01.451
Natursteinabbau und Mineralölsteuergesetz
Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
Sono quattro le considerazioni che desidero proporre, quatre raisons qui plaident en faveur du remboursement de la taxe sur les huiles minérales, donc sur les carburants pour les machines qui sont utilisées à l'intérieur, je le souligne, des chantiers d'extraction de pierre naturelle.
1. La première raison relève d'une équivalence de traitement souhaitable. La norme actuelle - article 18 alinéa 2 de la loi sur l'imposition des huiles minérales - prévoit déjà un tel remboursement lorsque le carburant a été utilisé dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche professionnelle. On se situe donc dans le secteur primaire et l'extraction de la pierre naturelle, activité exploitant justement une ressource du sol, est parfaitement assimilable aux activités jouissant aujourd'hui du remboursement.
2. Deuxième raison: il y a exactement dix ans, ce Parlement adoptait des mesures d'assainissement des finances fédérales. Quindi, niente di nuovo sotto il cielo. Entre autres, on allait abolir le remboursement de la taxe sur les carburants pour les machines de chantier, mais on pensait évidemment à la branche du bâtiment, de la construction. C'est d'ailleurs le message même qui parle expressément de la branche de la construction. Mais, dans ce large filet, un petit poisson allait rester prisonnier, le petit poisson de la branche de l'extraction de la pierre naturelle. S'il est indéniable que dans cette branche aussi on utilise des machines de chantier, les analogies ne vont pas plus loin. La nature, les caractéristiques de cette branche sont évidemment tout à fait différentes de celles de la branche de la construction. L'extraction de la pierre naturelle a donc subi une mesure censée s'appliquer à un tout autre secteur.
3. Troisième raison: il s'agit d'une activité ayant une localisation bien précise. Elle est essentiellement située dans les zones de montagne, en particulier au Tessin, en Valais, dans les Grisons, de même que dans quelques autres cantons. C'est une branche qui fournit un apport décisif du point de vue économique. C'est une branche constituée de petites entreprises à caractère familial très ancrées dans le territoire, qui font partie intégrante du paysage et même de la culture de ces zones. Il ne faut pas oublier que dans ces zones, il y a des équilibres un peu dans tous les domaines qui sont très délicats, et les mesures censées s'appliquer au cas général peuvent avoir des impacts bien plus profonds dans ces zones.
4. Quatrième et dernière raison: la localisation des entreprises de cette branche met en relief une certaine contradiction. D'un côté, la Confédération se propose de soutenir justement les régions de montagne, de l'autre, par cette mesure, elle augmente les charges qui pèsent sur ces entreprises, ce qui va engendrer des difficultés effectives pour celles-ci. Si je prends l'exemple de l'extraction du granit au Tessin, je vois qu'en dix ans, le nombre d'entreprises a diminué de plus d'un tiers, le nombre de travailleurs a diminué de moitié au moins. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'avoir une grande imagination pour comprendre que la localisation précise des entreprises de cette branche est à la source de bien des difficultés, et je fais abstraction de la concurrence exercée par les produits qui arrivent des pays à bas salaires. Je vous cite un exemple concernant les coûts de transport: transporter dans un wagon du Tessin à Zurich des produits fabriqués en granit coûte autant que transporter de la Chine en Suisse un container de produits du même genre. On ne comprend donc pas pourquoi on a supprimé une facilité qui contribuait à améliorer un peu la vie des entreprises de cette branche et qui témoignait aussi de l'attention portée par la Confédération à l'économie des vallées alpines. Il m'apparaît donc non seulement souhaitable mais aussi justifié de rétablir le remboursement de la taxe sur les huiles minérales pour les entreprises de ce secteur.
Je termine avec deux rappels concernant les objections formulées par la minorité:
1. On a peur de créer un précédent, mais à mon avis c'est une crainte dénuée de fondement. Les branches exploitant des ressources du sol sont bien définies et une ordonnance pourrait ultérieurement préciser quelles entreprises appartiennent à cette branche.
2. L'effet de ce remboursement n'est pas du tout marginal pour ces entreprises. J'ai fait un petit sondage parmi elles, et j'ai pu relever que la taxe prélevée représente de 5000 à 10 000 francs par employé et par année. Evidemment, dans cette branche, on utilise beaucoup les machines.
Dernière remarque: le nombre tout de même limité d'entreprises aurait pour conséquence que la réduction de la taxe encaissée par la Confédération serait minime, mais l'effet pour cette branche ne le serait pas du tout, et d'ailleurs aussi pour les finances des collectivités publiques. Ces entreprises paient des impôts, leurs employés paient des impôts, ces entreprises paient aussi la taxe sur la valeur ajoutée, la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations, etc.
Je vous invite donc à bien vouloir rétablir ce type de remboursement pour les machines utilisées à l'intérieur des chantiers d'extraction de la pierre naturelle.
Una piccola, quasi impercettible modifica di legge e però un gesto ben più grande verso le vallate alpine e la loro economia.
Theiler Georges · Nationalrat · Luzern · Freisinnig-demokratische Fraktion
Ich beantrage Ihnen im Namen der Minderheit - die in der Kommission von 7 Mitgliedern unterstützt wurde, 2 Mitglieder enthielten sich der Stimme -, die Parlamentarische Initiative Robbiani Meinrado abzulehnen. Es geht um eine Ausnahme im Mineralölsteuergesetz, welche der Initiant zusätzlich für einen Teil einer Branche beanspruchen will. Die Hauptbegründung liegt darin, dass es erstens dieser Branche, diesen Steinbrüchen, offenbar schlecht gehen soll, dass zweitens die Schwerverkehrsabgabe drücke und dass drittens die SBB nicht bereit seien, für diese Branche Sonderregelungen zu treffen.
Mit der genau gleichen Begründung können Sie die gesamte Baubranche von dieser Mineralölsteuer wieder befreien - denn sie war einmal davon befreit, und wir haben das abgeschafft -: Es geht ihr schlecht, die LSVA drückt, und die SBB machen ihr auch keine Sondertarife.
Wenn Sie letztlich hinschauen, gibt es sehr viele Baustellen - vor allem die grossen Baustellen und die Tunnelbaustellen -, wo kein einziges Fahrzeug die Strasse benützt. Da können Sie also mit dem genau gleichen Argument kommen und sagen, es sei ungerecht, dass ein Fahrzeug, das die Strasse nicht benützt, an die Strasse etwas bezahlen muss. Von daher ist diese Ausnahme nicht gerechtfertigt. Ein weiteres Problem besteht in der Abgrenzung. Herr Robbiani hat "seine Steinbrüche" im Tessin im Visier. Das verstehe ich auch, ich habe auch ein Herz für das Tessin und die Randregionen. Wo aber grenzen Sie nun ab zu einem Steinbruch, der Hartsplitt abbaut? Dieser Hartsplitt wird für Belagsbauten und im Betonbereich verwendet. Ja, warum soll man jetzt die Betonbranche von der Mineralölsteuer befreien? Also so schlecht geht es dieser Branche jetzt nicht! Aber wenn Sie hier einen Schritt machen, beanspruchen natürlich diese Steinbrüche mit genau gleichem Recht das Gleiche.
Damit stellt sich natürlich die Frage, was denn die ganze Sache kostet. Herr Robbiani sagt, sie koste 5 bis 6 Millionen Franken. Wenn Sie es ganz eng fassen, ist das möglicherweise der Fall. Er hat es selber ausgerechnet. Wir haben es in der Kommission nicht nachgerechnet. Aber wenn es dann auf die ganze Steinbruchbranche hinausläuft, dann sind es weitere Millionenbeträge. Ich frage Sie nun einfach, ob Sie in der heutigen Zeit solche Ausnahmen machen wollen. Ich habe Sympathie für die regionalpolitischen Anliegen, aber wir tragen diesen Anliegen Rechnung, wenn wir einen Finanzausgleich machen, was wir gestern gemacht haben. Wir machen Tourismusförderung, wir machen Wirtschaftsförderung, und wir dürfen einfach nicht hingehen und in jedem Gesetz auch noch diese regionalpolitischen Anliegen einbauen.
Dazu kommt der Aufwand für die Ermittlung. Ich habe früher selber solche Abrechnungen gesehen und auch begleiten und kontrollieren müssen. Ich kann Ihnen sagen, dass das ein Riesenaufwand ist, und ich kann Ihnen sagen, dass Sie nie und nimmer eine Kontrolle darüber haben, wie dieser Treibstoff verwendet wird. In ein und demselben Betrieb gibt es Fahrzeuge, die auf der Strasse fahren, und es gibt solche, die innerhalb des Steinbruchs fahren, und da ist nicht einmal im Tessin eine faire, korrekte Kontrolle möglich.
Ich bitte Sie also im Namen der Minderheit, der Parlamentarischen Initiative Robbiani Meinrado keine Folge zu geben.
Jossen Peter · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Unser Kollege Meinrado Robbiani möchte mit seiner Parlamentarischen Initiative - wie er das hier ausgeführt hat, aber ich möchte das auf Deutsch noch einmal wiederholen -, dass der Natursteinabbau gleich behandelt wird wie die Land- und Forstwirtschaft und die Berufsfischerei. Es geht also zunächst um eine Gleichbehandlung, und zwar geht es darum, dass der Steuerzuschlag auf demjenigen Treibstoff, der zum Abbau der Natursteine verwendet wird, ebenso wie das bei der Land- und der Forstwirtschaft und auch bei der Berufsfischerei der Fall ist, zurückerstattet wird.
Wir kennen ja im Mineralölsteuergesetz zwei Arten von Steuerbegünstigungen: einerseits die eigentlichen Steuerbefreiungen gemäss Artikel 17, z. B. beim Luftverkehr, und anderseits die Steuerrückerstattung gemäss Artikel 18. Bei dieser Steuerrückerstattung geht es im Wesentlichen um die Land-, um die Forstwirtschaft und wie gesagt - auch ein Kuriosum - um die Berufsfischerei. Dort wird die Steuer zunächst erhoben, aber dann zurückerstattet.
Die Mehrheit der Kommission war sich bewusst, dass es verschiedene Abgrenzungsfragen gibt, zunächst die Abgrenzungsfragen bezüglich der Arten der Steingewinnung. Aber hinsichtlich aller dieser Abgrenzungsfragen sind wir der Auffassung, dass man sie in der zweiten Phase der Behandlung der Parlamentarischen Initiative präzis umschreiben und definieren kann. Die Kommission sah sich vor folgende vier Fragen gestellt:
1. Sollen wir über die Befreiung von den Mineralölsteuerzuschlägen die Konkurrenzfähigkeit dieser Branche verbessern und stärken, ja oder nein? Die Kommissionsmehrheit war der Auffassung, man solle dies tun.
2. Sollen wir Unternehmen, die vom Staat mit Abgaben belastet werden und gleichzeitig allenfalls finanziell unterstützt werden müssen, von diesen Abgaben ein bisschen entlasten?
Die Mehrheit der Kommission war der Auffassung, dass das sinnvoll ist, weil man nicht mit der einen Hand etwas geben kann und dann mit der andern Hand wieder etwas wegnimmt.
3. Können wir die Ausfälle, gerade in der jetzigen Zeit, verkraften? Die Kommission war der Auffassung, dass die 5 bis 6 Millionen Franken, die - wie Herr Theiler das richtig dargestellt hat - nach der Schätzung des Initianten ausfallen, gerechtfertigt und verkraftbar sind.
4. Gibt es allenfalls eine präjudizielle Wirkung, wenn wir das heute tun? Die Mehrheit der Kommission war der Auffassung, dass es eigentlich um eine relativ bescheidene Summe geht und dass man kaum mit einer präjudiziellen Wirkung rechnet. Deshalb hat die Mehrheit alle diese aufgeführten Fragen bejaht; die Minderheit hat sie anders eingeschätzt.
Ich bitte Sie, der Mehrheit zu folgen. Die Minderheit hat - wie Herr Theiler das angeführt hat - 7 Stimmen erhalten, die Mehrheit 11 Stimmen; es gab 2 Enthaltungen.
Ich bitte Sie, der Mehrheit zu folgen und die Initiative in die zweite Phase zu schicken.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Vous voyez que Mme Simoneschi est rayonnante parce qu'elle est entrée depuis peu dans le club très fermé des conseillères nationales qui sont aussi grand-mères. È una nonna! (Applaudissements)
Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion
Ieri è stata una giornata molto speciale, oggi ancora di più perché finalmente vedrò questo piccolo bambino che si chiama Sacha, che abita a Losanna e che è diventato romando!
Revenons aux choses sérieuses. L'initiative parlementaire Robbiani demande que la branche de l'extraction de la pierre naturelle figure aussi parmi les catégories qui jouissent du remboursement de la taxe sur les huiles minérales, par analogie avec l'agriculture, la sylviculture et la pêche professionnelle. A l'article 18 alinéa 2 Limpmin, on a mentionné trois catégories et on a oublié l'extraction de la pierre naturelle. Il y a eu des modifications de loi et on a oublié de mentionner cette branche très importante. Donc l'initiative Robbiani vise à accorder de nouveau, comme c'était le cas avant 1996, cet avantage pour une catégorie bien délimitée, celle de l'extraction de la pierre naturelle qui en bénéficiait auparavant.
Vous l'avez entendu, il y a beaucoup de raisons de donner suite à cette initiative. La première, sûrement, comme je l'ai dit, c'est qu'on a oublié de mentionner cette branche dans la loi. L'objection de M. Theiler ne tient absolument pas; si on a décidé de ne plus faire bénéficier du remboursement de la surtaxe lorsque le carburant a été utilisé pour faire fonctionner des machines de chantier en général, c'est parce que la branche de la construction n'est pas du tout comparable à la branche de l'extraction de la pierre naturelle. On voit tout de suite les dimensions. La branche de la construction n'est pas soumise à la concurrence que la branche de l'extraction de la pierre naturelle subit en Suisse. Si vous prenez les exportations et les importations, vous voyez tout de suite que les importations représentent 320 millions de francs et les exportations seulement 30 millions de francs. Donc une très forte pression s'exerce sur cette branche typiquement suisse dont les établissements sont situés dans des régions de montagne et dans des cantons périphériques. Ces entreprises à caractère familial ont vu diminuer fortement les unités de main-d'oeuvre employées: on est passé de 800 personnes à la moitié de ce chiffre.
La deuxième raison, c'est que cette branche valorise une richesse naturelle de notre pays, la pierre naturelle. Il est donc normal, par analogie avec la sylviculture et la pisciculture, que cette branche puisse bénéficier du remboursement de la surtaxe sur les huiles minérales. D'autant plus que, comme je l'ai dit, il y a des difficultés parce que ces chantiers sont dans les vallées périphériques de la Suisse et que ces entreprises ont des frais de transport très élevés qui renchérissent le prix du granit indigène. On constate que cela coûte moins cher de faire venir du granit de Chine jusqu'à Zurich que du canton du Tessin ou du canton des Grisons. Vous voyez là la très grande différence qui existe entre la branche de la construction et celle de l'extraction de la pierre naturelle, qui est parfois la seule activité dans nos vallées alpines.
La troisième raison, ce qu'a dit M. Theiler, à savoir qu'on ne peut pas bien distinguer qui peut bénéficier du remboursement et qui ne le peut pas, n'est pas vrai. En effet, il n'est pas vrai du tout que cela susciterait une vague de revendications difficilement maîtrisable. Je rappelle, et la commission est d'accord, que l'initiative parlementaire Robbiani Meinrado propose la reprise d'une condition déjà reconnue. Il faut observer que, le secteur de l'extraction de pierre naturelle employant relativement peu de personnes et présentant des caractéristiques spécifiques, il est peu probable qu'une extension du remboursement crée un précédent. Ce risque est inexistant; on l'a examiné en commission. On a aussi fait quelques calculs et on a constaté que le remboursement représenterait 6 millions de francs au maximum parce qu'on sait plus ou moins combien il y a d'entreprises dans le canton du Tessin et qu'il n'y en a pas plus du double dans le reste de la Suisse. Donc, c'est une somme très limitée qui est très importante et même vitale pour ces très petites entreprises à caractère familial implantées dans nos cantons périphériques et qui ont besoin d'une aide. Autrement, elles disparaîtront toutes.
Quant à la politique régionale, Monsieur Theiler, vous savez très bien que celle-ci est une politique transversale. On la mène en appliquant les lois normales dans le sens qu'on cherche à tenir compte des exigences des régions périphériques et de montagne. D'autre part, c'est une politique qui s'appuie aussi, par exemple, sur la nouvelle péréquation financière ou des instruments plus anciens qu'on veut maintenant améliorer. Donc, on doit faire attention à ne pas mener une politique régionale avec les instruments typiques de la LIM ou de l'arrêté Bonny nouvelle mouture et à donner quelque chose d'un côté pour le retirer de l'autre par le biais d'une autre loi.
La minorité de la commission, vous l'avez entendu, considère que des mesures spécifiques pour un secteur aussi particulier que celui de l'extraction de la pierre naturelle sont inappropriées. Elle a peur qu'on ne puisse pas très bien définir qui peut bénéficier du remboursement et elle a peur que les coûts soient trop élevés.
La commission, par 11 voix contre 7, vous demande de donner suite à cette petite initiative qui a quand même une grande conséquence du point de vue de la politique régionale.
Christen Yves · P-M · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben .... 125 Stimmen
Dagegen .... 31 Stimmen