13.425
Kein Familiennachzug für vorläufig Aufgenommene
Verfahrensbeitrag
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Pantani, Amaudruz, Brand, Bugnon, Fehr Hans, Joder, Rutz)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Pantani, Amaudruz, Brand, Bugnon, Fehr Hans, Joder, Rutz)
Donner suite à l'initiative
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Pantani Roberta · Mit-F · Nationalrat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Wir sind heute bei der Diskussion dieser parlamentarischen Initiative. In der Zwischenzeit war die Abstimmung vom 9. Februar. Das Resultat kennen wir alle: Das Volk hat der Initiative "gegen Masseneinwanderung" zugestimmt. Die Folgen sind, dass wir in der Schweiz die Zahl der Ausländer verringern müssen, und wir haben drei Jahre Zeit, diesen neuen Verfassungsartikel in Kraft zu setzen.
Der Inhalt der vorliegenden Initiative ist, dass ein vorläufig Aufgenommener keine Aufenthaltsrechte in der Schweiz hat, und es wird gleichzeitig nicht zugelassen, dass er seine Familie nachzieht. "Vorläufig" heisst provisorisch und nicht definitiv. Sobald wie möglich muss er das Land verlassen. Die konkrete Tatsache ist aber, dass heute über 60 Prozent der Personen im Asylwesen unter dem Status der vorläufigen Aufnahme in der Schweiz leben und noch viele Jahre in der Schweiz bleiben. Während dieser langen Periode haben die Leute auch das Recht, auf den Familiennachzug zuzugreifen, obwohl sie kein Recht haben, in der Schweiz zu bleiben.
Dal punto di vista strettamente legale occorre ricordare che coloro che sono ammessi in Svizzera a titolo provvisorio non hanno il diritto di soggiorno. Se una domanda di asilo è già stata respinta dalle competenti autorità, il soggetto in questione dev'essere rimpatriato al più presto. Il ricongiungimento familiare quindi non avrebbe senso. E poi, chi ci garantisce che coloro per i quali chiedono il ricongiungimento familiare siano effettivamente membri della famiglia? La perdita di documenti del resto non è una rarità tra i richiedenti l'asilo. Non si tratta di cercare il pelo nell'uovo pur di dire di no, ma se ci sono problemi questi problemi vanno analizzati, perché non sono il frutto di una visione improntata alla negatività. Ma sono questioni a cui vanno date delle risposte precise soprattutto dopo la votazione del 9 febbraio 2014.
Aus diesen Gründen bitte ich Sie, dem Antrag der Minderheit der Kommission zuzustimmen und der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Leuenberger Ueli · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
La présente initiative du groupe UDC a pour but une modification de l'article 85 alinéa 7 de la loi sur les étrangers afin que la personne étrangère admise à titre provisoire - permis F - n'ait plus droit au regroupement familial.
Selon les auteurs de l'initiative, "l'admission à titre provisoire n'équivaut pas à un droit de séjour en Suisse. L'étranger admis à titre provisoire est un requérant d'asile dont la demande d'asile a été refusée; il doit par conséquent être renvoyé dès que possible dans son pays d'origine. L'admission à titre provisoire doit être, comme son nom l'indique, provisoire et brève. Un regroupement familial n'a de sens que dans le cas d'un séjour long, cas de figure qui ne doit pas s'appliquer aux étrangers admis à titre provisoire." Par ailleurs, les auteurs de l'initiative estiment que "la possibilité du regroupement familial favorise massivement les abus, car les liens de parenté ne font pratiquement l'objet d'aucun contrôle". Il s'agit du développement par écrit des auteurs de l'initiative parlementaire, déposée le 17 avril 2013, qui n'a donc rien à voir avec le vote populaire du mois de février de cette année.
La Commission des institutions politiques a procédé à l'examen de cette initiative le 29 août 2013 et vous invite à ne pas y donner suite pour les motifs suivants.
1. A deux reprises, nous nous sommes déjà prononcés en 2013 dans cette même salle sur cette question dans le cadre de la révision de la loi sur l'asile, et la problématique du regroupement familial des admis provisoires a été longuement évoquée, puisque notre conseil cherchait initialement à porter de trois à cinq ans le délai d'attente pour que les personnes admises provisoirement puissent bénéficier du regroupement familial. A cette occasion, il a été rappelé que le regroupement familial pour les personnes admises à titre provisoire est déjà réglé de manière extrêmement restrictive dans le droit suisse. Il se trouve que ces règles sont contraires à tout le reste des dispositions sur le regroupement familial prévues dans le droit ordinaire des étrangers, où l'on cherche au contraire à raccourcir le délai pour pouvoir déposer une demande de regroupement familial. A l'article 47 alinéa 1 de la loi sur les étrangers, il est prévu expressément un délai de douze mois pour demander le regroupement familial pour les enfants de plus de 12 ans.
Il existe une contradiction profonde entre l'article 85 alinéa 7 et l'article 47 alinéa 1 de la loi sur les étrangers, il faut le rappeler. Cette inégalité est incompatible avec le droit européen, qui établit une égalité des droits entre les réfugiés statutaires et les personnes admises provisoirement. Evidemment, le droit européen n'est pas contraignant pour la Suisse, mais cette dernière est tenue de collaborer avec l'Union européenne en vue d'une harmonisation des législations.
2. La proposition faite par les auteurs de l'initiative va dans le sens contraire de la réalité actuelle et est totalement disproportionnée. L'admission provisoire n'est pas un ersatz du renvoi. Que vous le vouliez ou non, la majorité des personnes au bénéfice d'un permis F restent en Suisse. Ce serait violer le principe du regroupement familial que de leur interdire de vivre avec leurs enfants, alors que l'on sait que ces personnes vont rester à long terme en Suisse. Je rappelle que le délai de trois ans fixé par le droit en vigueur est déjà problématique au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
3. Contrairement à ce que laissent entendre les auteurs de l'initiative, l'Office fédéral des migrations effectue, conformément à ses directives, un contrôle strict lorsqu'il y a des doutes sur la parenté. Dans sa réponse à une motion Fehr Hans, le Conseil fédéral l'a confirmé encore récemment: le nombre de demandes de regroupement familial déposées par des étrangers admis à titre provisoire est nettement en dessous de la centaine, de même que le nombre d'autorisations accordées. La vérification de l'appartenance familiale fait par ailleurs l'objet d'examens minutieux impliquant également d'éventuelles analyses ADN.
4. Un postulat de la CIP du Conseil national demande au Conseil fédéral de réformer ce statut qui n'est pas convaincant ni adéquat.
Par 12 voix contre 7 et 2 abstentions, la commission vous invite à ne pas donner suite à cette initiative.
Romano Marco · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Fraktion CVP-EVP
Diese parlamentarische Initiative will den Status der vorläufigen Aufnahme dahingehend anpassen, dass ein Familiennachzug nicht mehr möglich ist.
Die Initianten begründen ihr Anliegen mit der Situation der vorläufig Aufgenommenen, deren Status in der Schweiz unbefriedigend geregelt ist. Im Kern ist die vorläufige Aufnahme für diejenigen Personen gedacht, die eigentlich die Schweiz verlassen müssten, deren Rückkehr in ihre Heimat aber nicht zulässig, nicht zumutbar oder nicht möglich ist.
In den letzten Jahren hat sich aber die vorläufige Aufnahme zu einem Status entwickelt, der nicht mehr vorläufig ist. Das Bleiberecht wird nicht mehr widerrufen, und der Aufenthalt in der Schweiz wird definitiv. Die Zahl der vorläufig Aufgenommenen ist in gewissen Kantonen höher als die Zahl der Asylbewerber. Die Gründe für die steigende Zahl an vorläufig Aufgenommenen liegen in den Schwierigkeiten beim Vollzug. Die periodische Überprüfung des Status der vorläufigen Aufnahme erfolgt nicht in ausreichendem Masse oder nicht genau genug. 32 Prozent der vorläufig Aufgenommenen sind über zehn Jahre in der Schweiz, 40 Prozent drei bis sieben Jahre und 16 Prozent sieben bis zehn Jahre. Hier von "vorläufig" zu sprechen ist nicht zutreffend und zeigt die Revisionsbedürftigkeit dieses Status.
Die Erkenntnisse des Bundesamtes für Migration lassen sich wie folgt zusammenfassen: Die Überprüfung bringt keine spürbare Senkung der Zahlen. Die Vollzugshindernisse sind oft dauerhaft. Die zusätzlichen Aufenthaltsjahre in der Schweiz werden ein zusätzliches Aufhebungshindernis; ein einziges Vollzugshindernis genügt zur Verlängerung der vorläufigen Aufnahme. Die Zulässigkeit, die Zumutbarkeit und die Möglichkeit des Vollzugs müssen kumulativ bejaht werden können.
Die Initianten wollen nun mit ihrem Vorstoss eine Attraktivitätsminderung der vorläufigen Aufnahme erreichen, indem sie die Möglichkeit des Familiennachzugs aufheben. Sie argumentieren, dass ein Vollzug der Rückführung in das Ursprungsland umso schwieriger und unwahrscheinlicher ist, wenn bereits andere Familienmitglieder hier sind. Ebenso wird bei Personen aus gewissen Herkunftsländern der Begriff "Familie" extensiv ausgelegt, sodass diese Personen unter anderen Voraussetzungen ein Bleiberecht verlangen, als sie bei der Einreise angegeben haben. Kurz: Der Status der vorläufigen Aufnahme erweist sich in vielerlei Hinsicht als revisionsbedürftig.
Die Staatspolitische Kommission hat an ihrer letzten Sitzung denn auch ein Kommissionspostulat 14.3008 beschlossen, das den Bundesrat beauftragt, eine Evaluation der vorläufigen Aufnahme durchzuführen und Alternativen aufzuzeigen; dabei soll er auch die Möglichkeit einer Aufhebung dieses Status prüfen.
Die zahlenmässige Dimension des Familiennachzugs sieht folgendermassen aus: 2011 wurden im BFM 49 Gesuche auf Familiennachzug geprüft und nur 12 davon gutgeheissen. Es ist angesichts der 25 000 vorläufig Aufgenommenen eine sehr kleine Zahl.
Die Mehrheit der Kommission ist der Ansicht, dass der parlamentarischen Initiative aus zwei Gründen keine Folge zu geben ist: Einerseits scheint es der Kommissionsmehrheit bei der vergleichsweise geringen Zahl der Betroffenen nicht opportun, eine Gesetzesänderung in die Wege zu leiten. Andererseits - und das ist der wichtigere Grund - will die Kommission den Status der vorläufigen Aufnahme generell überprüfen und zugunsten realistischer Alternativen eventuell sogar aufheben. In diesem Zusammenhang soll dann auch die Frage der Berechtigung des Familiennachzugs vertieft geprüft und diskutiert werden.
Konsens mit den Initianten besteht durchaus bezüglich der Problematik der vorläufigen Aufnahme. Die Kommissionsmehrheit will das Problem aber gesamthaft beurteilen und nicht in kleinen Teilanpassungen, die aufgrund der neuen Systematik dann bald einmal wieder überholt sein könnten.
In diesem Sinne entschied die Kommission mit 12 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 75 Stimmen
Dagegen ... 104 Stimmen
(2 Enthaltungen)