gerade noch geht. Ein grösserer Anteil ist hingegen verfassungswidrig, weil so die Abgabe zur Steuer mutiert und nicht mehr eine Lenkungswirkung erfüllt. Das ist die Problematik, Herr Bourgeois.

Ich verstehe Ihr Anliegen, weil uns nur die Erhöhung der Abgabe bleibt, um genügend Mittel für das Gebäudeprogramm zu haben, wenn wir nicht mehr als einen Drittel der CO2-Abgabe nehmen dürfen. Das ist so, das ist der Nachteil der heutigen Lösung. Deshalb hat der Bundesrat ja im Hinblick auf eine zweite Etappe der Energiepolitik auch gesagt, dass es eine andere Verfassungsgrundlage braucht, wenn man in Richtung verstärkter Lenkungsabgaben gehen will. Je nachdem, wie man sich entscheidet, hat man dann entweder die Möglichkeit, die CO2-Abgabe voll als Steuer zu nutzen, oder man muss die Verfassungsgrundlage ändern, wenn es eine volle Lenkungsabgabe sein soll.

In diesem Komplex sind wir. Ein neuer Bericht wird deshalb keine anderen juristischen Begründungen liefern, auch wenn ich Ihr Anliegen betreffend Gebäudeprogramme natürlich voll teile.

Bourgeois Jacques · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion

Madame la conseillère fédérale, ne pensez-vous pas qu'au niveau économique, il serait mieux d'utiliser, pour une durée limitée, comme le rapport devrait le préciser, la totalité du produit de la taxe actuelle sur le CO2, qui se monte à 36 francs par tonne de CO2, plutôt que d'augmenter, comme vous le prévoyez dans votre message, le montant de la taxe à 84 francs par tonne de CO2?

Leuthard Doris · BR-F · Bundesrat · Aargau

In der Politik ist es oft so, dass man mal eine Abgabe oder eine Gebühr einführt, und dann ist sie in Kraft. Die Leute gewöhnen sich daran, und man nimmt sie einfach in Kauf - siehe Mehrwertsteuer und IV. Da haben wir auch viele Ideen, dass man die nicht reduzieren will, weil man jetzt daran gewöhnt ist.

Ordnungspolitisch ist es falsch. Die Verfassung ist für uns halt einfach ein Gradmesser, und da wir dem Volk eine Lenkungsabgabe versprochen haben, müsste man ehrlicherweise sagen: Okay, wir befragen das Volk nochmals, ob es auch einverstanden ist, wenn die CO2-Abgabe halt als Steuer konzipiert wird. Das wäre für mich der richtige Weg, und daran arbeiten wir ja. Es wird in der nächsten Legislatur mit Sicherheit eine Verfassungsgrundlage dazu geben.

Büchel Roland Rino · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Geschätzte Frau Bundesrätin, Sie haben jetzt gerade eindrücklich geschildert, wie man Steuern und Abgaben so locker einführt, die dann auf ewig währen. Meine Frage lautet: Finden Sie das etwa gut?

Leuthard Doris · BR-F · Bundesrat · Aargau

Ich bin genügend lange in der Politik, um zu wissen, dass das halt Realität ist. Wenn man ein Bedürfnis hat, das finanziert werden muss, dann muss das Parlament zusammen mit dem Bundesrat ja auch eine Lösung haben. Dann kann eine neue Verwendung von bereits verfügten Steuern oder Abgaben eine Lösung sein, die politisch - weil man nun andere Bedürfnisse hat - klug sein kann. Aber es sollte nicht die Regel werden, dass man quasi Gebühren oder Steuern schon im Bewusstsein einführt, dass man sie dann für andere Zwecke verwendet; das wäre nicht lauter.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 34 Stimmen

Dagegen ... 145 Stimmen

(13 Enthaltungen)